PARIS,
14 juin (AFP) - Le Président de la République a réuni
mercredi le Conseil des ministres au Palais de l'Elysée. A l'issue
du Conseil, le service de presse du Premier ministre a diffusé
le communiqué suivant :
MESURES D'ORDRE INDIVIDUEL
Le Conseil des
ministres a adopté les mesures individuelles suivantes :
(..)
Sur proposition du ministre de la Défense
- le contre-amiral
Hervé GIRAUD est nommé commandant la zone maritime océan
Indien
(...)
- le général
de brigade aérienne Alain BEVILLARD est nommé commandant
des forces françaises stationnées à Djibouti
(..)
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19/06
AMIR ADAWEH, le journaliste djiboutien récemment libéré
par l'ETHIOPIE est au plus mal. Il faut qu'il reçoive d'urgence
des soins dans un hôpital approprié.
Ouverture d'une quête en sa faveur ...
Le journaliste
AMIR ADAWEH va au plus mal. Les autorités éthiopiennes
l'ont
livré aux autorités djiboutiennes pratiquement en civière
et en ambulance.
Il ne peut vivre
que couché puisque sa jambe est très mal en point en
raison de la balle qu'il avait reçue dans la prison éthiopienne.
Il ne peut
même pas aller aux toilettes.
Les autorités
éthiopiennes ont la palme de la cruauté car comment peut-on
imaginer qu'elles ne veuillent pas soigner un prisonnier que ses geôliers
ont sicemment et volontairement blessé par balle.
Et en plus elles
l'extradent manu militari chez le régime qu'il avait fui. L'hôpital
public est en décrépitude à Djibouti, il ne peut
donc y subir une chirurgie adéquate.
Nous sommes actuellement en train d'effectuer une quête auprès
du public pour le faire soigner à l'hôpital des armées
françaises de Djibouti.
Pour tout renseignement
à ce sujet, vous pouvez nous contacter : jlschaal@ardhd.org
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NATIONS
UNIES
Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires - IRIN
Pour l'Afrique Centrale et de l'Est
Tél: +254
2 622 147
Fax: +254 2 622 129
E-mail: irin@ocha.unon.org
AFRIQUE CENTRALE
ET DE L'EST: IRIN-CEA
Bulletin hebdomadaire 24 (du 10 au 16 juin)
SOMALIE: Ouverture
de la conférence pour la paix
La Conférence
pour la paix nationale en Somalie a débuté jeudi après
avoir
complété sa phase consultative. Depuis le début
du mois de mai, les
responsables de clans se sont réunis pour choisir les listes
des délégués
devant participer à la conférence, seconde étape
du processus de paix, qui
se déroule à Arta, à environ 35 kilomètres
au sud de la capitale Djibouti.
A l'issue de la séance de clôture des réunions des
responsables de clans,
le 13 juin, un 'Accord général' a été formellement
approuvé. Il comprenait
6 points: 1. La paix et la réconciliation devraient être
obtenues dans
tous les clans en général et plus particulièrement
chez ceux en situation
de conflit. 2. Les Somalis devraient former un gouvernement somali ouvert
à tous. 3. L'unité de la Somalie est sacro-sainte. 4.
Tous les biens,
immobilisés ou non, nationaux ou privés, confisqués
pendant la guerre
civile, devraient être rendus à leurs propriétaires
légitimes sous la
supervision du nouveau gouvernement. 5. Les droits humains devraient
être
respectés et protégés. 6. La communauté
internationale est appelée à aider
au processus de paix de la Somalie ayant lieu à Arta, République
de
Djibouti, et à reconnaître le gouvernement qui sera formé.
Des sources proches
de la réunion ont confié à IRIN que la conférence
devait se pencher notamment sur des structures gouvernementales
décentralisées, le statut spécial de Mogadishu,
la tenue d'élections, et
la désignation d'un cabinet, d'un parlement et d'un dirigeant
du
gouvernement. Des représentants issus de tous les clans participent
au
processus de paix bien que certains chefs de factions et des
administrations autonomes s'y soient opposés. La république
auto-proclamée
du Somaliland, dans le nord-ouest du pays, a indiqué vendredi
que la
conférence de Djibouti lui était hostile, nuisant à
son 'intégrité et sa
souveraineté', et que la Somalie 'réagirait agressivement'
si elle mettait
en place une administration cherchant à l'inclure comme une partie
de la
Somalie. Parallèlement, la communauté internationale est
occupée à
analyser différents cas de figures possibles et à évaluer
son niveau de
préparation à l'annonce possible d'un nouveau gouvernement
de Somalie en
juillet ou un peu plus tard, ont confié à IRIN des sources
humanitaires.
L'Italie a également mis en place un nouveau forum informel de
donateurs
dans l'anticipation d'une nouvelle situation politique en Somalie,
ont-elle ajouté.
Nairobi, le 16 juin 2000
[Les informations
contenues dans ce bulletin vous sont parvenues via IRIN,
un département d'informations humanitaires des Nations Unies,
mais ne
reflètent pas nécessairement les vues des Nations Unies
ou de ses agences.
Si vous réimprimez, copiez, archivez ou renvoyez ce bulletin,
merci de
tenir compte de cette réserve. Toute citation ou extrait devrait
inclure
une référence aux sources originales. Les rapports d'IRIN
sont archivés
sur internet sous : http://www.reliefweb.int/IRIN ]
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PARTI
NATIONAL DEMOCRATIQUE
-Republique de Djibouti-
-Représentation en France et en Europe-
Paris, le 20
Juin 2000,
AMIR ADAWE, journaliste
et rédacteur en chef de "La République", organe
du Parti National Démocratique(PND, République de Djibouti),
a été livré
par les autorités éthiopiennes au régime dictatorial
de Djibouti, le 4
Juin 2000, ainsi que ses 6 compagnons.
Le PND demande
des sanctions sévères contre l'Ethiopie qui n'a pas
respecté le droit de la personne à etre soigné,
alors que sa
responsabilité est engagée dans la situation médicale
grave que subie
AMIR ADAWE: nous rappelons qu'il a été bléssé
par balle à la jambe,
pendant son incarcération dans les geoles éthiopiennes,
et qu'il y a été
laissé sans soins, pendant 1 an.
Le 7 juin, après
trois jours d'interrogatoire à la gendarmerie, Amir
Adawe et ses 6 compagnons ont finallement été libérés
par le régime,
gràce à la population qui s'est révoltée
de leur situation et dont la
menace de manifestation a contraint le régime à changer
ses plans
initiaux (emprisonnement à GABODE àprès un simulacre
de procès au
Tribunal de Djibouti)
Depuis cette
date, la situation médicale de AMIR ADAWE s'aggrave de jour
en jour du fait que sa jambe nécessite une intervention chirurgicale
d'urgence.
Malheureusement
les services médicaux publics de Djibouti ne peuvent pas
faire cette intervention et l'Hopital des Armées francaises n'a
pas le
matériel adapté à cet état médical.
D'autre part,
AMIR ADAWE n'a pas les ressources financières suffisantes
pour se soigner.
Nous vous demandons
une aide humanitaire et urgente afin que AMIR ADAWE
puisse rapidement etre évacué en FRANCE, où les
équipes médicales
peuvent intervenir éfficacement et le soigner.
SAIDA BARREH
FOURREH
Représentante du PND en France et en Europe
Tel: 01 56 08
12 48
Courriel: flc1@club-internet.fr
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mercredi
21 juin 2000, 15h52
Affaire
Borrel : les deux juges d'instruction dessaisis
PARIS (AP) --
La chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris a ordonné
mercredi le dessaisissement des deux juges d'instruction parisiens qui
enquêtent sur le décès d'un magistrat français
à Djibouti en 1995, a-t-on appris de sources judiciaires.
La chambre d'accusation a considéré que les deux magistrats
instructeurs, Marie-Paule Moracchini et Roger Le Loir, auraient dû
être accompagnés par les avocats de la partie civile, dont
ceux de Mme Elisabeth Borrel, lorsqu'ils ont effectué leur reconstitution
au mois de mars à Djibouti.
Cette présence
est ''indispensable à la manifestation de la vérité'',
a estimé la chambre d'accusation dans son arrêt. Elle a
désigné le juge d'instruction Jean-Baptiste Parlos afin
de poursuivre l'enquête. Celui-ci devrait donc se rendre à
Djibouti pour y entreprendre une nouvelle reconstitution.
Le corps de Bernard
Borrel a été retrouvé carbonisé le 19 octobre
1995 au lieu dit ''Le Goubet'', face à l'île du Diable.
L'enquête confiée à la brigade criminelle a conclu
à la thèse du suicide alors que la veuve du magistrat
est persuadée que son mari a été victime d'un assassinat.
Dans leur rapport
remis le 5 avril, les Drs Dominique Lecomte et Guy Nicolas soutiennent
que le magistrat français s'est suicidé par immolation.
Les experts éliminent l'hypothèse selon laquelle Bernard
Borrel aurait pu être précipité par ses assassins
de la falaise qui surplombe ''Le Goubet'', comme le soutiennent les
avocats de son épouse.
Un ancien militaire
de la garde présidentielle, aujourd'hui réfugié
en Belgique et entendu au mois de janvier par les juges français,
a accusé sans apporter d'éléments probants, l'actuel
président de la République de Djibouti, Ismaël Omar
Guelleh, ainsi qu'un terroriste libanais et un restaurateur corse, d'être
les commanditaires de l'assassinat du magistrat français. Ré-entendu
au mois de mai, il n'a pas varié ses déclarations malgré
de nombreuses contradictions, estime-t-on de sources judiciaires.
Les deux juges
se sont rendus au mois de mars à Djibouti. Aucune preuve ou aucun
témoignage ne sont venus conforter ces accusations. Bernard Borrel
était détaché au ministère djiboutien de
la Justice.
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22/06
: Les deux juges de l'affaire Borrel dessaisis La justice peine à élucider
le «suicide» du magistrat à Djibouti.
Par BRIGITTE VITAL-DURAND dans LIBERATION
Le jeudi 22 juin 2000 (Extrait de LIBERATION)
La cour d'appel de Paris a dessaisi, hier, les juges Marie-Paule Moracchini
et Roger Le Loire du dossier d'instruction dont ils étaient chargés
sur la mort du magistrat français Bernard Borrel, à Djibouti
en octobre 1995. Un autre juge, Jean-Baptiste Parlos, a été
désigné pour poursuivre cette instruction. Il sera le
troisième magistrat instructeur commis dans cette affaire où
la justice s'emmêle les pattes.
La chambre d'accusation
avait été saisie par les avocats d'Elisabeth Borrel, veuve
du magistrat, Mes Olivier Morice et Laurent de Caunes. Le 31 mai, devant
la première chambre d'accusation, ils ont dénoncé
fortement les conditions dans lesquelles l'enquête était
menée par les deux juges.
Depuis la mort
de son mari, Elisabeth Borrel, elle-même magistrate, conteste
la thèse du suicide, privilégiée par les autorités
françaises et djiboutiennes. A sa demande, le dossier, initialement
instruit à Toulouse, avait été «dépaysé»
à Paris, où il avait alors été confié
à Moracchini et à Le Loire.
Le corps de Bernard
Borrel avait été retrouvé calciné dans les
broussailles. Il se serait aspergé d'essence avant de s'immoler.
Outre les circonstances très cruelles de cette mort, qui n'ajoutent
pas à la crédibilité d'un geste suicidaire, les
avocats ont décrit Bernard Borrel comme quelqu'un qui n'avait
aucun motif d'en finir avec la vie.
Début
mars, les juges Moracchini et Le Loire s'étaient rendus à
Djibouti. Ils étaient accompagnés d'un représentant
du parquet et de la directrice de l'Institut médico-légal.
Mais pas de la partie civile. Les avocats d'Elisabeth Borrel avaient
voulu aussi accompagner les deux juges, ce qui leur avait été
refusé.
La cour d'appel
a estimé hier que la présence des parties civiles lors
de la reconstitution était «indispensable à la manifestation
de la vérité». Le rapport médico-légal,
réalisé fin avril, a à nouveau conclu à
un suicide. Allant à l'encontre d'une précédente
expertise qui jetait de sérieux doutes sur cette thèse.
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Les
juges de l'affaire Borrel dessaisis par la cour d'appel
Mis à jour le jeudi 22 juin 2000 (Extrait LE
MONDE)
LA COUR D'APPEL de Paris a dessaisi, mercredi 21 juin, les deux juges
Marie-Paule Morrachini et Roger Le Loire, chargés d'instruire
la mort suspecte d'un de leur collègue, Bernard Borrel, à
Djibouti en octobre 1995. La chambre d'accusation de la cour d'appel
avait été saisie le 22 mars par la partie civile, la veuve
du juge, qui s'indignait de n'avoir pas pu assister à une reconstitution
sur place au début du mois. La cour a effectivement considéré
que sa présence était « indispensable à la
manifestation de la vérité » et a chargé
un nouveau magistrat, Jean-Baptiste Parlos, de reprendre l'instruction.
« C'est un véritable camouflet pour les juges, a indiqué
Me Laurent de Caunes, l'un des avocats de la partie civile. Les deux
magistrats n'instruisaient que dans le sens du suicide et repoussaient
systématiquement toutes nos demandes d'actes. »
Bernard Borrel,
juge détaché à Djibouti comme conseiller technique
du ministre local de la justice, est mort, le 18 octobre 1995, dans
des conditions suspectes. Son corps brûlé a été
retrouvé au fond d'un ravin, à côté d'un
bidon d'essence et d'un briquet. Une première enquête,
bâclée, penchait pour le suicide, bien qu'aucune autopsie
n'ait été pratiquée. Elisabeth Borrel, elle-même
magistrat à Toulouse et solidement convaincue que son mari ne
s'était pas donné la mort, a porté plainte avec
constitution de partie civile pour « assassinat », et le
dossier a été confié le 9 avril 1997 à un
juge toulousain. En octobre, il était dépaysé à
Paris à sa demande et confié aux juges Morrachini et Le
Loire. Mais les points de frictions entre les nouveaux magistrats instructeurs
et Mme Borrel sont restés nombreux, jusqu'à cet ultime
épisode. Les juges, accompagnés d'un représentant
du parquet et d'un expert, la directrice de l'Institut médico-légal,
se sont rendus pour la seconde fois le 11 mars à Djibouti pour
un « transport sur les lieux » auquel n'étaient pas
conviés les avocats.
Les juges assurent
avoir « reconstitué les deux thèses, celle de l'assassinat
et celle du suicide », mais celle de l'assassinat « n'était
pas retenue » car les magistrats ont « constaté qu'il
est impossible de transporter un poids même minime (un mannequin
de 10 kg) sans perdre l'équilibre » sur le terrain escarpé.
« DANS
UN SENS ORIENTÉ »
La partie civile
conteste formellement cette analyse, et a demandé une nouvelle
reconstitution le 16 mars, refusée le lendemain. Les avocats
ont attaqué l'ordonnance et dénoncé l'instruction,
menée « dans un sens orienté » et destinée
« à conduire à un non-lieu que les juges préparent
avec assuidité ». Contre l'avis du parquet général,
la chambre d'accusation leur a donné raison mercredi en considérant
qu'il s'agissait bien d'une reconstitution et qu'elle aurait dû
avoir lieu en leur présence. Elle a été plus loin
en dessaisissant les magistrats, ce qui reste une mesure rarissime.
« C'est un dessaisissement-sanction, se félicite Me Olivier
Morice, l'autre avocat d'Elisabeth Borrel. Nous avions jusqu'ici l'impression
de crier dans le désert, nous avons été entendus,
la cour d'appel a fait la preuve de sa volonté de faire toute
la vérité dans ce dossier. »
Le nouveau magistrat
instructeur, Jean-Baptiste Parlos, ancien chargé de mission auprès
du garde des sceaux Jacques Toubon en 1996, est notamment chargé
du dossier Ben Barka.
Franck Johannès
Le Monde daté
du vendredi 23 juin 2000
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Selon
un classement de l'OMS (Organisation mondiale pour la Santé),
la République de Djibouti est classée au 157ème
rang sur 191 nations pour la qualité de ses soins.
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