LA LIBERTÉ Bulletin 23
Journal permanent et indépendant
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SOMMAIRE N° 23 ....du 18/11/00 au 24/11/00
- Appel de l'ODU pour une mise en garde contre les pratiques du régime ..dictatorial djiboutien,
- Plusieurs interventions importantes à l'occasion des "soi-disant"
.. Etats généraux de la justice ou de l'injustice !
- LE SYSTEME GUELLEH ou la politique des échecs à répétition ?
- Les professeurs en grève / Manifestation prévue jeudi,

- Les exilés djiboutiens protestent contre le manque de transparence dans ..les négociations FRUD-Gouvernement,

- Pour 18 Millions de FD, M. Guelleh se serait offert l'équivalent d'un'publi-reportage à la gloire de son système' dans Paris Match (Daté du 9/11/00) ! Et le paiement des salaires des fonctionnaires ?
- Où est passé le versement du KOWEIT pour les fonctionnaires ?

DOSSIER :
ETATS GENERAUX DE LA JUSTICE (suite du numéro 22)

22/11 : LE DOSSIER COMPLET ET LES RECOMMANDATIONS (Supplément dans le numéro spécial)

- 13/11 Intervention de Jean-Paul Noël ABDI, Président de la LDDH "SUR LES JURIDICTIONS DE FOND DE DROIT COMMUN"

- 13/11 Intervention de Hasna Moumin BAHDON "SUR LES JURIDICTIONS DE FOND DE DROIT COMMUN"

- 12/11 Intervention d'Ahmed DINI, Président du FRUD-Armé. "QUELQUES CONSIDERATIONS GENERALES SUR LA PLACE DE LA JUSTICE DANS LA SOCIETE"

14/11 Il est indispensable que le gouvernement en place change d'abord sa mentalité et ses habitudes néfastes (Communiqué de l'Intersyndicale UDT/UGTD)

21/11 - "Que les justiciables de toutes ces années passées, des générations entières, puissent retrouver le rétablissement de leur citoyenneté ..." (Communiqué de presse du FUOD)

DOSSIER :
LA GREVE DES ENSEIGNANTS

18/11 Lettre de Jean-Paul Noël ABDI, Président de le LDDH à M Badoul, Président de l'Assemblée nationale djiboutienne.

20/11 LE SYSTEME GUELLEH
ou la politique des échecs
à répétition ?
(J L Schaal)

La lettre de l'Océan Indien
N° 926 du 18/11/00 :


- DJIBOUTI : LA DEMOBILISATION EN ECHEC

- DJIBOUTI : UN PROBLEME CRUCIAL

18/11 Le vieux chef de guerre somalien, M. Atto, aurait échappé de justesse un complot organisé, dit-on, par les trois comparses : Guelleh, Hassan, et Galayr (Courrier des lecteurs)

20/11 Réponse ouverte de Madame Saida BARREH à la lettre d'un lecteur adressée à M Aden ROBLEH et publiée dans le numéro 22

12/11 - Appel à la Communauté Nationale et Internationale à la vigilance la Communauté Nationale et Internationale sur les manœuvres dangereuses du pouvoir djiboutien pour le pays (Communiqué de l'ODU) 20/11 La Somalie fera son retour dans l'IGAD au sommet de Khartoum
21/11 "Le secret à la soviétique ne peut que desservir la démocratie". (Communiqué des exilés djiboutiens)

Une sorte de 'publi-reportage' à lire dans Paris-Match du 9/11/00 à la Gloire du système GUELLEH

22/11 Mais où pourraient-être passés les fonds versés par le KOWEIT pour payer trois mois de salaires aux fonctionnaires ?

COURRIER DES LECTEURS
nous reprenons de façon anonyme en général (pour garantir la sécurité des auteurs)
le contenu intégral des lettres qui nous sont adressées.
Nous publierons en revanche les messages des lecteurs qui souhaitent répondre.
L'ARDHD n'assume aucune responsabilité
quant au contenu des messages de cette rubrique.
L'ARDHD rappelle qu'elle ne soutient aucune action politique, ni aucun parti
et qu'elle milite exclusivement en faveur de la Paix et des Droits de l'Homme.

18/11 Le vieux chef de guerre somalien, M. Atto, aurait échappé de justesse un complot organisé, dit-on, par les trois comparses : Guelleh, Hassan, et Galayr

Rocambaleque l'histoire qui se chuchote ces jours chez les Somalis. On dit
que les trois amigos (Guelleh, le neveu et le successeur d'Aptidon à la
présidence du Djibouti et les deux Somaliens, A. S. Hassan, et K. Galayr,
prétendument couronnés à Djibouti, par personne d'autre que M. Guelleh,
en qualité respectivement de président et de premier ministre de la Somalie, un pays toujours en état de guerre civile malgré la soit-disant conférence de paix
d'Arta, organisée, encore par personne d'autre que M. Guelleh à Djibouti)
ont comploté pour faire disparaître M. Atto, le vieux chef de guerre
somalien, de la scène politique à Mogadiscio où il mène, semble-t-il, la
vie dure ces derniers car, comme un ancien chef de guerre, il est mieux
assis à Mogadiscio que les nouveaux chefs de guerre que sont les amis de M.
Guelleh.


Ce qui est astucieux c'est la méthode par laquelle les trois amigos voulaient arriver à leurs fins. Il semble que M. Atto allait quitter Mogadiscio par l'avion de Daallo Arilines à destination de Djibouti-ville via Berbera, en Somaliland, cet état tranquille qui s'est recréé dans les frontières de l'ex-British Somaliland au plus grand déplaisir de M. Guelleh et de son prédécesseur, pardon 'oncle,' à l'est de Djibouti, car son port de Berbera serait 'hypothétiquement" en concurrence avec celui de Djibouti (en réalité le Somaliland ne cesse de solliciter les services du port de Djibouti malgré les efforts de Guelleh pour tuer le Somaliland dans l'oeuf). L'avion de Daallo Airlines, dit-on, devait d'abord atterrir à Berbera pour ensuite s'envoler vers Djibouti-ville.


Mais M. Atto a eu vent de l'affaire, grâce à une indiscrétion d'un employé de Daallo. Il a appri que l'avion allait d'abord atterrir à Djibouti-ville pour ensuite rebrousser chemin vers Berbera. M. Atto a compris immédiatement ce qui allait se passer si jamais il mettait les pieds à Djibouti---on aurait prévu de le jeter dans les geôles de M. Guelleh.

On ne peut pas dire que M. Guelleh déteste les seigneurs de guerre somaliens car, on le sait bien, durant des mois, il a reçu chez lui, dans le cadre de la soit-disant conférence d'Arta, les plus répugnants des criminels de guerre somaliens ; mais ceux-là étaient les amis de M. Guelleh qui souhaitait qu'ils dirigent la Somalie, comme ils le faisaient au temps du dictateur Siad Barre.

Une fois que M. Atto s'est rendu compte de ce qui allait se passer, il ordonna à ses deux gardes de corps d'ouvrir le feu sur le personnel si l'avion n'atterrissait pas juste
devant l'aéroport de Berbera. Ce qui fut vite fait par l'équipage.


Comme quoi, on pourrait se demander qui, des deux (le seigneur de Djibouti, et le seigneur de guerre somalien), est le plus futé. Encore un projet rocambalesque, dira-t-on, d'un certain ancien barbouze colonial, malformé, dirait certains, comme ce fut le cas dans les colonies. À suivre car le vieux renard, Atto, capturé même par les forces internationales à Mogadiscio en 1993, est bien connu pour ses manoeuvres et ripostes farouches.

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20/11 Réponse à l'article du journal La Liberté n°22,
intitulé :
"Lettre ouverte d'un membre du PND au Président Aden Robleh pour l'assurer de son soutien"


cher militant,

j'ai bien reçu votre aimable lettre que vous avez adressé au Président du PND. Il m'a chargé de vous répondre, comme je suis en Europe. A Djibouti tout est controlé.

Bien que vous me dites militant fidèle du PND comme j'ai reçu votre lettre, je voudrai bien savoir le nom, prénom et quelle fonctions vous aviez au PND à Djibouti.

Comme vous le souhaitiez, le PND a toujours sa qualité d'opposant fort que ce soit à Djibouti ou en Europe.

Sincèrement je reçois des nouvelles qui m'indiquent que les bla-blas de M. Guelleh ne divisent pas l'opposition et l'opposition, je vous le confirme, est actuellement unie.

Notre pays est devenu un des pays les plus pauvres du monde à cause de la dictature et du tribalisme insupportable qui y sévit. Nous voulons lutter et nous continuerons à lutter pour que ce malfaiteur-dictateur-tribaliste quitte le pouvoir définitivement.

Pendant un an, je me suis engagé, avec le soutien des membres du PND et de la population, dans le combat de la libération de Amir Adawé et de ses compagnons. Heureusement, ils ont tous été libérés mais Amir a eu des sequelles liées à son incarcération en Ethiopie.

Actuellement Amir se trouve à Djibouti. Après avoir été opéré à l'hôpital des armées françaises, sa situation médicale ne s'est pas améliorée en ce qui concerne sa jambe.

Ainsi donc, Amir étant le seul journaliste du PND, le journal "La République" ne peut , malheureusement ressortir.

De ma part je vous salue au fond de mon coeur , vous remercie pour votre soutien et espérons avoir des contacts très bientôt afin de conduire ensemble le combat.

chers djiboutiens et djiboutiennes, je vous salue chaleureusement.


Saida Barreh
Représentante du PND en France et en Europe
courriel: flc1@club-internet.fr

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22/11 LA VOIX DES SANS VOIX

A Bon entendeur Salut.



Grèves des enseignants dans le secondaire et au Lycée d'Etat.



Les enseignants ont déclenché une grève pour quelques jours dans l'ensemble des Etablissements secondaires et au lycée d'Etat où on notait les suspensions des cours.

Depuis la rentrée, les enseignants mijotaient et préparaient une grève générale dans l'unique but de l'obtention de leurs revendications.

Hier soir, le 20 novembre 2000, Journée Mondiale de l'Enfant, sur la télévision djiboutienne de l'Etat, le Ministre de l'Education a fait remontrance, d'une fermeté de telle ampleur, à l'égards des enseignants, ces derniers l'ont prise pour une menace délibérée, provocatrice et humiliante.

Le lendemain très tôt les enseignants ont cessé de dispenser les cours d'abord aux lycéens, ensuite aux C.E.S (Collège d'Enseignements Secondaires).

Comme d'habitude les forces de l'ordre de police ont commencé leurs intimidations auprès des élèves qui n'étaient pas au cours, et par la suite les élèves ont riposté par les lancers de pierres suite à quoi la police a lancé des grenades lacrymogènes pour les disperser.

La circulation a été coupée à certains endroits de la capitale. Il n'y a pas eu de blessés mais des voitures de forces de police ont reçu de jets de pierres.

La Direction Générale de l'Education essaie toujours et encore de réduire au silence toutes les contestations estudiantines et celles des enseignants en particulier.

Aujourd'hui, le 22 novembre 2000 tous les enseignants qui continuent leurs revendications salariales sont sous le collimateur de la police en tenue civile.

Les jeunes collégiens et la F.N.P. se font encore face à face.


Un témoin oculaire et auditif.

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NOUVELLES BREVES ET REVUE DE PRESSE

A lire cette semaine dans la Lettre de l'Océan Indien N° 926

DJIBOUTI : LA DEMOBILISATION EN ECHEC

Le programme de démobilisation de militaires et gendarmes djiboutiens traîne toujours en longueur. Selon un document de synthèse du Fonds monétaire international (FMI) rédigé en juillet dernier, cette démobilisation n'a concerné à ce jour que 344 personnes par rapport à un objectif de 1 468 et ce "en raison des tensions régionales persistantes et des incertitudes qui en découlent pour la sécurité de Djibouti" .(...) [Total = 1486 caractères]

Note de l'ARDHD : cette information confirme ce que nous affirmons depuis plusieurs mois.
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DJIBOUTI : UN PROBLEME CRUCIAL

Le rapport annuel de la Banque nationale de Djibouti (BND, banque centrale) donne l'impression de découvrir un problème déjà fort ancien en indiquant que l'approvisionnement en eau potable est devenu "critique" pour les consommateurs des "régions de Djbouti-ville et d'Ali Sabieh".(...) [Total = 1713 caractères]
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A lire dans Les Nouvelles d'ADDIS N° 20 Nov.-Déc. 2000

"Djibouti : les progrès se font attendre"
L'annonce d'une interview de Mohamed Kadamy, à paraître sur le site des Nouvelles d'Addis.

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20/11 La Somalie fera son retour dans l'IGAD au sommet de Khartoum

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Note de l'ARDHD : la reconnaissance du nouveau Président, désigné à Arta, n'est pas encore généralisée (Seuls deux pays l'ont reconnu !)
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NAIROBI, 20 nov (AFP) - Ministres des affaires étrangères puis chefs d'Etat et de gouvernement est-africains se retrouvent cette semaine à Khartoum pour le 8ème sommet de l'Autorité Inter-Gouvernementale pour le Développement (IGAD), marqué par le retour de la Somalie.


Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement s'ouvrira jeudi dans la capitale soudanaise, en l'absence des présidents kenyan Daniel arap Moi et ougandais Yoweri Museveni.

Il sera précédé mardi et mercredi par une réunion des ministres des Affaires étrangères des sept pays membres de l'organisation régionale qui regroupe la Somalie, le Kenya, l'Ouganda, le Soudan, l'Erythrée, l'Ethiopie et Djibouti.

Le président somalien de transition Abdoulkassim Salat Hassan occupera jeudi le siège de la Somalie, resté vide depuis 1991 en raison de l'absence de gouvernement central dans ce pays de la Corne de l'Afrique livré aux luttes entre clans et factions rivales.

Désigné fin août par un parlement de transition issu de la conférence de réconciliation d'Arta (Djibouti), le président Salat a été formellement reconnu par deux membres de l'IGAD, Djibouti, organisateur du processus de paix, et Khartoum.

Les dirigeants des nouvelles institutions somaliennes, rejetées par la plupart des chefs de faction et par les entités autonomes du Somaliland (nord-ouest de la Somalie) et du Puntland (nord-est), ont déployé tous leurs efforts pour s'assurer d'un appui plus large au sein de l'IGAD, qui avait soutenu l'initiative de paix djiboutienne.

La semaine dernière, M. Salat s'est rendu à Addis Abeba, allié de certaines factions somaliennes, où il a obtenu une réponse mitigée des autorités éthiopiennes.

Le processus de paix somalien entamé à Arta est une "réalisation majeure" mais "a besoin d'être complété en ramenant les autres parties somaliennes", a estimé Addis Abeba dans un communiqué. Une semaine auparavant, le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi avait reçu le président du Somaliland Mohamed Ibrahim Egal, l'un des plus farouches opposants au processus d'Arta.

De son côté, le Premier ministre somalien Ali Khalif Galaydh est venu chercher au Kenya le soutien du président Moi, fréquemment en contact avec les chefs de guerre de Mogadiscio.

Mais le chef de l'Etat kényan, qui a reçu lundi le Premier ministre, n'a pas non plus reconnu formellement les nouvelles institutions, se contentant de saluer la formation d'un gouvernement de transition, tout en affirmant que la paix et la sécurité dépendaient de l'engagement de toutes les factions.

"Le Kenya ne voit pas d'objection à ce que la Somalie entre dans des organisations internationales et régionales ou rouvre une ambassade à Nairobi", a déclaré M. Moi.

Selon un proche de M. Galaydh, "la plupart des pays de l'IGAD ont montré leur volonté de soutenir la participation de la Somalie au sommet".

L'Erythrée a fait part de son soutien, a-t-il précisé à l'AFP, indiquant que seul l'Ouganda n'a pas fait de commentaires parmi les membres de l'IGAD.

Outre le dossier somalien, les participants au sommet aborderont la guerre civile au Soudan, dans laquelle l'IGAD mène une médiation entre le gouvernement de Khartoum et la guérilla sudiste.

L'amélioration des relations entre Khartoum et trois de ses voisins, l'Ethiopie, l'Erythrée et l'Ouganda semble avoir facilité la tenue de ce sommet. Sont attendus à Khartoum les deux "frères ennemis" de la Corne de l'Afrique, le président érythréen Issaias Afeworki et le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, dont les deux pays observent un cessez-le-feu depuis juin dernier, après deux ans de conflit.

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21/11 GREVE DE TOUS LES ENSEIGNANTS A DJIBOUTI.

Nous apprenons que l'ensemble du corps enseignant est en grève depuis dimanche pour protester contre le non-paiement des salaires et les conditions de travail dans les écoles djiboutiennes.

Pour toute réponse, le Ministre de l'Education n'a eu que des menaces à offrir : "licenciement généralisé, etc..". Il aurait même ajouté : "Nous n'avons peur de personne, même pas de l'Armée, alors ce ne sont pas les enseignants qui nous feront peur avec leur morceau de craie ..."

Une grande manifestation est prévue jeudi 23/11 à Djibouti

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22/11 EMEUTES GRAVES ET BAGARRES AVENUE DE GAULLE

Depuis mardi, des manifestations ont lieu tous les jours avenue de Gaulle. Elles sont organisées par les élèves qui protestent contre la désorganisation des cours, à la suite de la grève des enseignants, motivées par plusieurs mois de salaires de retard (6 mois de retard au seul titre de 2000 !). Une partie du retard aurait dû être couvert par un versement KOWEITIEN, mais les financiers de Djibouti sont parfois négligents et on ne trouve plus l'argent....

Ces bagarres sont vivement réprimées par les forces de police qui auraient utilisé leurs armes pour disperser les manifestants. Nous attendons un bilan complet et précis du nombre de victimes civiles.

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BRUITS ET RUMEURS

Monsieur DINI à la Télévision djiboutienne en compagnie de M. GUELLEH ?

Selon des sources généralement bien informées, nous apprenons que Monsieur DINI aurait été vu à la Télévision djiboutienne en compagnie de M. Guelleh.

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21/11 Ahmed DINI à Paris dès Samedi prochain ?
A-t-il rencontré les combattants du FRUD dans le Nord ?

On nous annonce l'arrivée prochaine d'Ahmed Dini à Paris en provenance de Djibouti. Selon des sources djiboutiennes, il aurait dû rencontrer tous les membres de l'ODU lundi dernier pour leur faire part des résultats (ou plus probablement de l'absence de résultats) obtenus au cours des NEUF MOIS de négociation avec le système GUELEH. Mais il en aurait été empêché en raison d'un deuil. A l'occasion de la cérémonie, s'est-il rendu dans le Nord du pays pour rencontrer aussi les combattants du FRUD ?

S'exprimera-t-il enfin depuis Paris, comme le réclament de nombreux djiboutiens qui sont lassés de cette attente ?

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18 millions de Francs DJ pour un publi-reportage dans Paris-Match !

C'est le prix qu'aurait payé, selon nos sources, le système GUELLEH pour s'offrir un publi-reportage dans Paris-Match, à la gloire du régime, de ses amis et en particulier du Groupe BOREH (toujours lui !).
Lire Paris-Match daté du 9/11/00, dans lequel la brosse à reluire fonctionne à merveille ... Tout va bien à Djibouti ... Madame la marquise ....
Avec 18 Millions de FD, combien aurait-on payé de fonctionnaires, combien de familles pourraient manger normalement avec un salaire payé ?

Nous notons avec intérêt que M. Guelleh est contraint de payer pour faire parler de lui. Les journalistes l'éviteraient-ils, quand il s'agit d'écrire gratuitement ?

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22/11 Où seraient passés les fonds qui auraient été versés par le KOWEIT pour assurer trois mois de paye des fonctionnaires, sur les six qui leur sont dûs au seul titre de l'année 2000.

Pudiquement, tous les salaires des fonctionnnaires antérieurs au 1/01/2000 et non payés (plusieurs mois) sont considérés comme 'gelés'. Les mauvaises langues s'amusent à penser que M. GUELLEH est le seul être humain capable de geler quelque chose sous le ciel de Djibouti, où la température ne descend jamais en dessous de 18 ° C environ !!

Le Ministre des Finances (celui qui emprunte au Trésor à titre personnel) aurait annoncé officiellement que tous les fonctionnaires allaient toucher trois mois de salaires, grâce à une avance / subention versée par le KOWEIT et reçue par Djibouti. Or les fonctionnaires, très attentifs, n'ont rien vu arriver. La grève des enseignants a été déclenchée en partie pour ces motifs.

La question est posée aujourd'hui. Mais où est donc passé l'argent du KOWEIT. Qui l'aurait pris / emprunté ? Qui l'aurait utilisé à d'autres fins, pour règler d'autres dépenses par exemple ?

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23/11 Le Ministre des Finances : M Yacin Elmi BOUH aurait-il perdu, par négligence les sommes versées par le KOWEIT, qui étaient destinées à payer trois mois de salaires aux fonctionnaires ?
Cela mérite une deuxième nomination comme Homme de la Semaine. LA LIBERTE lance une chasse au trésor. Il s'agit de retrouver les fonds qu'il a perdus cette semaine.

Historique : M Yacin Elmi BOUH explique plubliquement que le KOWEIT a versé à Djibouti des fonds (Dons, aides, subventions ?) qui vont permettre de payer trois mois d'arriérrés aux fonctionnaires plus le mois en cours. Les fonctionnaires attendent et ne voient aucun crédit sur leurs comptes bancaires. On peut supposer que M Yacin Elmi BOUH est négligent et qu'il a perdu l'argent. Il s'agit maintenant de le retrouver. Djibouti n'est pas si grand que cela : si toute la population prette main forte à l'opération, on devrait retrouver les fonds ... sauf si M Guelleh les a pris directement ...

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ab

 

 

DOSSIER

ETATS GENERAUX DE LA JUSTICE
ou de l'injustice ?

13/11 Intervention de
Jean-Paul Noël ABDI, Président de la LDDH



SUR LES JURIDICTIONS DE FOND DE DROIT COMMUN.



Le travail qui avait été effectué par le comité d'organisation des Etats généraux de la justice est très critique et intéressant.


Un travail d'une telle ampleur doit être encouragé. Certes, il est vrai que tout encouragement doit être accompagné d'un soutien.

Le soutien de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) portera essentiellement sur un nouvel apport, une nouvelle contribution.
Certes, il est vrai que dans le rapport de synthèse, et les quelques autres documents que nous avons obtenu, les origines et les causes du musellement de la Justice djiboutienne n'ont pas été bien diagnostiquées.
Certes, il est vrai, qu'aucune solution n'est proposée pour mettre un frein à la mauvaise volonté politique ou plus exactement au manque total de volonté politique afin d'interdire les interférences quasi quotidiennes du politique sur le judiciaire.


Dans cet esprit et dans le cadre de la rédaction de nos Résolutions, dès demain et avec votre accord Madame La Présidente , nous vous soumettrons par écrit nos propositions afin de les insérer dans la Résolution finale.

Madame la Présidente mes chers compatriotes, vous pouvez compter sur la volonté de Défenseurs des Droits de l'Homme de militer sans relâche en faveur de l'Indépendance du Pouvoir Judiciaire en République de Djibouti. C'est notre premier Devoir.






Djibouti le 13 novembre 2000
NOEL ABDI NOEL Jean-Paul
L.D.D.H

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13/11 Intervention de Hasna Moumin BAHDON

SUR LES JURIDICTIONS DU FOND DE DROIT COMMUN

Le manque d'un Statut des magistrats gage d'indépendance du pouvoir judiciaire " incite à la plus grande prudence et décourage des éventuels candidats "

La journée de réflexion du 19 février M. MARTINET et la présidente de la Cour Suprême avait déjà insisté sur le Statut des magistrats et l'urgence de sa promulgation était déjà posée.

Depuis le Président de la République n'a rien fait pour signer la promulgation de la loi sur le Statut des magistrats. En - ce qui concerne les décisions et les procès politiques les questions suivantes sont encore actuelles.

Cour Suprême et les autres Cours.
Nous avons constaté que le dossier sur l'affaire des défenses d'éléphant déclenchée en 1996 se trouve sur le bureau du greffier.


La question du président de la Ligue Djiboutienne des Droits humains pourquoi ce dossier est encore en instance, le greffier a répondu à M. Noël ABDI NOEL Jean-Paul que " pour cette affaire, seul le Ministre est compétent ". Et comme il y a eu plusieurs ministres cette affaire traîne toujours.

Le juge Zakaria qui avait été révoqué illégalement et contrairement à la Constitution avait déposé une requête en annulation contre cette Décision mais aucune suite n'a été donnée à cette requête depuis 96. Là aussi faut-il attendre un autre Ministre ?

Autres décisions arbitraires et illégales prises car il n'existe pas encore une vrai justice.

16 février 97 révocation par le Conseil du Discipline de la fonction publique pour activités syndicales de plusieurs professeurs et autres dirigeants syndicaux en particulier :

- Madame Mariam Hassan
- M. Souleiman Mohamed
- M. Kamil Hassan



Pour ces cas arbitraires faut-il attendre un Gouvernement qui aura au moins la volonté politique pour une plus grande justice.



Djibouti le 13 novembre 2000
Hasna Moumin Bahdon
L.D.D.H

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Etats Généraux de la Justice du 12/11/2000
(Voir aussi le dossier spécial)

Intervention de M Ahmed DINI, Président du FRUD armé,



QUELQUES CONSIDERATIONS GENERALES
SUR LA PLACE DE LA JUSTICE DANS LA SOCIETE



La vie en société humaine, dont le minimum est deux individus et le maximum est tout le genre humain, est conditionnée par des nécessités spécifiques. Or, les nécessités engendrent des besoins, le besoin confère des droits, le droit exige la liberté, la liberté est soumise à la mesure. Ces cinq facteurs, qui s'imbriquent comme les anneaux d'une chaîne, englobent et dirigent tous les aspects de la vie en société.


Trois de ces facteurs sont absolus : la nécessité, le besoin et la mesure. Deux en sont relatifs : le droit et la liberté. Ce qui est absolu doit être identifié et clairement défini ; ce qui est relatif doit être adapté et encadré.

" La fonction crée l'organe " dit-on. La Justice est le seul organe pour assurer la fonction qui consiste à répondre à la nécessité pour permettre la vie en société par la satisfaction des besoins à la mesure des nécessités, appliquant le droit à la mesure du besoin, garantissant à la liberté à la mesure du droit. Donc, la fonction de la Justice est de dire le droit et de veiller à son respect en imposant la mesure.

Toute création est régie par la mesure. Dieu dit dans le verset 49 de la sourate 54 : " Nous avons créé toute chose avec mesure ".

Si la nécessité, absolue par définition, échappe à la mesure, elle devient prétexte à l'arbitraire et à l'irrationnel. De même, le besoin sans mesure devient accaparement et exclusion et le droit sans mesure devient tyrannie et oppression, la liberté sans mesure devient anarchie et chaos. C'est donc la Justice qui dit et qui fait respecter la mesure : c'est sa fonction et sa justification.

C'est pourquoi elle a été de tout temps l'objet de cogitations de philosophes, d'études des juristes et objectif des revendications des sociétés humaines. Son absence devient la principale cause de révoltes individuelles, de rébellions de groupes et de révolutions des communautés. Son existence constitue le soubassement de la cohésion nationale et le socle de la fraternité, la reconnaissance de la dignité de l'Homme par le respect de ses droits, l'évidence de sa valeur en établissant l'équilibre par 'équité et enfin l'expression de son humanité par la conscience qui en est la substance même.

La Justice moderne associe les individus autour du concept de l'Etat et de la Nation. Sans elle, rien ne les associerait. Elle occupe dans la société la position capitale, c'est-à-dire le sommet. Telle étant son importance, elle a également ses propres nécessités pour exister et elles sont au nombre de quatre : premièrement une volonté, deuxièmement un corpus, troisièmement un corps et quatrièmement des moyens.

La première de ces nécessités est la volonté politique préalable de ceux qui ont la pouvoir de l'instituer pour lui permettre de fonctionner à la hauteur de sa tâche. En effet, ceux qui ont reçu mandat pour organiser la vie de la Cité se doivent de garantir à tous les citoyens une Justice efficace et impartiale à travers l'édiction de normes et de règles et la mise en place d'organes appropriés. Cette volonté politique est donc une condition primordiale.

La deuxième nécessité est l'existence d'un corps, c'est à dire d'un ensemble de textes et de lois permettant de dire la mesure. Le corpus de référence de notre Justice, riche des trois apports traditionnel, musulman et moderne, permet de faire face à pratiquement tous les cas de figure.

La troisième nécessité, c'est l'existence d'un corps de spécialistes : la Justice doit être confié à des magistrats techniquement compétents, intellectuellement capables et moralement fiables ; indépendants par rapport aux groupes d'intérêt et protégés des influences extérieures.

La quatrième nécessité est de mettre à la disposition de ces magistrats les moyens matériels permettant à la Justice de mener à bien sa mission.
Malheureusement, force est de constater que depuis l'Indépendance, aucune ou presque de ces nécessités n'est satisfaite, à commencer par la volonté politique qui a fait défaut, au moins jusqu'à ce débat.


A preuve, au niveau tout d'abord de la volonté politique, l'abstention de la présidence de la République de promulguer la loi portant Statut de la Magistrature, adoptée par l'Assemblée Nationale en Mai 1995, il y a donc 5 ans. Etant donné que le Président a lui-même institué la tenue de ces Etats Généraux, nous ne mettons pas en doute la volonté politique de mettre fin aux lacunes constatées jusqu'à présent.

En second lieu, le poids négatif de cette absence de volonté politique a pesé sur la Justice et ses auxiliaires est la cause essentielle de l'impunité à d'horribles crimes et exactions que nous connaissons tous.

Nous avons parlé et nous parlons encore, mais nous attendons surtout les actes qui concrétiseraient les volontés affichées.

Je vous remercie de votre attention



AHMED DINI
PRESIDENT DU FRUD- armé

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18/11 LETTRE OUVERTE DE
M Jean-Paul Noël ABDI à M BADOUL

 

M. NOEL ABDI Jean Paul,
Ancien parlementaire
Ancien Secrétaire du Bureau
De l'Assemblée Nationale de
La République de Djibouti





LETTRE OUVERTE AU

Président de l'Assemblée Nationale


Monsieur le Président et cher Said I. Badoul,



Pour la deuxième fois, je n'ai pas manqué de répondre à votre invitation à l'occasion de l'ouverture des Sessions solennelles de l'Assemblée National de l'an 2000, le 15 novembre dernier.


Je comprends, depuis les dernières élections parlementaires en 1997, que votre interdiction et j'ose supposer que les différentes Résolutions de l'Union Interparlementaire, entre autres, ont peut être infléchi votre acharnement à l'égard de tout parlementaire qui ose parler et surtout qui ose écrire contre une volonté politique foncièrement dictatoriale en République de Djibouti.

L'ouverture de votre Session coïncidait avec celle de la clôture des Etats Généraux de la Justice à laquelle nous avons, avec mes confrères de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains, participé activement, animés par une volonté constructive pour les soutenir.

Nous n'avons pas manqué de souligner à cet effet, la nécessité urgente de réviser tous les procès politiques.

Cher Said I. Badoul, je sais et vous le savez, les pressions que vous avez subies, vous obligeant à deux reprises et d'une manière anticonstitutionnelle la levée de l'immunité parlementaire de Messieurs les députés :

Ali Mohamade Houmed

Ahmed Boulaleh Barreh


Moumin Bahdon Farah

Moussa Ahmed Idriss

Cher Said I. Badoul, je suis persuadé et je vous encourage à ne plus prendre des décisions hâtives, anticonstitutionnelles, à ne plus prendre des mesures spontanées et arbitraires à l'égard de vos collègues, à ne plus faire obstruction à l'indépendance du Pouvoir Législatif.

C'est dans le cadre du respect des Droits de la personne humaine et en tant qu'ancien député, actuellement Défenseur des Droits de l'Homme, en particulier des Droits des Parlementaires que je vous saisi, Monsieur le Président, afin de vous témoigner notre appui au discours solennel du Président de notre République au Sommet des Nations Unies à New York.


La LDDH par la Diffusion d'Information n°6/lddh/00 du 10 septembre 2000 a immédiatement appuyé la déclaration du Chef de l'Etat pour l'application rapide du Tribunal Pénal International.

La LDDH par une lettre ouverte du 21 septembre 2000 au Ministre de Justice, chargé des Droits de l'Homme, avait souhaité qu'une Session Extraordinaire de l'Assemblée Nationale soit provoquée afin " d'activer et d'utiliser de toute urgence le Tribunal Pénal International ", en ratifiant les accords de Rome sur le Statut de la Cour Pénale Internationale, conformément à l'article 89 du règlement intérieur de
l'Assemblée Nationale.


Monsieur le Président, il est urgent, et si possible avant le débat sur le Budget de l'Etat, qu'un projet de loi ou une proposition de loi soit adopté par votre Auguste Assemblée en vue de ratifier le Statut de la Cour Pénale Internationale.



Avec mes sentiments déférents.



Djibouti, le 18 Novembre 2000

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12/11 OPPOSITION DJIBOUTIENNE UNIFIEE

- O.D.U-
Boulevard Nelson MANDELA
Boîte Postale : 501 Téléphone : 34.04.43
DJIBOUTI




COMMUNIQUE DE PRESSE

Appel à la Communauté Nationale et Internationale à la vigilance la Communauté Nationale et Internationale sur les manœuvres dangereuses du pouvoir djiboutien pour le pays ....


Depuis sa prise du pouvoir, en mai 1999, par le hold-up électoral caractérisé que l'on sait, le régime de Monsieur Ismaël Omar Guelleh confirme, par son action, sa nature médiévale en décalage total avec son époque et ses exigences. Il s'étale tel qu'en lui - même : autoritaire et incapable de se reformer.


Tandis que la négation active des droits de l'Homme, des libertés fondamentales et de la démocratie s'aggravent dans la pratique, un verbe creux, médiatisé à outrance grâce à une radio - télévision plus que jamais aux ordres, est offert en solution aux graves et nombreux maux qui affectent le pays. Tout se passe comme si, pour le pouvoir en place, le seul discours suffisait. Comme si évoquer un problème suffisait à le régler. Comme si les seuls mots pouvaient magiquement mettre fin à nos maux.

En réalité, aucune volonté de changement, c'est-à-dire de concorde nationale et de réformes démocratiques, n'anime véritablement le régime en place. Tout son action consiste à :

- dans la pratique, s'enfoncer lamentablement dans le verrouillage tous azimuts et l'autoritarisme primaire ;
- dans le discours, afficher un simulacre de bonnes intentions qu'il souhaite d'autant plus trompeur qu'il se pare à l'occasion d'accents en apparence sérieux.


Il essaye de pointer du doigt les problèmes, d'en paraître conscient, tout en sachant que c'est sans lendemain, que c'est juste destiné à la consommation de ceux et celles que l'on désire berner, en particulier nos partenaires extérieurs, ceux-là qui tiennent les cordons de la bourse et savent manier la redoutable arme de la pression internationale. Acquérir du crédit à l'extérieur des frontières sans rien concéder à l'intérieur quant à sa pratique du pouvoir d'Etat - qui obéit à une conception profondément dangereuse de la chose publique, tel est l'exercice impossible auquel d'emploie puérilement le régime guellien.


Les prétendus états généraux et autres assises ou journées de réflexion procèdent de cette logique. Que ce soit pour l'Education nationale, les Transports en commun ou autres, la méthode demeure la même : concevoir et préparer à huit clos pour médiatisation contrôlée.


La dernière opération en date, celle qui a cours sur la justice djiboutienne, ne déroge pas à la règle. Conçue et préparée dans les ruelles douteuses du pouvoirs, elle s'offre en fats food sur les antennes et les ondes de la RTD comme dans les colonnes du mal nommé journal La Nation. Et si l'on daigne adresser une invitation embarrassée à deux ou trois membres de l'authentique opposition civile (O.D.U), c'est juste pour paraître suivre les recommandations des partenaires extérieurs, ici l'International Républican Institut (I.R.I) organisation américaine de promotion de la démocratie dans le monde - et la Coopération Française, qui ont financé l'opération. L'on ne se gêne point d'ailleurs pour continuer à dénier, dans le même mouvement, toute reconnaissance à ces personnalités qui se retrouvent ainsi (comme d'ordinaire) niées dans leurs responsabilités publiques (présidence de parti ou mouvement politiques) et invitées à titre purement individuel.

Le régime est si aveuglé dans ses mises en scène qu'il se trouve de ridicule. A quoi rime-t-il en effet de signer un accord - cadre avec l'Oppositon (FRUD du Président AHMED DINI AHMED soutenu par l'ODU) et d'engager des discussions sur sa mise en œuvre, si dans le même temps, le débats national est escamoté dans des domaines aussi essentiels que la Justice et l'Education nationale ? Les réformes éducative, judiciaire et autres, ne s'inscrivent-elles pas dans le processus de concorde nationale et de réformes démocratique engagé avec l'opposition ?

A l'évidence, le pouvoir en place reste égale à lui-même : peu sérieux et peu enclin au changement positif. Comme d'ailleurs vient de le constater avec nous le Fond Monétaire International (FMI) dont le dernier rapport sur l'état d'avancement du Programme d'Ajustement Structurel (PAS) est accablant.


Par conséquent, l'Opposition Djiboutienne Unifiée :


1) Appelle à la vigilance la Communauté Nationale et Internationale sur ces manœuvres dangereuses pour le pays ;

2) Exige du régime en place d'apporter la preuve de sa volonté d'ouverture par l'application immédiate de l'Accord - Cadre signé le 7 Février dernier à Paris avec le FRUD, préalable à toute restauration de la Concorde Nationale, de l'Etat de droit et de la Démocratie en République de Djibouti.

A Djibouti, le 12 novembre 200

Le Président de l'O.D.U
MOUSSA AHMED IDRISS


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L'HOMME OU LA FEMME DE LA SEMAINE.

23/11 M Yaci Elmi BOUH,
Ministre des Finances de DJIBOUTI

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e) soit pour soutenir la dictature, soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc..

Auront-ils à répondre un jour de leurs actes et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?


Cette semaine, M Yacin Elmi BOUH reçoit le titre pour la deuxième fois.

Rappel des glorieuses actions qui lui permettent d'obtenir ce titre :

Le Ministre des Finances, M Yacin Elmi BOUH aurait perdu, par négligence, les sommes versées par le KOWEIT pour payer trois mois de salaires aux fonctionnaires ?

Historique : M Yacin Elmi BOUH a expliqué plubliquement que le KOWEIT avait versé à Djibouti des fonds (Dons, aides, subventions ?) pour payer trois mois d'arriérrés aux fonctionnaires plus le mois en cours. Les fonctionnaires attendaient avec impatience et ils n'ont constaté aucun crédit sur leurs comptes bancaires.

On peut supposer que M Yacin Elmi BOUH est négligent et qu'il a perdu l'argent. Il s'agit maintenant de le retrouver. Djibouti n'est pas si grand que cela : si toute la population prette main forte à l'opération, on devrait retrouver les fonds ... sauf si M Guelleh les a pris directement ...


Rappel des personnages déjà "élus" :

LA LIBERTE N° 17 - Mme LEILA, juge d'instruction
LA LIBERTE N° 19 - Omar FARAH, gendarmerie d'Ali Sabieh
LA LIBERTE N° 29 - Le général Yacin YABEH,
LA LIBERTE N° 32 - Le directeur de la Prison de Gabode,
LA LIBERTE N° 33 - Ali Mohamed ABDOU, procureur général
LA LIBERTE N° 35 - Mme Hawa Ahmed YOUSSOUF Ministre déléguée conjointement avec M. Le Représentant de l'UNICEF à Djibouti.
LA LIBERTE N° 36 - M Ibrahim Idriss DJIBRIL, MInistre de la Justice, conjointement avec M Mohamed Ali ABDOU, procureur général de Djibouti (2ème nomination)
BULLETIN N° 4 - Lieutenant GUELLEH de la FNP
BULLETIN N° 7 - Le responsable des forces de police qui a donné l'ordre le 24 juin de tirer à balles réelles sur Daher Guedi FOUREH.
BULLETIN N° 16 - M Yacin Elmi BOUH, Ministre de l'Economie et des Finances.
BULLETIN N° 23 - M Yacin Elmi BOUH, Ministre de l'Economie et des Finances (2ème nomination)

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Les principaux responsables
d'actes de torture à Djibouti

Maintenant que la justice pénale pourrait instruire (compte-tenu du jugement rendu récemment par la Cour d'Appel de Paris) les plaintes des victimes de mauvais traitement, d'emprisonnement arbitraire et de torture, nous rappelons à l'opinion publique les noms des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités par les victimes.

Parmi les tortionnaires les plus cités

  • Colonel Mahdi Cheikh Moussa,
  • Lieutenant-colonel Hoche Robleh
  • Lieutenant Ladieh
  • Capitaine Zakaria Hassan
  • Lieutenant Mohamed Adoyta
  • L'aspirant Haroun
  • Le sous-officier Naguib
  • L'adjudant Tane
  • Kalifa
  • Wagdi

Certains se seraient déjà réfugiés à l'étranger
sous de fausses identités,
mais ils sont placés sous surveillance.

Nos informations sur la torture à Djibouti et des récits de victimes

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LE SYSTÈME GUELLEH
ou la politique des échecs à répétition ?



VRAISEMBLABLEMENT, UN ÉCHEC DE LA CONFÉRENCE D'ARTA :


La Conférence d'Arta avait pour objectif annoncé de rétablir la Paix en Somalie et de doter ce pays d'un gouvernement reconnu, prêt à en assumer la gestion et la reconstruction. Quels sont les résultats aujourd'hui ?

Les participants ont désigné sous la haute pression de M Guelleh un Gouvernement composé d'hommes " d'affaires " (on sait ce qu'en France le mot affaires signifie lorsque l'on parle des politiques !) financièrement assoiffés et pour la plupart anciens collaborateurs de Siad Barreh.


Ces hommes ne semblent toujours pas avoir acquis de véritable légitimité dans leur pays : il suffit de lire les communiqués de protestation qui sont publiés sur l'ensemble des sites Internet somaliens. (Ces différents sites sont remarquablement construits et mis à jour en permanence.)

Ces hommes pourraient aussi être des trafiquants de fausse monnaie. Selon certaines agences de presse, ils auraient importé de la monnaie fabriquée au Canada, ce qui aurait contribué à les enrichir, au détriment d'une population déjà exsangue, qui voit ses maigres ressources perdre le peu de valeur qu'elles représentaient


ÉCHEC DES DIFFÉRENTS ÉTATS GÉNÉRAUX ?


Des 'soi-disant' États généraux (sur plusieurs thèmes : Éducation, Transport, Justice) ont été organisés pour calmer la pression internationale en donnant l'illusion que le régime avait encore la capacité d'écouter la société civile et qu'il pouvait accepter des ouvertures dans plusieurs domaines. (Ces États généraux auraient été financés en partie par des subventions internationales).

Ces conférences se seraient toutes soldées par des 'non-lieu'. M. Guelleh n'aurait rien voulu écouter ni céder. Il n'aurait rien modifié à son style dictatorial de gouvernement et il continuerait sur la trajectoire qui pourrait le conduire à sa perte. Les compte-rendus des interventions des leaders de l'opposition et les différents communiqués reçus par notre association confirment les impressions que nous avions eues en suivant les débats.

Les problèmes de l'Education et en particulier de l'exclusion scolaire organisée ont fait l'objet de plusieurs interventions dans nos journaux. Les soi-disant Etats généraux sur le sujet n'ont rien pris en compte ni rien réglé. Ce sont encore des centaines de jeunes qui sont jetés chaque année, dans les rues sans instruction et sans espoir. Leur vie d'adulte sont définitivement compromises par la seule décision arbitraire d'individus qui privilégient leur caste de dirigeants, de nantis et celle de leur clan. (Cf la grève actuelle des enseignants et les menaces du Ministre de l'Education pour toute réponse)


ÉCHEC DE LA " POLITIQUE" ÉCONOMIQUE


L'économie djiboutienne est au plus mal ! Ce n'est pas un scoop ! La politique économique n'existe pas !

Monsieur Guelleh serait directement responsable de la dégringolade de l'économie djiboutienne qui est moribonde aujourd'hui. Les finances publiques sont soutenues, in extremis, par des aides considérables généreusement consenties par la communauté internationale, mais, semble-t-il, en pure perte.

Quel qu'en soit leur montant, elles se révéleraient insuffisantes pour permettre le paiement des salaires des fonctionnaires et des fournisseurs. L'avidité de Monsieur Guelleh et de son clan serait sans limites. La corruption organisée serait généralisée et massive.

Il suffirait de prendre deux exemples, parmi des centaines :
· le coût de la construction et de l'entretien des habitations personnelles, luxueuses et démesurées de M Guelleh qui est sans commune mesure avec son salaire et ses revenus, même de Président,
· le Ministre des Finances qui se permet 'd'emprunter' des sommes considérables au Trésor sous le prétexte que ses prédécesseurs avaient fait la même chose avant lui. Rendra-t-il un jour cet argent ? La question est posée et nous n'avons aucune assurance de sa part ! .... Ce qu'il faut retenir : c'est que les dirigeants du clan Guelleh ne se cacheraient même plus pour puiser dans les caisses de l'État, tant ils auraient perdu la notion des réalités et qu'ils seraient persuadés de leur impunité.

En quelle que sorte, le clan GUELLEH estimerait que le détournement des deniers publics à Djibouti serait légalisé par l'usage !!!
. (La justice pénale, le moment venu, admettra-t-elle cette excuse ?)


LE FMI et les institutions financières internationales ne taisent plus leurs inquiétudes et leur mécontentement face aux mensonges renouvelés d'un régime qui occulte les dépenses et qui maquille la présentation des comptes. Un mensonge entre tant d'autres : le gouvernement s'était engagé par écrit à démobiliser massivement les mercenaires recrutés dans le cadre de la guerre contre les résistants du FRUD. La démobilisation n'a même pas commencé sérieusement (Cf La Lettre de l'Océan Indien)

Il est un fait certain : les récents débats parlementaires à l'Assemblée nationale française ont montré que les députés français (qui avaient pourtant toujours manifesté une bienveillance acharnée / coupable (?) en faveur de M. Guelleh) ne se font même plus d'illusion sur la véritable nature du régime (Cf le compte-rendu des débats à l'A.N. française). Nous avons appris que de nouvelles auditions prévues durant les prochaines semaines devant la Commission des Affaires étrangères pourraient mettre M. Guelleh en grande difficulté.

Même le peuple djiboutien demande à la communauté internationale de ne plus soutenir le régime qui le terrorise et qui le ruine. (Cf le nombre des pétitions que nous avons reçues et le communiqué de l'ODU). Il semble que les aides internationales ne profiteraient pas même partiellement au peuple et qu'elles pourraient être utilisées dans leur intégralité par le système Guelleh pour renforcer sa fortune personnelle d'abord, puis sa police et son armée.


ÉCHEC ACTUEL DE LA PAIX ET DES NÉGOCIATIONS
AVEC LE FRUD-ARME


Les négociations avec le Frud-Armé, présidé par Ahmed DINI, auraient dû commencer après la signature des Accords de Paris en février 2000. A ce jour, il semble qu'aucun accord n'ait été signé parce que M. Guelleh se serait opposé à toute proposition d'ouverture démocratique.


ÉCHEC DE LA JUSTICE


Les arrestations et les procès illégaux ont toujours cours à Djibouti, avec la complicité de certains magistrats et de certains avocats aux ordres du régime. (Cf les communiqués de la LDDH)



QUE RESTE-T-IL AUX DJIBOUTIENS ?

Des larmes et du sang : celui des membres de leur famille qui ont été emprisonnés, torturés ou tués par le régime dictatorial de M. GUELLEH. La majorité des familles djiboutiennes n'a plus les moyens de manger à sa faim, ni d'envoyer ses enfants à l'école, ni de vivre décemment.

Beaucoup de jeunes djiboutiens, ayant la capacité de suivre des études secondaires / universitaires, ont été contraints de s'exiler (dans des conditions souvent difficiles pour ceux qui n'ont pas la chance d'appartenir à une famille proche du régime) au Canada, aux USA, dans les pays scandinaves, en France ou en Angleterre … Nombreux sont ceux qui ont trouvé les moyens de mener une existence à peu près normale et qui envoient de l'argent aux familles restées au pays. Ces femmes et ces hommes représentent une force vive de la Nation que M. Guelleh a fait partir pour la satisfaction de ses ambitions personnelles, tant financières que de pouvoir.

Ces djiboutiens émigrés aiment leur pays et ils sont avides de recevoir toutes les informations disponibles, ce qui explique l'audience très élevée que nous mesurons tous les jours sur notre site.

Ils suivent avec attention la moindre nouvelle et ils s'inquiètent du mutisme de l'opposition (sauf ces derniers jours à l'occasion des États généraux de la Justice). Ils perdent confiance dans la capacité des leaders à prendre en main la situation et à exiger une nouvelle politique. Ils comparent avec les exemples donnés par d'autres peuples qui ont eu le courage récemment de prendre leur destinée en main (que ce soit dans les Balkans ou en Afrique de l'Ouest) et ils se posent des questions sur l'anesthésie générale qui semble avoir frappé la population djiboutienne. Le Kath, grand fléau souvent cité, n'explique pas tout.

De plus, ils sont parfois consternés de constater le retournement en faveur du système Guelleh de certaines grandes figures de l'opposition. (Mais peut-on se permettre de juger et de blâmer ces hommes, lorsque l'on mesure les difficultés de la vie d'un opposant à Djibouti, les mesquineries et les tracasseries quotidiennes qui lui sont réservées par le régime ?)

Ces djiboutiens émigrés attendent un sursaut de leurs compatriotes, de leurs familles et nous savons que nombreux sont ceux qui seraient heureux d'apporter alors leur aide et leur soutien à un mouvement généralisé de 'ras-le-bol' et de remise en cause de la situation actuelle.



LES MENACES S'ACCUMULERAIENT
AUTOUR DE M. GUELLEH


Le ciel est sombre autour de M. Guelleh. L'accumulation de ses échecs lui aurait fait perdre toute crédibilité sur le plan international et le montant des aides internationales pourrait diminuer. Devrait-il faire appel à la générosité, comme il aurait déjà tenté de le faire, à des pays, encore considérés 'en marge de la communauté internationale', comme l'IRAK ?

Des rumeurs courent sur sa possible implication dans une instruction pour Crimes contre l'Humanité, à la suite de plaintes qui seraient déposées par des victimes de son régime. L'affaire BORREL n'est pas close et un nouveau juge a repris le dossier. La tragédie des enfants mineurs incarcérés avec les adultes et soumis à des sévices sexuels a été évoquée à l'Assemblée Nationale française par le Ministre de la Coopération M. Ch. JOSSELIN. Des comptes pourraient être demandés à Monsieur GUELLEH un jour prochain sur le sujet et sur le sort réservé finalement à ces enfants qui n'avaient pas été remis entre les mains d'une ONG après leur sortie de prison. Nul n'a pu nous dire à ce jour où ils avaient été conduits par les forces de police du régime.


L'argent des djiboutiens spoliés, qui aurait pu être détourné, aurait pu certainement être transféré dans différents pays plus accueillants que les autres : Suisse, Luxembourg, Monaco, Australie, après avoir transité par la filiale djiboutienne d'une grande banque française 'exagérément compréhensive' (qui prend certains risques aux yeux des accords internationaux sur le recyclage de fonds à provenance suspecte ...). Pourra-t-il y rester longtemps ?

Par ailleurs la situation militaire se compliquerait autour de M. Guelleh, avec la présence des combattants du FRUD au Nord et l'ouverture (dit-on) d'un front très hostile et très organisé au Somaliland.

Jean-Loup SCHAAL
ARDHD

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n

21/11 Collectif aux Exilés Djiboutiens en Europe
(C.E.D.E.)
3, allée des Sèdres
69100 Villeurbanne
Tél : 04.78.97.21.20.
Port : 06.21.12.35.52.





Villeurbanne, le 21 novembre 2000




Communiqué de presse

Le secret, à la soviétique, ne peut que desservir
la démocratie ...




La communauté djiboutienne exilée en Europe a manifesté son soutien énergique à l'Accord-Cadre de Paix et de réconciliation Nationale, signé à Paris le 7 février 2000, entre le gouvernement djiboutien et le F.R.U.D. armé. Depuis ce jour, elle n'a cessé de tenter de suivre avec la plus grande attention, l'évolution de la situation sur le terrain politique. Mais sa déception n'est pas des moindres, car aucune information ne filtre sur le contenu des travaux, que les différentes commissions composées des membres du F.R.U.D. armé et des représentants du Gouvernement djiboutien, réalisent.

Pour sa part, et au nom de tous les exilés djiboutiens, le C.E.D.E. demande aux deux parties engagées dans le processus de réconciliation nationale, un minimum de transparence dans les pourparlers " Djibouto-Djiboutiens "…

Nous soulignons au passage que, cultivé à outrance, le secret à la soviétique ne peut que desservir la démocratie. Pour pouvoir apporter notre "grain de sel" au processus de rétablissement d'un État du DROIT, il serait préférable que les deux protagonistes travaillent dans la transparence absolue, gage de la continuité de notre soutien aux démarches de paix entreprises dans notre pays.


Le Collectif des Exilés
Djiboutiens en Europe

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21/11 CORPS ENSEIGNANT



Djibouti, le 21 Novembre 2000







" La Réponse du Berger à la Bergère "

Le communiqué de presse de son " Excellence " appelle de notre part les remarques et la réponse suivantes :

1- Les Etats Généraux ne nous ont pas concerné et encore moins ses
conclusions l'école publique reste toujours malade et attend son médecin traitant à l'heure qu'il est.


2- Le marché du travail est régi par des textes clairs et limpides. En son
article 96 le Code de Travail stipule que tout salaire doit être payé sous huitaine après un mois écoulé. Il est illégal qu'un enseignant accuse un
retard salarial de 8 mois comme c'est le cas actuellement.


3- L'esprit de dialogue et de concertation est torpillé par son " Excellence " l
lorsqu'il fait afficher à la direction générale que toute demande ou entrevue avec le Ministre est prohibée et serait sanctionnée sévèrement.


4- Les pouvoirs publics ayant démantelé les organisations syndicales, il lui
appartient de respecter ses responsabilités auxquelles l'astreint la loi c'est-à-dire payer les travailleurs à terme échu.



L'actuelle grève ne s'arrêtera que si la promesse ministérielle se réalise à
savoir que l'on paie 3 mois d'arriérés plus un salaire soit au total 4 mois.


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22/11 - Front Uni de l'Opposition Djiboutienne FUOD

TELEPHONE : (253) 34.10.41 FAX : (253) 35.10.41 B.P. : 1338 Djibouti

- République DE Djibouti -

COMMUNIQUE DE PRESSE

"Que les justiciables de toutes ces années passées, des générations entières, puissent retrouver le rétablissement de leur citoyenneté ..."


La population très éprouvée des effets désastreux de la mal gouvernance confirmée par le dernier rapport du FMI, assiste depuis quelques mois, impuissante, à la tenue de multiples Etats Généraux organisés et médiatisés à outrance par le régime en place. Lesquels Etats Généraux sont loin de promettre une amélioration de leur vie quotidienne.


Parmi cette population, il y a des générations entières victimes de l'injustice de nos dirigeants depuis l'indépendance, des citoyens à part depuis que le colon les avait exclus de la citoyenneté en leur attribuant des cartes de résidents (dites KAAR DAMEER), et depuis que la promesse " de rendre justice à ces vrais citoyens " faite par le Président GOULED à la veille de l'indépendance n'a pas été tenue.

23 ans plus tard, non seulement les parents mais aussi les progénitures de ces citoyens non-citoyens, apatrides sur leur sol national, sont toujours les exclus de la société djiboutienne. Hormis les multiples promesses des candidats en période d'élections législatives où présidentielles avec pour thème mobilisateur de ces marginaux djiboutiens : " la résolution de leur problème de citoyenneté ".Ils demeurent toujours Etrangers sur leur propre sol. Le pire baffouement du droit le plus élémentaire pour tout être humain par notre justice est ici prouvé.

Par conséquent, la Justice pensée où repensée après 23 ans n'est pas une mauvaise chose en soi, si ce n'est que reconnaître à travers ces assises, que la Justice rendue pendant toutes ces années et remise en cause aujourd'hui était une Injustice sciemment osée et acceptée. Pour une justice soit JUSTICE, il aurait fallu convier lors de ces assises les véritables JUSTICIABLES, qui qu'ils soient, et prendre en considération leurs apports pour pouvoir édifier, tous ensembles, l'EDIFICE D'UNE REELLE JUSTICE, INDEPENDANTE, CONFIANTE, IMPARTIALE ET PROGRESSISTE. Ce qui, malheureusement, n'est pas le cas, encore une fois.

A preuve, la Démocratie et l'Etat de Droit caractérise par une réelle séparation des pourvoirs entre l'Exécutif, le Législatif, et le Judiciaire. Tant que cette séparation n'est pas rendue effective, et que les garanties de l'indépendance du Judiciaire ne sont pas posées clairement et sans ambiguïté, La Justice sera toujours subordonnée à l'Exécutif dominant (par l'importance des pouvoirs du Président de la République, en même temps, de Chef de Gouvernement).

En effet, l'organisation et conception de ces états généraux comme des précédents relèvent d'une gesticulation destinée à repousser aux calendes grecques la résolution des maux qui minent notre pays. Sinon, comment expliquer l'absence à toutes ces assises des véritables représentants de la société civile, des hommes politiques de l'Opposition, mis à part le FRUD en négociation avec le gouvernement ?. Quel serait donc, le degré de crédibilité de ces rencontres qui selon les termes du Chef de l'Etat engage l'avenir des citoyens de notre République.

Ce n'est sûrement pas l'existence de différentes juridictions dans notre pays, ni d'un quelconque dualisme entre Tribunaux qui sont responsables des INJUSTICES DE LA JUSTICE pendant ces décennies, mais plutôt l'absence scrupuleusement entretenue, d'une réelle volonté politique.

Par conséquent, le F.U.O.D considérant que le Pouvoir en place se doit de mettre fin à la pratique de la politique de l'autruche et à faire face à la réalité et l'urgence réformatrice que nécessite notre pays :

1- Exige que si ces assises dégagent une vraie justice à Djibouti (bien sûr avec la volonté et le courage qu'elle demande) ? aussi minime soit-elle, que les justiciables de toutes ces années passées, des générations entières, puissent retrouver le rétablissement de leur citoyenneté, et confirmer ainsi les promesses non-tenues l'ancien Président de la République.

2- Exige que l'Accord-Cadre signé à Paris le 7 Février dernier entre le FRUD et le Gouvernement soit scrupuleusement respecté, puisque garant de la paix, de la Démocratie, de la Reconstruction nationale, le tout dans la Réelle Concorde Nationale.

3- Interpelle l'Opinion Nationale et Internationale que leurs exigences soient basées sur des vraies Réformes Démocratiques, préalables à la stabilité nationale et une garantie de l'apaisement conflictuel dans la région.

Djibouti, le 16 Novembre 2000


Le Président du F.U.O.D

MAHDI IBRAHIM A. GOD

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Intersyndicale UDT/UGTD


Djibouti, le 14 novembre 2000


COMMUNIQUE DE PRESSE

Il est indispensable que le gouvernement en place change d'abord sa mentalité et ses habitudes néfastes ....

Après les états généraux de l'Education Nationale auxquels n'ont pas été conviés de manière formelle même les syndicats des enseignants (SEP et SYNSED). Ce sont les états généraux de la Justice qui sont en grande pompe à l'ordre du jour du 11 au 15 novembre 2000 à Djibouti.

Aucun syndicat digne de ce nom, et encore moins l'Intersyndicale UDT/UGTD n'a été invité à cette manifestation, pourtant proclamée d'enverguer nationale sur la justice.

Or dans le cadre d'une telle initiative en soi honorable et plus que nécessaire dans la conjoncture actuelle de notre pays, notamment en matière judiciaire, il aurait fallu pour donner toute la crédibilité à ces assises, associer aux réflexions tous ceux et celles qui de loin ou de près sont concernés par la réforme d'une justice, depuis longtemps en déconfiture avancée.

Tant les justiciables qui subissent les aléas d'une justice moribonde et à double vitesse que ceux qui en sont responsables sur le plan national comme les professionnels en charge de son exécution au quotidien devraient tout au moins être à cet effet sérieusement représentés. Ce qui n'est nullement le cas surtout pour ce qui concerne les justiciables c'est à dire les intéressés au premier chef. Force est de constater que leur participation a été, comme lors des états généraux de l'Education, hypothéquée délibérément pour prévenir toute discussion et débat transparent et réel. Ainsi, les partenaires sociaux du gouvernement, notamment la société civile organisée dont le mouvement syndical libre et indépendant incarné par l'intersyndicale UDT/UGTD, comme les formations politiques indépendantes, à part le FRUD en négociation avec le gouvernement, ont été soigneusement ignorés et mis à l'écart.

Ce qui augure clairement qu'il n'y a pas une réelle volonté politique de rétablir la justice dans ses droits les plus élémentaires que constitue sa reconnaissance en tant qu'Institution autonome du pouvoir exécutif et législatif sans ambiguité et dont l'indépendance serait garantie, le statut clarifié conformément aux fonctions et rôles qui lui sont dévolus dans les concerts des nations démocratiques : l'un des trois pouvoirs, piliers de l'Etat, que sont l'Exécutif, le Législatif et le Judiciaire qui ne doit en aucun cas être inféodé à l'un ou l'autre des deux autres pouvoirs, dont il est complémentaire et non sous-tutelle.

Aussi, l'Intersyndicale UDT/UGTD dont depuis plus de 5 ans, les hauts dirigeants demeurent être l'objet d'une injustice flagrante connue dans le monde entier, et qui constituent les victimes les plus célèbres de cette justice que l'on tente aujourd'hui de redresser, s'interrogent sur l'utilité de ces assises qui occultent les véritables intéressés que sont les justiciables.


Par conséquent, l'Intersyndicale UDT/UGTD considère que l'idée d'une reconsidération de la Justice n'étant pas en soi mauvaise, son organisation et sa conception et présagent un résultat négatif. Il est indispensable que le gouvernement en place change d'abord sa mentalité et ses habitudes néfastes pour pouvoir enfin entreprendre toutes rénovations du système quelle qu'elle soit.


Pour l'UGTD........................................... Pour l'UDT

KAMIL DIRANEH HARED......................... AHMED DJAMA EGUEH

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