LA LIBERTÉ Bulletin N° 38
Journal permanent et indépendant
de tous les djiboutiens de l'opposition

Bulletin
de l'A. R. D. H. D
2ème année..................Maj 09/03/01 à 08 h 00 (Heure de Paris)
LA LIBERTÉ :
votre journal se construit chaque jour devant vous, avec vos contributions.
Chacun peut s'y exprimer librement et sans aucune censure. . .

Conditions (*)

SOMMAIRE N° 38 . . . du 03/03/01 au 09/03/01
- L'ARBITRAIRE ET LA SITUATION DE NON-DROIT A DJIBOUTI : la pression financière sur les opposants politiques.
- UN NOUVEAU PREMIER MINISTRE A DJIBOUTI : Dileita Mohamed Dileita,

- Une centaine d'artistes organisent une soirée exceptionnelle (05/03) pour soutenir la lutte contre les violences envers les femmes (Com. FIDH),
- Lundi : nous souhaitons une bonne fête de de l’Aïd El-Adha à tous les musulmans et aux djiboutiens en particulier, en espérant qu'en dépit des privations, ils pourront partager le mouton traditionnel,
- Des accrochages entre le FRUD et l'AND sont signalés dans le Nord ...

- Le choix du Premier Ministre : une manoeuvre contre le FRUD et A. DINI ?
- Discours d'Aden Robleh (Président du PRD) pour la fête du mouton,
- Si les négociations avec le FRUD sont rompues, il faudra que quelqu'un parte : le peuple ou Guelleh ?

- L'heure de l'opposition a-t-elle sonnée ?
- L'Ambassade de France au secours d'IOG : 112 millions de FD (ADI)

Dossier : le procès des trois dictateurs africains contre SURVIE

Francois-Xavier Verschaeve sur Radio-Aligre.

01/03 L'auteur de "Noir Silence" assume ses attaques contre les presidents africains

02/03 L'ARBITRAIRE ET LA SITUATION DE NON-DROIT A DJIBOUTI. COMMENT GUELLEH ESSAYE ILLEGALEMENT DE METTRE A GENOUX LES OPPOSANTS EN UTILISANT LES BANQUES ? Un exemple caractéristique parmi d'autres ...
COMMUNAUTÉ DJIBOUTIENNE
Marre d'être bâillonné à Djibouti ? Cliquez ici !
Le service de discussion et d'échanges en direct.

A lire dans LOI cette semaine :
Nouvel organigramme pour Djibouti Telecom

A lire dans Africa Intelligence, cette semaine :
Téléphonie fixe - Djibouti Telecom cherche un partenaire stratégique

Dossier : Somalie

02/03 L'Ethiopie a rejeté, mardi, les informations de presse attribuant au président Ismael Omar Guelleh de Djibouti des propos relatifs au retrait des troupes éthiopiennes de Somalie. Panafrican News Agency (Dakar)

02/03 Trois chefs de Guerre réaffirment leur opposition au Gouvernement somalien de transition
(En anglais / IRIN)

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Les Nouvelles d'Addis

US / Department of states -
Country Reports on Human Rights Practices
- 1998 (En anglais - lien avec la page)

- 1999 (En anglais - lien avec la page)
- 2000 (En anglais - lien avec la page)

03/03 Et si l'on brisait le tabou ?
Si la bouée de sauvetage venait de la nomination d'un non Afar, non Issa ? (Courrier des lecteurs)

LA VOIX AU CHAPITRE : par AÏNACHÉ Le 03.03.01 : SUR MESURE

L. D. D. H.
Ligue Djiboutienne
des Droits Humains
Toutes les publications
2000 / 2001

Bruits et rumeurs

05/03 Une nouvelle vague de désertion au sein de la Police.

05/03: Le 15 mars, date limite fixée officieusement pour conclure ou rompre les accords FRUD / Gouvernement ?

05/03 Des accrochages entre le FRUD et l'AND sont signalés dans le NORD.

05/03 Les dirigeants du FRUD-Armé n'apprécieraient pas le choix du Premier Ministre Dileyta.

05/03 Un nouveau cabinet ministériel dès mercredi prochain ?

06/03 Les espoirs de démocratie aux oubliettes ? Le peuple djiboutien n'a plus rien à attendre de Guelleh ! Alors il faut que l'un des deux parte et quitte le pays ! Lequel ? Le peuple ou Guelleh ?

05/03 Lutte contre les violences envers les femmes (Communiqué de la FIDH)
05/03 CE REGIME EST UNE GANGRENE : AMPUTONS LE ! (Courrier des lecteurs)
04/03 Ce soir le site de l'ADI ne répond pas !
05/03 Discours de M. ADEN ROBLEH AWALEH, Président du Parti National Démocratique (PND), à l'occasion de la fête de l'AÏD AL ADHA (fête du sacrifice)
06/03 En plus du reste, les djiboutiens devraient conserver le sens de l'humour. Une démonstration parfaite du cynisme de GUELLEH !
07/03 Une page santé dans LA LIBERTE ? (Courrier des lecteurs) Nouveau : Rubrique Informations Santé ....
07/03 La fièvre aphteuse. Une épidémie en Europe ?

08/03 AUX ARMES CITOYENS ! (Courrier des lecteurs)

 

RADIO-TROTTOIR

Le professeur Kadafi - Ere a, ce matin, dispensé son cours magistral ....

Les bonnes questions d'Ismael

Rocher sur la voie du paradis

08/03 Toujours aucune information sur la composition du nouveau Cabinet ministériel.
08/03 L'heure de l'opposition a-t-elle sonnée ?
08/03 Trente-cinq journaux africains du réseau " Presse et Démocratie " contre l'impunité au Burkina Faso (RSF) 08/03 Nous n'avons plus reçu aucune information sur le Général Yacin Yabeh  
08/03 OUF ! L'ambassade de France fait un nouveau cadeau à IOG : 4,5 millions de francs soit 112 millions de FD (ADI)    
   

02/03 L'ARBITRAIRE ET LA SITUATION DE NON-DROIT.
COMMENT GUELLEH ESSAYE ILLEGALEMENT
DE METTRE A GENOUX LES OPPOSANTS
EN UTILISANT LES BANQUES ?
Un exemple parmi d'autres ...

ADEN ROBLEH AWALEH,
Président du PND

COMMUNIQUE, relatif à mon immeuble du Héron

J'ai appris par une annonce publiée dans le journal « La Nation » que la Commercial Bank of Ethiopia s'apprête à vendre mon immeuble du Héron portant le titre foncier n° 2851.

Je suis plus que surpris par cette décision puisque l'hypothèque qui frappait ledit immeuble n'a plus de raison d'être.

La Commercial Bank of Ethiopia gère l'immeuble à mes lieu et place depuis 1986 et ce à la suite de pleins pouvoirs donnés par moi-même.

J'ai été contraint à faire ce transfert de pouvoir du fait de mon exil qui avait duré de mai 1986 à septembre 1992. En vérité je me trouvais face à un véritable cas de force majeure.

Après mon retour au pays en septembre 1992, je constatais que l'immeuble servait de résidence à plusieurs centaines de soldats appartenant à la marine éthiopienne et ce depuis 1991.

La Commercial Bank of Ethiopia m'avait consenti un prêt d'un montant de deux cent millions de francs djibouti. L'immeuble devait abriter un supermarché de haut standing. Il comportait une surface de vente de 400 M2, des annexes (chambres froides, magasins de stockage), des restaurants, un café mais aussi quatre appartements de luxe. Le remboursement devait se faire en sept ans à raison de deux millions cinq cent mille francs (2.500.000 francs) par mois.

Etant donné que la Commercial Bank of Ethiopia a géré l'immeuble en toute liberté durant 15 ans (de 1986 à 2000) il va sans dire qu'elle a récupéré sa mise ou son prêt depuis longtemps. La banque a même trop perçu si l'on considère que le loyer mensuel se calcule sur la base de 2.500.000 F, ce qui fait en 15 ans la somme de 450.000.000 F.

La Commercial Bank of ethiopia semble tirer profit de ma situation d'opposant politique en essayant de m'imposer sa décision que je ne peux pas ne pas considérer comme illégitime. Je demande à l'Ethiopie (la banque est la propriété de l'Etat éthiopien) de respecter sa parole d'honneur qui consistait à me rendre l'immeuble dès mon retour d'exil.
Revenu d'exil en 1992, je n'ai toujours pas eu gain de cause en dépit de mes très nombreuses démarches, et le comble est que la banque met en vente l'immeuble sans même daigner me consulter. Pour ce qui concerne la parole d'honneur dont je fais état je peux citer au moins, comme témoins, cinq hauts responsables ethiopiens dont l'ancien directeur de la Commercial Bank (1986-1992), un ancien ministre éthiopien et un
ancien ambassadeur d'Ethiopie à Paris.

Ma famille n'acceptera jamais cette spoliation. Elle se battra inlassablement, et jusqu'au bout, pour recouvrer son bien. Il s'agit d'un combat légitime. Je prends à témoin l'opinion publique nationale et internationale.

Fait à Djibouti, le 11 Février 2001

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LA VOIX AU CHAPITRE : par AÏNACHÉ Le 03.03.01


SUR MESURE

Dans tous les pays, Institutions, Organisations ou Associations (culturelles ou sportives) ; émettre des lois, des règlements est indispensable, pour la bonne gouvernance ou pour le bon fonctionnement. Bien que les lois ou les règlements aient été en priorité pensés dans l'intérêt
général du citoyen du même pays ou des membres des institutions ou organisations, il n'est pas moins vrai qu'ils suscitent parfois une contestation ou des méfiances.

Pour satisfaire le plus grand nombre de citoyens et sans s'écarter de l'objectif initial des lois, les parlementaires modifient ou corrigent les lacunes contestées, les oublis ou les risques de dérive éventuels au moyen d'amendements qui limitent ou qui augmentent les conditions définitives de l'application. En effet, le pire n'est pas toujours inévitable pour nos dirigeants !

A la découverte du projet de loi, pour la pension de retraite aux anciens des « Premiers » des ministres, qui sera « soumis » à l'Assemblée Nationale pour une approbation quasi formelle, j'éprouve la sensation que le pire est presque toujours systèmatique dans notre pays.

Il est stipulé dans ce projet de loi : ( La pension est destinée aux anciens Premiers Ministres qui ont exercé la fonction de Premier Ministre pendant plus de quinze ans. Ce projet de loi qui sera soumis à l'Assemblée Nationale pour approbation envisage également la pension de reversion pour des ayants droit ).

Que les anciens « Premiers » des Ministres bénéficient d'une pension de retraite, c'est bien normal et jusque là, il n'y a rien à redire. Qu'un serviteur de l'Etat, quelque fut son rang, son dévouement, sa personnalité et ses compétences soit récompensé du service rendu à la collectivité nationale : c'est bien.

Mais systématiquement, à chaque initiative du gouvernement, les choses se dégradent, deviennent hilarantes, lorsque l'on regarde de plus près. Jugez la stupidité de ce texte : -Il faut que le futur bénéficiaire ait occupé cette fonction plus de quinze ans.
Ne riez pas, c'est écrit en toute lettre. Suivez mon regard.

Bien sur, chacun d'entre nous à tout de suite compris que cette loi est faite sur mesure pour notre « Premier » des Ministres démissionnaire ou démissionné, comme beaucoup le pensent et le disent. Quoi qu'il en soit, puisque cette future loi est faite pour le récompenser de sa loyauté, envers les Présidents et non envers son pays, ( comme il le proclame lui-même) ; pourquoi aller jusqu'à quinze ans ?

Pour la durée, il n'a pas de concurrents. Le seuil, pour bénéficier de cette pension pourrait être de cinq ans ou même de deux ans. Cela aurait le même effet et aller concernerait exlusivement le même bénéficiaire. Mais moins ridicule !!

Cette loi va donc être soumise prochainement à l'Assemblée Nationale. Je ne résiste pas à émettre une petite suggestion patriotique. : contrairement aux habitudes et pour une fois, je suggère aux membres « désignés » de l'Assemblée Nationale (nous savons tous qu'ils n'ont jamais été élus démocratiquement) qu'ils nous surprennent en réduisant la durée fixée pour bénéficier de cette pension, soit à deux ans au lieu de quinze ans, comme cela leur sera proposé. Rassurez-vous, rien ne sera changé à l'objectif recherché : récompenser Monsieur Barkat Gourad. Par contre cette initiative vous honorera et vous fera sortir de votre vieille formule habituelle, stéréotypée :

APRES UNE LONGUE DELIBERATION, LES MEMBRES DE L'ASSEMBLEE NATIONALE ONT ADOPTE A L'UNANIMITE LE PROJET DE LOI QUE LE GOUVERNEMENT LEUR A PRESENTE.

Y-a-t'il eu un seul projet soumis par le gouvernement à l 'Assemblée Nationale qui ait été rejeté par les « parlementaires » ? Sans aller jusque là, pourra-t-on trouver un seul projet du gouvernement, modifié, amélioré ou même un tout petit peu « chahuté » ?

Il est plus que temps que les membres « désignés » de l'Assemblée Nationale, avant le changement prévisible, apprennent que les lois sont faites pour le plus grand nombre de citoyens et non pour un individu aussi serviable qu'il ait put être. Les anciens serviteurs de l'Etat sont et seront privés avec ce genre de loi de pension, mais sont et seront reconnus par les peuples et l'histoire.


AÏNACHÉ

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05/03 Communiqué de la FIDH : Lutte contre les violences envers les femmes

"Des centaines d'artistes et de personnalités ont lancés, avec Eve
Ensler, un "Appel mondial pour mettre fin aux violences envers les femmes".
Dans
ce cadre : une soirée exceptionnelle au théâtre, proposée par La LDH et la
FIDH, à l'occasion de la journée internationale des femmes et en
liaison avec le V-day créé aux Etats-Unis.

LUNDI 5 MARS à 20H30

SOIREE EXCEPTIONNELLE AUTOUR DE LA PIECE DE EVE ENSLER

LES MONOLOGUES DU VAGIN

Au THEATRE DE PARIS , 15, rue BLANCHE, 75009 PARIS
Tel : 01 48 74 25 37 - 01 48 74 46 48

REUNIES SUR SCENE ET BENEVOLEMENT :

Christine BOISSON, Fanny COTTENCON, Sophie DUEZ, Emmanuelle LABORIT,
Marianne BASSLER, Clémentine CELARIE, Marianne JAMES, Joëlle KAUFMAN,
Emmanuelle LABORIT, Carole LAURE, Danièle LEBRUN, Daniéla LUMBROSO,
Judith MAGRE, Marthe MERCADIER, Macha MERIL, Charlotte VALENDREY

Les bénéfices de cette soirée seront intégralement versés à des
associations qui luttent contre les violences envers les femmes : Collectif
Droit des femmes (France), au Collectif 95 Maghreb Egalité, et à la LADO (Ligue
roumaine de défense des droits de l'Homme) pour soutenir leur lutte
contre les violences envers les femmes.

Tarif : 300 FF
Nombre de places : 1100

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PND
PARTI NATIONAL DEMOCRATIQUE
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LIBERTE - RESPONSABILITE - SOLIDARITE
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B.P : 10204
Tel : 34 21 94
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e-mail : awaleh@intnet.dj
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DJIBOUTI
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Discours de M. ADEN ROBLEH AWALEH,
Président du Parti National Démocratique (PND),
à l'occasion de la fête de l'AÏD AL ADHA (fête du sacrifice)

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Lundi 5 Mars 2001
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Militantes, Militants,
Chers frères et sœurs,

Nous nous retrouvons aujourd'hui pour honorer la grande fête de l'Aïd Al Adha. Prions Dieu d'exaucer nos vœux.

Nos vœux les plus chers, pour nous autres membres du PND, c'est de voir notre pays vivre dans la concorde nationale et la paix.

Malheureusement, force est de constater que notre pays est loin, bien loin du chemin qui conduit dans cette direction.

Souvenez-vous de ce que je vous disais lors de la fête de l'Aïd Al Adha de l'année dernière. Je vous disais ceci, je cite :
" Il semble qu'un accord ait été conclu (pour la concorde nationale et la paix) entre " le FRONT POUR LA RESTAURATION DE L'UNITE ET DE LA " DEMOCRATIE (FRUD) et le pouvoir en place, accord intervenu, en France, le 7 " février 2000. C'est un événement qui mérite d'être salué. Bien entendu nous nous en " réjouissons. Il s'agit d'un acte de sagesse. La question qui se pose est de savoir si le " pouvoir en place a signé cet accord avec toute la sincérité requise. L'avenir le dira. " Notre souhait le plus cher est de voir l'application de cet accord aller à son terme ". Fin de citation.

A relire ce texte, on peut déceler de ma part un certain scepticisme quant l'aboutissement de l'accord en question. Je peux dire que les faits ne m'ont pas démenti.
Un an après son annonce, cet accord ne connaît toujours pas de conclusion positive. Il apparaît plutôt promis à un sommeil éternel pour ne pas dire une mort programmée.

A qui incombe la faute ? Il n'est pas besoin d'être un expert en politique pour savoir de quel côté vient le blocage. C'est le régime en place qui en assume entièrement la responsabilité. Pour s'en convaincre il suffit de bien lire le catalogue des doléances de l'opposition. L'opposition ne demande pas la lune, elle ne réclame pas autre chose que l'engagement du pays sur la voie de la démocratie. Il faut savoir que le régime en place chez nous est le seul au monde à croire dur comme fer que le parti unique est le meilleur système politique. Le dernier soi-disant congrès du squelettique RPP, le parti-Etat, nous a donné une éclatante démonstration de cette vision des choses. Pas un seul instant les mots DEMOCRAIE, PLURALISME POLITIQUE n'ont été prononcés. Nous avons vu que ce parti voulait entrer dans la peau d'un des partis des périodes sombres de l'Afrique, je veux parler du parti Mobutiste de l'ex-Zaïre appelé " le Mouvement Populaire de la Révolution ". Durant trois jours, la radio et la télévision djiboutiennes, tous les artistes nationaux ont été forcés de n'avoir d'yeux et oreilles que pour les louanges du chef et du parti. Ceux d'entre nous qui avaient pris la peine de regarder quelques instants le dernier " congrès " du RPP avaient mesuré combien notre pays était éloigné du chemin de la démocratie.

Pourquoi nos dirigeants s'accrochent-ils tant au système de parti unique ? Pensent-ils sincèrement que ce système est le moyen le meilleur pour assurer paix et prospérité à notre pays ? Non ! l'attachement de nos dirigeants à ce système n'a rien à voir avec une quelconque considération d'ordre idéologique. Il s'agit d'un ralliement uniquement opportuniste. Dans cette affaire ils ne sont guidés que par leurs instincts les plus vils. L'absence de tout contrôle démocratique leur permet l'assouvissement de désirs mesquins. Le peuple djiboutien sait parfaitement ce qu'il en est. Les mensonges, les manœuvres, les dissimulations que déversent la radio unique, la télévision unique et le journal unique n'y changeront rien. Un exemple de mensonge patent : le régime ne s'est même pas gêné à usurper le nom de notre parti, le PND. L'un des acolytes du régime s'est attribué la présidence de notre parti et s'est livré, au nom du PND, à un encensement inégalé à l'endroit du RPP et ses dirigeants. Tout un chacun a appris cette effronterie par les médias du régime. Cela a suscité, naturellement, l'indignation des djiboutiens mais aussi provoqué un malaise certain au sein du corps diplomatique qui sait parfaitement qui est qui dans notre tout petit pays, qui n'est en réalité qu'une cité-Etat. Pour ma part, je trouve pitoyable que les tenants du régime en soit réduits à une telle bassesse. Je pense, et vous en conviendrez avec moi, qu'il n'y a rien à attendre d'un régime qui érige le mensonge en système de gouvernement.

La vérité est que notre pays ne sortira de la situation catastrophique dans laquelle il se trouve que si celui-ci emprunte la voie démocratique. Les maux comme l'ethnocentrisme, le tribalisme, la misère matérielle et morale, la corruption, les tortures physiques et morales, la falsification de notre Histoire, l'infantilisation de notre peuple, ne disparaîtront qu'avec l'avènement de la démocratie. Notre pays ne connaîtra ni paix ni développement sans la voie démocratique. Il n'y a point de salut pour la personne humaine en dehors de la démocratie.

Le PND est un parti très jaloux de sa liberté d'action. Aucune pression de quelque nature que ce soit n'a de prise sur lui. Notre parti a toujours brandi haut et fort ses convictions. Sa lucidité en matière d'analyse politique lui vaut l'estime des djiboutiens.

La lutte de notre peuple pour la démocratie est légitime. C'est une question de vie ou de mort. Il faut que chacun d'entre nous le sache. Il faut aussi savoir que notre peuple n'obtiendra pas son droit à la démocratie sans une lutte acharnée. Le temps est venu pour le peuple djiboutien de se réveiller et de retrouver son tempérament digne et sa combativité d'antan qui avaient fait sa grandeur. La résignation, le défaitisme doivent être combattus en nous. Vous me permettrez de dire que je m'oppose totalement à ceux et à celles qui disent : " chaque chose a une fin, il faut laisser le temps au temps ". Aucune dictature, aucun système totalitaire ne disparaît de lui-même. Les systèmes dictatoriaux ne peuvent s'effacer sans être confrontés à un environnement hostile autrement dit sans l'existence de forces qui les harcèlent ou les combattent. Le pouvoir, en général, est en quelque sorte une boussole dont l'aiguille a toujours tendance à virer du côté de l'injustice plutôt que du côté de la Justice. C'est comme l'aiguille qui indique toujours le nord. Il faut qu'il y ait une énergie ou une action qui empêche l'aiguille d'aller vers l'injustice sinon elle s'y maintiendra immanquablement, surtout si le système de gouvernement est fondé sur des bases dictatoriales. Il faut donc toujours combattre toute forme de dictature ou de totalitarisme. Même lorsque la démocratie est bien installée, il ne faut pas baisser les bras, celle-ci doit être défendue quotidiennement.

Notre peuple doit se fixer un objectif clair pour l'année 2001 : 1) obtenir le multipartisme authentique ; 2) obtenir une Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI), celle-ci devant être inscrite dans la constitution. Seule l'existence d'une Commission Nationale Electorale Indépendante pourra mettre un terme à la mascarade électorale à laquelle est soumis notre pays.

Comme toujours, je dis et redis : nous n'avons pas besoin de fusils pour mettre un terme à cette situation de non-droit à laquelle nous sommes confrontés. Une forte mobilisation politique de notre peuple suffit. Il faut savoir que les grèves, les manifestations publiques pacifiques sont des droits inaliénables.

Présentement, les yeux de notre peuple sont tournés vers le frère AHMED DINI AHMED. Le frère AHMED DINI jouit d'une grande estime auprès de l'ensemble du peuple djiboutien. Je pense qu'il doit dire au peuple toute la vérité sur les tenants et les aboutissants des négociations qu'il a menées avec le régime durant une année. A défaut, son image risque d'être écornée.

Militantes, militants, je vous remercie de votre précieuse attention.

VIVE LA REPUBLIQUE ! VIVE NOTRE PEUPLE ! VIVE LE PND !

ADEN ROBLEH AWALEH
Président du PND

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06/03 En plus du reste, les djiboutiens devraient conserver le sens de l'humour. Une démonstration parfait du cynisme de GUELLEH !

Note de l'ARDHD : Les djiboutiens, en dépit de toutes les difficultés dont ils assaillis (salaires non payés, injustice, écoute téléphonique, peur d'être arrêté par la Police, etc..) ont-ils pu conserver un peu d'humour ? En tout cas, il en faut une certaine dose pour lire cette dépêche de l'ADI qui reprend les principaux thèmes d'un discours de Guelleh, sinon il ne reste plus qu'à pleurer. Peut-on se moquer avec autant de cynisme d'un peuple entier ? En tout cas, cela sent la fin de règne !!

On notera particulièrement :

que le peuple djiboutien peut maintenant affronter ses problèmes économiques - Mais qui en est à l'origine ? C'est Guelleh qui tient les cordons de la bourse et qui effectue des prélévements sur le Trésor Public pour son compte personnel.

que le peuple doit intensifier ses efforts et travailler davantage pour assurer un avenir radieux à ses enfants. Cela ne vous rappelle rien (les discours des dictateurs dans les années 30 / 40, ici et là ! Même en France, Maréchal, nous voilà ! Et puis travailler sans recevoir de salaires pendant plusieurs mois : est-ce motivant ?

et le plus beau, c'est que maintenant le peuple, d'après Guelleh, devrait prier dans les grandes surfaces (c'est mieux que dans les mosquées, parce que la Police peut contrôler les foules et les discours des religieux). Au fait quand Guelleh va-t-il donner l'ordre d'abattre les statuts et autres oeuvres d'art ?

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ADI/DJIB/801/581 MOTS
DJIBOUTI/AID EL ADHA
Le peuple djiboutien est à même d’affronter ses problèmes économiques, déclare le Président de la République

DJIBOUTI (ADI) - 6 mars - Le Président de la République Ismaïl Omar Guelleh a déclaré lundi que « le peuple djiboutien (…) peut maintenant affronter ses problèmes économiques et consolider ses rangs et son unité afin de pouvoir atteindre ses objectifs auxquels il aspire », rapporte l’Agence Djiboutienne d’Information.

Le Chef de l’Etat a établi ce constat dans un discours prononcé à l’occasion de l’Aid El Adha, commémorant la fête du sacrifice dans la foi musulmane.

S’exprimant au Palais présidentiel devant un aréopage de personnalités civiles, militaires et religieuses ainsi qu’en présence des membres du corps diplomatique accrédité à Djibouti, le Président Ismaïl Omar Guelleh a mis en exergue la capacité de mobilisation des Djiboutiens en prenant à témoin « les acquis et les exploits du peuple djiboutien lors de la conférence de réconciliation d’Arta du peuple frère somalien ».

De l’avis du Chef de l’Etat, le peuple djiboutien « était grand dans ses positions héroïques, grand dans cette attitude solidaire autour de sa direction politique ».

Le Président de la République ajoute que le peuple djiboutien a fait preuve d’une même grandeur en faisant « face au défi et trouver une solution à la crise somalienne qui perdure sans issue en dépit de l’intervention sans succès de la communauté internationale ».

Au regard de cet exploit, le Chef de l’Etat s’est déclaré convaincu que les Djiboutiens peuvent œuvrer en faveur de la relance économique et mis en demeure « certains prophètes de malheur » qui « tentent vainement de semer le doute pour rendre laide cette jolie image peinte et réalisée par le peuple et qui reste un acquis pour l’avenir et une issue pour aspirer à un lendemain meilleur ».

Le Président de la République a appelé les Djiboutiennes et Djiboutiens à « intensifier nos efforts et travailler ensemble pour le décollage de notre jeune république et pour assurer un avenir radieux aux générations futures ».

Le chef de l’état djiboutien a, par ailleurs, fait observer que « depuis la fête passée de l’Aid Al Fitr, la célébration de la prière se fait en dehors des mosquées, elle se déroule sur les grandes surfaces aménagées pour la circonstance ».

Le Président Ismaïl Omar Guelleh a expliqué que cette célébration des grandes fêtes musulmanes s’inscrit « en application de la Sunna du Prophète conformément à la demande de nos Oulémas, pour ressusciter la tradition authentique de notre Prophète ».

Dans un vibrant hommage à l’ancien Premier Ministre Barkat Gourat Hamadou, le Chef de l’Etat a dépeint celui qui a dirigé la Primature pendant plus de deux décennies sous les traits d’un « homme qui a voué toute sa vie au service de son pays, et a œuvré toujours avec sincérité pour réaliser l’unité nationale entre les fils du pays ».

Le Président s’est déclaré « très sensible » à la décision « volontaire et courageuse » de l’ancien Premier Ministre « de se retirer de son poste de Premier Ministre pour des raisons de santé ».

S’exprimant au nom de l’ensemble de la communauté djiboutienne, le Président de la République a poursuivi : « Nous lui renouvelons notre admiration et notre respect pour ses positions et nous lui prions de rester à côté de nous pour tirer profit de ses conseils et de ses idées sages. Nous lui souhaitons également un prompt rétablissement ».

ADI-15H53 GMT-06 MARS 2001

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BRUITS ET RUMEURS

05/03 Une nouvelle vague de désertion au sein de la Police

Nous avons été informés du fait que de nombreux policiers auraient déserté et seraient passés au Somaliland. Il s'agirait d'environ 40 à 50 policiers exédés par les dégradations, révocations et sanctions qui pleuvent actuellement sur les membres de la police.

On dit aussi qu'un ambulancier serait également parti avec son ambulance vers le même asile.

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05/03: Le 15 mars, date limite fixée officieusement pour conclure ou rompre les accords FRUD / Gouvernement ?

Il se murmure, dans les rangs de l'opposition, que l'on attendrait jusqu'au 15 Mars prochain, les suites de la négociation Frud/Gouvernement.

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05/03 Des accrochages entre le FRUD et l'AND sont signalés dans le NORD.

Le déploiement des troupes dans le Nord, dont nous avions fait état la semaine dernière, ne pouvait qu'amener des accrochages. Selon des témoins, il semble que l'AND ait essayé de progresser à l'intérieur des zones traditionellement sous contrôle du FRUD. Les résistants du FRUD ont riposté. On ne déplorerait pas de victimes.

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05/03 Les dirigeants du FRUD-Armé n'apprécieraient pas le choix du Premier Ministre Dileyta.

Monsieur DINI aurait été fort agacé par le choix de M Dileyta. Il estimerait que ce choix aurait été fait pour afficher 'la soi-disant bonne foi' de Guelleh, vis à vis de l'opinion internationale. Dileyta est un afar, relativement jeune pour le poste, et il a participé activement à la négociation de l'accord-cadre du 7 février 2000.

Monsieur DINI verrait dans ce geste politique, une sorte de manoeuvre pour tenter de le forcer à conclure un accord sur des bases qui ne conviennent pas au FRUD, ni probablement à l'ODU.

Que Monsieur DINI ne s'inquiéte pas trop. L'opinion internationale commence à bien connaître les manoeuvres de Guelleh pour essayer de faire débloquer des fonds internationaux, dont il a cruellement besoin.

Guelleh : toujours en quête d'argent pour assumer son train de vie et son armée

Récemment Guelleh, qui est aux abois, aurait réclamé le paiement des aides européennes à la démobilisation. Des voies se lèvent en Europe pour s'y opposer, car tout le monde a compris que lorsque Guelleh démobilise devant, il incorpore autant de monde par derrière. Ce qui, mathématiquement, a pour résultat de maintenir un nombre constant d'hommes sous les drapeaux. Et la France commencerait à le comprendre !!!

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05/03 Un nouveau cabinet ministériel dès mercredi prochain ?

Selon certaines rumeurs, le nouveau cabinet ministériel devrait être rendu publique dès mercredi. On dit que la majorité des ministres actuels garderaient leur poste, y compris le représentant des yéménites. Les changements seraient donc minimes et concerneraient quelques personnalités, comme un proche collaborateur de Guelleh à la Présidence.

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06/03 Les espoirs de Démocratie et de Justice ont été jetés aux oubliettes, par le dictateur de Djibouti.

D'après des sources concordantes, il semble que les négociations Frud / Gouvernement n'ait pas avancé d'un seul centimètre ... De plus en plus nombreux sont les observateurs qui affichent désormais leur pessimisme et qui pensent que la partie est perdue. On ne peut vraiment pas accuser DINI, qui a tout fait pour faire avancer les négociations et qui a accepté le silence, en dépit des pressions 'pour le faire parler' .... Ce n'est que la confirmation de ce que nous écrivions depuis plusieurs mois : Guelleh ne veut rien lâcher, soit parce qu'il se sent bien comme cela, soit parce qu'il a peur du changement ....

Mais de toutes les façons, le peuple djiboutien n'arrivera à rien avec Guelleh. L'un des deux devra forcément partir ? Lequel ? Le peuple ou Guelleh ?

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COURRIER DES LECTEURS
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Ottawa 1/03/01: Le gouvernement d'IOG s'auto-juge !

Je viens, par ce court commentaire, vous dire simplement que le gouvernement d'Ismail Omar soit-disant "élu democratiquement par le peuple Djiboutien" s'auto-juge. Aujourd'hui, alors que les 40 voleurs sont partis (je désigne les anciens minstres d'Hassen Gouled) après être tous passés par la prison de Gabode et que le General Yassin va être jugé par son ancien ami, j'espère que demain viendra le tour d'Ismail qu'ils se retrouveront tous au final à Gabode.

Les hommes partent, la terre reste....

A.D

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03/03 Et si l'on brisait le tabou ?
Si la bouée de sauvetage venait de la nomination d'un non Afar, non Issa ?


Un an de palabres, de discussions, de coups de gueule, de chuchotements, de dialogues de sourds, d'hypocrisies...Tout cela s'appelle en langage politique : négociations, pourparlers, rupture de..., relance de..., consensus, temps de réflexion... et toujours rien de visible, de plausible, de tangible. La descente en enfer continue.

Ne soyons pas naïfs au point de penser que le Président Issa va nommer un Premier Ministre Afar avec les pouvoirs d'un Chef de Gouvernement.

Pourquoi ? Tout simplement parce que la base, la majorité de sa tribu ne comprendrait pas que les rôles soient inversés, que le frère Issa ne soit plus le chef suprême.

Des personnes a "l'esprit ouvert" n'acceptent même pas l'idée de décentralisation.

De l'autre côté, depuis le départ d'Ali Aref, les Afars se sentent lésés, opprimés... etc.

Il fut un temps ou ils n'étaient pas si mal lotis, même si les choses se sont détériorées ensuite, au fil du temps. Mais n'ont-ils pas leur part de responsabilités, car je ne reconnais plus le peuple Afar fier, discret, très lié, fidèle a sa tribu, qui a souvent été l'objet de mon admiration.

L'appât du gain a tout gâché.

Cela étant dit, je n'excuse nullement le mal innommable fait aux hommes, aux femmes et aux enfants du Nord.

Les deux antagonistes ancestraux campent sur leur position tout en oubliant qu'ils partagent Djibouti avec d'autres forces vives de la Nation, celles qui étaient a la base de son développement, je veux parler des Yéménites et des autres communautés Somalies.

La situation actuelle ne peut perdurer.
Tous les enfants de ce pays sont d'accord sur ce point.

La cohabitation n'est peut-être pas la solution idéale après une guerre fratricide qui a quand même laissé des séquelles.

Alors... et si la bouée de sauvetage venait de la nomination d'un non Afar, non Issa ?

Un homme qui essaierait de former un gouvernement d'Union nationale ayant pour priorité de panser les plaies, de redresser économiquement et socialement le pays en mettant l'homme ou la femme qu'il faut à la tête de chaque ministère.

Il existe dans toutes les tribus celui ou celle qui aurait les compétences voulues pour remettre sur les rails cet État a la dérive.

J'ose croire que cette éventualité ne contrarierait pas l'actuel Président ; il en a donné la preuve en nommant Said Barkat P.M. par intérim.

Mais la question qui se pose est de savoir la marge de manoeuvre qu'il lui accorderait ?

Et qu'en pense Dini ? Sera-t-il prêt a faire passer l'intérêt du pays dans son ensemble avant celui du FRUD ? Je l'en crois capable.

Et si pour une fois démocratie pouvait rimer avec méritocratie en lieu et place d'un tribalisme exacerbé qui fait le nid et le bonheur du dictateur.

Peut-être ces lignes feront-elles réfléchir ceux qui doivent très rapidement satisfaire l'attente de leurs frères et soeurs, redorer le blason de la Perle de la Corne d'Afrique en suivant l'exemple d'un pays africain qui fait l'admiration internationale, en l'occurrence notre voisin de l'Océan Indien, l'Île Maurice.

M.I.
USA.

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05/03 CE REGIME EST UNE GANGRENE : AMPUTONS LE !


Contrairement à certaines situations, le temps qui passe n'arrangent pas les choses à Djibouti. Les dégâts sont plus profonds, le gâchis plus vaste au point de paraître insurmontables.

Soyons réaliste et pragmatique. L'on a tout essayé avec ce régime. La confrontation armée, le pourrissement et même la négociation autour d'une table. Le vieux DINI en a fait l'amère expérience. Le résultat de toutes ces contorsions et tergiversations a été l'affichage au grand jour de la nature perfide et profondément antidémocratique du régime d' IOG.

Certains ont parlé de non événement quant à la nomination de DILEITA en tant que Premier Ministre en remplacement de BARKAT. Il n'y a que les irresponsables et les pseudo optimistes qui souhaitait voir un événement heureux dans la nomination d'un premier ministre à Djibouti, surtout quand on sait que la tradition constitutionnelle djiboutienne attribue un rôle
officiel de potiche à tout ministre et plus particulièrement au premier d'entre eux. En fait, ne sont surpris que les plus naïfs et ceux qui n'ont rien compris à la nature profonde du régime d'IOG. C'est un régime violent qui élimine avant de discuter, à défaut, il parlemente pour gagner du temps.

Une fois que les masques ont fini par tomber, l'enjeu devient d'une totale limpidité : CHANGER OU DISPARAITRE ! C'est aussi simple que cela.

Ceux qui n'ont rien à proposer nous opposent le choix de la sagesse et de la retenue qui voudrait que l'on fasse le dos rond en attendant que le temps ou peut être le hasard fassent les choses à notre place. C'est le parti du "Wait & See". C'est apparemment l'option prise par une grande partie de l'opposition qui brille par son absence et son manque d'imagination. Elle a purement et simplement failli dans le rôle historique qu'elle s'est assigné.

Cette attitude discrédite définitivement les personnalités de l'opposition.

J'espère que le moment venu, les djiboutiens auront de la mémoire et se rappelleront du rôle joué par chacun des protagonistes.

Concernant le régime en place, j'aime utiliser la métaphore médicale de la gangrène qui voudrait que tout bon médecin refuse de composer avec ce terrible mal. A chaque fois qu'un organe est gangrené, il faut procéder à l'amputation.

Le Régime d'IOG est une gangrène. Son amputation devient vitale et légitime. A ce propos, je me souviens d'une interview d'une des grandes figures de l'opposition (DINI) qui n'envisagerait son possible retour aux affaires, qu'à la seule condition d'avoir le titre de chirurgien principale - allusion faite au poste de Premier Ministre Chef du Gouvernement -. Faut croire que DINI et IOG n'ont pas la même conception de la Médecine !


FREEMAN

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07/03 Une page santé dans LA LIBERTE ?

Comme vous le savez le journal La Liberté est le moyen de comunication du peuple djiboutien opprimé : il lui permet de recevoir des informations du monde entier.

Il me paraîtrait intéressant de prévoir dans chaque numéro, une page santé. Comme vous le savez, par exemple, la maladie de la vache folle et la la fiévre aphteuses qui sévissent actuellement en Europe pourraient atteindre Djibouti.

Le peuple Djiboutien a besoin de connaître les symptomes de ces maladies et les précautions à prendre que ce soit pour éviter que l'épidémie ne se propage ou pour éviter la contamination des êtres humains.

J´ai feuilleté d'un bout à l'autre, le journal La Nation et les journaux de l´oppositions sans trouver une seule page sur le sujet, ni une alerte destinée aux populations de Djibouti pour les informer des risques et des précautions à prendre.

Le peuple Djiboutien dans son entier est un gros comsommateur de viande de beuf et de mouton et il a besoin d'être informé sur le sujet.

Le journal La Liberté a toujours été le défenseur des Droits de l´Homme. Comme vous le savez, la santé psychologique et physique de l´homme passe avant tout par la défense de ses droits fondamentaux.

Les dirigeants Djiboutien bénéficient des soins prodigués par leurs propres médécins privés et ils ont accès à l'information sur les précautions á prendre pour protéger leur santé et celle de leurs familles, mais la majorité des Djiboutiens n´ont pas accés aux soins privés, ni même souvent à des soins médicaux dignes de ce nom : la pluplart les informations ne leur parviennent que de bouche à oreilles.

Les informations du journal La Liberté sont plus crédibles que les informations (la propagande officielle) véhiculées par le journal La Nation, et croyez-moi : les informations de La Liberté se propagent aux quatre coins de Djibouti. A cet effet, je pense qu'une page de santé serait indispensable et qu'il faudrait la prévoir dans les prochains numéros.

Réponse de l'ARDHD :
Merci, cher lecteur, pour cette suggestion qui est tout à fait intéressante. Nous sommes tout à fait convaincus par vos arguments,
malheureusement, notre équipe ne dispose pas du temps qui serait nécessaire pour cela . Alors, il reste seulement à trouver des bonnes volontés qui pourraient nous aider en sélectionnant des articles, que nous pourrions insérer dans le journal. Nous lançons l'appel ? Pour y répondre, cliquez ici

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08/03 AUX ARMES CITOYENS

La situation du pays perdure dans l'anonymat et le désarroi, la population s'engouffre dans la misère, l'attente se bute a la lassitude de l'espoir, les faux riches s'enrichissent au détriment du peuple en otage et enfin le système durcit sa position.

Alors, qu'attends-tu oh toi, djiboutien, qui a combattu le colonialisme. L'espoir doit rester a niveau et doit guider tes pas pour enlever cette toile noir nommée dictature. Saches qu'elle prend essence dans ta misère et dans ta division. Saches qu'elle est source de tous tes
maux.

L'histoire est à son terme pour être saisie.

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Les principaux responsables
d'actes de torture à Djibouti.

Maintenant que la justice pénale pourrait instruire (compte-tenu du jugement rendu récemment par la Cour d'Appel de Paris) les plaintes des victimes de mauvais traitement, d'emprisonnement arbitraire et de torture, nous rappelons à l'opinion publique les noms des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités par les victimes.

Parmi les tortionnaires les plus cités

- Colonel Mahdi Cheikh Moussa,
- Colonel Omar Bouh Goudade

- Lieutenant-colonel Hoche Robleh


- Commandant
Zakaria Hassan

- Lieutenant Ladieh
- Lieutenant Mohamed Adoyta
- L'aspirant Haroun
- Le sous-officier Naguib
- L'adjudant Tane
- Kalifa
- W agdi

Certains se seraient déjà réfugiés à l'étranger (USA et Canada) sous de fausses identités, mais ils sont placés sous surveillance.

Nos informations sur la torture à Djibouti. et les récits des victimes

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NOUVELLES BRÈVES ET REVUE DE PRESSE

Francois-Xavier Verschaeve sur Radio-Aligre.

LE MONDE D'ULYSSE
Aligre FM (93.1)
Lundi 05 mars 2001de 11h à 12h

Invités :

François-Xavier Verschave - Président de "Survie"
"Noir Silence" - Editions Les Arènes

Actualité : Procès intenté par Denis Sassou Nguesso (Président du Congo),
Idriss Déby (Président du Tchad) et Omar Bongo (Président du Gabon)
pour "Offense à Chef d'Etat étranger"
contre
François-Xavier Verschave et Laurent Beccaria (gérant des éditions Les
Arènes)
les 6 et 7 mars 2001 au Tribunal de Paris

ET
Daniel Mermet - Journaliste France Inter
"Là-bas si j'y suis" - Editions La Découverte

http://www.aligrefm.org

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01/03 L'auteur de "Noir Silence" assume ses attaques contre les presidents africains

PARIS, 28 fév (AFP) - mercredi 28 février 2001 - 19h49 -

Francois-Xavier Verschave, l'auteur du livre "Noir Silence" qui dénonce les turpitudes des relations entre la France et l'Afrique, a assumé point par point mercredi sa défense au premier jour du procès que lui ont intenté les présidents congolais, tchadien et gabonais.

Lui et son éditeur, Laurent Beccaria, comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils risquent 300.000 francs d'amende, pour avoir offensé l'honneur de chefs d'Etat étrangers.

Me Jacques Verges défend les trois présidents congolais, tchadien et gabonais, Denis Sassou Nguesso, Idriss Deby et Omar Bongo, qui se sont constitués parties civiles.

Le premier est accusé dans le livre de crimes contre l'humanité, le second de trafiquer de la fausse monnaie et d'être "un assassin invétéré", et le troisième de diriger une "démocrature (pour dictature légitimée par la fraude électorale) prédatrice".

Ils ne réclament qu'un franc de dommages et intérêts mais souhaiteraient voir publier le jugement dans des encarts publicitaires à hauteur de 300.000 francs.

Au premier jour du procès qui se poursuivra les 6 et 7 mars, une fois les incidents de procédure joints au fond, M. Verschave, le principal prévenu, président de l'association Survie, a longuement été interrogé sur ses méthodes de travail.

Selon lui, il s'est produit plus de viols au Congo lors de l'arrivée au pouvoir de Sassou Nguesso "qu'au Kosovo, en Tchétchénie et au Timor oriental". "Il a embauché des milliers de Guy Georges," dit-il, faisant allusion au tueur en série présumé qui va être jugé dans quelques semaines à Paris.

Puisant ses sources dans la presse, il a insisté sur ses vérifications, reconnaissant que parfois "l'information est orientée". La tradition orale africaine l'oblige, dit-il, à recueillir l'information à de multiples sources. "Nous pourrions éviter de faire ce travail s'il était fait par des universitaires," ajoute-t-il.

Citant l'affaire Dreyfus, il a donné des leçons de droit aux avocats. Raide derrière la barre, le regard assuré derrière ses lunettes, il a répondu avec précision, n'abandonnant ses notes qu'à la demande du président Jean-Yves Montfort.

Me Verges, défenseur des présidents, a dénoncé ses "insinuations subliminales".

"La liberté d'expression a une limite : la liberté d'injurier," a-t-il affirmé à la presse lors d'une suspension d'audience. "On peut critiquer des chefs d'Etat, pas les attaquer dans leur honneur et leur dignité," a-t-il ajouté.

La défense comme les parties civiles vont maintenant faire défiler leurs témoins. Pendant les trois demi-journées programmées, une trentaine de personnes comparaîtront pour tenter de persuader la 17e chambre du tribunal de la bonne foi mise dans ces accusations.

Ce procès se déroule en application d'une loi de 1881 sur l'outrage aux chefs d'Etat étrangers. Les prévenus n'ont, selon ce texte, pas la possibilité de faire la preuve de leurs accusations, et ne peuvent être jugés que sur leur bonne foi.

Ce texte, issu du crime de lèse-majesté selon un avocat, est "une atteinte à la liberté d'expression," a dénoncé la Ligue des droits de l'Homme. Ce procès, selon elle, est initié "par des responsables politiques qui ignorent parfois de manière gravissime les droits les plus élémentaires. Rien ne peut justifier, dans une société démocratique, que la justice soit appelée ainsi à cautionner MM. Deby, Bongo et Sassou Nguesso".

Le comité de soutien de M. Verschave compte, selon l'association Survie, Mgr Jacques Gaillot, Maxime Gremetz, Claude Pieplu ou Pierre Palmade.

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A lire dans LOI cette semaine :

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 03/03/2001 DJIBOUTI -
Nouvel organigramme pour Djibouti Telecom
Le conseil d’administration de Djibouti Telecom ayant donné, fin janvier, son aval au nouvel organigramme de la société étatique, le directeur général, Abdourahman Mohamed Hassan, vient de procéder à la nomination de plusieurs responsables. (...). [Total : 112 Mots].

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A lire dans Africa Intelligence, cette semaine :

AFRICA INTELLIGENCE QUOTIDIEN - 02/03/2001
Téléphonie fixe - Djibouti Telecom cherche un partenaire stratégique

La société nationale Djibouti Telecom envisage de lancer un appel d'offres pour vendre une partie de son capital à un partenaire stratégique qui l'assisterait notamment pour la gestion de son nouveau réseau GSM. (...). [Total : 241 Mots].

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02/03 L'Ethiopie a rejeté, mardi, les informations de presse attribuant au président Smael Oumar Guelleh de Djibouti des propos relatifs au retrait des troupes éthiopiennes de Somalie.

Panafrican News Agency (Dakar)

February 28, 2001
Posted to the web February 28, 2001

Addis Abéba, Ethiopie

L'Ethiopie a rejeté, mardi, les informations de presse attribuant au président Smael Oumar Guelleh de Djibouti des propos relatifs au retrait des troupes éthiopiennes de Somalie.

Selon des articles parus récemment dans la presse locale, ce dernier aurait, lors d'une conférence de presse tenue à l'issue d'une visite d'Etat, la semaine dernière, en Erythrée, demandé à Addis Abéba de "retirer ses troupes de Somalie".

Dans un communiqué publié dans la presse officielle en réaction à ces propos, le ministre éthiopien des Affaires étrangères a qualifié ces déclarations "d'étranges" et de "préoccupantes".

Les propos attribués au président Guelleh ont été rapportés par les médias étrangers dont, notamment, le quotidien "Al-Hayat, un journal publié en langue arabe à Londres et largement diffusé au Moyen-Orient.

"Nous (Djibouti) avons demandé aux Ethiopiens de retirer ses troupes de Somalie et la situation évolue positivement à cet égard", aurait dit M. Guelleh, cité par "Al-Hayat".

"Pour autant que nous sachions, c'est seulement le gouvernement de transition de Abdulkassi Salad Hassan (de Somalie) qui accuse l'Ethiopie de positionner des troupes en Somalie", a déclaré le communiqué.

De toute façon a-t-il ajouté, le gouvernement somalien de transition a lui-même déclaré que l'Ethiopie avait retiré ses troupes de Somalie, étant donné qu'il ne pouvait pas justifier ses accusations sans fondement relatives à une présence de l'armée éthiopienne dans ce pays".

Il a en outre dit qu'il n'y avait pas de "raison urgente" qui pouvait amener l'Ethiopie à positionner des troupes en Somalie, et il ne l'avait pas fait.

"Nous espérons que le gouvernement de Djibouti va s'inscrire en faux contre ces informations, si ces dernières ont déformé les propos du président", a ajouté le communiqué.

L'Ethiopie avait précédemment démenti les allégations selon lesquelles le gouvernement somalien de transition, arrivé au pouvoir grâce aux bons offices de Djibouti, a positionné des troupes en Somalie.

Toutefois, elle avait avoué publiquement que ses forces avaient fait des incursions en territoire somalien, "à la poursuite" d'éléments séparatistes soutenus par les fondamentalistes d'Al-It opérant en Somalie.

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02/03 Faction Leaders Reaffirm Opposition
To Transitional Government

UN Integrated Regional Information Network (Nairobi)

March 1, 2001 Posted to the web March 1, 2001

Nairobi

In a press statement issued in Nairobi on Tuesday, Mogadishu's three main faction leaders said they had resolved their differences and called for a new, broader based, national reconciliation process.

Dismissing the National Reconciliation Conference (NRC) in Arta, Djibouti, which led to the formation of the Transitional National Government (TNG)in Somalia, as consisting of "remnants of the Siad Barre regime, religious extremists and Somali exiles", the three leaders said they wanted fresh talks inside Somalia.

The press statement criticised the TNG, accusing it of fomenting civil war and stealing from the Somali people by printing billions of shillings of counterfeit currency. All three leaders, Hussein Mohamed Aidid, Muse Sudi Yalahow and Osman Hassan Ali Atto, had been invited to participate in the Arta conference but had refused.

The faction leaders said earlier in the week that they had come for talks with Kenyan president Daniel Arap Moi. Moi is currently in Libya.

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