REVUE
DE PRESSE
ET NOUVELLES BRÈVES
Départ
d'ici mardi matin
pour les deux ex-otages en Somalie
MOGADISCIO
(Reuters) - Une Française et un Britannique pris en otages
le 26 juillet dans les locaux de l'organisation humanitaire
Action contre la faim à Mogadiscio par un clan armé
somalien ont été libérés.
Avant
d'être rapatriés dans la soirée ou mardi
matin vers l'Europe via Nairobi, Francoise Deutsch et Jonathan
Ward, qui sont apparus fatigués, ont déclaré
avoir été bien traités et jamais menacés
par leurs ravisseurs qui ont apparemment reçu une rançon
de la part d'hommes d'affaires somaliens.
"Au
départ, nous ne savions pas ce qui se passait. Nous ne
connaissions pas les personnes ou ce qui allait suivre, donc
nous avions un peu peur au début, mais après cela
allait beaucoup mieux", a indiqué Ward à
Reuters.
"D'abord
nous voulons rentrer chez nous et, c'est le plus important,
voir nos familles", a déclaré Deutsch.
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SOMALIE
: nous avons été étonnés de lire
ces deux dépêches. Elles sont contradictoires,
dans la mesure où l'on affirme :
qu'il
y a eu réconciliation en Lybie entre le nouveau président
somalien élu à Djibouti et le chef de guerre Aidid
(2ème dépêche ci-dessous),
qu'il
y a des combats le même jour à Mogadiscio entre
des miliciens dont certains feraient justement partie du clan
Aidid avec d'autres du clan Ali Mahdi Mohamed rallié
à la cause du nouveau Président....
Cela
fait un peu désordre (sic) et on pourrait craindre que
la situation soi-disant réglée par M. Guelleh
à Arta ne soit pas aussi claire ni solide qu'il veut
bien le laisser entendre ....
MOGADISCIO,
22 sept (Source AFP).
La
mort d'au moins 15 personnes vendredi à Mogadiscio dans
de nouveaux affrontements entre milices de chefs de guerres
rivaux met en lumière l'immense difficulté de
la tâche du nouveau président Abdulkassim Salat
Hassan, qui promet de restaurer la sécurité en
Somalie.
Dès l'aube, dans un quartier résidentiel du sud
de la capitale, des miliciens des chefs de guerre Hussein Mohamed
Aidid, du clan Habr Gedir, et Ali Mahdi Mohamed, des Abgal,
ont échangé des tirs d'artillerie lourde, de lance-roquettes
et de mitrailleuses.
Des témoins ont dénombré les corps d'au
moins six civils et des responsables des milices ont annoncé
au correspondant de l'AFP sur place, dans la quartier de Bermuda,
qu'au moins neuf combattants avaient été tués.
Ali Mahdi Mohamed, dont les hommes contrôlent le nord
de Mogadiscio, était pourtant le seul parmi les grands
chefs de guerre de la capitale a avoir exprimé publiquement
son soutien au président Salat, élu le 25 août
dernier par une assemblée de représentants des
grands clans à Arta, à Djibouti, au sein d'une
Conférence nationale de réconciliation.
Son rival Hussein Mohamed Aidid, comme tous les autres chefs
de guerre, ne reconnaît pas sa légitimité,
a boycotté Arta et menacé de tout faire pour empêcher
l'établissement dans la capitale d'un gouvernement central,
dont la Somalie est privée depuis 1991.
Et pour cause: soutenu largement par la communauté internationale
et l'ONU en particulier, le processus de paix d'Arta, qui a
également débouché sur la désignation
d'un parlement intérimaire fin aôut, prévoit
de rendre le pouvoir à la société civile
en en privant les différents chefs de clans et de factions
qui se partagent le territoire.
Au cours d'une visite-surprise à Mogadiscio qui a draîné
vers le grand stade de la capitale des centaines de milliers
de personnes, le président Salat, lui-même un Habr
Gedir, a promis de désarmer les milices.
A la mi-journée vendredi, les combats avaient pris fin,
rapporte le correspondant de l'AFP, mais, grâce au soutien
des miliciens d'un autre chef de guerre de Mogadiscio-sud, Osman
Hassan Ali "Atto", les hommes de Hussein Aidid ont
réussi à prendre le contrôle d'une partie
importante du "territoire" Abgal.
La situation demeure très explosive dans la mesure où
un autre chef de guerre Abgal, Musa Sudi Yalahow, a menacé
de lancer ses milices contre les Habr Gedir si ces derniers
ne se retirent pas des "territoires qu'ils occupent".
Selon des Anciens du quartier de Bermuda, l'attaque a été
lancée par les Habr Gedir en représailles au meurtre
de membres de leur clan il y a quatre jours par des Abgal qui
tentaient de leur voler des voitures et d'autres biens.
"Le temps du désordre et de l'anarchie est révolu,
je vais sauver le peuple somalien", avait lancé
M. Salat à la foule réunie au grand stade de Mogadiscio.
Depuis, ce dernier n'a toujours pas réussi à mettre
en place le gouvernement représentatif des clans promis
à Arta.
La tentative de recruter une police nationale de plusieurs milliers
d'hommes à Mogadiscio a constitué le premier pas
symbolique de M. Salat vers la restauration d'un Etat de droit,
attirant début septembre, quelque 3.000 candidats, la
plupart issus de milices.
Vendredi, aucun "policier" ne semble être intervenu.
"Je ne permettrai pas à cette soi-disant police
d'exercer la moindre autorité dans les zones qui sont
sous ma responsabilité", avait menacé "Atto"
tandis que d'autres chefs de guerre la tournaient en dérision.
"Après une victoire politique importante qui a débouché
sur l'élection d'un parlement et d'un président,
les Somaliens ne devraient pas permettre à la violence
d'handicaper l'avenir de leur nation", s'est contenté
de commenter à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, un
responsable de l'ONU pour la Somalie contacté à
Nairobi, résumant ainsi toute l'impuissance de la communauté
internationale.
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Réconciliation
entre Aidid et le nouveau président somalien en Libye
(JANA).
SYRTE
(Libye), 22 sept (AFP). Le nouveau président somalien
Abdoulkassim Salat Hassan s'est "réconcilié"
en Libye avec le chef de guerre somalien Hussein Mohamed Aidid
sous l'égide du numéro un libyen le colonel kadhafi,
a rapporté vendredi l'agence officielle JANA.
"Après une série de réunions, M. Aidid
et le nouveau président somalien se sont réconciliés
et ont signé un accord de réconciliation nationale",
a indiqué JANA, sans préciser les termes de l'accord.
Les deux responsables ont par la suite été reçus
par le colonel Kadhafi à Syrte (500 km à l'est
de Tripoli), qui leur a fait part de la disposition de son pays
d'aider la Somalie dans ses efforts de reconstruction.
M. Salat Hassan, désigné à la tête
de l'Etat somalien en août dernier par un parlement de
transition, était arrivé mercredi à Syrte
pour sa première visite en Libye.
M. Aidid avait appelé le 27 août la communauté
internationale à ne pas reconnaître le nouveau
président Somalien et accusé Djibouti, qui avait
parrainé le processus de paix en Somalie, d'essayer d'imposer
un "gouvernement fantoche" au peuple somalien.
Ce processus était soutenu par les Nations unies, l'Organisation
de l'Unité Africaine (OUA), la Ligue arabe et l'Autorité
intergouvernementale d'Afrique de l'est pour le développement
(IGAD).
La Somalie est privée depuis 1991 d'un gouvernement central.
Le nouveau président qui n'a pas encore formé
de gouvernement avait promis après sa désignation
de désarmer les milices et de restaurer la sécurité
en Somalie.
Vendredi, au moins 15 personnes ont été tuées
à Mogadiscio dans de nouveaux affrontements entre milices
de chefs de guerres rivaux.
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Trois
officiers supérieurs devant le tribunal aux armées
pour fausses factures
PARIS,
26 sept (AFP) - Trois officiers supérieurs ont comparu
mardi à Paris devant le tribunal aux armées pour
une affaire de fausses factures commises à Djibouti il
y a cinq ans.
Les
trois officiers étaient prévenus de faux en écriture
et usage de faux ou complicité après l'achat en
avril 1995 à un négociant djiboutien d'un bateau,
un cabin-cruiser de six mètres d'une valeur de 142.204
francs, réglé en trois factures relatives à
des pièces détachées, fictives, destinées
au génie.
Le
procureur de la République Janine Stern a requis des
peines allant de trois à douze mois de prison avec sursis
et de 10.000 à 40.000 francs pour marquer son désir
"de changer les mentalités d'une population (les
militaires, ndlr) qui se croit au-dessus des lois".
Le
jugement sera rendu ultérieurement.
Depuis
la loi du 10 novembre 1999 réformant le code de justice
militaire en temps de paix, les infractions commises, hors du
territoire national par un militaire français (Bosnie,
Kosovo, Afrique ...) relèvent désormais d'une
seule juridiction, le tribunal aux armées de Paris (TAP).
Cette
juridiction, dont tous les membres sont des magistrats civils,
est appelée à poursuivre, instruire et juger les
crimes et les délits commis par des militaires français.
En
1995, le colonel Georges Petitqueux, alors directeur du service
du matériel aux Forces françaises de Djibouti
(FFDJ), décide d'acquérir un bateau pour les loisirs
de ses hommmes, son organisme étant, selon lui, le seul
organisme ou unité des FFDJ à ne pas en posséder.
Un "pot de pus"
Devant le tribunal, cet ancien militaire de 55 ans, poursuivi
pour faux en écriture et usage de faux, assume la "responsabilité
entière" des fausses factures, se défend
d'être un "escroc" et d'avoir utilisé
ce bateau à son seul profit.
Le
commissaire (chargé des achats dans les armées)
Jacques Rufer, colonel à l'époque des faits et
directeur du commissariat des FFDJ, également poursuivi
pour faux en écriture et usage de faux, est le seul des
trois prévenus à être encore en service.
En
uniforme avec ses deux étoiles de général,
il reconnaît avoir régularisé l'une des
trois factures sur ordre de son supérieur, le général
de brigade aérienne François Guéniot, alors
patron des FFDJ. "Je n'ai pas trouvé cet ordre illégal",
soutient le commissaire-général Rufer, assurant
que cette "régularisation comptable" avait
pour but d'éviter "un préjudice pour l'Etat".
Le
général Guéniot, poursuivi pour complicité
et qui a quitté le service en janvier 1999 avec les quatre
étoiles de général de corps d'armée
aérienne, a indiqué que l'achat de ce bateau avait
un "but social", revendiquant "l'ordre de régulariser"
cette facture et "non pas de faire un faux".
Au
cours de leur audition, de nombreux témoins, anciens
des FFDJ, ont assuré avoir manifesté leur désaccord
avec ce système de fausses factures, sans le dénoncer.
De son côté un officier d'active a vigoureusement
critiqué "une hiérarchie des FFDJ prise dans
un système de fausses factures et de privilèges".
Le
capitaine Michel Bavoil, trésorier en 1995 du 13ème
bataillon de commandement et des services (BCS), l'une des unités
des FFDJ, a constitué un dossier sur ces nombreuses irrégularités
(fausses factures, villas de fonction somptuaires) qu'il a qualifié
de "pot de pus" et remis à ses supérieurs.
Le
député socialiste Jean-Michel Boucheron, dans
un rapport publié la semaine dernière, a évalué
à un milliard de francs pour 1999 le coût du dispositif
militaire français à Djibouti (3.200 hommes).
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