12/12/2012 (Bréve 062) Communiqué du Vizir de Tadjourah à propos de la situation des jeunes de la ville.

CHEHEM AHMED
VIZIR du SULTANAT de TADJOURAH
Téléphone en France : 0033256315952
Courriel : chehem.vizir@hotmail.fr

COMMUNIQUE de PRESSE

Solidarité avec les Jeunes de Tadjourah

Nous avons lancé un véritable cri d’alarme le 23 juillet 2012 pour attirer l’attention des plus hautes autorités de notre pays sur le caractère inadmissible et lourd de conséquences de la discrimination qui frappe les natifs de la Région de Tadjourah.

Notre appel, approuvé publiquement par notre respecté leader traditionnel, le Sultan de Tadjourah, n’a pas été entendu par ceux qui détiennent la responsabilité politique de notre pays..

Nous réitérons notre appel pour la fin de la discrimination à l’égard des habitants de la région de Tadjourah et des afars en général..

Nous demandons au chef de l’Etat de renoncer définitivement à l’idée d’exclure les habitants de la région de Tadjourah de la formation et du droit de travailler dans le futur port qui sera construit à Tadjourah.

Nous demandons à toutes les communautés et catégories sociales djiboutiennes d’être solidaires des jeunes de Tadjourah qui résistent contre l’arbitraire et luttent pour leur avenir et celui de tous les djiboutiens.

Cette politique de marginalisation d’une composante peut avoir des conséquences sur toute la population de notre pays.

Nous lançons un appel aux autorités nationales et à la communauté internationale :
– pour qu’elles viennent en aide d’une manière urgente aux 250 000 personnes menacées par la famine

Le 10 décembre 2012
Le VIZIR de Tadjourah

10/07/2012 (Brèves 010) Alerte à Tadjourah. La colère des jeunes et des populations locales contre la ségrégation ‘raciste’ à l’embauche et le harcèlement des manifestants qui veulent exprimer leur colère légitime. (Plusieurs articles)

____________________ Communiqué du Vizir de Tadjourah

CHEHEM AHMED
VIZIR du SULTANAT de TADJOURAH
Téléphone en France : 00 33 2 56 31 59 52
Courriel : chehem.vizir@hotmail.fr

COMMUNIQUE de PRESSE
Pour la fin de la discrimination à Djibouti !

Les autorités traditionnelles de Tadjourah s’insurgent contre la politique du pouvoir à l’égard de la population de Tadjourah et Afar en général.

Le refus d’embaucher les natifs de la région de Tadjourah pour la construction du port de Tadjourah, qui a déclenché une manifestation de jeunes le 1er juillet 2012, est un acte grave, inadmissible et lourd de conséquence.

Les plus hautes autorités politiques du pays doivent cesser des provocations de ce genre à l’égard d’une population déjà exsangue, meurtrie par 35 ans d’une politique de la terre brulée.

Politique dévastatrice qui est à l’origine des guerres sanglantes et de la présence de beaucoup jeunes Djiboutiens dans le maquis.

Il est temps pour le Président de la République Monsieur Ismael Omar Guelleh d’établir l’égalité de Djiboutiens(nes) devant la citoyenneté, devant l’embauche, devant les ressources de l’Etat et d’assurer l’égalité des régions.
Tel n’est pas le cas jusqu’aujourd’hui.

Nous lançons un appel :
– aux chefs traditionnels de toutes les communautés pour qu’ils soient solidaires de la population Afar, discriminée, marginalisée et affamée ;
– à la communauté internationale pour qu’elle vienne en aide à toute la population djiboutiennne paupérisée dont une partie est confrontée à la famine causée en partie par la sécheresse.

Le 3 Juillet 2012
Le VIZIR de Tadjourah
CHEHEM AHMED

____________________ Lettre des jeunes au Vizir de Tadjourah

La Jeunesse de Tadjourah

s’adresse à

Son Excellence Chehem Ahmed
Vizir du Sultanat de Tajourah

Excellence,

C’est avec grand respect et émotion que nous avons lu votre récent Communiqué de Presse concernant votre condamnation, qui est d’une grande fermeté et sans équivoque, quant à toutes les formes de discriminations dont sont victimes les familles Afars à Djibouti depuis plus de 35 années.
Récemment encore avec l’exclusion dont la jeunesse de Tadjourah est la victime dans les embauches de personnels pour la construction et le fonctionnement du futur port de Tadjourah.

Votre soutien a été très bien accueilli et fort apprécié par chacun et chacune d’entre nous parmi la jeunesse en un moment où nous n’avions d’autre alternative que celle consistant à manifester pacifiquement contre l’iniquité d’une telle décision que l’on tente de nous imposer.

Loin de nous abattre, l’injustice, dont nous sommes les cibles une fois encore, agrandit l’âme et la fierté des populations Afars qui se tiennent debout face à l’adversité avec néanmoins un grand regret qui est le constat d’un silence gêné et de l’absence totale de réaction émanant de bon nombre de nos députés et des ministres originaires de nos régions dans ce débat, pourtant de première importance.

Les familles Afar et la jeunesse ne supportent pas ce sentiment d’abandon. La pauvreté et les difficultés économiques en nos régions sont parfois plus supportables qu’une telle injustice, un tel abandon lorsqu’il est cautionnée par ceux qui nous représentent.

Excellence, nous formulons le souhait que votre vibrant appel auprès des instances nationales et internationales pour le Respect de la Justice et de nos Droits Humains soit largement entendu et qu’il s’accompagne de l’indispensable progrès social, économique et politique pour toutes les familles Afars que nous espérons depuis si longtemps.

Pour conclure, les familles et la jeunesse de Tadjourah espèrent en votre visite prochaine confirmant ainsi l’attention toute particulière que vous leur portez, particulièrement en cette période délicate.

Dans cette attente, nous vous prions de croire, Excellence, en nos chaleureux remerciements pour toutes les actions que vous menez ainsi qu’en l’expression de notre plus profond respect.