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ORGANISATION
MONDIALE OMCT
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Sommaire |
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Monsieur
Hassan Farah Miguil Genève, le 23 février 1999 Concerne: Me Aref Mohamed Aref, condamné le 15 février 1999 Excellence,
Selon les informations en notre possession, Me Aref Mohamed Aref, qui serait actuellement incarcéré à la prison de Gabode, a été condamné à deux ans de prison, dont six mois ferme, par le Tribunal Correctionnel de Djibouti. Cette condamnation a été prononcée au terme d'un procès pendant lequel, vraisemblablement, l'intéressé n'aurait pas jouit pleinement de ses droits; notamment le droit à la défense. En effet, d'après ces informations, outre le fait qu'aucun observateur international ait été autorisé à assister au procès, les avocats de Me Aref Mohamend Aref ont été empêchés d'exercer librement leurs fonctions suite au refus de visa de la part des autorités concernées. Le Secrétariat international note que ces allégations, si elles viennent à être confirmées, constitueraient une violation flagrante des obligations juridiques internationales de la République de Djibouti; notamment au titre de l'article 1er de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples dont l'article 7 stipule : " Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue. Ce droit comprend : ... c) le droit à la défense, y compris celui de se faire assister par un défenseur de son choix ". Compte tenu de ce qui précède, le Secrétariat international de l'OMCT vous prie, Excellence, d'intercéder auprès des autorités concernées afin que le cas de Me Aref Mohamend Aref soit réexaminé dans les plus brefs délais, en lui garantissant pleinement la jouissance de ses droits y compris le droit à la défense par un avocat de son choix, et, le cas échéant, qu'il soit libéré en absence de preuve sur les charges portées à son encontre. Tout en vous remerciant de l'attention que vous voudrez bien porter à ce courrier, je vous prie de croire, Excellence, à l'expression de ma plus haute considération. Fernando
Mejía |
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Case
DJI 290499.1 21 May 1999 The
International Secretariat of OMCT has received new information on the following
situation in Djibouti. Brief reminder of the situation The International Secretariat of OMCT was informed of serious concerns for the physical and psychological integrity of a number of prisoners in the Gabode Prison, Djibouti. Some of them were on hunger strike to protest the conditions at the prison (see Appeal Case DJI 290499). According to the "Association pour les Victimes de la Répression en Exil" (AVRE) , a member of the OMCT network, the conditions of Gabode Prison were such that they presented a serious risk to the health of many of the prisoners. According to the information food was extremely scarce, water insufficient and there was no electricity. Although some inmates had serious medical conditions visits were limited to visit from a Doctor twice a month. Moreover, it was alleged that those in need were being denied transfer to a hospital. Among the prisoners with medical conditions the International Secretariat had concerns that given the conditions of their detention and the absence of proper medical facilities 12 persons could risk further deterioration. The 12 persons were : 1. Mohamed
Daoud Chehem risked blindness. In addition to the serious
health risks faced by all prisoners, there were concerns for two other prisoners
: Mr. Saleh Mohamed Dini has been released and Mr. Mohamed Kadami and Mr. Houssein Ali Mohamed are in better health. However, the reports state that conditions at the Gabode prison have not improved. Food remains insufficient and poor and the authorities continue to deny access to proper medical care to those prisoers. Up-dated information
on the medical conditions of the ill-prisoners is as follows : According to the reports, Mohamed Daoud Chehem has been receiving treatment but he has already lost some of his vision.
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