LA LIBERTÉ Bulletin N° 40
Journal permanent et indépendant
de tous les djiboutiens de l'opposition

Bulletin
de l'A. R. D. H. D
2ème année..................Maj 22/03/01 à 18 h 30 (Heure de Paris)
LA LIBERTÉ :
votre journal se construit chaque jour devant vous, avec vos contributions.
Chacun peut s'y exprimer librement et sans aucune censure. . .

Conditions (*)

SOMMAIRE N° 40 . . . du 17/03/01 au 23/03/01
- La presse, de nouveau victime du système Guelleh : le procureur IBRAHIM réclame des sanctions iniques et injustifiées à l'encontre de DAF !!
- La monstrueuse vengeance de Guelleh est en marche : le général Yacin Yabeh va mourir faute de soins médicaux adaptés ... !! 20/03 - Evacué par la force de l'hôpital, en dépit des avis médicaux, pour réintégrer Gabode !
- Comment le système Guelleh bafoue avec le plus grand cynisme, les droits des travailleurs, les syndicats et les recommandations de l'OIT ?

- Y-aurait-il plusieurs négociations (FRUD) en cours et conduites en parallèle ?
- Le premier
camouflet du Chef du Gouvernement au Premier des Ministres,
- Rien à attendre, rien à espérer… Les négociations pour la Paix et la Démocratie sont totalement bloquées jusqu'à preuve du contraire.
- Il est temps que l'opposition djiboutienne se prépare sérieusement à prendre le relais ...
- Me AREF "blanchi" par la Cour suprême de Djibouti !


"Vente en ligne" des livres
Ali COUBBA
Abdouraman WABERI
Daher Ahmed FARAH
16/03 A lire trois articles, cette semaine dans la Lettre de l'Océan Indien.

18/03 De nouvelles violations graves du droit à l'expression. Un procès inique contre DAF. (LDDH)

COMMUNAUTÉ DJIBOUTIENNE
Marre d'être bâillonné à Djibouti ? Cliquez ici !
Le service de discussion et d'échanges en direct.

LA MONSTRUEUSE VENGEANCE DE GUELLEH.

18/03 - LE GÉNÉRAL YACIN YABEH VA-T-IL MOURIR FAUTE DE SOINS ?
(LDDH)


20/03 Évacué de l'hôpital Peltier par la Force, contrairement aux avis médicaux, le Général Yacin Yabeh 'a été admis' (sic) à Gabode ... (LDDH)

18/03 Rien à attendre ... Rien à espérer ... GUELLEH BAFOUE LES DROITS DES TRAVAILLEURS, LES SYNDICATS ET LES AVIS / RECOMMANDATIONS DE L'OIT. (LDDH)

Le rapport conjoint BIT / CISL/ORAF

..............

19/03 Élections municipales et cantonales en France (AFP)
Les Nouvelles d'Addis
19/03 LA LIBERTÉ a toujours besoin de vos contributions ....! (ARDHD)

Rubrique médicale

19/03 : Royaume-Uni: 323 foyers de fièvre aphteuse selon le tout dernier bilan (AFP)

19/03 La fièvre aphteuse se propage en Arabie saoudite
(AP)

21/03 Quatre cas de fièvre aphteuse confirmés aux Pays-Bas
(Reuters)

20/03 Y-aurait-il plusieurs négociations (FRUD) en cours et conduites en parallèle ? (Bruits et rumeurs)
L. D. D. H.
Ligue Djiboutienne
des Droits Humains
Toutes les publications
2000 / 2001
20/03 Rien à attendre, rien à espérer…
Les négociations pour la Paix et la Démocratie sont totalement bloquées jusqu'à preuve du contraire
(LDDH)
20/03 Plainte en annulation de la décision implicite du Ministre de l'intérieur de refuser l'exercice de la Liberté d'expression et le refus de délivrer le récépissé à la Ligue Djiboutienne des Droits Humains auprès du Conseil du Contentieux Administratif du 27 février 2001. (LDDH)
20/03 - Pétition pour l'Afrique du Sud 20/03 Deux policiers poursuivis par la justice !
21/03 Foutez donc la PAIX à Dini ... ! (Courrier des lecteurs) 21/03 Il est temps que l'opposition djiboutienne se prépare à prendre le relais ... Un projet / programme pour Djibouti (J-L Schaal)

21/03 - Guelleh, un fidèle lecteur de La Liberté ? (Courrier des lecteurs)

21/03 Les informations économiques dans l'ADI sont instructives mais parfois aussi aléatoires (on comprend le rejet par le FMI ..) :

21/03 - Quelle crédibilité peut-on donner à un taux d'inflation sur l'année 2000, qui augmente de 0,3 % en 30 heures à peine.

21/03 - Bonne nouvelle, le PIB a augmenté de 3,2 %. Mais pour qui la bonne nouvelle ?

22/03 Dini l'opposant ou l'homme d'Etat (Courrier des lecteurs) 22/03 La Cour suprême de Djibouti au terme d'un arrêt récent, annule toute la procédure qui avait été diligentée contre Me AREF, en 1999.
   
 

LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOËL ABDI Jean-Paul
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Communiqué de Presse n°4/LDDH/01 du 17 mars 2001

Le samedi 10 mars 2001, le Directeur de Publication du journal " Le Renouveau " M. Daher Ahmed Farah est comparu au Tribunal Correctionnel de Première Instance, suite à la plainte du Commissaire de la République M. Daher Ismaël Kahin.

Après que M. Daher Ahmed Farah (DAF) ait répondu aux questions du Président de la Cour Correctionnelle, sans la présence du plaignant M. Daher Ismaêl Kahin. M. Daher Ahmed Farah a été informé ensuite, que le plaignant a saisi un avocat, et que cette affaire est renvoyée au 17 mars 2001 à la demande de l'avocate du Commissaire de la République.

Aujourd'hui le 17 mars 2001, les mêmes questions ont été reposées à M. Daher Ahmed Farah, et l'avocate, qui était arrivée en retard, a tout simplement demandé que M. Daher Ahmed Farah soit condamné à la somme de cinquante millions de francs Djibouti à titre de dommages et intérêts. Quant au Procureur auprès de la Cour Correctionnelle, dans un très bref réquisitoire a demandé que la Cour condamne M. Daher Ahmed Farah à trois mois de prison avec sursis et à la suspension du journal " Ensemble " à un an de suspension.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste sidérée des propos du Procureur Ibrahim.

La LDDH rappelle que :

- la juge d'instruction par ordonnance du 20 janvier 2001 avait décidé unilatéralement, d'une manière hâtive et arbitraire, la suspension d'un journal avant même que la Cour se prononce. La décision du juge d'instruction suspendant le journal " Le Renouveau " est lourde de conséquence et porte inexorablement atteinte à la liberté d'expression, à la liberté de presse.

- le Procureur de la République auprès de la Cour Correctionnelle propose (le samedi 17 mars 2001) la suspension d'un autre journal " Ensemble ", sans qu'aucune plainte soit déposée, sans qu'aucun article du journal " Ensemble " soit mis en cause, sans aucun autre argument juridique conforme à la Loi en vigueur sur la Liberté de la Communication de 1992.

Le président de la Cour a mis, cette affaire, en délibéré pour le 31 mars 2001.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demeure très préoccupée de la situation des Droits et des Libertés d'Expression, de Communication et de Presse.

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Les principaux responsables
d'actes de torture
à Djibouti.

En attendant que la justice pénale puisse instruire les plaintes des victimes de mauvais traitements, de spoliation, de viols, d'emprisonnement arbitraire et de torture (...), nous rappelons à l'opinion publique internationale les noms des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités par les victimes.

- Colonel
Mahdi Cheikh Moussa,
- Colonel
Omar Bouh Goudade

- Lieutenant-colonel
Hoche Robleh


- Commandant
Zakaria Hassan

- Lieutenant Ladieh
- Lieutenant Mohamed Adoyta
- L'aspirant Haroun
- Le sous-officier Naguib
- L'adjudant Tane
- Kalifa
- Wagdi

Certains se seraient déjà réfugiés à l'étranger (USA et Canada) sous de fausses identités, mais ils sont placés sous surveillance, par les polices locales.

Nos informations sur la torture à Djibouti. et les récits des victimes

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GUELLEH BAFOUE LES DROITS DES TRAVAILLEURS,
LES SYNDICATS ET LES AVIS / RECOMMANDATIONS DE L'OIT.

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Note d'Information n°4/LDDH/01 du 17 mars 2001

Rien à attendre, rien à espérer….
les droits syndicaux restent toujours bafoués



Suite à la mission-conjointe BIT et CISL/ORAF
constat de la situation syndicale en République de Djibouti.



Par note d'information du 22 juin 2000 la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait relevé et nous reprenons en partie, les différents points suivants :


" La crise sociale qui perdure depuis 1995, suite à la grève générale de tous les travailleurs décrétée par l'intersyndicale UDT/UGTD pour protester contre la loi antisociale des finances relative au programme d'ajustement structurel, est loin d'être réglée…

… Plusieurs centaines de syndicalistes avaient été brutalisés, incarcérés et licenciés sans autre forme de procès…

… Le Bureau International du Travail (BIT) a depuis envoyé plusieurs missions dont une de contact direct en janvier 1998, mais à ce jour aucune évolution notable n'a pu intervenir du fait que, le gouvernement djiboutien s'entête dans une position de confrontation tout azimut à l'endroit du mouvement syndicale… "
(l'intégrité de cette note d'information est jointe en annexe)


Pratiquement neuf mois après, dans le Cadre de la normalisation de la situation syndicale en République de Djibouti, une délégation conjointe du BIT et le CISL/ORAF composée de :

M. Zakari Ibrahima
M. Louis SOMBES


a, du 9 au 13 mars 2001, rencontré principalement les autorités gouvernementales et les responsables syndicaux de l'UDT et de l'UGTD.


Cette délégation internationale :


" s'est par ailleurs préoccupée de l'évolution de la situation qui n'aura toujours pas changé et à la suite de la dernière mission du BIT et malgré tous les engagements pris et les promesses faites par le gouvernement de mettre tout en oeuvre pour résoudre au mieux tous les problèmes posés.

La délégation s'est dite disposée à offrir son assistance technique et son conseil au cas où la résolution des problèmes rencontreraient des obstacles au niveau de leur mise en oeuvre "

A la suite des différentes rencontres, la délégation internationale, en mission en République de Djibouti, a tiré un certain nombre de leçons :

1) L'attitude du gouvernement ne semblait pas les surprendre même s'ils pensent unanimement que seul le Président de la République est mieux placé pour trouver une solution définitive à leurs problèmes.

2) Ils déplorent l'absence totale d'espace de liberté, les menaces et harcèlements qui pèsent quotidiennement sur eux. Ils soulignent par ailleurs l'impossibilité pour eux d'avoir un dialogue constructif avec les autorités qui s'acharnent à ne pas reconnaître leurs représentants légitimes au point de refuser toute tentative de rapprochement proposée par ces derniers.

3) ils regrettent vivement que les recommandations du comité de la liberté syndicale ne soient pas mises en application et déplorent la démobilisation des travailleurs qui, pris de peur et de panique, préfèrent se contenter de leur sort.

La situation particulière dans l'enseignement a également fait l'objet des préoccupations des travailleurs, qui non seulement ont déploré la fuite de cerveaux mais également le recrutement des vacataires malgaches pour remplacer ceux d'entre eux qui ont été licenciés. Les problèmes d'arriérés de salaires des fonctionnaires qui remontent à 8 mois a tout aussi été l'un des points focaux de nos rencontres avec les travailleurs.

En conclusion, la délégation constate que malgré certains signes de bonne volonté manifestés auparavant par le Ministre de l'emploi et de la solidarité nationale, les promesses diverses et les engagements pris sont loin d'être tenus par le gouvernement en vue de la normalisation de la situation syndicale en République de Djibouti.

Elle constate par ailleurs que l'expression de toute opinion contraire à celle du pouvoir en place constitue un crime de lèse-majesté et les personnes identifiées comme telles prises pour les opposants au régime et exclues de toute participation à la vie publique. Elles sont l'objet de répression, sont contraintes au harcèlement quotidien et à survivre sans ressources.

Les activités syndicales sont très largement entravées par l'ingérence intolérable du gouvernement dans leurs affaires et la peur généralisée qui empêche la plupart des travailleurs de militer librement.

En raison de la fuite en avant régulière du gouvernement, la délégation recommande l'examen au fond des cas 1851,1922 et 2042 et exiger l'application des recommandations y afférentes.

Elle souligne également la nécessité d'utiliser l'ensemble des mécanismes juridiques internationaux ainsi que toute autre forme de pression pour amener le gouvernement de Djibouti à respecter ses engagements et à appliquer scrupuleusement les conventions 87 et 98 de l'OIT qu'il a librement ratifié. "

Quel genre de constat peut-on aujourd'hui établir sur la situation des violations des droits syndicaux ?

Tout d'abord, nous tenons à témoigner tous nos remerciements à M. Zakari IBRAHIMA et M. Louis SOMBES de la mission de la délégation des Organisations Internationales des Travailleurs d'avoir accepté de nous rencontrer, et de nous avoir permis d'échanger des informations sur le monde syndical et surtout sur l'ampleur de la dégradation des droits syndicaux en République de Djibouti, par la même occasion des documents ont été remis à la délégation internationale et un tableau sur la situation actuelle des Droits de l'Homme dans notre pays a été dressé à leur attention.

Le Constat sur la situation des syndicats en République de Djibouti reste inchangé depuis 1995. Les retards de salaires se sont encore aggravés, depuis les dernières élections présidentielles. La répression et le climat de peur et de terreur continuent à lourdement peser sur les travailleurs djiboutiens. Les droits fondamentaux, notamment les droits syndicaux sont constamment violés et les dispositions fixées par le titre II de la Constitution, sur les Droits et les Devoirs de la personne humaine sont et restent bafouées par les Institutions de la République de Djibouti qui doivent, en principe, assumer la pleine et entière responsabilité dans " l'exercice normale et régulier de la souveraineté populaire et garantir le plein épanouissement des droits et libertés publiques " conformément et en particulier aux articles 7,8 et 9 de la Constitution du 4 septembre 1992.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)

1) Déplore l'entêtement du gouvernement djiboutien à l'égard de l'ensemble des
Travailleurs et des droits syndicaux.


2) Elle appelle à l'effectivité d'un Etat de Droit, à l'instauration d'une Justice
totalement indépendante, du strict respect de la Constitution en particulier les
Droits de la personne humaine.

3) Demande au gouvernement de mettre en application rapidement et à appliquer
Scrupuleusement les Conventions 87, 98 ratifiées, de l'Organisation Internationale du Travail (OIT).


4) Saisit la Communauté Nationale et Internationale, tous les bailleurs de fonds et
autres Institutions financières et demande de conditionner leurs aides et / ou leur soutien, et / ou leurs prêts financiers au gouvernement djiboutien, tant qu'il ne tiendra pas compte, qu'il ne respectera pas les droits syndicaux et les droits fondamentaux de la personne humaine, ainsi que la réinsertion et le rétablissement de la totalité de leurs salaires depuis la date de leur éviction.

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RAPPORT DE LA MISSION CONJOINTE
BIT - CISL/ORAF

Djibouti, 9-13 Mars 2001

Dans le cadre de la normalisation de la situation syndicale en République de Djibouti une délégation conjointe du BIT et de la CISL/ORAF a séjourné à Djibouti du 09 au 13 mars 2001.

La délégation était composés de :

Mr Zakari IBRAHIMA de l'équipe multidisciplinaires du BIT(EMAO) Abidjan
Mr Louis SOMBES de la CISL/ORAF à Nairobi.


La délégation a rencontré toutes les parties concernées par cette situation et principalement les autorités gouvernementales et les responsables syndicaux de l'UDT et de l'UGTD.

Elle a par ailleurs rencontré les premiers conseillers des ambassades des États-Unis et de la France ainsi que le Ligue Djiboutienne des Droits de l'Homme.

Avec les autorités gouvernementales et principalement le Ministre de l'emploi et de la solidarité nationale, la délégation a tenu à rappeler les différentes recommandations du comité de la liberté syndicale sur les cas 1851,1922 et 2042.

Elle s'est par ailleurs préoccupé de l'évolution de la situation qui n'aura toujours pas changé à la suite de la dernière mission du BIT et malgré tous les engagements pris et les promesses faites par le gouvernement de mettre tout en œuvre pour résoudre au mieux tous les problèmes posés.

La délégation s'est dite disposée à offrir son assistance technique et son conseil au cas où la résolution des problèmes rencontreraient des obstacles au niveau de leur mise ne œuvre

Les problèmes :

1) Le respect des recommandations du comité de la liberté syndicale notamment

a) La réintégration dans leur emploi et dans leur fonction de tous les dirigeants syndicaux et les syndicalistes licenciés ou radiés qui en font la demande et surtout les hauts dirigeants de la coordination inter syndicale licenciées depuis plus de deux ans.

b) L'organisation des élections libres des dirigeants syndicaux de la base au sommet des centrales syndicales de l'UDT et de l'UGTD sans aucune forme d'ingérence externe au mouvement syndical de Djibouti.

2) A l'exposé de ce qui précède le Ministre de l'emploi et de la solidarité nationale a reconnu que les engagements pris par le gouvernement n'ont pas avancé en raison d'une part de son implication dans la résolution au conflit somalo-somalien, de l'attitude du BIT et de la CISL à ne pas vouloir reconnaître les dirigeants de l'UDT, de l'UGTD élus lors des assises du 15 juillet 1999.

Par ailleurs, il ne lui a pas été possible d'accepter les demandes de réintégration en raison de la référence faite par les demandeurs de leurs fonctions syndicales.

3) Le Ministre insistera sur le fait que pour le gouvernement il y a eu le 15 juillet 1999 des élections organisées par la base en présence des représentants du gouvernement, du corps diplomatique et d'un huissier de justice. Si toutefois, la régularité de ces élections était remise en cause le gouvernement est disposé à refaire des nouvelles élections.
4) Pour le moment, il ne reconnaît pas les anciens syndicalistes comme étant des dirigeants des deux centrales syndicales bien que le rapport et les documents du BIT et de la CISL condamnent le gouvernement de Djibouti sur ces faits. Le gouvernement en prend acte.


Notre délégation a cru devoir souligner que les actes de congrès du 15 juillet 1999 sont nuls et de nul effet pour vices de forme et de fond comme n'ayant pas respecté les dispositions statutaires des organisations UDT et UGTD. Elle constate avec regret que les engagements pris par le gouvernement à toutes les occasions ont été purement et simplement remis en cause. Par ailleurs, la présence d'un huissier ne peut conférer à ces assises une quelconque légitimité.

A la suite de notre intervention, le Ministre de l'emploi et de la solidarité nationale déclare :

" Le problème qui existe aujourd'hui est crée de toute pièce par le BIT et la CISL ; à vous de le gérer ".

C'est sur cette conclusion que nous nous sommes séparés du Ministre de l'emploi et de la solidarité nationale, en attirant son attention sur le fait qu'une telle attitude de la part du gouvernement est inexplicable après toute l'assistance et tous les conseils reçus du BIT et l'engage à en supporter toutes les conséquences.

Les différentes rencontres avec les travailleurs et les dirigeants des organisations syndicales ont permis à la délégation de tirer un certain nombre de leçons :

1) L'attitude du gouvernement ne semblait pas les surprendre même s'ils pensent unanimement que seul le Président de la République est mieux placé pour trouver une solution définitive à leurs problèmes.

2) ils déplorent l'absence totale d'espace de liberté, les menaces et harcèlements qui pèsent quotidiennement sur eux. Ils soulignent par ailleurs l'impossibilité pour eux d'avoir un dialogue constructif avec les autorités qui s'acharnent à ne pas reconnaître leurs représentants légitimes au point de refuser toute tentative de rapprochement proposée par ces derniers.

3) ils regrettent vivement que les recommandations du comité de la liberté
syndicale ne soient pas mises en application et déplorent la démobilisation
des travailleurs qui, pris de peur et de panique, préfèrent se contenter de leur
sort.


La situation particulière dans l'enseignement a également fait l'objet des préoccupations des travailleurs, qui non seulement ont déploré la fuite de cerveaux mais également le recrutement des vacataires malgaches pour remplacer ceux d'entre eux qui ont été licenciés. Les problèmes d'arriérés de salaires des fonctionnaires qui remontent à 8 mois a tout aussi été l'un des points focaux de nos rencontres avec les travailleurs.

En conclusion, la délégation constate que malgré certains signes de bonne volonté manifestés auparavant par le Ministre de l'emploi et de la solidarité nationale, les promesses diverses et les engagements pris sont loin d'être tenus par le gouvernement en vue de la normalisation de la situation syndicale en République de Djibouti.

Elle constate par ailleurs que l'expression de toute opinion contraire à celle du pouvoir en place constitue un crime de lèse-majesté et les personnes identifiées comme telles prises pour les opposants au régime et exclues de toute participation à la vie publique. Elles sont l'objet de répression, sont contraintes au harcèlement quotidien et à survivre sans ressources.

Les activités syndicales sont très largement entravées par l'ingérence intolérable du gouvernement dans leurs affaires et la peur généralisée qui empêche la plupart des travailleurs de militer librement.

En raison de la fuite en avant régulière du gouvernement, la délégation recommande l'examen au fond des cas 1851,1922 et 2042 et exiger l'application des recommandations y afférentes.

Elle souligne également la nécessité d'utiliser l'ensemble des mécanismes juridiques internationaux ainsi que toute autre forme de pression pour amener le gouvernement de Djibouti à respecter ses engagements et à appliquer scrupuleusement les conventions 87 et 98 de l'OIT qu'il a librement ratifié. "


Fait à Djibouti, le 13 mars 2001.



Pour le BIT ......................................................Pour la CISL/ORAF
Zakari IBRAHIMA .............................................Louis SOMBES


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L'HOMME
OU LA FEMME
DE LA
SEMAINE.

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e)
- soit par son zèle pour soutenir la dictature,
- soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc. .

Auront-ils à répondre un jour de leurs actes
et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?


Rappel des personnages
déjà "élus" :

LA LIBERTÉ N° 17 -
Mme LEILA,
juge d'instruction

LA LIBERTÉ N° 19 -
Omar FARAH,
gendarmerie d'Ali Sabieh

LA LIBERTÉ N° 29 -
Le général Yacin YABEH,

LA LIBERTÉ N° 32 -
Le directeur de la Prison de Gabode,

LA LIBERTÉ N° 33 -
Ali Mohamed ABDOU,
procureur général

LA LIBERTÉ N° 35 -
Mme Hawa Ahmed YOUSSOUF
Ministre déléguée conjointement avec M. Le Représentant de l'UNICEF à Djibouti.

LA LIBERTÉ N° 36 -
M Ibrahim Idriss DJIBRIL,
Ministre de la Justice, conjointement avec M Mohamed Ali ABDOU, procureur général de Djibouti (2ème nomination)

BULLETIN N° 4 -
Lieutenant GUELLEH de la FNP

BULLETIN N° 7 -
Le responsable des forces de police
qui a donné l'ordre le 24 juin de tirer à balles réelles sur Daher Guedi FOUREH.

BULLETIN N° 16 -
M Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances.

LA LIBERTÉ bulletin N° 23 -
M. Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances (2ème nomination)

LA LIBERTÉ bulletin N° 28 - Monsieur Abdallah Abdillahi Miguil, Ministre de l'Intérieur

LA LIBERTÉ bulletin N° 29 - Monsieur MOGUEH, Ministre délégué aux affaires musulmanes

LA LIBERTÉ - bulletin N° 32 -
Madame Nima Ali Warsama,
Juge d'instruction

LA LIBERTÉ - bulletin N° 36
Monsieur Ali Mohamed Daoud -
Ministre de l'Agriculture et du développement rural.

LA LIBERTÉ - bulletin N° 37
Le Lieutenant-colonel Abdourahman Ali Kahin,
Chef du groupement de police du district de Djibouti.


LA LIBERTÉ - bulletin N° 40
Le procureur IBRAHIM,

-------- Sommaire ---------------

LE GÉNÉRAL YACIN YABEH VA-T-IL MOURIR FAUTE DE SOINS ?
LA MONSTRUEUSE VENGEANCE DE GUELLEH.

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Djibouti, le 14 mars 01
Ref : n° LI 5/LDDH/01


A
Monsieur le Ministre de la Justice
Chargé des Droits de l'Homme.
Djibouti

Monsieur le Ministre,

La situation de la santé du Général Yacin Yabeh qui se dégrade de jour en jour, mérite une attention particulière.

En effet, l'état de santé critique du Général Yacin Yabeh traverse une phase finale très avancée et son évacuation sanitaire s'avère strictement nécessaire et urgente.

Dans ce cadre, l'avocat du Général Yacin Yabeh a demandé une liberté provisoire afin de rendre possible cette évacuation sanitaire.

Monsieur le Ministre, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains est très soucieuse pour l'état de santé du Général Yacin Yabeh qui ne peut s'équilibrer que dans un centre médical spécialisé et auprès de l'équipe médicale qui l'a toujours suivi.

Monsieur le Ministre, nous sommes persuadés et vous demandons de ne ménager aucun effort pour que cette évacuation sanitaire puisse s'effectuer dans les plus brefs délais et vous prions d'intervenir expressément auprès du Président de la République afin que toutes les mesures soient prises pour :

1) accorder une liberté provisoire
2) faciliter toutes les procédures en vue de l'évacuation sanitaire du Général Yacin Yabeh.


Monsieur le Ministre, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) vous témoigne son entière disponibilité à votre égard et son soutien constant et déterminé pour la protection et la promotion des Droits de l'Homme en République de Djibouti.
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20/03 ÉVACUÉ DE L'HÔPITAL PELTIER PAR LA FORCE, CONTRAIREMENT AUX AVIS MÉDICAUX, LE GÉNÉRAL YACIN YABEH 'A ÉTÉ ADMIS' (sic) A GABODE

Communiqué de Presse n°5/LDDH/2001
Du 20 mars 2001


Le 19 mars 2001, le général Yacin Yabeh a été manu militari enlevé de l'Hôpital Peltier, pour être écroué ensuite à la Prison de Gabode. Malgré, le refus du médecin traitant, estimant que son cas est encore grave, il est difficile de comprendre une telle décision, avant même le départ du Chef de l'Etat en Chine.

Le même jour, un rixe a eu lieu à la Prison de Gabode entre les co-détenus du Général Yacin Yabeh et les policiers geôliers de la Prison de Gabode. Les co-détenus refusant probablement d'être transférer dans les cellules 12 du sinistre Centre Pénitencier de Gabode.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste consternée par de telles mesures de rétorsions inadmissibles et intolérables.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains, lance un appel pressant au Président de la République et au Ministre de la Justice, pour que cesse rapidement de tels sévices aux prisonniers en détention provisoire, à des prisonniers non encore condamnés, à des détenus bénéficiant des mesures de présomption d'innocence.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains réitère ses propositions :


1) Regrette les refus à différents niveaux de rendre visite au Général Yabeh tant en prison qu'à l'hôpital pour les membres de la LDDH.


2) Lance un appel pressant et urgent au Président de la République, au Ministre de la Justice, Chargé des Droits de l'Homme et à l'Ambassadeur de France afin que le Général Yacin Yabeh soit rapidement évacué en France auprès de son médecin qui le suit depuis plusieurs années.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains considère que cette évacuation sanitaire doit se placer en dehors de toute spéculation politique et doit être considérée uniquement comme une assistance médicale urgente à personne en danger de mort.

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BRUITS ET RUMEURS

20/03 ... Y-aurait-il plusieurs négociations (FRUD) en cours et conduites en parallèle ?

Les négociations entre Ahmed Dini et le Gouvernement buterait actuellement sur un point :
- d'un côté, le gouvernement ne voudrait pas conclure d'accord tant que le FRUD n'a pas rendu les armes,
- de l'autre Ahmed DINI, prudent et connaissant les ruses du dictateur, ne veut faire déposer les armes au FRUD qu'après la signature d'un accord. Et cela n'arrange pas les affaires d'IOG qui a besoin de montrer à la Communauté internationale que les problèmes avec le FRUD sont réglés. Le dépôt des armes constitueraient sans aucun doute un argument de poids et il lui permettrait en plus de 'licencier' un certain nombre de mercenaires ... quitte à les voir réclamer leur solde, plutôt brutalement parfois, dans les rues de Djibouti.

En attendant Ahmed Dini est à Djibouti, mais rien ne se passe ....

On dit selon certaines sources, qu'il rencontrerait aussi des difficultés avec d'autres membres du FRUD, qui mèneraient (à vérifier) des négociations parallèles avec Guelleh.

Ainsi Ahmed Dini, plus isolé qu'auparavant, pourrait être placé dans une position délicate, qui le contraindrait à poursuivre les négociations (ou à faire semblant de le faire). On murmure aussi qu'il avait pensé à faire un 'clash' pour montrer que l'impasse actuelle était imputable au seul gouvernement, mais la pression des troupes du FRUD (qui ne lui seraient plus totalement soumises) l'aurait obligé à renoncer à cette hypothèse. D'aucuns pensent qu'il aura beaucoup de difficultés à conserver le leadership au sein du FRUD et qu'il devra montrer beaucoup d'habileté pour y parvenir. De là, à accepter des concessions contre son gré ? Il n'y a qu'un pas que nous nous refusons à franchir pour le moment.

(à suivre)

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20/03 Deux policiers poursuivis par la justice !

Deux policiers qui avaient tiré sur des personnes dans deux affaires différentes sont poursuivies et viennent même d'être incarcérés. Il n'y a pas si longtemps, les policiers recevaient une promotion pour les récompenser.
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LA LIBERTÉ A BESOIN DE VOS CONTRIBUTIONS... !

Nous construisons chaque semaine un nouveau bulletin de LA LIBERTÉ pour informer les djiboutiens, qu'ils résident à Djibouti ou à l'étranger. (Cela représente une charge extrêmement lourde pour notre association 40 numéros de La LIBERTÉ + 40 numéros des bulletins = 80 semaines !). c'est pour tous les djiboutiens le moyen d'obtenir des informations 'différentes' de celles qui sont publiées par les média officielles du système Guelleh : La Nation et l'ADI en particulier, plus des sites Internet pro-gouvernementaux alimentés par des proches du régime.

La LIBERTÉ fonctionne avec des informations générales : AFP, Reuters, LOI, etc..., mais surtout :

  • avec les informations données par des Associations (LDDH en premier),
  • avec les textes des personnalités : hommes politiques de l'opposition, syndicalistes, etc qui peuvent s'y exprimer à leur demande,
  • avec les contributions des lecteurs et des informateurs à Djibouti, en France et dans les autres pays, particulièrement le Canada.

    Chacun peut s'exprimer dans La Liberté, à la seule condition de respecter les règles que nous avons définies, à savoir :

  • de ne pas proposer de propagande en faveur du système Guelleh : les sites officielles sont là pour les publier et nous l'avons rappelé à ceux qui ont essayé de nous prendre en otage. Seule la pluralité des supports disponibles permet d'obtenir des informations parfois contradictoires mais souvent complémentaires. Chacun peut ainsi se forger sa propre conviction, car aucun informateur ne peut se vanter d'être objectif, pas même nous !
  • de ne pas être en contradiction avec nos objectifs en terme de défense des Droits de l'Homme, de la Justice et de la Paix ,
  • de ne pas être en contradiction avec la morale et les bonnes moeurs,
  • de ne pas attaquer violemment d'autres idées / personnes de l'opposition, même si des critiques justifiées sont tout à fait acceptables ; elles ont été publiées et chacun peut y répondre.

    LA LIBERTÉ a besoin de vos contributions pour continuer son travail d'information.

    L'ARDHD n'a aucune ambition politique à Djibouti et elle n'apporte aucun soutien privilégié à aucun parti de l'opposition ni à aucune personnalité. Même si le nom du site, qui avait été choisi à l'origine dans un contexte particulier, contient le nom d'AREF, le site n'est pas sous la responsabilité de Me AREF qui s'est toujours interdit d'intervenir ou de donner des orientations. Toute rumeur dans ce sens serait non-fondée et/ou malintentionnée.

    Le site est intervenu en faveur de tous les prisonniers politiques, en particulier les membres du FRUD et il dénonce aujourd'hui les conditions d'incarcération du Général Yacin Yabeh, sur un plan strictement humanitaire, en dehors de ses responsabilités vis à vis de la Loi. Il intervient en faveur de la liberté de la Presse et il dénonce toutes les violations des Droits de l'Homme quelques soient les origines / appartenances des victimes.

    Toutes les personnalités de l'opposition et les lecteurs peuvent s'exprimer dans nos colonnes ! Ce bulletin est fait pour vous. En n'intervenant pas quand il en a l'occasion, chacun admet de prendre une part de responsabilité dans la non-dénonciation de faits scandaleux ....

    Le système Guelleh va s'effondrer, parce qu'il est arrivé à son terme ! Ses soutiens se retirent progressivement : FMI, (France ?), personnalités djiboutiennes, etc.. Dans un avenir relativement proche, on peut prévoir qu'il ne puisse plus faire face non seulement à ses engagements (les a-t-il d'ailleurs jamais respectés ?) mais surtout à la gestion du quotidien (8 mois d'arriérés de salaires, c'est déjà un signe qui ne trompe pas !). c'est le peuple djiboutien, et lui seul, qui fera tomber le fruit pourri et qui demandera des comptes ... il a le pouvoir aujourd'hui de se libérer de la dictature, car le rapport de force s'inverse chaque jour en sa faveur !

    L'équipe de l'ARDHD

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COURRIER DES LECTEURS
Nous reprenons le contenu intégral des lettres qui nous sont adressées. Nous publierons aussi les messages des lecteurs qui souhaitent répondre. L'ARDHD n'assume aucune responsabilité quant au contenu des messages de cette rubrique. Ils sont publiés sous la responsabilité entière de leurs auteurs. L'ARDHD rappelle qu'elle ne soutient aucune action politique, ni aucun parti et qu'elle milite exclusivement en faveur de la Paix et des Droits de l'Homme. Pour des raisons de sécurité, les messages sont publiés sans les noms des auteurs (sauf demande formulée avec précision par l'auteur)

21/03 foutez donc la PAIX à Dini ... !

Je lis trop souvent ici et là certains articles demandant à Ahmed Dini d'en finir avec cette négociation qui ne mène nul part. L'argument principal étant que "un an après la signature de l'accord de paix, personne n'en voit la finalité". D'autre font entendre une autre sornette comme; " tout le monde sait très bien que le dictateur ne va jamais accorder un quelconque crédit aux requêtes de Dini et que par conséquent ce dernier devrait se retirer".

Voilà en résumé les genres de propos tenus, sans parler des esprits malveillants ou ceux qui règlent des comptes personnels et pour qui Dini est complice et qu'il sert les intérêts de Guelleh. (sic)

Certes, un an c'est long, nous devrions à ce jour avoir le " droit " de connaître les tenants et les aboutissants de ce qui a été discuté et convenu d'un commun accord pour qu'enfin on puisse réellement savourer cette PAIX véritable tant attendue par la totalité de la population.

Mais qu'est-ce une année pour conclure une PAIX globale et durable qui permettrait à notre pays de panser les plaies de la guerre? Qu'est-ce douze mois pour transformer les mentalités sclérosées par vingt années de gabegie? Réponse, très peu de chose.

Mettre en place des institutions démocratiques et prêcher la saine gestion la chose publique c'est pénible pour un système qui se veut inamovible! c'est demander à quelqu'un de s'amputer d'une main qui a la mauvaise habitude de s'adonner au vol à l'étage, toute proportion gardée bien sûr.

Par ailleurs, on trouve que rien ne filtre de ces pourparlers et que Dini fait le jeu du gouvernement en adoptant un profil bas (manque de transparence en n'annonçant pas les points des divergences…)

Encore une autre boutade pour qui connaît bien Djibouti. Aucun secret ne peut être gardé dans ce pays et tout le monde sait avec plus ou moins de certitude les différents éléments de discordes entre les deux partis.

Alors franchement, des fois je me demande si tous ceux qui exhortent Dini à mettre fin aux dialogues sont conscients des conséquences d'un tel acte.

Rompre les négociations, c'est aggraver encore plus la crise économique qui ruine actuellement le pays, sans parler de cette crise sociale qui déprime la jeunesse.


Ne pas concrétiser la paix c'est chercher à perpétuer les souffrances des populations civiles dans les zones de guerre du Nord et du Sud-Ouest(ce que ne veut sûrement pas monsieur Ahmed Dini ! ) et à "mogadishoser"la capitale qui serait sous la prise d'une guérilla urbaine qui opposerait des milices armées.

On ne peut prétendre à un quelconque développement durable et à une prospérité générale dans une nation en guerre(ce que nous ne souhaitons pas tous!).

Rompre les négociations, c'est admettre qu'il n'y ait aucune ouverture possible pour les Afars pour rééquilibrer le pouvoir politique dont ils sont lésés depuis l'indépendance et renforcer le régime tribal en place, sans aucun espoir de changement sinon que par les armes!

Alors s'il doit y avoir rupture des négociations et donc reprise des combats, laissons au moins la décision à ceux qui seront amenés à gérer cette lutte. FOUTEZ DONC LA PAIX À MONSIEUR DINI, à moins que vous soyez Kadami, Ali Maki, Kabir ou tout autre responsable ou combattant de du FRUD-armée. Ce n'est pas rendre service à la PAIX que de critiquer Dini et ses collaborateurs. Nous savons tous qui bloque les négociations, qui est de mauvaise foie et qui a intérêt à gagner du temps, pour justement affaiblir la partie adverse. Relisez les événements du 11 février pour vous en convaincre. Alors arrêtez de vous tromper de cible et mettez plutôt la pression sur le gouvernement (parait qu'il est sensible à l'opinion nationale et internationale ($$$)).

Sinon, faites comme la majorité de nos concitoyens et l'opposition unifiée: mettez-vous en stand by.

Dini est le seul représentant de son mouvement et de l'opposition réelle (O.D.U) qui soit présent à une table de négociation avec le gouvernement. Tant que sa délégation ou l 'O.D.U n'émettra pas de communiqué, l'honnêteté intellectuelle devrait nous inciter à le soutenir ou le ménager avec respect.

Nous n'avons pour le moment aucune autre alternative. Prions Allah pour qu'ils réussissent à s'entendre et qu'enfin nous envisagions de retourner chez nous pour bâtir une nation juste, prospère et équitable.

Xagu.

P.S.: je profite de cette occasion pour référer à un communiqué du FRUD, ceux qui douteraient encore de l'exclusion de M.Ali Dahan de ladite organisation. http://www.arhotaba.com/frud.htm

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21/03 - Guelleh, un fidèle lecteur de La Liberté ?

Bonjour,

Hier j´ai téléphoné à un ami qui travaille dans la Banque Nationale de Djibouti. Ce qu'il ma dit dépasse largement la fiction. En résumé, je vous transcris quelques phrases de notre dialogue :

LUI :
"Est ce que tu lis le journal La Liberté ?"


MOI :
"Bien sur, c´est mon journal quotidien, c´est ma tasse de café journalière ; je le consulte avant d'aller au travail. Si les informations de La Liberté sont moroses, ma journée est gâchée. Si elles sont chaudes comme ma tasse de café, alors la journée commence bien. Le journal La Liberté est mon seul lien avec Djibouti. Il me permet de suivre de très prés les informations de Djibouti, je veux dire les vraies informations de Djibouti"


Un peu étonné quand même, je lui ai demandé à partir de quel poste il pouvait consulter
La Liberté..


LUI m'a répondu aussitôt :
"Mais à partir de mon bureau, naturellement ! "


MOI :
" Est-ce que vous n´avez pas peur des Services de renseignement d`IOG ? "


LUI :
"Ici tous les employés de la Banque, quelques soient leurs grades ou leur sexe, consultent quotidiennement le journal. Même le Gouverneur de la Banque, qui est le beau-frère d´IOG le fait ... !"
"En plus, il est difficile de nous localiser quand nous nous connectons au site La Liberté, car nos accès Internet passent pas le Central informatique commun."


Mon ami a ajouté une information complémentaire qui m´a stupéfait :

LUI :
"Tu sais, même à la Présidence de la République, ils consultent La Liberté !".
"C'est pour nous tous, le seul moyen d'avoir des informations fraîches, en direct et en dehors de la censure imposée par le régime. Par exemple, sur la RTD on ne donne jamais aucune information sur le Général Yacin Yabéh Galab, bien que tout se passe à côté de chez nous. En revanche, dans La Liberté qui est diffusé à partir de l'étranger, nous y trouvons 'en temps quasi-réel' toutes les informations le concernant...."


IOG se protège derrière le dernier carré des hommes 'fidèles'

Mon ami a ajouté qu´IOG s'est mis à l´abri des coups d´État parce que ses propres cousins du Clan Issa et les membres de sa sous-fraction, les "mamassan" tiennent des postes stratégiques. En particulier
- le sous-chef d´État-major Général des Armées, le Général Zakaria Cheik Osman qui est en même temps le chef d´Etat-Major de la Défense.
- Le Général Fathi Ahmed - le CEMGA est un marionnette Yéménite-
- le chef d´État-major de la Gendarmerie, le colonel Mahdi Cheik Osman,
- son beau frère, le Colonel Omar Bouh Goudade qui commande la FAR (Force d´action rapide).


Ainsi IOG est bien protégé et il se pense à l´abri des coups d´État venant de l´intérieur comme de l´extérieur, des balles venant de l´intérieur du pays comme de l´extérieur. Il a mis la main sur tous les journaux de l´opposition tel que Le Renouveau, dés que Monsieur DAF a écrit de bons articles sur lui ( IOG ).

Aujourd'hui et dans ce domaine, le seul souci d´IOG, c'est le journal La Liberté que les
djiboutiens parviennent à consulter malgré toutes les censures et qui décrit la situation catastrophique du pays. Il a peur d'une révolte contre lui, comme le coup d'État qui a chassé Siad Barré, Président de la voisine Somalie de 1960 à 1990 ou celui contre le Colonel Mangistu qui fut Président de l'Éthiopie entre 1977 et 1991.


IOG, un fidèle lecteur de La Liberté ?

Selon mon ami de Djibouti, IOG en personne consulte très régulièrement le journal La Liberté partout où il est : à Djibouti, à Paris, à Washington, ou à Pékin etc..

Merci mon ami

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22/03 Dini l'opposant ou l'homme d'Etat

De peur de les oublier, quelques vérités aussi gênantes qu'elles puissent être, méritent d'être répétées. Dans notre pays, les appareils de l'opposition ne servent à rien d'autre qu'à soutenir des ambitions personnelles dissimulées derrière un pseudo-objectif national, désintéressé et stoïque. Quand ce n'est pas carrément un règlement de compte pour retrouver ou pour acquérir le pouvoir et surtout les privilèges qui y sont assortis.

Nos oppositions sont des oppositions vertes. Pourquoi vertes, parce que ce sont les oppositions, au monde, qui se recyclent le plus facilement . Elles suivent un cycle bien rodé : du pouvoir vers l'opposition puis retour au pouvoir et si possible, en s'asseyant dans le fauteuil du vizir. Le programme de nos oppositions se résume à dire qu'ils vont faire mieux que l'occupant actuel.

En fait, même si on ne peut les contredire faute de les avoir mis a l'essai, nous les prenons à la lettre. Où sont leurs vrais projets de Société ? Certes éliminer la corruption et le clientélisme est un progrès, mais comment vont-ils s'y prendre exactement. Tant que les gens sont pauvres et mal payés, ils pourront utiliser ces deux maux endémiques, dans leur communication. Mais où sont les programmes économiques concrets ?

Il ne s'agit pas de dire que nous allons construire une usine de ciment a Ali-Sabieh. Comment sera-t-elle financée (qui paiera), d'où viendra la matière première, qui achètera le produit fini etc... ? Aussi, comment seront résolus les problèmes politiques ?

Il faut appeler un chat un chat et proposer une solution concrète comme au Liban. Comment partager exactement le pouvoir d'abord entre Afar, Somali et Yéménite mais ensuite, entre Afar et entre Somali ? Comment accepter une majorité ethnique et tribale sans que la minorité ne soit et ne se sente oppressée ?


Toutes ces questions sont extrêmement dures mais personne ne semble les aborder. Par exemple, si Dini est vraiment sincère, il doit choisir et faire de deux chose l'une :
- Soit, il réalise que les Afar de Djibouti sont condamnés a vivre avec les Issas et les autres Somalis et par conséquent, il propose un programme réaliste et concret qui est un projet pour gouverner et gérer un pays (pourquoi pas le FRUD avec et/ou sans armes)
- soit, il dit haut et fort que le pays Afar est une île à part. Il précise alors qu'il veut ramener la casserole a la maison et que les autres n'ont qu'à se débrouiller sans qu'il n'y ait ni contact ni interférence.


Dans le deuxième cas qui, jusqu'à preuve du contraire semble être le sien actuellement, il ne fait pas mieux que l'opposition de paille qui, au moment ou j'écris ceci, joue à cache-cache avec le régime de Guelleh parmi les mabrazes de Djibouti.

J'ai trop d'estime envers Dini pour pouvoir le comparer aux opposants du dimanche. Même si je ne comprends pas sa dérive ethnocentrique de ces dernières années, c'est un homme que je considère comme le véritable héros de l'indépendance de Djibouti. C'est un homme qui, je l'espère, se ressaisira et qui va nous offrir un vrai programme pour le pays. Ce programme, à défaut de le mener au pouvoir (ce qui ne me déplairait pas du tout), va inspirer les générations a venir.


A.I.


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NOUVELLES BRÈVES ET REVUE DE PRESSE

16/03 A lire dans la lettre de l'océan indien cette semaine

LA LETTRE DE L'OCÉAN INDIEN - 17/03/2001

DJIBOUTI/UNION EUROPÉENNE - Pierre Philippe
Le nouveau délégué de la Commission européenne à Djibouti a déjà servi huit ans comme conseiller économique dans des délégations européennes à l’étranger, en Égypte (1990-1994) et au Brésil (1994-1998). (...). [Total : 216 Mots].

LA LETTRE DE L'OCÉAN INDIEN - 17/03/2001
SOMALIE - Mohamed Ulusow
Échaudé par l’impression récente de faux billets somaliens qui a provoqué un climat de révolte y compris chez les partisans de son gouvernement, le président somalien Abdi Qassem Salad Hassan vient de nommer un gouverneur de la Banque centrale, Mahmoud Mohamed Ulusow. (...). [Total : 285 Mots].

LA LETTRE DE L'OCÉAN INDIEN - 17/03/2001
FRANCE/OCÉAN INDIEN - HUBERT PINON
Un nouveau commandant de la zone maritime Océan Indien-Djibouti, a été désigné le 14 mars. (...). [Total : 51 Mots].

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lundi 19 mars 2001, 3h59 : Élections municipales et cantonales en France

Paris et Lyon basculent à gauche, une quarantaine de conquêtes à droite
PARIS, 19 mars (AFP) - La gauche a conquis dimanche Paris et Lyon, deux bastions de la droite, mais ces succès historiques ont été assombris par la perte de Strasbourg et d'une quarantaine d'autres villes comme Quimper, Nîmes, Orléans, Blois, Rouen ou Aix-en-Provence.


Principal perdant au sein de la gauche plurielle: le PCF dont les bastions sont désormais portion congrue. Le communisme municipal a subi un grave revers avec la perte non seulement de la seule ville de plus de 100.000 habitants qu'il gérait, Nîmes, mais aussi de communes comme La Seyne sur Mer, La Ciotat, Sète, Evreux, Tarbes et Dieppe.

A Paris, la victoire du sénateur socialiste Bertrand Delanoë, 50 ans, a été connue peu avant 23H00 et suivie d'un grand rassemblement sur le parvis de l'Hôtel de Ville. Trousseau de clés en l'air, dont le tintement accompagnait parfois la musique, plusieurs milliers de personnes ont fêté la victoire de la gauche en demandant "les clés" à celui qui n'est plus que l'ancien maire, Jean Tiberi : "on a gagné. On veut les clés".

Le Premier ministre Lionel Jospin et son épouse ont rejoint le vainqueur à son Q.G. pour le féliciter.

Les listes du candidat socialiste l'ont emporté dans douze des vingt arrondissements (IIè, IIIè, IVè, IXè, Xè, XIè, XIIè, XIIIè, XIVè, XVIIIè, XIXè et XXè) et obtiennent 92 sièges sur les 164 que compte le Conseil de Paris. Doté d'une majorité relativement confortable en sièges, mais d'une minorité en voix (49,60%), M. Delanoë devra compter avec un groupe de 23 Verts et un maire Vert dans le IIème arrondissement.

Le futur maire de Paris, qui remplacera Jean Tiberi, réélu dans le Vème arrondissement, sera intronisé le dimanche 25 mars, lors de la première réunion de la nouvelle assemblée municipale.

A Lyon, le duel a été serré jusqu'au bout et les listes socialistes l'ont emporté, permettant ainsi à Gérard Collomb, de devenir le premier maire de gauche de la ville depuis Édouard Herriot, élu en 1905 et au pouvoir jusqu'à sa mort en 1957.

La gauche obtient 42 des 73 sièges de conseillers contre 31 pour la droite: elle est majoritaire en sièges mais minoritaire en voix, avec seulement 48,56% des voix, contre 50,29% pour les listes de droite conduites par le député RPR Jean-Michel Dubernard et l'ex-UDF Charles Millon.

Autre point chaud de ce scrutin, Toulouse où le dauphin désigné de Dominique Baudis, le chiraquien Philippe Douste-Blazy (UDF), l'a emporté largement avec 55,13% des suffrages, contre 44,85% pour son adversaire François Simon en dépit de l'apport des voix des Motivé-e-s et des Verts.

Battue à Paris et à Lyon, la droite a ravi à la gauche plus d'une quarantaine de villes, dont la capitale alsacienne Strasbourg où Catherine Trautmann n'a recueilli que 40,41%, face à son adversaire Fabienne Keller (50,85%) qui a profité du maintien de l'ancien adjoint de la ministre de la culture, Jean-Claude Petitdemange (8,72%).

Parmi les autres villes conquises sur le PS: Blois où le ministre de l'Education Jack Lang est battu de 37 voix, Aix-en-Provence, Orléans, Rouen, Quimper, Lisieux, Epinay sur Seine, Châteauroux. La droite enlève également au PCF plusieurs de ses bastions comme Colombes, Argenteuil et Drancy.

L'extrême droite, pourtant affaiblie au niveau national, a réussi à garder trois de ses villes : Orange au premier tour, Marignane au second ainsi que Vitrolles où la MNR Catherine Mégret l'emporte avec 200 voix d'avance.

Le PS a eu quelques consolations, avec la conquête de Dijon, Auxerre, Ajaccio, Amboise, Salon-de-Provence, Agen et Clamart. Quant au PCF, il devra se contenter de deux nouvelles villes: Sevran et Arles.

Les cantonales sont un peu plus favorables à la gauche qui a remporté cinq départements - l'Eure, la Creuse, l'Isère, la Haute Saône et le Vaucluse -, mais en a perdu un, l'Allier, dirigé jusqu'à présent par le PCF. Alain Richard ministre de la Défense a perdu dans le canton de Cergy-nord, où il se présentait, tandis que Dominique Gillot a gangé Cergy-sud.

Parmi les ministres candidats aux municipales, ont été battus outre M. Lang, Elisabeth Guigou à Avignon, Pierre Moscovici à Montbéliard. Marylise Lebranchu a été élue à Morlaix, Daniel Vaillant dans le XVIIIème arrondissement de Paris.

Seule conquête d'un ministre sur la droite dimanche, Dominique Gillot l'a emporté de trois voix à Eragny sur Oise (Val d'Oise).










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20/03 - Pétition pour l'Afrique du Sud

Médecins Sans Frontières lance une pétition internationale pour demander aux 39 firmes pharmaceutiques poursuivant l'Afrique du Sud en justice, de retirer leur plainte et de permettre aux Sud-Africains d'accéder aux traitements anti-sida.

Pour en savoir plus et signer cette pétition: http://www.paris.msf.org


Au delà même de l'aspect moral du problème, cette information concerne toute l'Afrique et bien d'autres pays, comme le Brésil, qui se sont organisés pour produire les médicaments à un prix abordable pour les malades .....

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Radio-Trottoir : Votre chronique

20/03 Camouflet au Premier des Ministres
par le chef du gouvernement


Le chef du gouvernement le gros Ismaël Omar par un joli tour de mains a très nettement administré un magistral camouflet à celui qu'il vient de nommer Premier des Ministres, le jeune et souriant diplomate Dileyta Mohamed Dileyta.

Voici la belle gifle qu'Ismaël a envoyée, à l'issue du Premier conseil des Ministres, sur la joue du Premier des Ministres le nouveau Dileyta.

Interview télévisé du mardi 13 mars 2001

Le chef du Gouvernement avec ses amis fidèles :

" … Laissons le gouvernement finir sa deuxième année, n'est-ce pas. Lorsqu'il aura fêté son deuxième anniversaire, on pourra parler, voir s'il y en a, qui sont fatigués, ainsi ceux qui n'ont pas été à la hauteur de leurs missions, ainsi s'il y a du sang nouveau, toutes ces questions seront posées à mon sens à la troisième ou 6éme semaines.
A la question du journaliste de la RTD : s'il y a un changement, ce sera pour le mois de mai ?


I.O.G. Vous avez compris.

Le lendemain après-midi, dans le Khat-Hall de la résidence, autour de quelques kilos de khat avec quelques amis fidèles, le Chef du Gouvernement demande à ses amis s'ils avaient regardé la télé hier soir, à part l'ancien secrétaire à l'information qui était très occupé avec des vieux de la tribu venus du Somaliland, tous les autres ont suivi fidèlement le petit écran et ils ont écoutés attentivement l'intervention de leur superbe patron.

Satisfait de l'excellent rapport sur les réactions dans les quartiers, le patron a remercié M.Hassan Le Noir et lui a demandé de prendre toutes les dispositions avec sa flicaille pour que le jeune Dileyta reste sage. S'il veut se maintenir plus longtemps que le vieux Barkat, il faut qu'il cohabite avec ces ministres certes incompétents mais quand même très dociles et ceci au moins pendant 2 mois. Il faut surtout qu'il comprenne que les membres de son cabinet doivent être choisis par le seul patron, et qu'il accepte de collaborer étroitement avec l'ingénieur en statistique M. Casano et notre défenseur attitré (depuis l'affaire du Café de Paris) notre célèbre ami Martinet. Tous les deux font parti de notre équipe de lobbying auprès de l'Ambassade de France et bientôt d'Angleterre.

Hier dimanche 18 mars, le sieur Dileyta s'est vu encore couper l'herbe sous les pieds. Le chef du gouvernement a réuni un conseil des ministres restreints (9 ministres) concernés par le développement économique du pays. Les autres ministres sont certainement des parasites. Au temps de Gouled les conseils de ministres restreints s'appelaient Conseil interministériel et ils étaient présidés par le fidèle Barkat. C'est à se demander si Dileyta est déjà sous l'œil d'I.O.G. car il semblerait qu'il aurait tenu des propos incongrus, en déclarant qu'un véritable changement doit passer par des négociations franches, sérieuses et honnête avec le Frud armé et l'ODU.


Quel scandale de prononcer le mot de l'ODU !!!

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Dans un café très populaire de la ville de Djibouti, deux personnages, fins connaisseurs des hommes du gouvernement, échangent sur les propos tenus dans une émission très écoutée de la RTD .

Igueh demande à son copain Bouh s'il a bien écouté l'émission Sahal du 13 mars dernier
et Bouh répond " dans 2 mois tous les incompétents, les voleurs, les fatigués, les retraités, les incapables seront chassés du gouvernement "
et Igueh dit " mais il ne restera plus personne aux côtés d'I.O.G. "
Bouh réplique en disant " un seul Ministre restera "
Igueh étonné demande alors, quel Ministre du Gouvernement d'I.O.G ne rentre pas dans l'une de ces classifications"
Bouh lui apprend que l'émission en question n'a jamais parlé du menteur de première classe, donc M. Mohamed Ali Mohamed ancien Ministre des Finances et actuel Ministre de l'énergie qui a des chances de rester ministre. Pour la petite anecdote le FMI lui aurait décerné le titre de fin menteur avec classe et élégance. Et Gouled en sait quelque chose.




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BRUITS DE BOTTES


12 camions bourrés des policiers de la FNP ont été affectés et amenés à Boli dans le district de Tadjourah et placés immédiatement sous le commandement d'un officier de l'A.N.D. Il faut mettre au pas et envoyer au front tous les policiers du Général Yacin Yabeh. La FNP doit rapidement passer sous les ordres de l'A.N.D.(Armée nationale djiboutienne). Il faut cesser d'accorder la moindre confiance au Ministère de l'Intérieur, depuis la dernière découverte de la cache d'armes au profit de M. A. Abdillahi Miguil.

A vrai dire ce sont les bruits de bottes avant l'offensive éclair qui devrait mettre fin, une fois pour toutes, au protocole signé l'année dernière à Paris. Comme ça l'Union Européenne et les autres bailleurs de fonds seront obligés de s'incliner devant Ma Majesté et ils ouvriront les vannes qui conduisent directement à l'alimentation de mes comptes personnels ; ce serait la stratégie qui a été décidée par I.O.G.


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Nouveau : Rubrique Informations Santé

nous poursuivons nos informations sur l'évolution de l'épidémie (ou epizootie, terme pour désigner une épidémie qui touche spécifiquement les animaux) de fièvre aphteuse qui touche l'Angleterre, la France dans une moindre proportion et maintenant l'Arabie saoudite. Djibouti pourrait-elle être touchée un jour ? Des précautions devraient-elles être prises dès maintenant, pour éviter des difficultés supplémentaires à un peuple déjà ruiné par le système Guelleh ?

Royaume-Uni: 323 foyers de fièvre aphteuse selon le tout dernier bilan

LONDRES, 18 mars (AFP) - Un nouveau bilan de l'épizootie de fièvre aphteuse établissait dimanche en début de soirée à 323 le nombre de foyers identifiés dans l'ensemble du Royaume Uni, selon le ministère de l'agriculture.


322 foyers concernent la Grande-Bretagne et un l'Irlande du nord, selon la même source. 25 nouveaux foyers sont apparus sur la seule journée de dimanche.

Le ministre britannique de l'agriculture Nick Brown n'a pas exclu dimanche l'extension au comté du Devon (sud-ouest de l'Angleterre) du plan d'abattage systématique de bétail sain vivant autour de zones contaminées mis en place dans les comtés anglais de Cumbria (nord-ouest de l'Angleterre) et écossais de Dumfries et Galloway.

Au total, quelque 300.000 moutons et porcs devraient être abattus dans le cadre de ce plan.

Avec 43 foyers à lui seul, le Devon est la deuxième région la plus touchée par la maladie, après la Cumbria et Dumfries et Galloway. Jusqu'ici 6.397 vaches, 10.683 moutons et 900 porcs y ont déjà été abattus, selon le ministère.

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La fièvre aphteuse se propage en Arabie saoudite

RIYAD, Arabie saoudite (AP) -- L'épizootie de fièvre aphteuse, qui fait des ravages depuis un mois en Grande-Bretagne, commence à se propager en Arabie saoudite, avec 10 foyers recensés dimanche dans le pays.

Depuis la semaine dernière, des foyers ont été confirmés dans la capitale Riyad, à Médine (ouest) et dans la Province de l'Est, a déclaré le ministre saoudien de l'Agriculture et de l'Eau Abdullah bin Abdulaziz bin Moammer.


Dans huit autre élevages, des animaux suspects, qui présentaient des symptômes de la maladie, ont dû être abattus, a précisé le ministre cité par l'agence de presse saoudienne SPA.

Les autorités inspectaient les troupeaux à travers le pays pour rechercher d'autres signes de la maladie et pour s'assurer de la présence de doses en nombre suffisant pour vacciner les animaux.

A Riyad, les négociants en viande bovine, ovine et caprine faisaient état d'une chute des prix de 25% et des ventes de 30%.

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21/03 Quatre cas de fièvre aphteuse confirmés aux Pays-Bas

AMSTERDAM (Reuters) - Le ministère néerlandais de l'Agriculture a confirmé quatre cas de fièvre aphteuse dans une ferme de l'est du pays.


Les Pays-Bas sont, après la France, le deuxième pays d'Europe continentale touché par l'épizootie de fièvre aphteuse partie de Grande-Bretagne.

Le gouvernement néerlandais a réintroduit mardi l'interdiction d'exporter ou d'importer des animaux à sabots fendus et a interdit les déplacements de ces animaux à l'intérieur du pays, afin de contrôler la propagation de la maladie.

Tous les animaux se trouvant dans un rayon d'un kilomètre autour de l'exploitation située dans la ville d'Olst et autour de fermes à Oene et Maren-Kessel, où des cas sont suspectés, seront détruits, a déclaré une porte-parole du ministère.

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L'HOMME OU LA FEMME DE LA SEMAINE.

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e) soit par son zèle pour soutenir la dictature, soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, privations de liberté (presse, expression, déplacement), etc..

Auront-ils à répondre un jour de leurs actes et de leurs crimes
devant le Tribunal Pénal International ?

Le Procureur IBRAHIM,

L'homme qui s'attaque à la Presse et au Droit d'expression. L'homme qui n'hésite pas à bafouer la Loi pour demander la condamnation d'un journaliste (amende + prison) et l'interdiction d'un journal de l'opposition .... en l'absence de toute plainte .... Juste pour plaire à Guelleh !!

Monsieur le Procureur, vous représentez ce qu'il y a de plus odieux ... vous bafouez le droit et les lois, simplement pour plaire à un dictateur sanguinaire. En agissant ainsi vous devenez son complice. Nous pensons que vous méritez bien le titre d'Homme de la Semaine et nous espérons qu'un jour des juges libres et indépendants (ce qui ne semble pas être votre cas) se penchent sur votre dossier. Vous mesurerez alors, combien il est rassurant d'avoir des magistrats objectifs pour vous juger, combien il est rassurant de ne pas être considéré comme un criminel avant d'être jugé, etc....


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LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOEL ABDI Jean-Paul

SIÈGE Q.V. BOULEVARD DE GAULLE
BUR TEL (fax) : (253) 35 78 04
DOM TEL (fax) : (253) 35 80 07
B.P. : 74 - DJIBOUTI - RDD
E-Mail : noel_lddh@intnet.dj
http://www.ardhd.org/lddh.htm


Note d'Information n°5/LDDH/01 du 19 mars 2001

Rien à attendre, rien à espérer…
Les négociations pour la Paix et la Démocratie sont totalement
bloquées jusqu'à la preuve du contraire



Cette note est dédiée à tous ceux et à toutes celles que les balles ont emporté le 20 mars 1967, les balles du Pouvoir colonial. A tous les jeunes qui ont pris, avec courage, le chemin de l'exil pour rejoindre le Front de libération de la Côte Française des Somalis (FLCS), à tous les jeunes qui ont, avec détermination et abnégation, combattu dans la clandestinité au sein des réseaux de la résistance intérieure au sein même de la capitale.


A tous ceux et à toutes celles, qui sans relâche ont souffert, se sont battus pour les libertés fondamentales, pour notre Indépendance, et notre Souveraineté Nationale. A vous martyres, ton peuple te connaît, ton peuple te sera un jour reconnaissant.

ACCORD CADRE DE REFORME ET DE CONCORDE CIVILE

PRÉAMBULE

Le Gouvernement de la République de Djibouti et le Front pour la Restauration de l'Unité et de la Démocratie (FRUD) parties au présent Accord Cadre ;

Considérant que la reconnaissance de la dignité des membres de la Communauté nationale djiboutienne et le caractère inaliénable de leurs droits sont le fondement de leur liberté, de leur égalité et de la paix en République de Djibouti.

Ayant à l'esprit la prééminence de la légalité constitutionnelle, dans le respect des droits de l'Homme et du pluralisme des opinions, des convictions et des idées,

Convaincu qu'à la suite d'une confrontation armée, ayant opposé des membres de la Communauté nationale djiboutienne, il est indispensable d'apporter des solutions globales et définitives permettant l'instauration de la paix civile par le dialogue, la tolérance et le respect de l'autre, unique voie pour maintenir la cohésion de la Nation djiboutienne, dans une République de Djibouti Unie et stable, où règnent la paix civile et la concorde, conditions primordiales du développement humain, fondement de progrès économique et social ;

Conscients de la nécessité d'ouvrir une perpective nouvelle à la Nation djiboutienne et donner un sens au sacrifice que le Peuple djiboutien a consenti pendant vingt deux ans ;

Ayant à l'esprit le programme du gouvernement soumis et adopté par le peuple djiboutien le 9 avril 1999 par l'élection de Son Excellent Monsieur Ismaël Omar Guelleh préconisant la mise en place rapide des réformes dans le sens de plus de démocratie, d'une gestion saine et transparente des affaires publiques, il faut :

· Remédier aux causes ayant généré le conflit civil
· Prévenir leur renouvellement, recommencement ou répétition ;


Reconnaissant que la paix civile est l'aboutissement de ce processus, ciment de la fraternité de tous les enfants de la République de Djibouti.

Sont convenus de ce qui suit :

ARTICLE PREMIER : DES RÉPARATIONS ET INDEMNISATIONS

La réhabilitation des zones touchées par le conflit civil sera réalisée afin de permettre aux populations civiles réfugiées, déplacées ou affectées par ce conflit, de réintégrer leurs lieux d'habitation, de profession, de production, dans les meilleurs conditions ;

A cet effet, il sera mis en œuvre tous les moyens nécessaires pour réhabiliter, restaurer ou justement indemniser les victimes civiles et militaires dans la perte de leurs habitations, commerces, biens mobiliers et immobiliers, de profession ou outils de production, et des plantations. Le bénéfice des réparations doit uniformément couvrir toutes les victimes du conflit dans les mêmes conditions.


ARTICLE DEUXIÈME : DES REFORMES


· La réforme consistera en une décentralisation véritable accordant une large autonomie aux régions concernées. La loi en préparation sur la décentralisation devra attendre de faire l'objet d'une étude plus approfondie par le FRUD signataire du présent Accord cadre avant d'être discutée dans un proche avenir par le parlement.



ARTICLE TROISIÈME : DE LA DÉMOCRATIE

Il n'y a pas de République viable sans démocratie ni de démocratie sans équilibre des pouvoirs, pluralité de l'opinion, liberté d'en faire état, et droit d'agir pour les faire valoir.

· Les libertés d'association, d'opinion, d'expression, de réunion, de presse qui sont parties intégrantes des grands équilibres démocratiques seront réaménagées par des dispositions légales et rendront le multipartisme plus satisfaisant.

· Chaque pouvoir, en République, ne peut qu'être strictement encadré dans l'exercice de ses fonctions par des institutions démocratiques républicaines. Celles-ci doivent à leur tour refléter l'état d'un consensus national librement et démocratiquement élaborés par une représentation équitable et mise en oeuvre par des administrations au sein desquelles les diverses communautés nationales sont représentées d'une façon équilibrée.


ARTICLE QUATRIÈME : DE LA GESTION DE LA CHOSE PUBLIQUE


Une Cour des comptes sera immédiatement mise en place et commencera ses investigations pour mettre fin à l'opacité de la gestion des deniers publics.


ARTICLE CINQUIÈME : DE LA PAIX CIVILE ET LA SUCERAIT


La paix et la justice sont aussi inséparables que le souffle et la vie. Réaliser la paix civile c'est assurer la justice, et en premier, la réparation des préjudices subis.

· Il s'agit également de mettre en place des réformes des lois et règlements garantissant les conditions de la cohésion nationale et une gestion saine et claire du patrimoine national commun.

· Les militaires dont la mission principale est d'assurer la sécurité du territoire national contre toute menace extérieure, réintégreront les positions qu'ils occupant avant le conflit civil. Leur présence ne constituera aucune entrave ne gêne à la circulation des biens et des personnes. Afin de rendre cette circulation sans risque chacune des deux parties s'engage à procéder au déminage des terrains et des voies qu'elle avait minés.

· Les deux parties s'engagent à une suspension des hostilités.

· Les prisonniers civils et militaires des deux parties détenus de part et d'autre seront immédiatement libérés.

· En outre, les membres du FRUD, responsables, cadres, militants, civils ou combattants qui occupaient une fonction professionnelle avant le conflit seront réintégrés dans leurs administrations, établissements, services, ou entreprises. Les autres membres du FRUD seront intégrés à des fonctions civiles ou militaires adéquates. Les modalités de leur désarmement effectif seront réglées à cette occasion. Ceux qui furent victimes de préjudices matériels seront indemnisés. Toute accusation ou poursuite à leur encontre du fait de la lutte armée sera abandonnée ou effacée par une amnistie.


ARTICLE SIXIÈME : DE L'APPLICATION DE L'ACCORD CADRE


Les deux parties signataires du présent Accord cadre conduiront de concert l'application stricte et honnête de la totalité de son contenu et de toutes autres mesures entreprises dans son cadre ou en rapport avec ses objectifs.


ARTICLE SEPTIÈME : DES DISPOSITIONS FINALES


Le présent " Accord cadre de réforme et de concorde civile " est établi en deux exemplaires, en langue française, signés par chacune des deux parties. Un exemplaire original sera conservé par chacune d'elles. Il sera publié au Journal Officiel de la République de Djibouti.

Fait à Paris, le 7 Février 2000


Pour le FRUD-armé................................................. Pour le Gouvernement
Le Président ...........................................................Le Chef de Cabinet du
Ahmed Dini Ahmed .................................................Président de la République
..............................................................................Ali Guelleh Aboubaker












__________________________________________________________
Projet de Plate-forme de Paix, de l'Opposition Djiboutienne Unifiée (ODU) du 18 février 2000
en particulier :


Enraciner la démocratie et l'Etat de droit :

Il n'y a pas de République viable sans démocratie ni démocratie sans équilibre des pouvoirs, pluralisme des opinions, liberté de les exprimer et droit de les faire valoir. Chaque pouvoir, en République, doit s'organiser et fonctionner au travers d'institutions démocratiques républicaines. Reflet d'un consensus national librement et démocratiquement élaboré, ces institutions doivent garantir une juste représentation de la communauté nationale, la paix civile, la concorde nationale et le progrès économique et social.

Concrètement, il s'agit de :

. respecter et promouvoir les droits de l'homme et les libertés fondamentales telles que la liberté d'association, de réunion, de conscience, de pensée, d'expression, etc ;

· enraciner le débat démocratique par la reconnaissance à l'opposition
légale d'un statut constitutionnellement garanti, qui lui permette d'exercer ses droits et prérogatives dans la sérénité intellectuelles et la sécurité matérielle ;

· restaurer les conditions d'élections libres, démocratiques et
transparentes. En clair, créer une Commission Électorale Indépendante chargée de l'ensemble du processus électoral, depuis la refonte des listes électorales jusqu'à la proclamation des résultats : refondre les listes électorales ; distribuer les cartes électorales ; nommer les présidents et les autres membres des bureaux de vote ; agréer les délégués des candidats et des partis, ainsi que les éventuels observateurs internationaux ; fixer le nombre et l'emplacement des bureaux de vote ; assurer la fourniture et la mise en place du matériel électoral ; veiller au bon déroulement des opérations de vote, effectuer le décompte des résultats ; proclamer les résultats. De même, il est urgent d'élaborer et adopter un code électoral doit notamment permettre une représentation équitable des différents secteurs de l'opinion. Modifier en particulier le mode de scrutin pour les élections législatives et locales par l'introduction d'une dose significative de proportionnelle, en vue d'une meilleure représentation, l'armée et la police ;


· dépolitiser l'administration, l'armée et la police ;

· garantir le légalisme dans la pratique du Pouvoir d'Etat par le respect des lois et règlements de la République ;

· mettre en place la décentralisation pour permettre la nécessaire participation de la population à la gestion des affaires publiques. Ce chantier national majeur doit être conduit à la fois pour sa conception et sa réalisation, en étroite concertation avec les forces vives de la Nation. La décentralisation accordera une large autonomie aux collectivités locales.

· Encourager la vie associative et la société civile ;

· Promouvoir l'esprit d'entreprise et le secteur privé ;

· promouvoir la liberté syndicale ;

· Encourager l'avènement d'une presse indépendante et permettre un accès équitable aux médias publics ;

· Renforcer la séparation des pouvoirs d'États (exécutif, législatif et judiciaire) et l'équilibre du pouvoir exécutif trop concentré entre les mains du chef de l'Etat ;

· Réserver à la sphère publique les activités de service publics ;

· Créer une cour des comptes pour combattre l'opacité de la gestion des deniers publics ;

· Procéder à l'organisation d'un référendum constitutionnel pour faire adopter les aménagements constitutionnels nécessaires à la concorde nationale et au renouveau démocratique, ainsi que des élections législatives et locales.





Situation actuelle sous l'angle des Droits Humains sur la bonne gouvernance


Les Droits de l'Homme consistent et portent en priorité sur le principe du respect de la personne humaine, du respect des droits et de la vie de la personne humaine.
La personne humaine a des droits et des devoirs dans le cadre d'une société donnée, des droits et des devoirs dans le cadre d'un Etat donné, des droits et des devoirs dans le cadre des Relations Internationales acceptées, ratifiées ou parfois imposées.

C'est sous l'angle du cadre d'un Etat donné que ce " briefing " sur la situation actuelle des Droits de l'Homme vous sera énumérés. Une analyse approfondie pourrait être faite, mais nous ne sommes pas actuellement en mesure de la faire, car elle nécessite une recherche approfondie, une documentation importante et étoffée.


1) La gouvernance

La réglementation sur la gouvernance est inexistante. Quelques textes ou plus exactement des méthodes de gouvernance s'appliquent automatiquement, méthodes datant d'avant l'indépendance et plus ou moins réajustées d'une manière souvent inconsciente car non programmées et naturellement improvisées.

Malgré le volume important des textes législatifs adoptés depuis l'indépendance, en particulier depuis la souveraineté nationale très peu de textes juridiques, pratiquement rien sur la bonne gouvernance et la transparence ont vu le jour.

Les quelques textes sur la lutte contre la corruption ont été classés pratiquement sans suite, soit en ne les publiant pas après leurs adoption à l'Assemblée Nationale dans le Journal Officiel, car le Président de la République a décidé à la dernière minute, de ne pas promulguer cette Loi pourtant adoptée par les Législateurs, soit plus souvent de bloquer au niveau du Pouvoir Exécutif, toutes formes d'application de ces Lois adoptées, promulguées et diffusées dans le Journal Officiel.

Dès l'adoption par voie référendaire, du 4 septembre 1992, seul l'adoption de la Constitution a été promulguée et publiée dans le Journal Officiel de la République de Djibouti, tandis que la question référendaire sur la limitation des partis politiques à quatre (4) n'a jamais été publiée dans le Journal Officiel car le Président de la République s'est abstenu de promulguer la décision populaire, rendant ainsi caduque ce vote référendaire sur la limitation des Partis à quatre (4). Nul n'est censé ignorer la Loi, si elle est adoptée, promulguée, publiée et rendue officielle dans le Journal Officiel.

Donc impossible de trouver des traces écrites officielles limitant le nombre des Partis à 4.
Même la Loi n°1/AN/92/2eL relative aux Partis Politiques en République de Djibouti, ne limite à aucun moment les partis politiques à quatre, bien au contraire cette loi reflète le multipartisme . les termes de : " les partis et des partis politiques " sont seulement employés. En effet les 2 premiers articles stipulent :


Article 1 : Les Partis politiques ont pour objet dans le respect de la Constitution et des principes de souveraineté nationale et de démocratie, de regrouper les citoyens Djiboutiens dans un but non lucratif, afin de concourir à l'expression du suffrage universel par des moyens démocratiques et pacifiques.
Les partis politiques sont obligatoirement constitués sous forme d'associations de droit djiboutien, et soumis en outre aux dispositions de la présente loi.


Article 2 : La création, l'action et les activités des partis politiques s'inscrivent dans le respect de la Constitution et des loi en vigueur en République de Djibouti.
A ce titre, ils ne doivent pas porter atteinte à la sécurité et à l'ordre, ainsi qu'aux droits et libertés individuels et collectifs, ni utiliser leurs moyens pour mettre sur pied une organisation militaire ou paramilitaire.
Les statuts des partis politiques doivent obligatoirement comporter l'engagement formel de respecter ces principes.


Depuis bientôt neuf ans, dans la pratique, le gouvernement à chaque élection législative applique de la manière forte un texte juridique inexistant, un texte juridique que le Premier Magistrat, le Chef de l'Etat, le Chef de Gouvernement avait refusé de promulguer et de le publier.

Autre exemple : La Loi relative aux statuts des magistrats non seulement n'avait pas été promulguée et publiée dans le Journal Officiel mais elle a été reformulée par une nouvelle loi faite sur mesure après les États généraux de la Justice ; quel paradoxe !
La loi sur le Contrôle Général de l'Etat qui avait été promulguée et publiée en 1989 n'a jamais été réellement appliquée dans la pratique et reste toujours une loi née morte.
La Cour des Comptes qui avait fait l'objet d'une loi anticonstitutionnelle en 1997 a été appliquée après et en violation de l'accord cadre du 7 février 2000.
Les violations de l'esprit et de la lettre de l'accord cadre entre le FRUD et le Gouvernement sont dans la pratique très quotidiennes, entre autre la décentralisation. Violations émanant de la partie gouvernementale.



Pourquoi ? alors que faire


Avant de s'avancer à répondre au : que faire, il faut d'abord se demander pourquoi tout progrès en République de Djibouti est actuellement incertain pour ne pas dire stationnaire dans la dégradation.
La réponse objective à cette question fondamentale nécessite avant tout, comme nous l'avons dit, nécessite une analyse approfondie, une analyse froide sans partie pris, une analyse intellectuellement honnête.
Mais cela, ne doit pas nous empêcher d'émettre nos sentiments, sans passion, sans polémique, nos sentiments dans un esprit d'ouverture, dans un esprit et une volonté à favoriser un débat au sein de la jeunesse djiboutienne face à une situation dangereuse, face à un avenir incertain.
Le pourquoi se résume, à notre avis par les points suivants

- Manque total de volonté politique à tout changement réel.

- Habitude et préférence à une politique foncièrement dictatoriale.

- Existence d'une force de blocage dominant tous les rouages de l'Administration de l'Etat et des Institutions Républicaines très souvent noyautés dans la corruption et les détournements des deniers publics et des biens sociaux.

- Impuissance des forces de contre-pouvoir, des forces des partenaires sociaux en particulier les syndicats, des forces vives de la société civile.

- Soutien extérieur à un Etat de Non Droit


Que faire ?

La clé d'une ouverture politique, de la concrétisation d'une paix globale, juste et durable, la concrétisation d'une bonne gouvernance, l'effectivité d'un Etat de Droit, l'accès à une Justice totalement indépendante, l'aboutissement à des élections libres et transparentes, la clé est essentiellement entre les mains du Chef de l'Etat.

L'intégralité de l'accord cadre du 7 février 2000 et le passage de la plate- forme de Paix, de Concorde Nationale et de Redressement Économique et Social sur " enraciner la démocratie moderne et l'Etat de Droit " ci-dessus reproduit doivent servir de base pour une Réconciliation Nationale nécessaire et urgente pour sortir notre pays du marasme dans lequel il est plongé.
Sur les accords de paix, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains qui reste en alerte sur le processus de paix a déjà publié :



Communiqué de Presse du 7 février 2001
- Note d'Information du 7 novembre 2000
- Note d'Information du 7 mai 2000



La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour la réalisation de la Réconciliation Nationale et l'aboutissement dans la transparence des engagements et des accords en vue et dans l'intérêt suprême de la Nation pour la concrétisation de la Paix et de la Démocratie.




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21/03 Il est temps que l'opposition djiboutienne se prépare à prendre le relais ... Un projet / programme pour Djibouti

Le système Aptidon-Guelleh a régné sur Djibouti par la force et par l'intimidation permanente : assassinats, menaces, viols, spoliation, torture. Il a conduit le pays à sa ruine économique et de ce fait, il est responsable de l'appauvrissement généralisé de la majorité des djiboutiens, qui ne disposent même plus du minimum pour assurer le quotidien.

Pendant ce temps, le système a permis aux Présidents et à leurs proches de s'enrichir honteusement et d'étaler un luxe indécent à la face de tous ceux qu'ils ont asservis.


Dans quelques années, cette période noire de l'histoire de Djibouti sera peut-être considérée par les historiens comme 'LES ANNÉES DE LA TERREUR'. Aujourd'hui, personne n'ose plus parler, toutes les communications sont écoutées par une police 'politique' omniprésente. Bref, c'est la dictature ...

Mais de nombreux signes montrent que le régime s'affaiblit chaque jour. IOG continue, bien sur, à pratiquer son numéro de cirque préféré (qui lui a souvent réussi) : diviser pour régner, créer un parti ou un syndicat bis, etc... On suppose même qu'il pourrait conduire actuellement deux négociations parallèles avec le FRUD. L'une avec Ahmed DINI et l'autre avec certaines composantes du front armé...(Ce point restant à vérifier ...)

Toutes ces gesticulations auront bientôt une fin. Surtout si le nerf de la guerre venait à se raréfier : sans argent, IOG ne pourra plus acheter les complicités, ni les mercenaires dont il a grand besoin. Sur ce point, la communauté internationale (et spécialement la France) a une grande responsabilité et il faut espérer qu'elle saura le comprendre.

Mais avant cela, l'opposition djiboutienne doit montrer qu'elle est prête à prendre le relais.
Souvent unie en façade, on sent malgré tout certaines dissensions dans ses rangs ... et cela doit cesser. Elle doit s'accorder dès maintenant sur le choix pratiquement irréversible d'une personnalité d'envergure qui aura la responsabilité de conduire l'après-Guelleh (au minimum deux à trois ans). et surtout, elle doit préparer activement (il est déjà tard) un programme de gouvernement crédible : des directions, des actes et des échéances, pour remettre le pays en marche en toute sécurité.


La culture européenne, contrairement aux coutumes africaines, est fondée sur l'écrit. Pour convaincre les occidentaux de sa capacité à assurer la transition (et donc pour obtenir leur indispensable soutien), l'opposition djiboutienne doit rédiger un programme complet qui couvrira de nombreux domaines : en particulier les institutions, la justice, l'économie, les affaires étrangères et la défense, etc..., mais aussi qui précisera ses objectifs à court / moyen terme : en synthèse, un véritable projet pour le pays.

Par exemple : faudra-t-il créer une zone franche ? Quels axes pour la formation des employés et des cadres ? Quelles mesures pour inciter les élites émigrés à rentrer au pays afin d'y apporter compétences, savoir-faire et expériences ?

et surtout l'opposition devra imaginer un positionnement original pour Djibouti dans le cadre de la mondialisation : une niche où elle puisse exceller .... Production, services, tourisme, ...? (*)

L'avenir de Djibouti dépend maintenant de la qualité des hommes qui prendront la relève et de celle de leur travail pour assurer la crédibilité internationale de la future équipe : ce programme est une pièce essentielle et il grand temps que l'opposition se réunisse et surtout se mette à la tâche. Faute de quoi, la situation actuelle pourra perdurer encore un certain temps et ce sont les djiboutiens qui payent la note ...

Jean-Loup SCHAAL

 

(*) Malheureusement, il faudra aussi tenir compte dans ce programme, du fait qu'un certain nombre de richesses (que ce soit le port ou l'attribution des noms de domaine sur Internet, etc...) semblent avoir été 'vendues' par Guelleh à des entreprises étrangères ....

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21/03 - Quelle crédibilité peut-on donner à un taux d'inflation sur l'année 2000, qui augmente de 0,3 % en 30 heures à peine.

Sur ce simple exemple, on comprend maintenant beaucoup mieux les réserves des agents du FMI, lorsqu'ils ont découverts des discordances considérables entre les données fournies par le Ministère de l'Economie, par la Banque centrale et par le Trésor. Quelques indiscrétions recueillies lors des conversations / réunions tenues à l'hôtel Ali Sabieh, à l'époque, confirment leur étonnement et leurs surprises durant leur mission.

1 - ADI-09h08 GMT- 19 MARS 2001
Le PIB en croissance de 3,2% en 2000, selon le constat d'un Conseil des Ministres restreint


(...)Dans son examen des indicateurs économiques, le Conseil des Ministres relève que « l'inflation se situe à 2,1% en janvier 2001 ». (...)


2 - ADI-14H24 GMT-20 MARS 2001

Les explications du Ministère des Finances sur la croissance de 3,2% du PIB en 2000


(...) Le taux d’ inflation qui a progressé de 2,4% pour la période décembre1999-décembre 2000 se situe « à un niveau raisonnable même s’il dépasse légèrement l’objectif fixé dans le cadre du PAS (Programme d’Ajustement Structurel) de 2% ». (...)

Même si certains essayent de nous faire croire que dans un cas il s'agit de décembre à décembre et dans l'autre janvier à janvier, nous ne serons pas dupes ... Les finances publiques sont-elles tenues de façon aléatoire et rétroactive ou s'agit-il d'une nouvelle maladresse du spécialiste local en gaffes en tout genre : le directeur revitalisé de l'ADI, celui qui a un chauffeur personnel ? Il risque de ne plus rencontrer beaucoup de sympathie parmi les Ministres. Aujourd'hui le Ministre de l'Economie, hier le Ministre de l'Intérieur. Demain lequel ?


Ce pourrait être un nouveau coup dur porté à l'ADI et à son crédit... déjà vacillant.

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21/03 - Bonne nouvelle, le PIB a augmenté de 3,2 %. Mais pour qui la bonne nouvelle ?

Les deux dépêches de l'ADI, qui sont cohérentes sur ce point, nous confirment ce beau succès. Mais au fait, qui va profiter des bénéfices de ce succès ?

Le peuple djiboutien ? Il semble que non, car nous n'avons pas été informés du fait que les arrièrès de salaire dus aux fonctionnaires auraient été payés (environ 8 mois de retard ... aux dernières nouvelles).

Si ce n'est le peuple, ce sont les dirigeants qui vont se régaler !
Bonne nouvelle, oui mais pour Guelleh et pour ses proches. Ils vont pouvoir augmenter leurs prélèvement sur le Trésor. De combien de %. L'histoire ne le dit pas encore.


Le Ministre de l'Economie va-t-il saisir cette occasion pour procéder à un réajustement à la hausse du petit prêt personnel qu'il s'était octroyé et qui avait provoqué un scandale devant l'Assemblée nationale française ? Souvenez-vous, c'était en novembre 2000, les députés, partisans de la diminution des aides françaises à consentir à Guelleh avaient utilisé comme argument le fait que même le Ministre de l'Economie de Djibouti détournait de l'argent public.

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LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOEL ABDI Jean-Paul
SIÈGE Q.V. BOULEVARD DE GAULLE
BUR TEL (fax) : (253) 35 78 04
DOM TEL (fax) : (253) 35 80 07
B.P. : 74 - DJIBOUTI - RDD
E-Mail : noel_lddh@intnet.dj
http://www.ardhd.org/lddh.htm


Plainte en annulation de la décision implicite du Ministre de l'intérieur de refuser l'exercice de la Liberté d'expression et le refus de délivrer le récépissé à la Ligue Djiboutienne des Droits Humains auprès du Conseil du Contentieux Administratif du 27 février 2001.


 

Plainte déposée par : ............................................................Plainte contre :
Le Président de la Ligue Djiboutienne .....................................Le Ministre de l'Intérieur
Des Droits Humains (LDDH) ..................................................M. Abdallah Abdillahi Miguil
M. NOEL ABDI Jean Paul Et/ou le Secrétaire Général
...........................................................................................du Ministère de l'Intérieur
...........................................................................................M. Hassan Omar


 


au Président de la Cour
du Contentieux Administratif Tribunal de Djibouti.



Monsieur le Président,

Par la présente requête, en tant que Président et au nom de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), je porte plainte contre le Ministre de l'Intérieur M. Abdallah Abdillahi Miguil et /ou le Secrétaire Général du Ministère de l'Intérieur M. Hassan Omar pour entrave grave au bon fonctionnement des activités des Défenseurs des Droits de l'Homme en République de Djibouti, plus précisément des activités d'une association légalement constituée la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), et celui de bloquer la délivrance de son récépissé.

 


Les faits


Le 9 mai 1999, le Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a par lettre déclarative auprès du Ministre de l'Intérieur déposée le Statut de la LDDH, le Procès-verbal de l'huissier ainsi que les copies des cartes d'identité des membres du Conseil d'Administration de la Ligue.

Le 4 juin 1999, le Président de la LDDH a déposé auprès du Ministre de la Justice chargée des Droits de l'Homme le Statut, tout en informant de l'entière disponibilité de la LDDH à collaborer et à épauler le Ministre dans le domaine des Droits de l'Homme, et de la totale indépendance de la Justice.

Depuis le 9 mai 1999, la LDDH n'a pas ménagé ses efforts dans le juste combat du respect de la personne humaine, dans son juste combat de défenseur des Droits de l'Homme.

Affirmant que

L'un des succès essentiel de la LDDH et celui de l'Accord-Cadre du 7 février 2000. En effet, la LDDH dès août 1999 avait lancé des Appels pressant pour la Paix, pour l'ouverture des négociations pour une Paix, Juste, Globale et Durable. Le dernier Appel pour la Paix de la LDDH, et qui enfin avait été entendu, est l'Appel du 7 janvier 2000 juste un mois jour pour jour avant la signature de l'Accord-Cadre de Paix du 7 février 2000 à Paris.

La LDDH avait été très présente essentiellement dans les domaines suivants :

- Conflit armé dans le Nord et l'Ouest de notre pays
- Violation des Droits de l'Homme - procès politiques - prisonniers politiques - droit syndical - droit des libertés de la presse - droit de l'Opposition…


La LDDH, (trois membres) sur l'invitation du Ministre de la Justice et à la demande de son Président, a participé activement à tous les travaux des trois ateliers des États Généraux de la Justice. C'est au Ministre de la Justice, chargé des Droits de l'Homme, que les différents rapports d'activités de la LDDH sont adressés.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains a le statut d'Observateur auprès de la Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, elle est membre affilié à la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH), elle est correspondante de l'Observatoire des Défenseurs des Droits de l'Homme.

Ayant constaté une forme d'amélioration dans la situation conflictuelle du Nord et de l'Ouest de notre pays en matière des Droits de l'Homme, après la signature de l'Accord-Cadre du 7 février 2000 la LDDH avait décidé d'accompagner le processus des négociations, le processus de réalisation de la paix et avait monté un projet de " théâtre de rue " avec des sketches et des chansons dans les langues maternelles ayant pour thème principale la Paix.

Ce projet pouvait se réaliser grâce à l'appui de l'International Republicain Institut de Washington (IRI).

Rappelant que :

Le 18 juillet 2000 par lettre n°20/LDDH/00 au Commissaire de la République, chef du District de Djibouti, la LDDH a demandé l'autorisation pour la réalisation des sketches du " théâtre de rue " sur la Paix. (en annexe à cette lettre)

Bien que cette activité soit exclusivement formatrice et s'inscrit dans le cadre de la culture de Paix, le Commissaire de la République M. Daher Ismaël Kahin a verbalement informé le Président de la LDDH du refus du Ministre de l'Intérieur de délivrer une autorisation à ces représentations culturelles et de sensibilisation qui sont dans aucun cas susceptibles de causer aucune gêne ni aucun trouble.

Quelques jours après, le Président de la LDDH a pu obtenir un rendez-vous avec le Ministre de l'Intérieur le 24 août 2000, ce dernier a conditionné cette autorisation par la délivrance du récépissé et chargea son Secrétaire Général à régulariser cette situation (en annexe la lettre n°29/LDDH/00 du 26 août 2000 adressée au Ministre de l'Intérieur et résumant l'entretien le 24 août 2000 avec le Ministre de l'Intérieur).

Autrement dit, le Ministre conditionne l'autorisation sollicitée à la délivrance d'un récépissé par son propre service, ce qui est abusif à plus d'un titre car :

1°) le récépissé, devant être délivré dès le dépôt de la déclaration le 9/05/99, a été retenu illégalement par le ministère ;

2°) la simple déclaration de l'association est suffisante pour en formaliser la
création ;


3°) depuis le 9/05/99 notre association existe, elle est dotée de la personnalité
juridique et travaille au quotidien tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays.


Le 2 décembre 2000 par lettre n°47/LDDH/00 le Président de la LDDH a saisi le Ministre de l'Intérieur pour lui demander de lui indiquer la suite qu'il comptait réserver à la demande d'autorisation du " théâtre de rue " sur la Paix ainsi que la régularisation de cette situation (ci joint en annexe).

Le samedi 6 janvier 2000 à 9h30, le Secrétaire Général , devant le Président de la LDDH a donné ordre au service de l'Administration général d'établir rapidement le récépissé et de le soumettre à sa signature.

Le mardi 31 janvier 2001, le Directeur du service de l'Administration Générale et de la Législation M. Samireh chargé de délivrer le récépissé, a verbalement informé le Président de la LDDH, que le Ministre de l'Intérieur a donné ordre de " classer sans suite le dossier de la LDDH, et qu'il appartient au Ministre de l'informer par écrit ", tout en précisant que le récépissé à soumettre à la signature du Secrétaire Général figure parmi les pièces du dossier de la LDDH.

Le Ministre de l'Intérieur M. Abdallah Abdillahi Miguil et surtout le Secrétaire Général de l'Intérieur M. Hassan Omar ont pendant plus de cinq mois fait revenir régulièrement le Président de la LDDH pour soit disant régulariser une situation pourtant régulière et légale, d'autant plus que la LDDH n'a jamais cessé ses activités depuis l'officialisation auprès du même Ministre le 9 mai 1999, et prennent prétexte des irrégularités commis par leur propre service pour faire obstacle à la réalisation d'une activité culturelle (un théâtre) bénéfique pour notre jeunesse, bénéfique pour la Paix.



PAR CES MOTIFS


PLAISE AU CONSEIL

Voir annuler la décision implicite du Ministre de l'Intérieur de refuser sans motif l'exercice de la liberté d'expression ou le " théâtre de rue ", ainsi que le refus de délivrer le récépissé au mépris de la liberté fondamentale de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), défenseur des Droits de l'Homme.

Voir ordonner le Ministre de l'Intérieur à délivrer le récépissé à la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH).

voir condamner le Ministre de l'Intérieur aux dépens.

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22/03 Bonne nouvelle,

La Cour suprême de Djibouti au terme d'un arrêt récent, annule toute la procédure qui avait été diligentée contre Me AREF.

Suivant arrêt rendu le 18 mars 2001 la Cour Suprême a cassé et annulé l'arrêt de la Cour d'Appel du 05 mai 1999, annulée l'ordonnance de renvoi en date du 17/07/97 entreprise par le juge d'instruction alors même que la procédure en nullité engagée sur la demande du prévenu est encore pendante devant la Cour Suprême saisie du pourvoi contre l'arrêt de la Chambre d'Accusation du 13/12/97 ; en conséquence la Cour Suprême prononce l'annulation tous les actes subséquents à ladite ordonnance et renvoie la cause et les parties devant le juge d'instruction.

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Note de l'ARDHD :

Comme toute la procédure à l'ordonnance du juge d'instruction du 17 juillet 1997 est annulée, toute action à l'encontre de Maître AREF se trouve prescrite. Il est donc blanchi des faits odieux qui lui avaient été reprochés ....

Néanmoins, les dégâts restent considérables. Rappelons que Me AREF a subi :

- trois mois d'emprisonnement, dont un mois dans des conditions assimilables à des actes de torture,

- deux procès iniques sans la présence de défenseurs libres, ( sauf celle d'Anne Monseu pour ASF qui avait pu venir à Djibouti, mais qui avait été interdite de plaider à la barre, en contradiction avec les termes de la convention franco-djiboutienne d'assistance judiciaire),

- une interdiction invraisemblable d'exercer son métier pendant quatre ans,

- une privation pendant près de trois ans de son passeport (en contradiction avec la liberté imprescriptible de se déplacer qui figure dans la déclaration des Droits de l'Homme) .....

QUESTION : quelle va être désormais, à la suite et à la lumière de l'arrêt de la Cour Suprême, l'attitude du barreau et en particulier celle du nouveau bâtonnier par ailleurs avocat du général Yassin Yabeh ?

Désormais, personne ne comprendrait plus l'attentisme du barreau.

Doit-on voir dans la décision de la Cour et de l'accueil "fair-play" que lui a réservé le régime, le signe d'un certain assouplissement ou mieux encore une réelle volonté d'engager le dialogue avec la société civile aussi et de préparer ainsi le terrain ?

Nul doute que la communauté internationale, qui attend un tel changement positif depuis fort longtemps, suivra très attentivement son évolution. Nous aussi. Mais nous devons rester très prudents .... dans l'attente de nouveaux signes allant dans ce sens...



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