27/02/2018 (Brève 1130) A écouter. Said Houssein Robleh, président de l’UDJ a été interviewé lundi 27/02/18 par la Voix de l’Amérique

Interviewé par les journalistes de VOA (La Voix de l’Amérique) Saïd Houssein Robleh exprime son sentiment sur le déroulement des dernières élections législatives à Djibouti. Il salue la position courageuse des partis d’opposition qui ont respecté la consigne de Boycott et il dénonce ceux qu’il appelle les « faux-opposants », qui sont financés par le régime pour donner une apparence démocratique au scrutin.

Il dénonce aussi le principe de Guelleh qui consiste à cloner les partis traditionnels pour substituer des partis illusoires qui n’ont aucune crédibilité ni légitimité, comme c’est le cas pour l’UDJ qui en est l’une des victimes.

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https://www.voaafrique.com/a/4249368.html

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24/11/2016 (Brève 867) VOA (La Voix de l’Amérique / Deux associations demandent à l’ONU d’enquêter sur des accusations de viols à Djibouti (avec AFP)

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http://www.voaafrique.com/a/deux-associations-demandent-onu-enqueter-sur-accusations-de-viols-a-djibouti/3609913.html

L’ONG française Femmes Solidaires et le comité des femmes djiboutiennes contre le viol et l’impunité (Cofedvi) ont réclamé jeudi l’ouverture d’une enquête de l’ONU après des accusations de viols commis par l’armée djiboutienne.

Pour l’obtenir, les deux associations ont lancé jeudi une pétition internationale qui sera adressée au futur secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Elles ont également adressé cet été des photocopies de plaintes et de certificats médicaux à la commission de l’ONU sur le statut des femmes. Celle-ci a demandé une réponse au gouvernement djiboutien qui n’a toujours pas réagi, selon Femmes Solidaires.

Au printemps, vingt Djiboutiennes avaient mené en France et en Belgique une grève de la faim pour interpeller la communauté internationale.

Cette mobilisation avait débouché sur l’adoption en mai d’une résolution au Parlement européen invitant « les Nations unies à enquêter sur la situation des droits de l’Homme à Djibouti, en particulier la situation des femmes dans ce pays ».

« Nous demandons que cette résolution ne reste pas lettre morte », a déclaré Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires, lors d’une conférence de presse à Arcueil, en région parisienne. Selon le comité des femmes djiboutiennes, 246 cas de viols par des militaires ont été recensés depuis 1993. « Les derniers datent de mars », a précisé Mme Salmon.

Ces femmes Afar – une ethnie qui vit dans une zone à cheval sur l’Ethiopie, Djibouti et l’Erythrée – accusent les soldats djiboutiens combattant depuis 1991 la rébellion Afar du Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (FRUD armé) de se venger sur les populations civiles, notamment par des viols.

« Avec une enquête, le gouvernement djiboutien ne pourra plus dire que ces femmes mentent, qu’elles sont manipulées à des fins politiques », a expliqué Sabine Salmon.

Aïcha Dabalé, porte-parole en Europe du Cofedvi, a dénoncé « le silence complice des États militairement présents » à Djibouti – France, États-Unis, Allemagne, Chine et Japon – qui « ferment les yeux et laissent détruire les femmes » au nom, selon elle, « d’intérêts géostratégiques ».

En avril, un porte-parole du gouvernement de Djibouti avait déclaré à l’AFP que « ces allégations n’avaient aucune crédibilité. Depuis 1991, aucune preuve n’a été fournie aux autorités djiboutiennes pour étayer ces affirmations ».

02/04/2016 (Brève711) La Voix de l’Amérique (VOA) avec AFPFDes Djiboutiennes en grève de la faim en France pour dénoncer des viols dans leur pays.

Lien avec l’article : http://www.voaafrique.com/a/des-djiboutiennes-en-greve-de-la-faim-en-france-pour-denoncer-des-viols-dans-leur-pays-/3264984.html

Dix Djiboutiennes mènent depuis une semaine une grève de la faim en France pour dénoncer les viols commis par des militaires et dont sont victimes, selon elles, de nombreuses femmes vivant dans les zones où opère une rébellion armée, au nord et sud-ouest de Djibouti, a constaté vendredi l’AFP.

« Cela fait des années qu’on en parle. La grève de la faim, c’est le dernier recours, quand on n’a pas réussi à se faire entendre », a expliqué Aïcha Dabalé, porte-parole en France du Comité des femmes djiboutiennes contre les viols et l’impunité.

« On réclame que ces viols soient reconnus comme crimes de guerre et qu’une enquête internationale soit menée », a-t-elle poursuivi.

Ces femmes Afar, une ethnie qui vit dans une zone à cheval sur l’Ethiopie, Djibouti et l’Erythrée sont hébergées dans les locaux de l’association Femmes solidaires à Arcueil, au sud de Paris, depuis le début de leur jeûne, le vendredi 25 mars.

Toutes sont des réfugiées vivant en France ou en Belgique. Quatre d’entre elles affirment avoir été violées par des soldats dans leur pays, il y a plusieurs années.

« Les soldats sont arrivés dans notre maison. Quand j’ai été violée, mon père était là, mon oncle était là », raconte dans sa langue natale Fatou Bakari, âgée d’une quarantaine d’années.

C’était en 1993, dans le village d’Esselou, un secteur où le Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (FRUD), un mouvement de rébellion Afar créé fin 1991, combat sporadiquement les forces régulières.

Ce Comité des femmes djiboutiennes, créé en 1993, a recensé depuis 246 cas de viols par des militaires, mais selon Aïcha Dabalé, bien d’autres viols ont été commis. Toute la difficulté est de rassembler les témoignages, et les preuves, souligne-t-elle.

Médecins et avocats refusent de prendre en charge ces femmes, parce qu’elles accusent des militaires, a-t-elle dénoncé. « Une vingtaine de plaintes ont été déposées, mais aucune n’a abouti », a ajouté Aïcha, qui est l’épouse de Mohamed Kadamy, actuel président du FRUD, mais qui a assuré ne pas agir au nom de la rébellion.

Des élections présidentielles doivent se tenir le 8 avril. En poste depuis 1999, le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh y briguera un quatrième mandat de cinq ans.

Dans une déclaration à l’AFP, un porte-parole du gouvernement de Djibouti a estimé « que les allégations n’ont aucune crédibilité. Depuis 1991, aucune preuve n’a été fournie aux autorités djiboutiennes pour étayer ces affirmations ».

06/01/2016 (Brève 611) VOA, Jean-Loup Schaal, Président de l’ARDHD répond aux questions d’Idriss Fall au micro de VOA

Florent Geel, FIDH, Djibouti, 6/01/2016
Merci de noter que les USA disposent à Djibouti d’une force estimée à 4.000 hommes environ et non de 400 comme annoncé par erreur dans l’interview

Lien avec le site et la possibilité d’écouter l’intervention de Jean-Loup Schaal

06/01/2016 (Brève 610) VOA, Florent Geel du département Afrique de la FIDH s’exprimait au micro de John Lyndon

Florent Geel, FIDH, Djibouti, 6/01/2016

Lien avec le site et la possibilité d’écouter l’intervention de Florent Geel

05/01/2016 (Brève 606) VOA (Voix de l’Amérique) avec AFP : Djibouti : la FIDH réclame une enquête sur le « massacre » du 21 décembre

Lien avec l’article : http://www.voaafrique.com/content/dibouti-la-fidh-reclame-une-enquete-sur-le-massacre-du-21-decembre/3131577.html

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) demande que la lumière soit faite sur les affrontements qui ont, selon elle, fait « au moins 27 morts » lors d’une intervention de la police au dans une cérémonie traditionnelle à Djibouti.

La FIDH a dénoncé mardi un « accroissement de la répression » contre l’opposition à Djibouti et réclamé une commission d’enquête pour éclaircir les circonstances du « massacre » du 21 décembre, qui a fait selon elle « au moins 27 morts ».

De violents affrontements avaient éclaté après l’intervention de la police lors d’une cérémonie traditionnelle organisée à Buldhoqo, près de Balbala, en périphérie de la capitale Djibouti-Ville. Le bilan est contesté. Le gouvernement a évoqué sept personnes tuées ainsi que 23 civils et 50 policiers blessés. La FIDH estime quant à elle que les affrontements ont fait « au moins 27 morts et environ 150 blessés ».

« On réclame une commission d’enquête internationale pour faire la lumière sur le massacre du 21 décembre », a déclaré à l’AFP Florent Geel, responsable Afrique de la FIDH.

A l’approche de l’élection présidentielle prévue en avril, « le dialogue politique est au point mort et on observe un accroissement de la répression à l’encontre des opposants mais aussi contre toutes les voix discordantes: journalistes, défenseurs des Droits de l’Homme, avec des arrestations, des procédures judiciaires abusives », a-t-il dénoncé.

Le 21 décembre, après les affrontements, la police a fait irruption lors d’une réunion de responsables de l’Union pour le salut national (USN), une coalition de sept partis d’opposition.

« Ils ont tiré avec des balles en résine et il y a eu trois blessés hospitalisés » dont le président de l’USN Ahmed Youssouf Houmed, a confirmé Florent Geel. L’un des blessés, l’ancien ministre des Affaires musulmanes Hamoud Abdi Souldan, a été arrêté après avoir été soigné et serait toujours détenu à la prison centrale de Gabode.

Le secrétaire général de l’USN, Abdourhaman Mohamed Guelleh, a lui aussi été interpellé est est écroué depuis le 21 décembre, selon l’USN.

Un membre fondateur de la Ligue djiboutienne des droits de l’Homme (LDDH – affiliée à la FIDH), Omar Ali Ewado, a lui été arrêté le 30 décembre après avoir publié un bilan actualisé des affrontements, selon l’USN et la FIDH.

Regrettant « des protestations de façade mais peu de véritables pressions » de la communauté internationale, la FIDH réclame son implication « dans l’organisation d’un processus électoral qui soit crédible, pluraliste, libre et transparent ».

Au pouvoir depuis 1999, le président Ismaël Omar Guelleh devrait se présenter à l’élection d’avril, pour briguer un quatrième mandat. La Constitution, amendée en 2010, ne limite plus le nombre de mandats présidentiels.

Petit pays de la Corne de l’Afrique, à l’entrée de la mer Rouge et du Golfe d’Aden, Djibouti dispose d’une position stratégique dans la région entre le continent africain et la péninsule arabique.

Il accueille plusieurs bases militaires étrangères, notamment américaine et française, utilisées en particulier dans la lutte contre la piraterie maritime. Il fournit aussi un contingent de soldats à la force africaine en Somalie (Amisom) qui y combat les islamistes shebab.

20/03/10 (B543) Interview d’Abdourahman Boreh sur VOA (à écouter en langue Somali)

Un lecteur nous a informé d’une interview d’Abdourahman (Charles ?) Boreh, qui est diffusé par VOA. Comme Il s’exprime en langue Somali, notre interlocuteur a eu l’extrême amabilité d’en assurer la traduction vers le Français. Nous l’en remercions infiniment.

_________ 1°) Pour écouter l’interview extraite de VOA (Youtube)



 

________________________________ 2 – Traduction en Français

2°) Traduction en français, proposée par notre informateur.

Boreh dit qu’il a été victime d’une spolation de tous ses biens. Tous ses travaux, toutes ses entreprises ont été arrêtés, sans jugement et avec l’utilisation de la force publique..

Le régime a même récupéré ses terrains en s’attribuant des titres fonciers qu’il détenait pourtant, en toute légalité.
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Mais je ne parle pas de mes biens qui ont dilapidés. C’est mon problème. Le plus grave et c’est ce qui me motive, c’est qu’ils (Guelleh et ses proches – NDLR) veulent modifier la constitution du Pays.

Il ont agi contre moi de cette façon, parce que j’étais devenu une menace pour eux, à partir du moment où j’ai refusé coopérer avec eux sur ce Projet de violation de la constitution

Moi j’ai refusé parce que je ne voulais pas tromper le Peuple djiboutien.

Alors j’ai déposé cette plainte pour dénoncer tout ce qu’ils ont fait,et cela pour l’intérêt du Pays.

Je travaille partout dans le monde. A Djibouti, j’étais le plus gros employeur du Pays et celui qui payait le plus d’impôt.

Je me suis astreint, pendant un an et demi, à ne pas parler. Ce n’est que lorsque j’ai constaté qu’après m’avoir écrasé, ils continuaient au contraire à me poursuivre, j’ai compris que je n’avais plus d’autre choix que de parler et dire ce qui s’est passé.

Je suis Djiboutien. J’ai une confiance absolue dans mon pays et dans ses juges.

mais je sais que si je prend des actions juridique a Djibouti, que les juges subiront des pressions de la par du couple Presidentiel, et je voulais leur eviter cette position incomfortable aux juges et c’est pour ça que j’ai porter plainte en France.

Je suis plus que jamais un opposant contre ce régime. C’est mon droit de me présenter à l’élection présidentielle de 2011.

A Djibouti nous ne sommes pas seuls. Les Français, les Américains, les Allemands, les Anglais, .. sont présents et nous nous comptons sur la communauté internationale pour assurer notre sécurité et notre développement.

IOG ne tolère aucun opposant. Il les élimine dès qu’ils deviennent des adversaires potentielles dangereux. Ce n’est pas bon et cela pourrait engendrer des réaction violentes par réaction.

J’ai beaucoup de partisans. Je ne suis pas seul. Chaque opposant a le droit de se presenter aux élections de 2011.

Mes détracteurs ont lancé une rumeur selon laquelle, j’employais plus d’asiatiques que de Djiboutiens,pour construire l’hotel Kempinski. C’est totalement faux, et j’ai des preuves. D’abord, il est moins coûteux d’employer de la main d’oeuvre locale que d’importer de la main d’oeuvre asiatique (les salaires sont parfois même plus élevés et il faut ajouter les frais annexes : billets d’avion, logement, nourriture, ..).

Mais c’est vrai que nous avons été contraints de faire venir des Japonais. Un Hôtel 5 étoiles de 250 chambres, c’est très compliqué à réaliser, surtout en 9 mois ! Cet exploit a été une première pour le Pays et même pour l’Afrique. Même aux USA ils ne savent pas construire un Hotel 5 étoiles en 9 mois !

Malgré tout j’ai imposé aux Japonais d’employer 600 Djiboutiens pour qu’ils puissent aprendre ce travail. (Transfert de technologie).

Tous les investissements et tout ce qui a été construit, je souhaite que l’on continue, car c’est mon objectif, celui de faire avancer le Pays.

Aujourd’hui, il y a beaucoup de pauvreté, de famine, de chômage. Nos compatriotes sont exclus et ils n’ont aucun avenir..

C’est devenu un Pays ou tout le monde a peur et ou on ne peux pas s’exprimer, ça pas juste on est des gens libre, on a toujours été un peuple libre.

Et sur ça je ne suis pas d’accord.

___________ 3 – Texte VOA d’accompagnement en Somali

Dacwad ka Dhan ah Madaxweyne Geelle

Ganacsade caan ah oo u dhashay Djibouti, ayaa dacwad ku soo oogay madaxweyne Ismaaciil Cumar Geelle iyo qaar kamid ah qoyskiisa.

C/raxman Booreh, oo mar ahaan jiray maal-qabeen ay aad isugu dhow yihiin madaxweyne Geelle, kahor intii aaney kala irdhoobin, ayaa dacwadda u gudbiyay maxkamad ku taalla caasimadda Faransiiska ee Paris waxaana uu ku eedeeyay madaxweyne Geelle, oo isticmaalaya awoodda dowladda, inuu ku xadgudbay hanti uu ku leeyahay dalka Djibouti

Booreh ayaa sidoo kale ku eedeeyay madaxweynaha iyo Xubno ka tirsan xukuumaddu in ay ka dambeeyeen dilka dad qaraabadiisa ah.

Waxaana uu waraysi uu siiyay VOAda uu shaaca kaga qaaday in uu ku biiray mucaaridka kana soo horjeedo muddo kordhin loo sameeyo madaxweyne Ismaaciil Cumar Geelle.

Booreh ayaa ku eedeeyay xukuumadda in ay cadaadis ku hayso ganacsatada iyo garsoorka , waxaana uu tilmaamay in ay dalka ka jirto xaalad uu ku tilmaamay gaajo iyo cadaadis xooggan oo shacbiga lagu hayo.

Hase ahaatee Xukuumadda Djibouti ayaa waxa lagu qoslo ku tilmaantay dacwadda uu soo oogay Gnacasde Cabdiraxmaan Booreh.

Wasiirka arrimaha gudaha ee Djibouti Yaasiin Cilmi Buux ayaa VOAda u sheegay in aanay waxba ka jirin eedaha uu ganacsade Booreh ku eedeeyay madaxweynaha Djibouti , isaga oo tilmaamay in ay jirto ka dhan ah ganacsadaahaasi oo ka dhaxaysa isaga iyo wasaaradda maaliyadda ee Djibouti ka dib markii uu bixin waayay Cashuur lagu lahaa.

Wasiirka ayaa sidoo kale xusay in aanay suurta gal ahayn in dal kale oo shisheeye loo gudbiyo dacawd ka dhan ah madaxweyne qaran, waxaana uu tilmaamay in haddii uu ganacsade Booreh dacwad qabo ay suurta gal ahayd inuu u soo gudbiyo garsoorka Djibouti.

Yaasiin Cilmi , Wasiirka arrimaha gudaha ee Djibouti ayaa beeniyay in ay jirto cadaadis iyo cabudhin lagu hayo dadka shacabka ah ee Djibouti.

06/09/08 (B464) VOA / La Somalie, un pays en péril / Somalia – A Country in Peril. (En Anglais)

A new report warns Somalia has descended into terrible levels of armed conflict, humanitarian crisis, assassinations and political meltdown. The strategy paper is published by the ENOUGH Project and written by Davidson College professor and Horn of Africa expert Ken Menkhaus.

From Davidson, North Carolina, Menkhaus told VOA English to Africa Service reporter Joe De Capua that it would be a dangerous error of judgment to brush off Somalia’s problems as just more of the same.

« I say that because that’s the tendency for most observers when they hear bad news out of Somalia. They presume that it’s just part of a long pattern, 17 years, of warfare and state collapse, of failed peace processes and they move on to the next topic. When in fact, what we’ve seen in Somalia over the past two years is the rise of fundamentally new, seismic changes with much greater threats. The single most important of which is that this conflict, which used to be largely a local affair with some regional dimensions is now very much both a regional and even global conflict, » he says.

Menkhaus says as a result there is much greater danger for Somalia, the region and even the United States. He says that the humanitarian crisis in the country results from a « lethal cocktail of factors. »

« We’ve got the perfect storm right now in terms of the humanitarian crisis in Somalia. We’ve got massive displacement… Much of Mogadishu is a ghost town. We have upwards of 700,000 Somalis displaced into the countryside.

They can’t be reached easily because humanitarian space is largely closed due to a combination of policies on the part of both the government and the insurgents and criminal elements. There’s a lack of control that’s made it extremely dangerous for aid agencies. Then there’s a drought and there’s spiked food prices and fuel prices worldwide. And there’s also widespread counterfeiting of the Somali Shilling creating hyperinflation, » he says.

He says that even Somali families that do have some money are having trouble finding enough food for one meal a day.

Assassination has become a frequently used weapon on all sdes of the conflict, disrupting the very score of Somali society.

« This is one of the most troubling long term aspects…is the extent to which assassination has become a tool of choice among all of the armed groups…

And the group that is getting caught in the middle are civil society leaders, aid workers and professional Somalis and business people. And that group is the most important constituency for peace in the country. They are fleeing the country or they are essentially going underground in the capital. They are shocked. They are in a state of despair… And the worst part for them is they don’t even know what direction the shooting is going to come from when they’re targeted. » He says.

As a result, the loss of this segment of Somali society, he says, undermines the recently signed Djibouti Agreement, which was worked out by moderates on both sides. Menkhaus says, « It can’t succeed unless there is a constituency inside the country that’s going to back it. And that constituency is there, but they’ve been silenced, » he says.

The strategy paper also says there is a lack of unity in the TFG, Transitional Federal Government. In fact, it says it was near collapse recently.

The Somali conflict has also created, what Menkhaus calls, « the counter terrorism blowback. » He says, « Our counter terrorism policies from the United States have clearly not succeeded. If you look at the situation in Somalia, it is a far more dangerous, more radicalized situation today than it was two years ago.

A couple of the policies that we have pursued have inadvertently made things worse. Our backing of the Ethiopian occupation has provided a perfect breeding ground for insurgency and radicalization. The continued partnership with armed groups…that some would call warlord militia is deeply unpopular and has created a great deal of anti-Americanism in the country. »

The ENOUGH Project strategy paper recommends that the international community put enormous pressure on all parties in Somalia to allow humanitarian operations to resume to the millions in need of assistance. It says longer term goals include supporting the Djibouti peace agreement among moderates and look for better ways of state building in Somalia after 17 years of failure.