A.R.D.H.D Bulletin 07
Toutes les informations des journaux,
des associations et des opposants djiboutiens
diffusés 'en temps réel'
.

Du 29/07/00 au 4/08/00

LE RENOUVEAU
LA L.D.D.H.

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SOMMAIRE N° 7 du 29 juillet au 4 août 2000
- UN NOUVEAU MEURTRE GRATUIT COMMIS PAR LES SUBORDONNES DE M GUELLEH

25/07 (LOI) Le FMI a débloqué la deuxième tranche des facilités accordées à DJIBOUTI

LE RENOUVEAU N° 368 24/07 Letter from the SNA Chairman, Hussein Mohamed Aideed,
to Djibouti President Ismael Omar Gelleh
(Source IRIN)
30/07 Vers une réduction sensible de l'aide française au régime dictatorial de M. Guelleh ?
30/07 Chehem DAOUD, Vice-Président du FRUD rentrerait bientôt à Paris.

01/08 Dure réalité d'une évolution d'une société humaine, qui, en passant, doit nous questionner nous, Européens ....

L'HOMME DE LA SEMAINE
Le responsable qui commandait les forces de police et qui a donné l'ordre de tuer"gratuitement"
Daher GUEDI FOUREH, le 24 juin 2000 vers 6h00 du matin

Tchad-Cameroun :
Pour qui le pétrole coulera-t-il ?
(FIDH)

COURRIER DES LECTEURS
nous reprenons de façon anonyme en général (pour garantir la sécurité des auteurs)
le contenu intégral des lettres qui nous sont adressées.
Pour éviter toute polémique nous avons volontairement choisi de ne pas répondre aux critiques.

Nous publierons en revanche les messages des lecteurs qui souhaitent répondre.
L'ARDHD n'assume aucune responsabilité quant au contenu des messages de cette rubrique.
L'ARDHD rappelle qu'elle ne soutient aucune action politique, ni aucun parti
et qu'elle milite exclusivement en faveur de la Paix et des Droits de l'Homme.

01/08 Dure réalité d'une évolution d'une société humaine, qui, en passant, doit nous questionner nous, Européens ....

Les péripéties et les retournements auxquels nous habitue depuis quelques temps la Conférence de Djibouti sur une possible réconciliation du peuple somalien me conduisent à quelques réflexions, en particulier en rapport avec les quelques souvenirs que ce pays et Djibouti ont inscrit dans ma mémoire.

Le président du SNA, M.Aideed, déclare sa reconnaissance au peuple de Djibouti et cela me remémore les enfants que j'avais la joie de former (à ma modeste échelle !), lors de cours du soir à Djibouti en 1976. Certains avaient la passion d'apprendre le français et me rapportaient des journaux de Somalie, comme s'il s'agissait d'un échange silencieux. L'une de ces feuilles d'info s'appelait, je m'en rappelle toujours, "xiddigta octoober", en référence à la révolution somalienne de 1969. D'autres enfants se montraient fiers, arborant un tea-shirt, à l'effigie du nationaliste djiboutien Mahamoud Harbi. A cette époque, où le combat pour l'indépendance de Djibouti se déroulait et où les enfants portaient haut le flambeaux de leurs aînés : que de temps a passé !!

Aujourd'hui, c'est le peuple de Djibouti, enfin réuni sous la bannière d'un état dont la constitution se maintient contre vents et marées, qui soutient la volonté d'un peuple à se reconstituer, à dépasser, si ce n'est pas à oublier la guerre civile qui ravage ce pays jusqu'à en faire disparaître l'état (il n'y a pas d'équivalent, à ma connaissance, dans le monde).

Dure réalité d'une évolution d'une société humaine, qui, en passant, doit nous questionner nous, Européens, sur l'idée que rien n'est jamais acquis, que tout peut basculer. Mais aussi, que la vie sociale est un long combat, qu'on ne doit jamais abandonner.

Mais, revenons à ces enfants djiboutiens. Quels liens, me direz-vous, entre cette volonté d'apprendre le français et, dans le même temps, d'exprimer ses sentiments de liberté ?
Simplement parce que la langue française était reconnue comme un formidable outil de libération, d'expression dans le coeur de ces gamins.


C'est une formidable leçon, pour moi devenu adulte.

Mais quel décalage, j'ose même dire, quel gaspillage, à la vue de ce que sont devenues nos relations avec le peuple somalien et le peuple djiboutien. Dans le premier cas, rien, si j'en observe la presse, principalement anglophone, qui suit ce dossier.
Dans le deuxième, un simple discours convenu, quasi-honteux, sécuritaire et défensif sur l'existence d'une base militaire, dont jamais aucune réflexion, en France, sur les raisons d'avoir un tel dispositif, n'est jamais abordée (sauf sous l'angle "position stratégique", expression fourre-tout du politiquement correct). Quant au peuple djiboutien, c'est à se demander si nos dirigeants ont intégré ce facteur dans leur processus de pensée unique.


Alors, chiche, Messieurs les décideurs, une vraie réflexion, voire même -on peut rêver !- un débat de fond sur la Corne de l'Afrique et sur nos relations avec les peuples qui la constituent.

Ou alors, qu'il soit publié officiellement, que le peuple français abandonne le peuple somalien. Ce serait dommage mais, à mon humble avis, ce serait en tout cas, plus clair, plus courageux et moins hypocrite que le silence assourdissant de nos autorités sur la Somalie.

Longue vie à votre journal, devenu bulletin,

amitiés,

Patrick Falcou

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REVUE DE PRESSE ET NOUVELLES BRÈVES

29/07 OUVERTURE D'UN NOUVEAU SITE DEDIE A LA CULTURE AFAR



Ce nouveau site est à découvrir absolument, d'abord en raison de la qualité de sa présentation, mais surtout parce qu'il est extrêmement complet et qu'il couvre de nombreux aspects depuis la culture AFAR jusqu'à l'actualité.


Bravo aux concepteurs :

"Le site Web de la culture afare est une initiative privée à titre non lucratif, il n'est liée à aucun parti ou organisation politique. Il se veut un lieu chaleureux et accueillant pour quiconque veut savoir un tant soit peu sur le peuple Afar.

Répartis sur un territoire dénommé "triangle Afar " dont les trois sommets sont l'île Dahlak, le village d'Awashe et Ras-Bir, les Afars vivent aujourd'hui dans trois pays différents : Djibouti, Erythrée et Ethiopie. (...) "


www.stas.net/afar

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25/07 LE FMI DEBLOQUE 3,6 millions $ en faveur de Djibouti

Selon la Lettre de l'Océan Indien, le FMI a débloqué 3,6 millions $ le 25 juillet en faveur de Djibouti. Il s'agit de la deuxième tranche. La première avait été versée en Octobre 99.

Espérons que cette somme permettra de régler les salaires des fonctionnaires de l'Etat !!

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SOMALIE : Des agents humanitaires enlevés à Mogadiscio

Des hommes armés non identifiés opérant dans le sud de la capitale somalie,
Mogadiscio, ont enlevé une Française et un Britannique travaillant pour
l'ONG, Action contre la faim (ACF), a informé IRIN mercredi, une
porte-parole de l'agence. Cette porte-parole, Béatrice d'Ervau, a annoncé
que les deux personnes avaient été kidnappées dans la nuit du 25 au 26
juillet. 'Action contre la faim fait tout ce qui est en son pouvoir pour
obtenir leur libération. Elle demande à ceux qui les détiennent de relâcher
les membres de son équipe le plus rapidement possible.'


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BRUITS ET RUMEURS

30/07 Vers une réduction sensible de l'aide française au régime dictatorial de M. Guelleh ?

Selon des sources bien informées, un certain nombre de députés PS prépareraient un texte pour réduire de façon très sensible l'aide qui est accordée par la France au régime dictatorial de Djibouti. Cette réduction serait motivée par les nombreuses violations des Droits de l'Homme commises par le Président Guelleh. Une diminution de la présence militaires françaises serait aussi à l'étude.

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30/07 ADOUANI, le terroriste serait arrivé à TUNIS.

Il semblerait que le terroriste Adouani soit arrivé finalement en Tunisie. Nous espérons que les justices françaises et allemandes vont lancer un mandat d'arrêt contre lui et que ce mandat soit suivi d'effet, compte-tenu des relations privilégiées entre la Tunisie et l'Union Européenne. Sinon il y aurait véritablement des questions à se poser !!!

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30/07 Chehem DAOUD, Vice-Président du FRUD rentrerait bientôt à Paris.

On nous informe que M Chehem Daoud pourrait rentrer en France le 15 août. On dit qu'il est très déçu par l'attitude de Monsieur Guelleh, qui n'aurait donné aucune suite aux accords de Paris et qui serait plus préocuppé de la Somalie que des affaires de son propre pays.

 

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LE RENOUVEAU

N° 368 du Jeudi 20 Juillet 2000

SANTE

LE CHOLERA FAIT RAGE

Une épidémie de choléra sévit de nouveau sous nos cieux. Elle a touché, selon les statistiques officielles fournies par les autorités sanitaires, quelque quatre cents personnes depuis le 1er juin 2000. Pas moins de plusieurs dizaines (une cinquantaine) de personnes sont hospitalisées sous les tentes spécialement installées à l'hôpital général Peltier à des fins de mise en quarantaine.
Ce n'est point d'ailleurs la première fois qu'une telle épidémie se déclare sur le sol national et fait des ravages, c'est la énième fois. La première épidémie se manifestait durant l'été 1993. Le gouvernement tentait alors de taire le drame et faisait mentir ses médecins sur les ondes et les antennes de la Radio Télévision de Djibouti. C'était sans compter avec la vigilance du sérieux Renouveau qui révélait le scandale. Obligeant le régime à reconnaître l'existence de l'épidémie et à prendre les dispositions nécessaire pour y faire face.
D'autres épidémies du même genre se déclareront par la suite, faisant craindre chaque fois le pire. Appel à l'aide internationale sera souvent lancé, auquel la France, pour ne citer qu'elle, répondra avec l'envoi d'une équipe spécialisée dotée de ses moyens d'action.
Aujourd'hui, été 2000, sept ans après la première épidémie, le même phénomène cholérique se manifeste à une échelle inquiétante.
Pourquoi donc ces épidémies de choléra à répétition ? Telle est la question qui vient naturellement à l'esprit des Djiboutiens et Djiboutiennes.
C'est la dégradation généralisée à l'œuvre dans notre pays qui explique ces épidémies d'un autre âge. C'est la régression qui en est responsable. L'environnement urbain s'est beaucoup détérioré. Les ordures ménagères s'amoncellent partout, les eaux usées débordent dans les artères de la capitale comme dans les quartiers populaires et populeux, les canalisations censées évacuer les eaux pluviales sont devenues de véritables cloaques. En somme, l'hygiène du milieu s'est gravement dégradée, favorisant toutes sortes de maladies.
Autre facteur de risque, la misère, liée à la crise politico-économique, affecte sérieusement le corps social. Elle sévit parmi les couches populaires, se répercutant négativement sur l'hygiène et la nutrition familiales. Il en résulte un affaiblissement sanitaire général qui prédispose aux maladies.
Voilà pourquoi des maladies anachroniques comme le choléra refont leur apparition et nous menacent dangereusement. Voilà pourquoi les épidémies se multiplient. Voilà comment notre avenir est hypothéqué par la mal-gouvernance.
A suivre.

COMMEMORATION

LA FRANCE FETE LE 14-JUILLET

Vendredi 14 juillet 2000 dernier a marqué la commémoration de la prise de la Bastille en 1789 à Paris et de la Révolution française dont cet événement constitue l'un des moments forts. Les Français ont, comme d'ordinaire, célébré cette fête nationale avec l'éclat qu'elle mérite. Un éclat d'autant plus fort cette année que la fête survient, comme en 1998 avec le Mondial, quelques jours après la victoire mémorable de l'équipe française de football en championnat d'Europe. C'est donc une France championne du Monde et d'Europe, une France ayant réalisé le doublé comme rarement une équipe nationale dans l'histoire du ballon rond, qui a commémoré une Révolution dont le retentissement allait être universel de par les valeurs et idéaux qu'elle mettait en avant : liberté, égalité, fraternité, progrès, etc.
A l'intérieur de l'Hexagone, défilé militaire, réceptions officielles et autres réjouissances populaires ont marqué l'anniversaire.
De même, à l'extérieur des frontières nationales, c'est-à-dire à l'étranger, l'événement n'est pas passé inaperçu. Bien au contraire. Diplomates et résidents français se sont mobilisés pour fêter le 14-Juillet, en présence de leurs invités autochtones et étrangers. En République de Djibouti, sous nos cieux, la célébration a pris un relief particulier comme chaque année. Une prise d'armes des Forces françaises stationnées à Djibouti a somptueusement salué cette date historique, suivie d'une grande réception vendredi 14 juillet 2000 au soir de 19 h à 21 h, dans le jardin de la résidence de France en bordure du Boulevard de la République.
C'est devant une assistance venue nombreuse de Français (civils et militaires), de Djiboutiens (civils et militaires, opposants et membres du régime) et d'amis étrangers résidant sur le sol djiboutien (diplomates et autres), que l'ambassadeur de France en République de Djibouti, Son Excellence Monsieur Patrick Roussel, a ouvert la cérémonie par les hymnes nationaux djiboutien et français, exécutés avec brio par un détachement de légionnaires de la célèbre 13ème DBLE. Passant à l'allocution, Son Excellence Monsieur Roussel, devait d'abord rappeler la joie habitant les Français après leur victoire en championnat d'Europe de football, puis certains événements majeurs survenus depuis le 14 juillet 1999.
Il a notamment évoqué le sommet Europe-Afrique du Caire, le Coup d'Etat militaire en Côte d'Ivoire, le sommet Union Européenne-pays ACP à Lomé au Togo. Il a souligné la neutralité exemplaire de la France lors du coup d'Etat ivoirien qui a renversé le président Henri Konan Bedié : la France n'est pas intervenue (et n'interviendra plus, s'entend) pour sauver un pouvoir dont le peuple ne veut plus.
Concernant les relations franco-djiboutiennes, l'ambassadeur a rappelé la profondeur et l'ancienneté des liens unissant nos deux peuples. Il a ensuite salué l'accord-cadre de Paris entre le FRUD du président Ahmed Dini Ahmed et le gouvernement, et s'est félicité des négociations en cours pour sa mise en œuvre. Il a, par la même occasion, rappelé le soutien de la France à cet accord et sa disponibilité à contribuer à la réconciliation nationale qu'il a scellée.
De même, évoquant la conférence d'Arta, il a réitéré le désir ardent de la France de voir le peuple somalien se réconcilier et l'Etat somalien renaître solidement de ses ruines.
L'allocution terminée, la réception s'est poursuivie, alimentée par les conversations chaleureuses entre convives comme par les boissons et autres plats concoctés avec beaucoup de goût par le couple Monsieur et Madame Roussel. L'ambiance étant bon enfant et la gaieté sur tous les visages.
La cérémonie s'est achevée vers vingt-et-une heures. Avec le sentiment partagé d'une soirée réussie.
Lire ci-après le discours de l'Ambassadeur de France :

DISCOURS DE L'AMBASSDEUR DE FRANCE EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI, S.E. MONSIEUR PATRICK ROUSSEL, A L'OCCASION DE LA FETE DU 14 JUILLET
"

Ma femme Isabelle et moi sommes heureux de vous accueillir à la résidence de France, en ce soir du 14 juillet, fête de la liberté. Merci d'être venus très nombreux, malgré la chaleur, pour fêter ensemble ce 211ème anniversaire de la prise de la Bastille, autour de quelques produits qui nous rappellent, dans la Corne d'Afrique, la douceur de notre terroir.
L'année 2000 n'est pas sans rappeler l'année 1998 : comme il y a deux ans, la célébration du 14 juillet intervient quelques jours après la victoire de l'équipe de France de football, dans la coupe d'Europe, cette fois-ci. Nous avons retrouvé une part de cette émotion qui périodiquement nous submerge, et périodiquement nous réunit par-delà les clivages des conventions sociales. Si le foot peut ainsi, de temps à autre, contribuer à rendre notre pays plus chaleureux, plus fraternel et plus ouvert à l'égard de ses minorités, alors, sportifs ou tranquilles, c'est pour nous une raison supplémentaire de crier " Vive les bleus ! ".
Cette première année du nouveau millénaire a bien sûr été riche en événements qui ont marqué l'Europe et l'Afrique, la France et Djibouti. Compte tenu de la chaleur, je me bornerai à en citer quelques-uns.
Le sommet du Caire, au début du mois d'avril, entre l'Europe et l'Afrique, a inauguré une nouvelle forme de dialogue entre les deux continents. La France a joué un rôle important pour en favoriser l'ouverture, un temps compromise par la question sahraouie. A l'image du sommet entre l'Europe et l'Amérique latine, qui l'avait précédé, il a contribué à renforcer le rôle international de l'Union Européenne, et constitue donc une date importante dans le processus d'élaboration de la politique extérieure commune. Il a été surtout un lieu de débat très ouvert sur la plupart des questions qui intéressent les relations Nord-Sud. En intervenant sur le problème de la dette, la France s'est montrée sensible aux préoccupations économiques des pays africains. Le président Jacques Chirac y a annoncé l'annulation complète de la dette publique des pays pauvres envers la France. L'urgence de la lutte contre la pauvreté a été d'autre part soulignée, et un dialogue ouvert sur la démocratie, ses valeurs et leur expression, a pu s'engager au Caire entre Africains et Européens.
La signature du nouvel accord de partenariat entre l'Union Européenne et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, le 23 juin dernier à Lomé, constitue un autre temps fort de ce dialogue privilégié. L'accord prévoit le renforcement du dialogue politique, la participation accrue des acteurs de la société civile au partenariat euro-africain, l'appui européen à l'insertion de l'Afrique dans l'économie mondiale, le renouvellement de la coopération financière. Faut-il rappeler à cet égard que pour les pays ACP, l'Union européenne constitue, entre la Commission et les Etats membres, de loin le premier donneur d'aide ? Et faut-il rappeler que la France, par rapport à sa richesse nationale, accomplit le plus gros effort parmi les donateurs européens ?
Je voudrais évoquer un troisième événement africain de l'année écoulée, avec le coup d'Etat survenu à Noël dernier en Côte d'Ivoire. Le régime du président ivoirien, rompant avec une politique constante de son prédécesseur, le président Félix Houphouët-Bougny, avait choisi d'exaspérer les ferments de division qui existent en Côte d'Ivoire. La rapidité de sa chute a surpris. La France n'est pas intervenue pour sauver ce régime, dont les Ivoiriens ne voulaient plus. Mais nous avons condamné cette grave atteinte à la légalité. Aujourd'hui, nous nous efforçons d'obtenir dans ce pays si lié à la France le retour à un régime issu du libre choix des Ivoiriens. Il n'y a pas d'autre voie pour restaurer et la paix et la démocratie.
J'ai parlé de la paix, et j'en viens maintenant à Djibouti. Un haut responsable djiboutien, Monsieur le Ministre, me disait il y a quelques jours que notre pays, par la force des choses, s'était le plus souvent montré sur la scène internationale en demandeur ; mais avec le plan de paix en faveur de la Somalie, initié par le président Guelleh, Djibouti aujourd'hui offre l'un des biens les plus précieux pour l'Afrique : la volonté de paix. La France et ses partenaires européens ont dit tout le prix qu'ils attachent à la conférence d'Arta sur la paix en Somalie. Le premier ministre, M. Lionel Jospin, l'a écrit il y a peu de temps au président Guelleh. Le conseil de sécurité, à New York, saluait il y a quelques jours cette initiative essentielle. Nous savons tous les liens qui unissent le peuple djiboutien à la Somalie, et nous souhaitons ardemment que la conférence d'Arta, qui doit bientôt s'achever, soit le point de départ de la renaissance somalienne.
Un autre événement essentiel pour votre pays, Monsieur le ministre, vient s'inscrire dans les initiatives de paix : c'est l'accord signé le 7 février dernier entre le gouvernement djiboutien et le FRUD. Cet accord, qui je crois a été salué avec un immense espoir par tous les Djiboutiens, réjouit tous les amis de Djibouti. Le gouvernement français, par la voix du Premier ministre, l'a reconnu comme un geste de sagesse et de cœur. Je sais que la voie de la réconciliation, dans un pays meurtri par de durs affrontements intérieurs, demande patience, écoute, générosité. Je suis certain que, dans cet esprit, cet accord portera ses fruits. Il permettra à votre pays de consacrer plus d'effort encore au développement de toutes ses régions et de toutes ses communautés, et je puis vous assurer que l'appui de la France dans cette œuvre de réconciliation ne vous fera pas défaut. Le ministre de la coopération et de la francophonie, M. Charles Josselin, le disait en décembre dernier, lors de la commission mixe franco-djiboutienne : la paix civile est la pierre angulaire du développement.
Monsieur le ministre, comment ne pas souhaiter en même temps qu'une paix durable puisse enfin s'installer entre les deux voisins de Djibouti, l'Ethiopie et l'Erythrée ? La guerre que le cessez-le-feu du 18 juin vient enfin d'interrompre a porté dans la région trop de ruine et de désolation : quels enjeux, dans une région si pauvre et de surcroît frappée par la sécheresse, peuvent justifier tant de souffrances ? Dans la recherche d'une solution négociée, la France s'est refusée à désigner un agresseur, pour préserver au mieux les chances d'un cessez-le-feu. Nous sommes prêts à participer à l'effort de construction de la paix : présents militairement à Djibouti, c'est aujourd'hui l'une de nos responsabilités.
Chers amis des Forces françaises à Djibouti, votre présence ici, vous le savez bien, est au cœur des relations franco-djiboutiennes. Nous avons la chance de bénéficier ici de l'extraordinaire accueil d'un pays chaleureux, avec qui nous lient un accord de défense, mais aussi mille liens d'amitié qui s'expriment dans la coopération entre les deux armées comme dans la vie quotidienne. Votre mission est à la fois de construire l'armée dont la nation a besoin, et de contribuer à la défense de nos amis djiboutiens. Pour beaucoup d'entre eux, vous êtes le premier visage de la France. C'est un honneur et une chance, tous ceux qui ont servi ou commandé à Djibouti le savent.
Pour terminer, je voudrais rappeler, Monsieur le ministre, que notre coopération avec votre pays s'attache à lutter contre la pauvreté, à développer la formation des jeunes, à promouvoir l'Etat de droit. Ce dernier n'est nullement un état définitif auquel des pays privilégiés seraient parvenus avant les autres. C'est un combat permanent pour que vivent les valeurs de la démocratie auxquels nos deux pays sont attachés, et qui chez nous plongent leurs racines dans l'héritage de cette révolution française que nous commémorons aujourd'hui. Les débats sur l'état des prisons en France, ou sur la rénovation des banlieues, sont là par exemple pour nous rappeler que la devise républicaine peut aujourd'hui encore inspirer bien des réformes et bien des combats.
Je tiens enfin à remercier tous ceux qui ont contribué à la préparation de cette soirée : l'équipe de l'ambassade, le personnel de la résidence et les Forces françaises à Djibouti : tous ont travaillé à vous offrir cette soirée de fête nationale française, dont Victor Hugo disait qu'elle était une fête humaine, une fête qui appartient à tous les peuples. Alors, à tous, bonne fête ! "

AUTRES NOUVELLES NATIONALES EN BREF

KHALAF : UNE LOCALITE DESOLEE

La petite localité de Khalaf, à quelques kilomètres de Tadjourah, sur la côte, se trouve dans une situation sans précédent. Violemment détruite par la guerre civile, Khalaf se débat dans la désolation. Son école a été partiellement détruite dont il ne reste que deux salles, selon la population, son dispensaire n'a jamais existé et elle s'est toujours heurtée, apprend-on, à l'hostilité de l'ancien commissaire de la République chef du district de Tadjourah. " Il nous a toujours éconduits ", nous confient des sages que nous avons rencontrés.
Khalaf attend donc que les pouvoirs publics s'y penchent.
A suivre

ONED-EDD BIENTÔT PRIVATISES ?

L'Office National des Eaux de Djibouti (ONED) et Electricité de Djibouti (EDD) seraient en voie de privatisation. C'est du moins le bruit qui court ces temps-ci dans les coulisses et mabraz rppiens. Une mission d'experts du grand groupe français Vivendi aurait récemment séjourné sous nos cieux pour évaluer les deux établissements publics et prendre langue avec les autorités de tutelle à des fins de privatisation.
Osons espérer que cette affaire sera portée à la connaissance du peuple djiboutien qui doit en connaître les tenants et les aboutissants. C'est d'autant plus impérieux qu'il s'agit d'éléments vitaux du patrimoine national et que le précédent " Port de Djibouti " a échaudé l'opinion nationale par son opacité.
A suivre.

LES REFUGIES SOMALIENS D'OBOCK COMMENCENT A REPARTIR EN ERYTHREE

Selon des informations concordantes recueillis par le Renouveau, les réfugiés somaliens (environ un millier), qui ont fui leur camp d'Assab en Erythrée lors des derniers combats éthio-érythréens, commenceraient à repartir vers Assab. Accueillis voilà plusieurs années dans un camp d'Assab, tandis qu'ils provenaient du Yémen d'où la guerre entre le Sud et le nord les avait chassés, ils semblent préférer l'environnement familier du grand port érythréen, où ils paraissent avoir acquis leurs habitudes, aux rigueurs du district djiboutien gravement dévasté par la guerre civile et largement déserté par sa population.
Le pouvoir djiboutien envisage, murmure-t-on, de les transférer vers les camps rodés de Holl Holl ou d'Ali Addé.

LES RETRAITES MILITAIRES RECLAMENT LEUR PENSION

Les retraités militaires n'ont pas perçu leur maigre pension depuis plus de six mois. Souvent sans autres ressources, ils ne peuvent plus tenir plus longtemps, malmenés qu'ils sont par la misère. Ils perdent donc patience et manifestent leur mécontentement. Comme mardi dernier où ils ont barré la route d'Arta sur les hauteurs de Balbala d'objets de toutes sortes. Réclamant ainsi le versement de leur pension de retraite. La police a dû intervenir pour rétablir la circulation routière.
A suivre

SOIF DANS LES DISTRICTS DE L'INTERIEUR

Les populations des districts de l'Intérieur se plaignent de soif en cette période de canicule. En particulier à Dkhil, à Ali-Sabieh et à Obock.
Dhikil-ville, par exemple, est aux prises avec les affres de la soif. Son alimentation en eau s'étant révélée insuffisante au regard de ses besoins.
De même, les populations rurales souffrent de la pénurie d'eau un peu partout : l'eau s'est raréfiée sous l'effet conjugué de la sécheresse et de la mal-gouvernance.

LES PME DU BATIMENT SE PLAIGNENT

Les Petites et Moyennes Entreprises, opérant dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, se plaignent. Elles se plaignent des effets de la crise qui les condamnent à de graves difficultés, mais aussi du non-paiement de leurs créances sur l'Etat par le Trésor National. Elles se plaignent surtout des agences étatiques d'exécution des travaux d'intérêt public telle que l'ADETIP dont elles dénoncent ce qu'elles appellent ses " conditions draconiennes " qui les excluent des soumissions aux appels d'offres. Elles critiquent en particulier les garanties bancaires de soumission et d'exécution qu'elles n'arrivent pas à obtenir des banques de la place du fait de la crise, les prix élevés d'achats des dossiers, et la trop grande généralisation
de la
procédure d'appel d'offres ainsi que le barème des prix que pratique l'ADETIP.
Nous reviendrons, dans nos prochaines éditions, sur cette affaire.

LES DEMOBILISES SE PLAIGNENT

Les jeunes Djiboutiens mobilisés, puis démobilisés par le régime pour les besoins de sa logique de guerre contre le Front pour la Restauration de l'Unité et de la Démocratie (FRUD) sont en colère. Ils sont mécontents des lenteurs du programme de réinsertion qui, à leurs yeux, ne débouche toujours pas sur des résultats concrets . " On se moque de nous ! ", s'indignent-ils, faisant allusion aux convocations périodiques et aux promesses sans lendemain dont ils s'estiment bernés.
Ils veulent du concret et se disent à bout de patience.
A suivre

UN ARTISTE PAS COMME LES AUTRES

Un artiste djiboutien proche du régime dont il dirige la troupe d'encenseurs officiels de Monsieur Ismaël Omar Guelleh, s'est rendu coupable au début de ce mois de juillet 2000, de violation de domicile à la Cité des Coopérants de Gabode, non loin de la Cité du Stade.
Sûr de lui et de son impunité, Qoor-Yareh (Petit-Cou en français) a emménagé, avec femmes et enfants, dans un logement administratif de cette cité affecté à un coopérant étranger. En l'absence de ce dernier, parti en vacances. Il y est resté quelques jours avant d'en être délogé avec " le ménagement dû à son rang " par des gendarmes
Loin de répondre de son acte devant la justice, comme ce serait le cas pour n'importe quel Djiboutien " ordinaire " en pareille situation, il n'a nullement été inquiété à notre connaissance. Mieux, il aurait reçu en récompense (ou en consolation, si l'on veut) un logement de la nouvelle cité Maka Moukarama près de la Place de l'Indépendance.
Juste application du " Dis-moi qui tu es, je te traiterai en conséquence ", n'est-ce pas ?
A suivre

NECROLOGIE

OMAR MOHAMED KAMIL N'EST PLUS

Monsieur Omar Mohamed Kamil, ancien ministre et ancien ambassadeur de la République de Djibouti en Tunisie, est décédé cette semaine.
Apprécié de ses concitoyens pour sa gentillesse et son sens des responsabilités, feu Omar Kamil laisse l'image d'un grand fils du pays. Il laisse également une famille nombreuse.
Le président du PRD, Daher Ahmed Farah, le Bureau National ainsi que les militants et sympathisants du Parti adressent leurs sincères condoléances à la famille du défunt. Allah l'accueille en son Paradis Eternel. Amin.

HOUSSEIN AHMED HARBI A DISPARU

Houssein Ahmed Harbi est décédé vendredi 14 juillet dernier à Djibouti des suites d'une longue maladie.
Ancien cadre sous-officier de la gendarmerie, Houssein Ahmed était un serviteur dévoué de la chose publique et un citoyen paisible.
Il laisse une famille de cinq enfants et leur mère.
Le président du PRD, Daher Ahmed Farah, le Bureau National ainsi que les militants et sympathisants du Parti adressent leurs sincères condoléances à la famille du défunt. Allah l'accueille en son Paradis Eternel. Amin.



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L'HOMME OU LA FEMME DE LA SEMAINE.

LE RESPONSABLE DES FORCES DE POLICE

QUI A DONNE L'ORDRE DE TUER Daher GUEDI FOUREH

le 24 juin 2000 vers 6 h 00 du matin

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e) soit pour soutenir la dictature, soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc..

Ce fonctionnaire zélé, dont nous ne tarderons pas à percer l'identité, à donner l'ordre de tirer sur Daher Guedi Foureh qui était venu vendre ses moutons à Djibouti


Rappel des personnages déjà élus :

N° 17 - Mme Leila, juge d'instruction
N° 19 - Omar FARAH, gendarmerie d'Ali Sabieh
N° 29 - Le général Yacin YABEH,
N° 32 - Le directeur de la Prison de Gabode,
N° 33 - Ali Mohamed ABDOU, procureur général
N° 35 - Mme Hawa Ahmed Youssouf Ministre déléguée conjointement avec M. Le Représentant de l'UNICEF à Djibouti.
N° 36 - M Ibrahim Idriss DJIBRIL, MInistre de la Justice, conjointement avec M Mohame Ali ABDOU, procureur général de Djibouti (2ème nomination)
Bulletin N° 4 - Lieutenant GUELLEH de la FNP
Bulletin N° 7 - Le responsable des forces de police qui a donné l'ordre le 24 juin de tirer à balles réelles sur Daher Guedi FOUREH.

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Letter from the SNA Chairman,
Hussein Mohamed Aideed,

to Djibouti President
Ismael Omar Gelleh


NAIROBI, 24 July (IRIN) - Following is the text of a letter, obtained by IRIN, from Hussein Mohamed Aideed, the Mogadishu-based faction leader of the Somali National Alliance (SNA), to Djibouti President Ismael Omar Gelleh. The letter, which was printed in local newspapers, followed the visit of a high-level Djibouti delegation to Mogadishu. The delegation, led by presidential political advisor Osman Ahmad Yousuf, had come to persuade Aideed to attend the Djibouti-hosted Somali National Peace Conference, due to conclude on 30 July with the election of a government, prime minister and president.

The text of the letter:

Your excellency, President Ismael Omar Gelleh,

On behalf of the SNA alliance, the Somali people and on my own behalf I would like to send you warm greetings. We thank you for sending us a special delegation which displayed enormous openness and goodwill during our discussions.

I do not hesitate to state that members of the delegation had appreciated our views and feelings. They held talks with SNA leaders and attended a meeting of the Alliance at the Police Academy in Mogadishu [on 20th July].

Your excellency, the delegation conveyed your warm greetings to me, other SNA leaders and the Somali people in general. First of all, it stated the purpose of their visit to Mogadishu, to take me and SNA delegation with them to the Somali conference taking place in your Arta town.

We received your delegation with open arms and enthusiasm, and after the reception we told them that, if our concerns were taken into account, we were ready to play our role in the efforts being made by our brothers in Djibouti. We asked them to look with us into matters of principle upon which we based our refusal to attend the conference. As you know, the conference has been going on for a long time and it is coming to an end soon. Therefore will it be possible:

To change the transitional national charter after it has already been passed by the conference?
Given that all delegates attending the conference are our political rivals, and considering that the conference has already agreed on a fixed number of delegates and members of parliament, where is our place in the conference?
The delegates are either members of the regime of Siyad Bareh, veterans of the corrupt Somali government of the 1960s, the Manifesto or Al-Ittihad, all responsible for the destruction of the country. Is it fair to allow these people to speak on behalf of the Somali people they had betrayed and are now poised to serve in the government being planned to be set up?
You excluded organizations which fought for justice and toppled Bareh's regime from the conference.
Why should the Mogadishu status be in doubt, and Baydhabo [central Somalia] chosen as a capital? Does the granting of a capital status to Baydhabo not mean renewed fighting in the country and implementation of UNOSOM-2 policies?
We have spelt out our position that your government has not been neutral in the Somali affairs since 1991, when a similar conference was held in Djibouti.
Is it possible to postpone the conference to give time to prepare to attend it?
Given that the Arta conference is not broad-based, can it really be called a national Somali conference, and will the people attending it in a position to implement its outcome?
As we were having talks with your delegation on 19th July 2000 we learned from the media that a timetable for the setting up of a Somali government in Djibouti was out, and this proved to us that the SNA will not be able to participate in the conference.
After painstaking discussions with your delegation, it finally dawned on us that:


The Djibouti government will not undertake changes to the contentious issues, nor will it adopt a neutral position on Somali political affairs;
It was beyond the power of Osman Ahmad Yousouf delegation's to address the SNA's demands;
The Djibouti conference was against our declared principles.
For these reasons, the outcome of the Djibouti conference will result in: renewed fighting throughout Somalia, accelerated foreign interference in the internal affairs of Somalia, and further delay in reconciliation.


These are our views of the conference. But I must admit that we held extensive discussions with your delegation on our multi-faced views. I must also make it clear to you that we have a lot of respect for the fraternal people of Djibouti and its government.

I thank you once more for sending to us the delegation, a good move but made at the wrong time. I would also like to commend you for committing your time and resources to sending the delegation to meet us. By the way, we always respect your former president, Hasan Gouled Aptidon. He is revered Somali elder.

Please accept my warm greetings to you and the fraternal people of Djibouti.

Peace, Justice, Equality and Progress.
Eng Husayn Muhammad Aydid,
Chairman of the Somali National Alliance.


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"The war lords that the UN and Djibouti said "they don't belong to the reconciliation conference" have finally taken over the peace conference. What a sad day for Somalia and the people of Mogadishu and Kismayo!"

SHASNA,
Boston, Massachusetts


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3/08 LA POLICE DU REGIME GUELLEH
CONTINUE A TUER DES CIVILS INNOCENTS ... !!!

LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOEL ABDI Jean Paul

..

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Tchad-Cameroun
Pour qui le pétrole coulera-t-il ?

Publication le 21 juillet dernier d'un rapport de mission d'enquête
de la FIDH

Pour vous procurer ce rapport, ou pour obtenir de plus amples
renseignements, contacter :
Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme
(FIDH)
17, Passage de la Main d'Or
75011 Paris-France
Tel : 00 331 43 55 25 18
Fax : 00 331 43 55 18 80
E.Mail : fidh@fidh.org
http://www.fidh.org


Le 6 juin dernier, la Banque mondiale a décidé d'apporter son soutien financier au projet d'exploitation et d'exportation du pétrole tchadien. Force est d'observer le caractè insuffisant des garanties fournies en l'état par les parties au projet, qui suscitent de nombreuses et légitimes critiques adressées à la Banque mondiale.

Pourtant, un certain nombre de mesures simples peuvent encore être mises en oeuvre pour assurer au projet une gestion transparente et proche des préoccupations des populations civiles.

A la veille de la décision de la Banque mondiale de valider le projet, la FIDH avait attiré l'attention des admistrateurs sur le caractère déséquilibré du contrat passé entre le gouvernement tchadien
et le consortium pétrolier (Exxon, Chevron, Petronas), auquel la Banque mondiale a
apporté sa caution.


La FIDH détaille dans un rapport rendu public le 21 juillet 2000 tous les risques inhérents au projet.

Face à ces déséquilibres et irrégularités, la FIDH préconise que soient
mises en place un certain nombre de mesures qui devront accompagner la réalisation du projet, afin d'en assurer un contrôle effectif.


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