20/07/10 (B561) Radio-Trottoir / Zakouille la tripatouille, est-il en train de devenir un colis encombrant pour la dictature ?

Selon certaines sources généralement bien informées, Zakouille, ce personnage d’opérette, filerait un mauvais coton.

Déjà son passé de tortionnaire reconnu et dénoncé par de nombreuses victimes qui n’ont pas demandé à bénéficier de l’anonymat, lorsqu’elles ont témoigné, le plus souvent par écrit, ne plaide pas en sa faveur. Sachant qu’il pourrait être traduit un jour devant une Cour de justice à compétence universelle …, Guelleh aimerait peut-être éviter cela, car cela mettrait au grand jour, certaines de ses décisions … peu avouables.

Et Guelleh sait bien qu’une instruction pénale s’éteint avec la mort du coupable …

Par ailleurs, Zakouille a réussi à se faire immédiatement détesté par les leaders qu’il est censé commander, même si ce n’est encore qu’à titre d’intérim.

Enfin Zakouille occupe un poste à haut risque : la moitié de ceux qui l’ont précédé dans le fauteuil qu’il occupe, ont péri de mort violente, baptisée suicide pour les besoins de la cause. Le dernier cas en date est celui de son prédécesseur immédiat.

Alors Zakouille a la trouille ! Et il a raison, car une carrière aussi brillante que rapide, peut se terminer net, sur simple décision des plus hauts et plus forts que lui.

Zakouille à la bouille de l’emploi : pas sympathique. On préférerait ne pas le croiser, la nuit, dans une rue sombre …

Zakouille doit donc faire très attention. Notre voyante préférée ne sent pas bien les six prochains mois pour lui.

Jupiter entre dans Uranus ajoute-telle et c’est un très mauvais présage pour notre homme. Il ne devra jamis se séparer d’un bon gilet pare-balle, renforcé dans la partie dorsale et d’un bon casque à l’épreuve des balles qui viseraient la tête, et ce, même chez lui, même dans son lit.

12/07/10 (B560) Le fils de Zakouille la magouille ? A lire cette nouvelle de première importance (Humour)

CARCASSONNE Fait rarissime à Sigean : un âne de Somalie est né …

(Le lien avec Zakouille ne pouvant pas être clairement établi, nous déconseillons à nos lecteurs qui le souhaiteraient, de le faire de leur côté. De toutes les façons, il n’est pas établi qu’après l’école de Guerre, il ait fait escale à Carcassone – Note de l’ARDHD)

Il est venu au Monde le 30 juin dernier à la Réserve africaine de Sigean, dans la partie « savane » du célèbre parc animalier. Et depuis, direction et personnel ont pour lui les yeux de Chimène, tout comme les visiteurs désormais ! Il faut dire que cette naissance est un événement : l’âne de Somalie se fait en effet très rare sur la planète… L’Equus africanus samolicus est hélas l’espèce d’équidés la plus menacée au Monde.

Au 31 décembre 2009, mâles et femelles confondus, ils étaient 183 ânes de Somalie répartis dans 36parcs animaliers, zoos, collections privées et réserves naturelles. En dehors des établissements zoologiques, cette famille d’équidés est considérée comme pratiquement disparue. La corne de l’Afrique, sa région d’origine, étant le théâtre de conflits permanents depuis plusieurs décennies, il ne subsisterait aujourd’hui que quelques centaines d’individus à l’état sauvage. C’est dire la rareté de l’événement qui s’est produit à Sigean. En 2009, seulement treize naissances d’ânes de Somalie ont été enregistrées dans les parcs zoologiques de par le Monde.

Le nouveau-né, âgé d’une semaine, se prénomme Julius. Ses parents sont Athalie, femelle primipare, et Chitar, mâle reproducteur. Le groupe d’ânes de Somalie visible à la Réserve africaine de Sigean est composé d’un étalon et de six femmes. Julius l’intégrera bientôt, mais pour l’instant, « sa maman le maintient à l’écart du groupe » pour le protéger, indiquent les responsables du parc animalier, ravis d’avoir accueilli un nouveau venu aussi prestigieux.

Nos voeux de belle vie audoise à Julius, une consonance romaine qui colle parfaitement au passé de nos contrées ! Nul doute qu’il sera photographié depuis les voitures dans son décor sigeanais, parmi les siens. De moins, pour l’instant, avec sa mère.

11/07/10 (B560) Dans la série des Interviews (presque) imaginaires, une correspondante nous transmet l’interview du Colonel Zakaria (sortie de son imagination bien entendu). Dit-il la Vérité ?

Interview exclusive et presque (fictive) du Tortionnaire Colonel Zakaria.

Réalisée par Radio-Trottoir, avec la collaboration de Zeinaba, sa cousine « de cuisse », Docteur en Linguistique Afar-Somali et nièce du Colonel Bogoreh.

« Les gars en uniformes et en armes n’ont pas de retenue »
Nouvel adage Afar

Pour plus de commodité nous allons employer les diminutifs suivants : Zei pour
Zeinaba et Zak pour Zakaria.

Zei
Après vingt-cinq années passées hors du pays, cela me fait plaisir de te revoir. Je me prépare de nouveau à partir pour monter un projet d’Unité de recherche en langues Afar et Somali à l’Université d’Amoud, près de Boroma.

Comment vas-tu ? Es-tu satisfait de ta promotion à la tête de la Gendarmerie ? Comme tu le sais Bogoreh était mon oncle et mon père était issu Issa Ourweeney, de la même sous-fraction que mon oncle paternel. C’était un homme que j’admirais beaucoup car il était juste et droit et qu’il savait écouter les autres.

Zak
J’ai bien compris que tu voulais connaître la vérité et savoir si j’avais tué ou non ton Oncle. Tu m’as toujours fatigué avec tes questions.

Déjà à l’école d’Arta, tu n’arrêtais pas de m’interroger et quand j’en avais assez, je te menaçais de te pincer la cuisse … (N’oublie pas que nos deux pères étaient frères de cuisse), alors nous sommes cousins de cuisse, n’est-ce pas ? Mais je t’avertis que si tu continue à me poser des questions, je vais te pincer la cuisse jusqu’au sang !

Comme tu es devenue une grand Dame, Professeur d’Université, je vais répondre à tes questions, à la condition que tu ne me demandes jamais de révéler des noms, car je serais rapidement liquidé pour avoir trop parlé.

Sache que j’ai rencontré l’èpouse du Colonel, qui m’a beaucoup parlé de toi, car tu vas souvent la voir au Canada

Zei
Deux jours avant les festivités de l’Indépendance, j’ai essayé
de te rencontrer, mais en vain. Ton agenda était surchargé. En ce vendredi 9 juillet 2010, juste après le départ de l’allié
d’Israël l’Américano-Palestinien Mahamoud ABASS, je suis heureuse que tu aies pu m’accueillir. Tu as toujours connu mes positions, car
je n’ai jamais eu peur de dire la vérité. On m’a rapporté que tu aimais mon courage en particulier dans les
moments difficiles.

Si mes questions te dérangent, tu n’es pas obligé d’y
répondre.

La première question est : qui a assassiné le Colonel Bogoreh, quels sont les réels mobiles ?

La seconde est : qui est(sont) le ou les commanditaire(s) ?

La troisième est de savoir si on peut se tuer avec un Revolver de gros calibre, « avec 4 balles de l’abdomen au cœur » comme a si bien dit le Député Aden Robleh dès le lendemain sur les ondes de Voice Of America (VOA) en langue Somalie.

La quatrième est de savoir si en tant qu’Adjoint du Chef du Corps de la Gendarmerie nationale et afin d’éviter toutes les spéculations sur son assassinat, spéculations, hélas, en majorité à ton
encontre : pourquoi n’as-tu pas eu le courage d’ordonner un Autopsie du corps de ton Colonel assassiné ?

La cinquième est de me dire pourquoi la famille n’a pas eu le droit de photographier le Corps du cadavre criblé de balles ? Pourquoi a-t-on refusé à ses enfants venus du Canda de prendre des photos en souvenir de leur papa alors que son Corps était entreposé dans la Chambre Froide de l’Hôpital Bouffard ? Avez-vous eu tous peur que ses photos criblées de
balles soient publiées pour alerter le monde entier de vos atrocités? Ou alors
avez-vous eu peur que ces photos servent de pièces à conviction afin d’accélérer
l’ouverture de ou des plainte(s) de la famille au Canada ou ailleurs?

Vous savez très bien, que la Veuve du Juge Borrel assassiné et immolé en 1995 dans notre pays est une Française, mais attention il suffit qu’un membre de la famille directe du Colonel assassiné à Djibouti pour avoir le Droit de déposer des plaintes auprès des Juridictions aux Compétences Universelles avec fortes chances d’aboutir.

J’espère que mes questions sont claires, n’est-ce pas mon cousin de cuisse ?

Tes réponses seront certainement sans ambiguïté car elles te serviront un jour au cas où tu serais attrapé. Je ne manquerais d’être à tes côtés pour te convaincre
et t’amener à témoigner sans détours, sans se cacher sous des consignes du droit
de réserve qui ne sont pas valables devant les Juridictions aux Compétences universelles car ton débile de patron a suffisamment tué et il est temps de
l’envoyer en prison avant qu’il ne soit abattu sans pitié.

Zak
Je vois que tu n’as pas mis des gants pour me poser tes séries de questions.

Même à 90 ans tu ne changeras pas, toujours aussi curieuse. Je vais essayer de te répondre du mieux que je peux. J’avais appris tardivement que Bogoreh était parti le soir avec le Colonel de la Garde Républicaine. J ’avais immédiatement supposé que le Chef de l’Etat l’avait appelé pour le réhabiliter car il l’avait mis
discrètement en disgrâce, juste après son retour de Paris.

Souviens-toi que Guelleh avait été accueilli froidement à l’aéroport par un nombre restreint de gendarmes.

Depuis la bataille de Doumeira qui
n’avait duré que quelques heures mais qui a provoqué de terribles pertes de notre côté, je ne m’occupais olus de lui et ce soir là je ne me suis pas du tout inquiété de son sort.

Vers les trois heures du matin j’ai été réveillé par le téléphone. Je me suis immédiatement
rendu avec mes gardes rapprochés au domicile du Colonel Bogoreh.

J’ai vu sa femme assise par terre complètement atterrée, j’avais voulu la soulever et la ramener dans sa chambre pour qu’elle puisse s’allonger en attendant de préparer ses obsèques.

Mais quel scandale !

Elle m’a traité de tous les noms et ce qui m’a fait le plus de mal, c’est lorsqu’elle m’a dit en criant, en hurlant à maintes reprises comme une folle : « alors tu as eu ce que tu voulais, sort tout de suite de ma maison ».

Ebahi, je suis rentré chez moi pour me désaltérer et calmer mes nerfs. Je te dis franchement que j’ai rapidement pris la décision de me laver les mains de cette sale affaire car elle me dépasse totalement.

D’ailleurs je me demande jusqu’à présent pourquoi après son entrevue très probable avec le Chef IOG, le Colonel Bogoreh a-t-il été aussi lâchement assassiné. En tant que Gendarme j’estime que l’on n’avait pas le droit de le tuer même s’il avait été mis en disgrâce,

Il aurait été plus judicieux de le mettre à la retraite, ce qu’il avait d’ailleurs demandé à deux reprises.

Pour ta première question ma réponse est claire, oui il a été assassiné, mais je n’ai pas osé faire deamnder d’ouvrir une plainte compte-tenu des circonstances de l’assassinat.

Quelles que soient les circonstances de
l’assassinat, j’ai l’ultime et sincère conviction qu’il aurait été malmené auparavant, pour ne pas dire torturé puis canardé froidement avant d’être jeté dans sa cour curieusement déserté par ses gardes du corps depuis la veille.

Quels sont les mobiles ?

Toute l’affaire remonte à la bataille de Doumeira.

Le Colonel Bogoreh ne voulait vraiment pas être complice de la politique de répression à outrance qui s’est abattue ensuite. Pour lui, la Gendarmerie devait conserver sa réputation de Corps républicain, militaro-policier, fort et juste.

Pour lui la seule façon de souder les gendarmes a toujours été de leur dire toujours la vérité et de les tenir informer en permanence.

Tout le monde sait que ce sont les FAR et les Gendarmes qui ont eu à déplolrer le plus de victimes dans leurs rangs (plus d’une cinquantaine rien que pour la Gendarmerie), mais je n’ai pas le droit de te
donner les chiffres exactes ni le nom des gendarmes morts sur le champ de
bataille – c’est un secret d’Etat).

Pour éviter un soulèvement populaire, IOG avait donné l’ordre de ne rien dire aux familles des victimes.
Le Colonel Bogoreh a outrepassé les consignes d’IOG.
Il a ordonné à deux officiers d’aller rendre visite aux épouses qui ont
perdu leur mari afin de les informer tout en leur demandant de garder le
silence absolu.

Il leur a promis de régler personnellement leurs problèmes et il leur a transmis toute sa compassion. La Gendarmerie est le seul Corps des Forces armées Police inclus dont toutes les épouses ont été immédiatement informées de la mort de leur mari à DOUMEIRA le 11 juin 2008.

Aujourd’hui encore, les militaires s’interrogent toujours sur les raisons de cette Guerre. Il y a eu tant de morts dans nos rangs. Pour quel objectif ?

D’autant plus qu’IOG vient maintenant supplier l’Emir du Qatar d’intervenir auprès de
l’Erythrée pour qu’elle vienne à la table des négociations. Il est vrai que les quelques kilomètres carrés de Doumeira n’intéresse plus l’Erythrée car ils ne sont pas stratégiques.

Pour Guelleh, en revanche,
l’important
est que le Président Erythréen relâche la centaine de prisonniers que ses armées ont fait sur le terrain et surtout pour qu’il lui accorde son soutien à l’occasion de sa réelection pour un troisième « mandat à vie », en exigeant que le Sultan de
Raheita fasse campagne pour lui auprès des populations
de son Sultanat et qu’il débourse de quoi alimenter la campagne.

Depuis Doumeira le courant ne passait plus entre IOG et le Colonel Bogoreh.

Pire encore, Bogoreh était partisan de l’ouverture d’un dialogue franc et sincère. A demi-mot, il disait qu’il n’allait pas jouer le même jeu que le Général Zakaria et du Général feu Yassin Yabeh lors des élections mascarades de 1999.

Actuellement la situation politique est délicate, le conflit armé urbain est aux portes de Djibouti, IOG était convaincu que le Colonel Bogoreh risquait d’encourager sinon de fermer les yeux sur la préparation d’un front
armé urbain capable de mettre en échec fin 2010, début 2011 les pseudosélections.

D’autres mobiles peuvent avoir jouer un rôle :


comme celui de charger Bogoreh discrètement de l’élimination physique de Boreh par des membres de sa famille, pour éviter aux mamassans d’avoir à le faire.

– d’autres motivations sont possibles ? mais elles sont moins importantes. Quoiqu’IOG considère souvent, dans la précipitation, des actes insignifiants, comme des crimes de lèse-majesté impardonnables.

Reste à savoir quelles pourraient être ces « indélicatesses » souvent fabriquées par la SDS avec
l’appui du Colonel de la Garde Républicaine.

Quand tu me demandes pourquoi interdire que ses enfants prennent des photos souvenirs de leur père, ce n’est pas moi qui ai donné des ordres dans ce
sens.

Sache que la surveillance du corps a été confiée à un
officier de la gendarmerie membre de la SDS. Ce n ’est un secret pour personne, qu’il y a des intouchables de la Police. Par exemple, l’officier Awaleh de la Police ou le
Conseiller du Ministre de l’Intérieur chargé des Réfugiés, actuellement
nommé à titre confidentiel, préfet de la sécurité Monsieur Hassan Gacanlo ou le
manchot qui tous deux opèrent ensemble en toute Impunité au nord et à l’ouest de la République.

Des intouchables dans la Police, il y a aussi des intouchables dans la Gendarmerie et dans l’Armée Nationale, ils sont tous des
membres du SDS et pour certains d’entre eux depuis plus de trente trois ans. Ils en étaitent déjà membres quand IOG était patron du SDS, poste qu’il conserve malgré son titre de Premier Magistrat.

Quant à moi je travaille toujours avec IOG dans le cadre du SDS, mais j’évite à salir mes mains comme bon nombre des Forces armées.

Je te quitte en catastrophe et te laisse ces articles de RUE 89

J’ai rendez-vous avec la Prévôté française au Camp Lemonnier des Forces américaine pour étudier avec eux la possibilité d’envoyer des hommes de couleurs de l’armée française et de celle des Etats-Unis pour aider les Ougandais et les Burundais incapables de maîtriser des religieux qui n’ont que Dieu pour soutien.

Professeur ZEINABA
native d’Arta

Voici l’article de Rue89 du 7 juillet 2010 qu’il m’a laissé avec le Canard
Enchaîné du 7 juillet 2010. Je pense que l’article du Canard sur « Sarko
ordonne le silence sur l’Afghanistan », l’a probablement secoué et l’a encouragé
à faire quelques petits écarts au principe du droit de réserve.

Mais il doit s’engager sans hésiter à abattre son patron IOG avant d’être définitivement abattu comme BOGOREH et peut-être avant même le Général Zakaria ou de son fidèle Colonel Mohamed Djama.

A débattre
Afghanistan : Morin sanctionne un général pour avoir douté

Par Pierre Haski | Rue89 | 07/07/2010 | 13H39

A l’instar du limogeage de McChrystal par Obama, le général Desportes sera puni pour avoir critiqué la stratégie en Afghanistan.

La sanction n’a évidemment pas la même portée que le limogeage du général Stanley McChrystalpar Barack Obama après son interview à Rolling Stone, elle en est plutôt un effet collatéral. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a annoncé mercredi qu’il allait sanctionner le général Vincent Desportes, directeur du Collège interarmées de défense (CID), pour des propos jugés non-orthodoxes, à propos de la guerre d’Afghanistanoù la France vient de perdre son 45e homme au combat.

Sur RMC, Hervé Morin a été catégorique :
« Il sera sanctionné. Le général Desportes est soumis à une obligation de réserve. Son devoir de réserve lui impose de ne pas manquer de discernement. Il a manqué de discernement. »

Des doutes sur la stratégie en Afghanistan

Quel crime a donc commis le général Desportes, trente-huit ans de service derrière lui et proche d’un départ à la retraite ? (…)

08/07/10 (B559) Le journal de Zakouille la fripouille ! (Humour bleu horizon – illustration Roger Picon)(*)

Ce matin le « brave »
Zakouille la fripouille s’était levé de forte méchante humeur. Grâce à sa liaison à haute vitesse et non censurée, la veille, il avait surfé sur les sites qui se moquaient ouvertement de lui. Dépourvu de tout sens de l’humour, il était incapable d’apprécier les moqueries et surtout il se sentait frusté à la fois de ne pas connaître les noms des informateurs et aussi parce qu’il ne pouvait pas se venger immédiatement.

Houspillant femme et enfants, comme s’il s’agissait de troupes qui auraient été placées provisoirement sous ses ordres, il prit son petit déjeuner en maugréant. Il ruminait des idées de vengeance.

Ah, s’il pouvait retrouver ses vingt ans et le plaisir sadique qu’il assouvissait à l’époque, lorsqu’il torturait les innocents qu’on lui confiait à la Villa ou dans des locaux adaptés et bien équipés.

Mais comment attraper et torturer de la matière virtuelle ?

Son problème était de taille !

Peut-être devrait-il réagir à la dérision en employant des moyens informatiques adaptés.

Après tout la République ne manquait pas d’experts en informatique.

Il se dit qu’il allait les faire convoquer pour mettre au point des nouvelles méthodes virtuelles de torture des sites qui le prenaient pour un âne.

Spamer, cracker, hacker, fisher, infecter : tous ces mots se bousculaient dans sa « pauvre » tête, car il n’en connaissait pas le sens exact, mais il les avait découverts au hasard de conversations surprises, lorsqu’il se livrait à son plaisir n°2 dans sa jeunesse : celui d’écouter aux portes. Que voulez-vous, ce n’est pas par hasard que l’on fait une carrière comme la sienne !

Autrefois, il était plus à l’aise avec le langage de son époque parce qu’il lui était familier : balançoire, électrocution, brûlures, étouffements, …

Zakouille, plus méchant que bête, se décida enfin à sortir de son domicile. Devant sa porte, un somptueux véhicule de commandement l’attendait, propre et bien lavé.

Pour ne pas rompre avec ses traditions personnelles, il insulta le chauffeur, pourtant impeccablement figé au garde à vous, en lui faisant remarquer qu’il y avait un petit grain de poussiére sur le pare-choc arrière.

Il décida de le punir en le privant d’électricité pendant six mois. Rompez ! Il savait que l’électricité était un fantastique moyen de torture : à la fois quand on l’appliquait sur les parties sensibles des individus sans défense, mais aussi quand on la coupait à des subalternes toujours sans défense, en période de forte chaleur.

Sur son téléphone portable, il composa un numéro direct :« Allo Djama, c’est moi, tu peux couper le courant à l’appartement XX ! Merci et bien à toi. On se rappelle ce matin, car j’ai une petite affaire à te proposer. Oh, plus petite que celles que tu traites habituellement, mais il y a un bon bénéfice à la clef. Je te remercie. « 

______________________

(*) L’ARDHD tient à rappeler à ses fidèles lecteurs, qu’il ne s’agit que d’un conte, sorti de l’imagination de son auteur. En l’occurence, elle décline toute responsabilité, dans l’hypothèse où certains lecteurs trouveraient une ressemblance avec un personnage réel ou ayant existé. La cause serait à imputer au seul hasard.

06/07/10 (B559) Mais qui est ce Zakouille dont la rumeur s’est emparée ? L’ARDHD a délégué ses correspondants pour enquêter sur place. (Humour bleu horizon – illustration Roger Picon)

Les correspondants de l’ARDHD sont allés sur le terrain pour demander aux Djiboutiens « de la rue » s’ils savaient qui se cachait derrière ce nom de mauvais théâtre de quartier.

A la question « savez-vous qui se cache derrière le pseudonyme de Zakouille ? », Le premier passant
a répondu : « Je n’en sais rien, je vous le jure » et il est parti en courant, comme s’il était poursuivi par les Gendarmes.

Essayons avec le second : « Non, ca ne me dit rien. Zakouille, Zakouille – Ce ne serait pas un personnage séries TV ? Zakouille la fripouille ? »

Le troisième : « Zakouille, Zakouille,.. Mais ca y est, j’y suis, Zakouille, c’est celui qui a la trouille ? »

Un quatriéme s’est approché, car il avait une autre idée « Zakouille, celui qui en a plein les fouilles ». Et il a demandé aussitôt : « Combien j’ai gagné avec cette bonne réponse ? »

Mais non a dit un cinquième qui venait de nous rejoindre « Zakouille, c’est celui qui barbouille. Il peut tout barbouiller : les traces, les victimes. C’est une sacrée brute, vous savez ! »

Et pourquoi ce ne serait pas : « Zakouille, la vraie nouille ! », s’est exclaffé le suivant.

Un dernier passant nous a dit : « Je pense savoir qui c’est .. ». On lui a demandé de donner l’identité du fameux Zakouille. « Ca non, je n’ai pas le droit de vous le dire, mais c’est un fameux casse-couille, croyez-moi, pire même, c’est un taré complet, une calamité ambulante ! ». Ayant dit cela, l’homme est reparti tranquillement. Curieux, il portait l’uniforme de la Gendarmerie nationale …

Nous n’étions pas très avancés, même si nous avions quelques pistes à suivre.

On vous racontera la suite des aventures de Zakouille le casse-couille, dans les prochains épisodes.

29/06/10 (B558) Du RIFIFI dans la Gendarmerie nationale. Le journal du Sergent Ariko … Le p’tit Zak, Zakaria Hassan, ancien tortureur et spécialiste des coups tordus et ratés, refait parler de lui en suscitant la révolte au sein de la Gendarmerie nationale. Bon sang ne saurait mentir. Est-ce un exemple pitoyable de la race d’hommes dont IOG aime s’entourer ? (Lire aussi la note de l’ARDHD après l’article)

________________________ Article du Sergent Ariko

Depuis la mort du Colonel Abdi Bogoreh chef de corps de la Gendarmerie nationale, l’intérim est assuré par le Colonel Zakaria Hassan Aden (*).

Celui-ci a reçu l’ordre de la présidence, de liquider tous ceux qui avaeient été proches de l’ex-Chef de corps de la Gendarmerie nationale.

Le Colonel Zakaria, que les gendarmes associent à un autre malade « mental (?) » le fameux Mahdi Cheik Moussa qui l’a coopté, n’acceptent plus ses ordres depuis deux semaines.

Le Colonel Zakaria a porté un sale coup à tous les amis du défunt Colonel Abdi Bogoreh, quand il a signé la mise en retraire d’office de plusieurs hauts gradés de la Gendarmerie. Il s’est attaqué à la SRD (section de recherche et de documentation de la Gendarmerie nationale – la fameuse brigade criminelle).

Il a débarqué le sous-Lieutenant Ibrahim Idriss Assoweh pour le muter à la caserne Cheik Moussa au Pk 23. Plusieurs gendarmes de la brigade de recherche ont été affectés dans d’autres unités. il a nommé à la tête de la SRD, un jeune Lieutenant inexpérimenté.

Depuis 2007, la Gendarmerie est divisée en groupements.

Chaque groupement est commandé par un officier supérieur.

La section judiciaire est commandée par le Lieutenant-Colonel Mohamed Youssouf dit Adoyta. (Sur la photo, c’est le dernier à droite)

Cette délégation était composée du Chef de corps de la Gendarmerie nationale, feu le Colonel Abdi Bogoreh, le Lieutenant-Colonel Mohamed Ali Robleh qui se trouve actuellement en Côte d’Ivoire comme casque bleu, le sous-Lieutenant Ibrahim Idriss Assoweh, ex-patron de la brigade criminelle ainsi que le Lieutenant-Colonel Mohamed Yousouf dit Adoyta patron du groupement judiciaire de la Gendarmerie nationale.

Le Lieutenant Colonel Mohamed Youssouf a vigoureusement protesté. ll a eu un entretien très dur avec le Colonel Zakaria. Les mots étaient tellement durs et prononcés si fort, que tout l’Etat-major de la Gendarmerie nationale a entendu distinctement leur échange.

Après les invectives, le Lieutenant-Colonel en est venu aux mains. Il a tenté de gifler ce jeune voyou coopté par la présidence, mais les gardes du corps de Zakaria se sont interposés. Il a été emmené dans la cour de l’Etat-major de la Gendarmerie nationale. Le lieutenant-Colonel Mohamed Youssouf lui a hurlé depuis la cour qu’il n’était à ces poste que pur un temps seulement, car il n’était pas digne d’être le Chef de corps de la Gendarmerie nationale.

Le Lieutenant-Colonel Mohamed Youssouf dit Adoyta reprochait à son supérieur par intérim, le fait qu’il n’avait pas touché au patron de la Compagnie de l’intérieur, le chef d’Escadron Albano Mohamed Saïd.

Pour enfoncer le clou, le Colonel Zakaria a signé, sans même consulter les officiers de l’Etat-major de la Gendarmerie, une note qui impose à tous les Gendarmes et les Officiers de payer leurs factures d’électricité.

Fini l’Etat « providence ».

Une seconde mesure a fait déborder le vase et provoquer la révolte de tous les gendarmes. Le Colonel Zakaria a demandé au directeur de l’EDD un « certain » Djama Ali Guelleh (Personnage bien connu des lecteurs de l’ARDHD – NDLR) de couper le courant en pleine canicule chez tous les gendarmes qui ne paieraient pas leurs factures.

Ali Guelleh est un rapide, comme chacun le sait, dès qu’il s’agit de brimer ses concitoyens ou de s’enrichir. Il n’a pas perdu de temps. Aussitôt, il a ordonné à ses employés de couper l’électricité dans les cités où sont logées les familles des Gendarmes.

Les épouses ont protesté et elles ont décidé d’aller voir la veuve d’ Abdi Bogoreh. Malheureusement depuis son deuil, cette dame n’avait plus la force nécessaire pour les aider. Les mères ont constaté qu’elle était abattue par l’angoisse du lendemain et qu’elle s’apprêtait à plier bagage pour se réfugier au Canada.

Voyant cela et par respect pour son mari, le Colonel Abdi Bogoreh froidement abattu de 6 balles, les épouses n’ont pas osé lui demander d’intervenir en leur faveur.

Elles ont compris qu’il serait déraisonnable de demander à la veuve d’un officier
assasiné sans motifs apparents de demander une faveur aux autorités qui sont soupçonnées d’avoir commandité le meurtre de son mari.

Continuant leurs démarches, elles ont envoyé une délégation chez ce fou de Zakaria. Il a refusé de les recevoir et il a même menacé de chasser leurs maris du corps, au cas où elles continueraient à hurler à l’intérieur de l’État-major et à exprimer toute leur haine à son égard.

Le Colonel Zakaria a rendu compte au Ministre de la défense nationale de la situation. Ce dernier a délégué, pour lui porter secours, un homme sérieux et crédible : le Colonel Yonis Hoch, chef de cabinet de ce même ministère.

Le Colonel Yonis Hoch a parlementé avec les épouses des gendarmes venues défendre leurs maris qui sont privés de liberté de parole depuis longtemps.

Il leur a promis de plaider leur cause auprès du Ministre de la défense un certain Ougoureh Kifleh ex-gendarme tout droit sorti de la préhistoire, traitre à la résistance du FRUD à l’époque et repenti alimentaire. (Bien connu, lui aussi des lecteurs de l’ARDHD – NDLR).

Les mères ont regagné leur domicile parce qu’elles faisaient confiance au Colonel Yonis Hoch dont la parole et la droiture sont unanimement respectées par tous les Gendarmes djiboutiens.

Le Colonel Yonis Hoch a conseillé au Colonel Zakaria d’éviter d’appuyer sur la gâchette et de faire preuve de civisme en ce moment où la tension est palpable dans l’institution.

Le Colonel Zakaria a pris note seulement, mais il s’est totalement refusé à prendre le moindre engagement, tels qu’ils lui étaient suggérés le Colonel Yonis Hoch, Chef du cabinet militaire du ministre de la défense nationale

Aussitôt après le départ du Colonel
Hoch, qui avait su ramener le calme, Zakaria s’est précipité sur son téléphone pour exiger que le patron de l’EDD coupe le courant de toutes les familles des gendarmes en mission en Côte d’Ivoire.

Ce geste insensé a provoqué une nouvelle colère des épouses de ces gendarmes qui sont logées au camp Lelong. Le camp abrite aussi les familles des soldats de la garde dite républicaine d’IOG, mais eux n’ont pas été privés d’électricité.

A la différence des Gendarmes, les gardes républicains ont le soutien de leur chef d’Etat-major, le Colonel Mohamed alors que les gendarmes sont devenus orphelins, comme l’avaient été les policiers de feu Yacin Yabeh.

En réponse,
les Gendarmes ont décidé de refuser d’obéir au Colonel Zakaria Hassan Aden. Le bras de fer va se durcir tellement que les gendarmes ont carrément refusé de défiler le 27 juin, pour montrer à la Nation toute entière et au dictateur que les gendarmes étaient mal commandés depuis la mort de leur patron légitime.

Il a fallu une nouvelle intervention du Colonel Yonis Hoch qui a sauvé l’honneur en obtenant la participation des Gendarmes au défilé à la condition que soit eux qui ouvriraient le défilé. Le dictateur a été prévenu par son SDS que cela grondait du côté de la Gendarmerie nationale.

Il a donc entériné les accords pris par Yonis Hoch en donnant des instructions pour que la garde républicaine s’efface devant la Gendarmerie nationale, en tête du cortège.

C’est ainsi que les gendarmes de l’escadron des services appelés de la caserne Rayaleh Gofaneh ont défilé en tête, le dimanche 27 juin 2010. Ils ont rendu les honneurs militaires au dictateur lors de la pose de gerbe au monument du soldat inconnu.

Mais cela n’a pas suffi à calmer les gendarmes. Ils réclament maintenant des réponses concrètes de la part des autorités concernées. Ils sont lassés des belles paroles. Le dictateur vient de s’ouvrir un autre front : celui de la Gendarmerie nationale.

Mécontent de cette volte-face, le Colonel Zakaria a expédié le Lieutenant-colonel Douksieh à Doumera, coupable selon lui, de s’être porté ouvertement candidat pour le poste tant convoité de Chef de corps et d’être « de facto » un rival crédible et potentiel.

Il a envoyé le Commandant Daher Ladieh Waiss, ex-Garde du corps d’IOG, à la présidence et il a fait annuler tous les départs des officiers de la Gendarmerie pour la Côte d’Ivoire. Il a promu à des gardes supérieurs tous ses proches.

Bref, comme vous l’avez compris il a instauré la zizanie au sein du corps. Sur cette photo, on voit le commandant Daher Ladieh Waiss, le capitaine Mohamed Nour Ainane, le lieutenant Issak du centre d’instruction de Cheik Moussa ainsi que le lieutenant Awaleh Cheik, commandant la compagnie centre et patron de la brigade rouge d’Ambouli.

Le Colonel Zakaria dit, à qui veut bien (encorfe ?) l’entendre qu’il a le soutien du premier ministre Dileita et de la première dame Kadra Haid. Mais la partie est loin d’être gagnée pour lui, car il oublie les sentiments et les aspirations légitimes des hommes et des femmes qui composent cette institution de la République.

Au pays d’IOG ce sont les fous
qui croient que tout leur est permis.

Sergent chef Moussa Hassan dit Ariko
ex Commandant de peleton 3
ex escadron présidentielle
Camp Barkhat Siraji Calelon
Depuis Londres

________________________ Note de l’ARDHD

(*) Le Colonel Zakaria Hassan Aden, dont il est question dans cet article, n’est pas un inconnu pour les lecteurs de l’ARDHD.

Nous avions consacré un dossier complet à ce sinistre personnage, qui avait obtenu ses premiers galons en torturant avec le plus grand sadisme possible, ses concitoyens. Il s’était aussi illustré dans une fameuse chasse à l’homme contre Ali Iftin dans les rues d’Addis Abeba, dont il était revenu « en courant », poursuivi par la Police éthiopienne qui avait compris son rôle malsain. Comme vous le lirez dans son dossier, il a d’autres exploits à son actif …

Après avoir découvert qu’il avait été envoyé en France pour suivre les cours de l’Ecole interarmées, nous avions envoyé une lettre de protestation à Madame la Ministre française de la Défense pour signaler ses antécédents peu glorieux et incompatibles à notre avis avec une formation d’officier supérieur sur notre territoire et aux frais des contribuables français.

La Ministre nous avait répondu fort aimablement qu’une enquête interne allait être diligentée pour confirmer nos affirmations. Peu de temps après, nous avions appris que le p’tit Zak était rentré à Djibouti : séjour écourté ????

Pour consulter notre dossier complet sur le p’tit Zak : lien

Par ailleurs nous rappelons que Zakaria Hassan Aden est un membre reconnu dans l’Ordre des Bourreaux de Djibouti et que son nom figure dans la liste de ceux qui ont torturé leurs frères et leurs soeurs.

01/08/06 (B361) Humour : l’Armée française continue-t-elle à protéger le Lt-Colonel Zakaria Hassan Aden, soupçonné par de nombreuses victimes, d’avoir participé activement à des mauvais traitements sur ses concitoyens.

__________________________________ Note de l’ARDHD.

A notre connaissance et à l’heure actuelle, aucune victime ou parent de victime n’a porté plainte contre le Lt-Colonel Zakaria Hassan Aden, ce qui explique l’impunité dans laquelle il réside en France pour suivre les cours du Collège interamées.

Nous rappelons que notre Association peut apporter une assistance, dans l’anonymat, à tous ceux qui souhaitent porter plainte contre des tortionnaires, soit parce qu’ils ont été victimes, soit parce que des proches ont été victimes de mauvais traitements ou de tortures.

En dépit de son engagement par écrit, La Ministre de la Défense française n’aurait toujours pas répondu au député du Rhône M. Hamelin, pour lui transmettre les conclusions des investigations qu’elle aurait ordonnées, en écho aux informations que notre Association avait transmise.

Humour

Zakaria est assuré de passer de bonnes vacances en Europe avec sa famille qui devrait le rejoindre prochaînement et il pourra reprendre ses cours en septembre, sans l’ombre d’une inquiétude …. sous la haute protection de l’Armée française qui « recelle » des personnalités soupçonnées de tortures aggravées.