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BRÈVES ET REVUE DE PRESSE
LA
LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 10/03/2001
DJIBOUTI - Aden Robleh court
après son immeuble
Le leader du Parti national démocratique (PND, opposition),
Aden Robleh Awaleh sest récemment étonné
dapprendre en lisant le journal gouvernemental djiboutien
La Nation que la Commercial Bank of Ethiopia (CBE) avait mis en
vente limmeuble quelle occupait à Djibouti
et dont il prétend quil lui appartient. (...). [Total
: 244 Mots].
LA LETTRE DE L'OCEAN
INDIEN - 10/03/2001
DJIBOUTI - La jeune garde afar
du président
En désignant, le 4 mars, lambassadeur de Djibouti
à Addis-Abeba, Dileita Mohamed Dileita (LOI n°769)
comme nouveau Premier ministre, le président Ismaël
Omar Guelleh poursuit sa politique de promotion de jeunes dirigeants
afar (originaires du Nord du pays) dont il sassure ainsi
de la fidélité. (...). [Total : 425 Mots].
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vendredi
9 mars 2001, 1h09
La Cour d'appel confirme l'inculpation
de Pinochet, en atténuant les charges
SANTIAGO, 8 mars (AFP) - La Cour d'appel de Santiago a confirmé
jeudi le bien-fondé de la procédure contre le général
Augusto Pinochet, inculpé et assigné à résidence
pour des crimes commis pendant sa dictature (1973-1990), mais
elle a atténué les charges, ce qui pourrait lui
permettre d'être libéré.
La permanence
d'été de la Cour d'appel, en charge du dossier depuis
les vacances judiciaires de février, a rejeté par
deux voix contre une un recours présenté par la
défense du général Pinochet demandant l'annulation
de l'ordre d'inculpation et d'assignation à résidence
dicté par le juge Juan Guzman.
Elle a cependant
atténué l'intitulé de l'accusation, le général
Pinochet n'étant plus considéré comme "auteur",
mais comme "complice" des crimes commis par la Caravane
de la mort, commando militaire qui a enlevé et exécuté
sans procès 75 détenus politiques en octobre 1973,
peu après le coup d'Etat.
En étant
inculpé comme "auteur", il apparaissait comme
responsable des ordres donnés au commando. Mais la qualification
de "complice" le présente comme ayant couvert
ces crimes dont il aurait été informé.
Interrogé
par l'AFP, le juge Guzman a estimé que cette requalification
des charges pourrait permettre à l'ex-dictateur d'obtenir
la liberté conditionnelle s'il la demande.
"Le plus
probable est que maintenant que son recours a été
examiné par la Cour, il sollicite la liberté conditionnelle",
a indiqué le magistrat.
L'un des représentants
de la défense, l'avocat Pablo Rodriguez, a déclaré
dans la soirée que cette demande serait effective "dans
les prochains jours".
Le commandant
en chef de l'armée, le général Ricardo Izurieta
a pour sa part manifesté son soutien à l'ex-dictateur
en lui rendant visite dans sa propriété de Bucalemu
(120 km au sud-ouest de Santiago), où il est assigné
à résidence.
Les avocats
des parties civiles ont de leur côté annoncé
qu'ils étudiaient la possibilité d'un recours devant
la Cour suprême contre l'atténuation des charges.
Le juge Guzman
avait décidé le 29 janvier d'inculper et d'assigner
à résidence l'ex-dictateur pour sa responsabilité
dans les crimes de la Caravane de la mort.
Ses avocats
avaient demandé à la Cour d'appel de révoquer
cet ordre en invoquant l'innocence de leur client, âgé
de 85 ans, dans ces crimes, ainsi que la détérioration
de son état de santé physique et mentale.
En outre,
la Cour d'appel doit examiner fin mars un autre recours de la
défense, demandant un non-lieu et un classement du dossier,
du fait de la mauvaise santé d'Augusto Pinochet.
Le 11 décembre
dernier, la Cour d'appel avait annulé un premier ordre
d'inculpation et d'assignation à résidence édicté
par le juge Guzman, estimant que l'ex-dictateur n'avait pas été
soumis à l'interrogatoire de rigueur.
Juan Guzman
l'avait finalement interrogé le 23 janvier chez lui à
Santiago. Le général avait alors affirmé
qu'il n'était "pas un criminel" et n'avait donné
l'ordre de fusiller quiconque, rejetant la responsabilité
sur ses anciens subalternes.
Augusto Pinochet
avait été auparavant soumis à des examens
visant à déterminer s'il était en mesure
d'être jugé. Les médecins avaient conclu qu'il
souffrait d'une forme de démence "légère
à modérée" permettant, selon la défense,
de l'exempter de poursuites judiciaires.
Les avocats
des parties civiles estiment pour leur part que Pinochet est à
même d'être jugé malgré ses problèmes
de santé. Ils ont demandé un élargissement
des charges retenues contre lui, afin qu'il soit également
poursuivi pour "inhumations illégales" d'un millier
de prisonniers politiques disparus.
Au total,
242 plaintes, y compris celles concernant l'affaire de la Caravane
de la mort, ont été déposées contre
l'ex-dictateur pour des crimes commis sous son régime (1973-1990),
qui a fait plus de 3.000 morts et disparus.
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mercredi
7 mars 2001, 21h49
Dernier
jour du procès du signataire et de l'éditeur de
"Noir Silence"
PARIS, 7 Mars (AFP) - Le procès intenté au signataire
et à l'éditeur français du livre "Noir
Silence", rédigé collectivement par l'association
tiers-mondiste Survie, et qui dénonce certaines relations
entre la France et l'Afrique pris fin mercredi soir et a été
mis en délibéré au 25 avril.
Pendant trois
demi-journées, successivement consacrées au Congo,
au Tchad et au Gabon, acteurs et témoins, noirs ou blancs,
se sont succédé pour étayer les citations
de "Noir Silence" accusant Sassou Nguesso de "crimes
contre l'humanité", Omar Bongo de diriger une "démocrature
(pour dictature légitimée par la fraude électorale)
prédatrice" et qualifiant Idriss Déby d'"assassin
invétéré".
Le Procureur
de la 17ème chambre correctionnelle a demandé dans
l'après-midi à la Cour de reconnaître la "bonne
foi" des prévenus, qui risquent chacun 300.000 F d'amende
par plaignant.
Les trois
présidents, défendus notamment par Me Jacques Vergès,
ont porté plainte pour "offense à chef d'Etat
étranger" en vertu d'une loi française de 1881.
Contrairement aux procédures en diffamation, cette loi
ne permet pas au prévenu de proposer une preuve de ses
assertions mais leur impose de prouver une "bonne foi".
Evoquant,
le premier jour, le cas du Congo, plusieurs opposants ont tour
à tour dénoncé la "complicité"
de Sassou Nguesso dans l'attentat du DC 10 d'UTA, le génocide
opéré sur les populations originaires du sud et
la "chape de plomb" qui pèse sur un système
autocratique.
Concernant
le Tchad, mardi après-midi, les opposants ont tour à
tour décrit un "tueur" et le complice d'un gigantesque
trafic de faux dinars bahreïnis qui a fait passer 25 tonnes
de faux billets par le Tchad.
Envers le
Gabon, les attaques ont été moins virulentes, mercredi
matin. Le seul crime prêté à Omar Bongo, évoqué
à l'audience, a été celui de l'amant de sa
femme, Robert Luong, tué par ses sbires et longuement décrit
par Pierre Péan dans "Affaires africaines".
Pendant cette
audience décousue, François-Xavier Pierre Verschave,
fonctionnaire municipal à Villeurbanne (centre-est), signataire
du livre et président de l'association Survie, a parfois
été poussé dans ses retranchements par le
président Jean-Yves Montfort.
Avec son allure
de professeur Tournesol, son complet gris et ses certitudes, il
a répondu point par point, sans jamais sourire, trouvant
toujours une explication logique à des événements
qui en sont dépourvus, comme en témoignent une conférence
nationale dite "souveraine", les déchirements
congolais ou tchadiens ou bien encore les curieux systèmes
économiques mis en place.
Dès
l'ouverture du procès, la défense de Verschave et
de son éditeur, Laurent Beccaria, avait soulevé
l'incompatibilité des poursuites avec la Convention européenne
des droits de l'homme (CEDH).
Dernier témoin
entendu, Claude Angeli, rédacteur en chef du Canard Enchaîné,
hebdomadaire satirique, a souligné ironiquement que "quel
que soit le talent des défenseurs des présidents"
ils auraient "du mal à (nous) faire croire que leurs
clients sont des défenseurs des droits de l'Homme, qu'ils
ont été élus régulièrement
et que leur fortune provient de leurs indemnités".
Selon lui,
"toute critique fondée sur la politique française
vis à vis de l'Afrique, sur les chefs d'Etat ou sur l'opposition
venue au pouvoir, est excellente".
Le jugement
sera mis en délibéré et ne devrait pas être
rendu avant avril.
COMPTE-RENDU
complet du procès dans le numéro spécial
8
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14/03
SELON UNE DEPECHE DE L'ADI, GUELLEH AURAIT DECIDE DE NE PAS REMANIER
LE GOUVERNEMENT AVANT LE MOIS DE MAI.
Faut-il
y voir un lien possible avec une éventuelle reprise des
négociations entre le FRUD et le Gouvernement ? Ainsi des
maroquins pourraient être attribués, en cas d'accord,
à des membres du FRUD-Armé. De là, à
imaginer que certaines personnalités du FRUD auraient déjà
sollicité un portefeuille, il n'y a qu'un pas, que la rumeur
a déjà franchi. Nous allons peut-être assister
dans quelques semaines à la troisième vague de ralliement
(comme le dit M. Ali Dahan)
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ADI/DJIB/824/368
MOTS
Eventuel remaniement ministériel aux alentours du mois
de mai prochain
DJIBOUTI (ADI)
- 13 mars - Le Président de la République, Ismaïl
Omar Guelleh a déclaré mardi quune éventuelle
recomposition du gouvernement de la République de Djibouti
ne saurait intervenir avant le mois de mai prochain, rapporte
lAgence Djiboutienne dInformation.
Le Chef de
lEtat a formulé ces propos à la faveur dune
entrevue avec le service de presse de la Présidence pour
souligner en substance : « Laissons le gouvernement finir
sa deuxième année » et sassurer de la
nécessité dapporter « du sang nouveau
» dans la gestion des affaires publiques.
Cette précision
du Président de la République intervient à
près de deux semaines après la nomination de M.
Dileita Mohamed Dileita à la tête de la Primature.
Une nomination
qui a suscité dintenses spéculations sur un
éventuel remaniement immédiat du gouvernement qui
avait été mis en place au lendemain de linvestiture
du Président de la République, le 8 mai 1999.
« Je
pense quil vaudrait mieux finir ces deux ans de travail
pour pouvoir apprécier comme il faut le travail accompli
pendant ces deux années » a indiqué le Président
de la République, sexprimant à loccasion
de louverture du 1er Conseil des Ministres qui sest
déroulé en présence du nouveau Premier Ministre.
Le Président
de la République a, en ce sens, fait observer que chaque
Conseil des Ministres sera précédé dune
consultation entre le Chef de lEtat et son Premier Ministre.
Le Président
Ismaïl Omar Guelleh a ajouté qu « avant
le début de chaque conseil, le Président et le Premier
Ministre auront un entretien en tête-à-tête
pour pouvoir faciliter le travail de la journée du Conseil
».
Pour sa part,
le Premier Ministre Dileita Mohamed Dileita a rappelé quil
avait entamé depuis sa nomination une série de contacts
avec les membres du corps diplomatiques et des organisations internationales
« pour pouvoir faire connaissances » avec les partenaires
institutionnels du gouvernement.
M. Dileita
Mohamed a, dautre part, indiqué quil recevait
« presque tous les après-midi un ministre et ses
collaborateurs pour étudier un peu le dossier, pour voir
avec eux quelles sont les difficultés, comment on peut
améliorer les différents départements ».
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«Libération»
gagne contre deux juges
Ils s'estimaient diffamés par les critiques sur leurs méthodes
d'instruction.
Par RENAUD LECADRE
Le mercredi
14 mars 2001
Le tribunal
de Nanterre a relaxé hier Libération, poursuivi
pour diffamation par les juges d'instruction Marie-Paule Moracchini
et Roger Le Loire, en charge de l'enquête sur la mort à
Djibouti du magistrat Bernard Borrel.
A l'issue d'une conférence de presse tenue par Madame Borrel
et ses avocats, soutenus par deux syndicats de magistrats (le
SM et l'APM), Libération avait fait état de leurs
critiques contre une instruction «partiale», «rocambolesque»
et «lente».
La juge Moracchini
avait porté plainte au motif que ces critiques laissent
à penser qu'elle aurait fait «n'importe quoi»
dans le dossier Borrel. Faute de pouvoir poursuivre madame Borrel
et ses défenseurs, parties civiles à la procédure,
elle s'en était pris à Libération: à
l'audience du 14 février, son avocat, Me Léon-Lev
Foster, avait accusé notre journal d'avoir «menti»
et de pratiquer du «mauvais journalisme».
Non seulement
le jugement du tribunal souligne que Brigitte Vital-Durand, auteur
de l'article, a rendu compte de la polémique avec «rigueur
professionnelle, exactitude, sans outrance et avec le recul nécessaire»,
mais il en appelle, plus largement, au «libre débat
démocratique qui entoure la vie judiciaire sans que les
magistrats puissent s'y opposer, sauf à considérer
que toute critique à l'égard du déroulement
d'une procédure est prohibée». Ainsi, «le
juge doit accepter le libre regard de l'opinion à l'égard
de son action dès lors que la critique - fût-elle
sévère - ne recèle aucune accusation mettant
en cause son honnêteté et son intégrité».
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Note
de l'ARDHD :
Rappelons que l'affaire Borrel dont ces deux juges avaient la
charge, leur avait été retirée par le Ministère,
ce qui est relativement peu fréquent. Par ailleurs, la
juge Moracchini rencontre des difficultés dans un autre
dossier dont les pièces ont disparu : celui de la scientolgie.
Sa soeur aurait à faire face à une situation semblable
dans le Sud de la France.
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