LA LIBERTÉ Bulletin N° 36
Journal permanent et indépendant
de tous les djiboutiens de l'opposition

Bulletin
de l'A. R. D. H. D
2ème année..................Maj 22/02/01 à 18 h 00 (Heure de Paris)
LA LIBERTÉ :
votre journal se construit chaque jour devant vous, avec vos contributions.
Chacun peut s'y exprimer librement et sans aucune censure. . .
(*)

22/02 ALERTE ROUGE TORTURE ET VIOLATION DES DROITS DE L'HOMME A DJIBOUTI :


APPEL D'URGENCE POUR OBTENIR UNE EVACUATION SANITAIRE DU GENERAL YACIN YABEH DONT LES JOURS SONT COMPTES S'IL CONTINUE A SUBIR LES CONDITIONS D'INCARCERATION QUI LU SONT RESERVEES A GABODE -

(APPEL PUREMENT HUMANITAIRE DE LA LDDH)


Aprés avoir livré le Général aux autorités djiboutiennes, la France va-t-elle intervenir, pour le soigner ou pour le laisser mourir ?

23/02 12h00 - Manifestation du samedi 24 février à 14 heures : Communique SURVIE

La Préfecture a finalement décidé de nous autoriser à manifester à partir de notre lieu de rendez-vous initial, au Panthéon, et plus précisément à la Place Sainte Geneviève, à 14 heures.

Nous avons accepté ce nouveau changement de parcours afin d'éviter de nous retrouver dans l'illégalité. Des membres de Survie seront présents Place Edmond Rostand pour réorienter les manifestants.

Toutes ces manoeuvres ont évidemment semé le trouble sur l'organisation de cette manifestation. Nous espérons cependant vous voir nombreux à cette mobilisation d'une importance capitale.

Amitiés citoyennes
L'équipe de Survie

SOMMAIRE N° 36 . . . du 17/02/01 au 23/02/01
- ARMEE NATIONALE DJIBOUTIENNE : alerte maximum - 2.500 hommes dépêchés d'urgence vers Obock.
- LE 24 FEVRIER, MANIFESTATIONS DANS TOUTE LA FRANCE POUR SOUTENIR
F-X VERSCHAEVE ET SURVIE - APPEL A PARTICIPER.
- ALERTE pour la liberté d'expression en France : message envoyé par Survie le 22/02,
- Monsieur Ali Mohamed Daoud menace M. DINI ... pour usurpation de 'raison sociale" !!!!
- Le communiqué du FRUD, signé par Ahmed DINI le 12 février 2001,
- L'appel de l'ODU pour la mise en oeuvre des accords de Paris par le régime,
- La lettre de DAF à Ali Mohamed DAOUD,
- Les détenus du FNP en grève de la faim à Gabode, (La vengeance cruelle de Guelleh, pour la peur qu'il a eu ?)

- Reprise des négociations FRUD / Gouvernement : un délai supplémentaire est demandé par les parties.
- la fin de l'Axe djibouto-ethiopien ?
- appel pour une aide humanitaire urgente dans le Nord de Djibouti,
- appel de l'ADD pour soutenir le processus de Paix à Djibouti,

LE 24 FEVRIER :
MANIFESTATIONS DANS TOUTE LA FRANCE pour soutenir François-Xavier VERSCHAEVE et SURVIE


FRANCE-AFRIQUE, bas les masques ! Pour la vérité et la justice (Communiqué de SURVIE)

22/02 MESSAGE D'ALERTE DE SURVIE : La liberté d'expression est bien en danger !

MANIFESTATION de SOUTIEN A François-Xavier VERSCHAEVE et à SURVIE.


La liste des points de rencontre
ville par ville -
Merci à tous ceux qui le peuvent d'être présents.

COMMUNAUTÉ DJIBOUTIENNE
Marre d'être bâillonné à Djibouti ? Cliquez ici !
Le service de discussion et d'échanges en direct.

ON CROIT REVER !! A lire deux dépêches diffusées par l'ADI

14/02 L’alliance RPP-FRUD invite Ahmed Dini à honorer pleinement ses engagements

14/02 Mise au point du président du FRUD Ali Mohamed Daoud

16/02 : L'HOMME DE LA SEMAINE


Monsieur Ali Mohamed Daoud
pour son numéro de bravoure
du 14 février 2001

ARHOTABA
16/02 Et si on proposait à Guelleh, une rente pour qu'il quitte le pouvoir ? (Courrier des lecteurs)

Les lecteurs réagissent à la lettre du MJOD

16/02 Les méthodes du MJOD ne faisaient que nuire au combat sérieux que mène l’opposition démocratique djiboutienne.

16/02 Samantar Miguil pourrait-il soutenir le MJOD ?


16/02 Je viens de lire "l'article" du MJOD et cela m'a laissé perplexe.

L. D. D. H.
Toutes les publications
2000 / 2001

Du nouveau dans Radio trottoir cette semaine :

17/02 Emission : "Que dit la Presse entre les lignes ?
Elle dit que la population d'Arta est condamnée à la mort lente par l'uranium.


17/02 Emission : la folie des grandeurs bat son plein avec….

17/02 HOMMAGE A ALI HERSI, MORT SANS AVOIR BENEFICIE DES SOINS MEDICAUX, QUI SONT RESERVES EXCLUSIVEMENT AUX PROCHES DU DICTATEUR.
17/02 Et si Ali Mohamed DAOUD
visait le poste de Premier Ministre ?
(Courrier des lecteurs)
17/02 ETHIOPIE/DJIBOUTI : Un incident mineur mais significatif (A lire dans LOI)
12/02 Le Communiqué du FRUD, signé par Ahmed DINI. 12/02 COMMUNIQUE DE L' OPPOSITION DJIBOUTIENNE UNIFIEE - O.D.U - Appel au peuple djiboutien et à la communauté internationale pour obtenir l'application des accords de Paris.
12/02 DAF écrit dans une lettre ouverte à M Ali Mohamed DAOUD, au sujet des menaces émises à l'encontre de M DINI, pour usurpation de raison sociale. 15/02 LES DETENUS FNP DE GABODE EN GREVE DE LA FAIM - (Journal 'Ensemble pour le PRD")
17/02 Pourquoi tant de haines ? (Courrier des lecteurs) 10/02 Interview de Yusuf Garad, Editeur du service Somalie de la BBC. (Paru dans The Republican - En anglais)

18/02 VOS PUBLICATIONS SONT TROP ORIENTEES EN FAVEUR DES AFARS. (Courrier des lecteurs)

19/02 En tant qu´Issa je regrette qu´un autre Issa ait formulé ce genre de propos. (Courrier des lecteurs)

19/02 Le Colonel Omar Bouh responsable d'actes de barbarie et de crimes contre l'humanité ? (Courrier des lecteurs)

18/02 Les Forces françaises à Djibouti démentent toute utilisation d’uranium appauvri (Communiqué ADI)

19/02 Histoire d'uranium ou l'histoire de deux frères truands ! (Courrier des lecteurs)


A suivre dans le numéro 37 ....

19/02 LE TRISTE SORT RESERVE AU SYNDICALISME (Extrait du journal Al-Wahda) 19/02 La face cachée de l'OPS (Suite) (Extrait du journal Al-Wahda)  
19/02 - LE PRD ANNONCE L'OUVERTURE DE SON SITE INTERNET QUI EST OPERATIONNEL. 19/02 LA FIN DE L'AXE DJIBOUTO-ETHIOPIEN ? La visite de Guelleh en Erythrée. (AFP)
(*) nous pourrions être amenés à refuser les articles dont le contenu serait contraire à la morale et/ou aux bonnes moeurs, les attaques personnelles, non justifiées et/ou disproportionnées, les articles dont les informations s'avéreraient fausses, ainsi que toute propagande en faveur de la dictacture à Djibouti.

19/02 - REPRISE DES NEGOCIATIONS ENTRE LE FRUD ET LE GOUVERNEMENT DJIBOUTIEN ? UN DELAI SUPPLEMENTAIRE EST DEMANDE POUR ETUDIER LES TERMES D'UN ACCORD POSSIBLE - RUMEURS SUR LA PARTICIPATION DE PERSONNALITES DU FRUD DANS UN GOUVERNEMENT. (AFP)


22/02 Le communiqué officiel conjoint Gouvernement / FRUD

19/02 REPRISE DE L'EMIGRATION DES FAMILLES DE DIRIGEANTS DJIBOUTIENS AU CANADA (Courrier des lecteurs)
14/02 Appel à une aide d'urgence pour les populations du nord de Djibouti. (AFP / ASPA) 21/02 LA SITUATION HUMAINE A DJIBOUTI
SUR LA VOIE DE L'ANEANTISSEMENT
(Courrier des lecteurs)
21/02 La bêtise à l'Etat pur : les apprentis sorciers (France et Djibouti) ont-ils programmé notre perte ? Uranium - (Courrier des lecteurs) 20/02 Ce qui devait arriver, arriva ! ! Appel à soutenir le processus de Paix à Djibouti (Communiqué ADD)
22/02 L'AND - Armée nationale djiboutienne : alerte maximum contre le FRUD - Envoi de 2.500 hommes dans la région d'Obock. (Bruits et rumeurs)
     

22/02 LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOEL ABDI Jean-Paul
SIEGE Q.V. BOULEVARD DE GAULLE
BUR TEL (fax) : (253) 35 78 04
DOM TEL (fax) : (253) 35 80 07
B.P. : 74 - DJIBOUTI - RDD
e-mail : noel_lddh@intnet.dj
http://www.ardhd.org/lddh.htm



COMMUNIQUE DE PRESSE n°3/LDDH du 21 février 2001



Appel d'urgence pour une évacuation sanitaire du Général Yacin Yabeh à titre purement Humanitaire. Ses jours sont comptés.


Le 13 décembre 2000, le général Yacin Yabeh et consorts ont été mis en détention provisoire (dépôt) et transférés à la sinistre prison de Gabode.

Courant janvier 2001, la situation sanitaire du Général Yacin s'étant gravement dégradée, la juge d'instruction ordonne une expertise médicale. Les quatre médecins suivants :
- Docteur Bradon médecin chef à Peltier
- Docteur Mohamed Abdourahman de Peltier
- Docteur Bernardos de Paul Faure
- Docteur Ali Barreh de Paul Faure


Ont constaté :
- Que l'état de santé critique du général Yacin traverse une phase finale très avancée.
-Qu'au stade actuel, ni l'Hôpital Peltier, ni l'Hôpital Bouffard ne peuvent en aucun cas équilibrer son état de santé, qui se détériore de jour en jour.
-Que l'évacuation sanitaire du général Yacin s'avére strictement nécessaire.


Le rapport d'expertise de ces quatre médecins est sans ambiguîté, et il est inademissible qu'aucune suite ne soit donnée à ce rapport médical. Pire encore, l'administration carcérale aurait prise des mesures intolérables à l'égard du général Yacin, en l'isolant dans une cellule digne des cellules 12 du centre pénitencier de Gabode. Ces mesures intolérables pourraient être considérées comme des tentatives d'homicides volontaires.

C'est dans ces conditions dangereuses et inhumaines de détention que le général Yacin a uriné du sang le jeudi 15 février 2001. Le lendemain vendredi 16 février 2001, les épouses du général Yacin n'ayant pas pû voir le Président de la République se sont vues dans l'obligation de tenter de contacter, en vain , le Président lors de la sortie de la prière du vendredi à la mosquée.

Depuis samedi 17 février 2001, le général Yacin est hospitalisé à l'Hôpital Peltier.


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains est très inquiète et très préoccupée de l'état de santé critique du Général Yacin Yabeh.

Malgré les pressions, les mauvaises incompréhensions, une fois pour toute, il faut apprendre que les Défenseurs des Droits de l'Homme ont pour principal objectif à dénoncer toutes les violations des Droits de l'Homme, sans remords, sans passion, sans aucune rancune.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), fort et convaincue de ce principe universel :

1) Regrette les refus à différents niveaux de rendre visite au Général Yabeh tant en prison qu'à l'hôpital pour les membres de la LDDH.
2) Lance un appel pressant et urgent au Président de la République, au Ministre de la Justice, Chargé des Droits de l'Homme et à l'Ambassadeur de France afin que le Général Yacin Yabeh soit rapidement évacué en France auprès de son médecin qui le suit depuis plusieurs années.


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains considère que cette évacuation sanitaire doit se placer en dehors de toute spéculation politique et doit être considérée uniquement comme une assistance médicale urgente à personne en danger de mort.

Note de l'ARDHD :
On se souviendra que la France s'était empressée de remettre le Général Yacin Yabeh au Gouvernement djiboutien, au mépris de toutes les règles et procédures concernant l'extradition.


En effet, après les évennements du 7 décembre 2000, le Général s'était réfugié à la base aérienne française et il avait demandé l'asile à la France. Pour toute réponse et pour ne pas déplaire au dictateur, la France avait remis le Général aux autorités djiboutiennes, ce qui avait semblé hautement illégal à l'époque (même si on avait joué du côté français, pour se justifIer, avec le statut territorial de la base aérienne !). Les autorités françaises avaient assuré alors qu'elles avaient obtenu toutes les garanties nécessaires concerant les conditions de détention qui seraient réservées au Général. (Grande naïveté de la France ? Quelle crédibilité pouvait-on accorder aux garanties données par le système Guelleh ? La preuve, encore une fois !!).

Nous savons maintenant que le Général est détenu dans des conditions inhumaines (torture ?) en violation de toutes les règles concernant le Respect des Droits de l'Homme et qu'il n'est pas soigné, en conformité avec son état de santé et les prescriptions du corps médical (Cela, nous l'avions prédit depuis longtemps ! Guelleh est un homme rancunier et revanchard. Il était évident qu'il allait se venger abominablement en utilisant la souffrance physique contre celui qui lui avait fait si peur le 7 décembre ! ) La France ne peut pas dire que les garanties obtenues à l'époque ont été respectées par Guelleh.

Alors l'Ambassade de France doit intervenir d'urgence afin que le Général soit soigné conformément aux exigences de son état de santé. Nous observons avec la plus grande attention les décisions concrètes et rapides qui s'imposent. Comme la LDDH, nous lançons cet appel sur un plan humanitaire, considérant que les responsabilités éventuelles du Général ne peuvent être établies que par un Tribunal libre et indépendant.

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17/02 HOMMAGE A ALI HERSI, MORT SANS AVOIR BENEFICIE DES SOINS MEDICAUX, QUI SONT RESERVES EXCLUSIVEMENT AUX PROCHES DU DICTATEUR.

Je viens d'apprendre d'après le journal pro gouvernemental LA NATION, la mort d'Ali Hersi à l'age de 46 ans. Ali Hersi était instituteur à l'école publique d'Ali-Sabieh ; il a enseigné à une génération d'Assagog.

C'était un bon musulman, qui faisait partie comme Abdi Iltireh des enseignants appréciés de nos parents. Je suis profondément attristé par sa disparition, et je présente mes condoléances les plus sincères à sa famille et à tous ses anciens
élèves.

Après ces condoléances, j'aimerais revenir sur les dernières années de la vie d'Ali Hersi.

En 1992, il a été élu député du district d'Ali-Sabieh pour une période de cinq ans. En 1997, il a cèdé sa place à Abchir Hassan Htteyeh. C'est alors que les ennuis ont commencé pour le défunt.

Selon des gens bien informés, il s'était retrouvé sans emploi et il tournait à la " Cité Ministérielle " pour essayer d'être réintégré dans le corps des enseignants. Depuis lors je n'avais plus recçu aucune nouvelle de lui et je viens juste d'apprendre sa mort. S'il y a du vrai dans le journal " La Nation ", c'est malheureusement la mort des djiboutiens .

En effet, d'après le journal, le défunt serait mort à la suite d'une longue maladie, cette maladie qui n'a pas de nom résulte de la confiscation de l'argent du pays par une poignée des voyous corrompus, et de la mal-gestion.
La mort qui vient de frapper Ali Hersi est aussi appelée " la mort des petits ", car les grands se font soigner à l'étranger, pas au pays...

Résultat, si l'un d'entre eux meurent, c'est souvent à l'étranger et des bruits circulent à Djibouti concernant sa mort. En revanche, la majorité des djiboutiens meurent à petits feux dans un silence étrange, victimes comme d'habitude d'une longue maladie.

Je me demande honnêtement, jusqu'à quand nous devrions supporter " la mort des petits " qui condamne toute la population à l'exception de ceux qui bénéficient des largesses de la dictature locale.

N'est-il mieux de faire quelque chose avant la date fatidique de la " mort des petits" qui est fixée à 48 ans ?

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22/02 MESSAGE D'ALERTE DE SURVIE

La liberté d'expression est bien en danger !

La préfecture de police de Paris n'a pas fini de nous tourmenter et veut une nouvelle fois déplacer le lieu de rendez-vous de la manif' prévue le samedi 24. Un accord avait pourtant été conclu entre François-Xavier Verschave et Mr Desmarais (responsable des manifestations sur la voie publique) lui-même le jeudi 15 février, fixant le lieu du rassemblement Place Edmond Rostand.

On nous retire aujourd'hui cette autorisation ! Les autorités ne tarissent décidemment pas de manoeuvres pour casser cette manifestation et en faire un échec ; elles craignent manifestement que des associations et des citoyens expriment leur désaccord avec la politique africaine de la France. La voix des 30 associations qui se sont associées à Survie pour lancer cet appel a semble-t-il bien peu de poids aux yeux de la préf.

Il est encore plus important, dès lors, de se mobiliser nombreux afin de marquer notre refus de voir le droit de s'exprimer, qui appartient à chaque citoyen, méprisé et entravé.

Rendez-vous donc samedi, à 14 heures, Place Edmond Rostand !!
Merci de passer ce message à l'ensemble de vos réseaux.

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SURVIE
" Donner valeur de loi au devoir de sauver les vivants "
57 avenue du Maine - 75014 PARIS
Tél. : (33-1) 43 27 03 25 - Fax : (33-1) 43 20 55 58
http://www.globenet.org/Survie
e-mail : Survie@globenet.org


Un procès - Des manifestations


Communiqué


Paris, le 16 février 2001


FRANCE-AFRIQUE, bas les masques !
Pour la vérité et la justice




Les 28 février, 6 et 7 mars se dérouleront les audiences du procès intenté par MM. Bongo, Déby et Sassou Nguesso (respectivement présidents du Gabon, du Tchad et du Congo-Brazzaville) à François-Xavier Verschave, président de Survie, et Laurent Beccaria, gérant des Éditions les Arènes, pour "offense à chef d'État étranger" sur la base de passages du livre Noir Silence.

Survie travaille depuis une vingtaine d'années sur la relation franco-africaine, notamment par des publications et des campagnes. Elle s'attache à dévoiler les dérives qui caractérisent la politique africaine de la France. Elle a montré l'ampleur de la criminalité politique et économique qui la gangrène : attestée sans ambiguïté ces derniers mois par la multiplication des révélations survenues, par exemple, dans l'affaire des ventes d'armes à l'Angola.

Trois piliers de cette Françafrique voudraient étouffer la liberté d'expression et réduire Survie au silence via la procédure pour "offense à chef d'État étranger". "Offense à chef d'État" et non "diffamation" : ce qui est dit dans ce livre est déplaisant, mais vrai. Les crimes de la Françafrique se nourrissent du silence et de la désinformation. Leur divulgation est insupportable aux yeux de leurs auteurs, et la censure de la vérité une "nécessité".

Le procès intenté à Survie et aux Arènes représente un exemple de la menace qui pèse, y compris dans un pays réputé garantir la liberté d'expression, sur ceux qui dénoncent les violations des droits humains. L'article 36 de la loi de 1881 du Code Pénal français, héritage du crime de lèse-majesté, est-il digne d'un État qui se réclame des principes du droit et de la démocratie ?

A l'occasion de ce procès,

Survie et ses partenaires organisent une manifestation
le 24 février 2001 à Paris et dans une quinzaine de villes de France.
(voir document joint)



Les manifestations comme le procès lui-même seront l'occasion pour l'opinion publique de prendre conscience de la véritable nature des relations franco-africaines.


Nous sommes à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

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L'auteur et l'éditeur de " NOIR SILENCE. Qui arrêtera la Françafrique ? " poursuivis pour " délit d'offense à chef d'État étranger " ! FRANCE-AFRIQUE : BAS LES MASQUES !

SURVIE, Act Up, Agir ensemble pour les droits de l'homme, Agir Ici, AIRCRIGE, l'AITEC, les Amis de la Terre, ARDHD, ATTAC, le CEDETIM, la CIMADE, le COFANZO, la Confédération Paysanne, le collectif TotalFinaElf ne doit pas faire la loi, le DAL, Droits Devant !! , Etudiants et développement, Frères des Hommes, Greenpeace, Info Birmanie, la LCR, le MAN, l'OPCF, OXFAM Belgique, Peuples Solidaires, RITIMO, Robin des Bois, SUD-Culture, Les VERTS, appellent à une




MANIFESTATION
LE 24 FEVRIER


A partir de 14 heures
Rassemblement : place Edmond Rostand (au croisement de la rue Soufflot et du Bd Saint Michel, station RER Luxembourg).

Pour la liberté d'expression,
pour la vérité et la justice


ENFIN, la véritable nature des relations franco-africaines apparaît au grand jour… Depuis les indépendances, des politiques et industriels français entretiennent des relations occultes et criminelles avec les chefs d'États africains qu'ils ont installés au pouvoir. En contrepartie, ces chefs d'États leur garantissent la mainmise sur les matières premières et le pétrole. Avec les conséquences que l'on sait : guerre civile, génocide, crimes contre l'humanité, paupérisation et endettement d'une bonne partie du continent.
Depuis 16 ans, Survie interpelle nos décideurs pour mettre fin aux dérives de l'aide et des relations franco-africaines. C'est pour en avoir fait état dans son livre " Noir Silence " (éd. Les Arènes), que le Président de Survie, François-Xavier Verschave, est attaqué en justice par trois chefs d'État africains : Omar Bongo (Gabon), Idriss Déby (Tchad) et Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville). Ils l'accusent d'offense à chef d'État étranger. Le procès se déroulera les 28 février, 6 et 7 mars 2001 au Tribunal de Grande Instance de Paris, à la 17ème chambre.


C'est pour protester contre l'existence de l'art. 36 dans le code pénal français, pour dénoncer la collusion entre certains décideurs français et des dictateurs africains que Survie appelle tous les citoyens à manifester le 24 février 2001.

SURVIE France, 57 avenue du Maine, 75014 Paris.
Tél. 01 43 27 03 25 / 06 60 70 42 87 / 06 17 60 23 20 Fax. 01 43 20 55 58
E-mail : Survie@globenet.org. Site Internet : http://www.globenet.org/Survie

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LE 24 FEVRIER :
MANIFESTATIONS DANS TOUTE LA FRANCE
pour soutenir François-Xavier VERSCHAEVE et SURVIE
La liste des points de rencontre ville par ville
Merci à tous ceux qui le peuvent d'être présents.

- Paris : RV 14 h Place Edmond Rostand (RER Luxembourg), en direction de la Place Dauphine où il y aura un grand rassemblement.
Contact : Amélie, Samira et Armelle au 01 43 27 03 25 (à Survie)

- Bordeaux : manif', RV à 15 h Place de la Victoire.
Contact : Gilles Durou au 05 56 92 73 66.
Mel : ecriture@enfrance.com

- Grenoble : Rassemblement à 14 h 30 au Palais de Justice et défilé jusqu'à la Préfecture
Contact : André Fine,
04 76 23 06 53 et Colette Meyer, 04 76 81 12 45.

- Laval : Sitting à 12 h, rue des Déportés.
Contact : Martine Corbel et Raphaël, Centre de Documentation des Trois Mondes.
Mel : crides@globenet.org
Tél : 02 43 53 81 54

- Lille : RV à 14 h 30 Place Rihour. 15 h 30, départ de la manif' en direction de la Préfecture (Grand Place).
Contact : Anne Merckaert, 03 20 36 30 15
Mél : Francis.merckaert@santenet.com

- Lyon : manif' à 14 h départ Place Bellecour.
Contact : Pierre Caminade au 04 78 39 12 56
Mel :
Pierre.Caminade@ac-lyon.fr

- Marseille :rassemblement à 14 heures, Place des Mobiles.
Contact : Abdallah Nouroudine
au 04 91 50 07 28
Mel : abdallah.nouroudine@wanadoo.fr

- Montpellier : Conférence de presse avec le soutien de diverses associations. Lieu à préciser.
Contact : Serge Fabre, Thierry Laniesse, Jacques Dallard,
dallard@ensam.inra.fr

- Nancy : RV 15 h Place Maginot. De nombreuses animations dont de la musique africaine et du théâtre de rue.
Contact :Patrice Mangin au 03 83 25 65 40 ou 06 89 11 84 45
Mel : survie.lorraine@wanadoo.fr

- Nantes : Rassemblement vers 14 h.
Contact : Gilles Barot
Mel : gilles.barot@libertysurf.fr

- Strasbourg : 4 groupes partiront des places Gutenberg, Broglie, Hans Arp et des Halles, pour converger vers la Place Kleber où un rassemblement se tiendra à partir de 14 h.
Contact : Odile Krieg,
03 89 24 56 06 (tél.),
03 89 22 92 41 (fax).

- Toulouse : Rassemblement à 15 h Place du Salin jusqu'à la Place du Capitole.
Contact : Philippe Texier,
05 61 80 33 30 (tél/fax)
Mel : ph_tex@club-internet.fr

- Valence : Manif' le 23 février, rassemblement à 18 h Place de la Liberté, remise d'un texte.
20 h 30 : Débat avec Jean Carbonare et André Fine à la Maison des Sociétés, Salle Haroun Tazieff, rue St Jean à Valence.
Contact : Jacques Bonnet,
04 75 25 32 73 (tel/fax)

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ON CROIT REVER !!
Il ne faudrait quand même pas inverser les rôles. Qui sera dupe de cette mascarade.... ? (Extrait de l'ADI du 14/02)

ADI/DJIB/738/309 MOTS
DJIBOUTI/POLITIQUE
L’alliance RPP-FRUD invite Ahmed Dini à honorer pleinement ses engagements


DJIBOUTI (ADI)-14 février- L’Alliance du Rassemblement Populaire pour le Progrès (RPP) et du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD) « invitent M. Ahmed Dini à honorer pleinement ses engagements en se conformant à l’esprit et à la lettre de l’accord cadre du 7 février 2000 », rapporte mercredi l’Agence Djiboutienne d’Information.

Les deux partis sont d’avis que « l’accord cadre du 7 février, s’inscrivant, de par sa nature et son objet, dans l’esprit des Accords du 26 décembre 1994 vise à parachever le processus de réconciliation nationale engagé depuis cette date ».

L’appel de l’alliance RPP-FRUD est contenu dans un communiqué commun de presse rendu public à l’issue d’une réunion, organisée, mardi entre les comités exécutifs des deux formations politiques.

Dans ce communiqué, le RPP et le FRUD « mettent en garde Monsieur Ahmed Dini contre les tentatives de récupération et d’exploitation à des fins de politique politicienne du processus des négociations ».

Le communiqué relève que « la concorde civile et l’unité nationale constituent le fondement de l’alliance nouée entre les deux formations politiques ».

L’alliance RPP-FRUD réitère « le profond attachement » des deux partis « à toute initiative favorisant la consolidation de l’unité nationale et la concorde civile dans le respect des institutions républicaines et des règles démocratiques ».

L’alliance salue, en ce sens, « l’engagement constant du Président de la République, Son Excellence Monsieur Ismaïl Omar Guelleh, en faveur de la paix tant au niveau national que régional (Somalie, Soudan, Erythrée, Ethiopie...) ».

Le communiqué conclu que les deux formations politiques sont « convaincus que les négociations ont permis d’aboutir à ce jour à des acquis tangibles et que seul le dialogue constitue le moyen le plus approprié d’aplanir les divergences éventuelles ».

ADI-16H54-14 FEVRIER 2001



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ADI/DJIB/737/384 MOTS
DJIBOUTI/FRUD

Mise au point du président du FRUD Ali Mohamed Daoud


DJIBOUTI (ADI)- 14 février- Le Président du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD) M. Ali Mohamed Daoud indique que son organisation refuse « à quiconque et de surcroît à la faction de M. (Ahmed) Dini le droit d’utiliser ou de s’approprier le nom du FRUD », rapporte l’Agence Djiboutienne d’Information.

Dans un communiqué de presse rendu public mercredi, M. Ali Mohamed Daoud a précisé que « dorénavant le FRUD ne tolérera plus que son nom soit usurpé par des individus, groupement ou organe de presse ».

Le président du FRUD a ajouté que « des dispositions sont déjà prises pour engager des poursuites judiciaires contre ceux qui se sont rendus coupables de cette usurpation ».

En référence aux récentes déclarations concernant les pourparlers entre le gouvernement de Djibouti et le FRUD-armé de M. Ahmed Dini, le communiqué a souligné que « ce terme de FRUD-armé, mentionné dans l’accord cadre est à l’origine de la confusion savamment entretenue par M. Dini ».

Le communiqué prévient que « cette mention sujette à caution ne devrait nullement les autoriser à utiliser à tort et à travers le nom du FRUD ».

M. Ali Mohamed Daoud rappelle « qu’en 1994, suite à la signature des accords de paix et de réconciliation nationale par le FRUD authentique, ce dernier a décidé de conserver le même nom lors de sa transformation en parti politique légal ».

Motif invoqué, « il s’agissait pour nous de dénier à certains groupuscules récalcitrants au processus de paix d’utiliser le nom du FRUD, chargé de sens, de symbole et d’attachement affectif pour beaucoup de gens ».

M Ali Mohamed Daoud fait observer que « si l’utilisation de FRUD-armé fut tolérée au début, c’est pour donner une chance à la paix tant souhaitée et attendue par tout un peuple ».

La politique de tolérance adoptée par l’organisation de M. Ali Mohamed Daoud se justifie aussi par le « souci de ne point donner de prétexte, de rupture des négociations aux jusqu’au-boutistes ».

Le communiqué constate que « cette tolérance n’a plus aujourd’hui de raison d’être, puisque la faction armée nous confirme chaque jour qu’elle n’a nullement l’intention de conclure l’accord de paix ».

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L'HOMME OU LA FEMME DE LA SEMAINE.

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e) soit pour soutenir la dictature, soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc..

Auront-ils à répondre un jour de leurs actes et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?


Monsieur ALI MOHAMED DAOUD
MInistre de l'Agriculture et du développement rural

pour son magnifique morceau de bravoure
du 14 février 2001. Il s'est superbement illustré en s'apropriant le nom du FRUD et surtout en osant menacer M. DINI ... d'une action en justice, pour usurpation de "raison sociale". Après cela, que devra faire M. Ali Mohamed Daoud demain pour continuer à plaire au dictateur de Djibouti ? Un tel numéro de désinformation jette le discrédit sur l'homme, qui semble désormais prêt à sacrifier tous ceux qui déplaisent à son maître. C'est la raison pour laquelle nous lui décernons le titre d'Homme de la Semaine. Il ne faut pas perdre de vue que les accords signés à Paris l'ont été officiellement au nom du Gouvernement de Djibouti et du FRUD - Armé...

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LETTRE OUVERTE

A
MONSIEUR ALI MOHAMED
DAOUD,
Ministre DE L'AGRICULTURE ET DU DEVELOPPEMENT
RURAL

PAR DAF

Cher concitoyen,

C'est en réaction à votre communiqué de presse daté du 14 février 2001 que je m'adresse à vous. Je le fais en toute sincérité et dans un esprit de citoyenneté constructive. Je le fais parce que, membre de ce peuple djiboutien auquel vous destinez votre déclaration, je me sens concerné.

Vous affirmez dans le texte en question force choses qui ne vous honorent point.

En clair, vous vous dites parti politique et revendiquez le monopole du sigle FRUD comme une marque déposée, déniant de le droit d'en user au Front pour la Restauration de l'Unité et de la Démocratie (FRUD), mouvement d'opposition armée présidé par Monsieur Ahmed Dini Ahmed et signataire de l'accord-cadre du 7 février 2000 à Paris avec le gouvernement auquel vous appartenez. Accord dont la mise en œuvre fait l'objet, vous le savez bien, des difficiles négociations engagées voilà dix mois entre les deux parties.

Comme partie signataire de ce que vous avez appelé les " accords de paix du 26 décembre 1994 ", vous nous avez promis la paix et la reprise du progrès. Ni l'une ni l'autre ne s'est réalisée. La guerre a perduré, avec son lot de pertes humaines et de dégâts matériels. Quant à la reprise annoncée du progrès économique, social et politique, elle a revêtu la forme douloureuse de l'aggravation de la situation prévalant au moment de votre ralliement. La crise économique s'est durablement installée, la misère sociale généralisée et la négation démocratique perpétrée par le retour (autoritairement organisé) au système fossoyeur du parti unique.

Les seuls fruits de vos " accords de paix et de réconciliation de 1994 " consistent, pour tout dire, en quelques sinécures au profit de certaines personnes dont vous-même et en l'intégration de quelques autres dans l'armée, la police et l'administration.

Quant au " parti FRUD " dont vous avez annoncé la naissance avec fracas, je me demande, avec l'opinion nationale, où il est passé. Nous avons beau chercher son siège central, ses annexes locales, son organe de presse, sa vie de parti, nous ne trouvons rien qui vaille. En dehors de tel ou tel communiqué de circonstance, qui ressemble bien davantage à une commande du régime qu'à une prise de position autonome, et de quelques rares parutions de votre peu convaincant bulletin Liberté, rien ne nous est perceptible qui soit digne d'une organisation politique vivante. Point de meetings ni d'autres réunions publiques, alors même que, contrairement à nous autres forces crédibles (et donc craintes) de l'opposition, le pouvoir ne paraît pas vous interdire d'activités. Vos rares apparitions publiques se font dans le cadre des manifestations électorales ou occasionnelles du RPP. Vous semblez du reste si " reppéisés " que vous nous donnez la très forte impression de ne subsister que par et pour cette formation d'un autre âge. Y compris à travers votre sigle qui sort rarement séparé de celui du parti au pouvoir. RPP/FRUD, voilà ce que nous voyons ou entendons généralement : votre communiqué d'hier ne s'accompagne-t-il pas, pour ne pas dire plus, d'un texte signé RPP-FRUD où le prince confirme la commande ?

N'est-ce pas d'ailleurs pour tirer les conclusions d'une évidence sur laquelle le régime s'est vainement voilé les yeux qu'il s'est finalement résolu à traiter avec le FRUD authentique, qui est resté activement fidèle à la lutte armée pour la concorde civile et la démocratie réelle, et à engager avec lui le processus de paix initié par l'accord-cadre du 7 février 2000 ? Nous ne pouvons, à cet égard, nous retenir de vous rappeler que c'est sous la plume de l'un de vos " amis politiques ", un certain Ali Guelleh, que vous reconnaissez comme votre " secrétaire général adjoint ", que le pouvoir a signé le dit accord-cadre avec un FRUD (toujours armé) dûment représenté par, son président Ahmed Dini. Ce qui n'est pas, vous en conviendrez, le fruit du hasard.

Cher concitoyen, il est inutile de vouloir continuer la comédie ridicule d'une mascarade d'une autre époque. La politique, et l'expérience humaine nous le démontre abondamment, n'est pas une affaire de sigle sans substance, ni de titre creux, ou encore moins d'appétit matériel ; mais une chose bien plus sérieuse. L'engagement politique suppose la foi en un idéal et l'offre d'un projet de société sous-tendu par les valeurs auxquelles l'on croit. La politique n'est pas une vulgaire affaire d'ambition alimentariste mais une exaltante question d'idées porteuses d'harmonie et d'avenir. En politique, il s'agit noblement de servir la cité, non de s'en servir. Sous le contrôle incontournable du peuple souverain que l'on sert avec abnégation parce que l'on est habilité par sa passion.

Or, ce peuple est là qui nous observe et nous connaît. Ce peuple-là, ce sont ces jeunes et moins jeunes qui en ont assez de la démagogie à deux sous, du mensonge grossier, du mépris des simplets et de la politique prédation. Ce sont ces citoyens et citoyennes, les nôtres, déterminés, sous leurs apparences trompeusement assoupies, à recouvrer leur liberté confisquée et leur dignité bafouée. Ce sont ces yeux grand ouverts qui nous regardent et jugent. C'est ce regard sous lequel tout serviteur public digne de ce nom ne saurait être qu'un humble et vrai.

Cher aîné, loin de moi toute idée de vous seriner des leçons. Mon modeste propos n'est que de vous suggérer, avec la spontanéité de la concitoyenneté sincère, un supplément d'humilité et son pesant de vérité. Envers vous-même et votre peuple.

Très concitoyennement à vous.

Lettre publiée dans l'hebdomadaire d'information et d'analyse " ENSEMBLE ".
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12/02 Front pour la Restauration
de l'Unité et de la Démocratie
F.R.U.D

Djibouti le 12 février 2001

COMMUNIQUE DE PRESSE


Dans le cadre de la finalisation de l'Accord-cadre du 7 février 2000, une importante délégation du FRUD s'est rendue à Djibouti et a entamé avec la partie gouvernementale, au sein de quatre commissions paritaires, les travaux de concrétisation des différents points dudit Accord-cadre. Pour donner à ces travaux toute la sérénité nécessaire, et dans une culture politique locale qui conçoit la parole comme une agression et la liberté comme une menace, la délégation du FRUD a observé un mutisme total et refusé d'alimenter par quelque indiscrétion que se soit toute spéculation nuisible à la paix des esprits.

Il n'est pas dans les habitudes du FRUD de verser dans l'invective et la polémique stérile qui ne seraient d'aucune utilité dans le déroulement des pourparlers. Par contre, il est impératif de clarifier le contexte actuel car ni notre Peuple ni la communauté internationale ne comprendraient qu'en plus des indéniables difficultés qu'il rencontre, le processus de paix s'enlise dans des dérapages aussi futiles que dangereux. Les propos de notre Représentant en Europe et la réponse du Ministre de l'Intérieur appellent de notre part la mise au point suivante.

- Comme l'a affirmé M. MOHAMED KADAMY, le déroulement des négociations en cours connaît des difficultés, la preuve en étant que 10 mois après le début des travaux, l'on n'est pas encore parvenu à l'accord et qu'au lieu de cela apparaisse une vive controverse à ce sujet : nier les réels, nombreux et importants points de blocage ne contribuera certainement pas à les aplanir comme nous le souhaitons :

- Notre Représentant n'a ni prétendu que les négociations étaient rompues, ni affirmé que le FRUD allait reprendre la lutte armée : il n'a fait que répondre à une question de journaliste en reconnaissant que rien n'était impossible. La partie gouvernementale ne peut ignorer que les discussions continuent et nous espérons, dans l'intérêt supérieur de la Nation, régler les différents points encore en suspens et rapidement aboutir à un accord global. La nature et l'importance des réformes ou concessions seront alors concrètement jugées, le cas échéant par rapport au statu quo actuel :

- Il n'est pas dans l'intérêt des discussions que la partie gouvernementale dénature les propos de notre Représentant en Europe et en prenne prétexte pour donner libre cours à un discours belliciste et au dénigrement puéril d'un des plus éminents membres du FRUD.

Conscient de l'ampleur de la tâche de Réconciliation et de Reconstruction nationales qui nous attend et que le Peuple attend de nous, le FRUD invite la partie gouvernementale à éviter toute polémique et à reprendre le déroulement normal des discussions avec le sérieux dont le FRUD a toujours fait preuve.

Le Président du FRUD
AHMED DINI AHMED

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BRUITS ET RUMEURS

22/02 L'AND en alerte maximum pendant trois jours dans la région d'Obock. 2.500 hommes participeraient à l'opération.

Les autorités gouvernementales craignent une attaque du FRUD ce week end. En effet, les résistants du FRUD n'accepteraient pas, dans leur grande majorité, l'annonce de la reprise des négociations, avec un nouveau délai ... Ils exigent les réponses concrètes qui ne sont pas venues. Le Gouvernement craint une attaque ce week end. En prévision, il a fait envoyer d'urgence 2.500 hommes qui se sont déployés dans la région d'Obock.

Il est prévu que 1.000 hommes soient ramenés à Djibouti d'ici trois à quatre jours, tandis que 1.500 devraient rester sur place.

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COURRIER DES LECTEURS
Nous reprenons le contenu intégral des lettres qui nous sont adressées.
Nous publierons aussi les messages des lecteurs qui souhaitent répondre.
L'ARDHD n'assume aucune responsabilité quant au contenu des messages de cette rubrique. Ils sont publiés sous la responsabilité entière de leurs auteurs.
L'ARDHD rappelle qu'elle ne soutient aucune action politique, ni aucun parti et qu'elle milite exclusivement en faveur de la Paix et des Droits de l'Homme.
Pour des raisons de sécurité, les messages sont publiés sans les noms des auteurs (sauf demande formulée avec précision par l'auteur)


Note de l'ARDHD : à la suite de la publication de la lettre injurieuse du MJOD, plusieurs lecteurs nous ont adressé leur réaction que nous publions sans commentaire, car elle se suffisent à elles-mêmes :


Je viens de lire "l'article" du MJOD et cela m'a laissé perplexe.

Je m'explique, si le MJOD "savait que vous faites cela pour vous distraire et rire du malheur des djiboutiens. ","dans votre riducule journal", pourquoi diable vous envoyaient-ils leur salades? Ils n'avaient qu'à ouvrir leur site pour y cracher leur bave.

Dire que Mr Schaal avait "peur de dire la vérité ", franchement je pense que c'est se foutre de la gueule du monde.. .en France, on a le DROIT de dire ce que l'on pense (sans aller jusqu'a la diffamation bien sur) sans craindre de représailles !

Dire de Schaal "vous n'êtes même pas un djiboutien" je répondrai que votre maitre ne l'est pas non plus !

Dire "Ceux qui vous écrivent sont des exclus du peuple et ils rodent dans les faubourgs de la France." Je me demande si ce n'est pas plutot votre maitre qui les a exclus.

Enfin, je voudrais vous poser une question : mais où avez vous trouvé les sabres que vous voulez degainer ? Votre ministre ne les a pas encore confisqués ou a-t-il fait une exception pour vous ?

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Samantar Miguil pourrait-il soutenir le MJOD ?

Enfin la Liberte decouvre la vraie nature du MJOD.

Rappelez vous, dès que les informations sur le problème de Guelleh à Ottawa ont filtré, le MJOD a répandu des doutes sur la credibilite de ces infos.

En fait, après enquête, il se révèle que le MJOD est un petit groupe de Gadabgoursis d'Ottawa qui a pour but de créer une haine tribale au Somaliland voisin.

Ce groupe est aidé financièrement par Samatar Miguil, l'homme qui touche deux bourses sans aller à la Fac, et qui est l'homme lige de la propagande de Guelleh au Canada, et frère de l'épouse du ministre des finances de Guelleh..

Pendant que les fonctionnaires ne sont pas payés, les proches du regime comme Samatar Miguil recoivent des milliers de dollars par virement rapide Western Union.

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16/02 les méthodes du MJOD ne faisaient que nuire au combat sérieux que mène l’opposition démocratique djiboutienne

Je suis content d'apprendre que je n'avais pas si tort quand j'avais réagi à un article du MJOD (voir La Liberté, bulletin n°31). J'exprimais en substance dans ma missive le danger que pouvais susciter pour l’opposition nationale des propos à l’emporte-pièce du MJOD : dérive antisémite, implication explicite des personnalités politiques françaises et des hautes personnalités de l'opposition nationales dans les tribulations du système guellhéen moribond, ceci sans la moindre preuve formelle.

Au jour d’aujourd’hui, si l’appartenance du MJOD aux mouvances gouvernementales n’est pas établie d’une façon catégorique, je reste personnellement dubitatif là-dessus, il n’en demeure pas moins que ses méthodes consistant à diviser l’opposition djiboutienne par des procédés malhonnêtes (usurpation d'identité et faux scoops contre IOG) n'aidaient en rien la cause du peuple djiboutien. Sans oublier non plus qu'elles semblaient participer de stratégies du système guellhéen déjà éprouvées, mises en places par le pouvoir djiboutien pour briser toute veilléité d'opposition et dont IOG est devenu le maître d’œuvre.

De toutes les manières, les méthodes du MJOD ne faisaient que nuire au combat sérieux que mène l’opposition démocratique djiboutienne et mettaient en danger sa crédibilité aux yeux de l'opinion nationale et internationale. Et rien qu'en ce sens je me réjouis de la mise à l'écart momentanée du MJOD des publications de liberté-aref jusqu'à ce qu'ils puissent nous démontrer leur bonne fois et le leur sens de responsabilité dans la lutte que nous devons tous mener contre la dictature finissante d'IOG.





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16/02 Et si on proposait à Guelleh, une rente
pour qu'il quitte le pouvoir ?

Salutation a tous les djiboutiens et djiboutiennes.

Ca me fait chaud au cour de voir le courage que vous mettez a informer de manière impartialle, soutenue et volontaire tous les enfants du pays repartis aux quatre coins du pays.

Malheureusement notre pays comme bien d'autres pays africains doit subir les affres d'une dictature qui compense son manque d'imagination par une cruauté envers les innocents. Pour résumer Guelleh a copié l'exemple de Siad Barre de Somali pour son bénéfice.

Espérons que Allah nous évitera le sort de nos voisins une fois qu'il sera parti. Le temps de monsieur Guelleh va bientot finir, beaucoup plus tôt que prévu. C'est pourquoi il faut nous regrouper, chercher des solutions et préparer la sortie du dictateur.

L'alternative serait un chaos dans notre pays si cosmopolite et ?ou encore une occupation étrangère. C'est pourquoi il nous faut consulter les pays voisins pour nous conduire une consultation inter djiboutienne honnête et mettre sur pied un gouvernement de transition pour préparer des élections qui seront cette fois non truquées.

L'Ethiopie ou plus vraisemblablement le Somaliland serait disposé a soutenir une telle
action. On ne peut pas faire l'économie d'une telle action car la passivité aurait des répercussions semblables a celle vues en Somalie, car le système cherche à semer les graines de la discorde entre les diverses communautés de notre pays.

Sahra M.
ATLANTA GEORGIE USA.


P.S Comme Guelleh tient à son poste en raison de l'argent qu'il accapare, nous pourrions lui proposer une rente pour qu'il parte, un peu sur le modèle de l'argent qu'on donne pour les nouveaux nés ?

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17/02 Et si Ali Mohamed DAOUD
visait le poste de Premier Ministre ?


Apres le recent discours d'Ali Mohamed Daoud, je me demande s'il ne convoite pas le poste de premier ministre.


La seule chose que j'accorderai a IOG c'est son talent pour diviser meme les mouvements les plus solides...ou pour parler franc, la seule chose que je reproche a l'opposition c'est son manque de confiance entre les membres meme qui la compose.


Si par malheur A.M.Daoud vendait son ame au diable (ce qui est deja entamme), je lui souhaite bonne chance pour ce poste figuratif, pour ne pas dire de lèche-bottes, certes bien remunere mais oh combien a double tranchant...la revanche, le sursaut politique populaire est en marche !
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17/02 Pourquoi tant de haines ?

Personnellement je n'ai jamais compris les comportements de certains dirigeants du frud. Pourquoi tant de morts des deux cotes, pourquoi tant de femmes violees, tant de haines,tant de miseres pour en arriver a ce stade.Pourquoi Ougoure qui a souffert, a-t-il accepte de se soumettre a IOG. Ils auraient pu attendre sa propre chute. Il me semble que tout ceci n' a pas de sens. Je comprends pourquoi la France soutien IOG car apres tout notre comportement est du "monkey buisness".

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18/02 VOS PUBLICATIONS SONT TROP ORIENTEES EN FAVEUR DES AFARS.


Je vis depuis 13 ans au Canada et depuis 2 ans, je reçois chaque semaine le bulletin Liberte-Aref. Je trouve que vos informations ne sont pas très objectives. Je me demande parfois si le journal défend spécifiquement la cause Afar ou le peuple djiboutien dans son intégralité. Pour vous, tous les Issas seraient les prisonniers de Ismail Omar Guelleh (que je ne supporte vraiment pas !).

Tout récemment, vous avez parlé l'ex-ambassadeur de Djibouti à Paris, qui serait d'après vous un prisonnier du système....


Au temp de la colonisation, il y avait des personnalites Afars, dont certains sont encore vivants aujourd'hui, qui ont contribué au massacre du peuple Issa : Ali Sileh, Ali Aref, et bien d'autres qui n'ont jamais encore été jugés.

Alors s'il vous plait, essayez d'équilibrer vos informations.

A.D.

 

Note de l'ARDHD :

Merci, cher lecteur, de nous avoir fait part de vos remarques.

Il est vrai qu'à l'origine, notre journal a défendu avec force, tous les prisonniers politiques car, il faut bien l'admettre, ils étaient surtout Afars.

Cela dit, nous sommes aux côtés de tous les djiboutiens de l'opposition actuelle et vous pouvez constater que de nombreux Issas et d'autres ethnies s'expriment librement dans le journal. De nouveaux prisonniers politiques sont à Gabode et ils ne sont pas Afars ; cela ne nous empêche pas de veiller au Respect des Droits de l'Homme en ce qui les concerne, quels que soient leurs actes ou responsabilités. (Cf de nombreux articles sur leur situation en prison)


Nous ne nous voulons pas nous attacher à déterminer les origines tribales de chacun, car le tribalisme n'est pas notre 'tasse de thé' et de plus, n'ayant pas une connaissance suffisante des liens et appartenances tribales, nous nous interdisons de rentrer dans ce jeu. Il y a eu un passé et des responsabilités et vous avez raison de le souligner.

Mais aujourd'hui les hommes à la barre et les responsables du système et du pillage sont majoritairement (mais pas uniquement) du côté Issas. Ils sont notre cibles, non pas en raison de leur appartenance ethnique, mais de leurs actes journaliers.


Quelle est la priorité aujourd'hui ? Donner au peuple djiboutien la liberté, la paix, la justice et la démocratie et lui permettre de retrouver des moyens d'existance normaux dans une économie qui pourrait se reconstituer. C'est à cela que nous essayons de contribuer.
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19/02 En tant qu´Issa je regrette qu´un autre Issa ait formulé ce genre de propos.

Sur bulletin N° 36, en cours, j'ai découvert qu'un compatriote était déçu de la manière dont le journal La Liberté défend et informe le monde entier sur la cause des Afars de Djibouti, parfois au détriment de la cause Issa.

En tant qu´Issa je regrette qu´un autre Issa ait formulé ce genre de propos.

Il n'est de secret pour personnes que les Afars de Djibouti ont été privés de leurs droits fondamentaux depuis l´indépendance.

La répartition des postes ministériels ou des sièges parlementaires qui avait été signée entre Hassan Gouled l´ancien Président de la République et l´ancien Président du Conseil M. Ali Aref Bourhan à la veille de l´indépendance n´a pas été respectée. Elle a même été bafouée dans son intégralité et considérée comme nulle et non avenue par une poignée de gens issue du clan Issa.

Le quota des postes ministérielles et parlementaires avait été fixé à 60% pour les Issas et 40% pour les Afars. Les Afars n'ont jamais contesté les 60% attribués aux Issas mais par contre ces derniers ont augmenté sans cesse leur pourcentage jusqu'à détourner le rapport des forces politiques en leur faveur.

La donne du paysage politique et économique a totalement changé de visage et d´équilibre. Nous assistons au fiat que de moins en moins d'afars siègent dans le gouvernement ou au parlement djiboutien, contrairement aux accords signés entre M. Hassan Gouled et Ali Aref Bourhan.

Les afars, dans les gouvernements successifs de Gouled puis de Guelleh ne sont que des marionnettes manipulées par l´ensemble du clan et ils ne représentent pas les afars qui ont pris une part importante pour la libération de Djibouti

Une cohésion harmonieuse des différentes communautés vivant á Djibouti passe obligatoirement par la reconnaissance du droit à l´existence du peuple Afar de Djibouti comme composante de la Nation. Tous les Djiboutiens - toutes confessions confondues - reconnaissent les Afars de Djibouti comme citoyens à part entière et non comme des citoyens de seconde classe.

Alors qu'IOG s´apprête à instituer l´enseignement de la langue somalienne dans les écoles, nous demandons que l´enseignement de la langue Afar le soit au même titre.

Mon compatriote a fait allusion à des faits barbares qui auraient été commandités par M. Ali Aref et Ali Silay. Messieurs Ali Aref et Ali Silay n'étaient alors que de simples exécutants d'un ordre qui venait de Paris. Je peux ajouter aussi que M. Ali Silay Abakarie á exécuté sommairement ses propres cousin Afars pendant qu´il était dans la gendarmerie nationale de 70 á 77.

Nous n´avons pas besoin de fouiller les poubelles de l'histoire, mais je constate uniquement : "j´étais présent á Djibouti lorsque l´actuel colonel Omar Bouh Goudade le beau-frère d´IOG et actuel commandant de la FAR ( forces d´actions rapide ) a emprisonné puis fait passer sous la torture des familles entières : femmes, enfants âgés de 11 á 15 ans simplement pour obtenir des renseignements sur leur père qui était en fuite afin de rallier le FRUD".

19/02 Le Colonel Omar Bouh responsable d'actes de barbarie et de crimes contre l'humanité ?

J`étais même dans l´équipe qui a fouillé la maison des suspects. J'ai entendu en direct l'ordre du colonel Omar Bouh qui a exigé que l'on sépare les femmes de leurs enfants âgés de 3 mois à trois ans. Ces actes de terreur et de barbarie perpétrés contre les familles des opposants Afars méritent d'être reconnus officiellement : des excuses publiques doivent être présentées à nos concitoyens de la communauté Afar.

Monsieur Ali Aref n´a jamais séparé les femmes de leurs bébés de trois mois mais le colonel Omar Bouh Goudade l'a fait, lui, lorsqu'il était Lieutenant durant les années de 80 á 90.

Nous, les Issas de l´étranger, nous demandons pardon à nos concitoyens Afar de Djibouti et nous n'espérons qu'une chose, c'est de bâtir ensemble un véritable pays. Même si le chemin est parsemé d'embûches, sans compter les mines posées par la bande des deux "G".

Le colonel Omar Bouh Goudade mérite d´être jugé pour Crimes contre l´Humanité. Il devrait avoir à répondre des actes de génocide qu'il a commis lorsqu'il était Lieutenant, Commandant du camp militaire de Holl Holl.

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19/02 Histoire d'uranium
ou l'histoire de deux frères truands !


C' est l'histoire de deux frères truands qui se font attraper après qu'un crime ait été commis.

Separés dans deux cellules, on demande à l'un les raisons pour lesquelles, il a commis ce meurtre.

Il repond : Wallahi je n'ai rien fais ! demandez à mon frère !

"Le texte indique que « l’Etat-major des FFDJ se tient à la disposition des autorités de la République de Djibouti pour toute vérification en ce sens, ainsi que pour toute vérification de l’absence de munitions ou projectiles utilisant l’uranium appauvri »."



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19/02 REPRISE DE L'EMIGRATION DES FAMILLES DE DIRIGEANTS DJIBOUTIENS AU CANADA

Signe des temps, de plus en plus de fils de dignitaires du regime se refugient a Ottawa ces dernieres semaines. De nouvelles arrivees ont ainsi ete signalees au Quartier Caldwell ou residaient deja plusieurs fils de la nomenklatura Guelleh habitues aux virement Western Union

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21/02 LA SITUATION HUMAINE A DJIBOUTI
SUR LA VOIE DE L'ANEANTISSEMENT


L'enfant est brisé dans sa scolarité

L'enseignant est bastonné

Le syndicaliste est tabassé

Le serment du juge est bafoué

Le fonctionnaire est désabusé

Le vieux,le sage est "édenté"

Le commercant est saigné

Le député est mommifié

Par manque d'honneur le ministre est agenouillé

L'opposition est "cadavérée"

La libre expression est muselée

La démocratie est enchainée

La tradition,les coutumes abandonnées

La religion mal interprétée

La misère accentuée

Pour résultat la société a mal évolué

De ses devoirs l'Etat ne s'est point acquitté

Somme toute,le djiboutien est vraiment "maladié"

Et "Lui" vivote dans son blindé

Il a peur de la montée de la marée

Tout cela fait pitié!

A H / USA

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21/02 La bêtise à l'Etat pur : les apprentis sorciers (France et Djibouti) ont-ils programmé notre perte ?

En lisant l'article sur l'utisation des obus a l'uranium appauvri et le dementi des forces francaise à Djibouti, je suis parvenu à la seule conclusion possible, à savoir que notre disparition est programmée.

En effet, n'est-il pas etonnant que ni le gouvernement en place ni les opposants
de tout bord n'aient eu un sursaut, une réaction : c'est le silence totale. Bien sur on peut se tirer dessus mais on ne se mêle pas des affaires de Big Brother.


Les politiciens djiboutiens jouent le rôle que la France leur dicte. Si cette affaire s'etait passée ailleurs et lorsque cela s'est passé, la reaction aurait et a été differente, sauf que ?

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Les principaux responsables
d'actes de torture à Djibouti.

Maintenant que la justice pénale pourrait instruire (compte-tenu du jugement rendu récemment par la Cour d'Appel de Paris) les plaintes des victimes de mauvais traitement, d'emprisonnement arbitraire et de torture, nous rappelons à l'opinion publique les noms des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités par les victimes.

Parmi les tortionnaires les plus cités

  • Colonel Mahdi Cheikh Moussa,
  • Colonel Omar Bouh Goudade
  • Lieutenant-colonel Hoche Robleh
  • Commandant
    Zakaria Hassan
  • Lieutenant Ladieh
  • Lieutenant Mohamed Adoyta
  • L'aspirant Haroun
  • Le sous-officier Naguib
  • L'adjudant Tane
  • Kalifa
  • Wagdi

Certains se seraient déjà réfugiés à l'étranger (USA et Canada) sous de fausses identités, mais ils sont placés sous surveillance.

Nos informations sur la torture à Djibouti. et les récits des victimes

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NOUVELLES BRÈVES ET REVUE DE PRESSE


17/02 A LIRE DANS LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN n°938 du 17/02/2001


ETHIOPIE/DJIBOUTI : Un incident mineur mais significatif

Alors que le différend entre l'Ethiopie et Djibouti à propos des tarifs du Port autonome international de Djibouti (PAID) devrait s'apaiser suite à l'accord signé à Addis Abeba, le 10 février, sur une nouvelle tarification portuaire, un incident mineur a illustré l'exacerbation des relations entre citoyens de deux pays. (...) [Total = 2208 caractères]


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15/02 Journal " ENSEMBLE " pour le PRD
du jeudi 15 février 2001


Directeur de Publication : Daher Ahmed Farah (DAF

JUSTICE

LES DETENUS FNP DE GABODE EN GREVE DE LA FAIM


Les quatorze prisonniers FNP de la sinistre prison de Gabode, détenus pour les événements du 7 décembre 2000, sont en grève de la faim depuis mardi 13 février 2001. Motif : protester contre le harcèlement dont ils se disent victimes de la part de la hiérarchie de la Force Nationale de Police dont la toute puissance à Gabode est bien connue par tous ceux et celles qui y sont croupi.


Ces prisonniers pointent particulièrement du doigt un jeune officier supérieur auquel son retour fulgurant en grâce, après les événements du 7 décembre 2000, semble déjà monter à la tête. Ils l'accusent de pratiques tribalistes à leur encontre. Pratiques qui se manifesteraient par la composition de leurs geôliers et leur comportement à leur égard. " Il est omniprésent à la prison et va jusqu'à se faire remettre chaque matin les clés de la cellule du général Yacine Yabeh ", dénoncent-ils. Lequel général subissant, selon nos informations, des mesures d'isolement en flagrante violation des droits les plus élementaires des prisonniers : entraves répétées au droit de visite de sa famille, cellule sans cesse, plus isolée, harcèlement psychologique, etc.

Traitements d'autant plus graves que la santé de l'ex-patron de la police est des plus fragiles : diabète, insuffisance rénale, hypertension…. " Il a, plus d'une fois, frôlé la catastrophe ", soulignent ses codétenus FNP.

Avant d'ajouter que le harcèlement dont ils sont victimes va jusqu'à leur interdire de récupérer la nourriture à travers le trou du mur d'enceinte de la prison derrière lequel les familles se tiennent pour leur remettre les repas.

La situation est si grave que ces prisonniers ont protesté contre leurs conditions de détention auprès du juge d'instruction chargé d'instruire leurs dossiers.

Voilà de quoi le régime est capable, y compris à l'encontre de ceux qui, hier encore, le servaient. Et demain contre ceux qui aujourd'hui le servent. Car si, comme nous le montre l'expérience, les cibles changent, les pratiques, elles, perdurent. N'est-ce pas Abdillahi ?

Un conseil concitoyen : répète-toi souvent qu'au royaume de l'autocratie déchaînée une disgrâce est vite arrivée et l'on n'est jamais à l'abri de Gabode. Si fidèle et zélé que l'on se montre au prince et si durable que puisse paraître sa position présente. Aujourd'hui couvert d'éloges, demain accablé de reproches, telle est la logique qui préside à l'exercice du pouvoir autoritaire.

Alors un peu de retenue dans l'observation des ordres d'ostracisme…..


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10/02 The Republican, a weekly English language publication based in Hargeisa,
Somaliland. Chief Editor: Yusuf Abdi Gabobe. Issue 148, Feb. 10,2001.
Telephone: 253-22-3326, Fax: 252-213-4501, Email: jamhuuriya@yahoo.com


Interview with Yusuf Garad, Editor of the BBC Somali Service

It was towards the end of 1999 when President Ismail Omer Gelleh of Djibouti had disclosed for the first time his plan to convene a "Somali national reconciliation conference". Over 600 people attended the "reconciliation conference" which opened in Arta, Djibouti, on May 2000. President Gelleh and his top aides selected most of the participants. The Arta gathering culminated in the installation of a new central
government for Somalia with Abdi-qassim Salad appointed as its President.

The outcome of the Arta meeting was however rejected by most of Somali communities living in the failed state of Somalia. The Somali Service of the BBC, whose daily news broadcasts are followed by millions of Somalis living in the Horn of Africa as well as in the Diaspora, made an extensive coverage of the Djibouti - led initiative. However many Somali listeners especially those opposed to the Arta conference felt that their views were being suppressed by the BBC's Somali section, accusing the broadcasting service of running a propaganda campaign for the
promotion of the Djibouti initiative. Most of the critics cited Yusuf Garad, head of the Somali service and a close relative of Abdiqassim Salad, as being responsible for the alleged pro-Arta BBC broadcasts.

Yusuf Garad was in Hargeisa last week on an official assignment. On Monday Jamhuriya & The Republican interviewed him.


Excepts:

Q: It is slightly over one year since you have become head of the BBC Somali section. Many listeners have been however complaining that your Radio no longer observes impartiality and objectivity in imparting information. How would you respond to such criticism?

A: I know that some people blame me for that. But I'm not sure if they are that many as you have just mentioned. Besides, I haven't seen any survey establishing how really wide-spread are the complaints from the audience. Of course my appointment as head of the Somali section coincided with a time when political instability in Somalia has
deteriorated further. It has been a time when not only Somalis but also even countries in the region and far beyond got divided over the Djibouti [Arta] conference. So there were many instances when a certain thing [information], which could have possibly pleased a particular group of people, would have infuriated others.

Q: But many of your listeners here, as reflected in letters from our own readers, have been upset by what they consider the massively anti-Somaliland and pro-Arta faction tone of the Somali service. Is there anything special between you and Qassim faction?

A: I don't know of anything special between the Abdiqassim and me. I work for the BBC and can only respond to questions concerning the BBC. As for the alleged anti-Somaliland tone, I wish to bring to your attention that I'm not a program producer.
We have also our own correspondents who are based inside the country. For example Ahmed Saeed Ege is our man in Hargeisa. He mostly does most of our news coverage on Somaliland. There are also program producers who work on shift basis. On top of that we have senior supervisory staff. My work essentially deals with administrative affairs with some occasional participation in the programs.

Q: why you carry most of the interviews with leaders of the Arta faction personally?

A: Interruption by Adam Nuh Dhule, Senior program producer at the Somali Service....... I think you should be more specific in your questions rather than focusing on Abdiqassim.

Q: Question to Mr. Garad ... in your most recent interview with him, Adam Gabyow claimed that he has done no wrong to anybody. As you are already aware, Gabyow is a suspected war criminal wanted in Somaliland. Why you missed to ask him for a response to the charges that he took part in the atrocities committed against civilians in Somaliland?

A: I admit that this question should have been asked. May be this has resulted from the pressure created by the time constraint (only 5 minutes) and the fact that the topic of the interview didn't focus Somaliland.

Q: In your news bulletins one can easily detect a tendency to conceal or belittle setbacks encountered by the Arta faction versus a consistency to exaggerate minor incidents that occur in peaceful areas in the former Somalia. For example last year's Dec. 21 demonstration in Buroa, which was reported in your headline news of the day while the Oct. killing of Gen. Talan in Mogadishu and the subsequent series of kidnappings involving Arta faction Mps were either suppressed for relatively a long
time or never reported at all.



A: We have no right to suppress or delay any news. I don't re-call how we have reported the killing of Talan. I can only remember that it wasn't included in our afternoon news. May be it has taken longer to verify the incident. But I can't give now a concrete explanation.

Q: Despite the frequent violations of human rights in Djibouti, yet the Somali section doesn't pay attention to the situation there. Why?

A: Djibouti is within the scope of the areas we are mandated to cover. But if you would like us to say that a contingent of Djibouti troops, as has been recently published in Jamhuriye, have crossed the border and are stationed in the no-man's land between Somaliland and Djibouti, well, we can't report that. Because there aren't any troops. But we do report on what happens inside Djibouti just as we did during the last
coup attempt.

Nuh Dhule interrupts......... I think you guys want to drive the message home that Yusuf Garad is pro-Abdiqassim. I think this is unprofessional. I recall that many years ago during the Siyad Barre era [1983], Yusuf Gabobe [Editor of The Republican], was among a group of people arrested in Qatar*. After reporting the incident however, we [the BBC] were accused of being sectarian. One can make errors in the course of the
profession but that can't be associated with one's clan background. After all, you know that Yusuf Garad and I belong to two different clans.

Q: Don't you think that your response to our questions might clarify the current public controversy surrounding your program?

A: Yusuf Garad answers... Yes I think it is useful, though your Journal had to a large extent been responsible for stirring the current negative public attitudes towards the Somali Service.
_________________
*Mr. Nuh Dhule is referring to the arrest and subsequent deportation of a group of SNM activists, including Yusuf Gabobe, by the Qatari government at the instigation of Siyad Barre's regime.


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ADI/DJIB/748/255 MOTS
DJIBOUTI/FRANCE



Les Forces françaises à Djibouti
démentent toute utilisation d’uranium appauvri


DJIBOUTI-(ADI)-18 février- Dans un communiqué rendu public samedi par l’ambassade de France à Djibouti « l’Etat-major des Forces Françaises stationnées à Djibouti dément formellement toute utilisation de projectiles à l’uranium appauvri à Djibouti », rapporte l’Agence Djiboutienne d’Information.

Le document ajoute « qu’aucune munition utilisée aujourd’hui ou dans le passé par les FFDJ à Djibouti ne contient de l’uranium appauvri à Djibouti » avant de préciser que « le porte-parole adjoint du Ministère français de la défense a pareillement démenti formellement le 15 février toute utilisation d’obus à l’uranium appauvri par les Forces françaises à Djibouti ».

Le communique rappelle que « le complexe de tir de Myriam est employé dans le strict respect des accords de défense liant la République de Djibouti à la France ».

Le texte indique que « l’Etat-major des FFDJ se tient à la disposition des autorités de la République de Djibouti pour toute vérification en ce sens, ainsi que pour toute vérification de l’absence de munitions ou projectiles utilisant l’uranium appauvri ».

Et le communiqué de conclure que « les Forces françaises stationnées à Djibouti renouvellent leur volonté de poursuivre leur mission en toute transparence, et en étroite coopération avec les autorités djiboutiennes ».

Dans sa livraison du 26 janvier, l’hebdomadaire français Le Nouvel Economiste avait affirmé que « l’armée française teste massivement ses obus-flèches à l’uranium sur le champ de tir de Myriam, à quelques kilomètres à l’ouest de Djibouti ».

ADI-09H05 GMT-18 FEVRIER 2001



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19/02 LE TRISTE SORT RESERVE AU SYNDICALISME
(Extrait du journal Al-Wahda)


Le régime djiboutien s'est doté de sa première constitution, malgré lui, le 4 septembre 1992. Celle-ci reconnaît clairement dans son préambule la liberté syndicale, notamment le droit de grève et le pluralisme syndical. Toutefois, cette reconnaissance est limitée dans les faits, sinon reniée. Car, s'il est vrai que les travailleurs djiboutiens ont pu se doter d'une Centrale Syndicale Libre et Indépendante comme l'UDT créée en 1992. Le régime en place ne laisse aucun syndicat exercer librement ses activités. Dans la réalité les droits syndicaux sont bafoués et les dirigeants syndicalistes licenciés, traqués.

La seule concession faite par le régime est d'avoir permis une existence théorique à deux centrales syndicales (UDT et UGTD) tout comme aux partis politiques d'opposition dit légalisés. " L'ouverture " annoncée, en fait, n'était qu'un leurre, un entracte simulé dans le but de redorer le blason et l'image ternie d'un régime, avant tout, soucieux de son paraître aux yeux de la communauté internationale.

Ce n'est point étonnant qu'un régime qui se complaît dans les apparences, favorise le présentable plutôt que le viable et, se consacre dans tout ce qu'il entreprend à ne considérer que la forme au détriment du fond. Bref, un système politique qui, de par sa nature, est incapable de se reformer encore moins, de se remettre en cause, un temps soit peu.

Et pour cause, la période de grâce n'aura été que de courte durée. Elle ne résista guère à la première crise sociale sérieuse, survenue dans la pays en Septembre 1995, à la suite de la grande grève générale déclenchée par l'intersyndicale UDT/UGTD pour protester contre une loi de finances antisociales.

Cette loi de finance concoctée unilatéralement par le gouvernement, et non comme le prétendait celui-ci, sur les conseils des institutions de Brettons Woods (Banque Mondiale/FMI).

Une loi, d'ailleurs anticonstitutionnelle, qualifiée par les travailleurs de scélérate, et qui fut à l'origine des réductions drastiques des salaires de l'ordre de 40 à 60 %.

Lors de cette grève générale et légale qui paralysa le pays du 06 au 23 septembre 1995, la répression fut systématique et généralisée à l'encontre de tous les travailleurs en général et des dirigeants syndicaux en particulier. Par centaines, les travailleurs en grève et leurs dirigeants furent brutalisés, arrêtés, menacés, incarcérés et licenciés, sans autre forme de procès.

De facto, le syndicalisme libre et indépendant fut décrète subversif et presque tous les dirigeants des centrales et syndicats affiliés furent l'objet de licenciements massifs. Dès lors le mouvement syndicat fut confronté à des forts obstacles majeurs et risques permanents de telle sorte, que l'exercice de toutes activités syndicales, devint presque impossible voire dangereuse.

En outre, tout a été fait pour couper toutes ressources aux dirigeants syndicaux déjà révoqués de leurs fonctions et ceci, aux fins avouées et évidentes de les plonger dans un état de dénuement complet qui, ne leur laisse qu'un choix : se soumettre au régime en reniant leurs principes ou fuir le pays, abandonnant ainsi la lutte, étrangers sous des cieux plus "clément ", comme certains l'ont d'ailleurs déjà fait.

Dans l'un comme dans l'autre des cas. Il s'agit de mettre une croix à l'engagement syndical ceci étant l'objectif recherché par le régime.

D'autre part, l'extrême indigence matérielle de l'institution syndicale, dont le gouvernement s'est également évertué à tarir toute les ressources de financement, devint un handicap majeur supplémentaire.

Toutes les initiatives de conciliations entreprises de part le monde (tant de la part des organismes des nations unies tels que l'OIT, l'OAT, que des organismes syndicals internationaux dont la CISC, l'ORAF, l'OUSA, la CISA, la CGT/FO, la CFDT etc…) pour ramener le gouvernement djiboutien à de meilleurs sentiments à l'endroit du mouvement syndical, furent vaines, devant l'intransigeance bornée du régime en place.

Les promesses d'accéder à la normalisation syndicale dans le respect des droits syndicaux et des normes internationales du travail (ratifiées dés 1978 auprès du BIT par notre pays), comme les engagements de régulariser la situation des dirigeants syndicaux licenciés et de leur mouvement étouffé (en les rétablissant dans tous leurs droits pertinents, réitérés à plusieurs reprises par le gouvernement lors de chaque arrivée des missions internationales de bons offices) demeurant également lettre morte.

De plus, non seulement il n'y a eu aucune évolution de nature à débloquer un climat social extrêmement tendu et en crise durant toutes ces dernières années de règne de l'ex président (HASSAN GOULED), mais il s'est avéré que la situation syndicale et sociale s'est plutôt considérablement détériorée et empirée, faisant même regretter le déplorable précédent statu quo ante. Sur ce plan, depuis l'investiture de son successeur.

A peine, trois mois après sa prise de fonction, il s'ingénia avec un acharnement sans précédente contre " l'inadmissible présence " selon lui, d'un syndicalisme libre et indépendant qui, à ses yeux, ne doit plus avoir droit de cité.

Aussi, pour l'entremise du Ministre de l'Emploi et la Solidarité Nationale, organisa -t-il un Coup d'Etat syndical à la faveur duquel, de pseudo dirigeants syndicaux, totalement étrangers au monde syndical et à la botte du régime, furent nommés le plus illégalement du monde, à la tête des deux centrales UDT et UGTD.

Un coup de force caractéristique des violations très grave des droits syndicaux, dénoncé par la CISL, et condamné unanimement par les institutions syndicales internationales, ainsi que par le BIT qui finit par invalider ces grossières nominations et mises en scène aussi ridicules qu'irresponsables. Ces pseudo-dirigeants furent d'ailleurs expulsés de toutes les réunions syndicales internationales (en Afrique du sud, Syrie, Côte-d'Ivoire, pour ne citer que celles-là), auxquelles le régime a tenté de les convier à ses frais (billets d'avions et fortes prises en guise de frais de séjour), aux lieux et places des dirigeants légaux et légitimes, empêchés de voyager bien que munis des invitations nominatives et conformes à ces assises, envoyées par les organisateurs.

De plus les sièges, les boites postales et les avoirs bancaires, ainsi que les cotisations syndicales collectée à la base, furent saisies et confisquées, au profit de ces alibis syndicaux du pouvoirs, unanimement rejetés par tous les travailleurs et par leurs syndicats de base qui demeurent affiliés aux centrales légitimes, fidèles à leurs principes et engagements.

Jusqu'à présent, le gouvernement djiboutien, bien que ses tentatives de manipulations éhontées essuyèrent un échec cuisant, lequel a achevé de tenir sa crédibilité, déjà fort mal en point au niveau international, semble résolu à se rattraper in-extremis à la faveur d'une énième mission du BIT venu à Djibouti vers fin 1999, pour le raisonner. Celui-ci ne s'est, pourtant pas décidé concrètement à accéder aux recommandations répétées du BIT.

Au contraire, il s'entête, comme à son habitude dans son intransigeance déplacée et irresponsable, à se confiner dans un mutisme complet. Un mutisme fort révélateur de sa mauvaise foi, comme de son incapacité flagrante à respecter ses engagements.

Comment peut-il d'ailleurs les respecter alors qu'il ne respecte même pas sa propre constitution, ses propres lois et règlements qu'il a lui-même édicté ?

Aussi, la normalisation tant attendue de la vie syndicale est-elle loin d'être à l'ordre du jour ? Elle ne le sera pas davantage dans un proche avenir, tant que le régime ne se résoudra pas à appliquer intégralement et effectivement les recommandations du BIT relatives tant à la réintégration des dirigeants syndicaux licenciés qu'à la réhabilitation du mouvement syndical libre et indépendant, incarné par l'intersyndical UDT/UGTD. Quitte, à demeurer longtemps encore au banc des accusés, et en marge des nations démocratiques et libres. Certes, le régime privilégie la fuite en avant plus que jamais embourbé dans ses dérives autoritaires.

Une telle animosité à l'égard d'un mouvement syndical légalement établi, et qui de surcroît n'agit que dans le cadre et les limites des lois et règlement en vigueur, conformément à la constitution, est à notre avis caractéristique d'un régime hostile et rebelle à toute forme de droit et de liberté, réfractaire à toute forme de progrès social et humain.

La question qui se pose est par conséquent, car d'actualité : Un régime aussi autoritaires et antidémocratique qui ne daigne même pas négocier et encore moins faire des concessions sociales et composer avec un mouvement syndical aussi pacifique, peut-il en toute logique s'entendre, faire des concessions d'ordre politique et composer avec son opposition armée, pour respecter ses propres engagements ?

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19/02 La face cachée de l'OPS (Suite)

Concernant l'OPS (Organisme de Protection Sociale), le redressement n'était ni une bénédiction, ni une malédiction ! C'était tout simplement un état de fait (inévitable), que la situation financière de l'ex CPS-SMI portait en germe. Malheureusement, dans notre pays aucun secteur n'échappera au redressement, et ses adversaires eux-mêmes se meuvent dans son champ malgré, bon gré. Et pourtant, à l'OPS, le redressement tant attendu et espéré se révélait, en définitive, être une entreprise de destruction sociale.

Dira-t-on pour autant, que le redressement est dérisoire ? Hélas oui ! Et le peu de résultat et le fruit des licenciements massifs et abusifs des salariés (plus de 250 personnes) qui, ont presque tous gagné leurs procès qu'ils ont intenté à l'OPS, de près de 2000 ex-retraités, à qui on a supprimé abusivement, par le biais d'une loi rétroactive (vraiment rare dans l'histoire législative de notre pays) leurs maigres pensions et les a abandonné dans un univers de peur et de récurrentes misères. A cela s'ajoute, la baisse abusive, injustifiée, de l'ordre de 20% de toutes les rentes d'accidents de travail, sans même que soit prise la peine de consulter (même pour avis) la Commission d'Attribution des Rentes (CAR), seule habilitée et compétente en la matière. Sans parler, aussi bien sûr, (par souci de bon sens et de protection sociale) de la prise en considération des conditions matérielles et morales des victimes d'accidents de travail à qui sont destinées les rentes au titre de répartition et de dédommagement des préjudices subis.

Sans parler aussi, des milliers d'assurés, dont les dossiers sont en souffrances depuis des années, victimes d'accidents de travail qui, faute de mieux, ne désespèrent pas d'attendre (jusqu'à présent malheureusement) une hypothétique' attribution de rente accident de travail. Alors que le redressement de l'OPS est supporté par les salariés (victimes des licenciement abusifs et massifs), les retraités (près de 2000 personnes à qui on a supprimé purement et simplement les pensions), les titulaires d'une rente (à qui on a supprimé 50% de leurs rentes), et les agents conventionnés de l'Etat qui, n'ont pas pu bénéficier d'une pension depuis plus de trois ans. Par contre, la Direction de l'OPS se permet de diffuser sur les ondes de la RTD aux frais des assurés sociaux, un message publicitaire (osé dans pareilles circonstances) " préservons la protection sociale ".

Mais s'est-on demandé qui est-ce qui veut en réalité, la destruction de notre système de protection sociale ? Qui dispose sans retenue les fonds sociaux ? Répondre à ces questions simples équivaut à prévenir la préservation réelle de notre système de protection sociale.

Convenons tout de même, qu'on ne peut être en situation de " redressement " pour laquelle les assurés sociaux et les retraités payent un lourds tribut, et se permettre de renouveler deux fois le parc automobile de l'OPS, conclure des marché de gré-à-gré, contrairement à ce que prévoit la loi en pareil circonstance (sans appel d'offres), de plus de 120.000.000 FD, de brader le patrimoine mobilier de l'OPS à savoir les matériels dentaires ou les voitures utilitaires, voire tout terrain, ou encore de bailler, pour moins que rien, le patrimoine immobilier de l'OPS. Et pourtant, personne ne s'offusque, personne ne dénonce un tel abus de pouvoir, et personne n'essaye d'y remédier à un tel forfait.

Pourquoi ? Est-ce-que c'est innocent ? Pourquoi ce silence ? Qui sera demain responsable d'un tel " crime " ? Pourquoi ne prend-on pas dès maintenant des mesures préventives ?

En effet, les responsables politiques d'aujourd'hui ne pourront pas plaider l'ignorance ou l'innocence. Leurs indifférences à l'égard d'une telle situation les rendent complices de la Direction de l'OPS.

" Les messages publicitaires diffusés sur les ondes de la RTD sont en réalité
destinés à financier sur les fonds sociales le budget de la RTD, devenue récemment
autonome et déficitaire " reconnaît un cadre de l'OPS qui souhaite garder l'anonymat
pour des raisons que l'on comprendrait aisément. Ce dernier rajoute " le Directeur de
la RTD a un lien de parenté avec le parrain politique du Directeur de l'OPS ". Ce qui
est pourtant vrai.


Au même titre que d'autres qui bénéficient, aux frais des fonds sociaux, des bons d'essence, de ravitaillement ou d'approvisionnement auprès des centres commerciales etc…


A SUIVRE


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19/02 LE PRD ANNONCE L'OUVERTURE DE SON SITE INTERNET QUI EST OPERATIONNEL.

Communiqué du PRD : " Depuis une semaine le PRD dispose son propre site
dans le web. Nous demandons de faire un lien pour nos lecteurs. L'adresse du site est la suivante : www.multimania.com/leprd
merci de votre coopération."


Note de l'ARDHD : nous félicitons le PRD qui s'engage dans Internet, la nouvelle technologie de la communication et nous lui souhaitons tout le succès possible.

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AFP International - Lundi 19 Février 2001 - 17:06 GMT - 18:06 Heure Paris


19/02 Reprise des négociations entre le gouvernement et l'ex-rebellion.

DJIBOUTI, 19 fév (AFP). Le gouvernement djiboutien et l'aile radicale de l'ancienne rébellion afar ont repris lundi leurs négociations au ministère de l'Intérieur, a annoncé la radio gouvernementale Radio Djibouti.

"Tous les points figurants dans le projet du protocole d'accord" ont été examinés au cours d'une réunion plénière, a indiqué la radio, citant un communiqué conjoint signé par le ministre de l'Intérieur Abdallah Abdillahi Miguil et Ahmed Dini Ahmed, le président de l'aile radicale du Front pour la restauration de l'unité et la démocratie (FRUD).


Les deux parties ont prévu "un délai supplémentaire pour parvenir à un accord définitif", ajoute le communiqué.

Elles ont réaffirmé "leur attachement à la paix pour répondre à l'attente du peuple djiboutien", selon le texte.

Le gouvernement djiboutien et l'aile radicale du FRUD avaient signé un protocole d'accord, en février 2000 à Paris, et prévu d'ouvrir des négociations visant à la réconciliation nationale et à une participation de l'ancienne rébellion afar au pouvoir.

Mais les négociations n'avaient pas progressé récemment et le ton était monté entre les deux parties.

Le représentant en Europe du FRUD radical, Mohamed Kadamy avait déclaré début février sur les ondes de Radio-France Internationale (RFI) et dans les colonnes du journal en arabe édité à Londres Al-Hayat, que l'ex-rébellion était prête à toutes les éventualités, "la paix comme la guerre".

Le ministre de l'Intérieur avait aussitôt qualifié de "guerriers" les propos de M. Kadamy et fait porter au FRUD la responsabilité d'un éventuel échec des négociations.

Le Premier ministre djiboutien, l'Afar Barkat Gourad Hamadou, en poste depuis 22 ans, a démissionné en janvier, ouvrant la voie à une éventuelle entrée au gouvernement de représentants du FRUD radical.

L'ethnie afar compose environ 40% de la population de Djibouti et le poste de Premier ministre lui est traditionnellement dévolu.

kh-jhl/sba tmf.



Note de l'ARDHD : nous ne pouvons que nous réjouir d'une reprise des négociations qui pourraient aboutir à la signature d'un accord, ouvrant la voie à la justice et à la démocratie.
Nos inquiétudes portent sur le fait que cette reprise intervient à la suite des déclarations du FRUD et de communiqués très hostiles du Gouvernement djiboutien. M. Guelleh n'est pas dans une situation brillante actuellement. A-t-il lancé cette réouverture des négociations pour gagner un peu de temps, en clouant à nouveau l'opposition ? On peut se poser la question, d'autant plus que les parties affirment qu'elles ont besoin d'un délai supplémentaire, non limité dans le temps. Nous espérons que 'ce n'est pas reparti pour un tour' et qu'il s'agit de négociations sérieuses pour le Gouvernement djiboutien !


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22/02 COMMUNIQUE DE PRESSE
Conjoint Gouvernement / FRUD - Armé.



Dans le cadre du processus de négociation sur l'application de l'Accord Cadre du 07/02/2000 signé à Paris, la délégation gouvernementale et celle du FRUD armé ont tenu une réunion plénière le 19 février 2001.


Les deux parties ont examiné le projet de protocole d'accord et ont décidé de poursuivre l'examen plus approfondi des points figurant dans ce projet.

Les deux délégation ont convenu de s'accorder un délai supplémentaire pour parvenir à un accord définitif, répondant à l'attachement à la paix de deux parties et à l'attente du peuple djiboutien.


Pour :


La partie gouvernementale .............................................Le FRUD armé
ABDALLAH ABDILLAHI MIGUIL .......................................AHMED DINI AHMED


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LA FIN DE L'AXE DJIBOUTO-ETHIOPIEN ?


AFP International - Lundi 19 Février 2001 - 07:10 GMT - 08:10 Heure Paris



19/02 Le président djiboutien en visite officielle en Erythrée.

DJIBOUTI, 19 fév (AFP). Le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh a entamé lundi une visite officielle de deux jours en Erythrée, pour consacrer la normalisation des relations entre les deux pays après la fin de la guerre entre l'Ethiopie et l'Erythtée, a annoncé lundi le journal gouvernemental La Nation.

Depuis le début de la guerre entre les deux voisins de la Corne de l'Afrique en mai 1998, Asmara avait régulièrement accusé Djibouti de soutenir l'effort de guerre d'Addis Abeba. L'Ethiopie et l'Erythrée ont signé un accord de paix le 12 décembre dernier.


Asmara n'avait notamment pas apprécié que Djibouti mette à disposition son port pour les échanges commerciaux de l'Ethiopie, pour remplacer les ports éythréens d'Assab et de Massawa qu'elle utilisait avant la guerre.

La visite de M. Guelleh doit notamment permettre la réouverture de l'ambassade de Djibouti à Asmara, fermée en novembre 1998.

A cette date, Djibouti avait rappelé son ambassadeur face aux demandes répétées du président érythréen Issaias Afeworki pour un retrait de Djibouti du comité de médiation (dans le conflit éthio-érythréen) de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), et avait demandé au personnel diplomatique érythréen de quitter le pays.

Pendant la même période de gel des relations diplomatiques, Djibouti a accusé Asmara de fournir un appui logistique et militaire aux rebelles afars djiboutiens du Front pour la Restauration de l'Unité et la Démocratie (FRUD).

Les relations diplomatiques entre Djibouti et Asmara ont été officiellement rétablies en mars 2000, grâce à une médiation libyenne, puis, en octobre 2000, un nouvel ambassadeur érythréen a remis ses lettres de créances au président Guelleh.

Outre la réouverture de l'ambassade djiboutienne, les deux pays doivent réactiver les travaux de leur commision ministérielle mixte et les accords de coopération conclus en décembre 1997, concernant notamment les transports, les échanges commerciaux, les télécommunications, le sport et la culture.

kh-gir/fxh t



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FRS0322 4 GI 0206 FRA /AFP-QT85


Djibouti-aide
Appel à une aide d'urgence pour les populations du nord de Djibouti.


Paris, 14 fév (AFP). -- L'organisation humanitaire "Aide et solidarité au peuple afar" (ASPA), a appelé mercredi à une aide alimentaire et sanitaire d'urgence pour les populations civiles afars du nord de Djibouti, dans un communiqué reçu à Paris.

« L'ASPA lance un appel pressant pour une aide alimentaire et sanitaire d'urgence aux populations djiboutiennes et plus particulièrement à celles soumises au blocus de fait » de l'armée djiboutienne, selon le texte.

L'association humanitaire demande également le libre accès « des ONG et l'acheminement des médicaments à ces zones ».

Selon l'ASPA, environ 20.000 civils afars des « régions de Tadjourah, d'Obok et de Dikhil sont dans une situation de préfamine, affaiblies par une décennie de blocus alimentaire et sanitaire ».

L'ONG affirme enfin que la présence de l'armée djiboutienne « dans les lieux les plus reculés du territoire, en violation de l'accord cadre de paix de Paris (signé en février 2000 entre le gouvernement et la guérilla du Frud), est un obstacle à l'acheminement des aides et des médicaments et empêche le retour des 20.000 réfugiés afars dans leur pays ».



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jpc/csg/ib
AFP 141201 FEV 01


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L'HOMME
OU
LA FEMME
DE LA
SEMAINE.

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e) soit pour soutenir la dictature, soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc. .

Auront-ils à répondre un jour de leurs actes et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?


Rappel des personnages
déjà "élus" :

(Les liens directs, avec les articles parus à l'époque, sont désormais opérationnels)

LA LIBERTE N° 17 -
Mme LEILA
, juge d'instruction

LA LIBERTE N° 19 -
Omar FARAH,
gendarmerie d'Ali Sabieh

LA LIBERTE N° 29 -
Le général Yacin YABEH,

LA LIBERTE N° 32 -
Le directeur de la Prison de Gabode
,

LA LIBERTE N° 33 -
Ali Mohamed ABDOU
, procureur général

LA LIBERTE N° 35 -
Mme Hawa Ahmed YOUSSOUF
Ministre déléguée conjointement avec M. Le Représentant de l'UNICEF à Djibouti.

LA LIBERTE N° 36 -
M Ibrahim Idriss DJIBRIL
, MInistre de la Justice, conjointement avec M Mohamed Ali ABDOU, procureur général de Djibouti (2ème nomination)

BULLETIN N° 4 -
Lieutenant GUELLEH
de la FNP

BULLETIN N° 7 -
Le responsable des forces de police
qui a donné l'ordre le 24 juin de tirer à balles réelles sur Daher Guedi FOUREH.

BULLETIN N° 16 -
M Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Economie et des Finances.

LA LIBERTE bulletin N° 23 - M Yacin Elmi BOUH, Ministre de l'Economie et des Finances (2ème nomination)

LA LIBERTE bulletin N° 28 - Monsieur Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de l'Intérieur

LA LIBERTE bulletin N° 29 - Monsieur MOGUEH, Ministre délégué aux affaires musulmanes

LA LIBERTE - bulletin N° 32 Madame Nima Ali Warsama,
Juge d'instruction

LA LIBERTE - bulletin N° 36
Monsieur Ali Mohamed Daoud - Ministre de l'Agriculture et du développement rural.

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Radio-Trottoir : Votre chronique

Emission : que dit la Presse entre les lignes ?
Elle dit que la population d'Arta est condamnée à la mort lente par l'uranium.


Le Gouvernement djiboutien et l'Armée française se sont-ils mis d'accord pour appauvrir en vie humaine la " faible densité de peuplement " de la population rurale du District d'Arta.

- Le journal gouvernemental " La Nation " du jeudi 15 février 2001 a publié en bas de sa première page des extraits d'un hebdomadaire français.

- Tout en haut de cette première page domine ce gros titre isolé et encadré :

" L'Armée française teste massivement ses obus-flèches
à l'uranium sur le champ de tir de Myriam "


- Ce gros titre impressionnant et effrayant par ses représentations macabres est développé en bas et à droite de la première page de la manière suivante :

Djibouti / France
Un hebdomadaire français soupçonne les Forces françaises à Djibouti d'utiliser de l'uranium appauvri


L'hebdomadaire français, le Nouvel Economiste s'alarme au sujet d'une éventuelle utilisation d'uranium appauvri, par les Forces françaises stationnées à Djibouti.
Dans sa livraison du 26 janvier dernier, le journal écrit " Après les troupes engagées au Kosovo, c'est au tour des Djiboutiens de s'inquiéter de l'utilisation d'obus à l'uranium appauvri " dans les tirs d'obus flèches.
Dans son entrefilet, le Nouvel Economiste poursuit : " l'Armée française teste massivement ses obus-flèches à l'uranium sur le champ de tir de Myriam, à quelques Kilomètres à l'ouest de Djibouti "
Le Nouvel Economiste estime qu'une telle situation représente un " atout " qui aurait été qualifié de " particulièrement exceptionnel " dans " un récent rapport parlementaire " français ".
Le document cité par le journal français se révèle très favorablement impressionné par le cadre environnemental des missions d'entraînement des forces françaises à Djibouti.
Le rapport nous apprend que " la faible densité de peuplement de Djibouti, son relief et sa longue bande côtière permettent de disposer de champs de tir et de manœuvres exceptionnels qui permettent à la fois d'organiser des exercices combinés Terre-Air-Mer élaborés et de s'affranchir des contraintes imposées par la géographie de l'Europe qui rendent parfois impossibles certaines activités comme le tir à l'obus flèche "
Le document ajoute que : " Ces possibilités exceptionnelles sont utilisées dans un parfait respect de la souveraineté de la République de Djibouti qui a concédé aux FFDJ les emprises sur lesquelles sont situées ces installations et qui garde un droit de regard sur la nature des armements introduits sur son territoire ".



La lecture appliquée de cet article a semé le doute et la crainte. Des questions se posent spontanément :


1°) Depuis quand ces testes massifs et dangereux pour la population civile
s'opèrent-elles en République de Djibouti ?


2°) Les Médecins sans frontières sont-ils habilités à faire des enquêtes sur les
répercussions de l'uranium appauvri sur la santé des populations, car les hôpitaux de Djibouti sont à ne pas en douter, étroitement encadrés et suivis par le gouvernement djiboutien et l'Armée française ?


3°) Est-ce que ? ce cadre environnemental très favorable aux missions
d'entraînement des forces armées françaises justifie-t-il :

- le soutien sans réserve pour placer à la tête de Djibouti le patron omniprésent de la " piscine locale ", soutien imposé par un certain Devatre, ancien patron de la " piscine française ".


- l'application des raisons d'Etat pour les Affaires de l'attentat du café de Paris et de l'assassinat du juge Borel.

Dans tous les cas, les djiboutiens sont effrayés par l'utilisation de cette nouvelle bombe à l'uranium.

C'est par un grand coup de chapeau au Directeur de la publication M. Amin, qui a balancé dans " La Nation ", les informations sur l'obus-flèche, évidemment en accord avec son Ministre M. Rikfi (c'est la période de la Saint Valentin, la période des grands amours, entre Amin et Rikfi), que cette émission se termine.

Cette affaire est à suivre avec sérieux.

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17/02 Emission : la folie des grandeurs bat son plein avec….


A la recherche d'un pacte d'Alliance pour la création unilatérale d'une Force Armée Régionale (FAR) (Certainement pas avec les Erytréens, il ne faut pas rêver, car ils n'ont pas la mémoire courte)

Le régime est-il aux abois ? Tout laisse à le croire après la déclaration à RFI de M. Kadamy sur l'impasse des négociations entre le FRUD et le Gouvernement, impasse volontaire, blocage volontaire par le gouvernement.

N'ayant plus la côte tant à Djibouti que dans la Région, et ayant complètement perdu tout espoir pour redresser sa crédibilité, pour essayer à redorer " son image de marque spolié par sa politique de mensonges ", le gros Ismaêl s'accroche à tout, il s'accroche surtout aux problèmes financiers somaliens, il s'accroche aussi aux financements pour la reconstruction du Sud de la Somalie, il s'accroche encore aux projets de prospections pétrolières au Somaliland, il s'accroche, il s'accroche ….. de l'argent de l'argent par piété.

Une Force Armée Régionale (FAR) devra intervenir rapidement et devra intervenir que sur ordre du gros Ismaël contre tous les mouvements armés djiboutiens dans l'intérêt du gouvernement somalien issu d'Arta, contre tous les mouvements armées du Somaliland et du Puntland dans l'intérêt de l'unification prônée par le gouvernement somalien issu d'Arta contre les forces armées du gouvernement éthiopien si elles ne se retirent pas immédiatement du Territoire somalien et ceci dans le strict intérêt du gouvernement somalien issu d'Arta.

Le gros Ismaël a un besoin urgent d'une Force Armée Régionale (FAR) directement commandée par lui avec un Ministre de la guerre de préférence proche de la faction de sa mère pourquoi pas l'actuel Premier Ministre nommé Barkat qui a réussi à transformer, jeudi dernier, les prières du moulid à proximité de la prison de Gabode et sous très haute surveillance, en une manifestation de pardon et de réconciliation, exigés par un ancien Cadi le Ministre Mogueh qui n'avait pas précisé dans sa longue et choquante allocution, qui devrait être pardonné, qui devrait oublié les séquelles de l'Attentat du café de Paris, les séquelles de la guerre au Nord de Djibouti, les persécutions sans fin des populations djiboutiennes.

Ici à Djibouti nul n'est dupe. Comme dit si bien la chanson populaire : " Gros Ismaël tu peux sauter sur tout le monde, tu peux toujours sauter…. ".

Mme W.
M. S.


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12/02 OPPOSITION DJIBOUTIENNE UNIFIEE
- O.D.U -

Boulevard Nelson MANDELA
Boîte Postale : 501 Téléphone : 34.04.43
Djibouti

COMMUNIQUE DE PRESSE

Un an après la signature de l'Accord-cadre de Réformes et de Concorde Civile du 7 février 2000 à Paris entre le Front pour la Restauration de l'Unité et de la Démocratie (FRUD) et le Gouvernement de Monsieur Ismaël Omar Guelleh, le Haut-Conseil de l'Opposition Djiboutienne Unifiée (ODU) a longuement analysé la situation nationale en sa séance du 11 février 2001. Il constate que :

- la dégradation de la vie nationale s'est sérieusement aggravée à tous points de vue : politique, économique, sociale…

- les négociations pour la mise en œuvre de l'Accord-Cadre du 7 février ont piétiné avant de se bloquer, et ce du fait du régime en place qui refuse toute ouverture démocratique ;

- le pouvoir en place, en flagrante contradiction avec son discours pour la démocratisation et son engagement dans les négociations en vue de l'application de l'Accord-Cadre, poursuit ses agissements anti-démocratique et liberticides. Réprimant syndicalistes et autres protestations contre les arriérés de salaires et interdisant les organes de presse de l'Opposition comme en témoigne la suspension depuis le 15 Janvier 2001 du Renouveau, hebdomadaire du PRD ;

- ce régime se livre actuellement à des mouvements de troupes et à des recrutements sélectifs dans l'armée et la gendarmerie ;

- le pouvoir étale sa mauvaise foi à travers le communiqué de presse du Ministre de l'Intérieur en date du 11 février 2001, qui se veut une réponse à la déclaration du samedi 10 février sur RFI du Représentant du FRUD en Europe, Mohamed KADAMY YOUSSOUF, sur le blocage (du fait du régime) des négociations pour la mise en œuvre de l'Accord-Cadre. Allant jusqu'à récuser à Monsieur KADAMY sa qualité de l'un des principaux Dirigeants du FRUD.
Par voie de conséquence, le Haut-Conseil de l'Opposition Djiboutienne Unifiée (ODU) :


1 - dénonce avec la plus grande vigueur l'attitude irresponsable et antidémocratique du pouvoir en place, attitude qui bloque notamment les négociations sur l'Accord-Cadre du 7 février 2000, condamne cet Accord-Cadre à l'échec et risque gravement de relancer la guerre civile ;

2 - appelle vivement le peuple djiboutien à se mobiliser pacifiquement pour exiger et obtenir l'application de l'Accord-Cadre du 7 février 2000, en tous ses termes ;

3- appelle la communauté Internationale à user de son influence pour amener le régime en place à finaliser les négociations sur l'Accord-Cadre et à appliquer cet Accord.


A Djibouti, le 12 février 2001

Le Président de l'O.D.U
MOUSSA AHMED IDRISS






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ADD - Association pour la Démocratie et le Dévelopement
(Résident djiboutien en France)
6, rue d'Oslo - Appt 45
72000 LE MANS
Tel / Fax : ++ 33 (0)2 43 76 20 31


 

20/02 COMMUNIQUE DE PRESSE


Ce qui devait arriver, arriva ! ! !


Cela fait un an maintenant que la Délégation du FRUD-COMBATTANT, conduite par Monsieur DINI, se trouve dans la capitale djiboutienne afin d'essayer de conclure un accord global avec le Régime d'Ismaël Omar GUELLEH.

Dans un précédent communiqué, l'A.D.D. avait souligné combien la volonté d'aboutir faisait défaut au niveau gouvernemental. Hélas, aujourd'hui, et plus que jamais, le pouvoir djiboutien ne semble être disposé à trouver un consensus qui éloignerait le spectre de la guerre civile. Le FRUD-COMBATTANT a eu le mérite et le courage non seulement de démontrer sa volonté de paix en se rendant à Djibouti mais aussi d'avoir formulé et remis des propositions concrètes et constructives. En revanche, la délégation gouvernementale, du fait qu'elle n'était pas habilitée à se positionner sur toutes les questions en discussion, s'est drapée un silence coupable, quand elle n'était pas à avancer des contre propositions stériles et inconsidérées. Il n'y a que les Djiboutiens qui sont isolés, ne représentant qu'eux-mêmes et vivant au fin fond de la France profonde, pour comparer l'attitude du FRUD-COMBATTANT à celui du gouvernement djiboutien.

La signature de l'accord-cadre à Paris a pu bénéficier d'un large écho au sein de la Communauté Nationale et Internationale, contrairement au souhait d'Ismaël Omar GUELLEH qui voulait le confiner dans un cadre très restreint.

L'ensemble de l'opposition djiboutienne organisée au sein de l'O.D.U (Opposition Djiboutienne Unifiée) l'a approuvé et l'ONU, l'OUA, la Ligue Arabe, l'Union Européenne ou des pays comme la France, les Etats-Unis, l'Egypte, l'Ethiopie et le Yémen ont manifesté leur soutien à cet accord. Or ils constatent avec nous aujourd'hui, la situation de blocage que le gouvernement djiboutien impose au processus de paix.

Et ce n'est pas la sortie intempestive du Ministre de l'Intérieur avec son communiqué menaçant d'un massacre à la Rwandaise et encore moins le réveil tardif de la dissidence du FRUD, appelée les " QAGABA " qui gesticule avec son histoire d'usurpation de " raison sociale " qui masquera la réalité de la situation qui prévaut à Djibouti.

Le pays est exsangue, la pré-famine s'installe, une situation sociale explosive, bref, tous les clignotants de la vie politique, économique et sociale sont au rouge et l'incapacité du gouvernement djiboutien à trouver des solutions est flagrante.

Pendant ce temps, le Chef de l'Etat, Ismaël Omar GUELLEH, s'emploie à faire le vide autour de lui et en est réduit à vouloir gérer le pays avec son seul clan familial. L'un des solides piliers du régime qu'était le Général Yacin Yabey GALAB, chef de la Force Nationale de Sécurité (police) est aujourd'hui en prison. L'A.D.D. profite de l'occasion pour signifier son soutien aux détenus du F.N.P. dans l'épreuve de grève de la faim qu'ils observent et affirment que leur détention est d'ordre politique et réclament la tenue immédiate d'un procès équitable pour tous les prisonniers politiques.

Malgré l'échec retentissant qui caractérise sa politique d'intransigeance, le Chef de l'Etat djiboutien s'obstine dans sa logique de va-t'en-guerre. Alors que le pays est au bord du gouffre, il continue à acheter des armes de guerre (hélicoptères, avions, etc….).

Notre association qui s'est depuis toujours préoccupée de l'intérêt du peuple de Djibouti :

- Dénonce l'attitude irresponsable et criminelle du Gouvernement d'Ismaël Omar GUELLEH qui semble faire sien le fameux : " Après moi, le déluge "
- Lance un appel pressant à toutes personnes éprises de paix et de justice pour qu'elles soutiennent le processus de paix à Djibouti qui est en danger.


Nous finirons par une phrase prononcée lors de la conférence de presse à Paris par le seul Président de l'Unique FRUD, Monsieur Ahmed DINI : " Aucune arme, aucune quincaillerie au monde ne peut assurer la pérennité d'une dictature ".

Hassan MOKBEL
Président ADD

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