NOUVELLES
BRÈVES ET REVUE DE PRESSE
31/12
: SCANDALE - Après avoir probablement assuré un
ou deux mois de salaire, la FRANCE se porte encore au secours
de la dictature djiboutienne, Même après avoir eu
connaissance de la terrible rafle du 20 décembre.
DJIBOUTI/FRANCE
100 millions de francs Djibouti. pour l'insertion professionnelle
(Source ADI)
DJIBOUTI.
(ADI) - 24 décembre 2000 - La République de Djibouti.
et la France ont signé dimanche une convention de financement
d'environ 100 millions de francs Djibouti. consacrés à
" la formation et l'insertion professionnelles ", rapporte
l'Agence Djiboutienne d'Information.
La convention
signée par le ministre des Affaires Étrangères
et de la Coopération Internationale chargé des Relations
avec le Parlement, M. Ali Abdi Farah et l'ambassadeur de France
à Djibouti., M. Patrick Roussel " s'inscrit dans le
cadre des grandes orientations de la République de Djibouti.
en faveur de la formation technique et professionnelle engagée
par l'État. "
Le communiqué
du Ministère des Affaires Étrangères parvenu
à l'ADI indique que la cérémonie de signature
a été suivie d'un entretien au cours duquel le chef
de la diplomatie djiboutienne " a exprimé au nom du
gouvernement djiboutien les remerciements au gouvernement français
pour cette importance assistance financière qui vise comme
objectif global l'amélioration de la qualification technique
et professionnelles des ressources humaines. "
ADI-18H30
GMT-24 DÉCEMBRE 2000
Note
de l'ARDHD :
L'ADI vient de publier une information pour annoncer que la France
allait effectuer une nouvelle avance de 100 millions de FD pour
soutenir le dictateur à bout de souffle. Peut-on parler
d'acharnement thérapeutique des autorités françaises
qui soutiennent abusivement un système dictatorial, xénophobe
et raciste. Comment le gouvernement français expliquera-t-il
le jour venu, l'utilisation des deniers publics français
par le régime Guelleh ! Il faut savoir que la France avait
déjà, le mois dernier, assuré probablement
un ou deux mois de salaires dans la fonction publique etc. . .
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31/12
Prières à ciel ouvert pour l'Aïd El Fitr DJIBOUTI. (ADI)-27 décembre
2000 - (Source ADI)
Pour
la première fois de l'histoire de la République de Djibouti.,
les fidèles ne se sont pas rendus mercredi dans les grandes mosquées
de la capitale, mais se sont plutôt rassemblés dans deux espaces
libres pour s'acquitter collectivement de la prière de l'Aïd el
Fitr, marquant la fin du mois de Ramadan, constate l'Agence Djiboutienne
d'Information.
Deux
grandes aires de prière, l'une installée au Plateau du Serpent
sur le site d'atterrissage des hélicoptères non loin de l'Hôpital
Peltier et l'autre aménagée dans la bourgade de Balbala à proximité
du Garage " Djama Aouled ", ont accueilli les fidèles tôt mercredi
matin.
Des
espaces spécifiques aux femmes ont été créés sur les deux sites
de prière. Un communiqué du ministère chargé des Biens Wakfs et
des Affaires Musulmanes explique que ces dispositions " en application
de la soura du Prophète portant sur la prière de l'Aïd El Fitr.
"
Comme à l'accoutumée, les balançoires rudimentaires et autres
jeux pour enfants ont fait leur apparition le long des principales
artères de la capitale, à la grande joie des petits Djiboutiens
qui célèbrent jusqu'à jeudi l'Aïd El Fitr dans une atmosphère,
somme toute, bon enfant.
18H21
GMT-27 DÉCEMBRE 2000
Note
de l'ARDHD :
maintenant le système GUELLEH organise les offices religieux,
en fermant les mosquées et en obligeant les fidèles
à suivre les prières sur des terre-pleins, pour
pouvoir mieux contrôler les foules. Après la grande
rafle, le système persiste et se radicalise encore un peu
plus, prouvant ainsi toute sa faiblesse.
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Extrait
des Nouvelles d'Addis
avec la bienveillante autorisation d'Alain Leterrier.
http://nfrance.
com/~eq10357/P10_magazine/12_dépêche/12001_MDPdjibouti001229.
html
Le
gouvernement djiboutien en alerte
Officiellement l'ordre a été restauré après
la tentative de coup de force. De fait, les actions du pouvoir
laissent entrevoir une certaine fébrilité
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DÉPÊCHE MOULIN DU PONT (MDP)
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PARIS,
29/12/2000. -- MDP. -- Point sur la situation à Djibouti.
-- après le coup de force manqué du chef de la police
djiboutienne, le gouvernement a fait procéder à
de vastes opérations dinvestigation dans les maisons
familiales des policiers factieux ou soupçonnés
comme tels (expulsions, prises dassaut, incendies
).
Depuis, des quartiers de la capitale sont bouclés pour
laisser place à ce type denquête.
Les autorités djiboutiennes recherchent toujours des armes
qui auraient disparu dune caserne de police durant les émeutes.
On parle de 500 fusils mitrailleurs kalachnikov "envolés"
et qui n'auraient pas été retrouvés, malgré
les déclarations du procureur de la République,
M. Djama Souleiman, qui a assuré à l'Agence djiboutienne
d'information (ADI, agence officielle) que « la majorité
des armes ont été retournées » [
]
que « des civils ont restitué des armes spontanément
» suite à l'appel du ministre de l'Intérieur.
La crainte
dun coup dÉtat na pas disparu et le président
Guelleh aurait fait armer les membres de son clan pour parer à
toute éventualité.
Lancien
chef de la police de Djibouti, le général Yassim
Yabeh Galab, dont le limogeage par le président Ismaël
Omar Guelleh avait entraîné un mouvement de protestation
des policiers dans la capitale début décembre, avait
trouvé refuge dans la base aérienne française.
Les autorités françaises lont remis au gouvernement
djiboutien. Depuis, il été placé sous mandat
de dépôt à la prison de Gabode, le célèbre
établissement du centre-ville de Djibouti, avec dautres
ex-officiers de la police.
Lors dune
allocution télévisée, jeudi dernier, le président
Guelleh a appelé à lunité nationale
et à un renforcement des relations avec les pays arabes,
dont lIrak. Le Président cherche aussi à sallier
les chefs religieux du pays. Certains, sans doute trop peu coopératifs,
auraient été transférés eux aussi
à Gabode.
Côté
français, on se contente dobserver la situation.
Des témoins craignent cependant que le gouvernement djiboutien,
à bout de ressources politiques, organise
un soulèvement des populations les plus pauvres de la capitale
contre la communauté française, placée en
bouc-émissaire de la grave crise économique et politique
que traverse le pays.
Mais les craintes de la communauté française semblent
disproportionnées. L'acrimonie "anti-française"
du pouvoir djiboutien serait plutôt un acte de communication
diplomatique : il s'agirait d'adresser des signes de mécontentement
face aux réticences de la France à s'engager plus
avant dans le soutien à la politique djiboutienne, notamment
au plan économique.
Autre manifestation du mécontentement : lors du traditionnel
discours de l'Aïd el-Fitr (fin du ramadan), Ismaël Omar
Guelleh s'est adressé à la foule des fidèles
en arabe, ce qui semble une nouveauté, ce discours se prononçant
d'habitude en français à Djibouti.
Il faut
dire que la France ne semble pas pressée de s'engager trop.
Le président djiboutien avait adressé un courrier
à la Présidence française de l'Union européenne
pour accélérer le versement de fonds européens
dans le cadre de la Convention de Lomé ; mais la Présidence
aurait contourné la difficulté, renvoyant la décision
aux bons soins de la commission ad hoc.
Cependant,
les manifestations de mécontentement du pouvoir djiboutien
ne viseraient pas que la France, le voisin éthiopien semblant
aussi faire l'objet de mesures particulières. Pour preuve
certaines manifestations anti-main d'uvre étrangère,
qui auraient visé entre autres des ressortissants éthiopiens
proches de la communauté d'affaires.
En effet, au titre de la sécurité, 5. 000 immigrés
"clandestins" auraient été arrêtés
ces derniers jours, à la faveur d'opérations de
fouilles et de contrôle d'identité dans la capitale.
Selon le ministre de l'Intérieur, M. Abdallah Abdillahi
Miguil, cité par l'ADI : « La recrudescence des vols
et du banditisme et une certaine anarchie » ayant régné
dans différents quartiers « où la population
et les commerçants se plaignent énormément
de l'insécurité grandissante », il fallait
prendre des mesures. Le ministre a donc invité les étrangers
exerçant une activité rémunérée
ou commerciale à « régulariser leur situation
administrative auprès du service de l'Immigration ».
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MDP/CD/001229/22:15
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31/12
SOMALIE (dépêches Irin (ONU))
Les
accords d'ARTA sont-ils déjà enterrés ?
Aydid critique
Djibouti, qui a mis en place un "soi-disant gouvernement"
qui plonge le pays dans le "chaos". Il appelle à
une nouvelle conférence au Yémen. Dans le même
temps, à Beletweyn, au centre du pays, une nouvelle région
autonome (encore fragile) se crée: décidément
les accords de Djibouti sont bel et bien enterrés, 4 mois
après.
SOMALIA:
Aydid criticises government
The chairman
of the Somali National Alliance (SNA), Husayn Muhammad Aydid,
one of Mogadishu's faction leaders opposed to the new government,
has accused the government of leading the country into renewed
conflict. Aydid said the "so- called government" was
"plunging the country into chaos", according to the
pro- Aydid Radio Mogadishu on 27 December, monitored by the BBC.
He also accused the Djibouti government of trying to "hand
power over to the remnants of the former dictatorial regime",
referring to the Djibouti-hosted elections in August. Aydid called
for a national reconciliation conference
to be held in "a friendly country". He went on to call
on supporters to get ready for a national conference to be held
in Yemen, added the report.
Yemeni President
Ali Abdallah Salih has, since August, unsuccessfully attempted
to mediate between the interim government and faction leaders
opposed it. Meanwhile, Ethiopia had this week invited faction
leaders opposed to the new government, local Somali media reported.
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SOMALIA:
Hiiraan Autonomous Region declared
Hasan Abdulle
Qalad, governor of the Hiiraan Region, south-central Somalia,
announced on 20 December in Beled Weyne, that an autonomous regional
government had been set up in Hiiraan. Qalad, a former army colonel,
made the announcement in a press statement to Mogadishu newspapers
and international agencies, 'Qaran', a Mogadishu daily, reported
on 23 December. The autonomous government would exist along similar
lines as the self-declared Republic of Somaliland (northwestern
Somalia), and the self-declared autonomous region of Puntland,
in northeastern Somalia, said Qalad.
A source in
Beled Weyne confirmed to IRIN that Qalad had made the announcement,
but said control of territory was an issue. The governor, who
is from the Hawadle sub-clan of the Hawiye, "doesn't control
Beled Weyne, much less the entire region", according to the
source. "He cannot even cross to the western side, "
the source added
Beled Weyne,
the capital of the region, is divided by sub-clans into eastern
and western territories, marked by a bridge. The east is the Hawadle
area and the west is Galje'l territory. There has been intermittent
fighting between the two Hawiye sub-clans, which dominate the
region.
A Hawadle
businessman in Beled Weyne told IRIN that support for Qalad was
divided, even within his own sub-clan. According to the source,
a welcome had been prepared for Ali Mahmud Arale, the deputy minister
of information of the new interim government established recently
in Mogadishu. Arale has been in Beled Weyne for the past two weeks.
According to this source, Qalad was present at a lunch for the
deputy minister, who belongs to the same sub-clan as the former.
Qalad left
for Ferfer, on the Ethiopian border on 27 December, local sources
said.
source:Friday,
December 29, 2000 10:03 AM EST
Nairobi (UN Integrated Regional Information Network, December
28, 2000)
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1/01
Le Gouvernement somalien envoie 17 jeunes à Djibouti pour
une formation militaire. . . .
Government sends 17 youths to Djibouti for military training
D'après
la dépêche publiée sur le site Qaran, ces
jeunes somaliens devraient suivre une formation militaire de 45
jours à Djibouti, avant de partir pour la Libye pour complèter
leur formation pendant trois mois. Ils seront affectés
ensuite à la protection du Président, du Premier
Ministre et du Porte-Parole (Speaker).
Ils remplaceront alors les militaires djiboutiens qui assument
ce rôle actuellement.
HORSEED
ONLINE NEWSPAPER
Sunday, December 31, 2000 (12:14:29 )
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Dec 30,
2000
Text of
report by Somali newspaper Qaran web site on 30 December
The interim
Somali government yesterday sent 17 youths to Djibouti to undergo
special military training.
Sources
close to the presidency said the youths will undergo 45-day military
training in the neighbouring country and then proceed to Libya
for further training lasting three months. After completing their
training, the men will guard the prime minister and the Speaker.
They will replace Djibouti soldiers currently guarding the president,
prime minister and the Speaker.
The group
is the first to be sent for training abroad since the establishment
of the Somali government four months ago.
Source:
Qaran web site, Mogadishu, in Somali 30 Dec 00.
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SOMALIA:
Djibouti and Libya to train protection force
Confirmation IRIN - ONU. Dans cette dépêche IRIN
parle de 28 jeunes et du fait que de nombreux autres pourraient
être envoyés en formation à Djibouti
The interim
government of Somalia has sent a contingent of men to be
trained as presidential escorts. 'Qaran', a Mogadishu daily, reported
on
Saturday that 17 young men had been sent the previous dat to Djibouti
to
undergo a 45-day training course. However, a government source
told IRIN
that 28 men had left for the training, and that "more will
be sent soon".
According to this source, they will form the "basis for a
presidential
protection force", whose job will be to provide all senior
government
officials with security. After completing their course in Djibouti,
the
men would proceed to Libya for a further three months of training,
according to 'Qaran'.
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Notes
de l'ARDHD :
Les militaires français qui collaboreraient avec l'AND
(assistance, formation, logistique), seront-ils concernés
par la formation de ces jeunes somaliens ?
Les jeunes somaliens envoyés en formation, pourraient-ils
aussi participer aux côtés des forces de Guelleh
à des actes de répression ou de défense du
système ?
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