NOUVELLES
BRÈVES ET REVUE DE PRESSE
10/02
A LIRE DANS LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN
DJIBOUTI : Hanaro gère les
noms de domaine en ".dj"
LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN
n°937 du 10/02/2001
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La compagnie nationale Djibouti Telecom vient d'accorder à
la société
de Corée du Sud, Hanaro Telecom Inc., l'exclusivité
de la vente
des noms de domaine sur Internet en . (...) [Total = 1970 caractères]
DJIBOUTI/PAYS-BAS
: Un parking au prix fort
LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN n°937 du 10/02/2001
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Les Pays-Bas et le gouvernement djiboutien ont signé un
accord
sur l'utilisation par l'armée hollandaise de l'aéroport
international
de Djibouti, à partir du 20 février, afin d'assurer
la logistique
de son contingent au sein de la Mission des Nations unies en Ethiopie
et en Erythrée (MNUEE). (...) [Total = 2315 caractères]
ETHIOPIE
: Finie au Nord, la guerre reprend au Sud
LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN n°937 du 10/02/2001
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Le front de la guerre avec l'Erythrée étant apaisé,
l'Ethiopie a réorienté
ses préoccupations sécuritaires vers la Somalie
où son armée a aidé
des milices alliées à prendre la localité
de Garbaharey dans le Gedo (LOI n°936)
avant de se replier en territoire éthiopien, le 4 février.
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TOUJOURS
LA MEME CONFUSION AU PORT DE DJIBOUTI. On licencie, on baisse
les tarifs, on augmente les tarifs, on établit des tarifs
à la tête du client ... On ne peut pas reprocher
le fait qu'il n'y ait pas de continuité dans la confusion
..
Le directeur général
du port de Djibouti a révélé mercredi, que
les entreprises éthiopiennes bénéficieront
de tarifs préférentiels pour les services rendus
au port.
Cet ajustement
a t-il souligné, est justifiable dans le contexte de modernisation
et de rationalisation du port.
Luc Deruyver
qui est à Addis Abeba avec une délégation
de la chambre de commerce de Djibouti, a indiqué au cours
d'une conférence de presse, que le port offrait présentement
les "meilleurs services" sur la cote Est africaine.
"Nous
avons amélioré nos services au cours des huit derniers
mois, depuis que le Port autonome de Dubai a conclu un contrat
de gestion du port de Djibouti", a indiqué Deruyver.
"Les
porte conteneurs devront bientôt débarquer leurs
marchandises au port de Djibouti. Les compagnies maritimes et
les agents, y compris ceux qui sont en Ethiopie, apprécient
cela" a t-il indiqué.
Il a fait
remarquer qu'il y a avait " depuis la mi-janvier, un ajustement
des tarifs appliqués, selon le type de marchandises destiné
à l'Ethiopie".
Il a souligné
que le gouvernement de Djibouti a accepté l'ajustement
des prix et les clients ont été informés
avant sa mise en vigueur.
Dans le
cadre des tarifs préférentiels, les clients éthiopiens
payent 30 dollars par conteneur pour les frais de ports, alors
que les entreprises Djiboutiennes payent 250 dollars par conteneur
pour le même service, a t-il indiqué.
Il a fait
remarquer que le port de Djibouti applique des tarifs d'un dollar
la tonne de marchandises alors que les ressortissants Djiboutiens
paient 10 dollars la tonne.
"Les clients éthiopiens paient 1 dollar par véhicule
alors que les autres, dont les Djiboutiens, paient 4 dollars par
véhicule" a dit M. Deruyver.
Il a souligné
"qu'une décision politique était attendue de
la réunion ministérielle qui doit s'ouvrir jeudi,
suite aux revendications des entreprises Ethiopiennes qui estiment
que la hausse de 25 à 150 pour cent des tarifs est une
violation de l'accord signé en 1999 par Addis Abeba et
Djibouti.
L'accord
stipule que l'Ethiopie devait être informée de tout
changement de tarif au port de Djibouti.
Les autorités
éthiopiennes soulignent que cela n'a pas été
le cas pour cette hausse de 1 dollar à 1,50 dollar la tonne
pour le fret au port de Djibouti à compter du 15 janvier.
L'Ethiopie
qui est un pays enclavé, a choisi quand le conflit frontalier
a éclaté entre les deux pays en 1988, les services
du port de Djibouti en lieu et place des ports Erythréens
d'Assab et Massawa.
Avant cela,
l'Ethiopie utilisait les deux ports Erythréens même
après l'indépendance de son ancienne province en
1993.
Les services
de frets du port de Djibouti traitent des marchandises à
destination et en provenance de l'Ethiopie, a indiqué Deruyver.
Les transactions
se chiffraient à près de 2,81 millions de tonnes
en 1999 et près de 3 millions de tonnes en 2000 a-t-il
rappelé.
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10/02
Djibouti dément avoir envoyé des armes en Somalie
(?)
BBC Monitoring Service - United Kingdom; Feb 7, 2001
Text of report by Somali newspaper Xog-Ogaal on 7 February
The official
spokesman of the Djibouti Ministry of Foreign Affairs has strongly
denied allegations that the Djibouti government was sending arms
to Somalia.
"Djibouti will not spearhead the destruction of the fragile
peace process in Somali and will never send arms to Somalia,"
the spokesman said. "Djibouti cannot do two things simulteneously:
working on how to bring peace in Somalia and sending arms to Somali
at the same time," he added.
The spokesman was responding to claims by the Somaliland regional
administration's foreign minister that Djibouti was sending arms
to the interim Somali government.
Source: Xog-Ogaal, Mogadishu, in Somali 7 Feb 01 p 2
/BBC Monitoring/ © BBC.
World Reporter All Material Subject to Copyright
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AL-
Wahda
(L'Unité)
Numéro 36 du 31 janvier 2001
La
face cachée de l'OPS
L'organisme
de protection sociale (OPS) né il y a un peu plus de trois
ans, peine à retrouver le cap tel un bâteau sans
gouvernail dans un océan en peine efforie en dépit
d'une publicité mensongère destinée à
redorer son image. Inutile de faire observer que l'opinion publique
demeure insensible à cette publicité dont le caractère
mensonger ne trompe personne tant il est vrai que l'OPS, continue
à défrayer le chronique de l'actualité pour
les mêmes raisons.
Pour redresser l'OPS, le gouvernement a légiféré
une loi à effet rétroactive. (donc illégale)
qui a eu pour conséquence immédiat de renvoyer près
de deux milles retraités et donc d'appauvrir autant de
foyers (en d'autre termes environ 10 000 personnes dépourvues
de ressource et abandonnées à leur propre sort).
Ensuite, la direction a procédé à des licenciements
abusifs de près de 300 salariés, qui ont presque
tous gagnés le procès qu'ils ont intentés
à l'OPS.
Ainsi l'OPS a participé à appauvrir et à
mettre en situation de précarité plus de 15 000
personnes, à tel point que le programme qu'a mis en place
le gouvernement pour lutter contre la pauvreté ; ne suffit
même pas à juguler les conséquences des décisions
irresponsables de la direction de l'OPS.
En outre le dimanche 14 janvier dernier, sur une décision
judiciaire devenue définitive, l'association des retraités
de l'OPS a procédé par voie d'huissier, au saisie
des comptes courants bancaires de l'OPS, pour un montant légèrement
supérieur à un million cinq cent mille francs (1.500.000FD).
Dés qu'il a appris cette information le directeur de l'OPS,
s'est mis dans tous ses états et fidèle à
ses habitudes il a immédiatement ordonné l'arrêt
du payement des pensions des veuves qu'il a décidé
de prendre en otage contre la décision du tribunal qu'il
est pourtant tenu de respecter.
Dans la foulée, et selon des sources digne de foi, il a
demandé la main levée de la décision judiciaire
par le biais de son avocat au Président du Tribunal de
Première instance en référé et au
Ministre de l'emploi ainsi que celui de la justice de ne pas tenir
compte de cette décision judiciaire devenue définitive.
Pis, il s'est même permis de leur demander également
de surseoir à l'avenir à toutes les décisions
judiciaires concernant l'OPS.
Devant les réticences du Ministre de la justice le directeur
de l'OPS a fait savoir à ce dernier qu'il allait lui renvoyer
l'ascenseur en poussant les veuves à aller manifester devant
le palais de justice. Le Ministre de la justice a refusé
de céder au chantage et le directeur de l'OPS a mis ses
menaces à exécution en envoyant les veuves manifester
devant le Palais de justice le mercredi 17 janvier dernier, prétextant
qu'il ne pouvait payer leur pension à cause d'une saisie
opérée sur ses comptes bancaires par la justice,
sans plus de précisions, semant ainsi la confusion ?
Le Ministre de la Justice a immédiatement saisi son collèque
de l'emploi à qui il a demandé de faire entendre
raison au directeur de l'OPS qui se permet, de refuser d'appliquer
les décisions de justice devenues définitives et
qui prend les retraités en otage tout en se permettant
de menacer un Ministre. Le Ministre de l'emploi a agi favorablement
à ces demandes et il a rappelé à l'ordre
le directeur de l'OPS le jeudi 18 janvier. C'est chose faite le
jeudi 18 janvier dernier.
La suite est connue : le directeur de l'OPS qui n'a pu obtenir
la mainlevée a été contraint de payer les
pensions aux retraités le jeudi 18 et le samedi 20 janvier.
Cela prouve que le directeur de l'OPS abuse de ses prérogatives
allant jusqu'à ne pas reconnaître à une décision
de justice l'autorité absolue de la chose jugée.
Depuis, le directeur de l'OPS qui lui vaut à tout prix
cacher qu'il a perdu tous ses procès qui auraient coûté
à l'OPS environ 90 000 000 FD, a fait valoir à son
profit l'article 56 du Décret sur la Comptabilité
publique qui stipule que " les comptes des Organismes Publics
ne sont pas saisissables ". Cela concerne l'Administration
Publique et les collectivités territoriales et non les
Organismes Parapublics, notamment l'OPS qui dispose d'une autonomie
de gestion et de recouvrement et qui a une relation presque commerciale
avec ses prestataires. De plus les fonds de l'OPS est constitué
des parts salariales et des parts patronales, donc des fonds privés.
Par conséquent le directeur de l'OPS ne peut nullement
se prévaloir de ce décret sur la comptabilité
publique.
Nous reviendrons dans nos prochaines éditions sur la situation
de l'OPS en général. Nous traiterons également
le cas des dockers qui ont un contentieux sérieux avec
la Direction de cet Organisme, des agissements illicites du Directeur
de l'OPS face aux salariés, du cas des retraités
et des assurés sociaux, et enfin du devenir du parc automobile
et du patrimoine mobilier de l'OPS, lesquels ont été
purement et simplement bradés.
A SUIVRE
.
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LA NATIONALITE
: UN PROBLEME OU UN ENJEU
POLITIQUE A DJIBOUTI
L'Etat se défini par trois éléments : une
population, un territoire, et un pouvoir organisé. Il ne
peut y avoir d'Etat si et seulement si, l'élément
majeur, la population existe. Ces multiples individus, groupement
humain formant bien entendu la Nation.
Cependant, cette population est normalement liée à
l'Etat par la nationalité, laquelle distingue ce groupement
humain entre nationaux et non-nationaux, ou étrangers,
avec bien entendu les droits et les devoirs de chacun des deux
groupes.
Partant de là, Ernest RENAN (1823 - 1892) Ecrivain et Académicien
Français définissait la Nation, lors une Conférence
restée célèbre, donnée à la
Sorbonne en 1882, par ceci : " Une Nation est une âme,
un principe spirituel. L'une est dans le passé, l'autre
dans le présent. L'une est la possession en commun d'un
riche legs de souvenirs. L'autre est le consentement actuel, le
désir de vivre ensemble, la volonté de continuer
à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis
".
Cette volonté de vivre ensemble induit, naturellement,
la formation sinon l'existence de l'Etat, et d'une Nation si il
y a un pouvoir organisé.
DES CITOYENS SANS PAYS SOUS LA PERIODE COLONIALE
Or, si dans le passé notre territoire était intégré
par le fait colonial à l'Etat Français, on ne pouvait
parler, sinon imaginer cet Etat si loin de nous et la formation
d'une Nation avec la puissance colonisatrice, considérée
par le peuple comme un Etranger. De la même manière,
et pour défendre au mieux ses intérêts dans
ce territoire, la France avait choisi l'arme de la division pour
demeurer. La notion de consentement mutuel, à vouloir vivre
ensemble entre dominé et dominant était donc totalement
absente dans ce contexte. Seul le rapport de force au faveur du
colonialisme déterminait, si tel individu ou tel autre
pouvait faire partie au non du groupement humain, formant "
son Etat ". Lequel groupement est déterminé
par la nationalité.
L'attribution de cette nationalité par la puissance dominatrice
étant l'arme idéal pour la pérennité
de sa présence ici, il était certain que tout groupe
supposé " nuisible à ses intérêts
", à tort ou à raison, dépendait de
son bon vouloir : pour ou contre l'intégration dans ce
groupement d'individus formant " Son Territoire d'Outre-Mer
". Bien que, lors de cette période, outre le fait
d'être français pour raisons coloniales, plusieurs
autres techniques pour l'attribution de la nationalité
qui, justifiées par des considérations dictées
par une politique coloniale soucieuse de sa présence dans
cette contrée, avaient, cependant rendu des familles entières
dans une situation de non-droits. Refoulées dans une situation
d'Etrangers sur leur propre sol. Un baffouement des Droits les
plus élémentaires de la part du colonialisme, opposé
de voir ces groupes appartenir juridiquement à cette population,
la base de l'Etat.
CITOYENS-OTAGES
DES L'INDEPENDANCE
Dèja marginalisées par l'Occupant, ces familles
faisaient partie, en raison de leur situation, des vrais combattants
de la liberté et de l'indépendance du pays. Malheureusement,
dupée par celui-là même qui dirigeait le Mouvement
indépendantiste, la première catégorie de
familles lésée eut droit, juste à la veille
de l'indépendance, à l'attribution d'une Carte d'Idendité
de Résident (C.I.R), localement appelée KAAR DAMEER,
pour pouvoir voter massivement en faveur de l'Indépendance.
La seconde catégorie de familles, par rapport à
la première, n'est pas aussi avantagée, que l'on
croit. Elle se définit par le fait que l'un des deux conjoints
soit Etranger, non djiboutien. Dans cette catégorie très
importante, le conjoint étranger très importante,
le conjoint étranger, quel que soit le nombre d'années
de vie commune ou le nombre d'enfants issus de cette union, ne
peut bénéficier de l'acquisition de la Nationalité
Djiboutienne, par le lien du mariage. Il semblerait, que très
peu de familles des deux catégories en question arrive
tout de même à obtenir ce " droit " par
des circuits détournés et certes non-officiel, ou
moyennant argent. Une pratique valable depuis l'indépendance
de notre pays.
Il est donc certain, que ces citoyens entièrement à
part (et non citoyens à part entière) vivent en
raison de leur statut, toujours et depuis des décennies,
dans une alarmante situation de Non-Droits, puisque Etrangers
dans leur pays.
De par leur statut, ces " citoyens-spéciaux "
endurent les mêmes problèmes. Leurs Droits et Devoirs
sont bafoués quotidiennement.
Si, lors des premières années qui suivirent l'indépendance
du pays le droit au travail était toléré
à la catégorie KAAR DAMEER, ce " droit "
ne fut qu'une parenthèse bouclée dès le début
des années 80.
Quant aux progénitures (pour les deux catégories)
issues de ces Djiboutiens à part, au moins sur deux générations,
bien que bénéficiant de la scolarisation, sont freinées
lors des passages des examens : de fin primaire, de secondaire
et au Baccalauréat. Aucune chance ne peut s'offrir à
elles, quels que soient leurs âges et leurs capacités
intellectuelles pour pouvoir suivre des études supérieures
à l'Etranger. Le seul titre de voyage dont ces enfants
ont droit, comme d'ailleurs leurs parents (forcément la
catégorie Kaar Dameer et le conjoint Etranger pour la seconde),
n'est autre qu'un simple " laisser passer " leur autorisant
à pouvoir se déplacer vers le pays limitrophes tels
que la Somalie, l'Ethiopie et le Yémen. Titre de voyage
d'ailleurs très utilisé en période estivale.
UN
ELECTORAT ENVIABLE
Le paradoxe de cette situation humiliante pour toutes ces familles
est, que ces " citoyens-spéciaux " forment un
électorat de taille. Les détenteurs du pouvoir et
leurs hommes de main s'en servent, moyennant finances et promesses,
pour un vote en leur faveur lors des élections (législatives
et présidentielles).
La catégorie C.I.R (Kaar Dameer), aussi nombreuse que la
seconde, inscrite depuis l'indépendance sur les listes
électorales du Ministère de l'Intérieur,
elle est, lors de chaque scrutin, victimes de mêmes promesses
non-tenues par le régime et ses représentants, à
savoir :
1- le remplacement de la C.I.R par la Carte d'identité
Nationale - C.I.N, et naturellement, l'acquisition de la Nationalité
Djiboutienne pour tous les enfants et suivants issus, de cette
première catégorie.
2- l'attribution de la C.I.N à celui des deux conjoints
Etrangers, ainsi qu'aux enfants et petits-enfants.
Une
telle situation d'exploitation des faiblesses de cette catégorie
de citoyens ne peut certainement pas déroger à la
règle fixée depuis l'indépendance par la
dictature, et en l'absence d'une réelle démocratie
avec des élections transparentes, ces électeurs-otages
voteront de gré ou de force en faveur du régime
de gré ou de force en faveur du régime en place,
soit avec des ordonnances, sinon avec des cartes électorales
renouvelées sur simple présentation de l'ancienne
carte électorale.
Il
est dit, que bon nombre de ces citoyens otages avanceraient même
le prix du ou des timbres fiscaux que nécessiterait(aient)
la ou les nouvelles Cartes Nationales, au Candidat choisi dans
la tribu par le Parti au pouvoir, pour les législatures
; par le Ministre et les Députés de cette même
tribu, lors des Présidentielles. Quelle cagnotte, pour
l'heureux candidat ! Au nom de la Tribu. Joli coup non ?
QUELLE
SOLUTION POUR CES VICTIMES ?
Il
est d'abord choquant de voir les dirigeants de notre petite République
battre le record de signature des différentes conventions
internationales et continentales, et surtout se vanter d'avoir
été parmi les dix premiers pays signataires.
C'était,
pour ne citer que la dernière en date, la signature de
la charte africaine fondant les " Etats -Unis " d'Afrique,
initiés par le Colonel Kadhafi. Une heureuse initiative
dirait-on, et surtout pour avoir été le 6ième
pays à parapher l'intégration inter-africaine.
Seulement,
la simple question que ce citoyen-otage du système est
en droit de poser à ses gouvernants est la suivante ; Quel
serait mon statut dans ces " Etats-Unis " d'Afrique,
avec ses millions de citoyens, alors que je n'existe pas, statutairement
parlant, dans mon minuscule pays et surtout parmi sa très
faible population ?
Alors
que les conditions de cette catégorie de citoyens n'étaient
guère meilleures sous Gouled (entre autres précurseur
des C.I.R - Kaar Dameer), l'arrivée au pouvoir de son neveu
n'a fait que rendre plus difficile les possibilités offertes
par les lois antérieures sur la délivrance du certificat
de nationalité.
En
effet, publié dans le Journal Officiel du 13 Septembre
1999, le Décret n°99/0150/PR/MI abroge et remplace
les décrets n°82-113/PR du 28 Octobre 1982 et le n°90-0107/PR/NT
relatifs à la délivrance de certificat de nationalité.
Ce
décret n'apportant aucune avancée pour soulager
ces victimes suscitées, introduit en son article 3, nous
citons : " Avant l'établissement du certificat de
nationalité, le dossier comportant les éléments
d'enquête sera transmis pour avis au Directeur de la Population
".
Une
nouveauté, puisque le Juge qui ordonne l'enquête
auprès des services de police ou de la gendarmerie, après
avoir, au regard de la loi sur la question, et des pièces
fournies par le demandeur, se voit dans l'obligation de tenir
compte, dans sa décision d'attribuer ou non le Certificat
de Nationalité, de l'avis du Directeur de la Population.
Ce Juge de nationalité, peut-il juger en son âme
et conscience et au regard de la Loi, si telle ou telle autre
personne est de nationalité djiboutienne ou pas ? Ou se
situe " l'avis " du Directeur de la Population face
aux responsabilités qui incombrent le Juge ?.
Ce n'est qu'un frein encore pour que Justice ne soit pas rendue
en faveur de tous ces Citoyens, dans la désolation dans
leur propre pays.
Il est clair, que les Assises sur la Justice n'étaient
que poudre dans les yeux destinée à charmer l'Opinion
Internationale, et rien d'autre.
Il est aujourd'hui, et plus que jamais, intolérable que
ces familles vivent dans une situation de " citoyens-otages
" pour demeurer victimes de tous les abus impossibles et
inimaginables.
Tout en exigeant, des autorités en place, nous devons tous
ensemble dénoncer ces pratiques inhumaines et sans fondement,
en plus de celui d'attirer l'attention de l'opinion internationale
sur l'existence de citoyens-sans-terre dans notre pays.
Nous devons, à jamais, être solidaire pour le bien
commun.
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15/02
Accusés de " partialité ", deux
juges poursuivent " Libération " en diffamation
Extrait de ' LE MONDE / 15.02.01 '
DEPUIS près d'un an, un violent conflit oppose la veuve
du juge Bernard Borrel, ce magistrat décédé
en 1995 à Djibouti dans des circonstances non encore élucidées,
et les juges d'instruction parisiens Marie-Paule Moracchini et
Roger Le Loire, qui avaient la charge du dossier jusqu'en juin
2000, date à laquelle ils en ont été dessaisis
(Le Monde du 23 juin 2000).
Elle-même magistrate, Elisabeth Borrel avait tenu, le 13
mars 2000 à Paris, avec ses avocats, Mes Olivier Morice
et Laurent de Caunes, une conférence de presse pour dénoncer,
en termes vigoureux, " la partialité " des juges.
Elle estimait, entre autres griefs, que ceux-ci négligeaient
la thèse de l'assassinat de son mari pour privilégier
celle du suicide : le corps brûlé du juge Borrel,
magistrat détaché comme conseiller technique du
ministre djiboutien de la justice, avait été retrouvé
au fond d'un ravin, à côté d'un bidon d'essence
et d'un briquet. Une demande d'enquête par l'inspection
générale des services judiciaires avait été
adressée le jour-même par ses avocats au garde des
sceaux.
Divers articles avaient alors relaté la teneur de la conférence
de presse, à laquelle s'étaient joints, pour critiquer
les conditions de l'instruction, les présidents du Syndicat
de la magistrature (SM) et de l'Association professionnelle des
magistrats (APM), constitués partie civile à la
procédure. L'un de ces comptes-rendus, paru dans Libération,
fit ensuite l'objet de poursuites en diffamation, que la 14e chambre
du tribunal correctionnel de Nanterre examinait mercredi 14 février.
D'emblée, le président du tribunal, Jean-Michel
Hayat, relevait l'ambiguïté juridique et stratégique
de la démarche des deux juges plaignants. Dirigée
contre le seul directeur de la publication du journal, la plainte
ne vise aucunement les auteurs des imputations jugées diffamatoires,
dont Mme Borrel.
" Nous ne pouvions rester silencieux face à cet article,
qui disait que nous protégions les assassins d'un magistrat
", a expliqué Mme Moracchini. Et d'indiquer qu'une
attaque frontale contre Mme Borrel avait été écartée,
de peur de se voir immédiatement dessaisis de la procédure.
" Or nous instruisions à charge et à décharge
", a-t-elle assuré.
Citée
comme témoin, et revenant sur les prémices de l'enquête,
Elisabeth Borrel a expliqué comment, de son point de vue,
elle avait " espéré une prise en charge du
dossier qui soit autre ", c'est-à-dire tournée
vers l'assassinat, dont les commanditaires seraient à chercher,
selon elle, du côté des autorités djiboutiennes.
" J'ai fait confiance pendant cinq ans et j'ai eu l'impression
d'avoir été trompée ", a-t-elle dit,
visiblement émue. " On a fait une enquête pour
salir mon mari (...). Je pense que c'est un dossier dans lequel
les magistrats ne sont pas libres ", a-t-elle estimé,
tandis que Mme Moracchini et M. Le Loire écarquillaient
les yeux.
"
Il était temps de faire part de notre perplexité
indignée parce que la communication avec les juges d'instruction
ne passait plus ", ont expliqué pour leur part Mes
de Caunes et Morice, évoquant " le sentiment de trahison
judiciaire " qu'avait constitué, pour eux, le deuxième
transport sur les lieux, en mars 2000, en l'absence des parties
civiles.
"
CHOQUANT ET CONSTERNANT "
Me
Morice mentionna enfin qu'un avocat belge, dans un courrier, avait
fait état de pressions sur un témoin de la part
de Mme Moracchini. " Nous avions le sentiment que les juges
privilégiaient une thèse préétablie
qu'ils cherchaient à conforter ", a déclaré
Anne Crenier, ex-présidente du SM.
"
Tout ce que j'ai entendu est choquant et consternant ", a
indiqué en conclusion Mme Moracchini, qui s'est plainte
de ce que ses adversaires n'aient pas cherché, avant leur
conférence de presse, sur le terrain judiciaire, à
utiliser les voies habituelles de recours et aient préféré
le terrain médiatique. " Je suis un juge muet face
à des avocats et des juges (les représentants syndicaux)
qui construisent une réalité dans les journaux ",
a-t-elle dit.
Dans
leurs plaidoiries, Me Marie-Alix Canu-Bernard et Lef Forster,
pour les plaignants, ont insisté sur cette " impossibilité
" pour les magistrats instructeurs " de pouvoir débattre
" de propos tenus lors d'une conférence de presse,
estimant qu'il incombait aux médias un " devoir d'enquête
" afin de contrebalancer son aspect unilatéral. Considérant
que l'imputation de " partialité " scellait la
diffamation, le substitut du procureur Jean-Michel Desset, pour
sa part, s'en est remis à la sagesse du tribunal pour apprécier
la bonne foi du journal, susceptible d'entraîner une relaxe.
Me Henri Leclerc, pour Libération, s'est alors arrimé
à " la nécessité démocratique
de l'information " pour faire valoir, témoignages
à l'appui, que l'article en cause avait fidèlement
reflété la tonalité et les propos de la conférence
de presse, voire en les modérant. Brigitte Vital-Durand,
à la barre, s'était qualifiée de " simple
observatrice ". Me Leclerc s'inquiétait de ce que,
dans cette procédure, le journal ait précisément
servi, selon lui, de " bouc émissaire " à
une autre bataille. Jugement le 13 mars.
Jean-Michel
Dumay
dans Le
MONDE
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15/02
Deux magistrats attaquent "Libération" . Ils
critiquent un article sur la mort d'un juge à Djibouti.
Article disponible sans paiement
à l'adresse : http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/20010215jeuu.html
Extrait d'un article de LIBERATION sous la plume de JACQUELINE
COIGNARD, paru le jeudi 15 février 2001
Les enquêteurs, selon Elisabeth Borrel,
n'ont cherché qu'à cautionner la thèse du
suicide, alors que, selon elle, il s'agirait d'un assassinat lié
aux activités de son mari.
Deux
juges d'instruction parisiens poursuivaient hier Libération
devant le tribunal correctionnel de Nanterre, s'estimant diffamés
par un article paru le 14 mars 2000 sous le titre "Mort d'un
juge : la veuve attaque juges et policiers."
Marie-Paule
Moracchini et Roger Le Loire attaquent le compte rendu d'une conférence
de presse donnée par Elisabeth Borrel, veuve d'un magistrat
retrouvé carbonisé le 19 octobre 1995 à Djibouti
où il était en poste, ses avocats et les responsables
de deux syndicats de magistrats (1).
Entendus
comme témoins, les organisateurs de cette conférence
de presse ont réitéré - et même au-delà-
les propos que nous rapportions il y a un an, expliquant pourquoi,
selon le mot du président, ils avaient décidé
de déplacer le débat "de l'enceinte judiciaire
à l'arène médiatique". Les enquêteurs,
expliquent-ils, n'ont cherché qu'à cautionner la
thèse du suicide de Bernard Borrel, alors que selon eux
il s'agit vraisemblablement d'un assassinat lié aux activités
du défunt, alors conseiller auprès du ministre de
la Justice djiboutien.
"Compte
tenu du contexte, des rapports particuliers que la France entretient
avec Djibouti, nous pouvions nous attendre à des pressions
sur les magistrats", explique Anne Crenier, ex-présidente
du SM. "Nous pensions que les magistrats chercheraient à
résister. Nous ne pensions pas nous retrouver dans la position
de critiquer des magistrats qui cautionnent les thèses
des autorités djiboutiennes", poursuit-elle.
De
son côté, des sanglots dans la voix, Elisabeth Borel
a dit à quel point elle a été blessée
par les investigations tendant à faire de son mari un pédophile
ou un homme entretenant une maîtresse. Les témoins
persistent donc, trouvant que l'article incriminé n'a pas
dénaturé leurs propos. "Je trouve cet article
fidèle et mesuré", dit Me Olivier Morice, défenseur
d'Elisabeth Borrel. "Il est même très soft.
Car
nous avons été amenés les uns et les autres
à développer davantage les épithètes",
renchérit Anne Crenier. Marie-Paule Moracchini, elle, s'est
sentie violemment insultée. "Ça dépassait
les bornes ! Dire de deux magistrats qu'ils protègent les
assassins d'un de leurs collègues et qu'ils instruisent
n'importe comment !", s'indigne-t-elle.
Elle
se dit "totalement consternée" que des magistrats
s'attaquent à d'autres magistrats. Pourquoi n'avoir poursuivi
que le journal et pas l'auteur des propos ? interroge le président.
"Nous étions en charge du dossier. Nous ne pouvions
pas reprocher des faits de nature pénale à des parties
civiles (2) sans être dessaisis", explique Marie-Paule
Moracchini. Depuis, la chambre d'accusation de la cour d'appel
de Paris leur a néanmoins retiré le dossier.
Leurs
avocats, Mes Lev Forster et Marie-Alix Canu-Bernard, ont d'ailleurs
tenté de montrer que tel était le but de cette conférence
de presse où des journalistes se seraient laissé
manipuler. "Je n'ai jamais parlé aux journalistes,
jamais, et Dieu sait si j'ai été sollicitée.
Je suis un juge muet", dit Marie-Paule Moracchini. En racontant
pourtant que l'un d'entre eux lui aurait avoué : "La
presse est une entreprise comme les autres.
La
vérité, on s'en fiche. On veut vendre, et ce qui
fait vendre, c'est taper sur vous." A une question du président,
elle précise qu'il ne s'agissait pas d'un journaliste de
Libération.
Objet
d'une poursuite disciplinaire pour une autre affaire devant le
Conseil supérieur de la magistrature, elle annonce qu'elle
videra son sac lors de cette audience publique.
Délibéré
le 13 mars.
(1)
Le syndicat de la magistrature (SM, gauche) et l'Association professionnelle
des magistrats (APM, droite).
(2)
Les deux syndicats précités et l'Union syndicale
des magistrats sont parties civiles avec Elisabeth Borrel.
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