LA LIBERTÉ Bulletin N° 36
Journal permanent et indépendant
de tous les djiboutiens de l'opposition

Bulletin
de l'A. R. D. H. D
2ème année..................Maj 22/02/01 à 18 h 00 (Heure de Paris)
LA LIBERTÉ :
votre journal se construit chaque jour devant vous, avec vos contributions.
Chacun peut s'y exprimer librement et sans aucune censure. . .
(*)

22/02 ALERTE ROUGE TORTURE ET VIOLATION DES DROITS DE L'HOMME A DJIBOUTI :

APPEL D'URGENCE POUR OBTENIR UNE EVACUATION SANITAIRE DU GENERAL YACIN YABEH DONT LES JOURS SONT COMPTES S'IL CONTINUE A SUBIR LES CONDITIONS D'INCARCERATION QUI LU SONT RESERVEES A GABODE -

(APPEL PUREMENT HUMANITAIRE DE LA LDDH)

Aprés avoir livré le Général aux autorités djiboutiennes, la France va-t-elle intervenir, pour le soigner ou pour le laisser mourir ?

23/02 12h00 - Manifestation du samedi 24 février à 14 heures : Communique SURVIE

La Préfecture a finalement décidé de nous autoriser à manifester à partir de notre lieu de rendez-vous initial, au Panthéon, et plus précisément à la Place Sainte Geneviève, à 14 heures.

Nous avons accepté ce nouveau changement de parcours afin d'éviter de nous retrouver dans l'illégalité. Des membres de Survie seront présents Place Edmond Rostand pour réorienter les manifestants.

Toutes ces manoeuvres ont évidemment semé le trouble sur l'organisation de cette manifestation. Nous espérons cependant vous voir nombreux à cette mobilisation d'une importance capitale.

Amitiés citoyennes
L'équipe de Survie

SOMMAIRE N° 36 . . . du 17/02/01 au 23/02/01
- ARMEE NATIONALE DJIBOUTIENNE : alerte maximum - 2.500 hommes dépêchés d'urgence vers Obock.
- LE 24 FEVRIER, MANIFESTATIONS DANS TOUTE LA FRANCE POUR SOUTENIR
F-X VERSCHAEVE ET SURVIE - APPEL A PARTICIPER.
- ALERTE pour la liberté d'expression en France : message envoyé par Survie le 22/02,
- Monsieur Ali Mohamed Daoud menace M. DINI ... pour usurpation de 'raison sociale" !!!!
- Le communiqué du FRUD, signé par Ahmed DINI le 12 février 2001,
- L'appel de l'ODU pour la mise en oeuvre des accords de Paris par le régime,
- La lettre de DAF à Ali Mohamed DAOUD,
- Les détenus du FNP en grève de la faim à Gabode, (La vengeance cruelle de Guelleh, pour la peur qu'il a eu ?)

- Reprise des négociations FRUD / Gouvernement : un délai supplémentaire est demandé par les parties.
- la fin de l'Axe djibouto-ethiopien ?
- appel pour une aide humanitaire urgente dans le Nord de Djibouti,
- appel de l'ADD pour soutenir le processus de Paix à Djibouti,

LE 24 FEVRIER :
MANIFESTATIONS DANS TOUTE LA FRANCE pour soutenir François-Xavier VERSCHAEVE et SURVIE

FRANCE-AFRIQUE, bas les masques ! Pour la vérité et la justice (Communiqué de SURVIE)

22/02 MESSAGE D'ALERTE DE SURVIE : La liberté d'expression est bien en danger !

MANIFESTATION de SOUTIEN A François-Xavier VERSCHAEVE et à SURVIE.


La liste des points de rencontre
ville par ville -
Merci à tous ceux qui le peuvent d'être présents.

COMMUNAUTÉ DJIBOUTIENNE
Marre d'être bâillonné à Djibouti ? Cliquez ici !
Le service de discussion et d'échanges en direct.

ON CROIT REVER !! A lire deux dépêches diffusées par l'ADI

14/02 L’alliance RPP-FRUD invite Ahmed Dini à honorer pleinement ses engagements

14/02 Mise au point du président du FRUD Ali Mohamed Daoud

16/02 : L'HOMME DE LA SEMAINE

Monsieur Ali Mohamed Daoud
pour son numéro de bravoure
du 14 février 2001

ARHOTABA
16/02 Et si on proposait à Guelleh, une rente pour qu'il quitte le pouvoir ? (Courrier des lecteurs)

Les lecteurs réagissent à la lettre du MJOD

16/02 Les méthodes du MJOD ne faisaient que nuire au combat sérieux que mène l’opposition démocratique djiboutienne.

16/02 Samantar Miguil pourrait-il soutenir le MJOD ?


16/02 Je viens de lire "l'article" du MJOD et cela m'a laissé perplexe.

L. D. D. H.
Toutes les publications
2000 / 2001

Du nouveau dans Radio trottoir cette semaine :

17/02 Emission : "Que dit la Presse entre les lignes ?
Elle dit que la population d'Arta est condamnée à la mort lente par l'uranium.

17/02 Emission : la folie des grandeurs bat son plein avec….

17/02 HOMMAGE A ALI HERSI, MORT SANS AVOIR BENEFICIE DES SOINS MEDICAUX, QUI SONT RESERVES EXCLUSIVEMENT AUX PROCHES DU DICTATEUR.
17/02 Et si Ali Mohamed DAOUD
visait le poste de Premier Ministre ?
(Courrier des lecteurs)
17/02 ETHIOPIE/DJIBOUTI : Un incident mineur mais significatif (A lire dans LOI)
12/02 Le Communiqué du FRUD, signé par Ahmed DINI. 12/02 COMMUNIQUE DE L' OPPOSITION DJIBOUTIENNE UNIFIEE - O.D.U - Appel au peuple djiboutien et à la communauté internationale pour obtenir l'application des accords de Paris.
12/02 DAF écrit dans une lettre ouverte à M Ali Mohamed DAOUD, au sujet des menaces émises à l'encontre de M DINI, pour usurpation de raison sociale. 15/02 LES DETENUS FNP DE GABODE EN GREVE DE LA FAIM - (Journal 'Ensemble pour le PRD")
17/02 Pourquoi tant de haines ? (Courrier des lecteurs) 10/02 Interview de Yusuf Garad, Editeur du service Somalie de la BBC. (Paru dans The Republican - En anglais)

18/02 VOS PUBLICATIONS SONT TROP ORIENTEES EN FAVEUR DES AFARS. (Courrier des lecteurs)

19/02 En tant qu´Issa je regrette qu´un autre Issa ait formulé ce genre de propos. (Courrier des lecteurs)

19/02 Le Colonel Omar Bouh responsable d'actes de barbarie et de crimes contre l'humanité ? (Courrier des lecteurs)

18/02 Les Forces françaises à Djibouti démentent toute utilisation d’uranium appauvri (Communiqué ADI)

19/02 Histoire d'uranium ou l'histoire de deux frères truands ! (Courrier des lecteurs)

A suivre dans le numéro 37 ....

19/02 LE TRISTE SORT RESERVE AU SYNDICALISME (Extrait du journal Al-Wahda) 19/02 La face cachée de l'OPS (Suite) (Extrait du journal Al-Wahda)  
19/02 - LE PRD ANNONCE L'OUVERTURE DE SON SITE INTERNET QUI EST OPERATIONNEL. 19/02 LA FIN DE L'AXE DJIBOUTO-ETHIOPIEN ? La visite de Guelleh en Erythrée. (AFP)
(*) nous pourrions être amenés à refuser les articles dont le contenu serait contraire à la morale et/ou aux bonnes moeurs, les attaques personnelles, non justifiées et/ou disproportionnées, les articles dont les informations s'avéreraient fausses, ainsi que toute propagande en faveur de la dictacture à Djibouti.

19/02 - REPRISE DES NEGOCIATIONS ENTRE LE FRUD ET LE GOUVERNEMENT DJIBOUTIEN ? UN DELAI SUPPLEMENTAIRE EST DEMANDE POUR ETUDIER LES TERMES D'UN ACCORD POSSIBLE - RUMEURS SUR LA PARTICIPATION DE PERSONNALITES DU FRUD DANS UN GOUVERNEMENT. (AFP)

22/02 Le communiqué officiel conjoint Gouvernement / FRUD

19/02 REPRISE DE L'EMIGRATION DES FAMILLES DE DIRIGEANTS DJIBOUTIENS AU CANADA (Courrier des lecteurs)
14/02 Appel à une aide d'urgence pour les populations du nord de Djibouti. (AFP / ASPA) 21/02 LA SITUATION HUMAINE A DJIBOUTI
SUR LA VOIE DE L'ANEANTISSEMENT
(Courrier des lecteurs)
21/02 La bêtise à l'Etat pur : les apprentis sorciers (France et Djibouti) ont-ils programmé notre perte ? Uranium - (Courrier des lecteurs) 20/02 Ce qui devait arriver, arriva ! ! Appel à soutenir le processus de Paix à Djibouti (Communiqué ADD)
22/02 L'AND - Armée nationale djiboutienne : alerte maximum contre le FRUD - Envoi de 2.500 hommes dans la région d'Obock. (Bruits et rumeurs)
     

22/02 LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOEL ABDI Jean-Paul
SIEGE Q.V. BOULEVARD DE GAULLE
BUR TEL (fax) : (253) 35 78 04
DOM TEL (fax) : (253) 35 80 07
B.P. : 74 - DJIBOUTI - RDD
e-mail : noel_lddh@intnet.dj
http://www.ardhd.org/lddh.htm


COMMUNIQUE DE PRESSE n°3/LDDH du 21 février 2001


Appel d'urgence pour une évacuation sanitaire du Général Yacin Yabeh à titre purement Humanitaire. Ses jours sont comptés.

Le 13 décembre 2000, le général Yacin Yabeh et consorts ont été mis en détention provisoire (dépôt) et transférés à la sinistre prison de Gabode.

Courant janvier 2001, la situation sanitaire du Général Yacin s'étant gravement dégradée, la juge d'instruction ordonne une expertise médicale. Les quatre médecins suivants :
- Docteur Bradon médecin chef à Peltier
- Docteur Mohamed Abdourahman de Peltier
- Docteur Bernardos de Paul Faure
- Docteur Ali Barreh de Paul Faure

Ont constaté :
- Que l'état de santé critique du général Yacin traverse une phase finale très avancée.
-Qu'au stade actuel, ni l'Hôpital Peltier, ni l'Hôpital Bouffard ne peuvent en aucun cas équilibrer son état de santé, qui se détériore de jour en jour.
-Que l'évacuation sanitaire du général Yacin s'avére strictement nécessaire.

Le rapport d'expertise de ces quatre médecins est sans ambiguîté, et il est inademissible qu'aucune suite ne soit donnée à ce rapport médical. Pire encore, l'administration carcérale aurait prise des mesures intolérables à l'égard du général Yacin, en l'isolant dans une cellule digne des cellules 12 du centre pénitencier de Gabode. Ces mesures intolérables pourraient être considérées comme des tentatives d'homicides volontaires.

C'est dans ces conditions dangereuses et inhumaines de détention que le général Yacin a uriné du sang le jeudi 15 février 2001. Le lendemain vendredi 16 février 2001, les épouses du général Yacin n'ayant pas pû voir le Président de la République se sont vues dans l'obligation de tenter de contacter, en vain , le Président lors de la sortie de la prière du vendredi à la mosquée.

Depuis samedi 17 février 2001, le général Yacin est hospitalisé à l'Hôpital Peltier.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains est très inquiète et très préoccupée de l'état de santé critique du Général Yacin Yabeh.

Malgré les pressions, les mauvaises incompréhensions, une fois pour toute, il faut apprendre que les Défenseurs des Droits de l'Homme ont pour principal objectif à dénoncer toutes les violations des Droits de l'Homme, sans remords, sans passion, sans aucune rancune.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), fort et convaincue de ce principe universel :

1) Regrette les refus à différents niveaux de rendre visite au Général Yabeh tant en prison qu'à l'hôpital pour les membres de la LDDH.
2) Lance un appel pressant et urgent au Président de la République, au Ministre de la Justice, Chargé des Droits de l'Homme et à l'Ambassadeur de France afin que le Général Yacin Yabeh soit rapidement évacué en France auprès de son médecin qui le suit depuis plusieurs années.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains considère que cette évacuation sanitaire doit se placer en dehors de toute spéculation politique et doit être considérée uniquement comme une assistance médicale urgente à personne en danger de mort.

Note de l'ARDHD :
On se souviendra que la France s'était empressée de remettre le Général Yacin Yabeh au Gouvernement djiboutien, au mépris de toutes les règles et procédures concernant l'extradition.

En effet, après les évennements du 7 décembre 2000, le Général s'était réfugié à la base aérienne française et il avait demandé l'asile à la France. Pour toute réponse et pour ne pas déplaire au dictateur, la France avait remis le Général aux autorités djiboutiennes, ce qui avait semblé hautement illégal à l'époque (même si on avait joué du côté français, pour se justifIer, avec le statut territorial de la base aérienne !). Les autorités françaises avaient assuré alors qu'elles avaient obtenu toutes les garanties nécessaires concerant les conditions de détention qui seraient réservées au Général. (Grande naïveté de la France ? Quelle crédibilité pouvait-on accorder aux garanties données par le système Guelleh ? La preuve, encore une fois !!).

Nous savons maintenant que le Général est détenu dans des conditions inhumaines (torture ?) en violation de toutes les règles concernant le Respect des Droits de l'Homme et qu'il n'est pas soigné, en conformité avec son état de santé et les prescriptions du corps médical (Cela, nous l'avions prédit depuis longtemps ! Guelleh est un homme rancunier et revanchard. Il était évident qu'il allait se venger abominablement en utilisant la souffrance physique contre celui qui lui avait fait si peur le 7 décembre ! ) La France ne peut pas dire que les garanties obtenues à l'époque ont été respectées par Guelleh.

Alors l'Ambassade de France doit intervenir d'urgence afin que le Général soit soigné conformément aux exigences de son état de santé. Nous observons avec la plus grande attention les décisions concrètes et rapides qui s'imposent. Comme la LDDH, nous lançons cet appel sur un plan humanitaire, considérant que les responsabilités éventuelles du Général ne peuvent être établies que par un Tribunal libre et indépendant.

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17/02 HOMMAGE A ALI HERSI, MORT SANS AVOIR BENEFICIE DES SOINS MEDICAUX, QUI SONT RESERVES EXCLUSIVEMENT AUX PROCHES DU DICTATEUR.

Je viens d'apprendre d'après le journal pro gouvernemental LA NATION, la mort d'Ali Hersi à l'age de 46 ans. Ali Hersi était instituteur à l'école publique d'Ali-Sabieh ; il a enseigné à une génération d'Assagog.

C'était un bon musulman, qui faisait partie comme Abdi Iltireh des enseignants appréciés de nos parents. Je suis profondément attristé par sa disparition, et je présente mes condoléances les plus sincères à sa famille et à tous ses anciens
élèves.

Après ces condoléances, j'aimerais revenir sur les dernières années de la vie d'Ali Hersi.

En 1992, il a été élu député du district d'Ali-Sabieh pour une période de cinq ans. En 1997, il a cèdé sa place à Abchir Hassan Htteyeh. C'est alors que les ennuis ont commencé pour le défunt.

Selon des gens bien informés, il s'était retrouvé sans emploi et il tournait à la " Cité Ministérielle " pour essayer d'être réintégré dans le corps des enseignants. Depuis lors je n'avais plus recçu aucune nouvelle de lui et je viens juste d'apprendre sa mort. S'il y a du vrai dans le journal " La Nation ", c'est malheureusement la mort des djiboutiens .

En effet, d'après le journal, le défunt serait mort à la suite d'une longue maladie, cette maladie qui n'a pas de nom résulte de la confiscation de l'argent du pays par une poignée des voyous corrompus, et de la mal-gestion.
La mort qui vient de frapper Ali Hersi est aussi appelée " la mort des petits ", car les grands se font soigner à l'étranger, pas au pays...

Résultat, si l'un d'entre eux meurent, c'est souvent à l'étranger et des bruits circulent à Djibouti concernant sa mort. En revanche, la majorité des djiboutiens meurent à petits feux dans un silence étrange, victimes comme d'habitude d'une longue maladie.

Je me demande honnêtement, jusqu'à quand nous devrions supporter " la mort des petits " qui condamne toute la population à l'exception de ceux qui bénéficient des largesses de la dictature locale.

N'est-il mieux de faire quelque chose avant la date fatidique de la " mort des petits" qui est fixée à 48 ans ?

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22/02 MESSAGE D'ALERTE DE SURVIE

La liberté d'expression est bien en danger !

La préfecture de police de Paris n'a pas fini de nous tourmenter et veut une nouvelle fois déplacer le lieu de rendez-vous de la manif' prévue le samedi 24. Un accord avait pourtant été conclu entre François-Xavier Verschave et Mr Desmarais (responsable des manifestations sur la voie publique) lui-même le jeudi 15 février, fixant le lieu du rassemblement Place Edmond Rostand.

On nous retire aujourd'hui cette autorisation ! Les autorités ne tarissent décidemment pas de manoeuvres pour casser cette manifestation et en faire un échec ; elles craignent manifestement que des associations et des citoyens expriment leur désaccord avec la politique africaine de la France. La voix des 30 associations qui se sont associées à Survie pour lancer cet appel a semble-t-il bien peu de poids aux yeux de la préf.

Il est encore plus important, dès lors, de se mobiliser nombreux afin de marquer notre refus de voir le droit de s'exprimer, qui appartient à chaque citoyen, méprisé et entravé.

Rendez-vous donc samedi, à 14 heures, Place Edmond Rostand !!
Merci de passer ce message à l'ensemble de vos réseaux.

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SURVIE
" Donner valeur de loi au devoir de sauver les vivants "
57 avenue du Maine - 75014 PARIS
Tél. : (33-1) 43 27 03 25 - Fax : (33-1) 43 20 55 58
http://www.globenet.org/Survie
e-mail : Survie@globenet.org

Un procès - Des manifestations


Communiqué

Paris, le 16 février 2001


FRANCE-AFRIQUE, bas les masques !
Pour la vérité et la justice

Les 28 février, 6 et 7 mars se dérouleront les audiences du procès intenté par MM. Bongo, Déby et Sassou Nguesso (respectivement présidents du Gabon, du Tchad et du Congo-Brazzaville) à François-Xavier Verschave, président de Survie, et Laurent Beccaria, gérant des Éditions les Arènes, pour "offense à chef d'État étranger" sur la base de passages du livre Noir Silence.

Survie travaille depuis une vingtaine d'années sur la relation franco-africaine, notamment par des publications et des campagnes. Elle s'attache à dévoiler les dérives qui caractérisent la politique africaine de la France. Elle a montré l'ampleur de la criminalité politique et économique qui la gangrène : attestée sans ambiguïté ces derniers mois par la multiplication des révélations survenues, par exemple, dans l'affaire des ventes d'armes à l'Angola.

Trois piliers de cette Françafrique voudraient étouffer la liberté d'expression et réduire Survie au silence via la procédure pour "offense à chef d'État étranger". "Offense à chef d'État" et non "diffamation" : ce qui est dit dans ce livre est déplaisant, mais vrai. Les crimes de la Françafrique se nourrissent du silence et de la désinformation. Leur divulgation est insupportable aux yeux de leurs auteurs, et la censure de la vérité une "nécessité".

Le procès intenté à Survie et aux Arènes représente un exemple de la menace qui pèse, y compris dans un pays réputé garantir la liberté d'expression, sur ceux qui dénoncent les violations des droits humains. L'article 36 de la loi de 1881 du Code Pénal français, héritage du crime de lèse-majesté, est-il digne d'un État qui se réclame des principes du droit et de la démocratie ?

A l'occasion de ce procès,

Survie et ses partenaires organisent une manifestation
le 24 février 2001 à Paris et dans une quinzaine de villes de France.
(voir document joint)


Les manifestations comme le procès lui-même seront l'occasion pour l'opinion publique de prendre conscience de la véritable nature des relations franco-africaines.

Nous sommes à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

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L'auteur et l'éditeur de " NOIR SILENCE. Qui arrêtera la Françafrique ? " poursuivis pour " délit d'offense à chef d'État étranger " ! FRANCE-AFRIQUE : BAS LES MASQUES !

SURVIE, Act Up, Agir ensemble pour les droits de l'homme, Agir Ici, AIRCRIGE, l'AITEC, les Amis de la Terre, ARDHD, ATTAC, le CEDETIM, la CIMADE, le COFANZO, la Confédération Paysanne, le collectif TotalFinaElf ne doit pas faire la loi, le DAL, Droits Devant !! , Etudiants et développement, Frères des Hommes, Greenpeace, Info Birmanie, la LCR, le MAN, l'OPCF, OXFAM Belgique, Peuples Solidaires, RITIMO, Robin des Bois, SUD-Culture, Les VERTS, appellent à une


MANIFESTATION
LE 24 FEVRIER

A partir de 14 heures
Rassemblement : place Edmond Rostand (au croisement de la rue Soufflot et du Bd Saint Michel, station RER Luxembourg).

Pour la liberté d'expression,
pour la vérité et la justice

ENFIN, la véritable nature des relations franco-africaines apparaît au grand jour… Depuis les indépendances, des politiques et industriels français entretiennent des relations occultes et criminelles avec les chefs d'États africains qu'ils ont installés au pouvoir. En contrepartie, ces chefs d'États leur garantissent la mainmise sur les matières premières et le pétrole. Avec les conséquences que l'on sait : guerre civile, génocide, crimes contre l'humanité, paupérisation et endettement d'une bonne partie du continent.
Depuis 16 ans, Survie interpelle nos décideurs pour mettre fin aux dérives de l'aide et des relations franco-africaines. C'est pour en avoir fait état dans son livre " Noir Silence " (éd. Les Arènes), que le Président de Survie, François-Xavier Verschave, est attaqué en justice par trois chefs d'État africains : Omar Bongo (Gabon), Idriss Déby (Tchad) et Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville). Ils l'accusent d'offense à chef d'État étranger. Le procès se déroulera les 28 février, 6 et 7 mars 2001 au Tribunal de Grande Instance de Paris, à la 17ème chambre.

C'est pour protester contre l'existence de l'art. 36 dans le code pénal français, pour dénoncer la collusion entre certains décideurs français et des dictateurs africains que Survie appelle tous les citoyens à manifester le 24 février 2001.

SURVIE France, 57 avenue du Maine, 75014 Paris.
Tél. 01 43 27 03 25 / 06 60 70 42 87 / 06 17 60 23 20 Fax. 01 43 20 55 58
E-mail : Survie@globenet.org. Site Internet : http://www.globenet.org/Survie

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LE 24 FEVRIER :
MANIFESTATIONS DANS TOUTE LA FRANCE
pour soutenir François-Xavier VERSCHAEVE et SURVIE
La liste des points de rencontre ville par ville
Merci à tous ceux qui le peuvent d'être présents.

- Paris : RV 14 h Place Edmond Rostand (RER Luxembourg), en direction de la Place Dauphine où il y aura un grand rassemblement.
Contact : Amélie, Samira et Armelle au 01 43 27 03 25 (à Survie)

- Bordeaux : manif', RV à 15 h Place de la Victoire.
Contact : Gilles Durou au 05 56 92 73 66.
Mel : ecriture@enfrance.com

- Grenoble : Rassemblement à 14 h 30 au Palais de Justice et défilé jusqu'à la Préfecture
Contact : André Fine,
04 76 23 06 53 et Colette Meyer, 04 76 81 12 45.

- Laval : Sitting à 12 h, rue des Déportés.
Contact : Martine Corbel et Raphaël, Centre de Documentation des Trois Mondes.
Mel : crides@globenet.org
Tél : 02 43 53 81 54

- Lille : RV à 14 h 30 Place Rihour. 15 h 30, départ de la manif' en direction de la Préfecture (Grand Place).
Contact : Anne Merckaert, 03 20 36 30 15
Mél : Francis.merckaert@santenet.com

- Lyon : manif' à 14 h départ Place Bellecour.
Contact : Pierre Caminade au 04 78 39 12 56
Mel :
Pierre.Caminade@ac-lyon.fr

- Marseille :rassemblement à 14 heures, Place des Mobiles.
Contact : Abdallah Nouroudine
au 04 91 50 07 28
Mel : abdallah.nouroudine@wanadoo.fr

- Montpellier : Conférence de presse avec le soutien de diverses associations. Lieu à préciser.
Contact : Serge Fabre, Thierry Laniesse, Jacques Dallard,
dallard@ensam.inra.fr

- Nancy : RV 15 h Place Maginot. De nombreuses animations dont de la musique africaine et du théâtre de rue.
Contact :Patrice Mangin au 03 83 25 65 40 ou 06 89 11 84 45
Mel : survie.lorraine@wanadoo.fr

- Nantes : Rassemblement vers 14 h.
Contact : Gilles Barot
Mel : gilles.barot@libertysurf.fr

- Strasbourg : 4 groupes partiront des places Gutenberg, Broglie, Hans Arp et des Halles, pour converger vers la Place Kleber où un rassemblement se tiendra à partir de 14 h.
Contact : Odile Krieg,
03 89 24 56 06 (tél.),
03 89 22 92 41 (fax).

- Toulouse : Rassemblement à 15 h Place du Salin jusqu'à la Place du Capitole.
Contact : Philippe Texier,
05 61 80 33 30 (tél/fax)
Mel : ph_tex@club-internet.fr

- Valence : Manif' le 23 février, rassemblement à 18 h Place de la Liberté, remise d'un texte.
20 h 30 : Débat avec Jean Carbonare et André Fine à la Maison des Sociétés, Salle Haroun Tazieff, rue St Jean à Valence.
Contact : Jacques Bonnet,
04 75 25 32 73 (tel/fax)

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ON CROIT REVER !!
Il ne faudrait quand même pas inverser les rôles. Qui sera dupe de cette mascarade.... ? (Extrait de l'ADI du 14/02)

ADI/DJIB/738/309 MOTS
DJIBOUTI/POLITIQUE
L’alliance RPP-FRUD invite Ahmed Dini à honorer pleinement ses engagements

DJIBOUTI (ADI)-14 février- L’Alliance du Rassemblement Populaire pour le Progrès (RPP) et du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD) « invitent M. Ahmed Dini à honorer pleinement ses engagements en se conformant à l’esprit et à la lettre de l’accord cadre du 7 février 2000 », rapporte mercredi l’Agence Djiboutienne d’Information.

Les deux partis sont d’avis que « l’accord cadre du 7 février, s’inscrivant, de par sa nature et son objet, dans l’esprit des Accords du 26 décembre 1994 vise à parachever le processus de réconciliation nationale engagé depuis cette date ».

L’appel de l’alliance RPP-FRUD est contenu dans un communiqué commun de presse rendu public à l’issue d’une réunion, organisée, mardi entre les comités exécutifs des deux formations politiques.

Dans ce communiqué, le RPP et le FRUD « mettent en garde Monsieur Ahmed Dini contre les tentatives de récupération et d’exploitation à des fins de politique politicienne du processus des négociations ».

Le communiqué relève que « la concorde civile et l’unité nationale constituent le fondement de l’alliance nouée entre les deux formations politiques ».

L’alliance RPP-FRUD réitère « le profond attachement » des deux partis « à toute initiative favorisant la consolidation de l’unité nationale et la concorde civile dans le respect des institutions républicaines et des règles démocratiques ».

L’alliance salue, en ce sens, « l’engagement constant du Président de la République, Son Excellence Monsieur Ismaïl Omar Guelleh, en faveur de la paix tant au niveau national que régional (Somalie, Soudan, Erythrée, Ethiopie...) ».

Le communiqué conclu que les deux formations politiques sont « convaincus que les négociations ont permis d’aboutir à ce jour à des acquis tangibles et que seul le dialogue constitue le moyen le plus approprié d’aplanir les divergences éventuelles ».

ADI-16H54-14 FEVRIER 2001

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ADI/DJIB/737/384 MOTS
DJIBOUTI/FRUD

Mise au point du président du FRUD Ali Mohamed Daoud

DJIBOUTI (ADI)- 14 février- Le Président du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD) M. Ali Mohamed Daoud indique que son organisation refuse « à quiconque et de surcroît à la faction de M. (Ahmed) Dini le droit d’utiliser ou de s’approprier le nom du FRUD », rapporte l’Agence Djiboutienne d’Information.

Dans un communiqué de presse rendu public mercredi, M. Ali Mohamed Daoud a précisé que « dorénavant le FRUD ne tolérera plus que son nom soit usurpé par des individus, groupement ou organe de presse ».

Le président du FRUD a ajouté que « des dispositions sont déjà prises pour engager des poursuites judiciaires contre ceux qui se sont rendus coupables de cette usurpation ».

En référence aux récentes déclarations concernant les pourparlers entre le gouvernement de Djibouti et le FRUD-armé de M. Ahmed Dini, le communiqué a souligné que « ce terme de FRUD-armé, mentionné dans l’accord cadre est à l’origine de la confusion savamment entretenue par M. Dini ».

Le communiqué prévient que « cette mention sujette à caution ne devrait nullement les autoriser à utiliser à tort et à travers le nom du FRUD ».

M. Ali Mohamed Daoud rappelle « qu’en 1994, suite à la signature des accords de paix et de réconciliation nationale par le FRUD authentique, ce dernier a décidé de conserver le même nom lors de sa transformation en parti politique légal ».

Motif invoqué, « il s’agissait pour nous de dénier à certains groupuscules récalcitrants au processus de paix d’utiliser le nom du FRUD, chargé de sens, de symbole et d’attachement affectif pour beaucoup de gens ».

M Ali Mohamed Daoud fait observer que « si l’utilisation de FRUD-armé fut tolérée au début, c’est pour donner une chance à la paix tant souhaitée et attendue par tout un peuple ».

La politique de tolérance adoptée par l’organisation de M. Ali Mohamed Daoud se justifie aussi par le « souci de ne point donner de prétexte, de rupture des négociations aux jusqu’au-boutistes ».

Le communiqué constate que « cette tolérance n’a plus aujourd’hui de raison d’être, puisque la faction armée nous confirme chaque jour qu’elle n’a nullement l’intention de conclure l’accord de paix ».

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L'HOMME OU LA FEMME DE LA SEMAINE.

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e) soit pour soutenir la dictature, soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc..

Auront-ils à répondre un jour de leurs actes et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?

Monsieur ALI MOHAMED DAOUD
MInistre de l'Agriculture et du développement rural

pour son magnifique morceau de bravoure
du 14 février 2001. Il s'est superbement illustré en s'apropriant le nom du FRUD et surtout en osant menacer M. DINI ... d'une action en justice, pour usurpation de "raison sociale". Après cela, que devra faire M. Ali Mohamed Daoud demain pour continuer à plaire au dictateur de Djibouti ? Un tel numéro de désinformation jette le discrédit sur l'homme, qui semble désormais prêt à sacrifier tous ceux qui déplaisent à son maître. C'est la raison pour laquelle nous lui décernons le titre d'Homme de la Semaine. Il ne faut pas perdre de vue que les accords signés à Paris l'ont été officiellement au nom du Gouvernement de Djibouti et du FRUD - Armé...

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LETTRE OUVERTE

A
MONSIEUR ALI MOHAMED
DAOUD,
Ministre DE L'AGRICULTURE ET DU DEVELOPPEMENT
RURAL

PAR DAF

Cher concitoyen,

C'est en réaction à votre communiqué de presse daté du 14 février 2001 que je m'adresse à vous. Je le fais en toute sincérité et dans un esprit de citoyenneté constructive. Je le fais parce que, membre de ce peuple djiboutien auquel vous destinez votre déclaration, je me sens concerné.

Vous affirmez dans le texte en question force choses qui ne vous honorent point.

En clair, vous vous dites parti politique et revendiquez le monopole du sigle FRUD comme une marque déposée, déniant de le droit d'en user au Front pour la Restauration de l'Unité et de la Démocratie (FRUD), mouvement d'opposition armée présidé par Monsieur Ahmed Dini Ahmed et signataire de l'accord-cadre du 7 février 2000 à Paris avec le gouvernement auquel vous appartenez. Accord dont la mise en œuvre fait l'objet, vous le savez bien, des difficiles négociations engagées voilà dix mois entre les deux parties.

Comme partie signataire de ce que vous avez appelé les " accords de paix du 26 décembre 1994 ", vous nous avez promis la paix et la reprise du progrès. Ni l'une ni l'autre ne s'est réalisée. La guerre a perduré, avec son lot de pertes humaines et de dégâts matériels. Quant à la reprise annoncée du progrès économique, social et politique, elle a revêtu la forme douloureuse de l'aggravation de la situation prévalant au moment de votre ralliement. La crise économique s'est durablement installée, la misère sociale généralisée et la négation démocratique perpétrée par le retour (autoritairement organisé) au système fossoyeur du parti unique.

Les seuls fruits de vos " accords de paix et de réconciliation de 1994 " consistent, pour tout dire, en quelques sinécures au profit de certaines personnes dont vous-même et en l'intégration de quelques autres dans l'armée, la police et l'administration.

Quant au " parti FRUD " dont vous avez annoncé la naissance avec fracas, je me demande, avec l'opinion nationale, où il est passé. Nous avons beau chercher son siège central, ses annexes locales, son organe de presse, sa vie de parti, nous ne trouvons rien qui vaille. En dehors de tel ou tel communiqué de circonstance, qui ressemble bien davantage à une commande du régime qu'à une prise de position autonome, et de quelques rares parutions de votre peu convaincant bulletin Liberté, rien ne nous est perceptible qui soit digne d'une organisation politique vivante. Point de meetings ni d'autres réunions publiques, alors même que, contrairement à nous autres forces crédibles (et donc craintes) de l'opposition, le pouvoir ne paraît pas vous interdire d'activités. Vos rares apparitions publiques se font dans le cadre des manifestations électorales ou occasionnelles du RPP. Vous semblez du reste si " reppéisés " que vous nous donnez la très forte impression de ne subsister que par et pour cette formation d'un autre âge. Y compris à travers votre sigle qui sort rarement séparé de celui du parti au pouvoir. RPP/FRUD, voilà ce que nous voyons ou entendons généralement : votre communiqué d'hier ne s'accompagne-t-il pas, pour ne pas dire plus, d'un texte signé RPP-FRUD où le prince confirme la commande ?

N'est-ce pas d'ailleurs pour tirer les conclusions d'une évidence sur laquelle le régime s'est vainement voilé les yeux qu'il s'est finalement résolu à traiter avec le FRUD authentique, qui est resté activement fidèle à la lutte armée pour la concorde civile et la démocratie réelle, et à engager avec lui le processus de paix initié par l'accord-cadre du 7 février 2000 ? Nous ne pouvons, à cet égard, nous retenir de vous rappeler que c'est sous la plume de l'un de vos " amis politiques ", un certain Ali Guelleh, que vous reconnaissez comme votre " secrétaire général adjoint ", que le pouvoir a signé le dit accord-cadre avec un FRUD (toujours armé) dûment représenté par, son président Ahmed Dini. Ce qui n'est pas, vous en conviendrez, le fruit du hasard.

Cher concitoyen, il est inutile de vouloir continuer la comédie ridicule d'une mascarade d'une autre époque. La politique, et l'expérience humaine nous le démontre abondamment, n'est pas une affaire de sigle sans substance, ni de titre creux, ou encore moins d'appétit matériel ; mais une chose bien plus sérieuse. L'engagement politique suppose la foi en un idéal et l'offre d'un projet de société sous-tendu par les valeurs auxquelles l'on croit. La politique n'est pas une vulgaire affaire d'ambition alimentariste mais une exaltante question d'idées porteuses d'harmonie et d'avenir. En politique, il s'agit noblement de servir la cité, non de s'en servir. Sous le contrôle incontournable du peuple souverain que l'on sert avec abnégation parce que l'on est habilité par sa passion.

Or, ce peuple est là qui nous observe et nous connaît. Ce peuple-là, ce sont ces jeunes et moins jeunes qui en ont assez de la démagogie à deux sous, du mensonge grossier, du mépris des simplets et de la politique prédation. Ce sont ces citoyens et citoyennes, les nôtres, déterminés, sous leurs apparences trompeusement assoupies, à recouvrer leur liberté confisquée et leur dignité bafouée. Ce sont ces yeux grand ouverts qui nous regardent et jugent. C'est ce regard sous lequel tout serviteur public digne de ce nom ne saurait être qu'un humble et vrai.

Cher aîné, loin de moi toute idée de vous seriner des leçons. Mon modeste propos n'est que de vous suggérer, avec la spontanéité de la concitoyenneté sincère, un supplément d'humilité et son pesant de vérité. Envers vous-même et votre peuple.

Très concitoyennement à vous.

Lettre publiée dans l'hebdomadaire d'information et d'analyse " ENSEMBLE ".
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12/02 Front pour la Restauration
de l'Unité et de la Démocratie
F.R.U.D

Djibouti le 12 février 2001

COMMUNIQUE DE PRESSE


Dans le cadre de la finalisation de l'Accord-cadre du 7 février 2000, une importante délégation du FRUD s'est rendue à Djibouti et a entamé avec la partie gouvernementale, au sein de quatre commissions paritaires, les travaux de concrétisation des différents points dudit Accord-cadre. Pour donner à ces travaux toute la sérénité nécessaire, et dans une culture politique locale qui conçoit la parole comme une agression et la liberté comme une menace, la délégation du FRUD a observé un mutisme total et refusé d'alimenter par quelque indiscrétion que se soit toute spéculation nuisible à la paix des esprits.

Il n'est pas dans les habitudes du FRUD de verser dans l'invective et la polémique stérile qui ne seraient d'aucune utilité dans le déroulement des pourparlers. Par contre, il est impératif de clarifier le contexte actuel car ni notre Peuple ni la communauté internationale ne comprendraient qu'en plus des indéniables difficultés qu'il rencontre, le processus de paix s'enlise dans des dérapages aussi futiles que dangereux. Les propos de notre Représentant en Europe et la réponse du Ministre de l'Intérieur appellent de notre part la mise au point suivante.

- Comme l'a affirmé M. MOHAMED KADAMY, le déroulement des négociations en cours connaît des difficultés, la preuve en étant que 10 mois après le début des travaux, l'on n'est pas encore parvenu à l'accord et qu'au lieu de cela apparaisse une vive controverse à ce sujet : nier les réels, nombreux et importants points de blocage ne contribuera certainement pas à les aplanir comme nous le souhaitons :

- Notre Représentant n'a ni prétendu que les négociations étaient rompues, ni affirmé que le FRUD allait reprendre la lutte armée : il n'a fait que répondre à une question de journaliste en reconnaissant que rien n'était impossible. La partie gouvernementale ne peut ignorer que les discussions continuent et nous espérons, dans l'intérêt supérieur de la Nation, régler les différents points encore en suspens et rapidement aboutir à un accord global. La nature et l'importance des réformes ou concessions seront alors concrètement jugées, le cas échéant par rapport au statu quo actuel :

- Il n'est pas dans l'intérêt des discussions que la partie gouvernementale dénature les propos de notre Représentant en Europe et en prenne prétexte pour donner libre cours à un discours belliciste et au dénigrement puéril d'un des plus éminents membres du FRUD.

Conscient de l'ampleur de la tâche de Réconciliation et de Reconstruction nationales qui nous attend et que le Peuple attend de nous, le FRUD invite la partie gouvernementale à éviter toute polémique et à reprendre le déroulement normal des discussions avec le sérieux dont le FRUD a toujours fait preuve.

Le Président du FRUD
AHMED DINI AHMED

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BRUITS ET RUMEURS

22/02 L'AND en alerte maximum pendant trois jours dans la région d'Obock. 2.500 hommes participeraient à l'opération.

Les autorités gouvernementales craignent une attaque du FRUD ce week end. En effet, les résistants du FRUD n'accepteraient pas, dans leur grande majorité, l'annonce de la reprise des négociations, avec un nouveau délai ... Ils exigent les réponses concrètes qui ne sont pas venues. Le Gouvernement craint une attaque ce week end. En prévision, il a fait envoyer d'urgence 2.500 hommes qui se sont déployés dans la région d'Obock.

Il est prévu que 1.000 hommes soient ramenés à Djibouti d'ici trois à quatre jours, tandis que 1.500 devraient rester sur place.

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COURRIER DES LECTEURS
Nous reprenons le contenu intégral des lettres qui nous sont adressées.
Nous publierons aussi les messages des lecteurs qui souhaitent répondre.
L'ARDHD n'assume aucune responsabilité quant au contenu des messages de cette rubrique. Ils sont publiés sous la responsabilité entière de leurs auteurs.
L'ARDHD rappelle qu'elle ne soutient aucune action politique, ni aucun parti et qu'elle milite exclusivement en faveur de la Paix et des Droits de l'Homme.
Pour des raisons de sécurité, les messages sont publiés sans les noms des auteurs (sauf demande formulée avec précision par l'auteur)

Note de l'ARDHD : à la suite de la publication de la lettre injurieuse du MJOD, plusieurs lecteurs nous ont adressé leur réaction que nous publions sans commentaire, car elle se suffisent à elles-mêmes :

Je viens de lire "l'article" du MJOD et cela m'a laissé perplexe.

Je m'explique, si le MJOD "savait que vous faites cela pour vous distraire et rire du malheur des djiboutiens. ","dans votre riducule journal", pourquoi diable vous envoyaient-ils leur salades? Ils n'avaient qu'à ouvrir leur site pour y cracher leur bave.

Dire que Mr Schaal avait "peur de dire la vérité ", franchement je pense que c'est se foutre de la gueule du monde.. .en France, on a le DROIT de dire ce que l'on pense (sans aller jusqu'a la diffamation bien sur) sans craindre de représailles !

Dire de Schaal "vous n'êtes même pas un djiboutien" je répondrai que votre maitre ne l'est pas non plus !

Dire "Ceux qui vous écrivent sont des exclus du peuple et ils rodent dans les faubourgs de la France." Je me demande si ce n'est pas plutot votre maitre qui les a exclus.

Enfin, je voudrais vous poser une question : mais où avez vous trouvé les sabres que vous voulez degainer ? Votre ministre ne les a pas encore confisqués ou a-t-il fait une exception pour vous ?

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Samantar Miguil pourrait-il soutenir le MJOD ?

Enfin la Liberte decouvre la vraie nature du MJOD.

Rappelez vous, dès que les informations sur le problème de Guelleh à Ottawa ont filtré, le MJOD a répandu des doutes sur la credibilite de ces infos.

En fait, après enquête, il se révèle que le MJOD est un petit groupe de Gadabgoursis d'Ottawa qui a pour but de créer une haine tribale au Somaliland voisin.

Ce groupe est aidé financièrement par Samatar Miguil, l'homme qui touche deux bourses sans aller à la Fac, et qui est l'homme lige de la propagande de Guelleh au Canada, et frère de l'épouse du ministre des finances de Guelleh..

Pendant que les fonctionnaires ne sont pas payés, les proches du regime comme Samatar Miguil recoivent des milliers de dollars par virement rapide Western Union.

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16/02 les méthodes du MJOD ne faisaient que nuire au combat sérieux que mène l’opposition démocratique djiboutienne

Je suis content d'apprendre que je n'avais pas si tort quand j'avais réagi à un article du MJOD (voir La Liberté, bulletin n°31). J'exprimais en substance dans ma missive le danger que pouvais susciter pour l’opposition nationale des propos à l’emporte-pièce du MJOD : dérive antisémite, implication explicite des personnalités politiques françaises et des hautes personnalités de l'opposition nationales dans les tribulations du système guellhéen moribond, ceci sans la moindre preuve formelle.

Au jour d’aujourd’hui, si l’appartenance du MJOD aux mouvances gouvernementales n’est pas établie d’une façon catégorique, je reste personnellement dubitatif là-dessus, il n’en demeure pas moins que ses méthodes consistant à diviser l’opposition djiboutienne par des procédés malhonnêtes (usurpation d'identité et faux scoops contre IOG) n'aidaient en rien la cause du peuple djiboutien. Sans oublier non plus qu'elles semblaient participer de stratégies du système guellhéen déjà éprouvées, mises en places par le pouvoir djiboutien pour briser toute veilléité d'opposition et dont IOG est devenu le maître d’œuvre.

De toutes les manières, les méthodes du MJOD ne faisaient que nuire au combat sérieux que mène l’opposition démocratique djiboutienne et mettaient en danger sa crédibilité aux yeux de l'opinion nationale et internationale. Et rien qu'en ce sens je me réjouis de la mise à l'écart momentanée du MJOD des publications de liberté-aref jusqu'à ce qu'ils puissent nous démontrer leur bonne fois et le leur sens de responsabilité dans la lutte que nous devons tous mener contre la dictature finissante d'IOG.

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16/02 Et si on proposait à Guelleh, une rente
pour qu'il quitte le pouvoir ?

Salutation a tous les djiboutiens et djiboutiennes.

Ca me fait chaud au cour de voir le courage que vous mettez a informer de manière impartialle, soutenue et volontaire tous les enfants du pays repartis aux quatre coins du pays.

Malheureusement notre pays comme bien d'autres pays africains doit subir les affres d'une dictature qui compense son manque d'imagination par une cruauté envers les innocents. Pour résumer Guelleh a copié l'exemple de Siad Barre de Somali pour son bénéfice.

Espérons que Allah nous évitera le sort de nos voisins une fois qu'il sera parti. Le temps de monsieur Guelleh va bientot finir, beaucoup plus tôt que prévu. C'est pourquoi il faut nous regrouper, chercher des solutions et préparer la sortie du dictateur.

L'alternative serait un chaos dans notre pays si cosmopolite et ?ou encore une occupation étrangère. C'est pourquoi il nous faut consulter les pays voisins pour nous conduire une consultation inter djiboutienne honnête et mettre sur pied un gouvernement de transition pour préparer des élections qui seront cette fois non truquées.

L'Ethiopie ou plus vraisemblablement le Somaliland serait disposé a soutenir une telle
action. On ne peut pas faire l'économie d'une telle action car la passivité aurait des répercussions semblables a celle vues en Somalie, car le système cherche à semer les graines de la discorde entre les diverses communautés de notre pays.

Sahra M.
ATLANTA GEORGIE USA.

P.S Comme Guelleh tient à son poste en raison de l'argent qu'il accapare, nous pourrions lui proposer une rente pour qu'il parte, un peu sur le modèle de l'argent qu'on donne pour les nouveaux nés ?

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17/02 Et si Ali Mohamed DAOUD
visait le poste de Premier Ministre ?

Apres le recent discours d'Ali Mohamed Daoud, je me demande s'il ne convoite pas le poste de premier ministre.

La seule chose que j'accorderai a IOG c'est son talent pour diviser meme les mouvements les plus solides...ou pour parler franc, la seule chose que je reproche a l'opposition c'est son manque de confiance entre les membres meme qui la compose.

Si par malheur A.M.Daoud vendait son ame au diable (ce qui est deja entamme), je lui souhaite bonne chance pour ce poste figuratif, pour ne pas dire de lèche-bottes, certes bien remunere mais oh combien a double tranchant...la revanche, le sursaut politique populaire est en marche !
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17/02 Pourquoi tant de haines ?

Personnellement je n'ai jamais compris les comportements de certains dirigeants du frud. Pourquoi tant de morts des deux cotes, pourquoi tant de femmes violees, tant de haines,tant de miseres pour en arriver a ce stade.Pourquoi Ougoure qui a souffert, a-t-il accepte de se soumettre a IOG. Ils auraient pu attendre sa propre chute. Il me semble que tout ceci n' a pas de sens. Je comprends pourquoi la France soutien IOG car apres tout notre comportement est du "monkey buisness".

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18/02 VOS PUBLICATIONS SONT TROP ORIENTEES EN FAVEUR DES AFARS.

Je vis depuis 13 ans au Canada et depuis 2 ans, je reçois chaque semaine le bulletin Liberte-Aref. Je trouve que vos informations ne sont pas très objectives. Je me demande parfois si le journal défend spécifiquement la cause Afar ou le peuple djiboutien dans son intégralité. Pour vous, tous les Issas seraient les prisonniers de Ismail Omar Guelleh (que je ne supporte vraiment pas !).

Tout récemment, vous avez parlé l'ex-ambassadeur de Djibouti à Paris, qui serait d'après vous un prisonnier du système....

Au temp de la colonisation, il y avait des personnalites Afars, dont certains sont encore vivants aujourd'hui, qui ont contribué au massacre du peuple Issa : Ali Sileh, Ali Aref, et bien d'autres qui n'ont jamais encore été jugés.

Alors s'il vous plait, essayez d'équilibrer vos informations.

A.D.

 

Note de l'ARDHD :

Merci, cher lecteur, de nous avoir fait part de vos remarques.

Il est vrai qu'à l'origine, notre journal a défendu avec force, tous les prisonniers politiques car, il faut bien l'admettre, ils étaient surtout Afars.

Cela dit, nous sommes aux côtés de tous les djiboutiens de l'opposition actuelle et vous pouvez constater que de nombreux Issas et d'autres ethnies s'expriment librement dans le journal. De nouveaux prisonniers politiques sont à Gabode et ils ne sont pas Afars ; cela ne nous empêche pas de veiller au Respect des Droits de l'Homme en ce qui les concerne, quels que soient leurs actes ou responsabilités. (Cf de nombreux articles sur leur situation en prison)

Nous ne nous voulons pas nous attacher à déterminer les origines tribales de chacun, car le tribalisme n'est pas notre 'tasse de thé' et de plus, n'ayant pas une connaissance suffisante des liens et appartenances tribales, nous nous interdisons de rentrer dans ce jeu. Il y a eu un passé et des responsabilités et vous avez raison de le souligner.

Mais aujourd'hui les hommes à la barre et les responsables du système et du pillage sont majoritairement (mais pas uniquement) du côté Issas. Ils sont notre cibles, non pas en raison de leur appartenance ethnique, mais de leurs actes journaliers.

Quelle est la priorité aujourd'hui ? Donner au peuple djiboutien la liberté, la paix, la justice et la démocratie et lui permettre de retrouver des moyens d'existance normaux dans une économie qui pourrait se reconstituer. C'est à cela que nous essayons de contribuer.
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19/02 En tant qu´Issa je regrette qu´un autre Issa ait formulé ce genre de propos.

Sur bulletin N° 36, en cours, j'ai découvert qu'un compatriote était déçu de la manière dont le journal La Liberté défend et informe le monde entier sur la cause des Afars de Djibouti, parfois au détriment de la cause Issa.

En tant qu´Issa je regrette qu´un autre Issa ait formulé ce genre de propos.

Il n'est de secret pour personnes que les Afars de Djibouti ont été privés de leurs droits fondamentaux depuis l´indépendance.

La répartition des postes ministériels ou des sièges parlementaires qui avait été signée entre Hassan Gouled l´ancien Président de la République et l´ancien Président du Conseil M. Ali Aref Bourhan à la veille de l´indépendance n´a pas été respectée. Elle a même été bafouée dans son intégralité et considérée comme nulle et non avenue par une poignée de gens issue du clan Issa.

Le quota des postes ministérielles et parlementaires avait été fixé à 60% pour les Issas et 40% pour les Afars. Les Afars n'ont jamais contesté les 60% attribués aux Issas mais par contre ces derniers ont augmenté sans cesse leur pourcentage jusqu'à détourner le rapport des forces politiques en leur faveur.

La donne du paysage politique et économique a totalement changé de visage et d´équilibre. Nous assistons au fiat que de moins en moins d'afars siègent dans le gouvernement ou au parlement djiboutien, contrairement aux accords signés entre M. Hassan Gouled et Ali Aref Bourhan.

Les afars, dans les gouvernements successifs de Gouled puis de Guelleh ne sont que des marionnettes manipulées par l´ensemble du clan et ils ne représentent pas les afars qui ont pris une part importante pour la libération de Djibouti

Une cohésion harmonieuse des différentes communautés vivant á Djibouti passe obligatoirement par la reconnaissance du droit à l´existence du peuple Afar de Djibouti comme composante de la Nation. Tous les Djiboutiens - toutes confessions confondues - reconnaissent les Afars de Djibouti comme citoyens à part entière et non comme des citoyens de seconde classe.

Alors qu'IOG s´apprête à instituer l´enseignement de la langue somalienne dans les écoles, nous demandons que l´enseignement de la langue Afar le soit au même titre.

Mon compatriote a fait allusion &ag