04/05/11 (B602) Liste noire des compagnies aériennes – Djibouti interdit de vol en Europe … (Source Yahoo)


Caricature par Roger Picon
La Commission européenne a mis à jour le 19 avril dernier la liste noire des compagnies aériennes. Cette 17e édition de la liste noire est accessible sur le site institutionnel liste-noire.org.

La Commission européenne a établi 2 listes :

– la 1re liste comprend toutes les compagnies aériennes dont l’exploitation est interdite en Europe

– la 2e liste énumère les compagnies aériennes dont l’exploitation en Europe n’est autorisée que dans certaines conditions.

Au total, ce sont 269 transporteurs aériens issus de 21 pays qui sont privés d’accès à l’espace aérien de l’Union européenne. Sont donc recalés l’Afghanistan, l’Angola, la République démocratique du Congo, Djibouti, la Guinée équatoriale, la République kirghize, le Libéria, la Mauritanie, le Mozambique, les Philippines, la Sierra Leone, Sao Tomé-et-Principe, le Soudan, le Swaziland et la Zambie.

La première liste comporte également trois transporteurs isolés : Blue Wing Airlines du Suriname, Meridian Airways du Ghana et Silverback Cargo Freighters du Rwanda.

La seconde liste inclut par ailleurs dix transporteurs aériens autorisés à exercer leurs activités dans l’UE tout en étant soumis à des restrictions d’exploitation strictes et à des conditions : Air Astana du Kazakhstan, Air Koryo de la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord), Airlift International du Ghana, Air Service Comores, Afrijet, Gabon Airlines et SN2AG du Gabon, Iran Air, TAAG Angolan, Airlines et Air Madagascar certifié à Madagascar.

17/12/08 (B478-B) Yahoo avec Reuters. Un jugement important rendu par le Tribunal de Strasbourg / Un ancien diplomate tunisien condamné à huit ans pour torture

_________________________________________ Note de l’ARDHD

Cette décision de justice est importante.

Désormais les responsables de torture dans le monde (et plus spécifiquement à Djibouti, puisque c’est notre zone d’intérêt privilégié) ne sont plus à l’abri d’une condamnation…

Aujourd’hui, ils sont tous, potentiellement, sous la menace d’un jugement. Depuis 1999, nous publions une liste des principaux tortureurs. Cette liste est certainement incomplète, mais elle existe et nous essaierons de la compléter sur la base des témoignages qui nous seront adressés.

Dans ce cas, c’est la victime réfugiée en France qui avait porté plainte.

Il est probable que des victimes djiboutiennes puissent certainement suivre la même démarche, en s’appuyant sur les mêmes textes internationaux, qui attribuent des compétences à des juridictions étrangères, quand il s’agit d’actes de torture.

Cependant, il y a des obstacles sérieux et difficiles à surmonter :

– les victimes peuvent craindre des basses vengeances qui seraient commises par les Sbires de Guelleh, à l’encontre des membres de leurs familles restés au pays …. (On l’a vu dans l’affaire Alhoumekani), et les familles djiboutiennes sont étendues …

– elles peuvent aussi craindre une action violente à leur encontre, qui serait commise en Europe ou en Amérique, par des agents résidents, soit employés dans les Ambassades, soit pire, se faisant passer pour des réfugiés. (Cela est aussi arrivé dans l’affaire Alhoumekani / Iftin et peut-être récemment contre le frère d’Abdourahman Borreh, car certains lecteurs pensent que son décès n’est peut-être pas tout à fait "naturel")

Cela dit, la justice avance et évolue, la culture aussi. Aujourd’hui, la torture n’est plus une fatalité pour personne. C’est un crime. Il est admis que tous les auteurs devraient être poursuivis au pénal.

Bien entendu,
certains échapperont à la Justice. Mais, il faut des exemples pour faire réfléchir les candidats bourreaux. Pour cela il faut absolument qu’il y ait des plaintes et des jugements. Que les coupables soient condamnés et, de préférence, emprisonnés pour avoir utilisé la force brutale, sadique et sauvage à l’encontre de personnes enchaînées et sans aucun moyen de défense.

Nous attendons que la première victime djiboutienne décide de porter plainte contre
ses bourreaux de la Brigade Nord de la Gendarmerie, de Nagad, de Gabode ou de la Villa Christophe, etc.. Notre association lui apportera tout son soutien.

________________________________ Yahoo avec Reuters.

Un ancien diplomate tunisien condamné à huit ans pour torture

L’avocat général avait pour sa part requis la relaxe, en raison du manque de preuves.

C’est la seconde fois qu’une juridiction française se prononce sur des faits n’impliquant ni la France, ni ses ressortissants, en vertu de la règle de compétence universelle. Celle-ci résulte d’une convention de l’Onu contre la torture de 1984 introduite dans le droit français en 1994.

Zoulaikha Gharbi, une femme de 44 ans qui vit aujourd’hui en France, a porté plainte en mai 2001 contre le diplomate, alors vice-consul de Tunisie à Strasbourg, pour des faits commis, dit-elle, cinq ans auparavant.

Khaled ben Saïd, qui est rentré précipitamment en Tunisie quelques mois plus tard, dirigeait le commissariat de Jendouba où elle avait été conduite le 11 octobre 1996, après le départ pour la France de son mari, membre du mouvement islamiste interdit El Nahdha.

"DIFFUSER LA PEUR"

Elle aurait été giflée par Ben Saïd puis livrée à ses agents qui l’auraient à moitié dénudée et attachée par les mains et les pieds à une barre de fer dans la position du "poulet rôti", avant de la frapper, notamment sur les seins et les pieds.

En l’absence de l’accusé, le procès auquel la Ligue française des droits de l’homme et la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) s’étaient constituée parties civiles, a été aussi celui du système mis en place par le président Zine el Abidine Ben Ali, au pouvoir depuis 21 ans.

"En Tunisie, sous Ben Ali, on torture au nom des droits de l’homme et on viole les femmes en invoquant le droit des femmes", a déclaré le sociologue Vincent Geisser, pour souligner les contradictions d’un pouvoir soucieux de son image internationale.

Devenue quasi-systématique, "elle est destinée à humilier et à diffuser la peur. C’est un mode de contrôle de la société", a ajouté ce chercheur du CNRS cité par les parties civiles.

"Il n’y a rien qui aide à combattre ce fléau. Les médias sont verrouillés, les juges sous tutelle", a déclaré Silhem Bensedrine, porte-parole en Autriche du Conseil des libertés, une ONG tunisienne.

"S’il n’avait pas le soutien de certains pays occidentaux, le régime pourrait changer", a estimé Radhia Nasraoui, avocate à Tunis et militante des droits de l’homme de renom.

Seul représentant de l’accusé, Me Olivier Salichon a soulevé en vain l’incompétence du tribunal, pour des raisons de procédure et en estimant que les faits de torture n’étaient pas constitués.

Il a aussi dénoncé "la volonté des parties civiles de faire de ce procès le procès de l’Etat tunisien".

"Un Etat ne peut pas juger un autre Etat", a-t-il affirmé à l’ouverture du procès.

Gilbert Reilhac
avec Marine Jobert

11/07/06 (B358-B) Somalie : Mogadiscio entièrement aux mains des tribunaux islamiques. (Yahoo / Info lecteur)

Les miliciens des tribunaux islamiques affirment avoir investi les derniers quartiers de Mogadiscio qui échappaient à leur contrôle. Ils ont chassé les deux chefs de guerre qui leur tenait tête, au terme de combats à l’arme lourde ayant fait au moins une vingtaine de morts.

Mais il semble que les leaders défaits ne s’avouent pas vaincus. « Nous avons remporté les combats qui ont débuté à Mogadiscio ce matin. Nous contrôlons désormais la totalité de la ville après avoir remporté les derniers quartiers contrôlés par Abdi Hassan Awale Qeydiid », déclarait dimanche à l’AFP, Mukhtar Robow, secrétaire adjoint chargé de la défense au sein du conseil suprême islamique de Somalie.

Les milices des tribunaux islamiques sont donc parvenues à chasser les combattants défendant Hussein Aïdid, le ministre de l’Intérieur du gouvernement d’intérim basé à Baidoa, et celles roulant pour Abdi Awale Qaybdiid, l’un des fondateurs de l’Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme.

Les islamistes contrôlent Mogadiscio et trois régions et demie

Depuis vendredi, la résidence de Abdi Awale Qaybdiid était encerclée par les islamistes. Les affrontements ont commencé dimanche à l’aube et le soir on pouvait entendre des tirs sporadiques. Conduits à l’arme lourde, ils ont poussé des habitants à fuir pour se protéger. Un missile s’est même écrasé sur un camp de réfugiés, blessant une femme enceinte et sa fille de trois ans, selon Reuters.

Au final, les heurts ont fait une vingtaine de morts et entre une dizaine et des centaines de morts, qui arriveraient par camionnettes aux hôpitaux.

Difficile de faire un décompte exact, d’autant que, d’après un milicien des tribunaux islamiques interrogé par l’AFP, « les islamistes ne relèvent pas leurs pertes lors des combats ». Ces combats, auxquels aurait participé Abdi Awale Qaybdiid, sont les plus meurtriers depuis que les tribunaux islamiques ont investi, le 5 juin, la quasi-totalité de la capitale somalienne. Les islamistes comptent maintenant sous leur contrôle Mogadiscio, mais aussi trois régions et demie des 18 qui composent le pays.

Les deux chefs de guerre toujours prêts à en découdre Alors que le cheikh Hassan Dahir Aweys, leader des islamistes, estime que cette guerre « fait partie de la guerre contre le terrorisme », ses adversaires ne semblent pas avoir dit leur dernier mot. Si on rapporte que leurs membres ont fui après la déroute, ils seraient toujours d’attaque. « Nos forces les combattent et continueront de se défendre », a expliqué à Reuters Abdi Awale Qaybdiid. « Ils ont pris une de nos bases (…) dans l’Ouest de Mogadiscio, nous la tenions depuis quinze ans (…) nous n’abandonnerons pas », a assuré au même média Hussein Aïdid.

De nouveaux affrontements sont alors peut-être à prévoir.

Mais les maîtres de Mogadiscio, soupçonnés d’avoir des liens avec le réseau terroriste Al-Qaida et de bénéficier du soutien de milices étrangères, ont refusé l’envoi de troupes africaines proposé par le Président par intérim Abdulahi Yusuf pour pacifier la situation.

Ce regain de violence intervient alors qu’une femme et un homme ont été abattus, mardi dans une ville du Centre de la Somalie, parce qu’ils regardaient le match de football opposant l’Allemagne à l’Italie, l’ancienne puissance coloniale. Les auteurs des crimes ont été arrêtés et devraient être jugés selon la charia (loi islamique), sous laquelle ils peuvent écoper de la peine de mort. Depuis que les islamistes dirigent la principale ville du pays, la musique est par ailleurs interdite dans les mariages.

Habibou Bangré

 

27/11/02 (B173 ) Juge Borrel : Révélations sur un suicide impossible. Présentation de l’émission de lundi, (vue sur Yahoo).

Lien avec l’article
:
http://fr.tv.yahoo.com/tvpdb?d=tvp&id=167057655&cf=0&lineup=fr&channels=europe_cpf&chspid=166009857
&chname=Canal+Plus+France&title=90+minutes&normalized=90+minutes&progutn=1038897600&.intl=fr


Canal Plus France lun.
02 déc. 22h40
(80 min., France, Société/Politique/Éco)

Juge Borrel : Révélations sur un suicide impossible

Juge Borrel : Révélations
sur un suicide impossible.

Le 19 octobre 1995, un
homme est retrouvé mort dans des rochers à 80 kilomètres
de Djibouti.

Cet homme est un magistrat,
coopérant français, Bernard Borrel. Curieusement, l’Ambassade
de France annonce que le juge s’est suicidé, alors que l’enquête
n’a même pas commencé.

Après 7 ans d’instruction,
et 5 juges successifs, on ne sait toujours pas comment Bernard Borrel est
mort. L’équipe de 90 Minutes a enquêté.

A Paris, à Djibouti,
à Bruxelles ou à Addis Abeda, les journalistes ont recueilli
plusieurs témoignages, démontrant que Bernard Borrel a été
assassiné. Le suicide n’étant qu’un maquillage qui semble arranger
deux pays intimement liés, la France et Djibouti.


Présenté par : Kirsty Gallache, Kirsty Gallacher, Paul Moreira
and Matt Lorenzo.