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LA
LIBERTÉ Bulletin N°
38
Journal permanent et indépendant
de tous les djiboutiens de l'opposition
Bulletin
de l'A. R. D. H. D
2ème
année..................Maj
09/03/01 à 08 h 00 (Heure de Paris)
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LA
LIBERTÉ :
votre journal se construit chaque jour devant vous, avec vos contributions.
Chacun peut s'y exprimer librement et sans aucune censure. . .
Conditions
(*)
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SOMMAIRE
N° 38 .
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du 03/03/01 au 09/03/01
-
L'ARBITRAIRE ET LA SITUATION DE NON-DROIT A DJIBOUTI : la pression
financière sur les opposants politiques.
- UN NOUVEAU PREMIER MINISTRE A DJIBOUTI
: Dileita Mohamed Dileita,
- Une centaine
d'artistes organisent une soirée exceptionnelle (05/03) pour
soutenir la lutte contre les violences envers les femmes (Com. FIDH),
- Lundi : nous souhaitons une bonne fête de de l’Aïd El-Adha
à tous les musulmans et aux djiboutiens en particulier, en
espérant qu'en dépit des privations, ils pourront
partager le mouton traditionnel,
- Des accrochages entre le FRUD et l'AND sont signalés dans
le Nord ...
- Le choix
du Premier Ministre : une manoeuvre contre le FRUD et A. DINI ?
- Discours d'Aden Robleh (Président du PRD) pour la fête
du mouton,
- Si les négociations avec le FRUD sont rompues, il faudra
que quelqu'un parte : le peuple ou Guelleh ?
- L'heure
de l'opposition a-t-elle sonnée ?
-
L'Ambassade de France au secours d'IOG : 112 millions de FD (ADI)
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Dossier :
le procès des trois dictateurs africains contre SURVIE
Francois-Xavier
Verschaeve sur
Radio-Aligre.
01/03
L'auteur de "Noir Silence" assume ses attaques contre
les presidents africains
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02/03
L'ARBITRAIRE ET LA SITUATION DE NON-DROIT A DJIBOUTI. COMMENT GUELLEH
ESSAYE ILLEGALEMENT DE METTRE A GENOUX LES OPPOSANTS EN UTILISANT
LES BANQUES ? Un exemple caractéristique parmi d'autres ...
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A
lire dans LOI cette semaine :
Nouvel organigramme pour Djibouti Telecom
A
lire dans Africa Intelligence, cette semaine :
Téléphonie
fixe - Djibouti Telecom cherche un partenaire stratégique
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Dossier :
Somalie
02/03
L'Ethiopie a rejeté, mardi, les informations de presse attribuant
au président Ismael Omar Guelleh de Djibouti des propos relatifs
au retrait des troupes éthiopiennes de Somalie.
Panafrican
News Agency (Dakar)
02/03 Trois chefs de Guerre réaffirment leur opposition au
Gouvernement somalien de transition (En
anglais / IRIN)
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Les Nouvelles d'Addis |
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US
/ Department of states -
Country
Reports on Human Rights Practices
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1998 (En anglais - lien avec la page)
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1999 (En anglais - lien avec la page)
-
2000 (En anglais - lien avec la page)
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03/03
Et si l'on brisait le tabou ?
Si
la bouée de sauvetage venait de la nomination d'un non Afar,
non Issa ? (Courrier
des lecteurs)
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LA
VOIX AU CHAPITRE : par AÏNACHÉ Le 03.03.01 :
SUR MESURE
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L.
D. D. H.
Ligue Djiboutienne
des Droits Humains
Toutes
les publications
2000 / 2001
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Bruits
et rumeurs
05/03
Une nouvelle vague de désertion au sein de la Police.
05/03:
Le 15 mars, date limite fixée officieusement pour conclure
ou rompre les accords FRUD / Gouvernement ?
05/03
Des accrochages entre le FRUD et l'AND sont signalés dans
le NORD.
05/03
Les dirigeants du FRUD-Armé n'apprécieraient pas le
choix du Premier Ministre Dileyta.
05/03
Un nouveau cabinet ministériel dès mercredi prochain
?
06/03
Les espoirs de démocratie aux oubliettes ?
Le
peuple djiboutien n'a plus rien à attendre de Guelleh ! Alors
il faut que l'un des deux parte et quitte le pays ! Lequel ? Le
peuple ou Guelleh ?
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| 05/03
Lutte contre les violences envers les femmes (Communiqué
de la FIDH) |
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| 05/03
CE REGIME EST UNE GANGRENE : AMPUTONS LE ! (Courrier
des lecteurs) |
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| 04/03
Ce soir le site de l'ADI ne répond pas ! |
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| 05/03
Discours
de M. ADEN ROBLEH AWALEH, Président du Parti
National Démocratique (PND), à l'occasion de la fête
de l'AÏD AL ADHA (fête du sacrifice)
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| 06/03
En plus du reste, les djiboutiens devraient conserver le sens de l'humour.
Une démonstration parfaite du cynisme de GUELLEH ! |
| 07/03
Une page santé dans LA LIBERTE ? (Courrier
des lecteurs) |
Nouveau
: Rubrique Informations Santé ....
07/03
La fièvre aphteuse. Une épidémie en Europe ?
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08/03
AUX ARMES CITOYENS ! (Courrier
des lecteurs)
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RADIO-TROTTOIR
Le
professeur Kadafi - Ere a, ce matin, dispensé son cours magistral
....
Les
bonnes questions d'Ismael
Rocher
sur la voie du paradis
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| 08/03
Toujours aucune information sur la composition du nouveau Cabinet
ministériel. |
| 08/03
L'heure de l'opposition a-t-elle sonnée ?
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| 08/03
Trente-cinq journaux africains du réseau " Presse et Démocratie
" contre l'impunité au Burkina Faso (RSF) |
08/03
Nous n'avons plus reçu aucune information sur le Général
Yacin Yabeh |
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| 08/03
OUF ! L'ambassade de France fait un nouveau cadeau à IOG :
4,5 millions de francs soit 112 millions de FD (ADI) |
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02/03
L'ARBITRAIRE ET LA SITUATION DE NON-DROIT.
COMMENT GUELLEH ESSAYE ILLEGALEMENT
DE METTRE A GENOUX LES OPPOSANTS
EN UTILISANT LES BANQUES ?
Un exemple parmi d'autres ...
ADEN ROBLEH
AWALEH,
Président du PND
COMMUNIQUE,
relatif à mon immeuble du Héron
J'ai appris
par une annonce publiée dans le journal « La Nation
» que la Commercial Bank of Ethiopia s'apprête à
vendre mon immeuble du Héron portant le titre foncier n°
2851.
Je suis plus
que surpris par cette décision puisque l'hypothèque
qui frappait ledit immeuble n'a plus de raison d'être.
La Commercial
Bank of Ethiopia gère l'immeuble à mes lieu et place
depuis 1986 et ce à la suite de pleins pouvoirs donnés
par moi-même.
J'ai été contraint à faire ce transfert de
pouvoir du fait de mon exil qui avait duré de mai 1986
à septembre 1992. En vérité je me trouvais
face à un véritable cas de force majeure.
Après
mon retour au pays en septembre 1992, je constatais que l'immeuble
servait de résidence à plusieurs centaines de soldats
appartenant à la marine éthiopienne et ce depuis
1991.
La Commercial
Bank of Ethiopia m'avait consenti un prêt d'un montant de
deux cent millions de francs djibouti. L'immeuble devait abriter
un supermarché de haut standing. Il comportait une surface
de vente de 400 M2, des annexes (chambres froides, magasins de
stockage), des restaurants, un café mais aussi quatre appartements
de luxe. Le remboursement devait se faire en sept ans à
raison de deux millions cinq cent mille francs (2.500.000 francs)
par mois.
Etant donné
que la Commercial Bank of Ethiopia a géré l'immeuble
en toute liberté durant 15 ans (de 1986 à 2000)
il va sans dire qu'elle a récupéré sa mise
ou son prêt depuis longtemps. La banque a même trop
perçu si l'on considère que le loyer mensuel se
calcule sur la base de 2.500.000 F, ce qui fait en 15 ans la somme
de 450.000.000 F.
La Commercial
Bank of ethiopia semble tirer profit de ma situation d'opposant
politique en essayant de m'imposer sa décision que je ne
peux pas ne pas considérer comme illégitime. Je
demande à l'Ethiopie (la banque est la propriété
de l'Etat éthiopien) de respecter sa parole d'honneur qui
consistait à me rendre l'immeuble dès mon retour
d'exil.
Revenu d'exil en 1992, je n'ai toujours pas eu gain de cause en
dépit de mes très nombreuses démarches, et
le comble est que la banque met en vente l'immeuble sans même
daigner me consulter. Pour ce qui concerne la parole d'honneur
dont je fais état je peux citer au moins, comme témoins,
cinq hauts responsables ethiopiens dont l'ancien directeur de
la Commercial Bank (1986-1992), un ancien ministre éthiopien
et un
ancien ambassadeur d'Ethiopie à Paris.
Ma famille
n'acceptera jamais cette spoliation. Elle se battra inlassablement,
et jusqu'au bout, pour recouvrer son bien. Il s'agit d'un combat
légitime. Je prends à témoin l'opinion publique
nationale et internationale.
Fait à
Djibouti, le 11 Février 2001
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Sommaire
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LA
VOIX AU CHAPITRE : par AÏNACHÉ Le 03.03.01
SUR MESURE
Dans tous
les pays, Institutions, Organisations ou Associations (culturelles
ou sportives) ; émettre des lois, des règlements
est indispensable, pour la bonne gouvernance ou pour le bon fonctionnement.
Bien que les lois ou les règlements aient été
en priorité pensés dans l'intérêt
général du citoyen du même pays ou des membres
des institutions ou organisations, il n'est pas moins vrai qu'ils
suscitent parfois une contestation ou des méfiances.
Pour satisfaire
le plus grand nombre de citoyens et sans s'écarter de l'objectif
initial des lois, les parlementaires modifient ou corrigent les
lacunes contestées, les oublis ou les risques de dérive
éventuels au moyen d'amendements qui limitent ou qui augmentent
les conditions définitives de l'application. En effet,
le pire n'est pas toujours inévitable pour nos dirigeants
!
A la découverte
du projet de loi, pour la pension de retraite aux anciens des
« Premiers » des ministres, qui sera « soumis
» à l'Assemblée Nationale pour une approbation
quasi formelle, j'éprouve la sensation que le pire est
presque toujours systèmatique dans notre pays.
Il est stipulé
dans ce projet de loi : ( La pension est destinée aux
anciens Premiers Ministres qui ont exercé la fonction de
Premier Ministre pendant plus de quinze ans. Ce projet de loi
qui sera soumis à l'Assemblée Nationale pour approbation
envisage également la pension de reversion pour des ayants
droit ).
Que les anciens
« Premiers » des Ministres bénéficient
d'une pension de retraite, c'est bien normal et jusque là,
il n'y a rien à redire. Qu'un serviteur de l'Etat, quelque
fut son rang, son dévouement, sa personnalité et
ses compétences soit récompensé du service
rendu à la collectivité nationale : c'est bien.
Mais systématiquement,
à chaque initiative du gouvernement, les choses se dégradent,
deviennent hilarantes, lorsque l'on regarde de plus près.
Jugez la stupidité de ce texte : -Il faut que le futur
bénéficiaire ait occupé cette fonction plus
de quinze ans.
Ne riez pas, c'est écrit en toute lettre. Suivez mon regard.
Bien sur,
chacun d'entre nous à tout de suite compris que cette loi
est faite sur mesure pour notre « Premier » des Ministres
démissionnaire ou démissionné, comme beaucoup
le pensent et le disent. Quoi qu'il en soit, puisque cette future
loi est faite pour le récompenser de sa loyauté,
envers les Présidents et non envers son pays, ( comme il
le proclame lui-même) ; pourquoi aller jusqu'à quinze
ans ?
Pour la durée,
il n'a pas de concurrents. Le seuil, pour bénéficier
de cette pension pourrait être de cinq ans ou même
de deux ans. Cela aurait le même effet et aller concernerait
exlusivement le même bénéficiaire. Mais moins
ridicule !!
Cette loi
va donc être soumise prochainement à l'Assemblée
Nationale. Je ne résiste pas à émettre une
petite suggestion patriotique. : contrairement aux habitudes et
pour une fois, je suggère aux membres « désignés
» de l'Assemblée Nationale (nous savons tous qu'ils
n'ont jamais été élus démocratiquement)
qu'ils nous surprennent en réduisant la durée fixée
pour bénéficier de cette pension, soit à
deux ans au lieu de quinze ans, comme cela leur sera proposé.
Rassurez-vous, rien ne sera changé à l'objectif
recherché : récompenser Monsieur Barkat Gourad.
Par contre cette initiative vous honorera et vous fera sortir
de votre vieille formule habituelle, stéréotypée
:
APRES UNE LONGUE DELIBERATION, LES MEMBRES DE L'ASSEMBLEE NATIONALE
ONT ADOPTE A L'UNANIMITE LE PROJET DE LOI QUE LE GOUVERNEMENT
LEUR A PRESENTE.
Y-a-t'il eu un seul projet soumis par le gouvernement à
l 'Assemblée Nationale qui ait été rejeté
par les « parlementaires » ? Sans aller jusque là,
pourra-t-on trouver un seul projet du gouvernement, modifié,
amélioré ou même un tout petit peu «
chahuté » ?
Il est plus
que temps que les membres « désignés »
de l'Assemblée Nationale, avant le changement prévisible,
apprennent que les lois sont faites pour le plus grand nombre
de citoyens et non pour un individu aussi serviable qu'il ait
put être. Les anciens serviteurs de l'Etat sont et seront
privés avec ce genre de loi de pension, mais sont et seront
reconnus par les peuples et l'histoire.
AÏNACHÉ
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05/03
Communiqué de la FIDH : Lutte contre les violences envers
les femmes
"Des
centaines d'artistes et de personnalités ont lancés,
avec Eve
Ensler, un "Appel mondial pour mettre fin aux violences envers
les femmes".
Dans
ce cadre : une soirée exceptionnelle au théâtre,
proposée par La LDH et la
FIDH, à l'occasion de la journée internationale
des femmes et en
liaison avec le V-day créé aux Etats-Unis.
LUNDI 5 MARS
à 20H30
SOIREE EXCEPTIONNELLE
AUTOUR DE LA PIECE DE EVE ENSLER
LES MONOLOGUES
DU VAGIN
Au THEATRE
DE PARIS , 15, rue BLANCHE, 75009 PARIS
Tel : 01 48 74 25 37 - 01 48 74 46 48
REUNIES SUR
SCENE ET BENEVOLEMENT :
Christine
BOISSON, Fanny COTTENCON, Sophie DUEZ, Emmanuelle LABORIT,
Marianne BASSLER, Clémentine CELARIE, Marianne JAMES, Joëlle
KAUFMAN,
Emmanuelle LABORIT, Carole LAURE, Danièle LEBRUN, Daniéla
LUMBROSO,
Judith MAGRE, Marthe MERCADIER, Macha MERIL, Charlotte VALENDREY
Les bénéfices
de cette soirée seront intégralement versés
à des
associations qui luttent contre les violences envers les femmes
: Collectif
Droit des femmes (France), au Collectif 95 Maghreb Egalité,
et à la LADO (Ligue
roumaine de défense des droits de l'Homme) pour soutenir
leur lutte
contre les violences envers les femmes.
Tarif : 300
FF
Nombre de places : 1100
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PND
PARTI NATIONAL DEMOCRATIQUE
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LIBERTE - RESPONSABILITE - SOLIDARITE
------------
B.P : 10204
Tel : 34 21 94
------------
e-mail : awaleh@intnet.dj
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DJIBOUTI
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Discours de M. ADEN ROBLEH AWALEH,
Président du Parti National Démocratique (PND),
à l'occasion de la fête de l'AÏD AL ADHA (fête
du sacrifice)
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Lundi 5 Mars 2001
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Militantes, Militants,
Chers frères et surs,
Nous nous retrouvons aujourd'hui pour honorer la grande fête
de l'Aïd Al Adha. Prions Dieu d'exaucer nos vux.
Nos vux les plus chers, pour nous autres membres du PND,
c'est de voir notre pays vivre dans la concorde nationale et la
paix.
Malheureusement, force est de constater que notre pays est loin,
bien loin du chemin qui conduit dans cette direction.
Souvenez-vous de ce que je vous disais lors de la fête de
l'Aïd Al Adha de l'année dernière. Je vous
disais ceci, je cite :
" Il semble qu'un accord ait été conclu (pour
la concorde nationale et la paix) entre " le FRONT POUR LA
RESTAURATION DE L'UNITE ET DE LA " DEMOCRATIE (FRUD) et le
pouvoir en place, accord intervenu, en France, le 7 " février
2000. C'est un événement qui mérite d'être
salué. Bien entendu nous nous en " réjouissons.
Il s'agit d'un acte de sagesse. La question qui se pose est de
savoir si le " pouvoir en place a signé cet accord
avec toute la sincérité requise. L'avenir le dira.
" Notre souhait le plus cher est de voir l'application de
cet accord aller à son terme ". Fin de citation.
A relire ce texte, on peut déceler de ma part un certain
scepticisme quant l'aboutissement de l'accord en question. Je
peux dire que les faits ne m'ont pas démenti.
Un an après son annonce, cet accord ne connaît toujours
pas de conclusion positive. Il apparaît plutôt promis
à un sommeil éternel pour ne pas dire une mort programmée.
A qui incombe la faute ? Il n'est pas besoin d'être un expert
en politique pour savoir de quel côté vient le blocage.
C'est le régime en place qui en assume entièrement
la responsabilité. Pour s'en convaincre il suffit de bien
lire le catalogue des doléances de l'opposition. L'opposition
ne demande pas la lune, elle ne réclame pas autre chose
que l'engagement du pays sur la voie de la démocratie.
Il faut savoir que le régime en place chez nous est le
seul au monde à croire dur comme fer que le parti unique
est le meilleur système politique. Le dernier soi-disant
congrès du squelettique RPP, le parti-Etat, nous a donné
une éclatante démonstration de cette vision des
choses. Pas un seul instant les mots DEMOCRAIE, PLURALISME POLITIQUE
n'ont été prononcés. Nous avons vu que ce
parti voulait entrer dans la peau d'un des partis des périodes
sombres de l'Afrique, je veux parler du parti Mobutiste de l'ex-Zaïre
appelé " le Mouvement Populaire de la Révolution
". Durant trois jours, la radio et la télévision
djiboutiennes, tous les artistes nationaux ont été
forcés de n'avoir d'yeux et oreilles que pour les louanges
du chef et du parti. Ceux d'entre nous qui avaient pris la peine
de regarder quelques instants le dernier " congrès
" du RPP avaient mesuré combien notre pays était
éloigné du chemin de la démocratie.
Pourquoi nos dirigeants s'accrochent-ils tant au système
de parti unique ? Pensent-ils sincèrement que ce système
est le moyen le meilleur pour assurer paix et prospérité
à notre pays ? Non ! l'attachement de nos dirigeants à
ce système n'a rien à voir avec une quelconque considération
d'ordre idéologique. Il s'agit d'un ralliement uniquement
opportuniste. Dans cette affaire ils ne sont guidés que
par leurs instincts les plus vils. L'absence de tout contrôle
démocratique leur permet l'assouvissement de désirs
mesquins. Le peuple djiboutien sait parfaitement ce qu'il en est.
Les mensonges, les manuvres, les dissimulations que déversent
la radio unique, la télévision unique et le journal
unique n'y changeront rien. Un exemple de mensonge patent : le
régime ne s'est même pas gêné à
usurper le nom de notre parti, le PND. L'un des acolytes du régime
s'est attribué la présidence de notre parti et s'est
livré, au nom du PND, à un encensement inégalé
à l'endroit du RPP et ses dirigeants. Tout un chacun a
appris cette effronterie par les médias du régime.
Cela a suscité, naturellement, l'indignation des djiboutiens
mais aussi provoqué un malaise certain au sein du corps
diplomatique qui sait parfaitement qui est qui dans notre tout
petit pays, qui n'est en réalité qu'une cité-Etat.
Pour ma part, je trouve pitoyable que les tenants du régime
en soit réduits à une telle bassesse. Je pense,
et vous en conviendrez avec moi, qu'il n'y a rien à attendre
d'un régime qui érige le mensonge en système
de gouvernement.
La vérité est que notre pays ne sortira de la situation
catastrophique dans laquelle il se trouve que si celui-ci emprunte
la voie démocratique. Les maux comme l'ethnocentrisme,
le tribalisme, la misère matérielle et morale, la
corruption, les tortures physiques et morales, la falsification
de notre Histoire, l'infantilisation de notre peuple, ne disparaîtront
qu'avec l'avènement de la démocratie. Notre pays
ne connaîtra ni paix ni développement sans la voie
démocratique. Il n'y a point de salut pour la personne
humaine en dehors de la démocratie.
Le PND est un parti très jaloux de sa liberté d'action.
Aucune pression de quelque nature que ce soit n'a de prise sur
lui. Notre parti a toujours brandi haut et fort ses convictions.
Sa lucidité en matière d'analyse politique lui vaut
l'estime des djiboutiens.
La lutte de notre peuple pour la démocratie est légitime.
C'est une question de vie ou de mort. Il faut que chacun d'entre
nous le sache. Il faut aussi savoir que notre peuple n'obtiendra
pas son droit à la démocratie sans une lutte acharnée.
Le temps est venu pour le peuple djiboutien de se réveiller
et de retrouver son tempérament digne et sa combativité
d'antan qui avaient fait sa grandeur. La résignation, le
défaitisme doivent être combattus en nous. Vous me
permettrez de dire que je m'oppose totalement à ceux et
à celles qui disent : " chaque chose a une fin, il
faut laisser le temps au temps ". Aucune dictature, aucun
système totalitaire ne disparaît de lui-même.
Les systèmes dictatoriaux ne peuvent s'effacer sans être
confrontés à un environnement hostile autrement
dit sans l'existence de forces qui les harcèlent ou les
combattent. Le pouvoir, en général, est en quelque
sorte une boussole dont l'aiguille a toujours tendance à
virer du côté de l'injustice plutôt que du
côté de la Justice. C'est comme l'aiguille qui indique
toujours le nord. Il faut qu'il y ait une énergie ou une
action qui empêche l'aiguille d'aller vers l'injustice sinon
elle s'y maintiendra immanquablement, surtout si le système
de gouvernement est fondé sur des bases dictatoriales.
Il faut donc toujours combattre toute forme de dictature ou de
totalitarisme. Même lorsque la démocratie est bien
installée, il ne faut pas baisser les bras, celle-ci doit
être défendue quotidiennement.
Notre peuple doit se fixer un objectif clair pour l'année
2001 : 1) obtenir le multipartisme authentique ; 2) obtenir une
Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI), celle-ci
devant être inscrite dans la constitution. Seule l'existence
d'une Commission Nationale Electorale Indépendante pourra
mettre un terme à la mascarade électorale à
laquelle est soumis notre pays.
Comme toujours, je dis et redis : nous n'avons pas besoin de fusils
pour mettre un terme à cette situation de non-droit à
laquelle nous sommes confrontés. Une forte mobilisation
politique de notre peuple suffit. Il faut savoir que les grèves,
les manifestations publiques pacifiques sont des droits inaliénables.
Présentement, les yeux de notre peuple sont tournés
vers le frère AHMED DINI AHMED. Le frère AHMED DINI
jouit d'une grande estime auprès de l'ensemble du peuple
djiboutien. Je pense qu'il doit dire au peuple toute la vérité
sur les tenants et les aboutissants des négociations qu'il
a menées avec le régime durant une année.
A défaut, son image risque d'être écornée.
Militantes,
militants, je vous remercie de votre précieuse attention.
VIVE
LA REPUBLIQUE ! VIVE NOTRE PEUPLE ! VIVE LE PND !
ADEN
ROBLEH AWALEH
Président du PND
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Sommaire
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06/03
En plus du reste, les djiboutiens devraient conserver le sens
de l'humour. Une démonstration parfait du cynisme de GUELLEH
!
Note
de l'ARDHD : Les djiboutiens, en dépit de toutes les difficultés
dont ils assaillis (salaires non payés, injustice, écoute
téléphonique, peur d'être arrêté
par la Police, etc..) ont-ils pu conserver un peu d'humour ? En
tout cas, il en faut une certaine dose pour lire cette dépêche
de l'ADI qui reprend les principaux thèmes d'un discours
de Guelleh, sinon il ne reste plus qu'à pleurer. Peut-on
se moquer avec autant de cynisme d'un peuple entier ? En tout
cas, cela sent la fin de règne !!
On
notera particulièrement :
que
le peuple djiboutien peut maintenant affronter ses problèmes
économiques - Mais qui en est à l'origine ?
C'est Guelleh qui tient les cordons de la bourse et qui effectue
des prélévements sur le Trésor Public pour
son compte personnel.
que le peuple doit intensifier ses efforts et travailler davantage
pour assurer un avenir radieux à ses enfants. Cela
ne vous rappelle rien (les discours des dictateurs dans les années
30 / 40, ici et là ! Même en France, Maréchal,
nous voilà ! Et puis travailler sans recevoir de salaires
pendant plusieurs mois : est-ce motivant ?
et
le plus beau, c'est que maintenant le peuple, d'après
Guelleh, devrait prier dans les grandes surfaces (c'est mieux
que dans les mosquées, parce que la Police peut
contrôler les foules et les discours des religieux).
Au fait quand Guelleh va-t-il donner l'ordre d'abattre les statuts
et autres oeuvres d'art ?
______________________________________________________
ADI/DJIB/801/581
MOTS
DJIBOUTI/AID EL ADHA
Le peuple djiboutien est à
même daffronter ses problèmes économiques,
déclare le Président de la République
DJIBOUTI
(ADI) - 6 mars - Le Président de la République Ismaïl
Omar Guelleh a déclaré lundi que « le
peuple djiboutien (
) peut maintenant affronter ses problèmes
économiques et consolider ses rangs et son unité
afin de pouvoir atteindre ses objectifs auxquels il aspire
», rapporte lAgence Djiboutienne dInformation.
Le
Chef de lEtat a établi ce constat dans un discours
prononcé à loccasion de lAid El Adha,
commémorant la fête du sacrifice dans la foi musulmane.
Sexprimant
au Palais présidentiel devant un aréopage de personnalités
civiles, militaires et religieuses ainsi quen présence
des membres du corps diplomatique accrédité à
Djibouti, le Président Ismaïl Omar Guelleh a mis en
exergue la capacité de mobilisation des Djiboutiens en
prenant à témoin « les acquis et les exploits
du peuple djiboutien lors de la conférence de réconciliation
dArta du peuple frère somalien ».
De
lavis du Chef de lEtat, le peuple djiboutien «
était grand dans ses positions héroïques, grand
dans cette attitude solidaire autour de sa direction politique
».
Le
Président de la République ajoute que le peuple
djiboutien a fait preuve dune même grandeur en faisant
« face au défi et trouver une solution à la
crise somalienne qui perdure sans issue en dépit de lintervention
sans succès de la communauté internationale ».
Au
regard de cet exploit, le Chef de lEtat sest déclaré
convaincu que les Djiboutiens peuvent uvrer en faveur de
la relance économique et mis en demeure « certains
prophètes de malheur » qui « tentent vainement
de semer le doute pour rendre laide cette jolie image peinte et
réalisée par le peuple et qui reste un acquis pour
lavenir et une issue pour aspirer à un lendemain
meilleur ».
Le
Président de la République a appelé les Djiboutiennes
et Djiboutiens à «
intensifier nos efforts et travailler ensemble pour
le décollage de notre jeune république et pour
assurer un avenir radieux aux générations futures
».
Le
chef de létat djiboutien a, par ailleurs, fait observer
que « depuis la fête passée de lAid Al
Fitr, la célébration
de la prière se fait en dehors des mosquées, elle
se déroule sur les grandes surfaces aménagées
pour la circonstance ».
Le
Président Ismaïl Omar Guelleh a expliqué que
cette célébration des grandes fêtes musulmanes
sinscrit « en application de la Sunna du Prophète
conformément à la demande de nos Oulémas,
pour ressusciter la tradition authentique de notre Prophète
».
Dans
un vibrant hommage à lancien Premier Ministre Barkat
Gourat Hamadou, le Chef de lEtat a dépeint celui
qui a dirigé la Primature pendant plus de deux décennies
sous les traits dun « homme qui a voué toute
sa vie au service de son pays, et a uvré toujours
avec sincérité pour réaliser lunité
nationale entre les fils du pays ».
Le
Président sest déclaré « très
sensible » à la décision « volontaire
et courageuse » de lancien Premier Ministre «
de se retirer de son poste de Premier Ministre pour des raisons
de santé ».
Sexprimant
au nom de lensemble de la communauté djiboutienne,
le Président de la République a poursuivi : «
Nous lui renouvelons notre admiration et notre respect pour ses
positions et nous lui prions de rester à côté
de nous pour tirer profit de ses conseils et de ses idées
sages. Nous lui souhaitons également un prompt rétablissement
».
ADI-15H53
GMT-06 MARS 2001
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BRUITS
ET RUMEURS
05/03
Une nouvelle vague de désertion au sein de la Police
Nous
avons été informés du fait que de nombreux
policiers auraient déserté et seraient passés
au Somaliland. Il s'agirait d'environ 40 à 50 policiers
exédés par les dégradations, révocations
et sanctions qui pleuvent actuellement sur les membres de la
police.
On
dit aussi qu'un ambulancier serait également parti avec
son ambulance vers le même asile.
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05/03:
Le 15 mars, date limite fixée officieusement pour conclure
ou rompre les accords FRUD / Gouvernement ?
Il se murmure,
dans les rangs de l'opposition, que l'on attendrait jusqu'au
15 Mars prochain, les suites de la négociation Frud/Gouvernement.
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05/03
Des accrochages entre le FRUD et l'AND sont signalés
dans le NORD.
Le déploiement
des troupes dans le Nord, dont nous avions fait état
la semaine dernière, ne pouvait qu'amener des accrochages.
Selon des témoins, il semble que l'AND ait essayé
de progresser à l'intérieur des zones traditionellement
sous contrôle du FRUD. Les résistants du FRUD ont
riposté. On ne déplorerait pas de victimes.
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05/03
Les dirigeants du FRUD-Armé n'apprécieraient pas
le choix du Premier Ministre Dileyta.
Monsieur
DINI aurait été fort agacé par le choix
de M Dileyta. Il estimerait que ce choix aurait été
fait pour afficher 'la soi-disant bonne foi' de Guelleh, vis
à vis de l'opinion internationale. Dileyta est un afar,
relativement jeune pour le poste, et il a participé activement
à la négociation de l'accord-cadre du 7 février
2000.
Monsieur
DINI verrait dans ce geste politique, une sorte de manoeuvre
pour tenter de le forcer à conclure un accord sur des
bases qui ne conviennent pas au FRUD, ni probablement à
l'ODU.
Que Monsieur
DINI ne s'inquiéte pas trop. L'opinion internationale
commence à bien connaître les manoeuvres de Guelleh
pour essayer de faire débloquer des fonds internationaux,
dont il a cruellement besoin.
Guelleh : toujours
en quête d'argent pour assumer son train de vie et son
armée
Récemment
Guelleh, qui est aux abois, aurait réclamé le
paiement des aides européennes à la démobilisation.
Des voies se lèvent en Europe pour s'y opposer, car tout
le monde a compris que lorsque Guelleh démobilise devant,
il incorpore autant de monde par derrière. Ce qui, mathématiquement,
a pour résultat de maintenir un nombre constant d'hommes
sous les drapeaux. Et la France commencerait à le comprendre
!!!
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05/03
Un nouveau cabinet ministériel dès mercredi prochain
?
Selon certaines
rumeurs, le nouveau cabinet ministériel devrait être
rendu publique dès mercredi. On dit que la majorité
des ministres actuels garderaient leur poste, y compris le représentant
des yéménites. Les changements seraient donc minimes
et concerneraient quelques personnalités, comme un proche
collaborateur de Guelleh à la Présidence.
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06/03
Les espoirs de Démocratie et de Justice ont été
jetés aux oubliettes, par le dictateur de Djibouti.
D'après des sources concordantes, il semble que les négociations
Frud / Gouvernement n'ait pas avancé d'un seul centimètre
... De plus en plus nombreux sont les observateurs qui affichent
désormais leur pessimisme et qui pensent que la partie
est perdue. On ne peut vraiment pas accuser DINI, qui a tout
fait pour faire avancer les négociations et qui a accepté
le silence, en dépit des pressions 'pour le faire parler'
.... Ce n'est que la confirmation de ce que nous écrivions
depuis plusieurs mois : Guelleh ne veut rien lâcher, soit
parce qu'il se sent bien comme cela, soit parce qu'il a peur
du changement ....
Mais
de toutes les façons, le peuple djiboutien n'arrivera
à rien avec Guelleh. L'un des deux devra forcément
partir ? Lequel ? Le peuple ou Guelleh ?
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COURRIER
DES LECTEURS
Nous
reprenons le contenu intégral des lettres qui nous sont
adressées.
Nous publierons aussi les
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L'ARDHD n'assume aucune responsabilité quant au contenu
des messages de cette rubrique. Ils sont publiés sous la
responsabilité entière de leurs auteurs.
L'ARDHD rappelle qu'elle ne soutient aucune action politique,
ni aucun parti et qu'elle milite exclusivement en faveur de la
Paix et des Droits de l'Homme.
Pour des raisons de sécurité, les messages sont
publiés sans les noms des auteurs (sauf demande formulée
avec précision par l'auteur)
Ottawa
1/03/01: Le gouvernement d'IOG s'auto-juge !
Je viens,
par ce court commentaire, vous dire simplement que le gouvernement
d'Ismail Omar soit-disant "élu democratiquement par
le peuple Djiboutien" s'auto-juge. Aujourd'hui, alors que
les 40 voleurs sont partis (je désigne les anciens minstres
d'Hassen Gouled) après être tous passés par
la prison de Gabode et que le General Yassin va être jugé
par son ancien ami, j'espère que demain viendra le tour
d'Ismail qu'ils se retrouveront tous au final à Gabode.
Les hommes
partent, la terre reste....
A.D
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03/03
Et si l'on brisait le tabou ?
Si
la bouée de sauvetage venait de la nomination d'un non
Afar, non Issa ?
Un an de palabres, de discussions, de coups de gueule, de chuchotements,
de dialogues de sourds, d'hypocrisies...Tout cela s'appelle en
langage politique : négociations, pourparlers, rupture
de..., relance de..., consensus, temps de réflexion...
et toujours rien de visible, de plausible, de tangible. La descente
en enfer continue.
Ne soyons pas naïfs au point de penser que le Président
Issa va nommer un Premier Ministre Afar avec les pouvoirs d'un
Chef de Gouvernement.
Pourquoi ? Tout simplement parce que la base, la majorité
de sa tribu ne comprendrait pas que les rôles soient inversés,
que le frère Issa ne soit plus le chef suprême.
Des personnes a "l'esprit ouvert" n'acceptent même
pas l'idée de décentralisation.
De l'autre côté, depuis le départ d'Ali Aref,
les Afars se sentent lésés, opprimés... etc.
Il fut un temps ou ils n'étaient pas si mal lotis, même
si les choses se sont détériorées ensuite,
au fil du temps. Mais n'ont-ils pas leur part de responsabilités,
car je ne reconnais plus le peuple Afar fier, discret, très
lié, fidèle a sa tribu, qui a souvent été
l'objet de mon admiration.
L'appât du gain a tout gâché.
Cela étant dit, je n'excuse nullement le mal innommable
fait aux hommes, aux femmes et aux enfants du Nord.
Les deux antagonistes ancestraux campent sur leur position tout
en oubliant qu'ils partagent Djibouti avec d'autres forces vives
de la Nation, celles qui étaient a la base de son développement,
je veux parler des Yéménites et des autres communautés
Somalies.
La situation actuelle ne peut perdurer.
Tous les enfants de ce pays sont d'accord sur ce point.
La cohabitation n'est peut-être pas la solution idéale
après une guerre fratricide qui a quand même laissé
des séquelles.
Alors... et si la bouée de sauvetage venait de la nomination
d'un non Afar, non Issa ?
Un homme qui essaierait de former un gouvernement d'Union nationale
ayant pour priorité de panser les plaies, de redresser
économiquement et socialement le pays en mettant l'homme
ou la femme qu'il faut à la tête de chaque ministère.
Il existe dans toutes les tribus celui ou celle qui aurait les
compétences voulues pour remettre sur les rails cet État
a la dérive.
J'ose croire que cette éventualité ne contrarierait
pas l'actuel Président ; il en a donné la preuve
en nommant Said Barkat P.M. par intérim.
Mais la question qui se pose est de savoir la marge de manoeuvre
qu'il lui accorderait ?
Et qu'en pense Dini ? Sera-t-il prêt a faire passer l'intérêt
du pays dans son ensemble avant celui du FRUD ? Je l'en crois
capable.
Et si pour une fois démocratie pouvait rimer avec méritocratie
en lieu et place d'un tribalisme exacerbé qui fait le nid
et le bonheur du dictateur.
Peut-être ces lignes feront-elles réfléchir
ceux qui doivent très rapidement satisfaire l'attente de
leurs frères et soeurs, redorer le blason de la Perle de
la Corne d'Afrique en suivant l'exemple d'un pays africain qui
fait l'admiration internationale, en l'occurrence notre voisin
de l'Océan Indien, l'Île Maurice.
M.I.
USA.
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05/03
CE REGIME EST UNE GANGRENE : AMPUTONS LE !
Contrairement à certaines situations, le temps qui passe
n'arrangent pas les choses à Djibouti. Les dégâts
sont plus profonds, le gâchis plus vaste au point de paraître
insurmontables.
Soyons réaliste
et pragmatique. L'on a tout essayé avec ce régime.
La confrontation armée, le pourrissement et même
la négociation autour d'une table. Le vieux DINI en a fait
l'amère expérience. Le résultat de toutes
ces contorsions et tergiversations a été l'affichage
au grand jour de la nature perfide et profondément antidémocratique
du régime d' IOG.
Certains ont
parlé de non événement quant à la
nomination de DILEITA en tant que Premier Ministre en remplacement
de BARKAT. Il n'y a que les irresponsables et les pseudo optimistes
qui souhaitait voir un événement heureux dans la
nomination d'un premier ministre à Djibouti, surtout quand
on sait que la tradition constitutionnelle djiboutienne attribue
un rôle
officiel de potiche à tout ministre et plus particulièrement
au premier d'entre eux. En fait, ne sont surpris que les plus
naïfs et ceux qui n'ont rien compris à la nature profonde
du régime d'IOG. C'est un régime violent qui élimine
avant de discuter, à défaut, il parlemente pour
gagner du temps.
Une fois que
les masques ont fini par tomber, l'enjeu devient d'une totale
limpidité : CHANGER OU DISPARAITRE ! C'est aussi simple
que cela.
Ceux qui n'ont
rien à proposer nous opposent le choix de la sagesse et
de la retenue qui voudrait que l'on fasse le dos rond en attendant
que le temps ou peut être le hasard fassent les choses à
notre place. C'est le parti du "Wait & See". C'est
apparemment l'option prise par une grande partie de l'opposition
qui brille par son absence et son manque d'imagination. Elle a
purement et simplement failli dans le rôle historique qu'elle
s'est assigné.
Cette attitude discrédite définitivement les personnalités
de l'opposition.
J'espère que le moment venu, les djiboutiens auront de
la mémoire et se rappelleront du rôle joué
par chacun des protagonistes.
Concernant
le régime en place, j'aime utiliser la métaphore
médicale de la gangrène qui voudrait que tout bon
médecin refuse de composer avec ce terrible mal. A chaque
fois qu'un organe est gangrené, il faut procéder
à l'amputation.
Le Régime
d'IOG est une gangrène. Son amputation devient vitale et
légitime. A ce propos, je me souviens d'une interview d'une
des grandes figures de l'opposition (DINI) qui n'envisagerait
son possible retour aux affaires, qu'à la seule condition
d'avoir le titre de chirurgien principale - allusion faite au
poste de Premier Ministre Chef du Gouvernement -. Faut croire
que DINI et IOG n'ont pas la même conception de la Médecine
!
FREEMAN
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07/03
Une page santé dans LA LIBERTE ?
Comme vous
le savez le journal La Liberté est le moyen de comunication
du peuple djiboutien opprimé : il lui permet de recevoir
des informations du monde entier.
Il me paraîtrait
intéressant de prévoir dans chaque numéro,
une page santé. Comme vous le savez, par exemple, la maladie
de la vache folle et la la fiévre aphteuses qui sévissent
actuellement en Europe pourraient atteindre Djibouti.
Le peuple
Djiboutien a besoin de connaître les symptomes de ces maladies
et les précautions à prendre que ce soit pour éviter
que l'épidémie ne se propage ou pour éviter
la contamination des êtres humains.
J´ai
feuilleté d'un bout à l'autre, le journal La Nation
et les journaux de l´oppositions sans trouver une seule
page sur le sujet, ni une alerte destinée aux populations
de Djibouti pour les informer des risques et des précautions
à prendre.
Le peuple
Djiboutien dans son entier est un gros comsommateur de viande
de beuf et de mouton et il a besoin d'être informé
sur le sujet.
Le journal
La Liberté a toujours été le défenseur
des Droits de l´Homme. Comme vous le savez, la santé
psychologique et physique de l´homme passe avant tout par
la défense de ses droits fondamentaux.
Les dirigeants
Djiboutien bénéficient des soins prodigués
par leurs propres médécins privés et ils
ont accès à l'information sur les précautions
á prendre pour protéger leur santé et celle
de leurs familles, mais la majorité des Djiboutiens n´ont
pas accés aux soins privés, ni même souvent
à des soins médicaux dignes de ce nom : la pluplart
les informations ne leur parviennent que de bouche à oreilles.
Les informations
du journal La Liberté sont plus crédibles que les
informations (la propagande officielle) véhiculées
par le journal La Nation, et croyez-moi : les informations de
La Liberté se propagent aux quatre coins de Djibouti. A
cet effet, je pense qu'une page de santé serait indispensable
et qu'il faudrait la prévoir dans les prochains numéros.
Réponse
de l'ARDHD :
Merci, cher lecteur, pour cette suggestion qui est tout à
fait intéressante. Nous sommes tout à fait convaincus
par vos arguments, malheureusement,
notre équipe ne dispose pas du temps qui serait nécessaire
pour cela .
Alors, il
reste seulement à trouver des bonnes volontés qui
pourraient nous aider en sélectionnant des articles, que
nous pourrions insérer dans le journal. Nous lançons
l'appel ? Pour y répondre, cliquez
ici
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08/03
AUX ARMES CITOYENS
La situation
du pays perdure dans l'anonymat et le désarroi, la population
s'engouffre dans la misère, l'attente se bute a la lassitude
de l'espoir, les faux riches s'enrichissent au détriment
du peuple en otage et enfin le système durcit sa position.
Alors, qu'attends-tu
oh toi, djiboutien, qui a combattu le colonialisme. L'espoir doit
rester a niveau et doit guider tes pas pour enlever cette toile
noir nommée dictature. Saches qu'elle prend essence dans
ta misère et dans ta division. Saches qu'elle est source
de tous tes
maux.
L'histoire
est à son terme pour être saisie.
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Les
principaux responsables
d'actes de torture à Djibouti.
Maintenant
que la justice pénale pourrait instruire (compte-tenu du
jugement rendu récemment par la Cour d'Appel de Paris) les
plaintes des victimes de mauvais traitement, d'emprisonnement arbitraire
et de torture, nous rappelons à l'opinion publique les noms
des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités
par les victimes.
Parmi
les tortionnaires les plus cités
-
Colonel Mahdi Cheikh Moussa,
-
Colonel Omar Bouh Goudade
-
Lieutenant-colonel Hoche Robleh
- Commandant
Zakaria Hassan
-
Lieutenant Ladieh
-
Lieutenant Mohamed Adoyta
-
L'aspirant Haroun
-
Le sous-officier Naguib
-
L'adjudant Tane
-
Kalifa
-
W agdi
Certains
se seraient déjà réfugiés à l'étranger
(USA et Canada) sous de fausses identités, mais ils sont
placés sous surveillance.
Nos
informations sur la torture à Djibouti. et les récits
des victimes
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NOUVELLES
BRÈVES ET REVUE DE PRESSE
Francois-Xavier
Verschaeve sur Radio-Aligre.
LE MONDE D'ULYSSE
Aligre FM (93.1)
Lundi 05 mars 2001de 11h à 12h
Invités
:
François-Xavier
Verschave - Président de "Survie"
"Noir Silence" - Editions Les Arènes
Actualité
: Procès intenté par Denis Sassou Nguesso (Président
du Congo),
Idriss Déby (Président du Tchad) et Omar Bongo (Président
du Gabon)
pour "Offense à Chef d'Etat étranger"
contre
François-Xavier Verschave et Laurent Beccaria (gérant
des éditions Les
Arènes)
les 6 et 7 mars 2001 au Tribunal de Paris
ET
Daniel
Mermet - Journaliste France Inter
"Là-bas si j'y suis" - Editions La Découverte
http://www.aligrefm.org
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01/03
L'auteur de "Noir Silence" assume ses attaques contre
les presidents africains
PARIS,
28 fév (AFP) - mercredi 28 février 2001 - 19h49
-
Francois-Xavier
Verschave, l'auteur du livre "Noir Silence" qui dénonce
les turpitudes des relations entre la France et l'Afrique, a assumé
point par point mercredi sa défense au premier jour du
procès que lui ont intenté les présidents
congolais, tchadien et gabonais.
Lui et son
éditeur, Laurent Beccaria, comparaissaient devant le tribunal
correctionnel de Paris. Ils risquent 300.000 francs d'amende,
pour avoir offensé l'honneur de chefs d'Etat étrangers.
Me Jacques
Verges défend les trois présidents congolais, tchadien
et gabonais, Denis Sassou Nguesso, Idriss Deby et Omar Bongo,
qui se sont constitués parties civiles.
Le premier
est accusé dans le livre de crimes contre l'humanité,
le second de trafiquer de la fausse monnaie et d'être "un
assassin invétéré", et le troisième
de diriger une "démocrature (pour dictature légitimée
par la fraude électorale) prédatrice".
Ils ne réclament
qu'un franc de dommages et intérêts mais souhaiteraient
voir publier le jugement dans des encarts publicitaires à
hauteur de 300.000 francs.
Au premier
jour du procès qui se poursuivra les 6 et 7 mars, une fois
les incidents de procédure joints au fond, M. Verschave,
le principal prévenu, président de l'association
Survie, a longuement été interrogé sur ses
méthodes de travail.
Selon lui,
il s'est produit plus de viols au Congo lors de l'arrivée
au pouvoir de Sassou Nguesso "qu'au Kosovo, en Tchétchénie
et au Timor oriental". "Il a embauché des milliers
de Guy Georges," dit-il, faisant allusion au tueur en série
présumé qui va être jugé dans quelques
semaines à Paris.
Puisant ses
sources dans la presse, il a insisté sur ses vérifications,
reconnaissant que parfois "l'information est orientée".
La tradition orale africaine l'oblige, dit-il, à recueillir
l'information à de multiples sources. "Nous pourrions
éviter de faire ce travail s'il était fait par des
universitaires," ajoute-t-il.
Citant l'affaire
Dreyfus, il a donné des leçons de droit aux avocats.
Raide derrière la barre, le regard assuré derrière
ses lunettes, il a répondu avec précision, n'abandonnant
ses notes qu'à la demande du président Jean-Yves
Montfort.
Me Verges,
défenseur des présidents, a dénoncé
ses "insinuations subliminales".
"La liberté
d'expression a une limite : la liberté d'injurier,"
a-t-il affirmé à la presse lors d'une suspension
d'audience. "On peut critiquer des chefs d'Etat, pas les
attaquer dans leur honneur et leur dignité," a-t-il
ajouté.
La défense
comme les parties civiles vont maintenant faire défiler
leurs témoins. Pendant les trois demi-journées programmées,
une trentaine de personnes comparaîtront pour tenter de
persuader la 17e chambre du tribunal de la bonne foi mise dans
ces accusations.
Ce procès
se déroule en application d'une loi de 1881 sur l'outrage
aux chefs d'Etat étrangers. Les prévenus n'ont,
selon ce texte, pas la possibilité de faire la preuve de
leurs accusations, et ne peuvent être jugés que sur
leur bonne foi.
Ce texte,
issu du crime de lèse-majesté selon un avocat, est
"une atteinte à la liberté d'expression,"
a dénoncé la Ligue des droits de l'Homme. Ce procès,
selon elle, est initié "par des responsables politiques
qui ignorent parfois de manière gravissime les droits les
plus élémentaires. Rien ne peut justifier, dans
une société démocratique, que la justice
soit appelée ainsi à cautionner MM. Deby, Bongo
et Sassou Nguesso".
Le comité
de soutien de M. Verschave compte, selon l'association Survie,
Mgr Jacques Gaillot, Maxime Gremetz, Claude Pieplu ou Pierre Palmade.
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A
lire dans LOI cette semaine :
LA LETTRE
DE L'OCEAN INDIEN - 03/03/2001 DJIBOUTI
-
Nouvel organigramme pour Djibouti Telecom
Le conseil d’administration de Djibouti Telecom ayant donné, fin
janvier, son aval au nouvel organigramme de la société étatique,
le directeur général, Abdourahman Mohamed Hassan, vient de procéder
à la nomination de plusieurs responsables. (...). [Total : 112
Mots].
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A
lire dans Africa Intelligence, cette semaine :
AFRICA
INTELLIGENCE QUOTIDIEN - 02/03/2001
Téléphonie fixe - Djibouti Telecom cherche un
partenaire stratégique
La société nationale Djibouti Telecom envisage de lancer un appel
d'offres pour vendre une partie de son capital à un partenaire
stratégique qui l'assisterait notamment pour la gestion de son
nouveau réseau GSM. (...). [Total : 241 Mots].
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02/03
L'Ethiopie a rejeté, mardi, les informations de presse
attribuant au président Smael Oumar Guelleh de Djibouti
des propos relatifs au retrait des troupes éthiopiennes
de Somalie.
Panafrican
News Agency (Dakar)
February 28,
2001
Posted to the web February 28, 2001
Addis Abéba,
Ethiopie
L'Ethiopie
a rejeté, mardi, les informations de presse attribuant
au président Smael Oumar Guelleh de Djibouti des propos
relatifs au retrait des troupes éthiopiennes de Somalie.
Selon des
articles parus récemment dans la presse locale, ce dernier
aurait, lors d'une conférence de presse tenue à
l'issue d'une visite d'Etat, la semaine dernière, en Erythrée,
demandé à Addis Abéba de "retirer ses
troupes de Somalie".
Dans un communiqué
publié dans la presse officielle en réaction à
ces propos, le ministre éthiopien des Affaires étrangères
a qualifié ces déclarations "d'étranges"
et de "préoccupantes".
Les propos
attribués au président Guelleh ont été
rapportés par les médias étrangers dont,
notamment, le quotidien "Al-Hayat, un journal publié
en langue arabe à Londres et largement diffusé au
Moyen-Orient.
"Nous
(Djibouti) avons demandé aux Ethiopiens de retirer ses
troupes de Somalie et la situation évolue positivement
à cet égard", aurait dit M. Guelleh, cité
par "Al-Hayat".
"Pour
autant que nous sachions, c'est seulement le gouvernement de transition
de Abdulkassi Salad Hassan (de Somalie) qui accuse l'Ethiopie
de positionner des troupes en Somalie", a déclaré
le communiqué.
De toute façon
a-t-il ajouté, le gouvernement somalien de transition a
lui-même déclaré que l'Ethiopie avait retiré
ses troupes de Somalie, étant donné qu'il ne pouvait
pas justifier ses accusations sans fondement relatives à
une présence de l'armée éthiopienne dans
ce pays".
Il a en outre
dit qu'il n'y avait pas de "raison urgente" qui pouvait
amener l'Ethiopie à positionner des troupes en Somalie,
et il ne l'avait pas fait.
"Nous
espérons que le gouvernement de Djibouti va s'inscrire
en faux contre ces informations, si ces dernières ont déformé
les propos du président", a ajouté le communiqué.
L'Ethiopie
avait précédemment démenti les allégations
selon lesquelles le gouvernement somalien de transition, arrivé
au pouvoir grâce aux bons offices de Djibouti, a positionné
des troupes en Somalie.
Toutefois,
elle avait avoué publiquement que ses forces avaient fait
des incursions en territoire somalien, "à la poursuite"
d'éléments séparatistes soutenus par les
fondamentalistes d'Al-It opérant en Somalie.
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02/03
Faction Leaders Reaffirm Opposition
To Transitional Government
UN Integrated
Regional Information Network (Nairobi)
March 1, 2001
Posted to the web March 1, 2001
Nairobi
In a press
statement issued in Nairobi on Tuesday, Mogadishu's three main
faction leaders said they had resolved their differences and called
for a new, broader based, national reconciliation process.
Dismissing
the National Reconciliation Conference (NRC) in Arta, Djibouti,
which led to the formation of the Transitional National Government
(TNG)in Somalia, as consisting of "remnants of the Siad Barre
regime, religious extremists and Somali exiles", the three
leaders said they wanted fresh talks inside Somalia.
The press
statement criticised the TNG, accusing it of fomenting civil war
and stealing from the Somali people by printing billions of shillings
of counterfeit currency. All three leaders, Hussein Mohamed Aidid,
Muse Sudi Yalahow and Osman Hassan Ali Atto, had been invited
to participate in the Arta conference but had refused.
The faction
leaders said earlier in the week that they had come for talks
with Kenyan president Daniel Arap Moi. Moi is currently in Libya.
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