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LA
LIBERTÉ Bulletin N°
36
Journal permanent et indépendant
de tous les djiboutiens de l'opposition
Bulletin
de l'A. R. D. H. D
2ème
année..................Maj
22/02/01 à 18 h 00 (Heure de Paris)
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LA
LIBERTÉ :
votre journal se construit chaque jour devant vous, avec vos contributions.
Chacun peut s'y exprimer librement et sans aucune censure. . .
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22/02
ALERTE ROUGE TORTURE ET VIOLATION DES DROITS DE L'HOMME A DJIBOUTI
:
APPEL
D'URGENCE POUR OBTENIR UNE EVACUATION SANITAIRE DU GENERAL YACIN
YABEH DONT LES JOURS SONT COMPTES S'IL CONTINUE A SUBIR LES CONDITIONS
D'INCARCERATION QUI LU SONT RESERVEES A GABODE -
(APPEL PUREMENT HUMANITAIRE DE LA LDDH)
Aprés
avoir livré le Général aux autorités
djiboutiennes, la France va-t-elle intervenir, pour le soigner
ou pour le laisser mourir ?
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23/02
12h00 - Manifestation du samedi 24 février à 14
heures : Communique SURVIE
La Préfecture a finalement décidé
de nous autoriser à manifester à partir de notre
lieu de rendez-vous initial, au Panthéon, et plus précisément
à la Place Sainte Geneviève, à 14 heures.
Nous avons accepté ce nouveau changement de parcours afin
d'éviter de nous retrouver dans l'illégalité.
Des membres de Survie seront présents Place Edmond Rostand
pour réorienter les manifestants.
Toutes ces manoeuvres ont évidemment semé le trouble
sur l'organisation de cette manifestation. Nous espérons
cependant vous voir nombreux à cette mobilisation d'une
importance capitale.
Amitiés citoyennes
L'équipe de Survie
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SOMMAIRE
N° 36
. . . du
17/02/01 au 23/02/01
- ARMEE NATIONALE DJIBOUTIENNE : alerte maximum - 2.500 hommes dépêchés
d'urgence vers Obock.
-
LE 24 FEVRIER, MANIFESTATIONS DANS TOUTE LA FRANCE POUR SOUTENIR
F-X VERSCHAEVE ET SURVIE - APPEL A PARTICIPER.
- ALERTE pour la liberté d'expression en France : message
envoyé par Survie le 22/02,
- Monsieur Ali Mohamed Daoud menace M. DINI ... pour usurpation
de 'raison sociale" !!!!
- Le communiqué du FRUD, signé par Ahmed DINI le 12
février 2001,
- L'appel de l'ODU pour la mise en oeuvre des accords de Paris par
le régime,
- La lettre de DAF à Ali Mohamed DAOUD,
- Les détenus du FNP en grève de la faim à
Gabode, (La vengeance cruelle de Guelleh, pour la peur qu'il
a eu ?)
-
Reprise des négociations FRUD / Gouvernement : un délai
supplémentaire est demandé par les parties.
- la fin de l'Axe djibouto-ethiopien ?
- appel pour une aide humanitaire urgente dans le Nord de Djibouti,
- appel de l'ADD pour soutenir le processus de Paix à Djibouti,
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LE
24 FEVRIER :
MANIFESTATIONS DANS TOUTE LA FRANCE pour soutenir François-Xavier
VERSCHAEVE et SURVIE
FRANCE-AFRIQUE,
bas les masques ! Pour la vérité et la justice
(Communiqué de SURVIE)
22/02
MESSAGE D'ALERTE DE SURVIE : La
liberté d'expression est bien en danger !
MANIFESTATION
de SOUTIEN A François-Xavier VERSCHAEVE et à SURVIE.
La liste des points de rencontre
ville par ville - Merci à tous ceux qui le peuvent
d'être présents.
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ON
CROIT REVER !! A lire deux dépêches diffusées
par l'ADI
14/02
Lalliance RPP-FRUD invite Ahmed Dini à honorer pleinement
ses engagements
14/02 Mise au point
du président du FRUD Ali Mohamed Daoud
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16/02
: L'HOMME DE LA SEMAINE
Monsieur
Ali Mohamed Daoud
pour son numéro de bravoure
du 14 février 2001
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ARHOTABA |
| 16/02
Et si on proposait à Guelleh, une rente pour qu'il quitte le
pouvoir ? (Courrier des lecteurs) |
Les
lecteurs réagissent à la lettre du MJOD
16/02 Les méthodes du MJOD ne
faisaient que nuire au combat sérieux que mène lopposition
démocratique djiboutienne.
16/02 Samantar Miguil pourrait-il soutenir le MJOD ?
16/02 Je viens de lire "l'article" du MJOD et cela
m'a laissé perplexe.
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Du
nouveau dans Radio trottoir cette semaine :
17/02 Emission : "Que
dit la Presse entre les lignes ?
Elle dit que la population d'Arta est condamnée à
la mort lente par l'uranium.
17/02
Emission : la folie des grandeurs bat son plein avec
.
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17/02
HOMMAGE A ALI HERSI, MORT SANS AVOIR BENEFICIE DES SOINS MEDICAUX,
QUI SONT RESERVES EXCLUSIVEMENT AUX PROCHES DU DICTATEUR. |
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17/02
Et si Ali Mohamed DAOUD
visait le poste de Premier Ministre ? (Courrier
des lecteurs) |
17/02
ETHIOPIE/DJIBOUTI : Un incident mineur mais significatif (A
lire dans LOI) |
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| 12/02
Le Communiqué du FRUD, signé par Ahmed DINI. |
12/02
COMMUNIQUE DE L' OPPOSITION DJIBOUTIENNE UNIFIEE - O.D.U -
Appel au peuple djiboutien et à la communauté internationale
pour obtenir l'application des accords de Paris. |
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| 12/02
DAF écrit dans une lettre ouverte à M Ali Mohamed DAOUD,
au sujet des menaces émises à l'encontre de M DINI,
pour usurpation de raison sociale. |
15/02
LES DETENUS FNP DE GABODE EN GREVE DE LA FAIM - (Journal
'Ensemble pour le PRD") |
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| 17/02
Pourquoi tant de haines ? (Courrier des
lecteurs) |
10/02
Interview de Yusuf Garad, Editeur du service Somalie de la BBC.
(Paru dans The Republican - En anglais) |
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18/02
VOS PUBLICATIONS SONT TROP ORIENTEES EN FAVEUR DES AFARS. (Courrier
des lecteurs)
19/02
En tant qu´Issa je regrette qu´un autre Issa ait formulé
ce genre de propos. (Courrier
des lecteurs)
19/02 Le Colonel
Omar Bouh responsable d'actes de barbarie et de crimes contre l'humanité
? (Courrier
des lecteurs)
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18/02
Les Forces françaises à Djibouti démentent
toute utilisation duranium appauvri (Communiqué
ADI)
19/02
Histoire d'uranium ou l'histoire de deux frères truands !
(Courrier
des lecteurs)
A
suivre dans le numéro 37 ....
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| 19/02
LE TRISTE SORT RESERVE AU SYNDICALISME (Extrait
du journal Al-Wahda) |
19/02
La face cachée de l'OPS (Suite) (Extrait
du journal Al-Wahda) |
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| 19/02
- LE PRD ANNONCE L'OUVERTURE DE SON SITE INTERNET QUI EST OPERATIONNEL. |
19/02
LA FIN DE L'AXE DJIBOUTO-ETHIOPIEN ?
La visite de Guelleh en Erythrée.
(AFP) |
(*)
nous pourrions être amenés à refuser les articles
dont le contenu serait contraire à la morale et/ou aux bonnes
moeurs, les attaques personnelles, non justifiées et/ou disproportionnées,
les articles dont les informations s'avéreraient fausses,
ainsi que toute propagande en faveur de la dictacture à Djibouti.
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19/02
- REPRISE DES NEGOCIATIONS ENTRE LE FRUD ET LE GOUVERNEMENT DJIBOUTIEN
? UN DELAI SUPPLEMENTAIRE EST DEMANDE POUR ETUDIER LES TERMES D'UN
ACCORD POSSIBLE - RUMEURS SUR LA PARTICIPATION DE PERSONNALITES
DU FRUD DANS UN GOUVERNEMENT. (AFP)
22/02
Le communiqué officiel conjoint Gouvernement / FRUD
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19/02
REPRISE DE L'EMIGRATION DES FAMILLES DE DIRIGEANTS DJIBOUTIENS AU
CANADA (Courrier
des lecteurs) |
| 14/02
Appel à une aide d'urgence pour les populations du nord de
Djibouti. (AFP / ASPA) |
21/02
LA SITUATION HUMAINE A DJIBOUTI
SUR LA VOIE DE L'ANEANTISSEMENT
(Courrier
des lecteurs) |
| 21/02
La bêtise à l'Etat pur : les apprentis sorciers (France
et Djibouti) ont-ils programmé notre perte ? Uranium - (Courrier
des lecteurs) |
20/02
Ce qui devait arriver, arriva ! ! Appel à soutenir le processus
de Paix à Djibouti
(Communiqué ADD) |
| 22/02
L'AND - Armée nationale djiboutienne : alerte maximum contre
le FRUD - Envoi de 2.500 hommes dans la région d'Obock.
(Bruits et rumeurs) |
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22/02
LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOEL ABDI Jean-Paul
SIEGE Q.V. BOULEVARD DE GAULLE
BUR TEL (fax) : (253) 35 78 04
DOM TEL (fax) : (253) 35 80 07
B.P. : 74 - DJIBOUTI - RDD
e-mail : noel_lddh@intnet.dj
http://www.ardhd.org/lddh.htm
COMMUNIQUE DE PRESSE n°3/LDDH du 21 février
2001
Appel d'urgence pour une évacuation
sanitaire du Général Yacin Yabeh à titre
purement Humanitaire. Ses jours sont comptés.
Le 13
décembre 2000, le général Yacin Yabeh et
consorts ont été mis en détention provisoire
(dépôt) et transférés à la sinistre
prison de Gabode.
Courant
janvier 2001, la situation sanitaire du Général
Yacin s'étant gravement dégradée, la juge
d'instruction ordonne une expertise médicale. Les quatre
médecins suivants :
- Docteur Bradon médecin chef à Peltier
- Docteur Mohamed Abdourahman de Peltier
- Docteur Bernardos de Paul Faure
- Docteur Ali Barreh de Paul Faure
Ont constaté
:
- Que l'état de santé critique du général
Yacin traverse une phase finale très avancée.
-Qu'au stade actuel, ni l'Hôpital Peltier, ni l'Hôpital
Bouffard ne peuvent en aucun cas équilibrer son état
de santé, qui se détériore de jour en jour.
-Que l'évacuation sanitaire du général Yacin
s'avére strictement nécessaire.
Le rapport
d'expertise de ces quatre médecins est sans ambiguîté,
et il est inademissible qu'aucune suite ne soit donnée
à ce rapport médical. Pire encore, l'administration
carcérale aurait prise des mesures intolérables
à l'égard du général Yacin, en l'isolant
dans une cellule digne des cellules 12 du centre pénitencier
de Gabode. Ces mesures intolérables pourraient être
considérées comme des tentatives d'homicides volontaires.
C'est
dans ces conditions dangereuses et inhumaines de détention
que le général Yacin a uriné du sang le jeudi
15 février 2001. Le lendemain vendredi 16 février
2001, les épouses du général Yacin n'ayant
pas pû voir le Président de la République
se sont vues dans l'obligation de tenter de contacter, en vain
, le Président lors de la sortie de la prière du
vendredi à la mosquée.
Depuis samedi 17 février 2001, le général
Yacin est hospitalisé à l'Hôpital Peltier.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains est très inquiète
et très préoccupée de l'état de santé
critique du Général Yacin Yabeh.
Malgré
les pressions, les mauvaises incompréhensions, une fois
pour toute, il faut apprendre que les Défenseurs des Droits
de l'Homme ont pour principal objectif à dénoncer
toutes les violations des Droits de l'Homme, sans remords, sans
passion, sans aucune rancune.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), fort et convaincue de
ce principe universel :
1) Regrette
les refus à différents niveaux de rendre visite
au Général Yabeh tant en prison qu'à l'hôpital
pour les membres de la LDDH.
2) Lance un appel pressant et urgent au Président de la
République, au Ministre de la Justice, Chargé des
Droits de l'Homme et à l'Ambassadeur de France afin que
le Général Yacin Yabeh soit rapidement évacué
en France auprès de son médecin qui le suit depuis
plusieurs années.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains considère que cette évacuation
sanitaire doit se placer en dehors de toute spéculation
politique et doit être considérée uniquement
comme une assistance médicale urgente à personne
en danger de mort.
Note
de l'ARDHD :
On se souviendra que la France s'était empressée
de remettre le Général Yacin Yabeh au Gouvernement
djiboutien, au mépris de toutes les règles et procédures
concernant l'extradition.
En
effet, après les évennements du 7 décembre
2000, le Général s'était réfugié
à la base aérienne française et il avait
demandé l'asile à la France. Pour toute réponse
et pour ne pas déplaire au dictateur, la France avait remis
le Général aux autorités djiboutiennes, ce
qui avait semblé hautement illégal à l'époque
(même si on avait joué du côté français,
pour se justifIer, avec le statut territorial de la base aérienne
!). Les autorités françaises avaient assuré
alors qu'elles avaient obtenu toutes les garanties nécessaires
concerant les conditions de détention qui seraient réservées
au Général. (Grande naïveté
de la France ? Quelle crédibilité pouvait-on accorder
aux garanties données par le système Guelleh ? La
preuve, encore une fois !!).
Nous
savons maintenant que le Général est détenu
dans des conditions inhumaines (torture ?) en violation de toutes
les règles concernant le Respect des Droits de l'Homme
et qu'il n'est pas soigné, en conformité avec son
état de santé et les prescriptions du corps médical
(Cela, nous l'avions prédit depuis longtemps
! Guelleh est un homme rancunier et revanchard. Il était
évident qu'il allait se venger abominablement en utilisant
la souffrance physique contre celui qui lui avait fait si peur
le 7 décembre ! ) La France ne peut pas dire que
les garanties obtenues à l'époque ont été
respectées par Guelleh.
Alors
l'Ambassade de France doit intervenir d'urgence afin que le Général
soit soigné conformément aux exigences de son état
de santé. Nous observons avec la plus grande attention
les décisions concrètes et rapides qui s'imposent.
Comme la LDDH, nous lançons cet appel sur
un plan humanitaire, considérant que les responsabilités
éventuelles du Général ne peuvent être
établies que par un Tribunal libre et indépendant.
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17/02
HOMMAGE A ALI HERSI, MORT SANS AVOIR BENEFICIE DES SOINS MEDICAUX,
QUI SONT RESERVES EXCLUSIVEMENT AUX PROCHES DU DICTATEUR.
Je
viens d'apprendre d'après le journal pro gouvernemental
LA NATION, la mort d'Ali Hersi à l'age de 46 ans. Ali Hersi
était instituteur à l'école publique d'Ali-Sabieh
; il a enseigné à une génération d'Assagog.
C'était un bon musulman, qui faisait partie comme Abdi
Iltireh des enseignants appréciés de nos parents.
Je suis profondément attristé par sa disparition,
et je présente mes condoléances les plus sincères
à sa famille et à tous ses anciens
élèves.
Après ces condoléances, j'aimerais revenir sur les
dernières années de la vie d'Ali Hersi.
En 1992, il a été élu député
du district d'Ali-Sabieh pour une période de cinq ans.
En 1997, il a cèdé sa place à Abchir Hassan
Htteyeh. C'est alors que les ennuis ont commencé pour le
défunt.
Selon des gens bien informés, il s'était retrouvé
sans emploi et il tournait à la " Cité Ministérielle
" pour essayer d'être réintégré
dans le corps des enseignants. Depuis lors je n'avais plus recçu
aucune nouvelle de lui et je viens juste d'apprendre sa mort.
S'il y a du vrai dans le journal " La Nation ", c'est
malheureusement la mort des djiboutiens .
En
effet, d'après le journal, le défunt serait mort
à la suite d'une longue maladie, cette maladie qui n'a
pas de nom résulte de la confiscation de l'argent du pays
par une poignée des voyous corrompus, et de la mal-gestion.
La mort qui vient de frapper Ali Hersi est aussi appelée
" la mort des petits ", car les grands se font soigner
à l'étranger, pas au pays...
Résultat, si l'un d'entre eux meurent, c'est souvent à
l'étranger et des bruits circulent à Djibouti concernant
sa mort. En revanche, la majorité des djiboutiens meurent
à petits feux dans un silence étrange, victimes
comme d'habitude d'une longue maladie.
Je me demande honnêtement, jusqu'à quand nous devrions
supporter " la mort des petits " qui condamne toute
la population à l'exception de ceux qui bénéficient
des largesses de la dictature locale.
N'est-il
mieux de faire quelque chose avant la date fatidique de la "
mort des petits" qui est fixée à 48 ans ?
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22/02
MESSAGE D'ALERTE DE SURVIE
La
liberté d'expression est bien en danger !
La
préfecture de police de Paris n'a pas fini de nous tourmenter
et veut une nouvelle fois déplacer le lieu de rendez-vous
de la manif' prévue le samedi 24. Un accord avait pourtant
été conclu entre François-Xavier Verschave
et Mr Desmarais (responsable des manifestations sur la voie publique)
lui-même le jeudi 15 février, fixant le lieu du rassemblement
Place Edmond Rostand.
On
nous retire aujourd'hui cette autorisation ! Les autorités
ne tarissent décidemment pas de manoeuvres pour casser
cette manifestation et en faire un échec ; elles craignent
manifestement que des associations et des citoyens expriment leur
désaccord avec la politique africaine de la France. La
voix des 30 associations qui se sont associées à
Survie pour lancer cet appel a semble-t-il bien peu de poids aux
yeux de la préf.
Il
est encore plus important, dès lors, de se mobiliser nombreux
afin de marquer notre refus de voir le droit de s'exprimer, qui
appartient à chaque citoyen, méprisé et entravé.
Rendez-vous
donc samedi, à 14 heures, Place Edmond Rostand !!
Merci de passer ce message à l'ensemble de vos réseaux.
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SURVIE
" Donner valeur de loi au devoir de sauver les vivants "
57 avenue du Maine - 75014 PARIS
Tél. : (33-1) 43 27 03 25 - Fax : (33-1) 43 20 55 58
http://www.globenet.org/Survie
e-mail : Survie@globenet.org
Un
procès - Des manifestations
Communiqué
Paris,
le 16 février 2001
FRANCE-AFRIQUE, bas les masques
!
Pour la vérité et la justice
Les 28
février, 6 et 7 mars se dérouleront les audiences
du procès intenté par MM. Bongo, Déby et
Sassou Nguesso (respectivement présidents du Gabon, du
Tchad et du Congo-Brazzaville) à François-Xavier
Verschave, président de Survie, et Laurent Beccaria, gérant
des Éditions les Arènes, pour "offense à
chef d'État étranger" sur la base de passages
du livre Noir Silence.
Survie
travaille depuis une vingtaine d'années sur la relation
franco-africaine, notamment par des publications et des campagnes.
Elle s'attache à dévoiler les dérives qui
caractérisent la politique africaine de la France. Elle
a montré l'ampleur de la criminalité politique et
économique qui la gangrène : attestée sans
ambiguïté ces derniers mois par la multiplication
des révélations survenues, par exemple, dans l'affaire
des ventes d'armes à l'Angola.
Trois piliers
de cette Françafrique voudraient étouffer la liberté
d'expression et réduire Survie au silence via la procédure
pour "offense à chef d'État étranger".
"Offense à chef d'État" et non "diffamation"
: ce qui est dit dans ce livre est déplaisant, mais vrai.
Les crimes de la Françafrique se nourrissent du silence
et de la désinformation. Leur divulgation est insupportable
aux yeux de leurs auteurs, et la censure de la vérité
une "nécessité".
Le procès
intenté à Survie et aux Arènes représente
un exemple de la menace qui pèse, y compris dans un pays
réputé garantir la liberté d'expression,
sur ceux qui dénoncent les violations des droits humains.
L'article 36 de la loi de 1881 du Code Pénal français,
héritage du crime de lèse-majesté, est-il
digne d'un État qui se réclame des principes du
droit et de la démocratie ?
A l'occasion
de ce procès,
Survie
et ses partenaires organisent une manifestation
le 24 février 2001 à Paris et dans une quinzaine
de villes de France.
(voir document joint)
Les manifestations comme le procès lui-même seront
l'occasion pour l'opinion publique de prendre conscience de la
véritable nature des relations franco-africaines.
Nous sommes
à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.
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L'auteur
et l'éditeur de " NOIR SILENCE. Qui arrêtera la Françafrique ?
" poursuivis pour " délit d'offense à chef d'État étranger " !
FRANCE-AFRIQUE : BAS LES MASQUES !
SURVIE,
Act Up, Agir ensemble pour les droits de l'homme, Agir Ici, AIRCRIGE,
l'AITEC, les Amis de la Terre, ARDHD,
ATTAC, le CEDETIM, la CIMADE, le COFANZO, la Confédération
Paysanne, le collectif TotalFinaElf ne doit pas faire la loi,
le DAL, Droits Devant !! , Etudiants et développement,
Frères des Hommes, Greenpeace, Info Birmanie, la LCR, le
MAN, l'OPCF, OXFAM Belgique, Peuples Solidaires, RITIMO, Robin
des Bois, SUD-Culture, Les VERTS, appellent à une
MANIFESTATION
LE 24 FEVRIER
A
partir de 14 heures
Rassemblement : place Edmond Rostand (au croisement de la rue
Soufflot et du Bd Saint Michel, station RER Luxembourg).
Pour
la liberté d'expression,
pour la vérité et la justice
ENFIN,
la véritable nature des relations franco-africaines apparaît
au grand jour
Depuis les indépendances, des politiques
et industriels français entretiennent des relations occultes
et criminelles avec les chefs d'États africains qu'ils
ont installés au pouvoir. En contrepartie, ces chefs d'États
leur garantissent la mainmise sur les matières premières
et le pétrole. Avec les conséquences que l'on sait
: guerre civile, génocide, crimes contre l'humanité,
paupérisation et endettement d'une bonne partie du continent.
Depuis 16 ans, Survie interpelle nos décideurs pour mettre
fin aux dérives de l'aide et des relations franco-africaines.
C'est pour en avoir fait état dans son livre " Noir
Silence " (éd. Les Arènes), que le Président
de Survie, François-Xavier Verschave, est attaqué
en justice par trois chefs d'État africains : Omar Bongo
(Gabon), Idriss Déby (Tchad) et Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville).
Ils l'accusent d'offense à chef d'État étranger.
Le procès se déroulera les 28 février, 6
et 7 mars 2001 au Tribunal de Grande Instance de Paris, à
la 17ème chambre.
C'est pour
protester contre l'existence de l'art. 36 dans le code pénal
français, pour dénoncer la collusion entre certains
décideurs français et des dictateurs africains que
Survie appelle tous les citoyens à manifester le 24 février
2001.
SURVIE
France, 57 avenue du Maine, 75014 Paris.
Tél. 01 43 27 03 25 / 06 60 70 42 87 / 06 17 60 23 20 Fax.
01 43 20 55 58
E-mail : Survie@globenet.org. Site Internet : http://www.globenet.org/Survie
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LE
24 FEVRIER :
MANIFESTATIONS DANS TOUTE LA FRANCE
pour soutenir François-Xavier VERSCHAEVE et SURVIE
La liste des points de rencontre ville par ville
Merci à tous ceux qui le peuvent d'être présents.
-
Paris : RV 14 h Place Edmond Rostand (RER Luxembourg), en direction
de la Place Dauphine où il y aura un grand rassemblement.
Contact : Amélie, Samira et Armelle au 01 43 27 03 25 (à
Survie)
-
Bordeaux : manif', RV à 15 h Place de la Victoire.
Contact : Gilles Durou au 05 56 92 73 66.
Mel : ecriture@enfrance.com
-
Grenoble : Rassemblement à 14 h 30 au Palais de Justice
et défilé jusqu'à la Préfecture
Contact : André Fine,
04 76 23 06 53 et Colette Meyer, 04 76 81 12 45.
-
Laval : Sitting à 12 h, rue des Déportés.
Contact : Martine Corbel et Raphaël, Centre de Documentation
des Trois Mondes.
Mel : crides@globenet.org
Tél : 02 43 53 81 54
-
Lille : RV à 14 h 30 Place Rihour. 15 h 30, départ
de la manif' en direction de la Préfecture (Grand Place).
Contact : Anne Merckaert, 03 20 36 30 15
Mél : Francis.merckaert@santenet.com
-
Lyon : manif' à 14 h départ Place Bellecour.
Contact : Pierre Caminade au 04 78 39 12 56
Mel :
Pierre.Caminade@ac-lyon.fr
-
Marseille :rassemblement à 14 heures, Place des Mobiles.
Contact : Abdallah Nouroudine
au 04 91 50 07 28
Mel : abdallah.nouroudine@wanadoo.fr
-
Montpellier : Conférence de presse avec le soutien
de diverses associations. Lieu à préciser.
Contact : Serge Fabre, Thierry Laniesse, Jacques Dallard,
dallard@ensam.inra.fr
-
Nancy : RV 15 h Place Maginot. De nombreuses animations dont
de la musique africaine et du théâtre de rue.
Contact :Patrice Mangin au 03 83 25 65 40 ou 06 89 11 84 45
Mel : survie.lorraine@wanadoo.fr
-
Nantes : Rassemblement vers 14 h.
Contact : Gilles Barot
Mel : gilles.barot@libertysurf.fr
-
Strasbourg : 4 groupes partiront des places Gutenberg, Broglie,
Hans Arp et des Halles, pour converger vers la Place Kleber où
un rassemblement se tiendra à partir de 14 h.
Contact : Odile Krieg,
03 89 24 56 06 (tél.),
03 89 22 92 41 (fax).
-
Toulouse : Rassemblement à 15 h Place du Salin jusqu'à
la Place du Capitole.
Contact : Philippe Texier,
05 61 80 33 30 (tél/fax)
Mel : ph_tex@club-internet.fr
-
Valence : Manif' le 23 février, rassemblement à
18 h Place de la Liberté, remise d'un texte.
20 h 30 : Débat avec Jean Carbonare et André Fine
à la Maison des Sociétés, Salle Haroun Tazieff,
rue St Jean à Valence.
Contact : Jacques Bonnet,
04 75 25 32 73 (tel/fax)
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ON
CROIT REVER !!
Il ne faudrait quand même pas inverser les rôles.
Qui sera dupe de cette mascarade.... ? (Extrait
de l'ADI du 14/02)
ADI/DJIB/738/309
MOTS
DJIBOUTI/POLITIQUE
Lalliance RPP-FRUD invite Ahmed Dini à
honorer pleinement ses engagements
DJIBOUTI
(ADI)-14 février- LAlliance du Rassemblement Populaire
pour le Progrès (RPP) et du Front pour la Restauration
de lUnité et de la Démocratie (FRUD) «
invitent M. Ahmed Dini à honorer pleinement ses engagements
en se conformant à lesprit et à la lettre
de laccord cadre du 7 février 2000 », rapporte
mercredi lAgence Djiboutienne dInformation.
Les deux
partis sont davis que « laccord cadre du 7 février,
sinscrivant, de par sa nature et son objet, dans lesprit
des Accords du 26 décembre 1994 vise à parachever
le processus de réconciliation nationale engagé
depuis cette date ».
Lappel
de lalliance RPP-FRUD est contenu dans un communiqué
commun de presse rendu public à lissue dune
réunion, organisée, mardi entre les comités
exécutifs des deux formations politiques.
Dans ce
communiqué, le RPP et le FRUD « mettent en garde
Monsieur Ahmed Dini contre les tentatives de récupération
et dexploitation à des fins de politique politicienne
du processus des négociations ».
Le communiqué
relève que « la concorde civile et lunité
nationale constituent le fondement de lalliance nouée
entre les deux formations politiques ».
Lalliance
RPP-FRUD réitère « le profond attachement
» des deux partis « à toute initiative favorisant
la consolidation de lunité nationale et la concorde
civile dans le respect des institutions républicaines et
des règles démocratiques ».
Lalliance
salue, en ce sens, « lengagement constant du Président
de la République, Son Excellence Monsieur Ismaïl Omar
Guelleh, en faveur de la paix tant au niveau national que régional
(Somalie, Soudan, Erythrée, Ethiopie...) ».
Le communiqué
conclu que les deux formations politiques sont « convaincus
que les négociations ont permis daboutir à
ce jour à des acquis tangibles et que seul le dialogue
constitue le moyen le plus approprié daplanir les
divergences éventuelles ».
ADI-16H54-14
FEVRIER 2001
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ADI/DJIB/737/384
MOTS
DJIBOUTI/FRUD
Mise au point du président
du FRUD Ali Mohamed Daoud
DJIBOUTI
(ADI)- 14 février- Le Président du Front pour la
Restauration de lUnité et de la Démocratie
(FRUD) M. Ali Mohamed Daoud indique que son organisation refuse
« à quiconque et de surcroît à la faction
de M. (Ahmed) Dini le droit dutiliser ou de sapproprier
le nom du FRUD », rapporte lAgence Djiboutienne dInformation.
Dans un
communiqué de presse rendu public mercredi, M. Ali Mohamed
Daoud a précisé que « dorénavant le
FRUD ne tolérera plus que son nom soit usurpé par
des individus, groupement ou organe de presse ».
Le président
du FRUD a ajouté que « des dispositions sont déjà
prises pour engager des poursuites judiciaires contre ceux qui
se sont rendus coupables de cette usurpation ».
En référence
aux récentes déclarations concernant les pourparlers
entre le gouvernement de Djibouti et le FRUD-armé de M.
Ahmed Dini, le communiqué a souligné que «
ce terme de FRUD-armé, mentionné dans laccord
cadre est à lorigine de la confusion savamment entretenue
par M. Dini ».
Le communiqué
prévient que « cette mention sujette à caution
ne devrait nullement les autoriser à utiliser à
tort et à travers le nom du FRUD ».
M. Ali
Mohamed Daoud rappelle « quen 1994, suite à
la signature des accords de paix et de réconciliation nationale
par le FRUD authentique, ce dernier a décidé de
conserver le même nom lors de sa transformation en parti
politique légal ».
Motif invoqué,
« il sagissait pour nous de dénier à
certains groupuscules récalcitrants au processus de paix
dutiliser le nom du FRUD, chargé de sens, de symbole
et dattachement affectif pour beaucoup de gens ».
M Ali Mohamed
Daoud fait observer que « si lutilisation de FRUD-armé
fut tolérée au début, cest pour donner
une chance à la paix tant souhaitée et attendue
par tout un peuple ».
La politique
de tolérance adoptée par lorganisation de
M. Ali Mohamed Daoud se justifie aussi par le « souci de
ne point donner de prétexte, de rupture des négociations
aux jusquau-boutistes ».
Le communiqué
constate que « cette tolérance na plus aujourdhui
de raison dêtre, puisque la faction armée nous
confirme chaque jour quelle na nullement lintention
de conclure laccord de paix ».
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L'HOMME
OU LA FEMME DE LA SEMAINE.
Dans
cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale,
celle ou celui qui s'est distingué(e) soit pour soutenir
la dictature, soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté,
tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires,
viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau,
destruction d'écoles ou de centres de soins, etc..
Auront-ils
à répondre un jour de leurs actes et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?
Monsieur
ALI MOHAMED DAOUD
MInistre de l'Agriculture et du développement rural
pour son magnifique morceau de bravoure
du 14 février 2001. Il s'est superbement illustré
en s'apropriant le nom du FRUD et surtout en osant menacer M.
DINI ... d'une action en justice, pour usurpation de "raison
sociale". Après cela, que devra faire M. Ali Mohamed
Daoud demain pour continuer à plaire au dictateur de Djibouti
? Un tel numéro de désinformation jette le discrédit
sur l'homme, qui semble désormais prêt à sacrifier
tous ceux qui déplaisent à son maître. C'est
la raison pour laquelle nous lui décernons le titre d'Homme
de la Semaine. Il ne faut pas perdre de vue que les accords signés
à Paris l'ont été officiellement au nom du
Gouvernement de Djibouti et du FRUD - Armé...
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LETTRE
OUVERTE
A
MONSIEUR ALI MOHAMED
DAOUD,
Ministre DE L'AGRICULTURE ET DU DEVELOPPEMENT
RURAL
PAR
DAF
Cher concitoyen,
C'est en réaction à votre communiqué de presse
daté du 14 février 2001 que je m'adresse à
vous. Je le fais en toute sincérité et dans un esprit
de citoyenneté constructive. Je le fais parce que, membre
de ce peuple djiboutien auquel vous destinez votre déclaration,
je me sens concerné.
Vous affirmez dans le texte en question force choses qui ne vous
honorent point.
En clair, vous vous dites parti politique et revendiquez le monopole
du sigle FRUD comme une marque déposée, déniant
de le droit d'en user au Front pour la Restauration de l'Unité
et de la Démocratie (FRUD), mouvement d'opposition armée
présidé par Monsieur Ahmed Dini Ahmed et signataire
de l'accord-cadre du 7 février 2000 à Paris avec
le gouvernement auquel vous appartenez. Accord dont la mise en
uvre fait l'objet, vous le savez bien, des difficiles négociations
engagées voilà dix mois entre les deux parties.
Comme partie signataire de ce que vous avez appelé les
" accords de paix du 26 décembre 1994 ", vous
nous avez promis la paix et la reprise du progrès. Ni l'une
ni l'autre ne s'est réalisée. La guerre a perduré,
avec son lot de pertes humaines et de dégâts matériels.
Quant à la reprise annoncée du progrès économique,
social et politique, elle a revêtu la forme douloureuse
de l'aggravation de la situation prévalant au moment de
votre ralliement. La crise économique s'est durablement
installée, la misère sociale généralisée
et la négation démocratique perpétrée
par le retour (autoritairement organisé) au système
fossoyeur du parti unique.
Les seuls fruits de vos " accords de paix et de réconciliation
de 1994 " consistent, pour tout dire, en quelques sinécures
au profit de certaines personnes dont vous-même et en l'intégration
de quelques autres dans l'armée, la police et l'administration.
Quant au " parti FRUD " dont vous avez annoncé
la naissance avec fracas, je me demande, avec l'opinion nationale,
où il est passé. Nous avons beau chercher son siège
central, ses annexes locales, son organe de presse, sa vie de
parti, nous ne trouvons rien qui vaille. En dehors de tel ou tel
communiqué de circonstance, qui ressemble bien davantage
à une commande du régime qu'à une prise de
position autonome, et de quelques rares parutions de votre peu
convaincant bulletin Liberté, rien ne nous est perceptible
qui soit digne d'une organisation politique vivante. Point de
meetings ni d'autres réunions publiques, alors même
que, contrairement à nous autres forces crédibles
(et donc craintes) de l'opposition, le pouvoir ne paraît
pas vous interdire d'activités. Vos rares apparitions publiques
se font dans le cadre des manifestations électorales ou
occasionnelles du RPP. Vous semblez du reste si " reppéisés
" que vous nous donnez la très forte impression de
ne subsister que par et pour cette formation d'un autre âge.
Y compris à travers votre sigle qui sort rarement séparé
de celui du parti au pouvoir. RPP/FRUD, voilà ce que nous
voyons ou entendons généralement : votre communiqué
d'hier ne s'accompagne-t-il pas, pour ne pas dire plus, d'un texte
signé RPP-FRUD où le prince confirme la commande
?
N'est-ce pas d'ailleurs pour tirer les conclusions d'une évidence
sur laquelle le régime s'est vainement voilé les
yeux qu'il s'est finalement résolu à traiter avec
le FRUD authentique, qui est resté activement fidèle
à la lutte armée pour la concorde civile et la démocratie
réelle, et à engager avec lui le processus de paix
initié par l'accord-cadre du 7 février 2000 ? Nous
ne pouvons, à cet égard, nous retenir de vous rappeler
que c'est sous la plume de l'un de vos " amis politiques
", un certain Ali Guelleh, que vous reconnaissez comme votre
" secrétaire général adjoint ",
que le pouvoir a signé le dit accord-cadre avec un FRUD
(toujours armé) dûment représenté par,
son président Ahmed Dini. Ce qui n'est pas, vous en conviendrez,
le fruit du hasard.
Cher concitoyen, il est inutile de vouloir continuer la comédie
ridicule d'une mascarade d'une autre époque. La politique,
et l'expérience humaine nous le démontre abondamment,
n'est pas une affaire de sigle sans substance, ni de titre creux,
ou encore moins d'appétit matériel ; mais une chose
bien plus sérieuse. L'engagement politique suppose la foi
en un idéal et l'offre d'un projet de société
sous-tendu par les valeurs auxquelles l'on croit. La politique
n'est pas une vulgaire affaire d'ambition alimentariste mais une
exaltante question d'idées porteuses d'harmonie et d'avenir.
En politique, il s'agit noblement de servir la cité, non
de s'en servir. Sous le contrôle incontournable du peuple
souverain que l'on sert avec abnégation parce que l'on
est habilité par sa passion.
Or, ce peuple est là qui nous observe et nous connaît.
Ce peuple-là, ce sont ces jeunes et moins jeunes qui en
ont assez de la démagogie à deux sous, du mensonge
grossier, du mépris des simplets et de la politique prédation.
Ce sont ces citoyens et citoyennes, les nôtres, déterminés,
sous leurs apparences trompeusement assoupies, à recouvrer
leur liberté confisquée et leur dignité bafouée.
Ce sont ces yeux grand ouverts qui nous regardent et jugent. C'est
ce regard sous lequel tout serviteur public digne de ce nom ne
saurait être qu'un humble et vrai.
Cher aîné, loin de moi toute idée de vous
seriner des leçons. Mon modeste propos n'est que de vous
suggérer, avec la spontanéité de la concitoyenneté
sincère, un supplément d'humilité et son
pesant de vérité. Envers vous-même et votre
peuple.
Très concitoyennement à vous.
Lettre
publiée dans l'hebdomadaire d'information et d'analyse
" ENSEMBLE ".
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12/02
Front pour la Restauration
de l'Unité et de la Démocratie
F.R.U.D
Djibouti
le 12 février 2001
COMMUNIQUE DE PRESSE
Dans le cadre de la finalisation de l'Accord-cadre du 7 février
2000, une importante délégation du FRUD s'est rendue
à Djibouti et a entamé avec la partie gouvernementale,
au sein de quatre commissions paritaires, les travaux de concrétisation
des différents points dudit Accord-cadre. Pour donner à
ces travaux toute la sérénité nécessaire,
et dans une culture politique locale qui conçoit la parole
comme une agression et la liberté comme une menace, la
délégation du FRUD a observé un mutisme total
et refusé d'alimenter par quelque indiscrétion que
se soit toute spéculation nuisible à la paix des
esprits.
Il n'est pas dans les habitudes du FRUD de verser dans l'invective
et la polémique stérile qui ne seraient d'aucune
utilité dans le déroulement des pourparlers. Par
contre, il est impératif de clarifier le contexte actuel
car ni notre Peuple ni la communauté internationale ne
comprendraient qu'en plus des indéniables difficultés
qu'il rencontre, le processus de paix s'enlise dans des dérapages
aussi futiles que dangereux. Les propos de notre Représentant
en Europe et la réponse du Ministre de l'Intérieur
appellent de notre part la mise au point suivante.
-
Comme l'a affirmé M. MOHAMED KADAMY, le déroulement
des négociations en cours connaît des difficultés,
la preuve en étant que 10 mois après le début
des travaux, l'on n'est pas encore parvenu à l'accord et
qu'au lieu de cela apparaisse une vive controverse à ce
sujet : nier les réels, nombreux et importants points de
blocage ne contribuera certainement pas à les aplanir comme
nous le souhaitons :
-
Notre Représentant n'a ni prétendu que les négociations
étaient rompues, ni affirmé que le FRUD allait reprendre
la lutte armée : il n'a fait que répondre à
une question de journaliste en reconnaissant que rien n'était
impossible. La partie gouvernementale ne peut ignorer que les
discussions continuent et nous espérons, dans l'intérêt
supérieur de la Nation, régler les différents
points encore en suspens et rapidement aboutir à un accord
global. La nature et l'importance des réformes ou concessions
seront alors concrètement jugées, le cas échéant
par rapport au statu quo actuel :
-
Il n'est pas dans l'intérêt des discussions que la
partie gouvernementale dénature les propos de notre Représentant
en Europe et en prenne prétexte pour donner libre cours
à un discours belliciste et au dénigrement puéril
d'un des plus éminents membres du FRUD.
Conscient
de l'ampleur de la tâche de Réconciliation et de
Reconstruction nationales qui nous attend et que le Peuple attend
de nous, le FRUD invite la partie gouvernementale à éviter
toute polémique et à reprendre le déroulement
normal des discussions avec le sérieux dont le FRUD a toujours
fait preuve.
Le Président du FRUD
AHMED DINI AHMED
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22/02
L'AND en alerte maximum pendant trois jours dans la région
d'Obock. 2.500 hommes participeraient à l'opération.
Les
autorités gouvernementales craignent une attaque du FRUD
ce week end. En effet, les résistants du FRUD n'accepteraient
pas, dans leur grande majorité, l'annonce de la reprise
des négociations, avec un nouveau délai ... Ils
exigent les réponses concrètes qui ne sont pas
venues. Le Gouvernement craint une attaque ce week end. En prévision,
il a fait envoyer d'urgence 2.500 hommes qui se sont déployés
dans la région d'Obock.
Il
est prévu que 1.000 hommes soient ramenés à
Djibouti d'ici trois à quatre jours, tandis que 1.500
devraient rester sur place.
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COURRIER
DES LECTEURS
Nous
reprenons le contenu intégral des lettres qui nous sont
adressées.
Nous publierons aussi les messages des lecteurs qui souhaitent
répondre.
L'ARDHD n'assume aucune responsabilité quant au contenu
des messages de cette rubrique. Ils sont publiés sous la
responsabilité entière de leurs auteurs.
L'ARDHD rappelle qu'elle ne soutient aucune action politique,
ni aucun parti et qu'elle milite exclusivement en faveur de la
Paix et des Droits de l'Homme.
Pour des raisons de sécurité, les messages sont
publiés sans les noms des auteurs (sauf demande formulée
avec précision par l'auteur)
Note
de l'ARDHD : à la suite de la publication de la lettre
injurieuse du MJOD, plusieurs lecteurs nous ont adressé
leur réaction que nous publions sans commentaire, car elle
se suffisent à elles-mêmes :
Je
viens de lire "l'article" du MJOD et cela m'a laissé
perplexe.
Je m'explique,
si le MJOD "savait que vous faites cela pour vous distraire
et rire du malheur des djiboutiens. ","dans votre riducule
journal", pourquoi diable vous envoyaient-ils leur salades?
Ils n'avaient qu'à ouvrir leur site pour y cracher leur
bave.
Dire que
Mr Schaal avait "peur de dire la vérité ",
franchement je pense que c'est se foutre de la gueule du monde..
.en France, on a le DROIT de dire ce que l'on pense (sans aller
jusqu'a la diffamation bien sur) sans craindre de représailles
!
Dire de
Schaal "vous n'êtes même pas un djiboutien"
je répondrai que votre maitre ne l'est pas non plus !
Dire "Ceux
qui vous écrivent sont des exclus du peuple et ils rodent
dans les faubourgs de la France." Je me demande si ce n'est
pas plutot votre maitre qui les a exclus.
Enfin,
je voudrais vous poser une question : mais où avez vous
trouvé les sabres que vous voulez degainer ? Votre ministre
ne les a pas encore confisqués ou a-t-il fait une exception
pour vous ?
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Samantar
Miguil pourrait-il soutenir le MJOD ?
Enfin la
Liberte decouvre la vraie nature du MJOD.
Rappelez
vous, dès que les informations sur le problème de
Guelleh à Ottawa ont filtré, le MJOD a répandu
des doutes sur la credibilite de ces infos.
En fait,
après enquête, il se révèle que le
MJOD est un petit groupe de Gadabgoursis d'Ottawa qui a pour but
de créer une haine tribale au Somaliland voisin.
Ce groupe
est aidé financièrement par Samatar Miguil, l'homme
qui touche deux bourses sans aller à la Fac, et qui est
l'homme lige de la propagande de Guelleh au Canada, et frère
de l'épouse du ministre des finances de Guelleh..
Pendant
que les fonctionnaires ne sont pas payés, les proches du
regime comme Samatar Miguil recoivent des milliers de dollars
par virement rapide Western Union.
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16/02
les méthodes du MJOD ne faisaient que nuire au combat sérieux
que mène lopposition démocratique djiboutienne
Je suis content d'apprendre que
je n'avais pas si tort quand j'avais réagi à un
article du MJOD (voir La Liberté, bulletin n°31). J'exprimais
en substance dans ma missive le danger que pouvais susciter pour
lopposition nationale des propos à lemporte-pièce
du MJOD : dérive antisémite, implication explicite
des personnalités politiques françaises et des hautes
personnalités de l'opposition nationales dans les tribulations
du système guellhéen moribond, ceci sans la moindre
preuve formelle.
Au jour daujourdhui, si lappartenance
du MJOD aux mouvances gouvernementales nest pas établie
dune façon catégorique, je reste personnellement
dubitatif là-dessus, il nen demeure pas moins que
ses méthodes consistant à diviser lopposition
djiboutienne par des procédés malhonnêtes
(usurpation d'identité et faux scoops contre IOG) n'aidaient
en rien la cause du peuple djiboutien. Sans oublier non plus qu'elles
semblaient participer de stratégies du système guellhéen
déjà éprouvées, mises en places par
le pouvoir djiboutien pour briser toute veilléité
d'opposition et dont IOG est devenu le maître duvre.
De toutes les manières, les méthodes
du MJOD ne faisaient que nuire au combat sérieux que mène
lopposition démocratique djiboutienne et mettaient
en danger sa crédibilité aux yeux de l'opinion nationale
et internationale. Et rien qu'en ce sens je me réjouis
de la mise à l'écart momentanée du MJOD des
publications de liberté-aref jusqu'à ce qu'ils puissent
nous démontrer leur bonne fois et le leur sens de responsabilité
dans la lutte que nous devons tous mener contre la dictature finissante
d'IOG.
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16/02
Et si on proposait à Guelleh, une rente
pour qu'il quitte le pouvoir ?
Salutation
a tous les djiboutiens et djiboutiennes.
Ca me fait chaud au cour de voir le courage que vous mettez a
informer de manière impartialle, soutenue et volontaire
tous les enfants du pays repartis aux quatre coins du pays.
Malheureusement notre pays comme bien d'autres pays africains
doit subir les affres d'une dictature qui compense son manque
d'imagination par une cruauté envers les innocents. Pour
résumer Guelleh a copié l'exemple de Siad Barre
de Somali pour son bénéfice.
Espérons que Allah nous évitera le sort de nos voisins
une fois qu'il sera parti. Le temps de monsieur Guelleh va bientot
finir, beaucoup plus tôt que prévu. C'est pourquoi
il faut nous regrouper, chercher des solutions et préparer
la sortie du dictateur.
L'alternative serait un chaos dans notre pays si cosmopolite et
?ou encore une occupation étrangère. C'est pourquoi
il nous faut consulter les pays voisins pour nous conduire une
consultation inter djiboutienne honnête et mettre sur pied
un gouvernement de transition pour préparer des élections
qui seront cette fois non truquées.
L'Ethiopie ou plus vraisemblablement le Somaliland serait disposé
a soutenir une telle
action. On ne peut pas faire l'économie d'une telle action
car la passivité aurait des répercussions semblables
a celle vues en Somalie, car le système cherche à
semer les graines de la discorde entre les diverses communautés
de notre pays.
Sahra
M.
ATLANTA GEORGIE USA.
P.S
Comme Guelleh tient à son poste en raison de l'argent qu'il
accapare, nous pourrions lui proposer une rente pour qu'il parte,
un peu sur le modèle de l'argent qu'on donne pour les nouveaux
nés ?
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17/02 Et si
Ali Mohamed DAOUD
visait le poste de Premier Ministre ?
Apres
le recent discours d'Ali Mohamed Daoud, je me demande s'il ne
convoite pas le poste de premier ministre.
La
seule chose que j'accorderai a IOG c'est son talent pour diviser
meme les mouvements les plus solides...ou pour parler franc, la
seule chose que je reproche a l'opposition c'est son manque de
confiance entre les membres meme qui la compose.
Si
par malheur A.M.Daoud vendait son ame au diable (ce qui est deja
entamme), je lui souhaite bonne chance pour ce poste figuratif,
pour ne pas dire de lèche-bottes, certes bien remunere
mais oh combien a double tranchant...la revanche, le sursaut politique
populaire est en marche !
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17/02
Pourquoi tant de haines ?
Personnellement
je n'ai jamais compris les comportements de certains dirigeants
du frud. Pourquoi tant de morts des deux cotes, pourquoi tant
de femmes violees, tant de haines,tant de miseres pour en arriver
a ce stade.Pourquoi Ougoure qui a souffert, a-t-il accepte de
se soumettre a IOG. Ils auraient pu attendre sa propre chute.
Il me semble que tout ceci n' a pas de sens. Je comprends pourquoi
la France soutien IOG car apres tout notre comportement est du
"monkey buisness".
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18/02
VOS PUBLICATIONS SONT TROP ORIENTEES EN FAVEUR DES AFARS.
Je vis
depuis 13 ans au Canada et depuis 2 ans, je reçois chaque
semaine le bulletin Liberte-Aref. Je trouve que vos informations
ne sont pas très objectives. Je me demande parfois si le
journal défend spécifiquement la cause Afar ou le
peuple djiboutien dans son intégralité. Pour vous,
tous les Issas seraient les prisonniers de Ismail Omar Guelleh
(que je ne supporte vraiment pas !).
Tout récemment, vous avez parlé l'ex-ambassadeur
de Djibouti à Paris, qui serait d'après vous un
prisonnier du système....
Au temp
de la colonisation, il y avait des personnalites Afars, dont certains
sont encore vivants aujourd'hui, qui ont contribué au massacre
du peuple Issa : Ali Sileh, Ali Aref, et bien d'autres qui n'ont
jamais encore été jugés.
Alors s'il
vous plait, essayez d'équilibrer vos informations.
A.D.
Note
de l'ARDHD :
Merci,
cher lecteur, de nous avoir fait part de vos remarques.
Il est vrai qu'à l'origine, notre journal a défendu
avec force, tous les prisonniers politiques car, il faut bien
l'admettre, ils étaient surtout Afars.
Cela dit, nous sommes aux côtés de tous les djiboutiens
de l'opposition actuelle et vous pouvez constater que de nombreux
Issas et d'autres ethnies s'expriment librement dans le journal.
De nouveaux prisonniers politiques sont à Gabode et ils
ne sont pas Afars ; cela ne nous empêche pas de veiller
au Respect des Droits de l'Homme en ce qui les concerne, quels
que soient leurs actes ou responsabilités. (Cf de nombreux
articles sur leur situation en prison)
Nous
ne nous voulons pas nous attacher à déterminer les
origines tribales de chacun, car le tribalisme n'est pas notre
'tasse de thé' et de plus, n'ayant pas une connaissance
suffisante des liens et appartenances tribales, nous nous interdisons
de rentrer dans ce jeu. Il y a eu un passé et des responsabilités
et vous avez raison de le souligner.
Mais aujourd'hui les hommes à la barre et les responsables
du système et du pillage sont majoritairement (mais pas
uniquement) du côté Issas. Ils sont notre cibles,
non pas en raison de leur appartenance ethnique, mais de leurs
actes journaliers.
Quelle
est la priorité aujourd'hui ? Donner au peuple djiboutien
la liberté, la paix, la justice et la démocratie
et lui permettre de retrouver des moyens d'existance normaux dans
une économie qui pourrait se reconstituer. C'est à
cela que nous essayons de contribuer.
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19/02
En tant qu´Issa je regrette qu´un autre Issa ait formulé
ce genre de propos.
Sur bulletin
N° 36, en cours, j'ai découvert qu'un compatriote était
déçu de la manière dont le journal La Liberté
défend et informe le monde entier sur la cause des Afars
de Djibouti, parfois au détriment de la cause Issa.
En tant
qu´Issa je regrette qu´un autre Issa ait formulé
ce genre de propos.
Il n'est
de secret pour personnes que les Afars de Djibouti ont été
privés de leurs droits fondamentaux depuis l´indépendance.
La répartition
des postes ministériels ou des sièges parlementaires
qui avait été signée entre Hassan Gouled
l´ancien Président de la République et l´ancien
Président du Conseil M. Ali Aref Bourhan à la veille
de l´indépendance n´a pas été
respectée. Elle a même été bafouée
dans son intégralité et considérée
comme nulle et non avenue par une poignée de gens issue
du clan Issa.
Le quota
des postes ministérielles et parlementaires avait été
fixé à 60% pour les Issas et 40% pour les Afars.
Les Afars n'ont jamais contesté les 60% attribués
aux Issas mais par contre ces derniers ont augmenté sans
cesse leur pourcentage jusqu'à détourner le rapport
des forces politiques en leur faveur.
La donne
du paysage politique et économique a totalement changé
de visage et d´équilibre. Nous assistons au fiat
que de moins en moins d'afars siègent dans le gouvernement
ou au parlement djiboutien, contrairement aux accords signés
entre M. Hassan Gouled et Ali Aref Bourhan.
Les afars,
dans les gouvernements successifs de Gouled puis de Guelleh ne
sont que des marionnettes manipulées par l´ensemble
du clan et ils ne représentent pas les afars qui ont pris
une part importante pour la libération de Djibouti
Une cohésion
harmonieuse des différentes communautés vivant á
Djibouti passe obligatoirement par la reconnaissance du droit
à l´existence du peuple Afar de Djibouti comme composante
de la Nation. Tous les Djiboutiens - toutes confessions confondues
- reconnaissent les Afars de Djibouti comme citoyens à
part entière et non comme des citoyens de seconde classe.
Alors qu'IOG
s´apprête à instituer l´enseignement
de la langue somalienne dans les écoles, nous demandons
que l´enseignement de la langue Afar le soit au même
titre.
Mon compatriote
a fait allusion &ag | |