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LA
LIBERTÉ Bulletin N°
32
Journal permanent et indépendant
de tous les djiboutiens de l'opposition
Bulletin
de l'A. R. D. H. D
2ème
année
Maj
25/01/01 à 22 h 00 (Heure de Paris)
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LA
LIBERTÉ :
votre journal se construit chaque jour devant vous, avec vos contributions.
Chacun peut s'y exprimer librement et sans aucune censure. . .
(*)
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SOMMAIRE
N° 32
. . . du
20/01/01 au 26/01/01
- L'affaire BORREL relancée par une décision de la
Cour d'Appel de Paris,
- Un nouvel exemple à méditer : le départ du
Président philippin, sous la pression populaire,
- La
presse d'opposition de nouveau interdite à Djibouti, et de
façon musclée !
- L'ODU et DAF, Président du PRD, confirment qu'il n'y a
jamais eu de représentant du PRD à l'étranger
....
- De nouvelles atteintes au droit des travailleurs : un Ministre
qui revient sur la parole donnée..
-
Les relations d'IOG avec Israël : des officiers du Mossad en
mission à Djibouti
!!!
- La LDDH a été reconnue officiellement par deux des
plus grandes instances internationales.
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Le
président philippin mis en demeure de quitter le pouvoir
(AFP)
MANILLE 19 Janvier 2001 17h19
20/01
Démission du Président sous la pression populaire
: un exemple à méditer !
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La
cour d´appel estime fondée une contre-expertise
sur la mort du juge Borrel (Le
Monde) L'affaire Borrel relancée ? |
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| 20/01
Nouvel appel en faveur de Jean-Michel Pouchele. Son état
de santé s'aggrave ! |
Poème
pour la Somalie |
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20/01
NOUVELLE VIOLATION DU DROIT D'EXPRESSION A DJIBOUTI - (LDDH)
ARRESTATION
DE DAF (ODU)
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20/01
L'HOMME OU LA FEMME DE LA SEMAINE
Madame
Nima Ali Warsama,
Juge d'instruction |
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20/01
L'Ethiopie rejette les nouveaux tarifs de manutention du Port de
Djibouti (ADI)
22/01
Toujours la plus extrême confusion au Port de Djibouti : le
Ministre annonce qu'il n'applique pas les hausses de tarif décidées
il y a quelques jours pour le trafic ethiopien.
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20/01
PAR SOUCI DE NE PAS DEPLAIRE AU DICTATEUR DE DJIBOUTI. LA FRANCE VA-T-ELLE
LAISSER MOURIR UN VOLONTAIRE DE L'ACTION HUMANITAIRE SANS LE RETABLIR
DANS SON HONNEUR ? |
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| 22/01
- LA VOIX DE LA JEUNESSE DE L'OPPOSITION -
DROIT DE REGARD. |
23/01
Des nouvelles des généraux... |
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23/01
Osons le slogan : " GUELLEH DEMISSON ! "
Ou
à quand le tour dIOG ? (Courrier
des lecteurs)
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24/01
La propagande de Guelleh s'acharne à prédire l'apocalypse
pour le Puntland et pour le Somaliland (Courrier
des lecteurs) |
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LE
COMITE DE SOUTIEN DE JEAN-MICHEL POUCHELE
26 ème jour de grève de la faim le 25/01
Plus de 2.000 signatures
Vous
aussi ... venez rejoindre le comité, pour donner
plus de poids à son action. Chaque nom compte !
il suffit de confirmer votre soutien par E-Mail !
25/01
Jean-Michel Pouchele : le Premier Ministre français a écouté
nos appels ... Mais la partie n'est pas encore gagnée !
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| 24/01
Un terme aux espoirs de Guelleh et de son poulain en Somalie ?
(AFP
en Anglais) |
24/01
Deux lettres de l'ODU et de DAF pour préciser que l'ODU et
que le PRD n'ont jamais nommé de représentant à
l'étranger et que ceux qui ont agi sous cette étiquette,
n'étaient que des imposteurs (ODU
/ PRD) |
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| 24/01
Nouvelles atteintes au droit du travail. 60 licenciements secs. Un
Ministre qui revient sur la parole donnée. (UDT
/ UGTD) |
25/01
Au sujet du drame à Borama ...
(Courrier
des lecteurs)
25/01
Un lecteur répond au sujet de BOROMA
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| 25/01
Présentation du Groupe "Alliance
Arrey Djiboutienne" |
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(*)
nous pourrions être amenés à refuser les articles
dont le contenu serait contraire à la morale et/ou aux bonnes
moeurs ainsi que les attaques personnelles, non justifiées
et/ou disproportionnées. |
| 25/01
: Le système Guelleh réagit vite parfois. Une dépêche
publiée par l'ADI, nous apprend que Djibouti compterait prendre
des mesures contre le trafic de stupéfiants. (Radio
trottoir) |
25/01
La LDDH a été reconnue par deux des plus grandes instances
internationales. |
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24/01
Les relations d'IOG avec les Israéliens : des officiers
du Mossad en séjour à Djibouti !!
Nous avions
déjà fait état du rapprochement entre Guelleh
et Israël. Nous vous apportons ci-dessous une preuve concrète
de l'existence d'accords de coopération.
La personne en question est un membre du MOSSAD, qui a résidé
pendant son séjour à Djibouti, chez le Directeur
Adjoint de la Banque Crédit Agricole / Indosuez (lequel
habite tout près du SDS) ...
Le directeur
du SDS a lui-même effectué six séjours en
Israël. Un certain nombre de ses collaborateurs sont toujours
en formation en Israël.
Par ailleurs,
Guelleh serait en train de se constituer une garde prétorienne
spéciale, laquelle est formée par des officiers
israèliens, eux aussi, en mission à Djibouti.

Ce document
est une intervention personnelle du Ministre des Affaires étrangères
pour que le visa soit délivré sans aucune difficulté.
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Sommaire
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22/01
LA VOIX DE LA JEUNESSE DE L'OPPOSITION
DROIT DE REGARD.
Al
salamouhaleikoum, Chers frères djiboutiens.
Je
tiens à rendre hommage à A N K qui a adressé
un droit de réponse à notre précédent
article (Attentat du Café de Paris).
Notre
seule intention était d'informer les djiboutiens sur cette
affaire qui fut enterrée trop vite pour que l'on trouve
les commanditaires et les organisateurs
du complot.
Nous
avons déjà cité les noms des gens qui sont
impliqués dans cette affaire malgré les menaces
qui pèsent sur les familles des torturés. Guelleh
voulait se débarrasser de ceux qui le gênaient dans
l'exercice du pouvoir.
Il
est regrettable, qu'aux yeux des occidentaux, seuls les dictateurs
aient une bonne presse. On leur demande simplement, pour tromper
l'opinion internationale, d'appliquer un semblant de démocratie
à condition que cela ne touche pas leurs intérêts.
Pour
preuve de mes déclarations, chaque fois qu'il y a eu des
problèmes, les occidentaux ont envoyé leurs armées
pour évacuer leurs ressortissants et ils ont laissé
pourrir ensuite la situation (exemple : Somalie, Congo, Sierra
Leone, etc...).
Ils agissent pour leurs propres intérêts et ils mettent
au pouvoir ceux qui sont aptes a leur obéir. Ceux, qui
s'élèvent contre eux, sont victimes de coups d'Etats
ou même d'assassinats, dont ils sont les instigateurs. C'est
ainsi qu'ils ont chassé du pouvoir l'ancien Président
malien M Moussa Traoré parce qu'il avait dit non à
la politique de la France à l'égard de Afrique.
Le
défunt Président dU Burkina Faso a subi le même
sort pour avoir refusé de se déplacer à l'Elysée
sans la présence du Président Mitterrand. Bob denard
était le chouchou de la France au Comores par ce qu'il
était chargé de déstabiliser cette île
de l'océan Indien.
En
revanche, pour préserver leurs intérêts, ils
ont soutenu l'ancien Président du Tchad Hissen Habré
alors qu'ils savaient fort bien de quelle façon le pays
était géré.
Cher
ami djiboutien ayez les yeux ouverts et surtout que la politique
du chantage ne vous couvre pas la raison .
Le
M J O D veut que la liberté et la paix revient au pays
. Nous lançons un appel à tous les djiboutiens épris
de paix et de bonheur pour qu'ils soutiennent le mouvement. Ce
mouvement vit pour vous et non pas pour des intérêts
quelconques.
Ainan
Daoud
MILITANT
ET REPRÉSENTANT LE MOUVEMENT EN HOLLANDE
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Sommaire
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ARDHD
- LA LIBERTÉ
Association
pour le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti
84, rue Saint-Louis en l'Isle - 75004 PARIS
Tel : + 33 / (0)1 46 34 70 70 .... Fax : + 33 / (0)1 46 34 25 93
E-Mail : jlschaal@ardhd.org
..... Web site : http://www.ardhd.org
Contact : Jean-Loup SCHAAL
COMMUNIQUE
DE PRESSE N° 3 DU 20 JANVIER 2001
Un homme en danger de mort,
parce que le Gouvernement français,
ne l'a pas encore rétabli dans son honneur !
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Jean-Michel
POUCHELE
21 ème jour
de la grève de la faim
à Abbeville, Somme, France
PLUS DE 2.000 signatures
ont
déjà été enregistrées
par le Comité de Soutien.
Venez rejoindre le comité en signant la pétition
électronique qui vous est proposée à la fin de
ce communiqué. |
Consultez
la liste
des membres
du Comité de soutien
et les messages
de sympathie.
LA
LIBERTE -
Bulletin spécial N° 4 |
JEAN-MICHEL
POUCHELE :
21 ème jour de grève de la faim, pour :
- Retrouver son honneur "volé" par le système
Guelleh à Djibouti,
- Demander le vote d'une loi en France, qui reconnaisse le droit
d'ingérence humanitaire,
- demander le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti.
Aujourd'hui
20 janvier, Jean-Michel Pouchele poursuit sa grève de la
faim à proximité de la Sous-préfecture d'Abbeville.
Il n'a toujours pas obtenu satisfaction ....
Ses
forces, après 21 jours consécutifs de grève
de la faim, commencent à décliner et nous sommes
très inquiets pour lui.
Le
Gouvernement français va-t-il laisser mourir un français
qui s'est illustré dans de nombreuses missions humanitaires
et dont le seul crime (aux yeux de la dictature au pouvoir à
Djibouti) a été de porter assistance aux populations
du Nord du Pays qui étaient (et qui sont encore) victimes
d'un blocus économique, sanitaire et social ?
-
Une condamnation à six mois de prison
par un tribunal aux ordres de la dictature
Le
tribunal djiboutien qui a condamné Jean-Michel Pouchele
est aux ordres du dictateur et ce dernier n'avait même pas
pu être assisté par un avocat indépendant.
Le régime djiboutien, dans d'autres affaires, a d'ailleurs
refusé l'intervention d'avocats français, en contradiction
avec le termes de la convention judiciaire franco-djiboutienne.
- Djibouti : un régime
qui s'est illustré
par toutes les violations des Droits de l'Homme :
Le
régime djiboutien s'est illustré depuis de nombreuses
années par ses violations répétées
des Droits de l'Homme. Elles sont confirmées et condamnées
par de nombreuses instances et organisations internationales :
Amnesty, FIDH, Avocats Sans Frontières, OMCT mais aussi
par des organisations internationales et des syndicats : OMT,
CISL, etc...
- tortures
(certains responsables se cachent au Canada et aux USA sous de
fausses identités),
- exécutions
arbitraires,
- viols,
- destruction
de cheptels et de point d'eau,
- déplacement
de population (récemment encore 5.000 personnes ont été
déplacées ..),
- emprisonnements
arbitraires et politiques,
- intimidations
et pressions sur les opposants politiques et leurs familles,
- élections
truquées,
- corruption
et trafics en tous genres (drogues, armes, etc.. selon Somalilandforum),
- répression
sur les syndicalistes,
etc...
-
Et pourtant, un régime dictatorial largement soutenu
financièrement par la France
avec l'argent des contribuables français .... !!
Et
pourtant la France, qui assure directement ou indirectement avec
l'argent des contribuables français, environ les trois
quarts du budget national djiboutien, s'est pliée aux exigences
du dictateur : elle
a accepté de reconnaître le jugement inique du tribunal
djiboutien et en plus, elle s'est empressée de faire retranscrire
sur le casier judiciaire de Jean-Michel Pouchéle la peine
de six mois de prison ferme pour "ingérence humanitaire"
envers des populations dans le besoin le plus extrême ......
-
Jean-Michel Pouchele : un soutien régional très
fort
pour une cause qui devient nationale et internationale
L'action
et les revendications de Jean-Michel Pouchele sont très
soutenues dans sa région : élus, presse locale et
régionale, pétitions. Aujourd'hui le cas de Jean-Michel
Pouchele dépasse le cadre régionale. De nombreuses
personnes se mobilisent en France et dans le Monde pour soutenir
son action et pour reconnaître ses mérites. Voir
les informations sur les sites
http://www.ardhd.org et http://sos-africa.com
- LE
COMITÉ DE SOUTIEN, en cours de constitution, a déjà
enregistré plus de 2.000 signatures. Parmi celles-ci
Jean-Loup
SCHAAL, Président de l'ARDHD, Vice-président
de SOS-Africa, Paris (France)
Gérard
LACORDE, Trésorier de SOS-AFRICA, (France)
Maxime GREMETZ, Député de la Somme, (France)
Francis HAMMEL,
Député de la Somme (France)
François
COLCOMBET, Député
de l'Allier (France)
Ngarlejy YORONGAR, Député, N'Djaména (Tchad),
Joël HART, Maire
d'Abbeville (France)
Jean-Jacques LEULLIER,
Adjoint au Maire d'Abbeville, Affaires Sociales et Quartiers
Claude
BOURET, Conseiller
Municipal d'Abbeville (France)
Roger-Vincent CALATAYUD, ancien
bâtonnier, Président de la Commission des Droits
de l'Homme au Conseil National des Barreaux, Président
de l'AFADD - Tarbes (France)
Aref Mohamed AREF, avocat 'suspendu par le régime',
(Djibouti)
Franck TOE, avocat, Ouagadougou
(Burkina Faso)
L'ARDHD
lance un appel général pour soutenir
Jean-Michel POUCHÈLE, afin que la France le rétablisse
dans son honneur 'volé' par le régime dictatorial
de Djibouti.
L'ARDHD soutient l'action de Jean-Michel Pouchèle et demande
à tous ceux qui le souhaitent, d'envoyer un message de
soutien, en cliquant ici
:
"je
soutiens l'action de Jean-Michel Pouchèle et demande à
la France de le réintégrer dans son honneur. Je
demande aussi qu'une loi soit votée en faveur de l'ingérence
humanitaire".
Prénom,
nom,
Profession,
Ville
Pays
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20/01
PAR SOUCI DE NE PAS DEPLAIRE AU DICTATEUR DE DJIBOUTI, LA FRANCE
VA-T-ELLE LAISSER MOURIR UN VOLONTAIRE DE L'ACTION HUMANITAIRE
SANS LE RETABLIR DANS SON HONNEUR ?
Un volontaire
de l'action humanitaire avait été condamné
à six mois de prison par un tribunal 'aux ordres"
de Monsieur Guelleh, le dictateur tristement célèbre
de Djibouti, pour ingérence humanitaire ! A la stupeur
générale, la France avait confirmée la peine
et l'avait fait restranscrire sur le casier judiciaire de Jean-Michel
POUCHELE avant de le faire incarcérer pendant 27 jours
à Fleury-Merogis.
Aucune
réponse à ce jour des services du Premier Ministre,
ni de ceux du Garde des Sceaux, en dépit des nombreuses
lettres et demandes qui leur ont été adressées
par des élus et par les associations.
Même
le Sous-Préfet d'Abbeville, Monsieur Guillaume, fait la
sourde oreille. Après 22 jours de grève de la faim,
il n'a pas encore désigné un médecin pour
suivre l'état de santé de Jean-Michel Pouchele,
comme cela se fait classiquement dans de pareilles circonstances.
S'il arrivait un accident, ce que nous redoutons aujourd'hui,
il porterait une responsabilité personnelle bien lourde.
Nous devons
comprendre que la France, qui soutient contre vents et marées,
l'une des plus sanglantes dictatures en Afrique, ne souhaite pas
contrarier Monsieur Guelleh, son protégé. Mais jusqu'à
quel point ? Les faits sont graves à Djibouti. Rien que
durant le dernier mois, nous notons :
- La possible
mise en cause de M. Guelleh, dans ce qui pourrait bien être
l'assassinat d'un juge français, (Cf l'arrêt de la
Cour d'Appel dans l'affaire BORREL / 18 janvier 2001),
- Le déplacement
récent et la déportation de 5.000 personnes en décembre
2000,
- L'interdiction
de toute presse d'opposition le 15 janvier 2001,
- Le recensement
de la population selon les religions et les ethnies en décembre
2000,
- La fermeture
des mosquées le jour de la fête de l'Aïd et
l'obligation faite aux croyants de se prosterner en plein air
devant la maison du dictateur en décembre 2000,
- etc...
Le
combat de Jean-Michel Pouchele est exemplaire et courageux.
Il dépasse largement son cas personnel, car il concerne
toute l'action humanitaire et le droit d'ingérence humanitaire
lorsque des populations sont mises en danger.
Au contraire, la France devrait avoir à coeur de le rétablir
immédiatement dans son honneur en prononçant la
radiation de l'inscription infamante sur son casier judiciaire.
Ce sont des hommes comme lui qui incarnent les valeurs de la
France et de la liberté à l'étranger.
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25/01
Jean-Michel Pouchele : le Premier Ministre français a
écouté nos appels. Mais la partie n'est pas encore
gagnée.
Nous
apprenons qu'un médecin spécialisé du SAMU
a été désigné par arrêté
préfectoral (et non par le sous-préfet d'Abbeville,
Monsieur Guillaume, qui fait la sourde oreille), pour suivre
l'état de santé de Jean-Michel Pouchele, qui poursuit
avec le plus grand courage son action.
C'est
une bonne nouvelle à deux titres :
-
d'abord
le gouvernement français commence à se préocupper
de ce volontaire acharné de l'action humanitaire et il
prend des mesures pour éviter un accident,
- l'appel
de Jean-Michel Pouchele, en faveur du droit à l'ingérence
humanitaire, commence à être entendu par les hommes
politiques et nous pouvons espérer (rien de plus) qu'il
aura gain de cause.
Nous
avons pris contact avec des juristes et il apparaît que
la France n'avait absolument pas l'obligation d'inscrire la
peine prononcée par le tribunal de Djibouti, sur le casier
judiciaire de Jean-Michel Pouchele. Ne l'aurait-elle fait que
pour plaire à M. Guelleh ? En tout cas la question est
posée.
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COURRIER
DES LECTEURS
Nous
reprenons le contenu intégral des lettres qui nous sont
adressées.
Nous publierons aussi les messages des lecteurs qui souhaitent
répondre.
L'ARDHD n'assume aucune responsabilité quant au contenu
des messages de cette rubrique. Ils sont publiés sous la
responsabilité entière de leurs auteurs.
L'ARDHD rappelle qu'elle ne soutient aucune action politique,
ni aucun parti et qu'elle milite exclusivement en faveur de la
Paix et des Droits de l'Homme.
Pour des raisons de sécurité, les messages sont
publiés sans les noms des auteurs (sauf demande formulée
avec précision par l'auteur)
23/01
Osons le slogan : " GUELLEH DEMISSON ! "
Ou
à quand le tour dIOG ?
Chaque jour qui passe nous apporte des nouvelles de dictateurs
déchus. Cest ainsi que lan 2000 a connu une
belle moisson des despotes boutés hors de la scène
politique par la vindicte populaire. Et la liste des ex-tyrans
de sallonger de jour en jour.
Ce furent
pèle mêle les tours de K. BEDIE de la Côte
dIvoire et de léphémère apprenti
dictateur qui lui a succédé (et forcé la
main) : le général GUEY ; FUJI MORI le président
corrompu/corrupteur du Pérou, ex-maître des Andes
; MILOSOVIC le boucher des Balkans. Lannée 2001 à
peine commencée promet également beaucoup avec le
départ attendu et réalisé du président
philippin J. ESTRADA dont nous venons dapprendre la démission
sous peu, dégorgé par la rue en colère. Je
termine la litanie avec le sort autrement plus tragique, tout
dernièrement, de logre du Congo Démocratique
: L-D. KABILA.
Il est
bel et bien fini le temps où un autocrate pouvait espérer
mourir de sa belle mort à la tête dune Nation
spoliée. Fini aussi le temps où, si par mégarde
il laissait le pouvoir lui échappé par un coup dEtat
subit (ça arrivait aussi de temps à autre), il pouvait
toujours finir ses beaux jours dans une retraite dorée
dans un paradis fiscal voire chez un allié occidental parfois
bienveillant. Il ne sera jamais à labri dune
inculpation pour crime contre lhumanité. Désormais,
il le sait !
Les temps
des dictateurs sont décidément bien difficiles ces
dernières années et nous navons pas à
nous en plaindre. Le monde des laissés pour compte sorganise
dheure en heure grâce à eux même mais
aussi grâce aux amis épris de justice un partout
sur la planète. Nous détenons plus que jamais des
outils performants pour exercer sur nos dirigeants des pressions
efficaces. LInternet en est un. Pour nous victimes djiboutiens
du système Batall le site Liberté-Aref remplit à
merveille ce rôle. Tous les faits et gestes de notre président-dictateur
sont connus à travers le globe en temps réel. Des
écarts de conduite (cest bien entendu un euphémisme
lorsque lon parle dun tyran) trahissant ses actions
abjectes sont dévoilés à la face du monde.
Aucun dirigeant occidental ne pourra prétendre ignorer
ce qui se passe chez son protégé. Nul ne pourra
faire prévaloir la moindre candeur non plus. Chaque jour
qui passe nous rapportent les lots de misères infligées
aux populations par leur " ami " dictateur que nous
nous empressons de porter à leur connaissance.
"
Et la conséquence de tout cela ? ", me direz-vous.
" A Djibouti limmobilisme semble gravé dans
le marbre " et de renchérir " Voilà bientôt
30 ans que nous souffrons les martyrs sans que rien ne bouge !
" Détromper-vous chers compatriotes. Le fruit est
bien mûr il ne reste quà le cueillir. Il y
a des signes qui ne mentent pas. La France protectrice dIOG
jusquà pas très longtemps na plus le
cur à poursuivre cette mascarade. Les instances françaises
à Djibouti nont-elles pas voulu rien faire pour secourir
Messire GUELLEH lors du pseudo putsch du général
YABEH ? Il nous semble difficile de croire que les experts des
renseignements français bien installés au pays nont
pas eu vent de ce coup de force. La réouverture comme il
se devait de laffaire BORREL est un autre signe dimportance.
La France a plus que marre de notre IOG national qui salit tous
les jours un peu plus limage de marque dun pays qui
se veut intraitable en matière de Droit de lHomme.
Les critiques pleuvent de toute part sur GUELLEH et par ricoché
sur le soutien de la France à son régime.
Nos voisins
directs verraient également dun bon il la disparition
dIOG (politiquement sentend bien sûr). Le Somaliland
ne prend pas des gants pour le faire savoir. LErythrée
lui reproche de son côté sa prise de position pour
son rival éthiopien lors de la guerre qui la opposée
à son voisin. Enfin, lEthiopie récuse, in
fine, les soi-disant accords dArta qui ont remis sur la
sellette les vieux sbires de Siyad BARREH. Ces derniers ne se
privent pas de conter à qui veut bien les écouter
leur idéal de la grande Somalie incluant le cas échéant
la province éthiopienne de lOgaden.
Quant aux
monarchies du Golfe ça fait belle lurette qui ne se font
plus des illusions sur la nature du régime proxénète
des Battal. Les responsables politiques djiboutiens baignent jusquau
cou dans la luxure défiant toute moralité islamique
: prostitution légalisée aux mains des membres même
du gouvernement, trafics en tous genres : dalcool, de la
drogue ? , etc.
Tout ce
beau monde appelle de leurs vux le départ de GUELLEH.
Alors, pourquoi ce dernier demeure-t-il encore et toujours ? Quel
est bien ce mystère ?
Il faut
bien se lavouer, cest à cause de nous ! Du
peuple djiboutien qui na pas encore mis tout son poids dans
la balance. La frilosité de mon peuple métonne
le premier. Où est donc passée la fierté
de nos aïeux ? La fierté dun peuple libre et
orgueilleux qui na jamais admis être régi par
un ramassis de minables ? Dans les temps anciens les chefs afars
et somalis étaient désignés pour leur abnégation
et leur intégrité. Quiconque savisait à
outre passer ces règles était aussitôt renvoyé
au bercail. Osons dorénavant agir comme nos ancêtres
et disons stop à GUELLEH.
"
30 ans du régime inique des Battal, ça suffit Monsieur
Guelleh ! Rendez au peuple djiboutien sa liberté, quil
choisisse enfin démocratiquement ses nouveaux dirigeants
! "
Rappelons-nous
à cet égard le discours de M. Aden ROBLEH, président
du PND, à loccasion du dernier aïd-el-fitr.
Usons comme il la évoqué de notre droit de
manifester pour exprimer toute notre colère et crier à
la face de GUELLEH : " Démission ! ". Jappelle
tous les Djiboutiens mécontents pour quils osent
lancer enfin ce slogan que nous n'avons jamais encore prononcé
:
"
GUELLEH DEMISSION ! "
Que ces
deux mots deviennent à jamais notre cri de ralliement à
tous les opposants ! Entonnons le slogan à chaque manifestation
et pourquoi pas à chaque occasion qui se présentera
à nous, comme un chant dune victoire toute prochaine.
IOG nattend que cela pour partir et rallonger un peu plus
la série des ex-dictateurs.
Nous pourrons
lui dire alors : " BON VENT MISTER GUELLEH ! AU PROCHAIN
SUR LA LISTE ! "
Un Djiboutien
en colère.
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24/01 La propagande
de Guelleh s'acharne à prédire l'apocalypse pour
le Puntland et pour le Somaliland
Apres avoir
echoue a mettre les rescapes du regime de Siad Barre a la tete
de la Somalie (en n'oubliant de tirer parti de leur pratique douteuse),
les moyens de propragande traditionnels de Guelleh (ADI et l'ineffable
et pitoyable laquais Samatar Miguil) continuent de predire l'apocalypse
dans les regions du Puntland et du Somaliland pourtant stables
depuis dix ans). Curieuse entreprise de paix qui
consiste a recherche la guerre dans les regions ou existe la paix.
Mais il est vrai que ces regions sontr exempts des pratiques maffieuses
de Guelleh.
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25/01 Au sujet
du drame à Borama ....
Cher ami,
Au sujet
du drame à Borama que vous avez eu la gentillesse de publier
dans le numero 31, je vous soumets également un communiqué
publié par le diaspora
Gadaboursis présente dans le pays du golfe, un diaspora
que dépend économiquement la population de Borama.
Dans leur communiqué le diaspora plus connu sous le nom
de"VOIX D'AWDAL", condamne vigoureusement les derniers
évenements survenus à Borama le 10 Janvier 2001
et les vagues d'arrestations qui en ont suivi. La Voix d'AWDAL
appelle à ce que les milices armées étrangères
quittent le sol Gadaboursis, la libération
inconditionnele de tous les détenus, le départ de
tous les responsables Issacks présents dans la région
d'AWDAL, l'arrestation de tous les responsables des
crimes survenus dans la journéée du 10 janvier et
l'abolition du conseil de sécurité régionale
pour le remplacer d'une commission régionale des sages
de la
région.
Il faut noter que la situation est de plus en plus tendue. Le
vice-président du "Somaliland" a été
renvoyé par les notables de la ville de Borama qui ont
refusé d'entrer en contact avec lui le considerant comme
une marionnette sans pouvoir. Ils ont exigé qu'aucun dialogue
ne sera possible tant qu'il y aura
une présence de la milice Issack sur le sol Gadaboursis.
Le bal est mainteneant dans le cas de Mr Egal qui est tenu comme
responsable numéro un des
évenements tragiques qui se sont déroulés
à Borama.
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25/01
Un lecteur répond au sujet de BOROMA
Depuis
quelques jours je lis sur ces pages un malin malintentionné
qui s'acharne sur le Somaliland. Cher malin (serait-tu, par hasard,
aussi un Guellien?), tu m'étonne. Si tu crois que tu peux
falsifier les événements regrettables qui se sont
déroulé à Borama, dans le Somaliland, tu
as bien tort.
Tu as dit que des milices Isaaqs ont tiré sur des Gadaboursis.
Faux. Des milices Isaaqs ça n'existe nulle part maintenant
et surtout pas à Borama où les forces de sécurité
sont tous des Gadabourcis---en fait, il y a un grand nombre de
Gadabourcis, policiers ou militaires, qui sont en poste partout
en Somaliland. À Borama, il n'y a ni des milices ni des
militaires. S'il y a des militaires Somalilandais dans la région,
ils sont près de la frontière face aux milliers
de troupes que M. Guelleh a massées sur la frontière.
Voyons, donne-nous des sources indépendantes de toi, et
nous te croirons.
Sinon, tais-toi. Le Somaliland est en paix ; occupe-toi de ce
qui se passe à
Djibouti, et surtout n'oublie pas de soutenir l'honorable personne
qui s'appelle Jean-Michel Pouchele et qui risque sa vie en moment,
parce qu'il avait osé de porter secours aux populations
du nord de Djibouti en prise avec un blocus dressé par
les services de Aptidon-Guelleh.
À venir à la manif qui s'est produit à Borama,
sais-tu que Borama n'est pas la seule ville en Somaliland où
il y a eu une manif; il y a quelques mois il y a eu une manif
à Hargeisa, et à Burao. Sais-tu le nombre de manifs
qui se produisent à Paris chaque année?
Certes,
l'événement qui s'est produit à Borama est
regrettable. Mais enfin, c'est quoi la cause?
C'est justement
à cause de deux 'businessmen' dont le business était
douteux---ils sont venus de l'Amérique et de l'Europe pour
dire qu'ils allaient construire des routes dans les régions---on
dirait des anges tombés du ciel, n'est-ce pas?
Malheureusement,
leur compagnie n'a pas pied à terre nulle part, et on ne
savait pas de quoi serait pavée leur route---des déchets
nucléaires peut-être ou autres choses?
Ou bien,
comme certains ont dit, avaient-ils un projet de plantation? Mais
pour quelles plantes? Là, as-tu une idée?
Malheureusement,
un certain nombre de jeunes avaient cru les belles paroles de
ces messieurs sans lettres de créance (consulte le dictionnaire
pour connaître le sens du terme); c'était ces jeunes
qui ont procédé à une manif croyant à
tort que le Vice-président, lui-même un Gadabourci,
avait écourté le séjour de ces businessmen,
ces anges tombés du ciel pour investir dans la région.
Et puis, as-tu entendu, comment l'un de ces messieurs avait insulté
le Vice-président pour
seulement les avoir priés de montrer le bien-fondé
de leur de leur business?
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Les
principaux responsables
d'actes de torture à Djibouti.
Maintenant
que la justice pénale pourrait instruire (compte-tenu du
jugement rendu récemment par la Cour d'Appel de Paris) les
plaintes des victimes de mauvais traitement, d'emprisonnement arbitraire
et de torture, nous rappelons à l'opinion publique les noms
des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités
par les victimes.
Parmi
les
tortionnaires les plus cités
- Colonel
Mahdi Cheikh Moussa,
- Lieutenant-colonel
Hoche Robleh
Commandant
Zakaria Hassan
- Lieutenant
Ladieh
- Lieutenant
Mohamed Adoyta
- L'aspirant
Haroun
- Le
sous-officier Naguib
- L'adjudant
Tane
- Kalifa
- Wagdi
Certains
se seraient déjà réfugiés à l'étranger
sous de fausses identités,
mais ils sont placés sous surveillance.
Nos
informations sur la torture à Djibouti. et les récits
des victimes
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NOUVELLES
BRÈVES ET REVUE DE PRESSE
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Le
président philippin mis en demeure de quitter le pouvoir.
MANILLE 19 Janvier
2001 17h19
Un
exemple à méditer
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Le
président philippin Joseph Estrada, dont pratiquement tous les
ministres ont démissionné, a été mis en demeure vendredi par l'opposition,
à laquelle l'armée et la police se sont ralliées, de quitter le
pouvoir.
La
vice-présidente, Mme Gloria Arroyo, pourrait prêter serment comme
présidente même si Joseph Estrada refusait de démissionner, a
affirmé dans la nuit de vendredi à samedi son porte-parole.
Un
demi-million de manifestants se sont massés toute la nuit de vendredi
à samedi au point de rassemblement historique de l'opposition
en espérant que le rideau soit tiré sur la présidence de cet ancien
acteur de cinéma.
Les
chefs politiques de l'opposition ont mis en demeure vendredi soir
le chef de l'Etat de démissionner avant samedi matin 06h00 (heure
locale - 22H00 GMT vendredi), selon une déclaration à l'AFP.
La
vice-présidente, Gloria Arroyo, qui doit selon la constitution
succéder au président si ce dernier ne termine pas son mandat,
participait à cette réunion en qualité de chef de file de l'opposition.
"Nous sommes tombés d'accord pour lui fixer un ultimatum (...)
faute de quoi nous demanderons au peuple de marcher sur Malacanang",
le palais présidentiel, a déclaré l'un des participants à la réunion
de l'opposition.
20/01
: Le Président Philippin a démissionné ce
matin.
Nous avons
appris la démission du Président ce matin. Il était
accusé de corruption et ses amis et son équipe l'avaient
abandonné. Démission des ministres, pression extraordinaire
de la foule qui a obtenu finalement son départ.
Un nouvel
exemple à méditer ! Le peuple Philippin, après
ceux de la Yougoslavie et de la Côte d'Ivoire parvient à
se faire respecter et à obtenir le départ d'un Président
qui a franchi les bornes ....
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La
cour d´appel estime fondée une contre-expertise
sur la mort du juge Borrel
Mis
à jour le jeudi 18 janvier 2001
L´INSTRUCTION
menée sur la mort du juge Bernard Borrel à Djibouti
en 1995 vient d´être à nouveau sévèrement
censurée par la chambre de l´instruction de la cour
d´appel de Paris.
La cour
avait déjà dessaisi le 21 juin les deux juges chargés
de l´enquête, Marie-Paule Moracchini et Roger Le Loire
; elle a, lundi 15 janvier, fait droit dans deux arrêts
à la plupart des demandes de la partie civile, qui exigeait
notamment, juste avant le dessaisissement, une contre-expertise
sur les causes de la mort du magistrat, un point jugé essentiel.
La veuve
du juge Borrel, elle-même magistrate, est persuadée
que son mari, conseiller technique du ministre de la justice de
Djibouti, a été assassiné. Les deux juges
d´instruction s´étaient rendus sur place le
11 mars 2000 avec la directrice de l´Institut médico-légal
de Paris, Dominique Lecomte, dont l´expertise penchait nettement
pour la thèse du suicide.
Pour Mme
Lecomte, Bernard Borrel avait pu lui-même s´asperger
d´essence et aurait dévalé un ravin «
dans une fuite douloureuse, aveuglé du fait des brûlures
du visage et des yeux ».
Mes Olivier
Morice et Laurent de Caunes, les avocats de Mme Borrel, ont toujours
contesté cette version, et souligné qu´un
autre expert qu´ils avaient sollicité avait au contraire
écarté le suicide, faute de suie dans les bronches
du juge. Les avocats s´étaient d´ailleurs étonnés
de ne pas avoir été conviés à Djibouti
et avaient demandé une nouvelle reconstitution, qui leur
avait été refusée.
DESSAISISSEMENT DES JUGES
Ils avaient fait appel et obtenu le dessaisissement
des juges. Juste avant, ils avaient encore demandé une
contre-expertise médico-légale par trois scientifiques
indépendants, qui leur avait été à
nouveau refusée le 14 juin 2000.
La chambre de l´instruction vient à nouveau de donner
tort aux deux juges d´instruction, et estime fondée
cette nouvelle expertise des causes de la mort du juge Borrel.
Pour Mme Borrel, son mari a sans doute été tué
parce qu´il s´intéressait de trop près
à l´attentat du Café de Paris, qui avait fait
un mort et quatorze blessés à Djibouti en 1990,
une affaire instruite par le juge Le Loire.
Mes Morice
et de Caunes avaient demandé une longue liste de confrontations,
y compris de personnes faisant partie de l´entourage du
président djiboutien, avec perquisition à la DGSE,
la DST ou aux RG. Ils exigeaient au moins que le dossier du Café
de Paris soit joint à l´instruction. Refus sur tous
les points le 14 juin. Le juge Le Loire, convoqué par Jean-Baptiste
Parlos, son successeur dans le dossier Borrel, avait même
refusé le 5 septembre de témoigner devant lui. La
cour d´appel a infirmé, lundi, l´ordonnance
des juges, donné raison à la partie civile sauf
en ce qui concerne le placement en garde à vue d´un
témoin qui « relève de la seule appréciation
des officiers de police judiciaire ». Pour le reste, le
juge Parlos est laissé « libre d´apprécier
les actes » nécessaires à son instruction.
Franck
Johannès
Le
Monde
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20/01 L'Ethiopie
rejette les nouveaux tarifs de manutention du Port de Djibouti
DJIBOUTI
(ADI)-20 janvier 2001 - Le Gouvernement d'Ethiopie annonce avoir
opposé une fin de non recevoir à l'augmentation
des frais de manutention du transit import-export des marchandises
assuré par le Port de Djibouti, annonce l'Agence Djiboutienne
d'Information citant la BBC.
La
chaîne de radio britannique indique que le ministère
éthiopien des Affaires Etrangères a qualifié
de " violation de l'accord conclu entre les deux pays en
1999 ", l'augmentation des frais portuaires qui s'élèverait
à 150%.
Les
redevances portuaires, entrées en vigueur le 15 janvier,
fixent le coût de manutention à 2,5 dollars la tonne,
contre 1 dollar US précédemment.
Le
trafic des marchandises à destination et en provenance
de l'Ethiopie transite essentiellement par Djibouti depuis mai
1998.
ADI-17H05
GMT- 20 JANVIER 2001
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22/01
Toujours la plus extrême confusion au Port de Djibouti.
Dans une
dépêche publiée par l'ADI, le Ministre annonce
que les augmentations de tarif décidées la semaine
dernière, ne seront pas appliquées en ce qui concerne
le trafic de marchandises vers l'Ethiopie. Djibouti gaillardement
annonçait des hausses de l'ordre 150 % et le gouvernement
recule immédiatement, sans même les appliquer. Pourquoi
les annoncer alors ?
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23/01
Des nouvelles des Généraux ....
Nous avons
reçu une confirmation du limogeage du Général
Madhi Ibrahim.
Le général
Yacin Yabeh serait très malade, diabète et hypertension.
Il se dit qu'il pourrait être évacué (sanitaire)
vers la France. Cela serait une bonne chose pour lui. D'autre
part, cela arrangerait bien les affaires de Guelleh, qui a bien
du mal à se sortir de la crise et qui redoute la colère
populaire, en particulier de la tribu des Fourlaba. Une porte
de sortie pour M. Guelleh ?
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24/01
Un terme aux espoirs de Guelleh et de son poulain en Somalie ?
Somali leaders ponder breakaway
Mogadishu - Clan leaders in southwest Somalia met this week to
discuss setting up a regional government for a large swathe of
the war-ravaged country, sources in the clans told AFP on Wednesday.
Those attending
the meeting in El Barde, Bakol region, appointed a technical committee
charged with setting up an administration which would include
the regions of Bay, Bakol, Gedo Middle and Lower Juba and Lower
Shabelle, which
lies next to the capital, Mogadishu.
If such
a state ever materialised, it would undermine efforts, spearheaded
by Djibouti, to set up the first effective Somali central government
since the January 1991 fall of Mohammed Siad Barre.
The president
and cabinet resulting from this initiative are currently in Mogadishu
but have yet to extend their control beyond a portion of the capital.
The north
of Somalia already boasts two separate administrations: Somaliland,
which sees itself as an independent sovereign country, and Puntland,
which has its
own government but would like to be part of an eventual federal
Somalia.
Puntland
"president" Abdullahi Yousuf Ahmed, was among those
at the El Barde meeting, as was the head of the Rahanwein Resistance
Army (RRA), Colonel Mohamed Hassan Nur "Shatigudud"
and the commander of the Somalia Patriotic
Movement, a Darod militia, General Aden Abdulahi Nur "Gabyow".
Also present
were General Omar Haji Mohamed of the Somali National Front (SNF)
and leaders of the fledgling Biyomal Resistance Movement (BIREM).
"The
idea is to establish a regional government in southwest Somalia,
which would help for the establishment of a federal national government
which does not exist," top RRA official Mohamed Aden Qalinle
told AFP.
Also mooted
was the possiblity of setting up two regional governments in southwest
Somalia, one for Bay, Bakol and Lower Shabelle and another for
Gedo, Lower Juba and Middle Juba. -
Sapa-AFP
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25/01
LA LDDH A ETE RECONNUE OFFICIELLEMENT PAR LA FIDH ET PAR L'OUA.
Nous venons
d'apprendre que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)
avait été reconnue officiellement d'abord par la
FIDH, Fédération Internationale des Droits de l'Homme
(Siège à Paris) et par l'OUA (Organisation de l'Unité
Africaine).
Ces deux
reconnaissances donnent à la LDDH un véritable statut
internationale et une plus grande crédibilité.
Nous tenons
à féliciter Jean-Paul Noël ABDI, son Président
pour tout le travail qu'il fournit et pour l'acharnement, jamais
démenti, avec lequel il se bat pour les Droits de l'Homme
à Djibouti, pour la démocratie et pour la Paix,
et ce, en dépit de toutes les tracasseries de toutes sortes
que lui fait subir le régime dictatorial.
Nous joignons
aussi tous nos encouragements à Jean-Paul Noël Abdi
pour qu'il ait la force de continuer son action ...
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L'HOMME
OU
LA FEMME
DE LA
SEMAINE.
Dans
cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale,
celle ou celui qui s'est distingué(e) soit pour soutenir
la dictature, soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté,
tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires,
viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction
d'écoles ou de centres de soins, etc. .
Auront-ils
à répondre un jour de leurs actes et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?
Rappel
des personnages
déjà "élus" :
(Les liens directs, avec les articles
parus à l'époque, sont désormais opérationnels)
LA
LIBERTE N° 17 -
Mme LEILA, juge d'instruction
LA
LIBERTE N° 19 -
Omar FARAH, gendarmerie d'Ali Sabieh
LA
LIBERTE N° 29 -
Le général Yacin YABEH,
LA
LIBERTE N° 32 -
Le directeur de la Prison de Gabode,
LA
LIBERTE N° 33 -
Ali Mohamed ABDOU, procureur général
LA
LIBERTE N° 35 -
Mme Hawa Ahmed YOUSSOUF Ministre déléguée
conjointement avec M. Le Représentant
de l'UNICEF à Djibouti.
LA
LIBERTE N° 36 -
M Ibrahim Idriss DJIBRIL, MInistre de la Justice, conjointement
avec M Mohamed Ali ABDOU, procureur
général de Djibouti (2ème nomination)
BULLETIN
N° 4 -
Lieutenant GUELLEH de la FNP
BULLETIN
N° 7 -
Le responsable des forces de police qui a donné l'ordre
le 24 juin de tirer à balles réelles sur Daher Guedi
FOUREH.
BULLETIN
N° 16 -
M Yacin Elmi BOUH, Ministre de l'Economie et des Finances.
LA
LIBERTE bulletin N° 23 - M Yacin
Elmi BOUH, Ministre de l'Economie et des Finances (2ème
nomination)
LA
LIBERTE bulletin N° 28 - Monsieur
Abdallah Abdillahi
Miguil, Ministre de l'Intérieur
LA
LIBERTE bulletin N° 29 - Monsieur
MOGUEH, Ministre délégué
aux affaires musulmanes
LA
LIBERTE - bulletin N° 32 - Madame
Nima Ali Warsama,
Juge d'instruction
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RADIO
TROTTOIR
: votre chronique hebdomadaire
25/01
Une dépêche publiée par l'ADI, nous apprend
que Djibouti se lancerait dans une campagne de lutte contre
le trafic de stupéfiants !
Il
s'agit probablement d'une réponse à l'article
paru dans Somalilandforum que nous avions relayé la
semaine dernière et qui affirmait que le clan Guelleh
était particulièrement impliqué dans
des trafics de toutes sortes : armes, monnaies et drogues.
L'équipe de La liberté, si c'est le cas, est
très flattée de provoquer des réactions
aussi rapides des autorités djiboutiennes. Notre action
aurait-elle provoqué une prise de conscience au niveau
du système Guelleh ? Ça serait trop beau. Alors
nous ne rêverons pas .....
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POEME
POUR LA SOMALIE
Mohamed
Siad was a madman
murdered millions
he made magic with a machine gun
he bought with the collective money
5.
he was militaristic and mindless
he managed with a martial-law
he was the mastermind of mass massacres
he was misconduct and mischief
he was misdeeds and misdirections
10.
he was misadventure and misfortunate
he misapplied and misgoverned
he misled and misguided the country
he led the nation to misery
15.
Many people still grieve from his massacres
he grafted immortality into morality
he used multiple destructive munitions
he moved multitudes to migration
he was a mercenary of murder
20.
he attempted to wipe up Somaliland [ethnic] majority
Morgen and Ghani carried out his genocide
They committed the worst crimes against humanity
Criminals should be not rewarded as the South has done
War criminals should be prosecuted and not elected
25.
Criminals are now members of the new council
They are ready to carry out their merciless job again
The International community should not be tolerate them
giving a chance to the criminals to eliminate the civilians
The UN should not grant them unconditional recognition
30.
[South] Somalia should capture the murderers
That Gheele granted a mandate to repeat their actions
Gheele who stimulated also the earlier the genocide
He was mate of Mohamed Siad
He hates Somaliland citizens with out a reason
35
He regards the war criminals as heros
Somaliland people are now mature
They are determinate to stay as an independence state
Cause the merge between two states was illegal
but UN is militating against the Somaliland will
40
The UN has miscalculated and misdirected the issue
The UN misjudged and came with a misconception
The new Somali government is a menace
and can misspend the stability and peace
of the whole region, it is a reward for murderers
45.
the disappear of Somaliland would not solve problems
The mourning and chaos in the South should
not move to a peaceful area
Somaliland should not be punished
for its progress and achievemen
We say that we don't need revenge but justice
Abdi
Hassan, Holland
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LIGUE
DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOEL ABDI Jean-Paul
SIEGE Q.V. BOULEVARD DE GAULLE
BUR TEL (fax) : (253) 35 78 04
DOM TEL (fax) : (253) 35 80 07
B.P. : 74 - DJIBOUTI - RDD
e-mail : noel_lddh@intnet.dj
http://www.ardhd.org/lddh.htm
Communiqué
de Presse n° 1/LDDH/01 du 20 janvier 2001
Incarcération
arbitraire et indirecte
du Journal " Le Renouveau "
Le 15
janvier 2001 le Président Daher Ahmed Farah, directeur
de publication du journal " Le Renouveau " a été,
tôt le matin, arrêté à son domicile
par la brigade criminelle de la Force Nationale de Police.
Après
une garde à vue de plusieurs heures, le Président
Daher Ahmed Directeur du journal " Le Renouveau " a
été déféré au Parquet devant
le juge d'Instruction qui l'a immédiatement inculpé
pour " diffusion de fausses nouvelles et diffamations ",
avec remise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire
et suspension du journal " Le Renouveau ".
Le samedi
20 janvier 2001, après une longue enquête par le
juge d'Instruction Madame Nima Ali Warsama, le Président
Daher Ahmed Farah s'est vu signifié une Ordonnance de placement
sous contrôle judiciaire :
"
Conformément à l'article 146 du code de procédure
pénale,
Ordonnons
le placement sous contrôle judiciaire de l'inculpé
DAHER AHMED FARAH qui sera astreint aux obligations suivantes
:
1°)
Ne pas sortir des limites du Territoire de la République
de Djibouti.
2°)
Ordonnons la suspension provisoire de l'organe de presse "
LE
RENOUVEAU "
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très inquiète,
de cette méthode judiciaire (sournoise et dangereuse) deux
mois après la clôture des Etats Généraux
de la Justice, cette nouvelle méthode judiciaire qui consiste,
pour un soit disant motif de " publication et diffusion de
fausses nouvelles " et avant même que la Cour se prononce,
avant même que ses avocats (djiboutiens et étrangers)
n'aient pu déposer leurs conclusions, ne puissent développer
leurs plaidoiries, cette nouvelle méthode à suspendre,
sans une date limite et d'une manière arbitraire et illégale,
l'un des rares journaux libre de la République de Djibouti,
s'opposant par là, à la Liberté d'expression,
à la Liberté d'informer et à la Liberté
d'opinion.
La L.D.D.H.
considère cette ordonnance comme une sorte d'incarcération
du Président Daher Ahmed et du Journal " Le Renouveau
". Incarcération certes en dehors de la prison de
Gabode mais certes, comme une véritable incarcération.
Note
de l'ARDHD :
Ce communiqué confirme notre information parue dans le
numéro 31. Le pouvoir dictatorial s'en prend de nouveau
à la presse d'opposition, en dehors de toute légalité
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