COURRIER
DES LECTEURS
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quant au contenu des messages de cette rubrique.
L'ARDHD rappelle qu'elle ne soutient aucune action politique, ni aucun
parti
et qu'elle milite exclusivement en faveur de la Paix et des Droits de
l'Homme.
L'État
de fortune
ou la probabilité
de la roue qui roule sur la rue.
Il était
une fois une jeune République où le Président aimait
à jouer à la ''roue de la fortune''.
Or, comme il était le grand chef, il avait instauré ses
propres règles
tant qu'à faire !
Les participants
étaient sélectionnés selon certains critères
:
¨ Ils devaient
d'abord prêter allégeance au grand chef.
¨ Ils devaient ensuite parfaitement exécuter la danse du
ventre devant lui.
¨ Ils devaient enfin se montrer très attentifs au moindre
de ses désirs et surtout le craindre comme Dieu le Père.
Tous ceux qui,
s'étant portés candidats, n'avaient pas satisfait à
tous les critères, étaient envoyés à coups
de pied aux enfers, tel des blasphémateurs, et étaient
dans l'incapacité même d'espérer une nouvelle candidature. . . ils
pouvaient rêver !
Quant à
ceux qui avaient la ''chance'' d 'être sélectionnés,
ils pouvaient penser à des lendemains enchanteurs, loin du manque
et de la pauvreté.
Et non loin de
là, un gamin chante :
''il
était une fois une République née verrouillée
toute la ville était verrouillée
la capitale était verrouillée
les villages étaient verrouillés
les puits étaient verrouillés
tellement verrouillés que la population en était rouée
quand ils s'interpellaient ils disaient :
" hé! frère
roué, hé! père roué, hé! tonton roué,
hé! grand-mère rouée, hé! maman rouée
" ''.
Ici à
Djibouti, tout le monde tourne autour de la roue. . .
Tout est cyclique, rien n' est sûr, rien ne dure éternellement. . .
La roue tourne. . . mais pour combien de temps ?
Et pendant ce temps, dans la rue, la roue tourne sur les pauvres bambins
! ! !
D. A
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29/10
L'Ambassadeur à vie, Monsieur Roble Olhaye,
chante encore le succès de la conférence d'Arta
Comme on le sait l'ambassadeur à vie, monsieur Roble Olhaye,
représente la triste dynastie Aptidon-Guelleh, à New York,
auprès de l'Onu, depuis deux décennies maintenant. Ce
qui fait de lui, dit-on, le doyen des ambassadeurs africains, à
New York. Les gouvernements changent à travers l'Afrique par
le vote ou par la rébellion.
Mais, à Djibouti, la dynastie Aptidon-Guelleh (oncle et neveu)
ne craint pas encore pour ses jours ; il semble donc que Monsieur Roble
Olhaye puisse couler encore de beaux jours à New York, jusqu'à
un âge bien avancé.
Décrochera-t-il
le palmarès de la plus longue carrière d'ambassadeur onusien
? Peut-être, mais pour le moment, <<sa pérennité>>
est très occupée à chanter le succès de
la conférence de <<paix>> d'Arta. Ce congrès,
qui n'était pas vraiment une conférence de paix, mais
plutôt un beau projet pour mettre à la tête de la
Somalie certains personnages barristes, notamment monsieur Salad Hassan,
l'ancien ministre de l'intérieur de Siad Barre, et monsieur Khalif
Galayr, également ancien ministre de Siad Barre--- il serait
aussi le principal figurant dans l'escroquerie de l'usine de sucre à
Mareeray dans les années 1980s (voir la dépeche de l'AFP
du 9 octobre, 2000)-on dit que plusieurs millions auraient été
subtilisés du projet de l'usine, à l'époque . Monsieur
Hassan ainsi que monsieur Galayr se disent maintenant des hommes d'affaires.
Malgré
le fait que le 'gouvernement Hassan-Galayr' ne démarre pas à
Mogadiscio faute d'un climat de paix et d'appui populaire --- personne
n'a encore réconcilié les communautés de Mogadiscio,
le siège supposé du <<gouvernement Hassan-Galayr>>
et tout particulièrement les deux communautés les importantes,
à savoir les Abgal d'Ali Mahdi, et les Haber Gidr de Hussein
Aidid, Ato et Hassan (Salad Hassan est un Habr Gidr), monsieur Guelleh
et son ambassadeur à l'Onu tentent encore de faire passer dans
l'opinion internationale que le gouvernement fantoche crée à
Djibouti
est le vrai gouvernement de la Somalie. On essaie donc de vendre au
monde un groupe qui n'a ni appui populaire ni un territoire sous son
contrôle comme le gouvernement légitime en Somalie.
D'autres se souviendront
d'un certain Ali Mahdi qui avait prétendu pendant une décennie
qu'il avait été nommé président de la Somalie
dans une conférence organisée par le président
djiboutien --- c'était exactement en 1991. Ali Mahdi devait finalement
se rétracter en 1999 en disant qu'il était, de ses propres
mots <<rien>>.
Donc Acte II à Djibouti,
figurant cet Salad Hassan comme président pour la Somalie. Fin
de la série ? Dans dix ans, peut-être. En attendant que
monsieur Salad Hassan, à son tour, s'aperçoive de lui
même qu'il est <<l'empereur nu>>, monsieur Olhaye,
dans son rôle de promoteur, sera le vendredi de 3 novembre à
Ottawa, la capitale canadienne, pour promouvoir le résultat du
projet d'Arta, comme si son pays natal, le Djibouti (ou son pays d'adoption,
puisqu'il est né en Éthiopie, tout comme monsieur Guelleh,
d'ailleurs) ne pourrait pas bénéficier de ses soi-disant
talents de diplomate pour que le Djibouti retrouve la paix communautaire
qui lui fait cruellement défaut depuis son indépendance.
MDA
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30/10
L'ambassadeur OLHAYE sera-t-il arrêté cette semaine a Ottawa ?
On
annonce cette semaine la venue a Ottawa de l'ambasseur de Guelleh auprès
des Nations Unies dans la capitale fédérale du Canada
pour faire du lobbying en faveur de gouvernement somalien qui jusqu'à
présent gouverne. . . l'Hôtel Medina de Mogadiscio"
On
se rappelle que lors de sa précédente visite, OLHAYE a
ressui a enrôler un père de famille d'Ottawa, le général
Talal, qui depuis a été éliminé par ses
collègues du nouveau gouvernement somalien. Mais cette fois ci,
OLHAYE serait arrêté si l'on en croit une plainte pour
trafic de d'immigrants au Canada.
En effet, on se rappelle que plusieurs djiboutiens, pour la plupart
rejetons de la nomenklatura au pouvoir, ont été introduits
au Canada a partit des EU par les services de OLHAYE . Une plainte a
été déposée par un collectif de personnalités
a Ottawa, notamment de vrais persécutés djiboutiens dont
la demande d'asile politique a souffert du précédent créé
par OLHAYE.
Affaire
a suivre donc
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Suite
aux nombreuses provocations de Guelleh qui a notamment promis que le
Somaliland serait intègre force au nouveau gouvernement somalien
constitue
des criminels de guerre du régime de Siad Barre, on assiste a
une montée extrême de la tension.
Des milliers de soldats affluent de part et d'autre de la frontière
Pour plus d'infos, lire l'article en Somali dans
www. somalilandnet. com
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3/11
LETTRE OUVERTE A MONSIEUR ISMAEL OMAR GUELLEH, CHEF DE L'ÉTAT.
Par DAF.
Note de notre lecteur qui a fort aimablement dactylographié
ce texte pour que nous puissions le reproduire :
"Cette lettre ouverte à l'AINE mérite obligatoirement
un poste ministériel!!
Bonne réception. "
Le Renouveau
du jeudi 02 novembre 2000
Pages 1 à 3
n°380
Politique.
LETTRE OUVERTE
A MONSIEUR ISMAEL OMAR GUELLEH, CHEF DE
L'ÉTAT. Par DAF.
Cher concitoyen,
Aujourd'hui, c'est vers vous que notre plume se tourne dans le cadre
du dialogue citoyen que nous entretenons avec les pouvoirs publics dans
ces modestes
colonnes. Nous vous adressons sans complaisance à vous pour vous
interpeller. Vous interpeller et vous demander des comptes, pour reprendre
une expression que
vous avez employée récemment lors de la cérémonie
inaugurale de la Chambre des comptes et de Disciplines Budgétaires.
Nous vous interpellons,
cher compatriote et aîné, sur la situation nationale en
général et sur le processus de réformes politiques
en particulier. Sur la situation nationale puisque vous exercez le pouvoir
d'État au sommet depuis mai 1999. Sans qu'il soit utile de revenir
sur les conditions dans lesquelles vous y êtes parvenu. Les choses
vont mal, si mal que le quotidien se trouve particulièrement
dur et que l'angoisse du lendemain est sans précédent
sous nos cieux. Le présent n'a jamais enregistré autant
de frustrations et de rancoeurs. L'avenir n'a jamais été
aussi incertain, pour ne pas dire sombre. Où que nous regardions,
le même spectacle de désolation s'offre à la vue.
Que ce soit le Cadre de vie(habitat, routes, assainissement, électricité,
eau. . . ), la Santé publique, l'Éducation Nationale,
la Justice, l'Environnement, la Sécurité, les Libertés
publiques et la Démocratie, la Paix civile et la Concorde nationale,
l'Espace politique, l'Économie et les Finances, . . . aucun secteur
de la vie nationale ne donne satisfaction. Bien au contraire.
Notre capitale a depuis longtemps perdu son éclat, son centre
commercial et administratif affiche une triste mine, les services publics
fonctionnent fort mal faute
de moyens et de moral(des bureaux entiers restent paralysés des
jours durant pour un simple problème de rupture de fournitures).
La corruption et le népotisme
se sont installés à tous les niveaux de l'appareil d'État
et même, par le jeu de la contagion, du secteur privé.
Cher concitoyen et aîné, je ne sais si vous l'ignorez, mais
sans cesse plus nombreux sont les foyers où la marmite ne se
met plus sur le feu, pour reprendre une formule pastorale(Reer badan
ayaan dab dhari saarin). La misère atteint des proportions
alarmantes dans les quartiers populaire, notamment à Balbala, au
PK 12 et dans les districts de l'intérieur. Vous est-il jamais
arrivé de fouler le sol de ces zones populeuses ? D'aller, par-delà
les visites officielles, vous rendre compte de la gravité de la
situation en ces lieux où le malheur est omniprésent ?
Bien sûr, vous parlez beaucoup depuis votre avènement au
pouvoir suprême, vous passez trop souvent à la Radio Télévision, vous
inaugurez des ''états généraux et autres journées
de réflexions'' d'où toute voix discordante a soigneusement
été écartée. Bien sûr, vous voyagez
beaucoup à bord de l'avion présidentiel, ce qui est fort
coûteux. Bien sûr vous avez permis aux Somaliens de se retrouver
et d'avancer
de manière significative dans le processus de réconciliation
nationale. Bien entendu, vous avez promis aux Djiboutiens la paix civile, la
démocratie et la concorde nationale. Mais tout cela ne vous dispense
point de vous traduire dans les faits pour votre pays. Tout cela ne vous
retient nullement de susciter le sursaut national nécessaire
pour le sortir de l'ornière. Tout cela ne vous dispense point
de faire, car dire n'est pas faire.
Susciter un sursaut national, c'est faire en sorte que tous les fils
et filles de ce pays se retrouvent et rétablissent la paix civile
ainsi que la concorde nationale puis reprennent le chemin de l'effort
et du progrès harmonieux. C'est insuffler une dynamique de changement
salutaire. C'est redonner confiance et espoir à la Nation.
Il est vrai qu'à cet égard un accord-cadre de paix et
de concorde civile de portée nationale a été signé
entre votre régime et le front pour la Restauration de l'Unité
et de la Démocratie(FRUD) le 7 février 2000 dernier. Son
contenu s'articule autour de quelques thèmes majeurs de nature
à mettre fin au statut quo fossoyeur:Réformes
démocratiques, Décentralisation, Bonne gouvernance , Indemnisation,
Réhabilitation.
Une délégation de haut niveau conduite par le président
du FRUD Ahmed Dini Ahmed, et comprenant notamment son vice président
Chehem Daoud Chehem, est retournée au pays, après près
de neuf ans d'absence, pour engager des négociations sur la mise
en oeuvre de cet accord-cadre. Des commissions techniques conjointes
ont été constituées qui ont planché sur
les modalités d'application. Le tout dans le silence des armes
qui se sont tues sur le terrains et sous les yeux impatients de l'ensemble
de la communauté nationale. Des mois et des mois se sont écoulés
depuis lors. Sans qu'il ne sorte rien de concret des discussions. Pourtant,
les travaux préparatoires semblent achevés ainsi que vous
l'avez récemment annoncé vous même. N'avez-vous
pas affirmé le 12 octobre dernier, à Tadjourah, lors de
l'inauguration du port local rénové, que les négociations
sur l'accord-cadre allaient aboutir dans les jours à
venir ? Une vingtaine de jours se sont écoulés depuis cette
déclaration et nous ne notons toujours aucun aboutissement.
Alors était-ce une déclaration en l'air, une de plus, juste
destinée à nous faire patienter et à gagner encore
du temps au détriment d'un pays et d'un peuple déjà
trop meurtris ?
Pourquoi, sinon, cette lenteur excessive ?
Excellence,
La conférence somalienne, qui planchait sur la crise que l'on
connaît, n'a pas duré plus de quatre mois. Parce que les
participants étaient animés de la dose de volonté
nécessaire. Pourquoi donc le processus djiboutien traîne-t-il, si
ce n'est par manque de volonté suffisante ?
Le FRUD, l'Opposition civil(ODU) et le peuple sont décidés
à réussir ce processus. Ils en ont apporté le preuve
par l'accueil chaleureux et massif qu'ils y ont réservé. Ils
sont prêts à réitérer leur volonté
de paix et de réformes démocratiques dans la rue, avec
leurs pieds, si vous le souhaitez.
Cher compatriote, le peuple djiboutien aspire ardemment au changement.
Il veut retrouver la liberté et la dignité auxquelles
il a droit. Il entend ne plus être à la traîne du
monde. Il entend être traité en adulte. N'est-ce pas votre
avis ? Pensez-vous toujours que la situation de verrouillage tous azimuts
qui n'a généré que misère, malheurs et mendicité,
doive se perpétuer ? Devons-nous, nous autres Djiboutiens, demeurer
otages d'un système de gouvernement d'un autre âge ?
L'heure de vérité a en tout cas sonné, et il ne
dépend que de vous d'accorder vos paroles à vos actes
et de prendre date, ou de gâcher à vos risques et périls
la chance historique qui s'offre. Il ne dépend que de vous de
faire du mois béni du Ramadan qui
approche, mois du Pardon et de la Purification, celui de la concorde nationale
retrouvée, ou non. Il ne dépend que de vous. . .
Très concitoyennement à vous.
Daher
Ahmed Farah
Note
de l'ARDHD
Cette lettre publiée dans Le Renouveau est fort intéressante.
Elle est à tiroirs. Dans un premier temps, on peut penser que
Daher Ahmed Farah s'adresse au chef de l'état comme un journaliste
véritable opposant . . . . mais en deuxième lecture, on se
pose des questions et nous laissons le soin à nos lecteurs d'apporter
des réponses possibles.
De notre côté, nous rappelons que nous sommes très
étonnés de ne plus recevoir chaque semaine le dernier
numéro du Renouveau à publier. Y-a-t-il eu un accord secret
passé avec IOG ?
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Lundi
le 2000-11-02
SUÈDE
BONJOUR MON AMI SCHAAL
Je vais
vous raconter une petite histoire qui s'est passée en suède
et dont j´ai eu connaissance dans l´exercice de mes fonctions.
Je travaille
comme interprète pour les tribunaux et pour le service social
suédois. Je rencontre surtout des Somaliens qui ont des difficultés
plus ou moins importantes avec les différents services administratifs
du sud de la Suède mais pratiquement jamais des djiboutiens.
En effet,
il est aussi rare que je rencontre un Djiboutiens en situation de litige
avec les services sociaux de la Suède
Pourtant,
la semaine dernière j´ai rencontré un djiboutien
qui était vraiment très en colère et qui en veut
beaucoup à Monsieur Hassan Gouled qu'il rend totalement responsable
de son échec et de son exclusion de l'école primaire -
classe de CE alors qu'il avait 10 ans et qu'il avait étudié
pendant trois ans dans l'école primaire du quartier 7.
Pour des
raisons familiales et économiques, il n´avait pas pu être
admis en classe de CE 2 et il avait redoublé la troisième
classe. Toujours pour des problèmes familiaux et économiques
il n´a pas pu être admis la deuxième fois et on "
l'a viré " de l'école á l´âge
de 10 ans.
L´intéressé
à qui nous donnons le prénom de Farah pour ne pas dévoiler
sa véritable identité á réussi á
s´exiler en Suède au début des années 90
et sa femme l'a rejoint ensuite.
Farah
a fait plusieurs séjours dans la prison de Gabode. Le premier
quand il avait 11 ans pour vol larcin et autres actes de cambriolage.
La famille de Farah était pauvre. Pour contribuer à la
survie, Farah était contraint de voler . Par la suite Farah est
devenu finalement un religieux musulman a 100%.
Deux des
enfants de Farah vont á l'école primaire en Suède
et le règlement exigent que les parents rendent visite souvent
à l'école pour que des liens s'établissent entre
les professeurs/instituteurs et les familles. Il faut savoir aussi qu'en
Suède, les parents donnent des coups de main à leurs enfants
pour les devoirs qu'ils ont à faire à la maison.
L'instituteur
a constaté que le fils de Farah âgé aujourd hui
de 9 ans (qui suit la troisième classe de l'école primaire)
a une difficulté de concentrations dans la classe et qu'il n'arrive
pas à suivre les leçons correctement notamment les leçons
de mathématiques, d'anglais et de suédois.
Tous les
trois mois, il y a une réunion des parents d´élèves
et des professeurs pour informer les parents des résultats de
leurs enfants á l'école. Farah n'assista pas à
ces réunions en prétextant que sa femme ou lui-même
sont malades. C'est la même chose à convocation de l'école.
Farah ne se présente pas et trouve mille et une raison pour ne
pas y assister. Finalement le professeur á informé, selon
la procédure normale de l'école, le Directeur pour déclencher
des investigations globales sur la famille de Farah.
Le directeur
de l'école á pris contact, comme il est dans l'obligation
de le faire, avec les services sociaux.
L'enfant
traverse un moment crucial de son existence et il a grand besoin aujourd
hui du soutien social, moral et psychologique de son père. Il
a besoin aussi l´aide de son père. pour surmonter son handicap
dans les matières qui lui posent des problèmes : mathématique
et anglais et suédois.
Le service
social a rendu visite de façon inopinée au domicile de
Farah et ce qu´il a découvert est alarmant.
L'inspecteur
a découvert
- que le
la Famille de Farah était très religieuse et fondamentaliste.
- que
chez les Farah il n'y avait pas de télévision et aucun
jouet pour les trois / quatre enfants de Farah.
- que la
femme de Farah était voilée de la tête aux pieds.
- que les
enfants ne sortent pas pour jouer avec les autres enfants du quartier
Selon la
loi suédoise, dans un tel cas, le service social organise une
réunion à laquelle participent plusieurs personnes de
différents services :
Le directeur
de l'école.
Le maître.
Deux représentants du service social.
Une psychologue.
Le médecin de la famille
Sans oublier aussi les parents
Un interprète cette fois ci c'était moi.
Au cours
de cette réunion le directeur de l'école á posé
la première question á Farah en lui disant :
- vous êtes chômeur et pourtant vous ne donnez pas des coups
de main à votre enfant pour réviser les leçons
à la maison ?
Farah a
raconté d´une manière détaillée la
situation de misère pendant la période de son enfance
en ajoutant aussi qu´il avait été exclu de l'école
primaire á l´âge de 10 ans. Il a avoué qu'il
n'avait pas de connaissances supérieures à celle de son
enfant en Anglais ou en mathématiques. C´est pour cette
raison qu´il est incapable de l'aider à la maison, bien
qu'il fasse tout ce qui est possible pour assurer la réussite
de son enfant.
Le représentant
du service social lui a posé une question en lui disant
- Pourquoi ton domicile n´est pas équipé des éléments
habituels tel qu'une télévision et des jouets pour les
enfants ?
Farah á
répondu qu'il envoyait aussitôt à ses parents à
Djibouti, le peu d'argent qu'il reçoit du service social, car
eux ne reçoivent aucune aide du gouvernement djiboutien.
Après
la réunion, le service social á décider de confier
l'enfant de Farah á une famille suédoise pendant une période
de trois mois afin de donner á Farah le temps nécessaire
pour équiper son domicile avec tous les éléments
nécessaires.
A la sortie
de la réunion Farah m'a dit que Monsieur Hassan Gouled et le
ministre de l'Éducation de l'époque Monsieur Mohamed Djama
Elabé ont gâché sa vie en l´excluant de l'école
á l´âge de 10 ans. C'est la raison pour laquelle
il est totalement ignorant et incapable d'aider ses enfants dans leur
scolarité
Monsieur
Farah n´est pas le seul à avoir vécu ce genre de
tragédie á Djibouti. Monsieur Gouled et son gouvernement
ont jeté dans la rue, sans aucune raison valable, des centaines
de jeunes Djiboutiens.
Ne pas
donner aux enfants du pays une éducation adéquate qui
leurs permette d´ouvrir les portes de leur avenir est UN ACTE
CRIMINEL qui mérite un jugement à l'encontre de M GOULED
et de sa clique. . . .
je dis
bien toute l´équipe de Hassan Gouled sans distinction .
. . qu'ils soient membre du RPP ou dans l'opposition
Les représentants
de l´opposition d´aujourd hui étaient à l'époque
de très hauts fonctionnaires de l´État et ils avaient
des responsabilité dans le gouvernement de Djibouti. La majorité
a occupé des postes de ministre et/ou d'officiers dans les gouvernements
de Hassan Gouled.
Dans leurs
responsabilités, hier, ils voyaient les réalités
des enfants du pays 'virés' des écoles par centaines chaque
années. Ils avaient le pouvoir et les moyens nécessaires
pour s'y opposer et pour faire bouger les choses afin que ces enfants
du pays aient des chances d'avoir un avenir meilleur.
Ils ne
l'ont pas fait et l´histoire s'est retournée en "les
virants" eux-mêmes de leurs postes d'hier ce qui leur a permis
de se placer en victime de leur propre gouvernement. Certains se disent
dans l'opposition aujourd hui, alors qu'ils ont contribué de
prés ou de loin à ces décisions prises par le gouvernement
en matière d'exclusion scolaire.
Chasser
de l'école un enfant de 10 ou 12 ans,
c'est lui briser son avenir !!
Il faut
juger tôt ou tard Monsieur Gouled et ses compagnons qui ont partagé
hier des responsabilités dans le gouvernement et aujourd'hui
dans l'opposition. Ils doivent répondre devant la nation ou devant
Dieu des actes de barbarie à l'encontre des enfants du pays et
de non-assistance à personne en danger.
Demain
ce sera trop tard pour le juger en personne mais l'histoire, elle, le
jugera qu'il soit dans la tombe ou ailleurs . . . .
Les propres
enfants des membres du gouvernement de Gouled et de l´opposition
d´aujourd hui étudiaient á l'étranger et
n'étaient pas frappés par ces exclusions scolaires 'massives'
des enfants pauvres du pays.
Pour
contacter ce lecteur :
IBRAHIM
JAAMAC
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