A.R.D.H.D Bulletin 04
Toutes les informations des journaux,
des associations et des opposants djiboutiens
diffusés 'en temps réel'
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Du 8/07/00 au 14/07/00

LA L.D.D.H.

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SOMMAIRE du 8 au 14 juillet 2000

- LIBERATION DU TERRORISTE ADWANI
- Une MENACE POUR M. ALOUMEKANI ?

08/07 LE RENOUVEAU - reproductions de documents qui confirment :
les difficultés économiques auxquelles les boulangers doivent faire face
le vol d'un véhicule privé par un fonctionnaire de la FNP

08/07 : L'HOMME DE LA SEMAINE.
Le Lt GUELLEH, de la FNP,
qui se permet de voler la voiture d'un citoyen et de le menacer quand il essaye d'en obtenir la restitution
08/07 LDDH (Note inf. 16) " Les enfants sont les premiers à mourir… "
08/07 LDDH (Note Inf. 17) Pourquoi le Gouvernement harcèle-t-il avec acharnement M. Moumin Bahdon ? 08/07 LIBERATION DU TERRORISTE ADWANI
08/07 LIBERATION DU TERRORISTE ADWANI SUR GRACE PRESIDENTIELLE 08/07 FRANCE : l'immunité du Président de la République s'applique-t-elle au domaine pénal ? Pourrait-on faire un parallèle avec la République de Djibouti : dans ce cas, les plaintes qui ont été déposées à l'encontre de MM Guelleh et Aptidon pour crimes contre l'humanité pourraient être instruites.
08/07 Le produit miracle
pour les dirigeants ???
(Extrait 'Le Canard Enchainé')
10/07 Nations Unies : IRIN-CEA Bulletin hebdomadaire 27 (du 1er au 7 juillet) SOMALIE: Le Somaliland critique l'ONU
à propos des négociations de Djibouti
11/07 LA LIBERATION ETRANGE DU TERRORISTE ADWANI CONSTITUE-T-ELLE UNE MENACE POTENTIELLE POUR M. ALOUMEKANI ? 11/07 Mme Guelleh fait ses courses à Paris et dépense des sommes considérables ...
11/07 LA LIBERATION DU TERRORISTE ADWANI : une insulte aux victimes ! 13/07 En lisant l'article consacre a l'epouse de IOG, ....

LE RENOUVEAU
N° 366 du Jeudi 29 Juin 2000

13/07 - RSF : Somalie
Un journaliste arrêté au Puntland
- Version anglaise
DICOURS SU SECRETAIRE GENERAL DE L'ONU
La démocratie a pris racine à Djibouti ?"

COURRIER DES LECTEURS
nous reprenons de façon anonyme en général (pour garantir la sécurité des auteurs)
le contenu intégral des lettres qui nous sont adressées.
Pour éviter toute polémique nous avons volontairement choisi de ne pas répondre aux critiques.

Nous publierons en revanche les messages des lecteurs qui souhaitent répondre.
L'ARDHD n'assume aucune responsabilité quant au contenu des messages de cette rubrique.
L'ARDHD rappelle qu'elle ne soutient aucune action politique, ni aucun parti
et qu'elle milite exclusivement en faveur de la Paix et des Droits de l'Homme.

08/07 LIBERATION DU TERRORISTE ADWANI

On vient juste de m'informer que le terroriste ADWANI auteur de l'attentat, à la bombe au café de l'HISTORIL et qui était soupçonné de l'assassinat du Juge Borel a été libéré hier vendredi 8 juillet par un Décret de
Grâce Présidentielle et a pris l'avion sur le Yemen à destination de Tripoli via Amman le jour même.

Je suis encore sous le choc de cette information qui ne peut que prouver que cette grâce est consécutive aux services rendus.

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FRANCE : l'immunité du Président de la République s'applique-t-elle au domaine pénal ?
Pourrait-on faire un parallèle avec la République de Djibouti : dans ce cas, les plaintes qui ont été déposées à l'encontre de MM Guelleh et Aptidon pour crimes contre l'humanité pourraient être instruites.

Je vous envoie un article de presse concernant les débats juridiques en cours sur la responsabilité pénale d'un président de la république. Le sujet me semble important, en ce sens que dans les milieux étudiants djiboutiens, il se dit qu'un président de la république n'est pas responsable pénalement, jusqu'à la fin de son mandat.

Même si le cas évoqué concerne plutôt la France, il n'est pas ininterressant de peser les arguments juridiques échangés et de noter que, par exemple, pour certains juges de la Cour Suprème, le droit commun doit s'appliquer, en cas de crime ou délit.Le tout est de savoir si ce point de vue est majoritaire au sein de cette juridiction.

Donc à suivre.
amitiés,

P.F.

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Le casse-tête Chirac à la cour de cassation
Enjeu: son immunité dans l'affaire des emplois fictifs du RPR.
Extrait du QUOTIDIEN - Article signé par ARMELLE THORAVAL

Le samedi 8 et dimanche 9 juillet 2000

C'est à la juridiction suprême de trouver une issue au cas Chirac, dans son rôle de délinquant potentiel mais néanmoins Président.

Jeudi, Jacques Chirac mouillait sa chemise pour faire passer le quinquennat. Le même jour, la justice trempait la sienne pour tenter de trouver une issue au cas Chirac, dans son rôle de délinquant potentiel mais néanmoins président de la République. Le procureur de Nanterre, Yves Bot, a en effet adressé une requête au procureur général de la Cour de cassation, pour lui demander de résoudre le casse-tête judiciaire autour de Jacques Chirac. L'imbroglio concerne l'affaire des emplois fictifs du RPR. Le chef de l'Etat est soupçonné de prise illégale d'intérêts et de complicité de recel d'abus de biens sociaux. Mais malgré ces charges, le président de la République bénéficie d'une forme d'immunité et ne pourrait être jugé. L'automne prochain risque, dès lors, d'être riche en télescopages: tandis que la campagne aura lieu sur le référendum et le quinquennat, avec Jacques Chirac en promoteur de la réforme, les professeurs de droit constitutionnel et les juristes de tout poil vont s'agiter sur l'immunité du Président face à la justice pénale.

Cogitation. On en arrive là au terme d'un long cheminement. Le juge de Nanterre, Patrick Desmure, a presque terminé son instruction. Avant de la clore tout à fait, il a demandé, pour la seconde fois, au procureur de la République Yves Bot, comment traiter le cas du chef de l'Etat. Le procureur de Nanterre a lui-même demandé son avis au procureur général de Versailles. Et après quelques semaines de cogitation, le résultat est tombé. Jeudi, Yves Bot a demandé à Jean-François Burgelin, le procureur général près la Cour de cassation, d'introduire un pourvoi - dit «dans l'intérêt de la loi» - contre un arrêt rendu par la chambre d'accusation de Versailles le 11 janvier 2000.

Rappel des faits: au cours de ses investigations sur l'ensemble des employés du RPR, qui étaient payés par des entreprises privées ou par la mairie, le juge est tombé sur une lettre du 16 décembre 1993 concernant Madeleine Farard, une secrétaire fonctionnaire de la Ville mais employée rue de Lille, au siège du RPR. Le courrier est annoté personnellement par Jacques Chirac. Dans son commentaire, le chef de l'Etat, alors premier magistrat de Paris, appuyait une demande d'avancement à un échelon supérieur de Madeleine Farard auprès des services compétents de la mairie. Jacques Chirac faisait état du «dévouement exemplaire dans les fonctions délicates qui lui avaient été confiées depuis plus de neuf années auprès de M. Pasty, député européen et conseiller spécial pour l'agriculture du président du RPR». Sous des allures anodines, cette pièce faisait basculer le dossier: elle prouve en effet que le président du RPR n'ignorait pas la nature des contributions de la mairie au bénéfice du mouvement gaulliste.

Sollicité sur cette affaire, le procureur de Nanterre se prononçait une première fois au printemps 1999. Il tranchait en faveur de l'incompétence du juge et se référait à une toute récente décision du Conseil constitutionnel. En janvier 1999, sous la présidence de Roland Dumas et alors qu'on ne lui avait rien demandé de particulier sur ce sujet, les neuf sages se livraient à une exégèse de l'article 68 de la Constitution. Cet article prévoit que le chef de l'Etat ne peut répondre des actes commis durant l'exercice de ses fonctions qu'en cas de haute trahison, et ce devant la Haute Cour de justice.

En revanche, la Constitution est muette sur les délits ou crimes commis par le chef de l'Etat avant sa prise de fonctions. Mais le Conseil constitutionnel en a déduit l'existence d'une forme d'immunité générale du chef de l'Etat, qui, quels que soient les faits, ne pourrait, pendant l'exercice de son mandat, être traduit que devant la Haute Cour. Suivant l'avis du procureur, le juge Desmure se déclare incompétent. Pas d'accord, une partie civile fait appel, et l'affaire remonte à Versailles.

Contradictions. Là, tout se grippe. La chambre d'accusation de Versailles demande au juge de continuer à instruire, tout en prenant acte de l'immunité du chef de l'Etat. Mais elle estime aussi que les faits sont «indivisibles»: autrement dit qu'on ne peut enquêter sur le rôle d'Alain Juppé (alors secrétaire général du RPR) ou de Jacques Boyon (ancien trésorier) et des autres acteurs mis en examen, en laissant de côté le sort de Chirac. Un arrêt bourré de contradictions et inapplicable.

Frigo. Alors que l'instruction est achevée, et que se posera bientôt la question du renvoi de l'affaire devant le tribunal correctionnel, il fallait donc trancher. Outre sa lettre à Jean-François Burgelin, le procureur de Nanterre préconise surtout de séparer le dossier en deux morceaux. D'un côté, les 32 personnes mises en examen seront prochainement renvoyées devant le tribunal correctionnel, dès que le juge aura terminé ses ultimes interrogatoires (un cadre du RPR était encore entendu aujourd'hui). De l'autre, le cas Chirac, qui sera rangé dans un tiroir en attendant que la Cour de cassation donne son avis. Mettre l'ensemble du dossier au frigo en attendant 2002 (fin du premier mandat présidentiel) ou 2007 (dans l'hypothèse d'une réélection pour cinq ans) aurait été politiquement intenable. Et juridiquement risqué: sept ans pour être jugé, le délai n'aurait pas été considéré comme raisonnable.

Ballon. Bien sûr, il n'est pas certain que Jean-François Burgelin accepte d'attraper le ballon qui lui est envoyé. Au sein de la Cour de cassation, l'idée d'examiner le cas du Président ne va pas faire que des heureux. D'autant que le débat reste ouvert. Un certain nombre de magistrats ont toujours considéré que l'avis du Conseil constitutionnel ne s'impose pas. L'ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, Bruno Genevois, avait estimé que le droit commun devait s'appliquer au chef de l'Etat, faute de précisions dans la Constitution. Mais prendre la responsabilité de traiter Jacques Chirac comme un délinquant ordinaire est une autre affaire. Reste que l'on voit mal comment Jean-François Burgelin pourra éviter de saisir la Cour de cassation, quand la difficulté est réelle.

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11/07 LA LIBERATION DU TERRORISTE ADWANI : une insulte aux victimes !

Un nouveau défi lancé par M. GUELLEH à la Communauté européenne et aux états qui ont eu des ressortissants tués lors de l'attentat de l'Historil.

En accordant sa grâce au terroriste ADAWNI et en lui offrant la liberté, Monsieur GUELLEH insulte les Etats européens et les parents des victimes de l'attentat. Pourquoi n'a-t-il pas remis M Adawni, comme c'est l'usage, aux justices qui l'ont condamné par contumace ? Un nouveau défi lancé par M. GUELLEH

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En lisant l'article consacre a l'epouse de IOG,
a Paris, je ne peux m'empecher de faire la comparaison avec une certaine IMELDA MARCOS . Il me semble que l'histoire se repete.Le propre des dirigeants africains , c'est le manque de scrupule et de pudeur. Alors ''qu'IMELDA '' devalise les champs elyse, IOG se promene et relaxe dans les reserves de l'OUGANDA, avec 2 de ses sbires. Pendant ce temps son peuple souffre de la FAIM. J'aurais honte a sa place. Les dirigeants de certains pays africains ne sont que la copie conforme des exclavagistes noirs du siecle passe: puisqu'ils poussent leurs propres citoyens a fuir leur pays et devenir des exclaves de l'ere moderne ou plus exactement des immigrants clandestins ou non.

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13/07 DICOURS SU SECRETAIRE GENERAL DE L'ONU
La démocratie a pris racine à Djibouti ?"

consternant!!:

qu'en est-il de la conférence sur la Somalie, même pas citée dans ce
discours , alors que l'ONU avait soutenu cette initiative, avec envoi de
force conseillers-diplomates de M. Annan sur place?

est-ce le prix à payer pour attirer l'oreille de M. Guelleh, tout en
enterrant l'initiative djiboutienne sur la Somalie, qui pourrait bien
valider, au final, la séparation (en tout cas la réduction geographique)
de la République de Somalie.

doublement consternant , donc, pour la "nouvelle" Somalie et pour
l' action pour le moins désinvolte des Nations Unies, dans ce dossier.

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Communiqué de Presse
SG/SM/7485
AFR/253


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LES AFRICAINS ONT BESOIN DU RESTE DU MONDE MAIS ILS ONT EGALEMENT BEAUCOUP A LUI OFFRIR
20000710
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Vous trouverez, ci-joint, le texte du discours du Secrétaire général, M. Kofi Annan, à l’occasion du Sommet annuel des Chefs d’Etat et le gouvernement de l’Organisation de l’unité africaine.


Permettez-moi tout d'abord de joindre ma voix à celle de tous ceux qui ont remercié le peuple et le Gouvernement du Togo pour leur généreuse hospitalité.

Laissez-moi aussi remercier votre Organisation pour son engagement constant aux côtés des Nations Unies.

C'est un grand honneur pour moi de m'adresser à nouveau à votre Assemblée. Je suis pleinement conscient de le faire à deux titres : en qualité de Secrétaire général des Nations Unies, bien sûr, mais aussi en tant qu'Africain.

Depuis ma nomination comme Secrétaire général, je n'ai cessé de plaider dans le monde en faveur d'un soutien à l'Afrique.

J'ai mis l'accent, en particulier, sur l'obligation qu'ont les pays industrialisés de veiller à ce que l'Afrique puisse soutenir la concurrence qui s'exerce dans la nouvelle économie mondiale sur un pied d'égalité avec les autres régions en développement :

• En ouvrant leurs marchés aux produits africains;

• En mettant fin aux subventions aux exportations qui mènent les agriculteurs africains à la faillite;

• En inversant la tendance honteuse à la diminution de l'aide publique au développement;

• En annulant les dettes, de façon à ce que les gouvernements des pays africains n'aient plus à en assurer le service et à les rembourser aux dépens de la santé et de l'éducation de leurs peuples.

Je n'ai malheureusement pas été aussi bien entendu que je ne l'espérais. Sans doute n'ai-je été suffisamment convaincant, mais des difficultés objectives y sont aussi pour quelque chose.

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Premièrement, bien des idées erronées circulent au sujet de l'Afrique dans le reste du monde. Le fait est que ce sont toujours les mauvaises nouvelles qui retiennent l'attention. Le fait est que les ressources, qui affluent lorsqu'il s'agit de mettre fin au « nettoyage ethnique » et d'aider les réfugiés en Europe, font défaut lorsqu'il arrive pis encore en Afrique.
Je ressens l'injustice de ces deux poids, deux mesures, au même titre que tout autre Africain. Mais je sais aussi que la sévérité avec laquelle l'Afrique est perçue n'est pas toujours indue. Un trop grand nombre des problèmes du continent sont imputables à l'Afrique elle-même.

Je me suis activement employé à répandre la bonne nouvelle. Mais la rhétorique de la « renaissance » africaine est accueillie avec scepticisme, voire dérision, souvent par les Africains eux-mêmes - en particulier les jeunes, qui voient leurs propres pays reculer.

Mes amis, ayons le courage de faire face à quelques vérités douloureuses :

• L'Afrique est la seule région du monde où les conflits ne sont pas en diminution.

• L'Afrique compte près de la moitié des réfugiés et déplacés du monde.

• L'Afrique, selon le Rapport sur le développement humain de cette année, demeure à la traîne pour ce qui est de la qualité de la vie.

• Et c'est en Afrique que se trouvent encore 33 des 48 pays les moins avancés du monde.

Pour réduire de moitié le nombre de personnes qui vivent dans l'extrême pauvreté d'ici à 2015 - objectif que j'ai suggéré dans mon rapport du millénaire, et que bon nombre jugent trop modeste - il faudrait en Afrique un taux de croissance annuel de 7 ou 8%.

L'impact du VIH/sida rend à lui seul un succès sur ce plan peu plausible, notamment en Afrique australe, où les statistiques sont tout simplement terrifiantes. L'épidémie menace aujourd'hui l'avenir tout entier de cette région. C'est bien pour cela que le Conseil de sécurité de l'ONU a inauguré le millénaire par une réunion portant non pas sur la question des conflits, mais sur celle du sida en Afrique. Et effectivement, cette maladie ne peut être dissociée des autres menaces pesant sur la paix et la sécurité : rien qu'au cours de l'année écoulée, elle a emporté bien plus d'Africains que n'en ont abattu les conflits.

En un mot, les forces économiques qui transforment le reste du monde ne se font guère sentir en Afrique. Seules les ressources naturelles, dont nous disposons en abondance, paraissent intéresser l'économie mondiale. Mais au lieu d'être exploitées au bénéfice de nos peuples, celles-ci ont été si mal gérées et pillées avec tant d'audace qu'elles constituent aujourd'hui la source de tous nos malheurs.


Ce n'est pas là quelque chose que d'autres nous ont fait. C'est quelque chose que nous nous sommes fait à nous-mêmes. Si l'Afrique est délaissée, c'est parce que nous ne sommes pas assez nombreux à défendre des politiques qui favoriseraient le développement et préserveraient la paix. Voilà des décennies que nous gérons mal nos affaires; maintenant, nous subissons les effets cumulés de cette incurie.

Nous ne pouvons nier les faits. Le mieux que nous puissions faire est d'affirmer avec insistance que tout ne va pas mal, que l'Afrique est un continent vaste et divers, où les mauvaises nouvelles n'excluent pas forcément les bonnes.

D'ailleurs, les constats encourageants ne manquent pas.

Le Sénégal, par exemple, a montré qu'un pays d'Afrique peut se protéger contre le VIH/sida grâce à une campagne d'éducation dynamique et bien ciblée. Fait plus encourageant encore, sans doute, l'Ouganda a montré que le taux d'infection peut être réduit, même après que la maladie a pris des proportions épidémiques.

Au sortir d'une longue nuit de ségrégation et d'injustice, l'Afrique du Sud continue de se transformer - de façon plus harmonieuse que quiconque n'osait l'espérer - en une démocratie non raciale.

La démocratie se porte au demeurant fort bien dans nombre de pays d'Afrique. Elle a pris racine au Bénin, au Botswana, à Djibouti et au Sénégal, et se consolide actuellement au Nigéria. Le Zimbabwe aussi est venu nous rappeler avec force l'attachement des Africains au pluralisme, et leur courage à le défendre.

Malheureusement pour nous, même les pays qui pratiquent la bonne gouvernance sont souvent pénalisés par les agissements malencontreux de leurs voisins.

Que pouvons-nous faire pour modifier cet état de choses? Nous devons travailler ensemble pour mieux gouverner, et gérer mieux nos ressources. Comme l'a fait observer l'écrivain sénégalais Hamidou Kane, « le temps des destinées distinctes est révolu ».

Dans bien des domaines, les États d'Afrique s'entraident d'ores et déjà.

La CEDEAO, la SADC et le COMESA sont en train de créer des réseaux sous-régionaux pour le commerce et la coopération. Les pays du bassin du fleuve Sénégal ont décidé de partager leurs ressources limitées en eau de façon à ce que les périodes de sécheresse dans cette région ne causent plus de famines. Et le Traité portant création de la Communauté économique africaine a été signé.

Les dirigeants des pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale mettent en place de nouvelles structures de sécurité afin d'aider à régler les conflits dans leur région et d'éviter qu'il n'en éclate de nouveaux. Ces institutions pourront tirer les enseignements de l'expérience si douloureusement acquise par les membres de la CEDEAO, qui ont porté secours au Libéria et à la Sierra Leone.

Le Mali et ses voisins limitent le commerce des petites armes. Les conflits en République centrafricaine, en Guinée-Bissau et au Niger ont été réglés avec l'aide de pays voisins, moyennant des élections multipartites qui ont conduit à des transferts pacifiques du pouvoir. Le Botswana et la Namibie ont réglé leur différend frontalier par l'entremise de la Cour internationale de Justice.

Mais il reste encore beaucoup à faire.

Dans la plus grande partie de l'Afrique, les réseaux de transports et de communication demeurent terriblement limités. Dans ce domaine, la Banque africaine de développement et, bien entendu, la Banque mondiale ont assurément un rôle à jouer.

Le moment est peut-être venu de lier plus étroitement l'économie et la sécurité. L'Union européenne, qui offre probablement l'exemple le plus réussi en matière de prévention des conflits au cours des 50 dernières années, a commencé comme une communauté économique, à savoir une communauté du charbon et de l'acier. Après les ravages de la Deuxième Guerre mondiale, la France et l'Allemagne ont décidé de rendre une autre guerre impossible en gérant conjointement des ressources qui étaient alors le « nerf de la guerre ». Est-il inconcevable que les Africains puissent travailler ensemble dans le même sens? Pourquoi ne pas créer une « Communauté africaine du pétrole et du diamant »?

En tout état de cause, cette organisation, l'OUA, doit jouer le rôle central qu'implique son appellation.

Cette assemblée a déjà fait un grand pas en avant, l'année dernière à Alger, lorsqu'elle a décidé que ceux qui accèdent au pouvoir par des moyens non constitutionnels ne seront plus les bienvenus en son sein. J'attends avec impatience le jour où l'Assemblée générale des Nations Unies adoptera la même position de principe.

Cette année, l'OUA a fait preuve d'une grande persévérance, en s'employant à faire la paix entre deux de ses membres dans la corne de l'Afrique. Nous avons pour cela une dette de reconnaissance spéciale à l'égard du Président Bouteflika.

Nous ne pourrons toutefois pas réaliser grand-chose à travers les institutions internationales si nous ne libérons pas les énergies de nos peuples.

Ceux-ci sont notre plus grande ressource. Ils ne cessent jamais de nous inspirer par leur enthousiasme et leur esprit d'entreprise au milieu des calamités et des privations. Contre toute attente, ils continuent de faire marcher la société grâce à une solidarité sans faille avec leurs familles élargies et leurs communautés et grâce à leur générosité, y compris vis-à-vis des réfugiés et des personnes déplacées. Ils sont un modèle, et un reproche, pour les autres parties du monde, en particulier les plus riches. Ce sont eux qui ont maintenu la paix dans la plus grande partie du continent, et ce malgré tant de privations. Ce sont eux qui se sont libérés des conflits et ont consolidé la paix au Mozambique, en Ouganda, en Afrique du Sud et dans de nombreux autres pays.

Si nous investissons dans les gens, si nous leur donnons l'éducation et la liberté dont ils ont besoin pour choisir leur propre voie, il n'y a rien que nous ne puissions réaliser.

Cela signifie que nous devons surtout investir dans l'éducation.

Au cours de ma dernière visite en Afrique, à l'occasion du Forum mondial sur l'éducation à Dakar, j'ai annoncé une initiative des Nations Unies visant à promouvoir l'éducation des filles. Il s'agit d'un programme mondial mais celui- ci n'est nulle part plus important qu'en Afrique. Les femmes instruites peuvent en effet jouer un rôle décisif dans la recherche de solutions aux problèmes de l'Afrique.

Malheureusement, dans les sociétés africaines où les revenus sont bas et les études coûteuses, l'éducation des filles est souvent sacrifiée. Il vous appartient, Excellences, Mesdames et Messieurs, en tant que dirigeants et guides de vos peuples, de faire entendre votre voix et de changer ces priorités mal définies.

Une fois instruits, les jeunes des deux sexes doivent être pouvoir trouver du travail. Leurs chances seront beaucoup plus élevées si nous pouvons mettre les technologies de l'information à leur portée.

Bien entendu, ces technologies ne pourront à elles seules régler les problèmes de l'Afrique. Mais leurs avantages potentiels, notamment leur capacité d'améliorer les soins de santé et l'éducation, de rendre la gouvernance plus transparente, et d'appuyer l'agriculture et le commerce, deviennent de plus en plus évidents. Je pense qu'elles offrent aux pays africains une chance sans précédent de « sauter » les phases initiales du développement.

Mais l'accès à ces technologies est crucial. Les pays dans lesquels la plupart des habitants n'ont pas accès aux technologies de l'information ne peuvent pas jouer un rôle à part entière dans la nouvelle économie mondiale. Et plus longtemps ils demeureront en dehors de l'économie mondiale, plus il leur sera difficile et coûteux de rattraper le retard.

Le « fossé numérique» doit être comblé avant qu'il ne soit trop tard. Il nous incombe de faire en sorte que d'ici à la fin de 2004, tout agriculteur africain puisse atteindre un point d'accès en une demi-journée, à pied ou en charrette. C'est tout à fait possible comme l'a indiqué un consultant de l'ONU le mois dernier.

J'écris en ce moment aux dirigeants du Groupe des huit pays les plus industrialisés qui vont se réunir au Japon dans quelques jours, pour les presser de prendre l'initiative au niveau mondial sur cette question et de s'engager à y consacrer des ressources importantes. Mais parallèlement, je vous exhorte à faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que vos populations ne ratent pas le coche.

L'Organisation des Nations Unies et la Commission économique pour l'Afrique sont déterminées à apporter leur concours. J'ai déjà annoncé trois initiatives concrètes dans mon rapport du millénaire, toutes soutenues par des ressources considérables du secteur privé. Les grandes sociétés internationales de technologies de l'information sont de plus en plus intéressées par l'établissement de partenariats avec l'Organisation des Nations Unies pour aider les pays en développement. Je suis certain que d'autres initiatives suivront bientôt.

L'Organisation des Nations Unies est prête à aider l'Afrique, partout où elle le pourra et de quelque manière qu'elle puisse le faire. Elle consacre d'ores et déjà de plus en plus de son temps et de ses ressources aux questions africaines.

Le Conseil de sécurité a manifesté un vif intérêt pour le suivi du rapport que j'avais présenté il y a deux ans sur les causes des conflits en Afrique, dans lequel j'avais indiqué clairement que la paix et le développement étaient indivisibles.

Il a autorisé de nouvelles opérations de maintien de la paix sur le continent et se prépare actuellement à en envoyer une autre pour assumer le rôle qui lui est confié dans l'accord entre l'Éthiopie et l'Érythrée.

Le Conseil a également mené une enquête sur le financement illicite du conflit en Angola et envisage de faire de même pour la Sierra Leone et la République démocratique du Congo. Je lui ai recommandé d'examiner d'une manière plus générale les moyens de réduire l'exploitation illégale des ressources naturelles et d'autres sources d'enrichissement qui alimentent de si nombreux conflits.

Dans l'ensemble, je crois que la communauté internationale est disposée à apporter son aide à l'Afrique, en particulier lorsqu'elle sait qu'il en sera fait bon usage. Nous l'avons vu dans le cas du Mozambique, quand une catastrophe a frappé ce pays en février dernier. Non seulement il y a eu un élan de sympathie et l'aide humanitaire a afflué de toutes les parties du monde, mais lorsqu'il s'est agi de reconstruire et de remettre le Mozambique sur la voie du développement, ses résultats en matière de bonne gouvernance ont été récompensés. Les donateurs se sont mobilisés pour promettre leur appui.

Les Africains ont besoin de l'aide du reste du monde mais ils ont également beaucoup à lui offrir. Cette réalité m'est revenue à l'esprit ces dernières semaines, lorsque je me débattais avec les problèmes à la frontière entre Israël et le Liban où une force des Nations Unies sous le commandement d'un Africain, mon compatriote le général Obeng, joue un rôle crucial, comme l'ont fait de nombreux autres soldats africains de maintien de la paix dans des zones de conflit sur d'autres continents.

Je crois qu'il est tout à fait indiqué que la Conférence internationale des démocraties nouvelles et rétablies de cette année et la Conférence mondiale contre le racisme l'année prochaine se tiennent toutes les deux en Afrique, respectivement au Bénin et en Afrique du Sud. Ces rencontres seront l'occasion, non seulement de consolider la démocratie et la tolérance raciale en Afrique, mais aussi, pour les Africains, d'aider les populations d'autres continents qui rencontrent les mêmes problèmes. J'ai eu la chance de grandir pendant la lutte du Ghana pour l'indépendance et de voir ce combat aboutir. Peu après, un premier ministre britannique a reconnu que le « vent du changement » soufflait à travers l'Afrique.

Mes chers amis, je sens que le vent du changement souffle de nouveau aujourd'hui. Cette fois-ci, il s'agit des vents de la démocratie, du respect de la dignité individuelle et de la règle du droit.

Je suis convaincu que ce processus est irréversible. Nous devons y prêter attention et respecter la volonté des peuples, qui insistent de plus en plus pour que leurs votes soient comptés honnêtement et que leur voix soit clairement entendue. Je vous remercie.

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REVUE DE PRESSE ET NOUVELLES BRÈVES

Dessin satirique extrait du 'CANARD ENCHAINE' que nous proposons aux dirigeants !!

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10/07 NATIONS UNIES
Bureau de Coordination des Affaires Humanitaires - IRIN
Pour l'Afrique Centrale et de l'Est

Tél: +254 2 622 147
Fax: +254 2 622 129
E-mail: irin@ocha.unon.org

AFRIQUE CENTRALE ET DE L'EST: IRIN-CEA Bulletin hebdomadaire 27 (du 1er au 7 juillet)

SOMALIE: Le Somaliland critique l'ONU
à propos des négociations de Djibouti

Un éditorial paru dans l'édition de mardi du journal du Somaliland, le 'Jamhuuriya' - qui reflète les vues de l'administration du Somaliland - a indiqué que l'appel de l'ONU en faveur de la conférence sur la réconciliation et la paix en Somalie faisait partie d'un processus de 'bandage des yeux' de la communauté mondiale. Il a déclaré que le véritable but du président de Djibouti, Ismael Omar Guelleh, qui a organisé la conférence, était d'anéantir les administrations du Somaliland et du Puntland, lesquelles avaient réussi à instaurer un climat de sécurité dans leurs régions. L'article a accusé M. Guelleh d'accueillir à Arta, où se déroulent les pourparlers de paix, des officiers militaires et notamment ceux qui avaient aidé à détruire la nation somalie. 'Par conséquent, personne n'était obligé de participer ou de ne pas participer, et c'est la faute du président Guelleh.'

[Les informations contenues dans ce bulletin vous sont parvenues via IRIN, un département d'informations humanitaires des Nations Unies, mais ne reflètent pas nécessairement les vues des Nations Unies ou de ses agencþs. Si vous réimprimez, copiez, archivez ou renvoyez ce bulletin, merci de tenir compte de cette réserve. Toute citation ou extrait devrait inclure une référence aux sources originales. Les rapports d'IRIN sont archivés sur internet sous :
http://www.reliefweb.int/IRIN.

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BRUITS ET RUMEURS

11/07 LA LIBERATION SURPRENANTE DU TERRORISTE ADWANI CONSTITUE-T-ELLE UNE MENACE POTENTIELLE POUR M. ALOUMEKANI ?

Dés avant-hier, nous avions publié une brève information relatant la libération 'discrète' et surprenante du terroriste ADWANI. Il avait été condamné par la Cour de Djibouti pour sa participation à l'attentat de l'Historil en 1987 qui avait fait de nombreuses victimes de différentes nationalités : Djibouti, France, Allemagne, Italie ... Il avait été arrêté à Djibouti en possession d'un passeport tunisien (vrai ou faux ?), bien qu'il soit de nationalité libanaise.

Nous avons la confirmation qu'il a pris l'avion pour le Yémen, mais sa destination finale est encore inconnue.

On peut s'étonner des raisons qui ont motivé la grace présidentielle :

  • remerciements pour des actions accomplies pour le compte de M. Guelleh ?
  • envoi en mission pour exécuter quelles basses oeuvres ?
  • Monsieur Guelleh l'aurait-il libéré moyennant la promesse d'assassiner M Aloumekani, ce témoin capital dans l'affaire BORREL, réfugié à Bruxelles, où la menace est prise très au sérieux et la sécurité renforcée autour de M Aloumekani.

Que vont faire la France et la justice française ? Rappelons que M. Adawni a été condamné par contumace par une juridiction française. Les magistrats français vont-ils lancer un mandat d'arrêt international à son encontre, comme c'est leur devoir ?

Et que vont faire les autres pays qui ont eu des tués parmi les victimes : Allemagne, Italie ?

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Mme GUELLEH fait son shopping à Paris

On raconte qu'elle est saisie d'une frénésie d'achat et qu'elle consacre ses journées à faire le tour des boutiques parisiennes ... Elle y dépenserait chaque jour des sommes extravagantes. Encore une pensée pour les fonctionnaires djiboutiens qui ne sont toujours pas payé ... Combien de mois de salaires à Djibouti pour une journée de courses folles de Mme Guelleh à Paris ?

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29/06 INTERVENTION EN FAVEUR DES ENFANTS
QUI ETAIENT INCARCERES A DJIBOUTI -
PARLEMENT FRANCAIS

Madame Christine BOUTIN - député / Assemblée Nationale française


Paris, le 29 juin 2000

QUESTION ECRITE AU GOUVERNEMENT


Christine Boutin appelle l'attention du Ministre des affaires étrangères sur les conditions de détention de certains détenus dans la prison de Gabode à Djibouti. L'Organisation Mondiale contre la Torture a dénoncé le cas d'enfants innocents incarcérés et violés dans la prison de Gabode. Ces jeunes gens, Ethiopiens, ont été arrêtés à Djibouti après avoir fui les conflits qui se déroulent dans leur pays. Leurs conditions de détention dans cette prison sont décrites comme insalubres et indécentes. En effet, les sorties quotidiennes des cellules se font dans un étroit couloir et la chaleur régnant en été dans la prison est intenable. De plus, ces détenus seraient victimes d'abus sexuels commis par d'autres prisonniers ou bien par les gardiens eux-mêmes. Aussi, on peut considérer que l'intégrité physique et psychologique de ces personnes se trouve menacée et ceci en violation de la Convention des Droits de l'Enfant pourtant ratifiée par Djibouti.
C'est pourquoi, elle lui demande d'intervenir auprès des autorités de la République de Djibouti afin que ces dernières prennent les mesures nécessaires.

_______________________________________

Note de l'ARDHD et précisions :

Madame le Député,

Permettez-moi d'abord de vous remercier pour votre intervention, qui vient conforter les actions que nous conduisons depuis plusieurs semaines afin d'alerter l'opinion publique.

Nous y sommes particulièrement sensibles.

La situation des enfants a évolué depuis nos actions.

Le Gouvernement djiboutien a pris la mesure de la gravité de ses gestes et surtout (ce qui le touche beaucoup plus ...) des conséquences sur son image de marque internationale et sur ses possibilités d'obtenir des subventions ..

Le 27 mai, ces enfants ont été sortis "discrètement" de la Prison de Gabode. Depuis lors nous n'avons pas pu ni les localiser ni recevoir aucune information sur le sort qui leur était réservé .... :
- libération ?

- assassinat ?
- incarcération dans un autre lieu plus discret ?
- expulsion du territoire ?

Nous sommes très inquiets à leur sujet, car ils ont besoin d'aide après tout ce qu'ils ont subi :

- fuite devant les combats Erythrée et Ethiopie : ont-ils perdu leurs parents dans ce désordre ?
- subsistance difficile dans les rues de Djibouti, puis incarcération pendant 6 mois dans le quartier des adultes de la prison de Djibouti avec tous les sévices immaginables...

Si je peux permettre et si cela est possible, je pense qu'il faudrait ajouter ce point à la question que vous posez au Ministre, car sinon le Ministère pourra répondre avec facilité que les enfants ont été libérés et qu'il n'y a plus de problèmes à ce sujet.

Je reste à votre entière disposition pour vous apporter toutes les informations complémentaires dont vous pourriez avoir besoin.

Jean-Loup SCHAAL

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L'HOMME OU LA FEMME DE LA SEMAINE.

LE LIEUTENANT GUELLEH
Fonctionnaire des Forces Nationales de Police

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e) soit pour soutenir la dictature, soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc..

Le lieutenant GUELLEH aurait volé la voiture de M ALI MAHAMDOUD HADI, pour l'utiliser à des fins personnels. Non content de cela, abusant de sa position de fonctionnaire de la FNP, il menacerait M. HADI quand ce
dernier lui demande la restitution de son bien.

Voilà un exemple caractérisé d'abus de pouvoir ..... et de terrorisme sur des citoyens sans défense.

Rappel des personnages déjà élus :

N° 17 - Mme Leila, juge d'instruction

N° 19 - Omar FARAH, gendarmerie d'Ali Sabieh

N° 29 - Le général Yacin YABEH,

N° 32 - Le directeur de la Prison de Gabode,

N° 33 - Ali Mohamed ABDOU, procureur général

N° 35 - Mme Hawa Ahmed Youssouf Ministre déléguée conjointement avec M. Le Représentant de l'UNICEF à Djibouti.

N° 36 - M Ibrahim Idriss DJIBRIL, MInistre de la Justice, conjointement avec M Mohame Ali ABDOU, procureur général de Djibouti (2ème nomination)

Bulletin N° 4 - Lieutenant GUELLEH de la FNP

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LE RENOUVEAU

08/07 Exposé des difficultés économiques
rencontrées par les boulangers de Djibouti

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08/07 Quand les fonctionnaires de la FNP
se permettent de voler le bien d'autrui....
Fac -similé de la plainte contre le Lt GUELLEH
pour vol de véhicule.

A notre connaissance,
cette plainte n'a pas été instruite par le Parquet
dans le sens de la restitution du véhicule
à son propriétaire légitime.

Le Lt GUELLEH a bien mérité le titre d'homme de la semaine.

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LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOEL ABDI Jean Paul


NOTE D'INFORMATION N° 16/LDDH du 2 juillet 2000


" Les enfants sont les premiers à mourir… "

Les populations de l'intérieur du District d'Ali-Sabieh sont dans les oubliettes et leur cas s'est aggravé depuis l'année dernière. Les villages de Hindi et Bihid-ley sont sans eau depuis plus d'un mois et surtout en cette période de grande chaleur et de grande sécheresse, on ne peut que craindre le pire pour ces populations.

Le forage de Bihid-ley était sans groupe. Deux mois auparavant, il a été décidé, en haut lieu de transférer le groupe de Hindi vers la station de Bihid-ley. Les techniciens se sont aperçus, que les tuyaux de pompage étaient défectueux. Toutefois, il a été décidé tout simplement de maintenir ce groupe à ce puits défectueux, privant , en même temps les citoyens de ces deux villages de ne plus être alimentée en eau (La mort par la soif est un crime). C'est à se demander si les populations de ces villages n'ont pas été dociles à une quelconque période électorale ?

Les populations de Hindi et Bihid-ley impuissantes n'avaient que pour seul recours que celui de fuir leurs villages pour sauver leur vie en danger et une grande partie s'est réfugiée en Somaliland voisin pour sauver le peu de cheptel qui leur restait et assurait leur survie. Certains de ces villageois ont fui vers le chef lieux, vers la capitale Ali-Sabieh et ils ont pu malheureusement constater qu'elle est, elle aussi mal chaussée.

Au lieu d'acheter des tenus de combats à des enfants mineurs, en infraction aux Conventions et aux Droits de l'Enfant que la République de Djibouti a ratifié en particulier les clauses sur les protections des enfants et l'interdiction à toute participation et enrôlements dans tous conflits armés (on se demande à quelle guerre le Gouvernement djiboutien des quatre districts se prépare-t-il ?), l'administration aurait pu transférer ces dépenses à l'achat des groupes et aux réparations de ces forages.

En outre, Holl-Holl, elle aussi souffre. Elle vit dans l'obscurité, non seulement administrativement, mais aussi plongé le soir dans l'obscurité totale, alors qu'elle possède deux groupes électrogènes (dont un en réserve) remis à neuf par l'armée française, et la population cotisait pour les frais de gas-oil et autres ingrédients dont le chef de poste était caissier et gestionnaire. Alors que se passe-t-il ?.

Il est difficile de comprendre que les appels incessants du Gouvernement pour la création de nouveaux forages alors que très vite ces mêmes forages s'effondrent par manque d'entretien et manque de suivi, bref par une politique de négligence qui malheureusement tue une population innocente et fragile en particulier les femmes, les enfants et les vieillards.

La LDDH demande aux Ministères concernés, et saisit en particulier le Ministère de l'Intérieur pour qu'une solution rapide soit trouvée et que nos concitoyens déplacés à l'étranger puissent regagner leur foyer.

La LDDH est très inquiète des ravages de la sécheresse et insiste sur la bonne répartition des aides et des dons et sur le contrôle réelle de la distribution des vivres afin d'éviter tout détournement au profit personnel et /ou organisé.

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LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOEL ABDI Jean Paul

NOTE D'INFORMATION N° 17/LDDH/2000

Pourquoi le Gouvernement harcèle-t-il
avec acharnement M. Moumin Bahdon ?

Un cas de l'absurde logique, celle de la dictature

I Portrait de M. Moumin Bahdon Farah
Propos recueillis par la LDDH


Après le départ d'Ali Aref Bourhan, Président du Conseil de Gouvernement, la direction du Parti la LIGUE POPULAIRE AFRICAINE pour l' INDEPENDANCE (LPAI) dont j'étais le vice - Président, m'avait désigné pour assurer le portefeuille de ministre de l'Intérieur, des Postes et Télécommunications le 29 juillet 1976 dans le gouvernement de transition formé par M. Abdallah Mohamed Kamil.
Cette désignation était due uniquement à ma parfaite connaissance de l'Administration et j'avais une mission précise mais combien difficile et complexe puisqu'une bonne partie de mes prérogatives était encore dans les mains du Haut Commissaire chef du Territoire.
Cette mission était : la préparation du Référendum sur l'Indépendance du pays et les élections de l'Assemblée Constituante, celui de les réaliser dans la paix et la stabilité ; alors qu'une bonne partie de la population du Nord était hostile. D'ailleurs une majorité de jeunes de cette ethnie devrait quitter le pays vers la région voisine Afar de l'Ethiopie et former le MPL.
Dieu merci de m'avoir aidé à accomplir cette noble mission le 8 mai 1977 à la satisfaction totale de toutes les parties concernées, et celle d'avoir réussi à concilier la concorde, la stabilité politique et les intérêts des djiboutiens tout en favorisant l'amitié avec la France, qui d'ailleurs devait nous assister à combler le manque de technicité.

C'est ainsi que l'Indépendance est proclamée le 27 juin 1977 à 00h00.

Dans la nouvelle équipe gouvernementale, qui a été constituée, j'ai conservée même poste afin d'organiser le ministère et l'adapter aux réalités d'un Etat indépendant et de contenir, toutes les structures nécessaires à un département aussi important, digne du nom de Ministère de l'Intérieure.

Je précise que j'avais créé une nouvelle réorganisation pour ce qui concerne l'Office des Postes et Télécommunications " La Société des Télécommunications Internationales de Djibouti " en cédant 25 % de son capital à une Société française et dont les biens faits de ce secteur vital de l'économie des services puissent se développer rapidement.

Le 2 octobre 1978, j'étais appelé à la charge du ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, qui en vérité avait besoin d'un véritable remodelage .
La Planification, qui était rattachée à la Présidence, avait élaboré la première Loi d'Orientation Economique du pays. Le gouvernement décida en1981 d'organiser une Conférence des donateurs qui se tiendrait vers avril 1982 et confia cette préparation au département de la Planification de la présidence.

A l'approche de la date fixée, le gouvernement a constaté que rien n'a été préparé, par la suite de ce constat, le gouvernement a demandé au Président de la République de confier la préparation et l'organisation au Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération en lui accordant un délai d'un an.

J'ai réuni à plusieurs reprises l'ensemble du personnel de mon département ministériel et celui de la planification. Après avoir abouti à un accord commun sur les objectifs a atteindre, nous nous sommes mis à l'œuvre.

Trois mois avant le délai qui m'était imparti, j'ai présenté l'ensemble des documents et le rapport final que nous devrions présenter devant les bailleurs de fonds et aux différents gouvernements sollicités. Après une semaine d'études le gouvernement adopta et fixa la date de la tenue au 23 avril 1983, cette période de trois mois, me permettait de lancer les invitations, de sensibiliser et de procéder à l'organisation matérielle.

La Conférence des Donateurs s'est tenue à Djibouti avec la participation de tous les invités, et elle a été un vrai succès.

L'année suivante, nous avons connu une importante aide due aux résultats de la Conférence des donateurs mais parallèlement la corruption prenait les pas.

Et pour faire face à cette maladie, j'avais dénoncé publiquement et devant l'Assemblée Nationale réunie en séance plénière la corruption en 1986, fort applaudi par les députés; mais il faut reconnaître que ma prise de position avait mécontenté bon nombre des membres du gouvernement et surtout, le Premier Ministre, le Président de la République et son Cabinet en me reprochant, que mon intervention était belle et bien déplacée et c'est par là que commerça une lutte intense et sans nom.

La sous région avait connu une sécheresse dans les années 1984-85-86, pour faire face, l'Assemblée générale des Nations Unies avait adopté sur proposition des pays de la sous région une Résolution afin de créer une Organisation comme celle créée par les pays du Sahel.

Lors de l'Assemblée générale de 1986, j'ai effectué des démarches auprès de mes collègues des pays de la sous région : Ethiopie - Kenya - Ouganda - Somalie - Soudan pour que le siège de cette organisation soit à Djibouti, ce qui fut le cas.

Le département des Affaires Etrangères et de Coopération s'est mis au travail pour préparer un projet de Statut ainsi que l'objectif de cette nouvelle organisation sous régionale.

Le cabinet du Président était défavorable aux dépenses que Djibouti devait engager afin de lancer une invitation aux pays membres, aux niveaux des experts, des ministres et des chefs d'Etats ou Gouvernement. La tenue des réunions a eu lieu et l'ensemble des Chefs d'Etats ou de Gouvernement ont pris part au Sommet et adoptèrent solennellement le document créant l'IGAD.

Pour la première fois, l'image de Djibouti et de son Chef d'Etat fut apprécié par la communauté internationale et régionale.


Malgré la position négative de la Présidence à faire face à la corruption galopante, j'ai continué à dénoncer à chaque occasion devant l'Assemblée Nationale et les congrès du Parti au pouvoir en ma qualité de Secrétaire général jusqu'au jour ou le Président de la République est sorti de sa réserve en 1992 pour me répondre et dire ce qui suit " Les critiques du Secrétaire général sur la corruption ne sont pas justifiées car on détourne chez nous quelques millions alors qu'on détourne en Europe des milliards. "

La situation financière du pays devenant critique le pays fait appel au Fond Monétaire International en 1994. Le retard de salaire, la réduction des salaires, les propositions de Loi, puis les grèves et enfin la répression policière ont remplacé le havre de paix que connaissait Djibouti.

En tant que Ministre de la Justice, j'ai présenté à l'Assemblée Nationale des Textes juridiques d'une grande importance et rendus nécessaire par les dispositions de la nouvelle Constitution tels que : le Code Pénale, le Code de Procédure Pénale, réorganisation, la Loi Organique sur le Statut des Magistrats (cette Loi Organique après son adoption par les membres de l'Assemblée Nationale n'a pas été promulguée par le Chef de l'Etat, conditionnant ainsi les juges à rester dans la soumission la plus totale).

En février 1995 alors que je me trouvais au ministère de la Justice, la police se permet à 3h00 du matin d'arrêter à leur domicile, la direction du syndicat des enseignants aux nombres de 13 personnes. Trois jours plus tard, le Premier Ministre me demande de juger ces enseignants sévèrement.

Contrairement à cette demande, j'ai décidé qu'on applique strictement la Loi. Celle ci a donné raison aux Détenus qui sont immédiatement relâchés, et j'ai alors adressé une lettre au Ministère de l'Intérieur pour qu'il inflige des sanctions aux policiers qui ont violés les domiciles de ces enseignants.

Ainsi l'escalade à mon égard a commencé jusqu'à mon éviction du gouvernement en mars 1996 puis ma condamnation, le 7 août 1996 avec six mois de prison ferme et cinq ans de privations des droits civiques, suivis d'un contrôle avec toutes les techniques policières ; surveillance de ma résidence, écoutes téléphoniques, filiations etc…et ceci depuis ma sortie de la prison y compris le refus des soins médicaux à l'étranger avec la confiscation arbitraire de mon passeport par les autorités.

Pire encore, et avec des procès fallacieux, je suis régulièrement traîné devant les officiers de la Police judiciaire, le Parquet, pour être ensuite et à chaque fois condamné à des peinés de prison avec sursis.

II. Observation :

Nous avons l'impression, que la continuité des actes de rétorsions et de persécutions s'incruste encore et davantage dans l'absurde de la logique : celle de la dictature. Plus d'un an après le départ de l'ancien chef de Gouvernement, les mêmes méthodes de rétorsions et de percutions persistent, et continuent.

III.Repères chronologiques des procès politiques
Intentés contre M. Moumin Bahdon

A l'encontre de l'ancien Ministre et parlementaire M.Moumin Bahdon Farah, Président du (GDR) Groupe pour la Démocratie et République et membre du Haut Conseil de l'Opposition Djiboutienne Unifié (ODU).

22 Avril 1996 Officialisation de la création du Groupe pour la Démocratie et la République (GDR).


12 Mai 1996 Trois magistrats du siège sont écartés brutalement de la magistrature en violation aux articles 71,72,73, de la Constitution.

22 Mai 1996 Exclusion du Parti RPP par simple note du Président GOULED de cinq membres influents du Parti R.P.P. dont Moumin Bahdon Secrétaire Général fondateur du R.P.P.

25 Mai 1996 Communiqué de presse des cinq personnalités exclus du Parti mettant en cause la décision illégale et arbitraire du Président du Parti M.GOULED, avec les termes suivants : " Le Président règne par la force et la terreur, tout en bafouant la Constitution ".

Du 9 au 11 juin 1996 Première enquête de la gendarmerie des personnalités exclues du Parti, avant la levée de l'immunité parlementaire de trois députés dont M. Moumin Bahdon.

15 Juin 1996 Autorisation de la levée de l'immunité parlementaire par le Bureau de l'assemblée Nationale incompétent pour l'autorisation des poursuites et d'une manière illégale et anticonstitutionnelle de trois Députés avec le chef de file le Président du G.D.R. M. Moumin Bahdon pour une soi-disant offense au chef de l'Etat.
Importante manifestation pacifique de soutien et de solidarités aux trois députés du G.D.R. en face de l'Assemblée Nationale. Cette importante manifestation a été fortement réprimée par les forces de Police.
Communiqué de presse, par le Secrétaire du Bureau de l'Assemblé Nationale, mettant en cause et accusant " la manière d'une prise à la hâte et d'une manière arbitraire " tout en refusant le droit à la défense lors de la levée de l'immunité parlementaire des trois Députés.

18 Juin 1996 Création de la Coordination de l'Opposition Djiboutienne (C.O.D.) entre le G.D.R. et le P.N.D. et le F.U.O.D.

9 Juillet 1996 Enormes manifestations de soutien au cinq personnalités dans la rue de la capitale jusqu'au Palais de Justice contre la parodie de Justice du procès d'assassinat politique.

31 Juillet 1996 Décision du Conseil Constitutionnel condamnant la levée de l'immunité parlementaire. Le Conseil Constitutionnel constate l'inexistence d'une Résolution et déclare que la Décision du Bureau de l'Assemblée Nationale sur la levée de l'immunité parlementaire est anticonstitutionnelle

7 Août 1996 Condamnation illégale et anticonstitutionnelle de cinq personnalités politiques à 6 mois de prison ferme, mais surtout à cinq ans de privation des droits civiques pour un " soit - disant délit " : il s 'agit de :
- Monsieur le Député MOUMIN BAHDON, président du G.D.R.
- Monsieur le Député ALI MAHAMADE HOUMED
- Monsieur le Député AHMED BOULALEH
- Monsieur ISMAEL GUEDI HARED
- Monsieur ABDILLAHI GUIRREH RAYALEH

17 Novembre 1996 La Cour Suprême a tout simplement confirmé l'arrêt de la
Cour d'Appel sans tenir compte de l'inconstitutionnalité de cet arrêt.

6 Mai 1998 La gendarmerie se rend au domicile du Président M.MOUMIN et l'embarque sans ménagement et sans mandat d'arrêt, le retenant dans les locaux de 12h30 à 22h15 pour une confrontation avec une personne qui en fait résidait en Ethiopie


7 mai 1998 Le Président MOUMIN BAHDON comparaît devant un juge d'instruction pour une nouvelle affaire de financement du Frud sud avec pour témoin une personne de nationalité éthiopienne et qui a été ramenée d'Ethiopie pour la circonstance.


13 Mai 1998 Le Président MOUMIN se présente pour la deuxième fois devant la Cour d'Appel. La Cour après avoir constaté qu'elle n'avait pas été saisie de manière régulière, décide de renvoyer sine die, l'affaire des " deux défenses d'éléphants ". Il va s'en dire que la Cour a été certainement préoccupée des nullités de procédure ainsi que le vide totale de ce dossier.
Dans la nuit du 13 mai 1998, une balle est tirée à partir d'une voiture à 20h20 sur son domicile de M.MOUMIN BAHDON, d'après les témoins cette voiture est une Land - Cruiser blanche, toute neuve, ayant la forme d'une fourgonnette à trois portes et sans plaque 'immatriculation.
L'enquête a été remis à la Brigade Criminelle de la Police et encore classé sans suite.

17 Août 1998 Ordonnance de main levée du contrôle Judiciaire

3 Septembre 1998 M. MOUMIN BAHDON et M AHMED BOULALEH sont auditionnés par le Procureur de la République pour un soit disant " Coup d'Etat ".

5 Septembre 1998 Première audience de la Cour Correctionnel pour un soit disant " Coup d'Etat "

12 Septembre 1998 Deuxième audience de la Cour Correctionnel pour un soit disant " Coup d'Etat " MM. MOUMIN BAHDON et AHMED BOULALEH La Cour, les a condamné à un an de sursis et 1.000.000 FD
d'amende.


1 Octobre 1998 Passeport confisqué par la police de l'air et des frontières (PAF) après avoir enregistré ses bagages et en possession de sa carte d'accès à bord AIR
FRANCE et ceci sans aucune justification, d'une manière vulgaire et
humiliante.

19 janvier 2000 La Cour d'Appel, a tous relaxé après deux reports en 1999,
reconnaissant par là l'absence totale de toutes preuves matérielles car les faits reprochés sont inexistants et le soit disant " Coup d'Etat de la nuit du 15 au 16 Août 1998 " n'était qu'une pure invention du Chef du Gouvernement et de son équipe afin d'assurer et d'asseoir la succession présidentielle. Ce jugement à la Cour d'Appel est le premier dans les annales des procès politiques depuis notre indépendance.

15 avril 2000 La condamnation par contumace du Tribunal de 1er Instance à six mois
de prison avec sursis, alors que M. Moumin et cinq autres personnalités de sa famille n'étaient pas présent à l'audience pour une affaire concernant le FRUD SUD, dont l'appartenance avait été revendiquée par le Président du FRUD M. Dini.

17 avril 2000 M. Moumin Bahdon et les cinq autres personnalités de sa famille ont fait
opposition au jugement du tribunal de 1er instance qui les avaient
condamnés par contumace.

19 juin 2000 Convoqués par la Cour d'Appel, son Président a déclaré dès l'ouverture de
l'audience que la convocation était une erreur et qu'ils seraient convoqués ultérieurement

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LE RENOUVEAU


N° 366 du Jeudi 29 Juin 2000

ENVIRONNEMENT URBAIN

INCENDIE A BALBALA


Un incendie lourd de conséquences a touché samedi dernier au soir le Quartier Tranche 3 de Balbala, au 4ème arrondissement. Le sinistre s'est déclaré aux environs de vingt-et-une heures trente minutes dans un pâté de maisons en planches et tôles galvanisées. Aggravé par un vent perceptible depuis l'après-midi sur le plateau de Balbala, le feu s'est vite propagé, atteignant tout le voisinage de la maison où il s'est allumé.
Surpris pour la plupart d'entre eux dans leur sommeil, les habitants ont été pris de panique. Ils ont dû quitter dans la débandade leurs pénates. Heureusement, les riverains leur ont porté secours, les aidant à évacuer les lieux et à sauver ce qui pouvait l'être. De même, ils ont rapidement alerté les pompiers.
Lesquels, démunis et démoralisés par les retards de solde excessifs, sont arrivés en retard avec leurs modestes moyens et ont dû lutter plusieurs heures durant pour maîtriser le feu. Ils ont finalement pu venir à bout du sinistre à force d'acharnement.
Il n'empêche que l'incendie a provoqué mort d'homme, emportant à jamais une fillette de 13 ans, Hibo Elmi Askar, surprise dans son sommeil. Membre d'une famille nombreuse, ses parents (elle vivait chez sa tante paternelle Hawa Askar) ne se sont pas aperçus de son absence lors du sauve-qui-peut. Elle est tragiquement décédée, brûlée vive.
Meurtrier, le sinistre s'est également révélé très destructeur puisqu'il a ravagé pas moins de dix-sept habitations. Toutes ont été consumées par le feu, sauf l'une dont il subsiste quelques éléments.
Sur les causes de l'incendie, rien de précis n'est encore déterminé. Les habitants concernés ne semblent pas en mesure de dire ce qui a réellement provoqué le drame. " Nous nous sommes réveillés dans les flammes ", répètent-ils invariablement. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il suffit de peu de choses pour que nos masures de planches et tôles galvanisées s'enflamment. Surtout en cet été caniculaire où l'on voit poindre le vent de khamsine.
C'est donc tout un quartier qui s'est retrouvé précipité dans la deuil et la désolation, submergé par les cendres et les odeurs du brûlé. Ce sont surtout dix-sept familles qui se retrouvent sinistrées, privés de leurs maigres biens et de leurs abris.
Les victimes n'ont enregistré aucun secours autre que la très modeste solidarité des leurs et de leurs voisins. Aucune aide (en dehors d'un peu de vivres venant de l'ONARS) n'est venue des pouvoirs publics. Le ministère de l'Intérieur et le district de Djibouti (dont relève administrativement le quartier touché) brillent par leur défaillance. " Nous voilà sans biens ni assistance ", murmure une mère de famille, les larmes aux yeux, au milieu de son abondante progéniture dont les frêles corps sont déjà marqués par l'épreuve.
Où est donc l'Office National d'Assistance aux Réfugiés et Sinistrés (ONARS) ? Qu'est-ce qu'il attend pour réagir et assister ces sinistrés comme il se doit ? Y a-t-il sinistrés et sinistrés ? Les magasins se seraient-ils déjà vidés ?
En tout cas, les victimes du feu de Balbala attendent toujours. Dans la douloureuse et insoutenable situation des sinistrés sans assistance. Dans le sort des laissés-pour-compte de toujours.
A suivre
SPORT

FOOTBALL : LA FRANCE REALISE LE DOUBLE

Oui, la France a remporté le championnat d'Europe, doublant ainsi son prestigieux titre de championne du Monde de celui très prisé de championne d'Europe.
C'était dimanche soir au terme d'un match de haut niveau contre l'Italie. Les Français, qui étaient donnés favoris, n'ont pas démarré en trombe. Ils ont même paru flotter les premiers instants. Mais très vite, en grande équipe, les Bleu Blanc Rouge ont trouvé leurs marques, imprimant leur dynamique à la partie. Ni les occasions ni la volonté de les transformer ne manquaient.
Mais les Italiens et leur grand (par la taille mais aussi par la qualité) gardien de but verrouillaient leur lucarne. Mieux, ils ouvraient la marque avec leur attaquant de pointe à la 55ème minute du jeu. Les Français accusèrent le coup quelque peu mais repartirent à l'offensive de plus belle. D'autant plus fort que les footballeurs italiens sont réputés pour la solidité de leur défense. Carte d'ailleurs largement utilisée par l'équipe italienne qui a joué à fond le verrouillage. Déjouant jusqu'à la fin le forcing français. De sorte qu'une victoire italienne par un but à zéro se profilait, devenant plus certaine au fil des minutes qui s'égrenaient.
Le temps officiel du match se terminait d'ailleurs par ce score de un à zéro favorable à l'Italie. Les supporters italiens présents au stade s'apprêtaient à donner libre cours à leur joie. A l'instar de toute l'Italie, pays de football où le ballon rond est loin d'être un sport comme un autre.
C'est dans cette ambiance lourde de fin de match que la situation sera bouleversée. Comme cela, d'une seconde à l'autre. La France marquant le but égalisateur trente secondes avant la fin du temps de récupération par Victor Wiltor, joueur d'origine africaine entré en deuxième période. Soulagement dans les rangs français. Les hommes de Zinedine Zidane écarteront ainsi une épée de Démocles sur le point de s'abattre. Prolongation, qui tournera rapidement à l'avantage des Tricolores qui, à la 7ème minute, logeront la balle au fond du filet italien par une action magistrale du franco-argentin David Trezeguet,. Instantanément, l'Italie sera tétanisée, pulvérisée, par ce que l'on appelle le but d'or depuis la réforme de la réglementation internationale du football en matière de prolongations. La France gagnera. Le dépit changera de camp. La joie aussi.
La France n'aura plus qu'à s'adonner à la fête. Grandiose fête qui commencera immédiatement au stade d'Amsterdam et sur les ondes de RFI où les journalistes sportifs français chargés du commentaire direct se laisseront aller à la joie. Jacques Chirac et Lionel Jospin, présents à la tribune, retrouveront le sourire et salueront à l'unisson le " génie extraordinaire des footballeurs tricolores ".
Partout en France, les rues seront envahies par une foule en liesse. Partout les coeurs battront au même rythme de la victoire méritée.
Encore une fois, donc, après cet historique Mondial de juillet 1998, la France est victorieuse. Pas la France minoritaire des petits esprits frileux et du repli sur soi. Mais la grande France, celle des Lumières et des Droits de l'Homme, la France plurielle, métissée, la France des temps modernes. La douce France de tous ses fils et filles aux couleurs multiples. Cette France riche de sa diversité acceptée, source de fabuleux exploits.
Belle victoire. Belle expérience.
Félicitations aux doubles champions du Monde et d'Europe.

CIVISME

LE COMMISSAIRE DE LA REPUBLIQUE CHEF DU DISTRICT DE DJIBOUTI, DAHER ISMAEL KAHIN DIT CHIDEH REPOND


Nous publions côte à côte, par souci de transparence, notre lettre ouverte de la semaine dernière au Chef du district de Djibouti, Monsieur Daher Ismaël Kahin, dit Chideh, et la réponse qu'elle a suscitée de sa part.

" Monsieur,
Tant sur le fond que dans la forme l'éditorial ainsi que votre lettre ouverte publiée à la page 4 de votre hebdomadaire le Renouveau n° 365 du jeudi 29 juin 2000 sont particulièrement calomnieux à mon égard et révèlent au grand jour votre état d'esprit particulièrement dangereux qui semble résulter d'une manipulation grossière par des individus suffisamment lâches pour se cacher derrière votre plume.
Sur le fond, votre affirmation relative à mon terrain à Balbala est non seulement fausse et