LA LIBERTÉ Bulletin N° 34
Journal permanent et indépendant
de tous les djiboutiens de l'opposition

Bulletin
de l'A. R. D. H. D
2ème année..................Maj 09/02/01 à 21 h 00 (Heure de Paris)
LA LIBERTÉ :
votre journal se construit chaque jour devant vous, avec vos contributions.
Chacun peut s'y exprimer librement et sans aucune censure. . .
(*)

SOMMAIRE N° 34 . . . du 3/02/01 au 9/02/01
- M. Djama Omar Idleh, ex-ambassadeur de Djibouti à Paris, s'est-il réfugié au Canada, en emportant la caisse de Paris ?
- Retrospective sur des exemples de cruauté du système Guelleh (Rapport de l'ADDHL / 1992)
- Le RPP : un congrès pour élire un bureau composé exclusivement avec les proches du sytème. Des élections en mai ?
- De graves suspicions pèsent sur le MJOD et sur ses possibles liens avec le système Guelleh ?
- DEMISSION DU PREMIER MINISTRE BARKAT GOURAD

Février : trois anniversaires !

Le site Liberte-Aref : 2 ans
Le site LDDH : 1 an
Les accords de Paris : 1 an

Un comble : les djiboutiens auraient été contraints indirectement de financer la mise en place du nouveau système d'écoute téléphonique qui terroriserait actuellement. Combien cela leur a-t-il coûté ?
COMMUNAUTÉ DJIBOUTIENNE
Marre d'être bâillonné à Djibouti ? Cliquez ici !
Le service de discussion et d'échanges en direct.

LA CRUAUTE DU SYSTEME GUELLEH !

1992 : Une femme, parmi tant d'autres malheureuses, a été violée en toute impunité sur ordre d'un sous-officier de l'Armée djiboutiennne, qui l'a fait ensuite arroser d'essence et brûler vive.....
(Extraits d'un rapport de l'ADDHL)

ARHOTABA
2/02 L'ex-ambassadeur de Djibouti à Paris, s'est-il fait 'la malle' au Canada avec "la caisse" de Paris ? (Courrier des lecteurs)

04/02 De nouveaux extraits des contributions sur Communauté Djiboutienne.

L. D. D. H.
Toutes les publications
2000 / 2001

LE COMITE DE SOUTIEN DE JEAN-MICHEL POUCHELE :
3.500 signatures

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 5 du 1er FEVRIER 2001

Un homme en danger de mort !
et pourtant les dirigeants politiques ne répondent pas aux appels
de cet homme injustement condamné par les dictateurs de Djibouti.

Lancement d'une Cyber @ction

04/02 APPEL POUR LES VICTIMES EN INDE. Toutes les associations qui se chargent d'apporter des aides. 04/02 Cherchez l'erreur !
L'enseignement public à Djibouti est à la dérive, faute de moyens. Les professeurs font la grève pour attirer l'attention sur ce désastre. On leur répond par des incarcérations..... Et pourtant le parti officiel convoque un congrés extraordinaire pour créer une école du parti avec un corps d'enseignants rémunérés et une structure spécialement adaptée pour eux ....

03/02 - Le nouveau bureau politique du RPP

01/02 Le seul congrès, habilité à tenir ses assises en République de Djibouti, est celui du Parti RPP ou Parti Unique du régime au Pouvoir. Le bureau est constitué uniquement de Chef de Gouvernement, de ministres et de députés en exercice.
Prépare-t-on des élections pour mai prochain ?

05/02 - Réaction d'un commerçant
fatigué des " impôts du soir "

05/02 QUI A TUE MOHAMED ISSA CHEIKO ? (LA VOIX DE LA JEUNESSE DE L'OPPOSITION -MJOD- Courrier des lecteurs)

06/02 REACTION ET FÉLICITATIONS A L'ADMISSION DE LA LDDH A LA FIDH.
06/02 : demain les accords de Paris auront un an. Que peut-on attendre de 365 jours de négociations secrètes ? Extrait de " La Machine à trahir "
de Arnaud MONTEBOURG
6/02 DE GRAVES SUSPICIONS PESENT SUR LE MJOD. (ARDHD)

07/12 Qui est le MJOD ? (Alliance Arrey djiboutienne)
6/02 Maître AREF MOHAMED AREF, à nouveau honoré par la profession d'avocat à un haut niveau.
Maître AREF écrit à Monsieur F. Hammel, député de la Somme, pour soutenir l'action de Jean-Michel Pouchele. 06/02 Jean-Michel Pouchèle continue le combat (Le Courrier Picard)
(*) nous pourrions être amenés à refuser les articles dont le contenu serait contraire à la morale et/ou aux bonnes moeurs ainsi que les attaques personnelles, non justifiées et/ou disproportionnées.
06/02 Démission du Premier ministre djiboutien après 22 ans de fonctions 07/02 NOUS POUVONS ET NOUS DEVONS EN FINIR ! (Courrier des lecteurs)  
Une honte pour la France
Samedi 23 décembre 2000
(Reprise d'un article paru dans LE MONDE et qui est parfaitement édifiant)

07/02 Jour pour jour, un an après

Faut-il enterrer l'Accord - Cadre de Paris du 7 février 2000 ?
Faut-il garder encore une lueur d'espoir ?
Que faire, sans calendrier, sans date butoir ?
(LDDH - Communiqué)

 
07/02 "Je sais claquer la porte sans claquer, et je sais tirer au bon moment mes marrons du feu ..." (Dialogue imaginaire entre Barkat et Gouled - Radio Trottoir)

08/02 Jean-Michel Pouchele a été hospitalisé aujourd'hui à l'hôpital d'Abbeville. Il a décidé de continuer sa grève de la faim, sous surveillance médicale.

     

Trois anniversaires : Le site de l'ARDHD, les accords de Paris et le site de la LDDH

1 - Le site de l'ARDHD,
celui du site de l'ARDHD, qui va fêter ses deux ans d'existence au mois de février.

Il avait été lancé, dans l'urgence, en février 1999. Les premiers lecteurs s'étaient connectés à partir du 17 février : ils pouvaient alors consulter une quinzaine de pages.

Depuis cette date, le taux de consultation n'a cessé d'augmenter chaque mois. Il continue toujours de progresser, puisque nous enregistrons toujours des records d'audience. En janvier 2001, ce sont plus de 2.500 pages qui ont été consultées chaque jour ! Même en considérant une moyenne de plus de trois pages par connection, cela représente environ 600 lecteurs par jour !

Mais oublions les statistiques dont l'intérêt est toujours limité car elles sont toujours susceptibles d'interprétations diverses. Elles confirment que l'idée était bonne car elle répondait aux besoins :

des djiboutiens :
- pour exprimer leur 'ras-le-bol' et pour faire connaître toutes les agressions dont ils sont victimes de la part d'un régime manifestement à bout de souffle et au bord de l'implosion,
- pour savoir ce qui se passe réellement à Djibouti et accéder à une information objective dont les sources n'ont aucun lien de dépendance avec le système Guelleh et ses envolées lyriques d'auto-satisfaction rédigées par quelques cireurs de 'pompes' dûment rétribués pour cela.

de la communauté internationale :
gouvernements, forces militaires, organismes internationaux, associations, ONG, etc.. pour faire le point sur l'évolution de la situation sociale, politique et économique de Djibouti.

Ce site, nous le savons grâce à des indiscrétions, contrarie beaucoup le système Guelleh qui n'aurait pas souhaité pas que l'on étale, au grand jour, ses trafics éhontés et toutes les violations des Droits de l'Homme. Il empoisonne la vie de certains responsables d'actes particulièrement honteux, comme la torture.

Il arrive assez souvent que le système Guelleh soit contraint de nous répondre pour essayer de sauver son image de marque !
Soit au cours d'une conférence de presse (souvenez-vous du procureur général qui essayait maladroitement de justifier l'arrestation et l'incarcération des enfants mineurs, victimes de sévices sexuels dans la prison de Gabode, ce qui avait provoqué une mobilisation internationale),
Soit par le biais du journal La Nation ou des dépêches de l'ADI.

Les dignitaires de Guelleh (Ministres, Chefs de Cabinet qui bénéficient d'un accès libre à Internet) se connectent souvent : ils s'amusent parfois de nos articles et ils diffusent des pages imprimées autour d'eux... Au passage, nous saluons les fonctionnaires de la SDS qui figurent, paraît-il, parmi nos plus fidèles lecteurs ... !

Le site s'est enrichi au fil des mois et il est devenu le site international de référence sur la situation à Djibouti. Il est référencé maintenant par la majorité des moteurs de recherche : moteurs de recherches généralistes et spécialisés. Outre des documents datant d'avant 1999, qui ont été repris, il offre en ligne, la consultation de deux ans d'archives, écrites au jour le jour... Il est d'ailleurs révélateur de découvrir que l'une des pages les plus consultées (hors le journal) est celle qui décrit la torture à Djibouti.

Le régime a tout tenté pour limiter l'accès au site :
- Interdiction de la consultation à partir de Djibouti, etc... mais on ne peut plus arrêter Internet, sauf à couper toutes les communications.
- 'Bâtons dans les roues' en limitant le nombre d'accès simultanés, si bien que les résidents passent beaucoup de temps avant d'obtenir une liaison à un débit acceptable ... mais moyennant une certaine dose de patience, ils accèdent au journal.
- Diffusion de fausses informations sur notre association par un ou deux sites soi-disant privés....

Le destin du peuple djiboutien est entre ses mains.
Nous recevons beaucoup d'encouragement et c'est la raison pour laquelle nous continuerons la mise à jour du journal et sa diffusion, en souhaitant qu'il continue de répondre aux attentes des djiboutiens et surtout qu'il leur donne à la fois l'énergie nécessaire pour prendre leur destin en main et aussi le courage et la solidarité indispensables pour mettre à la porte tous ceux qui les ont spolliés sans vergogne depuis des années.

Un grand merci à tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette aventure : en devenant des lecteurs assidus et/ou en nous fournissant les informations qui sont absolument nécessaires pour la pérennité de l'ensemble.

Une petit mot pour les membres de l'équipe de communication du système Guelleh.
Il y a un an, nous avons décidé de ne plus accorder la moindre attention aux grincheux à la solde de Guelleh, qui s'évertuent à nous décrire de drôle de façon. Ils se sont ridiculisés eux-mêmes ! Car ils sont incapables de mener, dans la durée, une opération construite et structurée, non seulement par manque de courage mais aussi par manque de matière : on peut mentir un jour, mais on ne peut pas inventer des carabistouilles nouvelles tous les jours pendant deux ans ..... Leurs slogans, qui sont inchangés depuis 1999, ont pris des rides et un coup de vieux.

D'excellentes relations avec les sites somaliens
Nous avons consultés les nombreux sites qui ont été ouverts par les opposants somaliens au gouvernement "fabriqué sur mesure" à Arta (pour reprendre leur expression). Ces sites sont remarquablement organisés et nous sommes impressionnés par le professionnalisme de leurs animateurs, que nous félicitons au passage. Au fil des jours, nous avons échangé des informations qui sont publiées maintenant de façon croisée, lorsqu'elles mettent en lumière les agissements scandaleux de l'équipe Guelleh.

2 - Le site de la LDDH !
C'est celui de l'hébergement du site de la LDDH depuis un an, qui permet à l'Association, reconnue maintenant sur le plan international, de diffuser ses informations, ses communiqués et ses rapports dans le monde entier, sans faire appel à des moyens importants dont elle est privée par le système Guelleh.

3 - La signature des accords de Paris le 7 février.
Un an de négociations secrètes !

Que va-t-il se passer le 7 février 2001 ? M. Dini va-t-il enfin parler ?

Fin août, au téléphone, M. Dini nous assurait que nous aurions des informations sous un mois ....
Au début du ramadan, il disait : "vous saurez tout, un mois après la fin du mois béni".
Nous savons que son rôle n'est pas facile et que M. Guelleh oppose certainement des refus catégoriques à ses demandes, en particulier, dans les domaines de l'ouverture du régime à la démocratie. Mais il faudra bien finir par informer le peuple djiboutien qui attendait beaucoup de ces négociations et qui n'y croit plus guère aujourd'hui.

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LA CRUAUTE DU SYSTEME GUELLEH !

1992 : Une femme, parmi tant d'autres malheureuses, a été violée en toute impunité sur ordre d'un sous-officier de l'Armée djiboutienne, qui l'a fait ensuite arroser d'essence et brûler vive.

Quelques extraits d'un rapport de l'ADDHL :

"Fait tout aussi grave à Obock, c'est la mort d'une dame d'un certain âge, Madame Hasna Ali Mohamed, qui était retournée dans cette ville désertée de ses habitants, afin de se rendre compte de l'état de sa demeure. Dès son arrivée, elle fut arrêtée, puis incarcérée dans les locaux de l'Armée. Ensuite sur ordre d'un sous-officier resté impuni à ce jour, elle a été torturée, violée, aspergée d'essence et brûlée vive sans qu'aucun officiel ne puisse s'en émouvoir. Cette malheureuse a laissé derrière elle plusieurs enfants dont certains en bas âge."

"A Yoboki, ville située au Sud du pays, des dizaines de personnes, dont plusieurs notables apparentés avec le Premier Ministre ont été froidement abattues par l'Armée en représailles aux attaques du FRUD dans cette localité."
....

Et pourtant, l'armée française, proche, restait curieusement silencieuse ...
" La plaine de Hanlé, qui a vu une vingtaine ses siens déchiquetés par les obus de l'Armée aveuglément tirés par l'Armée nationale n'est pas en reste, et ce, à quelques lieux d'un camp militaire français étonnement resté passif "

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ARDHD - LA LIBERTÉ
Association pour le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti
84, rue Saint-Louis en l'Isle - 75004 PARIS
Tel : + 33 / (0)1 46 34 70 70 .... Fax : + 33 / (0)1 46 34 25 93
E-Mail : jlschaal@ardhd.org ..... Web site : http://www.ardhd.org
Contact : Jean-Loup SCHAAL

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 6 DU 3 FEVRIER 2001

Un homme en danger de mort !
03/02 - Le communiqué du SAMU est alarmant !


02/0
2 Le Premier Ministre a répondu, de façon officieuse, et par la négative. Il botte en touche : "Il n'appartient pas à la France de reconsidérer une décision de justice d'un Tribunal étranger".

Sur ce plan, il a absolument raison !

Sauf qu'il répond à une questi
on qui n'est pas posée !

"Jean-Michel Pouchele demande simplement à la France de ne pas reconnaître une décision de justice rendue dans des conditions rocambolesques et par voie de conséquence, de prononcer la radiation de l'inscription qui avait été portée à l'époque sur son casier judiciaire, à la demande du Tribunal de Bobigny"

Dans les faits, Jean-Michel Pouchele se bat
pour faire annuler la décision d'un tribunal français.

Doit-on voir dans la réponse du Premier Ministre, la continuité du soutien incompréhensible de la France, à une dictature sanguinaire ?

Consultez la liste
des membres
du Comité de soutien
et les messages
de sympathie.

LA LIBERTE -
Bulletin spécial N° 4
Jean-Michel POUCHELE
28 ème jour
de la grève de la faim
à Abbeville, Somme, France


PLUS DE 3.500 signatures
ont déjà été enregistrées
par le Comité de Soutien.

Venez rejoindre le comité en signant la pétition électronique qui vous est proposée à la fin de ce communiqué.
 

JEAN-MICHEL POUCHELE :
36 ème jour de grève de la faim, pour :
- Retrouver son honneur "volé" par le système Guelleh à Djibouti,
- Demander le vote d'une loi en France, qui reconnaisse le droit d'ingérence humanitaire,
- demander le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti.

Le temps est maintenant compté. Jean-Michel Pouchele a été victime de deux accidents cardiaques et son état de santé est alarmant. Les médecins (SAMU ET DASS), que le Gouvernement a délégué, sont très inquiets et ils informent régulièrement le Préfet de Région.

Mais Jean-Michel Pouchele est décidé à aller jusqu'au bout et probablement à mourir si la France ne lui restitue pas 'son honneur'.

L'affaire peut-elle être réglée facilement ?

La France n'avait aucune obligation de porter une inscription sur le casier judiciaire français de Jean-Michel Pouchele. Il s'agissait d'une décision d'un tribunal étranger et comme le prouvent les documents qui sont à notre disposition. Dans ce procés, ('préparé à l'avance' comme la majorité des procès politiques à Djibouti, qui n'est pas reconnu comme un état de Droit !!! ) L'argumentation du Procureur de la République de Djibouti se limitait à : "Il y a lieu de condamner Jean-Michel Pouchele pour son action humanitaire non autorisée. Les faits sont très graves. (Point c'est tout)".

Jean-Michel Pouchele représente l'action humanitaire française, qui est si largement saluée dans de nombreux pays. Il a donné son temps et ses moyens pour aider des populations en détresse. En remerciement (à Djibouti seulement et fort heureusement), il a été condamné pour des raisons politiques par un régime dictatorial sans scrupule.

La France va-t-elle continuer à protéger ce régime, coupable (entre autres choses) de crimes contre l'humanité :
viols, tortures, exécutions sommaires, atteintes à la liberté d'expression, arrestations arbitraires et séquestrations, trafics en tous genres,
possiblement impliqué dans un attentat (Le Café de Paris, où des français sont morts) et dans l'assassinat d'un juge français (Le juge Borrel).

Les dirigeants de notre pays ont été informés
et pourtant, ils ne répondent même pas .... !!!

Faut-il une issue tragique, pour que la France reconnaisse enfin les mérites de Jean-Michel Pouchele, son abnégation totale et son dévouement à la cause humanitaire. Lui donnera-t-on alors une médaille à titre posthume ?

Non, les responsables du gouvernement n'ont pas le droit de jouer avec la vie de cet homme dont la demande est légitime. Le minimum, serait d'ailleurs, de répondre aux courriers qui leur ont été adressés .... Même si c'était pour annoncer un refus.

Nous remercions MM les députés qui sont déjà intervenus et qui interviendront en faveur de Jean-Michel Pouchele, ainsi que les journalistes qui diffusent les informations.

Notre Association est à la disposition de chacun pour fournir tous les documents confirmant la position de Jean-Michel Pouchele et en particulier le jugement honteux prononcé par un juge de Djibouti aux ordres de la dictature. Jugement pourtant confirmé à la stupéfaction générale par le Tribunal de Bobigny .....

_________________________________________________

28/01 Cyber @ction 28 : soutien à Jean Michel POUCHELE
*************************

COMMENT FAIRE ??
- Copiez ce petit texte entre les ################# (édition-copier)
- Ouvrez un nouveau message et collez le petit texte (édition-coller)
- Signez-le : prénom, nom, ville
- Objet, écrivez: JM POUCHELE

- Adressez votre message à:
(copiez/collez):
ministere@justice.gouv.fr; premier-ministre@premier-ministre.gouv.fr; alain.uguen@wanadoo.fr

- Envoyez le message

Par cette action vous ferez connaître votre opinion
à Lionel Jospin, Premier Ministre de la France,
à Marylise Le Branchu, Ministre français de la Justice
et
à cyber@cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette
action.


#######################################################
Monsieur le Premier Ministre,
Madame la Ministre de la Justice

je soutiens l'action de Jean-Michel Pouchèle et demande à la France de
le réintégrer dans son honneur. Je demande aussi qu'une loi soit votée
en faveur de l'ingérence humanitaire.

Je vous prie de croire, Monsieur le Pemier Ministre, Madame la
Ministre de la Justice, à l'expression de sentiments les meilleurs.

signature

#######################################################

Merci de votre action


Alain UGUEN
Cyber @cteurs

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Maître AREF écrit à Monsieur F Hammel, député de la Somme, pour soutenir l'action de Jean-Michel Pouchele.

Aref Mohamed AREF
B.P 1441
Rue de Moscou
DJIBOUTI
Tél/Fax : (253) 353 449
Tél Paris : 06.73.30.40.50.

A Monsieur Francis HAMMEL
Député de la Somme
ABBEVILLE

Abbeville, le 05 février 2001

Monsieur le Député,

C'est avec un vif plaisir que je vous confirme les deux précisions qui vous faisaient défaut dans le dossier de notre ami Jean Michel POUCHELE.

En premier lieu, la condamnation inique prononcée contre lui, à Djibouti, pour assistance humanitaire à population civile en état de nécessité a, hélas, été endossée et ainsi " exéquaturée " en France du fait
- d'abord de son transfert dans une prison française,
- ensuite de la remise de peine française qui lui a permis d'être libéré avant terme,
- et enfin de l'inscription de la condamnation inique sur son casier judiciaire français.
C'est d'ailleurs cette inscription dont il revendique la suppression.

Les autorités françaises peuvent d'autant plus aisément accéder à sa requête, sans le moindre " risque diplomatique " que - et c'est la seconde précision - le Gouvernement djiboutien a totalement amnistié l'année dernière, les combattants du FRUD à qui il reprochait d'avoir pris et utilisé les armes.

Le gouvernement français s'honorerait en réhabilitant cet humaniste français totalement dévoué au service des plus nécessiteux. Au surplus les autorités françaises participeraient ainsi à la volonté générale des Djiboutiens de tourner définitivement une des plus tristes pages de leur histoire.

Vous renouvelant mes remerciements pour votre haute intervention auprès de Monsieur le Premier Ministre et Madame le Garde des Sceaux, je reste confiant qu'ils seront sensibles à la situation de Monsieur POUCHELLE dont l'état de santé dépérit gravement de jour en jour.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Député, l'expression de ma haute considération.

Très cordialement,
Aref Mohamed AREF

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06/02 Le Courrier Picard - ABBEVILLE
Jean-Michel Pouchèle continue le combat 37 jours après le début de sa grève. Depuis le 31décembre, l’Abbevillois poursuit sa grève de la faim. Il attend toujours que le gouvernement le réhabilite dans son honneur. L’ingérance humanitaire lui a valu de la prison à Djibouti et à Fleury-Mérogis....
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BRUITS ET RUMEURS

Un comble : les djiboutiens auraient été contraints indirectement de financer la mise en place d'un système d'écoute téléphonique, qui sèmerait la terreur actuellement !

Le nouveau système d'écoute des conversations téléphoniques privées, parfaitement illégales, est entré en fonction à Djibouti. C'est un merveilleux joujou, une pure merveille d'informatique. Il a augmenté, de façon impressionnante, la productivité du SDS, qui peut suivre simultanément beaucoup plus de conversations téléphoniques qu'auparavant.

Le résultat est affligeant ! Les djiboutiens ont pris peur du téléphone. Ils n'osent plus s'exprimer même avec leurs proches. Tout serait écouté, tout le monde serait écouté en permanence ! Nous ne connaissons pas les caractéristiques de la nouvelle installation, mais elle a généré une véritable psychose au sein de la population djiboutienne. Cela faisait peut-être aussi partie des objectifs du système Guelleh....

Et qui a payé cela ? Les djiboutiens pardi ! Grâce à l'argent prélevé sur le Trésor Public ou sur les fonds de la société de gestion du téléphone, mais c'est l'argent des djiboutiens. On les a forcé, contre leur gré, à s'offrir un système qui va les réprimer. Combien cela a-t-il coûté à chaque djiboutien ??

Bravo M. Guelleh, ça c'est de la haute stratégie !! Et puis cela vous permet d'attendre que la nouvelle milice formée par Israël soit opérationnelle pour poursuivre la répression massive.

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COURRIER DES LECTEURS
Nous reprenons le contenu intégral des lettres qui nous sont adressées.
Nous publierons aussi les messages des lecteurs qui souhaitent répondre.
L'ARDHD n'assume aucune responsabilité quant au contenu des messages de cette rubrique. Ils sont publiés sous la responsabilité entière de leurs auteurs.
L'ARDHD rappelle qu'elle ne soutient aucune action politique, ni aucun parti et qu'elle milite exclusivement en faveur de la Paix et des Droits de l'Homme.
Pour des raisons de sécurité, les messages sont publiés sans les noms des auteurs (sauf demande formulée avec précision par l'auteur)

2/02 L'ex-ambassadeur de Djibouti à Paris, s'est-il fait 'la malle' au Canada avec "la caisse" de Paris ?

Je suis un lecteur assidu de votre journal car je pense que vous representez la seule source fiable mais je pense aussi que les djiboutiens devraient s'impliquer davantage : par exemple pour denoncer les dignitaires du regime qui fuient le pays apres avoir soutenu iog et qui pillent le pays.

En effet j'ai vu recemment l'ex-Ambassadeur de Djibouti à Paris M. Djama Omar Idleh à Montreal. Cette information est verifiable aupres de l'immagration canadienne. Il a loue un logement à Grenet, qui est un
quartier de Montreal.

Selon la communaute il aurait detourne tout le budget de l'ambassade. Comme l'ambassadeur somalien M Djama doit payer sa complicite avec IOG.

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5/02 Ou bien est-il à Londres ?

Je tiens à t'informer que l'ancien Ambassadeur de Djibouti à Paris ne se trouve pas à montréal comme le dit notre ami. Il s'est enfui à Londres avec femmes et enfants.

Mohamed hassan.
Sécrétaire général du mjod

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LA VOIX DE LA JEUNESSE DE L'OPPOSITION.


05/02 QUI A TUE MOHAMED ISSA CHEIKO ?


Chers Djiboutiens,

Notre mouvement vient d'apprendre que l'ancien président du FUOD aurait été victime d'un complot auquel M. Guelleh aurait participé. D'après nos informations, Cheiko aurait eu une altercation avec Guelleh en 1997, lorsque ce dernier était le Chef de Cabinet du vieux Gouled. Cheiko aurait dit alors à Guelleh "soit je meure, soit c'est toi qui devra mourir".

Guelleh n'aurait pas apprécié cette prédiction formulée par un personnage important de l'opposition. Il aurait chargé l'actuel Ministre de la Défense de liquider Cheiko en échange de plusieurs avantages personnels.

Guelleh ne fait confiance qu'à ceux qui ont du sang sur les mains : assassinats, tortures, etc.. . M. Ougoureh Kifleh a donc chargé ses hommes d'éliminer Cheiko au Quartier 4 (On a trouvé son corps près d'une poubelle).

Depuis Ougoureh habiterait face à la gare de Djibouti. Sa maison posséderait une deuxième sortie par derrière au cas ou la situation se gâterait.

Il faut savoir, Chers Djiboutiens, que Ougoureh ne se rendrait jamais à son bureau. Il signerait le soir, lors de la séance de broutage, les dossiers qui lui seraient apportés par son conseiller, le Lieutenant-colonel Yonis Hoche.

Guelleh fait actuellement confiance à Ougoureh, qui aurait été admis dans le
club "très fermé" des tueurs de Djibouti. Ce club serait composé des membres suivants :
le Chef, Ismail Omar Guelleh,
le Premier Ministre Barkat Gourad Hamadou,
le Chef d'Etat-Major de la Gendarmerie, le Général Mahdi (toujours en poste),
le Chef d'Escadron Zakaria Hassan Aden,
le Chef de la SDS, Hassan Said,
le Lieutenant Iftin,
le Major Daheiyié,
le Ministre de la Défense, Ougoureh Kifleh,
le Général Yacin Yabé (aujourd'hui exclu du Club !)
le Lieutenant-colonel Yonis Hoche,
l'entrepreneur Soulé qui habite la Cité du Progrès,
le député Ali Roubba (qui possède un champ près de l'Oued d'Ambouli),
le Chef de l'EDD, Djama Ali Guelleh,
le Juge Dabayak,
le Juge Saad Ahmed Cheik,

Ce club tiendrait ses réunions, chaque jeudi après-midi, chez Guelleh à Haramous. Il
présenterait au Chef le rapport sur la vie de la ville. Ensuite, il déciderait des actions à entreprendre contre l'O D U de Moussa Ahmed Idriss.

D'ailleurs, le domicile de Moussa, ainsi que celui du Président du FUOD sont surveillés en permanence, par les agents de la SDS. A Djibouti, les agents de la SDS ne portent pas d'uniforme ni de signes distinctifs.

Ce sont des 'Monsieurs-tout-le-monde' qui espionnent. Le Président du FUOD est constamment convoqué par la police, ce qui prouve que le chantage politique continue : 'tu ne veux pas de problèmes, alors laisse le gouvernement tranquille et cesse d'appartenir à l'opposition'.

Beaucoup d'informations nous manquent, mais soyez assurés que nous poursuivons notre enquête.

MOHAMED HASSAN
SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU M J O D

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6/02 DE GRAVES SUSPICIONS PÈSENT SUR LE MJOD.

Note de l'ARDHD:

Nous refusant à mettre en place un système de censure, que nous rejetons par principe, nous publions les articles et contributions qui nous parviennent. De plus, nous n'avons ni les moyens, ni le temps de vérifier chaque point et nos lecteurs peuvent le comprendre. En revanche, il serait tout à fait anormal que des Groupes puissent faire publier des textes sous de fausses "identités", en abusant notre bonne foi et en se servant de notre dévouement pour la cause des Libertés à Djibouti.

Par fausse identité, nous pourrions imaginer par exemple des sympathisants du système qui se feraient passer pour des opposants, afin de discréditer les membres de l'opposition. Dans le texte ci-dessous, (nous avons une confiance totale dans la source), il semble que le MJOD de M Mohamed Hassan, puisse jouer un rôle trouble.

Nous avions déjà été alertés sur ses agissements, à la suite des signatures 'Représentant du PRD à l'étranger' qui n'avaient aucune légitimité et qui avaient été démenties formellement par Mme Elabeh, puis par DAF. Pour la dernière fois, nous avons publié, y compris cette semaine, un article et une information du MJOD 'La voix de la jeunesse d'Opposition - Droit de Regard'.

La comédie ayant assez durée, il est maintenant de notre devoir d'informer nos lecteurs sur nos doutes, afin qu'ils soient vigilants avant de se faire leur propre opinion. Dans l'attente d'informations complémentaires, nous suspendons à compter du 7 février la publication de nouveaux articles èmis par le MJOD.

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Par ailleurs je tiens à attirer votre attention sur des tentatives de zizanies au sein de l'opposition vraisemblablement orchestrées par des proches du régime. L'une d'entre elles consiste à publier sur le site des articles en apparence mais apparence seulement hostiles au régime et qui traitent en réalité et exclusivement de l'opposition et plus particulièrement des membres les plus éminents et les plus respectés pour les traîner dans la boue d'une manière grossièrement mensongère.

C'est indiscutablement le cas d'un article signé d'un certain Mohamed Hassan lequel prétend faire des révélations dans l'affaire du Café de Paris en mêlant des noms de personnalités de l'opposition à ceux de Gouled et IOG. Contrairement à ce qu'il a annoncé la semaine dernière l'individu en question n'a rien produit du tout pas même contre le régime ni sa police : ce que peut faire toute personne présente à Djibouti à l'époque de l'attentat.

Je fais bien évidemment allusion à l'arrestation massive et aux tortures atroces dont furent victime plus de deux cents membres de la tribu des Gadaboursis.

Au surplus et surtout il n'a jamais adressé quoique soit à la justice Française dont le monde entier sait depuis 1991 qu'elle est saisie de cette affaire.

Je ne m'étend pas davantage sur les nombreux arguments qui discréditent l'article en question.

Cela me fait penser aussi aux articles du soi-disant représentant du PRD dont vous avez déjà très brillamment dit tout le mal dont nous en pensons.

J'ajoute pour finir que tous ces articles ont troublé les djiboutiens qui souhaitent donc que vous remettiez aussi à sa place l'individu en question comme vous l'avez fait pour le soi-disant représentant du PRD.

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Qui sont les animateurs et les membres du MJOD ?

D'apres les informations que nous avons recues, le MJOD serait un groupe de jeunes Djiboutiens appartenant de la tribu Gadaboursi. Ils n'auraient aucune légitimité pour defendre les causes Djiboutiennes ni a l'interieur, ni a l'exterieur du pays. Donc nous avons décidé de lancer un appel à tous les Djiboutiens pour qu'ils soient extrêmement vigilants, car le MJOD chercherait à mettre le feu au sein des partis de l'opposition.

Mohamed de Waberi
Chairman of Alliance Arrey Djiboutienne
Canada

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REACTION ET FÉLICITATIONS A L'ADMISSION DE LA LDDH A LA FIDH.

C'est avec une grande joie et une vive émotion que j'ai appris l'admission de
la LDDH en tant que membre affilié et correspondant de la FIDH. Cette
affiliation marque un tournant et une étape décisive dans la lutte pour le
respect des droits de l'homme à Djibouti. C'est une marque de reconnaissance
et de légitimité de l'action menée par J.P ABDI NOEL en matière des droits de
l'homme. Soyez conscient que votre mérite est grand et que la Nation entière
vous est reconnaissante.

Les violations et les exactions commises par le Régime dictatorial ne vont
plus se passer à huit clos. Les projecteurs seront dorénavant braqués sur les
faits et gestes du régime, sur ses violations en tout genre. Cet évènement
permettra à la lumière crue du droit, de la justice et tout simplement de
l'humanité de protéger les Djiboutiens et les hommes épris de justice.

Faites attention M. GUELLEH, vous n'êtes plus seul. L'humanité vous observe
et vous demandera des comptes au même titre que Pinochet (Chili), Estrada
(Philippines), Wahid (Indonésie), Milosevic etc .... et ou que vous soyez !
Les havres et les sanctuaires pour dictateur déchus se font de plus en plus
rares. Et l'on peut espérer que sous peu, l'impunité ne saura plus de mise.

Freeman

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07/02 NOUS POUVONS ET NOUS DEVONS EN FINIR !


A la différence des animaux, l'homme se singularise à maintes égards et
surtout par cette faculté qui lui est propre : Réfléchir, se poser des
questions, se torturer l'esprit sur sa raison d'être, sur son devenir, sur le
sens de la vie etc.... Chacun d'entre nous a été traversé par ces moments de
questionnements et de doutes profonds — je l'espère pour vous —

Je me suis astreint à un exercice de très délicat : la projection dans
l'avenir ! Vaste programme me répondront certains. Certaines fois, ce genre
d'entraînement est très salutaire. J'ai essayé d'imaginer l'avenir que nous
réserve nos chers dirigeants, et cela avec notre bénédiction ! -

J'ai usé de la méthode Coué en essayant de voir un avenir radieux pour nous
et nos enfants. Je voyais tous les enfants en âge d'être scolarisés à
l'école, tous les jeunes sortant du système scolaire avec une formation
valorisante en poche et un emploi à l'arrivée. Je voyais chaque citoyen
bénéficier des meilleurs soins possibles grâce à un système de santé publique
performant. Je voyais une administration publique intègre au service du
citoyen et prête à oeuvrer pour la collectivité. Je voyais une Justice
indépendante et intègre au service de la vérité et du droit et non pas un
instrument aux mains du pouvoir. Je voyais une classe politique s'engageant
dans la gestion de la chose publique non pas par opportunisme mais par
conviction et dont le but ultime est le bien être de chacun d'entre nous.

Et tout au sommet, je voyais un chef d'État se comportant en tant que garant
du fonctionnement normal des institutions, des libertés publiques, en tant
que guide éclairé de la Nation et non pas en tant que chef de clan ou de
tribu oeuvrant pour des intérêts particuliers et se comportant en tant que
premier commerçant de la République.

Subitement, je suis sorti de ce doux moment de pur plaisir. Je me suis rendu
à l'évidence en constatant que la couleur de notre avenir risque fort d'être
plus proche du noir que du rose. Je vois notre pays glisser sur une pente
douloureuse mais surtout fatale.

L'image qui m'est venu tout de suite à l'esprit, c'est celle d'HAÏTI. Je
vois à la tête de notre État, la famille DUVALIER avec "Papa Doc", "Bébé Doc"
- son épouse dont le nom m'échappe - et les "tontons macoutes". Je ne pense
pas avoir forcé le trait. Le tableau est malheureusement ainsi. Nous avons :

- Une économie sinistrée au bord du gouffre;
- Une misère galopante qui s'étend même à la classe moyenne (enseignants,
fonctionnaires et autres employés, etc.)
- Une très grande partie des enfants en dehors du circuit scolaire
- Un chômage avoisinant les 70 % de la population active
- Une cité en pleine déliquescence (immondices en putréfaction sur la voie
publique, évacuation des eaux usées, problèmes de sécurité etc....)
- Très grave problèmes de santé publique (nutrition, choléra, paludisme,
etc.) et surtout le SIDA (cf. rapport et carte de l'O.M.S. sur la pandémie
du SIDA).
- Encouragement au départ des forces vives du pays;
- Une classe politique profondément et irréversiblement corrompue et de
surcroît totalement incompétente ;
- Formation de milices à l'image des tontons macoutes;
- Confiscation de toutes les formes de liberté ;
- Racket en tout genre et clientélisme
- Naissance d'une classe de parasites se faisant passer pour des soit disant
commerçant et homme d'affaires;
-,,,,,, Etc. .............. la liste est malheureusement trop longue...

Mon intention n'est pas de décourager les Djiboutiens, c'est surtout de les
pousser à se réveiller, à ouvrir grand les yeux et à se dire que ce qui nous
arrive est loin d'être une fatalité. Nous avons la possibilité et surtout le
devoir d'y mettre un terme par tous les moyens. Et qu'en outre, quelque soit
les moyens utilisés, ils seront légitimes aux yeux de l'Humanité et de
l'Histoire.

" Bon courage aux compatriotes et je pense profondément que Djibouti tiendra
le coup face à cette horde de vandales " .

FREEMAN

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Les principaux responsables
d'actes de torture à Djibouti.

Maintenant que la justice pénale pourrait instruire (compte-tenu du jugement rendu récemment par la Cour d'Appel de Paris) les plaintes des victimes de mauvais traitement, d'emprisonnement arbitraire et de torture, nous rappelons à l'opinion publique les noms des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités par les victimes.

Parmi les tortionnaires les plus cités

  • Colonel Mahdi Cheikh Moussa,
  • Lieutenant-colonel Hoche Robleh
  • Commandant
    Zakaria Hassan
  • Lieutenant Ladieh
  • Lieutenant Mohamed Adoyta
  • L'aspirant Haroun
  • Le sous-officier Naguib
  • L'adjudant Tane
  • Kalifa
  • Wagdi

Certains se seraient déjà réfugiés à l'étranger
sous de fausses identités,
mais ils sont placés sous surveillance.

Nos informations sur la torture à Djibouti. et les récits des victimes

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NOUVELLES BRÈVES ET REVUE DE PRESSE

04/02 Cherchez l'erreur !
L'enseignement public à Djibouti est à la dérive, faute de moyens. Les professeurs font la grève pour attirer l'attention sur ce désastre. On leur répond par des incarcérations..... Et pourtant le parti officiel convoque un congrés extraordinaire pour créer une école du parti avec un corps d'enseignants rémunérés et une structure spécialement adaptée pour eux ....

 

Dépêche ADI - L'école, les permanents et les commissions, triptyque de la restructuration du RPP

DJIBOUTI (ADI) - 2 février 2001 - La restructuration opérée mercredi par le congrès extraordinaire du Rassemblement Populaire pour le Progrès (membre de l'alliance RPP-FRUD au pouvoir) s'articule autour de la création d'une école du parti, du recrutement prochain de Permanents du parti et de la mise en place d'une dizaine de commissions chargées de faire le trait d'union entre la base et la direction de l'organisation, rapporte l'Agence Djiboutienne d'Information.

Les nouveaux règlements intérieurs du RPP stipulent que l'école du parti a pour vocation de " développer la capacité politique des militants et de doter le parti de cadres pour son fonctionnement et son développement "

L'école " apportera aux militants des connaissances politiques, économiques et socio-culturelles basée essentiellement sur la réalité nationale "

La compétence au service du parti est le postulat des Permanents que le RPP compte recruter pour " assurer la gestion quotidienne des activités de l'organisation "

Ce corps de volontaires rémunérés et doté d'une structure spécialisée a pour mission d'être " à l'écoute des militants et de trouver des solutions à leurs requêtes " et " d'encourager les non militants à rejoindre le parti "

Une dizaine de commissions spécialisées sont, quant à elles, chargées d'intervenir dans les secteurs prioritaires du parti que sont : l'organisation et la mobilisation, la communication, les relations extérieures, la jeunesse, les finances et le patrimoine, la discipline et le règlement des conflits, les affaires sociales et culturelles, la famille, la décentralisation et la religion.

ADI-17H45 GMT-02 FEVRIER 2001

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Le nouveau bureau politique du RPP

DJIBOUTI (ADI) - 2 février 2001 - Les 175 membres du Comité Central du Rassemblement Populaire pour le Progrès (membre de l'Alliance RPP-FRUD au pouvoir) se sont retrouvés jeudi au Palais du Peuple, pour mettre en œuvre la restructuration opérée, la veille, par le congrès extraordinaire du RPP, annonce l'Agence Djiboutienne d'Information.

Le Secrétaire Général du RPP, M. Mohamed Ali Mohamed a saisi l'occasion pour présenter le bilan des activités de l'année écoulée, en indiquant que le RPP est un rassemblement qui milite pour la paix sur le plan intérieur et extérieur.

M. Mohamed Ali Mohamed a, en ce sens, mis en exergue l'initiative engagée par le président du Rassemblement Populaire pour le Progrès en faveur de la renaissance de la Somalie, en sa qualité de Chef d'Etat et président en exercice de l'Autorité InterGouvernmentale pour le Développement (IGAD), l'été dernier.

Au terme d'une matinée entière consacrée aux nouvelles orientations du RPP, le Président du parti a rendu publique la nouvelle composition de l'organisation politique que voici :

M. Barkat Gourat Hamadou : Vice-Président
M. Mohamed Ali Mohamed : Secrétaire Général
M. Idriss Arnaoud : Secrétaire Général adjoint, chargé de l'organisation et de la mobilisation
M. Saleiban Omar Oudine : Secrétaire National à la Communication
M. Ali Abdi Farah : Secrétaire National aux Relations Extérieures
M. Mohamed Dini Farah : Secrétaire National à la Jeunesse
M. Hassan Farah : Secrétaire National aux Finances, documentation et patrimoine du parti
M.Ibrahim Idriss Djibril : Secrétaire National à la discipline du parti
M. Souleiman Miyir : Secrétaire National aux Affaires sociales et culturelles
M. Mohamed Adoyta : Secrétaire National chargé du développement rural
M. Abdallah Dabaleh : Secrétaire National chargé de la famille
M. Fahmy Ahmed Al Hag : Secrétaire National chargé du développement des activités économiques
M. Ahmed Guirreh Waberi : Secrétaire National à la Décentralisation
M. Abdourahman Hassan Rayaleh : Secrétaire National chargé des Affaires Religieuses.

ADI-13H19 GMT-02 FEVRIER 2001

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mardi 6 février 2001, 15h42

Démission du Premier ministre djiboutien après 22 ans de fonctions


DJIBOUTI, 6 fév (AFP) - Le Premier ministre djiboutien Barkat Gourad Hamadou a démissionné mardi, après 22 ans à ce poste essentiellement honorifique, ouvrant la perspective de profonds changements et l'entrée au gouvernement d'hommes issus de l'ancienne rébellion afar.

La démission du Premier ministre a été acceptée par le chef de l'Etat Ismaïl Omar Guelleh, qui a toutefois demandé au gouvernement de gérer les affaires courantes jusqu'à la nomination d'une nouvelle équipe.

Né en 1930 à Hanlé dans le district de Dikhil (sud-ouest de la capitale) et entré en politique dès l'âge de 19 ans dans ce qui était encore la Côte Française des Somalis, Barkat Gourad Hamadou a connu une exceptionnelle longévité au poste de Premier ministre, qu'il a occupé 22 années durant sans discontinuer.

Considéré comme un "homme de consensus", issu de la tribu afar qui représente 40% de la population djiboutienne, Barkat Gourad avait été nommé pour la première fois à la tête du gouvernement le 2 octobre 1978 par l'ancien président Hassan Gouled Aptidon.

Il avait succédé, juste après l'indépendance de Djibouti en juin 1977, à deux anciens premiers ministres tous deux afars comme lui et qui avaient vite rompu avec le président Hassan Gouled. Le premier, Ahmed Dini Ahmed, n'était resté en fonctions que quelque mois de juillet à décembre 1977, et le second, Abdallah Kamil, avait dirigé le gouvernement djiboutien de février à octobre 1978.

Le consensus veut que le pouvoir politique se partage à Djibouti entre un président d'origine issa, un clan somali qui représente 60% de la population, et un Premier ministre afar.

Mais ni Ahmed Dini, ni plus tard Abdallah Kamil n'avaient accepté une forte concentration de ce pouvoir aux seuls mains du chef de l'Etat et ils avaient exigé, au nom d'un meilleur équilibrage dans la prise des décisions et d'une réelle répartition des postes à responsabilité, que le Premier ministre soit également le chef du gouvernement.

Cette revendication politique, qui avait entrainé la démission des deux Premiers ministres, a resurgi lors de la rébellion du Front pour la restauration de l'unité et la démocratie (FRUD), qui combattait en faveur des droits de la minorité afar et d'un rééquilibrage du pouvoir.

La guerre civile a duré de juillet 1991 à décembre 1993, puis s'est poursuivie de manière plus sporadique.

Le départ de M. Barkat Gourad Hamadou intervient un an jour pour jour après la signature à Paris d'un accord cadre entre le gouvernement et l'aile radicale du FRUD d'Ahmed Dini, qui mettait un terme à la guerre civile.

Ahmed Dini est rentré à Djibouti le 28 mars 2OOO après neuf ans d'exil, ouvrant une nouvelle serie de négociations entre le pouvoir et le mouvement rebelle.

Le 11 mars 2000, Barkat Gourad a été victime d'un malaise cardiaque dont les séquelles lui ont laissé un bras et une jambe partiellement paralysés.

Des rumeurs de remaniement ministériel incluant l'entrée au gouvernement de personnalités issues du FRUD radical circulaient dans Djibouti depuis le retour d'Ahmed Dini.

En annonçant mardi la démission du Premier ministre, le porte parole du gouvernement Rifki Abdelkader Bamakhrama a rendu un vibrant hommage à ses qualités " politiques et humaines".

Note de l'ARDHD : a 18 h 40 (Paris) aucune information sur le site de l'ADI à ce sujet ?
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ÉDITORIAL
Une honte pour la France
Samedi 23 décembre 2000
(Reprise d'un article paru dans LE MONDE et qui est parfaitement édifiant)



LONGTEMPS, les dossiers des anciennes colonies françaises étaient logés au coeur de l´Etat, à l´Elysée même, où un confident du président cultivait ce jardin secret. Mis en place par Jacques Foccart, l´homme de l´ombre du général de Gaulle, ce système néocolonial avait été appelé, par le chef de file de l´Afrique francophone, Félix Houphouët-Boigny, la « Françafrique ». Il qualifiait ainsi un continent sans frontières et sans contrôles. Le socialiste François Mitterrand a, tout à la fois, assumé et transformé cet héritage.

Il l´a surtout privatisé en nommant son propre fils aîné, Jean-Christophe, conseiller pour l´Afrique à l´Elysée. Le continent noir devenait ainsi une affaire de famille. Aux réseaux gaullistes se sont substitués ou ajoutés d´autres réseaux. Sur le terrain, les hommes de Foccart et les amis de « Papa-m´a-dit » ont parfois travaillé la main dans la main. Plus souvent, ils se sont livré une rude concurrence. Pour les dirigeants africains, l´époque était bénie : à la moindre contrariété, il suffisait de jouer un réseau contre un autre pour obtenir satisfaction.

Puis la fin de la guerre froide et le déclassement géopolitique de l´Afrique ont provoqué une dérive des continents. Les réseaux se sont effilochés à mesure que l´intérêt pour la France de maintenir son hégémonie sur ses ex-colonies s´amenuisait. Les derniers « amis » des présidents africains dans le giron de l´Etat sont devenus d´autant plus influents. Jean-Christophe Mitterrand était le plus recherché d´entre eux. De ce pouvoir, il a usé et abusé.

Vu de France, il y a peu, le continent noir apparaissait encore comme un no man´s land judiciaire, un lieu qui, au nom d´intérêts politiques mutuels bien compris, resterait pour l´éternité une terre de délits impunis. En s´effondrant pan par pan, la « Françafrique » a révélé sa dimension criminelle. En son nom, dans le passé, des crimes d´Etat ont été commis, des régimes renversés, des dictatures sauvées. Aujourd´hui, les délits d´initié et l´enrichissement facile l´emportent sur les putschs ou les assassinats. Pour ceux qui commettent ces délits, il est difficile d´invoquer cet « intérêt supérieur de la France » qui couvrit longtemps d´un voile opaque de moins honorables desseins. Car c´en est fini du « pré-carré » francophone. Tous les trafics se sont mondialisés, les meilleures affaires se faisant dans des pays pétroliers ou des pays en guerre. L´Angola en est un bon exemple, véritable Eldorado noir, en conflit depuis un quart de siècle.

La France, qui appelle de ses voeux une « nouvelle » politique africaine, doit rompre avec cet héritage peu honorable. Le tableau qui vient de surgir sous nos yeux est en effet accablant : au coeur de l´Etat, des réseaux socialistes et post-gaullistes s´associant, autour d´une officine liée au ministère de l´intérieur, pour s´enrichir en facilitant des ventes d´armes lourdes russes à un pays ravagé par la guerre et la misère. C´est une honte, pour la France et pour l´Afrique.

 

L'HOMME
OU
LA FEMME
DE LA
SEMAINE.

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e) soit pour soutenir la dictature, soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc. .

Auront-ils à répondre un jour de leurs actes et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?

Rappel des personnages
déjà "élus" :

(Les liens directs, avec les articles parus à l'époque, sont désormais opérationnels)

LA LIBERTE N° 17 -
Mme LEILA
, juge d'instruction

LA LIBERTE N° 19 -
Omar FARAH,
gendarmerie d'Ali Sabieh

LA LIBERTE N° 29 -
Le général Yacin YABEH,

LA LIBERTE N° 32 -
Le directeur de la Prison de Gabode
,

LA LIBERTE N° 33 -
Ali Mohamed ABDOU
, procureur général

LA LIBERTE N° 35 -
Mme Hawa Ahmed YOUSSOUF
Ministre délégu&