LA LIBERTÉ Bulletin 25
Journal permanent et indépendant
de tous les djiboutiens de l'opposition

Bulletin
de l'A. R. D. H. D
2ème année

LA LIBERTE : votre journal se construit chaque jour devant vous, avec vos contributions. Chacun peut s'y exprimer librement et sans aucune censure . . . (*)

LA L. D. D. H.
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SOMMAIRE N° 25. . . . du 2/12/00 au 8/12/00
-
les tirs des grenades lacrymogènes sur les jeunes manifestants ont augmenté d'un cran,
- des coupe-coupes (Sabres tranchants) parmi des vivres distribuées par le Croissant Rouge,
- "M. Moussa : il faut aussi réaliser que le peuple djiboutien a été dupé parce que certains de vos soutiens étaient honnis du peuple "
- "On peut craindre une vague de violences sans précédent après le Ramadan . . . "
- Tentative de coup d'Etat à Djibouti. Le 7/12 à 21 h 00, il semble que l'opération ait échouée et que le Général Yacin ait été arrêté (ONU)

Les photos

Le 18 décembre, manifestation devant l'Ambassade de Djibouti à Paris, en hommage aux victimes civiles innocentes du massacre d'ARRIBA

02/12 PINOCHET ARRETE DANS SON PROPRE PAYS. C'EST LA JUSTICE CHILIENE (DE SON PROPRE PAYS) QUI LE JUGERA !
A lire cette semaine dans LOI :
- DJIBOUTI : LE FRUD CONFIANT
. . MAIS IMPATIENT

- SOMALIE : UN COME BACK DIPLOMATIQUE
- DJIBOUTI/SOUDAN : LUNE DE MIEL

- DJIBOUTI : DU NOUVEAU
. . DANS LES ASSURANCES
Whashington Post : la vulnérabilité des dictateurs - deux cas Habre au Tchad et Pinochet au Chili. (Article en anglais)

Dossier :
des armes blanches ont été distribuées aux fonctionnaires (de haut niveau). Dans quel but ? Pour se prémunir contre qui ?

3/12 : Des coupe-coupes (Sabres tranchants) parmi des vivres distribuées par le Croissant Rouge aux possesseurs de voitures de forte cylindrée ? (LDDH)

Les condamnations viennent de tous les côtés :

4/12 Un afflux de djiboutiens proches du régime au Quartier des Neiges à Montréal. Est-ce le début de la fin du régime ?

5/12 Je n'aimerais pas voir les mêmes dégats dans mon pays ! (Courrier des lecteurs)

5/12 "On peut craindre une vague de violences sans précédent après le Ramadan . . . " (ARDHD)

5/12 Ce que j'espère, c'est que le peuple francais, dans son antique sagesse, se lève d'une même voix et s'insurge . . . . (Courrier des lecteurs)

6/12 Le représentant du PRD à l'étranger condamne la distribution de coupe-coupes aux fonctionnaires de haut niveau. Récit d'un assassinat commandité par GUELLEH. Des espions à la solde de GUELLEH sont infiltrés dans les différentes couches sociales.

6/12 :
CHRONIQUE DJIBOUTIENNE
D'UN MASSACRE ANNONCE
.
Il n'y a plus de chef d'Etat à Djibouti mais une force néfaste de mort et de massacre. Après le scandale des enfants de Gabode et de leurs tortures, le massacre annoncé de tout un peuple. (AFADD - R. V. Calatayud)

2/12 Demande d'autorisation pour la réalisation de SKETCHES et des chansons pour accompagner les processus pour la Paix. (Lettres ouvertes de la LDDH)
4/12 La visite du médiateur de la République à Ali-Sabieh.
30/11 EU may ban aid to states that allow female circumcision (The Guardian en Anglais)
03/12 SOMALIE : Le pays est administré à partir d'un hôtel. . . mais les trafiquants sont prospères . . ! (En Anglais)
3/12 Aujourd'hui les tirs des grenades lacrymogènes sur les jeunes manifestants ont augmenté d'un cran (Courrier des lecteurs)
4/12 Une dictature sans fin. (Courrier des lecteurs)
04/12 "M. Moussa, il faut aussi réaliser que le peuple djiboutien a été dupé parce que certains de vos soutiens étaient honnis du peuple" (Courrier des lecteurs)

 

7/12 TENTATIVE
DE COUP D'ETAT
A DJIBOUTI

7/12 - 21h00 - Kofi Annan, Secrétaire de l'ONU, a annoncé que le coup d'Etat avait échoué et que le Général Yacin avait été arrêté.

07/12 - PARLEZ DE MOI, IL N'Y A QUE CA QUI M'INTERESSE. (LA VOIX AU CHAPITRE : PAR AÏNACHÉ Le 06. 12. 00)

 

APPEL A MANIFESTER LE 18 DECEMBRE
DEVANT
L'AMBASSADE DE DJIBOUTI A PARIS

Dans un communiqué daté du 10 novembre, l'ADD appelle à manifester le 18 décembre à proximité de l'Ambassade de Djibouti à Paris, en hommage aux victimes civiles innocentes assassinées par le régime de M. GUELLEH à Djibouti le 18 décembre 1991. Notre Association, qui a organisé les premières manifestations, pendant plusieurs années, se joint à cet appel, qu'elle soutient.

LA FRANCE DETIENDRAIT UN FILM SUR ARRIBA

La France se décidera-t-elle, un jour, à rendre public, le film
qui a été tourné pendant la tragédie d'Arriba, par les militaires français
et qui est un témoignage de la brutalité et de la cruauté des forces spéciales
de la police du système GUELLEH.

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COURRIER DES LECTEURS
nous reprenons de façon anonyme en général (pour garantir la sécurité des auteurs)
le contenu intégral des lettres qui nous sont adressées.
Nous publierons en revanche les messages des lecteurs qui souhaitent répondre.
L'ARDHD n'assume aucune responsabilité
quant au contenu des messages de cette rubrique.
L'ARDHD rappelle qu'elle ne soutient aucune action politique, ni aucun parti
et qu'elle milite exclusivement en faveur de la Paix et des Droits de l'Homme.

Nos lecteurs nous écrivent à propos d'ARHIBA :
"Sans l'arrivée d'un hélicoptère de l'Armée française, nul ne sait les proportions que le drame aurait pris . . . "

D'après mes informations, la cassette vidéo, dont vous évoquez l'existence, aurait été remise au pilote de l'avion d'Air France, le lendemain du massacre. Mais elle aurait été perdu depuis . . .

Le massacre a, d'une certaine façon tourné court, lorsqu'un officier français averti a ordonné le décollage d'un hélicoptère. Les tirs ont cessé quand les massacreurs ont vu l'appareil au dessus de la position.

Sinon nul ne sait les proportions que le drame aurait pris. Le massacre a été perpétré par le régime à titre de représailles d'une part et d'avertissement d'autre part :

- Représailles après la défaite que Omar Boue (et non Yussus Kayad) venait de subir à Kalaf près de Sagallou. Une défaite aussi lamentable était le fait d'un imbécile incompétent.
Jamais Kayad, officier de talent, n'aurait commis les erreurs tactiques du gendre d'Ismail. Cela dit, la bataille côté FRUD était conduite par Ougoureh Kifleh qui, quoi que l'on puisse penser de lui, était un redoutable stratège. Ce combat a permis au Front de ramasser bon nombre de matériels et surtout des munitions de petit calibre, lesquelles leur faisaient alors cruellement défaut ;

- Avertissement au monde afar
en lui signifiant que Arhiba et Engéla constituaient un réservoir d'otages qu'il ne fallait pas négliger.

Mais peut-être savez-vous, comme moi, que les pires ennemis des Afar sont les Afar.

_________________________________________________________________________
Note de l'ARDHD :

Ce témoignage pourrait confirmer qu'une cassette a bien été tournée pendant le massacre d'Arriba. Où est passée la cassette ? Les autorités françaises devraient le savoir. Que répondraient-elles si un juge d'instruction la leur demandait officiellement dans l'avenir. Sans vouloir établir de parallèle avec des événements récents, nous espérons que la cassette n'a pas été oubliée au fond d'un tiroir.
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3/12 Aujourd'hui les tirs des grenades lacrymogènes sur les jeunes manifestants ont augmenté d'un cran

Les universitaires eux aussi commencent à bouger ?

Les lycéens de Bal Bala, les lycéens de la capitale et les universitaires ont manifesté pour exprimer leur déception, face au manque de manuels, aux insuffisances des professeurs surtout à l'Université.

C'est trop, surtout si l'on en croit avec les informations qui circulent, dans le milieu des étudiants, lycéens affirmant, que les Etats Généraux sur l'Education ont obtenu un prêt d'urgence de la Banque Mondiale d'un montant de trois cents mille dollars ($300. 000) soit un peu plus que le montant annuel du Budget de l'Etat de la République de Djibouti.

Recevoir des crédits c'est facile, mais commander des livres pour les étudiants et payer les enseignants, qui attendent avant la fin de l'année 2000 les trois mois d'arriérés que le Qatar a promis de payer directement, alors là c'est une autre paire de manche.

Aujourd'hui 3 décembre 2000 les tirs des grenades lacrymogènes sur les jeunes manifestants ont augmenté d'un cran


Une Collégienne de Bal Bala

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Cher ami Schaal ,

Je voudrais faire savoir aux djiboutiens que les photos qui ont été publiées sur le site m'ont beaucoup bouleversé et je prie en ce mois béni de ramadan que ALLAH(sawt) puisse lui accorder sa misécorde. AMIN AMIN".

Je voudrais assurer que le P R D soutient la manisfestation du 18 décembre qui se déroulera tout près de l'ambassade de Djibouti à Paris. Du nouveau est arrivé sur notre journal Le Renouveau qui reprendra son service sur le site incha allah ( j'ai pris des contacts avec le parti). Dans ma prochaine lettre, je vous enverrai la critique qui était publiée dans La Nation (organe du pouvoir) sur le parti et sur son chef M Daher Ahmed Farah. Je tiens à transmettre aux Djiboutiens un poéme que j'ai composé sur la situation politique du pays.

Une dictacture sans fin.

Dans ce siége chaleureux
Nous oublions ce monde malheureux.

Aux gestes et propos honteux
De ces messieurs orgueilleux
A la vie aux éclats luxueux
Aux projets et décisions douteux
Qui sont élus par des moyens frauduleux

Aux dépens de ces hommes par la patrie ambitieux
Aux méthodes et programmes judicieux
Qui sont dans cette obscurité , devenus soucieux
De l'avenir de leur pays respectueux

Fréres djiboutiens
Unissons-nous et renforçons nos liens
Pour lutter contre cette dictacture sans soutien
Pour concrétiser nos aspirations en bien

Représentant du P R D à l Étranger

Note de l'ARDHD :
Toutes nos félicitations à ce lecteur, représentant du PRD à l'étranger, qui a, en plus, des talents inconstestés pour la poésie. Merci à lui pour sa contribution.

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04/12 "M. Moussa, il faut aussi réaliser que le peuple djiboutien a été dupé parce que certains de vos soutiens étaient honnis du peuple "

Lettre ouverte au président à M Moussa IDRISS, Président de l'opposition djiboutienne unifié (ODU)


Monsieur le président et cher moussa ahmed idriss.

Je tiens tout d'abord à saluer en vous le courage et la simplicité avec lesquelles vous
avez représenté l'opposition (en général) lors de l'élection présidentielle du 9 avril 1999. Mais il faut toujours reconnaître ses défauts et les corriger au fur et à mesure.

Nous savons très bien que Guelleh s'est emparé du vote par banditisme et par orgueil de sa part. Mais M. Moussa, il faut aussi réaliser que le peuple djiboutien a été dupé parce que certains de vos soutiens étaient honnis du peuple .

Je veux parler des anciens ministres chassés par le vieux dictateur Gouled, qui se sont regroupé sous le pseudo nom de G D R . Mais il faut que vous sachiez M moussa que votre image risque d'être ternie si vous vous entourez de pareils gens (à l'exception de Jean-Paul Noël, qui lui n'était que simple député comme vous). Ces mêmes gens sont ceux qui ont mis à genoux le pays en collaboration avec l'actuel homme fort du pays.

Monsieur, personne au monde ne reconnaîtra cette supercherie au terme de laquelle les exclus du R P P soient entrés dans l'opposition.

M. Moussa, j'espère que vous n'ignorez pas de bonne foi, j'espère que Ahmed Boulaleh dit Gabayo avait, le 3 octobre 1993, donné l'ordre au forces de la F N S
(actuel F NP) d'assiéger le siège central du parti du renouveau démocratique haut lieu de la résistance et d'assassiner par la même occasion le père fondateur du P R D le regretté Mohamed Djama Elabé .

J'étais là ce jour, lorsque les forces de l'ordres ont interrompu M Élabé qui tenait un
discours politique devant les militants et sympathisants du parti (le pouvoir du vieux Gouled n'avait pas digéré la démission courageuse de M Élabé le 12 janvier 1992, propos repris après par l'ancien président du FUOD, le regretté M Mohamed Issa Cheiko à l'émission en langue somali MAHA KARUNA (heure de vérité).

Devant le refus des militants de céder aux chantages, des heurts ont éclaté entre la police et les militants. M moussa, ce complot a été décidé en haut lieu comme celui du prétendu attentat du Café de Paris et nous savons qui est l'auteur de ce coup contre la France. Il l'imputa directement à la tribu des Gadaboursis qui n'étaient
même pas au courant de ce qui se passait . . (cf le dossier sur la torture. . )

Moi, je n'appartiens pas à cette tribu, mais en raison de l'horreur qu'on leur a
infligée, je ne pouvais que condamner ces abus contre les violations des Droits de l'Homme commis sur les ordres du dictateur Guelleh (torture infligée aussi à Ali Coubba par la gendarmerie en collaboration avec la SDS).

Ils voulaient tuer M Élabé parce qu'il était devenu un candidat sérieux contre le parti au pouvoir. Mais grâce à ALLAH(SAWT) et à sa bonté, M Élabé a échappé de justesse à ce complot médiatique. Quant à M Moumin Bahdon qui a occupé pendant 16 ans la diplomatie et autant le secrétariat du Parti, pourquoi ne figure-t-il pas en tête de liste pour les problèmes tribaux qui ont éclaté dans le pays en 1990 principalement à Balbala.

Sachez M Bahdon que les morts ne parlent pas, mais la hantise et la haine des familles déshonorent la personne que vous êtes. Vous étiez devenu un petit dieu (comme Mobutu au Zaïre) lors de vos passages désastreux aux affaires étrangères .

Il fallait se courber (le mot est trop fort mais vous comprendrez pourquoi ) devant vous
par gentillesse ou par clientélisme (tribalisme) pour solliciter une faveur spéciale, chose normalement due aux citoyens de notre pays.

Mais le cours de l'histoire vous a rattrapé et nul au monde ne vous acceptera. Vous resterez l'opposant à la gomme que vous êtes . Qu'en est-il du vieux Guédi Hared qui opérait dans l'ombre du dictateur ?

Des histoires banales circulent. . en particulier concernant son implication dans l'exclusion du jeune opposant avant tous, le brave Mohamed moussa Tourtour, de la Présidence. Son crime : avoir simplement dit la vérité sur la corruption qui s'organisait à la Présidence tandis que le vieux Gouled dormait et n'était au courant de rien comme d'habitude. Il n'était pas de leur race / génération, de ceux qui voulaient manger et satisfaire leurs libido (estomac qui ne dit jamais non à toutes sortes de détritus ou de décisions qui viennent de Guelleh, du moment qu'ils mangent à leur faim ) et qui fanfaronnaient en se vantant de ce qu'ils feraient des afars. Je cite des indiens dans une réserve au PIED de la montagne ! Cf moussa Ali (voir les mêmes propos repris par Ali Coubba, dans son livre intitulé rivalité ethnique et enjeux politique).

Quant aux autres, ils étaient aux ordres du bouc et de la chèvre (allusion à Guelleh et à Gouled) qui les guidaient sans trop savoir où ils allaient.

Voilà M moussa, pourquoi, vous avez franchement perdu ces élections mais autant nous aurions été heureux de rendre hommage à votre comportement responsable et respectueux lors de la campagne électorale, comportement digne d'un chef d'état que vous auriez pu devenir sans la participation de ces criminels qui retournent leurs manteaux d'autoritarisme en celui d'opposant. . . . docile. Ils ne sont pas reconnus par le peuple de Djibouti dans son ensemble.

M moussa, étant membre actif du PRD à l'étranger (nos militants sont dispersés entre
l'Europe et l'Amérique) j'aurais été fier de louer avec mes camarades, cette sagesse qui semblait émaner de votre personne (allusion à votre discours sur l'avenue 26) et cette réserve qui, nous semblait-il, vous interdisait de succomber aux appels des
sirènes de la violence et de la mesquinerie verbale qui n'ont cessé de retentir dans les rangs de vos bouillonnants lieutenants.

C'est sur ces réflexions et conseils que je vous quitte et que je vous souhaite de tout mon coeur un bon début de ramadan ainsi qu'à l'opposition djiboutienne unifiée (qui
comprend le PRD, le PND et le FUOD).

Nous souhaitons un bon ramadan à toutes LES PERSONNES CITÉES CI-DESSOUS :
M DAHER AHMED FARAH PRÉSIDENT DU P R D.
M ADEN ROBLEH AWALEH PRÉSIDENT DU P N D .
M MAHDI I GOD PRÉSIDENT DU FUOD.
Mme SAIDA BARREH REPRÉSENTANTE DU P N D EN EUROPE.
M ALI COUBBA
ET À TOUS LES DJIBOUTIENS(ENNES) QUI SE TROUVENT DANS LE MONDE ENTIER.


REPRÉSENTANT DU P R D À L'ÉTRANGER

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5/12 Je n'aimerais pas voir les mêmes dégats dans mon pays !

Je viens de lire l'aricle de la LDDH et je suis vraiment inquiet quant à la signification exacte de cette arrivée d'armes blanches à Djibouti.

Cela me fait penser à l'armement des Afars qui, se sentant en danger face aux Issas, se sont armés jusqu'aux dent en armes à feux.

Certes un coupe-coupe ne fait pas le poids face à un fusil mais en voyant ce qui s'est passé au Sierra-Leone, au Congo, je n'aimerais pas voir les mêmes dégats dans mon pays !

Surtout que ceux qui sont venus chercher ces armes blanches étaient vraisemblablement de la tribu présidentielle. . . il n'y à qu'eux qui circulent en
grosses cylindrées ! Je me demande s'ils ( le dictateur et sa clique) se sentent en danger ? Si oui, ils n'ont qu'à déguerpir pour rejoindre le reste de leurs familles qu'ils ont expatriées au Canada. . .

En effet, pourquoi mettraient-ils la vie de tant d'innocents en danger alors qu'ils ont mis les leurs en lieux sûr?????

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Ce que j'espère, c'est que le peuple francais, dans son antique sagesse, se lève d'une même voix et s'insurge . . . .


J'ai vraiment été touché par votre appel pour que les Etats Unis et l'Europe cessent leur aide au sanguinaire régime d'Ismael Omar Guelleh avant qu'il ne soit trop tard.

Mais je doute que la France qui à une ambassade dans notre pays et qui est témoin des atroces actes de tortures, de violations des droits de l'homme, de vols pures et simples par le régime, qu'elle à elle même mise en place, des maigres ressources de notre pays, de massacres à repetition à l'encontre de la minorité[politique]Afar, ne lève le petit doigt jusqu'au dernier moment (comme à son habitude), moment qui je le redoute sera critique pour notre pays.

Idem pour les americains. Mais nous n'avons pas la même histoire avec eux.

Notre pays à certe besoin de l'aide Internationale mais pas à n'importe quel prix, surtout pas au prix de se laisser dominer comme sous la colonisation par
personne interposée.

Ce que j'espère, c'est que le peuple francais, dans son antique sagesse, se lève d'une même voix et s'insurge contre ceux qui gèrent les affaires africaines, plus précisemment les affaires liées à Djibouti.

Les affaires oui, car je suis vraiment convaincu que si la France tolère ce que fait ce dictateur, c'est qu'elle n'y voit pas d'inconvenient. . .

Amertume par rapport à ce qui se passe mise à part, je suis confiant dans l'avenir de notre pays qui, avec de courageux hommes qui s'opposent fermement à l'institualisation de la dictature, verra un jour l'éblouissante lumiere de la démocratie luire sur notre jeune République.

Un amoureux de Djibouti.

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Ce qui m'interpelle, c'est le rôle exacte de l'armée française stationnée à Djibouti . . .

Hier soir j'ai dormi à 06h00 du matin pour des raisons personnelles, puis ce matin, à 09h00, j'ai été réveillé par un bruit de voix: c'était des membres de ma famille qui parlaient d'un coup d'état à Djibouti.

Mon premier réflexe, je l'avoue, était un éclatement de joie qui m'a fais sauter du lit malgré mon manque de sommeil, car je me disais qu'enfin Ismael allait bouger. Qu'enfin je ne verrais plus de vols de biens publics, de viol de la personne humaine et de ses droits inaliénables, de massacres, de discriminations
ethniques, d'injustices flagrantes, bref tout ce qui caractérise Ismael Omar et sa manière de gouverner. . . ou plutôt sa manière de se remplir la panse sur le dos de pauvres gens affames.

Du coup, je vous ai envoyé un mail pour vous dire dans quel état de jubilation émotive j'étais

Puis, dans la journée, après mûres réflexions, et surtout après avoir émergé du quasi nuage sur lequel j'étais ce matin, j'en suis arrive à la conclusion que, un putsch, je veux dire une action violente de prise de pouvoir, n'est jamais la meilleure alternative pour faire changer la situation à Djibouti ou ailleurs. . . on a l'exemple flagrant de la Somalie, du Sierra-Leonne, du Burundi, du Liberia et j'en passe.

Surtout que dans la majorité des cas, c'était des gens d'armes(militaires, policiers ou gendarmes, c'est kif-kif) qui en étaient à l'origine. . .

Tout ça pour dire que Yacin Yabeh, un type qui est comme un frère pour Ismael Omar ou un autre homme d'armes, ce n'est pas ce dont, je pense, mon pays a besoin.

Puis, j'ai appris qu'en fait le putsch était rate et que Yacin Yabeh était arrêté Cela ne m'a ni attriste ni enthousiasme.

Par contre ce qui m'interpelle, c'est le rôle exacte de l'armée française stationnée à Djibouti. Tout ce qu'il a été rapporte de leur dires(<<il n'est même pas certains qu'ils[les policiers]voulaient prendre le pouvoir>> pour ne citer que cela)me semble
à moi, personnellement, être un dictat du gouvernement que, il faut le dire, la France a mise en place. . . ou plutôt la France a demande à Hassan Gouled( qu'elle a
mis au pouvoir) de mettre en place un chef de gouvernement qui ne leur ferait pas de tort et qui lui serait fidèle. . . promesse non tenue(du moins je l'espère).

Je pense et je crois sincèrement que, sans l'aide d'un pays internationalement reconnu comme démocratique( surtout la France, les États-Unis. . . ), mon pays
continuera à sombrer dans une spirale de spoliation de la part d'Ismael et de ses nouveaux amis de Somalie. . .

C'est pourquoi je lance un appel, en tant que citoyen djiboutien, au gouvernement français, aux pays libres et heureux de vivre en démocratie, heureux de voir leurs droits respectes, heureux d'avoir leur mot à dire dans leur pays, heureux d'y vivre sans peur, d'agir et de hausser le ton pour faire partager leurs acquis aux pays qui en on besoin, et ce, avant qu'il ne soit trop tard.

Sur ce, cher coplanetaires, je vous remercie d'avoir pris sur votre temps pour consulter ma requête sur le site de la 'liberté', et vous souhaite bon Ramadan ou
Joyeuses fêtes de Noël.

Votre fidèle. lecteur.

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NOUVELLES BREVES ET REVUE DE PRESSE

2/12 Un mois de salaire (sur neuf) pour calmer la colère des djiboutiens ?

Il semble que le paiement d'un mois de salaire sur les neuf en retard ait eu raison de la colère populaire et que les manifestations se soient apaisées. Nous sommes en période de Ramadan et l'opposition aurait calmé le jeu, en demandant d'attendre la fin du mois Saint.

Un mois sur neuf, ce n'est pas grand chose, mais c'est un premier succés pour le peuple djiboutien qui aura compris ces derniers jours, qu'il devait relever la tête et cesser de subir en silence, que son destin était entre ses mains.

Les manifestations ont fait trembler le régime et son dictateur-président. Et surtout, tous les observateurs notent que, pour la première fois, la Police n'est pas intervenue pour réprimer ces manifestations.

Quelque chose a changé à Djibouti durant cette semaine.

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PINOCHET assigné résidence chez lui
par la justice chilienne.

Pinochet, l'ancien dictateur chilien, responsable (entre autres crimes) de la disparition et de la mort de nombreux opposants, sera finalement jugé chez lui par la justice de son pays. Il avait été arrêté en Angleterre, à la demande d'un juge espagnol et il avait passé 500 jours en résidence surveillée en Angleterre. Ensuite, il avait été libéré par le Gouvernement britannique pour 'raisons médicales'.

De retour dans son pays, il avait montré que sa santé n'était pas aussi dégradée, qu'il l'avait laissé supposer, ce qui avait irrité tous les observateurs.

Mais coup de théâtre aujourd'hui, c'est finalement la justice de son pays, qui va le juger.

Ce nouvel épisode est extrêment important, car il montre que les dictateurs ne sont plus à l'abri de la justice, y compris celle de leur propre pays.

Djibouti jugera-t-il un jour, M Guelleh et Aptidon et leurs principaux exécuteurs des basses oeuvres : responsables de la torture, responsables des forces de police spéciales, etc. ?

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A lire cette semaine dans LOI

DJIBOUTI : LE FRUD CONFIANT MAIS IMPATIENT
LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN n°928 du 02/12/2000
Lors de ses assises générales à Garbanaba (Nord de Djibouti) du 18 au 21 novembre, le Front pour la Restauration de l'Unité et de la Démocratie (Frud, ex-rebellion Afar) a réaffirmé sa confiance en son président Ahmed Dini ainsi que dans le processus de négociations avec le gouvernement djiboutien que celui-ci conduit depuis la signature de l'accord de paix du 7 février 2000. (. . . ) [Total = 2001 caractères]

L'article signale que le point de blocage des négociations serait un rééquilibre des pouvoirs et que le Gouvernement de Guelleh doit proposer un texte alternatif à celui remis par le FRUD. LOI se montre pessimiste sur la réussite du processus et estime de son côté que Guelleh a intérêt à gagner du temps pour éroder les prétentions de ces interlocuteurs.

SOMALIE : UN COME BACK DIPLOMATIQUE
LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN n°928 du 02/12/2000

Après avoir été reçu aux Nations unies, il y a quelques semaines puis au sommet de l'InterGovernmental Authority on Development (IGAD) à Khartoum la semaine passée, le président somalien par intérim, Abdi Qassem Salad Hassan, espère bien faire son "come back" diplomatique dans tous les pays d'Afrique de l'Est. (. . . ) [Total = 2041 caractères]

DJIBOUTI/SOUDAN : LUNE DE MIEL
LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN n°928 du 02/12/2000
Après avoir participé au 8ème sommet de l'Inter Governmental Authority on Development (IGAD) à Khartoum la semaine passée, le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh a prolongé son séjour dans la capitale soudanaise par une visite officielle, les 24 et 25 novembre, qui lui a permis d'inaugurer les travaux de la première réunion de la commission mixte de coopération entre les deux pays. (. . . ) [Total = 1991 caractères]

DJIBOUTI : DU NOUVEAU DANS LES ASSURANCES
LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN n°928 du 02/12/2000
Les autorités djiboutiennes ayant imposé de nouvelles normes aux activités des compagnies d'assurance, à compter de janvier 2001, le paysage est en train de changer dans ce secteur à Djibouti (LOI n°901). (. . . ) [Total = 1488 caractères]

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A Section
Chad's Torture Victims Pursue Habre in Court;
Pinochet Case Leaves
Ex-Dictator Vulnerable

Douglas Farah

11/27/2000
Copyright 2000, The Washington Post Co. All Rights Reserved

N'DJAMENA, Chad -- For eight years, Suleymane Guengueng and a handful of other former political prisoners in this impoverished country carefully gathered and hid evidence of mass murder and torture ordered by a U. S. -backed dictator, waiting for the day they could face their tormentors in court.

They may finally get their opportunity. In court cases unprecedented in Africa, chadians are pursuing the brutal former dictator, Hissene Habre, and his collaborators, many of whom still hold powerful positions. Human rights activists say the legal action was inspired by the campaign to prosecute former Chilean dictator
Augusto Pinochet.

"These cases sound an alarm for dictators across the continent, " said Reed Brody, advocacy director for New York-based Human Rights Watch, which has supported the suits. "They know their impunity can be questioned. First Pinochet, then Habre, and they know maybe they could be next. It shows accountability is actually possible. "

U. S. officials have said that Washington provided hundreds of millions of dollars to Habre and helped train his intelligence service, whose members are now accused of torture.

In February, Guengueng and four others got a court in Senegal--where Habre has lived in luxurious exile since 1990--to indict him for torture. Habre's lawyers acknowledged that rights violations took place under his rule but said Habre did not order them and the statute of limitations had expired.

In another precedent, more than 50 Chadians have filed cases here in the past month against their alleged torturers, including some of Habre's closest collaborators. Almost as surprising as the filing is that the cases have not been thrown out, human rights workers and diplomats said.

Guengueng, a 48-year-old former civil servant, wears thick glasses because the beatings he received in prison in the 1980s damaged his eyesight. He sat with other former prisoners in a tiny office off a dusty road here that houses the Chadian Association of Victims of Political Repression and Crime and spoke in a near whisper
about his 28 months in clandestine prisons around the capital.

Scores of prisoners died of asphyxiation and heat exhaustion, and guards often left the bodies in the crowded cells for two or three days to decompose quickly in the heat. The most notorious prison, according to Guengueng and other victims, was La Piscine, a one-time swimming pool covered with a concrete roof, near the U. S. aid
mission.

Habre's security guards routinely tied up prisoners and forced their mouths over exhaust pipes of cars whose engines were running. Or, Guengueng and the others recalled, they beat prisoners or administered electric shocks. Guards would pour water over the men once a day, forcing them to lick it off their bodies or the floor to
keep from dying of thirst.

A decade or more later, the hardest thing for the former prisoners is seeing their torturers as members of the government security forces. "They still mock us, " Guengueng said. "If you give a torturer work, you are still violating human rights. "

With help from the United States and France, Habre ruled this mostly desert nation of 7 million from 1982, when he won a bloody battle with rival warlords, until 1990, when he was overthrown by his erstwhile ally, Idriss Deby, the current president. During those years, Chadian and international human rights investigators say, the
Directorate of Documentation and Security (DDS), which was controlled directly by Habre, killed at least 40, 000 civilians and imprisoned and tortured hundreds of thousands ofothers.

In a land that has known little government and much war since its titular independence from France in 1960, Habre rose to power because the United States and France sought his help in opposing his northern neighbor, Libyan leader Moammar Gaddafi. Because Habre was willing to fight Libya, which the Reagan administration regarded as a dangerous Soviet puppet and a sponsor of international terrorism, the United States backed his rebel movement with millions of dollars in
weaponry, despite widespread evidence that Habre had carried out extensive massacres, according to U. S. officials familiar with the covert program.

The aid to Habre was the first clandestine operation launched by Reagan's CIA chief, William J. Casey, when he took over the agency in 1981. The covert aid, channeled through Sudan and Egypt, eventually totaled hundreds of millions of dollars, the U. S. officials said.

After Habre seized power, he immediately set up the DDS with French and U. S. help, according to published accounts and U. S. sources. Its officers quickly established a reputation for brutality, but still received U. S. training in intelligence analysis. Habre's intelligence units and the CIA shared information extensively, according to three former senior U. S. officials familiar with events at the time.

"The CIA was so deeply involved in bringing Habre to power I can't conceive they didn't know what was going on, " said Donald Norland, U. S. ambassador to Chad from 1979 to 1981, who knew Habre well and urged the CIA and State Department to back off in their strong support for the warlord. "But there was no debate on the policy
and virtually no discussion of the wisdom of doing what we did. "

In addition to the covert aid, U. S. economic and military assistance--$182 million worth during Habre's rule--flowed to Chad, where average annual income is about $200 and 80 percent of the people live by subsistance farming.

In the summer of 1983, when Libya invaded northern Chad and threatened to topple Habre, France sent 3, 000 paratroops with air support, while the Reagan administration provided two AWACS electronic surveillance planes to coordinate air cover. By 1987 Gaddafi's forces had retreated, abandoning an estimated $1 billion in Soviet-supplied weaponry.

Because of this Cold War victory, the United States and France ignored Habre's increasingly ruthless one-party rule. "Habre was a remarkably able man with a brilliant sense of how to play the outside world, " a former senior U. S. official said. "He was also a bloodthirsty tyrant and torturer. It is fair to say we knew who and
what he was and chose to turn a blind eye. "

But when Deby, Habre's former chief of staff, rebelled in 1990, the Cold War had faded, and neither France nor the United States moved to save Habre.

After taking power, Deby ordered a commission of respected jurists to investigate the human rights abuses of the Habre years. The commission reviewed documents left by Habre's government, interviewed hundreds of witnesses and survivors, and exhumed mass graves. It documented 4, 000 killings, which it said amounted to less than
one-tenth of the crimes committed.

Despite severely limited time and resources, the panel produced a book in May 1992 that described a "veritable genocide against the Chadian people. " It published names and photographs of DDS agents responsible for the worst abuses and documented how, in 1990, Habre emptied the national treasury before fleeing.

"Among all the oppressive institutions of the Habre regime, the DDS distinguished itself by it cruelty and contempt for human life, " the book said, illustrating the point with photos of piles of human skeletons unearthed from the agency's killing fields.

"The DDS was responsible to the office of the presidency because of the confidential nature of its activities, " the book said. "There were no intermediaries between the DDS and Hissene Habre. "

But, according to a Human Rights Watch report, "With many ranking officials of the Deby government, including Deby himself, involved in Habre's crimes, the new government did not pursue" the commission's findings. Almost immediately after the commission's book was published, the Deby government locked away the commission's files, and it kept many of the DDS agents identified as torturers or killers in its new security force.

While N'Djamena's press reprinted parts of the commission's report, it had little impact because fewer than 30 percent of Chadians can read and the newspapers do not circulate beyond the capital. The report was virtually ignored by the outside world.

Guengueng and other victims had quietly gathered dossiers on 792 killings by the DDS, hoping to use the evidence to prosecute Habre. But when Deby's government buried the commission's report and rehired Habre's torturers, Guengueng said they realized the dossiers were dangerous. They buried the files in scattered places for
safekeeping.

"What the victims did was remarkable, " said Brody, of Human Rights Watch. "When we came along this year to help investigate, we found they had a treasure trove of information. "

What caused the shift was the Pinochet case, which brought recognition under international law that human rights violators could be prosecuted anywhere, said Delphine Djiraibe, president of the Chadian Association for the Promotion and Defense of Human Rights. She helped Guengueng and four others build their case against Habre in Senegal. On Feb. 3, in an unprecedented action, the former president was arrested and indicted on charges of torture.

That case stalled under Senegal's newly elected president, Abdoulaye Wade. In April, Wade appointed Habre's main attorney as his special legal adviser, and in June, the president abruptly moved the chief investigating judge, who had indicted Habre, off the case. In July the torture charges were dismissed on grounds that Senegal was not the proper venue.

"This is the most important human rights case in Senegal's history, and we are behaving like a banana republic, " said Alioune Tine of the Dakar-based African Assembly for the Defense of Human Rights. "Sacking and promoting judges in the middle of a sensitive case are shenanigans unworthy of Senegal's democracy. " The dismissal is under appeal.

In Chad, Deby has promised a shift in policy as Habre's victims have become more politically active and international attention to the case has grown. He met with the victims' association for the first time on Sept. 27 and told them "the time for justice has come. " He promised to fire all former DDS officials and reopen the commission's
files.

"We are going step by step, " said Ismael Hachim, president of the victims' association. "We have a person filing a case against every person we know who tortured. We say let justice do its work. That is what we want. But who can repair all that evil?"

http://www. washingtonpost. com
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Note de l'ARDHD :

"On peut craindre une vague de violences sans précédent après le Ramadan . . . "

La France et les USA sont sur la sellette, en raison de l'aide massive qu'elles ont accordée à des régimes et surtout à des hommes sur lesquels reposent des présomptions lourdes de torture et de crimes contre l'humanité. Quelles seront les accusations contre la France, lorsqu'il sera établi que le système GUELLEH a pratiqué la torture et est coupable de Crimes contre l'Humanité ?

Des voix s'élèveront certainement pour condamner la France pour soutien abusif à une dictature sanguinaire. Et la France ne pourra pas dire qu'elle ne savait pas . . . . Il suffisait de lire notre journal . . . . . ce que les autorités diplomatiques et ministérielles font depuis le début . . . S'il est absolument normal que la diplomatie française s'informe, elle ne pourra pas prétendre, plus tard, qu'elle ignorait la situation et les charges qui pèsent sur M. GUELLEH . . . !

A notre avis, il serait grand temps de cesser toute aide au système Guelleh. La situation devient explosive à Djibouti et on peut craindre une vague de violences sans précédent après le Ramadan. Les Djiboutiens semblent vouloir sortir de leur léthargie ; ils se seraient enfin rendus compte que leur destin est d'abord entre leurs mains ; ils ne se laisseront plus 'humilier' longtemps par le système Guelleh. Les nouvelles générations tant à Djibouti qu'à l'étranger en ont pris conscience.

Des bruits de bottes se font entendre de parts et d'autres et cette distribution de coupe-coupes, dénoncée par la LDDH, ne fait que confirmer nos inquiétudes. Il est temps d'agir et de mettre un terme au système GUELLEH, déjà vacillant et dont les dirigeants commencent à craindre pour eux et pour leur vie : à preuve, l'exode des familles qui est signalé au Canada, est un élément tout à fait significatif.

Mais n'attendons pas un bain de sang pour décider les mesures qui devraient être prises afin de provoquer un changement d'orientation du système de gouvernement à Djibouti et une véritable ouverture à la Démocratie et à la Justice, comme le réclament conjointement la LDDH, l'ODU, le FRUD d'Ahmed DINI et de nombreuses associations / syndicats .

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4/12 COMMUNIQUE DE PRESSE
Diffusé sur les ondes de la RTD

La visite du médiateur de la République à Ali-Sabieh.

Dans le cadre de la nouvelle politique de décentralisation, de la bonne gouvernance et de l'état de droit décrétée par le Président de la République, son Excellence Monsieur ISMAIL OMAR GUELLEH, pour honorer les promesses faites lors de son élection, afin de rapprocher l'administration des citoyens et pour rendre les services publics plus efficaces de nouvelles institutions ont été mises en place tels que le Médiateur de la République et les conseils régionaux.

Pour que son institution puisse remplir efficacement sa tâche, le médiateur a procédé aujourd'hui à la mise en place du délégué régional de la médiature dans le District d'Ali-Sabieh.

Dès son arrivée à Ali-Sabieh le médiateur de la République Monsieur HASSAN FARAH MIGUIL accompagné de Messieurs les députés ABDALLAH CHIRWA et ABCHIR HASSAN ont été accueillis par le Commissaire de la République, chef du District d'Ali-Sabieh Monsieur ABDOURAHIM AHMED OBSIEH et le vice-président du conseil régional Monsieur ABDILLAHI ASSOWEH.

La délégation s'est rendue dans la salle de réunion du District où s'est tenue une 1ère rencontre avec les membres du conseil régional d'Ali-Sabieh et des cadres de l'administration du District. Au cours de cette rencontre le Commissaire de la République puis le médiateur de la République ont expliqué l'importance de cette nouvelle institution ses missions et ses compétences.

Le médiateur a ensuite présenté aux participants le délégué de la médiature dans le District d'Ali-Sabieh Monsieur ABDILLAHI ALI WAISS, ancien Adjoint du Commissaire de la République (d'Ali-Sabieh et de Dikhil). Celui-ci sera habilité à recevoir sur place les réclamations des habitants du District d'Ali-Sabieh à l'encontre des administrations du District ou éventuellement de l'administration centrale pour tenter de rechercher ensuite des solutions adéquates à ces litiges.

Le médiateur a demandé aux participants de collaborer avec le délégué afin qu'il puisse honorer sa nouvelle fonction.

Prenant la parole, M ABDALLAH CHIRWA DJIBRIL, député du District d'Ali-Sabieh a développé la politique de décentralisation voulue par le Président de la République qui a pour principal objectif de rapprocher les citoyens et l'administration. Il a défini la notion de médiation institutionnelle qui ne doit pas être comprise comme un tribunal mais comme une institution au service de l'administration et des citoyens.

Le délégué du médiateur sera conduit à analyser les requêtes qui lui seront soumises afin de régler le plus rapidement possible les litiges, même si l'affaire nécessite une instruction plus approfondie, avec des recherches juridiques où encore une intervention auprès d'une administration centrale il aidera les réclamants à préparer leurs dossiers et de les transmettre au cabinet du médiateur de la République.

Une deuxième réunion avec les sages et les représentants de la société civile a permis au médiateur, au Commissaire et aux députés de donner un large aperçu de cette nouvelle institution avant de présenter à nouveau à l'assistance le délégué de médiateur de la République Monsieur ABDILLAHI ALI WAISS.

Le choix de délégué régional du médiateur de la République a été accueilli favorablement par l'ensemble des participants notamment les sages, les membres du conseil régional, les oulémas et les représentantes des femmes du District d'Ali-Sabieh. Ils ont promis de collaborer avec lui et de lui apporté tout leur soutien.

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30/11 EU may ban aid to states
that allow female circumcision

THE GUARDIAN
Andrew Osborn in Brussels
and Sarah Boseley,
health correspondent
Thursday November 30, 2000

Third world countries that refuse to ban the controversial practice of female genital mutilation could be stripped of their right to receive European Union development aid, an EU commissioner warned yesterday as campaigners from Africa lobbied in Brussels.

In an impassioned speech before the European parliament, Anna Diamantopoulou, the EU's Greek commissioner for employment and social affairs, condemned the procedure as an appalling violation of fundamental human rights.

As many as 2m girls are considered to be at risk of genital mutilation every year. The painful operation sees all or part of the clitoris and other genitalia removed, without anaesthetic and in conditions that are usually unsanitary.

Death, disability and sterility can be the result.

Female circumcision is practised in 28 African countries. In Somalia, it is done to 98% of women. Sudan, Djibouti, parts of the Arabian peninsula, and Democratic Republic of Congo, are among the places named in UN studies as practising ritual mutilation.

The EU and the United Nations estimate that some 135m women have been circumcised.

UN experts believe that the practice is gradually being rolled back through legal action. Last year Senegal outlawed it, and the year before, Tanzania, Ivory oast and Togo. Among other recent reformers are Ghana, Burkina Faso and Egypt.

"It is high time that member states, and indeed the EU as a whole, addressed the issue, " Ms Diamantopoulou told the parliamentary hearing in Brussels.

Some MEPs want EU states to recognises the threat of female circumcision as a reason for granting refugee status.

In a speech that will enrage proponents who argue that their cultural traditions require control of female sexuality and keeping girls virginal until marriage, the
commissioner also called on EU member states to outlaw the procedure among African immigrant communities.

In Europe, laws banning female genital mutilation exist only in Britain, Norway and Sweden, Ms Diamantopoulou said. Britain, she noted, is the EU country with the highest number of female immigrants from cultures that practise circumcision - 300, 000.

But it is her suggestion that EU development aid be linked to stamping out female circumcision in Africa which is likely to cause controversy. "We may consider making aid to recipient countries contingent on their commitment to
fight the practice of female genital mutilation via legislation and education, " she said.

Sensitive to accusations of western interference, she went out of her way to justify her position.

"Europe is not in the business of preaching and imposing its culture on other countries and nations.
However, Europe must be very clear in defending its values which are built around justice, equality of the sexes and human rights, " she said.

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L'ARDH a formulé des questions complémentaires à son aimable informateur avant de publier cet article :

Peut-on attribuer la responsabilité de cet état de fait à Djibouti, comme dans d'autres pays, à M. Guelleh ? Certes, il s'agit des D. H. et de ceux de la femme en l'occurence, mais avons-nous le droit en tant qu'Association de nous immiscer dans les fondements de la culture du pays ? Qu'en pensez-vous ?

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Réponse de notre interlocuteur :

La responsabilité première ne saurait éventuellement être attribuée a Guelleh. Elle est, disons pour schématiser, de nature culturelle. Mais la responsabilité d'un gouvernement sur ses sujets sociaux est double a mon avis

- informer au maximum : c'est le rôle du planning familial. Dans ce cas de figure, dire que cette pratique n'a aucun fondement religieux. Des pays comme l'Égypte le font systématiquement. Donner effectivement le libre choix aux gens mais un choix éclairé à partir d'une information claire.

- construire des structures qui permettent de procéder a cet acte dans le cas ou les femmes et leurs familles voudraient le faire quand même.

Or Guelleh ne fait ni l'un ni l'autre. La fondation Union Nationale des Femmes de Djibouti (UNDP) se contente d'encaisser les fonds internationaux destinés à cette cause pour les détourner a des fins autres. Toutes les femmes des dignitaires djiboutiens se promènent en grosses cylindrées parce qu'elles sont membres de droit (presque) de cette fondation UNDP. Pendant ce temps, les femmes se font mutiler dans l'ignorance et dans l'insalubrité.

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La Somalie est administrée à partir d'un hôtel . . . et les trafiquants sont prospères !

Governing Somalia from a hotel

By East Africa correspondent
Cathy Jenkins in Mogadishu

Nearly two months after Somalia got its first president and parliament in nearly a decade, the country's new government is having to operate from a hotel in the capital, Mogadishu.

The country's new MPs are living and working from the hotel, both for their own security and because the civil war has left no government building intact.

Somalia's new civilian leaders have been lobbying regional and Middle Eastern leaders hard for financial support.

At the moment, Somalia's influential business community is the government's main financial backer.

Tax-free prosperity

Traders say that despite the prospect of taxes and duty, they welcome the new
administration.

They carry boxes of batteries, yellow cooking-oil containers and sacks of flour
which have been offloaded from cargo ships moored just offshore and brought to the
beach in small barges.

This is a natural port and the entry-point for thousands of tons of goods which will soon be on sale in Mogadishu's markets and far beyond.

It is also one huge duty-free zone.

The business community, which has thrived during a decade of civil war, pays no
taxes here.

But with the formation of a government in Somalia this should change.

It is early days yet, but Somalia's new civilian leaders will be expecting to raise money as other governments do, from taxes and duty.

Port idle

Unusually, the prospect of the taxman arriving does not seem to bother Mogadishu's
traders.

They say they would rather pay taxes than spend a hefty sum, as they do now, on the
militiamen who provide the security for their goods.

One businessman who imports flour for his pasta factory in Mogadishu said he counts on 10% of the flour being damaged by the time it is carried up the beach at the natural port.

For the time being, there seems little prospect of Mogadishu's official port reopening.

That lies idle under the control of a warlord who has not yet been convinced of the
advantages of a civilian government.

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BRUITS ET RUMEURS

Un afflux de djiboutien proche du régime au Quartier des Neiges à Montréal. Est-ce le début de la fin du régime ?

Ici au quartier Cotes des Neiges de Montreal, des dizaines de membres de familles de dignitaires djiboutiens affluent pour venir se refugier au Canada. Est-ce le debut de la fin ?
Il semble que les greves ont fait peur, au moins a un certain moment, au gouvernement Guelleh.

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3/12 LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L. D. D. H
Le Président NOEL ABDI Jean-Paul
SIEGE Q. V. BOULEVARD DE GAULLE
DOM TEL/FAX: (253) 35 80 07
BUR TEL/FAX :(253) 35 78 04
B. P. : 74 - DJIBOUTI - RDD
e-mail : noel_lddh@yahoo. fr
http://www. liberte-aref. com/francais/lddh. htm

Communiqué de Presse n°25/LDDH/00
du 03 décembre 2000.

Des coupe-coupes (Sabres tranchants) parmi des vivres distribuées par le Croissant Rouge aux possesseurs de voiture de forte cylindrée ?

Le 2 décembre 2000, le Croissant Rouge Djiboutien à partir de son antenne basée à Bal Bala à proximité de la station Total avait commencé à distribuer des vivres à des personnes possédant des véhicules de grosses cylindrées.

Très vite une rumeur s'est propagée dans Bal Bala, qu'une distribution de vivres s'effectuait, provoquant ainsi un attroupement de plusieurs centaine de personnes. Enervées, et qui rapidement, face au refus de la distribution qui était pourtant octroyée à certaines personnes véhiculées, un débordement à eu lieu et la foule s'est servie elle - même avec tous les dégâts qui ont suivi.

Mais le fait inattendu et inextricable serait la cache d'un lot important de coupe-coupe (sabre, d'une longueur d'un bras, au tranchant de rasoir) parmi les lots stockés des denrées alimentaires servant à secourir les sinistrés et les nécessiteux.

D'emblée un certain nombre de question surgissent :

1) Comment et pourquoi ces armes blanches dangereuses étaient stockées avec les denrées de secours de première nécessités destinées uniquement au sinistrés ?

2) D'oû proviennent et à qui étaient destinés ces coupe-coupe ?

3) Est ce que la Croix Rouge homologue du Croissant Rouge était au parfum ?

Dans le cadre de la prévention des conflits internes, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) très soucieuse, dans ce cas précis, exige qu'une enquête rapide soit déclenchée avec beaucoup de discrétion et de persuasion en évitant surtout de provoquer une opération des forces de répression avec tous les risques, que ceux - là comportent, notamment celui de tomber dans le cycle infernal de la répression - violence.

La Ligue Djiboutienne reste en alerte et demande expressément au peuple djiboutien de faire preuve d'une forte modération et d'une bonne compréhension pour que la Paix et la sécurité règnent dans notre pays et de déjouer toutes les tentatives de bain de sang.

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2/12 LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L. D. D. H
Le Président NOEL ABDI Jean-Paul
SIEGE Q. V. BOULEVARD DE GAULLE
BUR TEL (fax) : (253) 35 78 04
DOM TEL (fax) : (253) 35 80 07
B. P. : 74 -DJIBOUTI - RDD
e-mail : noel_lddl@intnet. dj
http://www. liberte-aref. com/francais/lddh. htm

Réf. : LI n°47/LDDH/2000

Djibouti, le 2 décembre 2000


Objet :
Demande d'autorisation pour la réalisation de SKETCHES
et des chansons pour accompagner les processus pour la Paix.


A

Monsieur le Ministre de l'Intérieur
et de la Décentralisation


Monsieur le Ministre,


J'avais agréablement apprécié vos propos lors de ma première et dernière visite dans votre bureau et je vous l'ai écrit dans ma lettre n°29 du 26 août 2000. Cette lettre ainsi que la lettre au Commissaire de la République n°20 du 18 juillet 2000 sont reproduits intégralement, ci-après.

Donc, à l'issue de ce premier contact, j'avais cru comprendre que vous étiez disposé à nous accorder votre accord pour la réalisation du théâtre de rue en vue d'accompagner par des sketches et des chansons, la Paix que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains avait tant souhaité, tant exigé par des Appels à la Paix. Appels que nous avons lancé d'une manière continue et répétitive.

D'accompagner par la Formation, par des prises de conscience, les valeurs de la Paix à travers des Sketches et des chansons dans nos deux langues maternelles, d'accompagner la volonté de la Paix que vous avez, vous Monsieur le Ministre, entamée avec le Président Ahmed Dini par le biais des Commissions Techniques Frud - Gouvernement.

Effectivement, j'avais cru comprendre que vous étiez disposé à nous accorder votre accord en chargeant devant moi, votre Secrétaire Général M. Hassan Omar de vite régulariser cette situation.

Cela fait maintenant 3 mois et des poussières, que je grimpe les escaliers de votre Ministère, pour me pointer au moins trois fois par semaine dans le bureau du Secrétaire Général.

Mais actuellement, j'ai l'impression d'avoir été berné et que ces aller et retour avaient, peut être, des objectifs que je n'arrive pas, jusqu'à présent, à expliquer, dont je n'arrive pas à saisir les véritables intentions, le résultat escompté. J'ose espérer me tromper sur ces simples impressions.

Il est clair que Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de l'Intérieur a été toujours courtois, toujours très amical. Il lui est même arrivé à me confier les clefs de son bureau pour l'attendre, alors qu'il se rendait à une réunion, ce qui m'a vachement réconforté.

Toutefois, Monsieur le Ministre, je constate depuis un certain temps l'absence de votre Secrétaire Général et le net refus (jeudi dernier) de votre Secrétariat particulier d'obtenir un rendez-vous pour vous voir, afin d'être fixé sur la possibilité à réaliser des Sketches et des chansons pour accompagner les processus vers la Paix dans le cadre du théâtre de la rue, sur la possibilité de concrétiser ce projet de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains et dont le financement a été retenu par l'Institut Republican International (IRI) de Washington.

Je vous serais reconnaissant, et sais que vous ne faillez jamais, que très rapidement vous m'indiquerez la suite que vous comptez réserver à cette demande d'autorisation, que nous renouvelons encore, par écrit.


Avec mes sentiments déférents

 

Nota Bene
Je tiens, Monsieur le Ministre, à vous témoigner mon intérêt à votre intervention en faveur de la Justice et du Droit Coutumiers, lors des travaux à l'Atelier A des Etats Généraux de la Justice du 11 au 15 novembre 2000. Travaux pour lesquels les membres de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains n'avaient pas ménagé leur efforts en apportant leur contribution constructive, d'ailleurs très applaudie par les participants

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COPIE 1

LI n°29 du 26 août 2000.

 

Monsieur le Ministre,


C'était un honneur pour moi de vous avoir rendu visite dans votre bureau et je tiens à vous témoigner mes remerciements.

J'ai agréablement apprécié votre style direct ainsi que les conseils que vous m'avez suggérés.

C'est dans cet esprit, qu'il me paraît nécessaire de vous confirmer par écrit les propos que j'avais tenu en présence du Secrétaire Général de votre Ministère dans votre bureau le jeudi 24 août 2000.

Juste après les dernières élections présidentielles, j'ai décidé pour des raisons de convictions personnelles de consacrer et d'orienter mes activités vers les domaines de l'humanitaire.

C'est ainsi que le 4 mai 1999 nous avons créé la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) et en présence d'un huissier nous avons dressé un procès-verbal contenant les noms des membres du Conseil d'Administration.

Dès le lendemai