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23/03
A propos de DINI :
Le respect, ça se mérite ! Le droit ça se
conquiert !
Pour commencer,
je dirai que la respectabilité pour un homme politique
cela ne va pas de soi. Elle se forge ou sacquiert au file
du temps au fil de sa carrière. Quelle est en la matière
la contribution de DINI à la cause du peuple AFAR durant
sa longue carrière politique ? Quasiment nulle, sinon négative.
Ce nest pas être malveillant ou lui régler
personnellement des comptes que de le constater.
Il y a certaines
vérités quil faudra remettre sous la lumière
du jour. DINI a été le principal artisan de la prise
du pouvoir par GOULED en 1977 et ce faisant de la mise en place
dun système dictatorial que beaucoup dentre
nous semble regretter aujourdhui.
A lépoque,
à trop vouloir " descendre " Ali AREF il a contribué
par sa haine personnel pour ladversaire politique à
la marginalisation du peuple AFAR. Non content " davoir
eu la peau " dAREF, il a continuer sur sa lancée
décrédibilisant toute revendication légitime
des AFARS aux yeux des observateurs étrangers (OUA, LIGUE
ARABE
). Il a sacrifié au nom dune utopie, dune
fantasmagorique Nation Djiboutienne égalitaire le fragile
équilibre ethnique que ses prédécesseurs
afars avaient si difficilement obtenu dans les années soixante.
Rappelez-vous ce nest quen 1966 que la France dédaigna
accoler le terme afar à la dénomination du Territoire
dont ils habitent pourtant les ¾. Il sest opposé
au partage à parité égale entre les représentants
afars et somalis à lAssemblée Nationale. Il
a concédé à GOULED le dépouillement
total des prérogatives de poste de Premier Ministre qui
allait cependant lui revenir. Comprenne qui pourra
Il est
responsable dès lors en premier chef du blocage de laspiration
légitime et nécessaire des AFARS à faire
contre poids au pouvoir sans limite du futur chef dEtat
quil nhésitera pas à mettre au service
de son seul clan. A lIndépendance, à la première
velléité dinsubordination, GOULED se débarrassa
de son vieux compagnon de route comme dun vieil outil usé
ne lui servant plus à rien et cela seulement quelques mois
après la nomination de DINI à la tête du gouvernement.
Le prix de
ces égarements politiques DINI, néanmoins prévisibles,
les AFARS le paient encore à ce jour. Voilà, en
préambule ce que notre honnêteté intellectuelle
nous dicte de rappeler à la jeune génération
afare poste coloniale du parcours politique antérieur du
personnage.
Autres errements
de DINI, certainement une fâcheuse coïncidence diront
ses plus fidèles partisans, sont que le recul du FRUD et
sa division ont été concomitants de son arrivée
à la tête du mouvement. Simple coïncidence ?
Pas tant que ça. sa confiance aveugle (encore une fois)
dans la médiation française a été
lourde de conséquence. Elle a brusquement freiné
lélan victorieux du FRUD de la première période.
Les six mois qua duré le cessez-le-feu unilatéral
du FRUD sous DINI (faut-il en rire, car le FRUD fut seul à
observer les arrêts du combat, GOULED se contentant den
prendre acte et se donner le droit de reprendre les hostilités
quand bon lui semblera?) a été immédiatement
mis à profit par son " vieil ami " GOULED. Ce
fut pour lancien président un laps de temps suffisamment
nécessaire pour séquiper en matériel
de guerre, recruter à tour de bras pour finalement lancer
une offensive militaire dont le FRUD a eu du mal à se relever.
Mais finit par se relever quand même à la fin des
années quatre-vingt-dix.
Aujourdhui,
nous assistons ni plus ni moins à un remake de ce triste
épisode pour le FRUD et la démocratie djiboutienne.
Il a fallut que le FRUD se requinque pour que GUELLEH prenne peur
et veuille bien prendre langue avec lui
Mais, seulement
pour gagner du temps comme le lui a si bien appris " ABO
GUULED " (oncle G.). Pendant que DINI discute (wallalah gidé)
GUELLEH sarme et renforce son appareil répressif
en attendant le moment propice pour bondir.
Certains dentre
nous, AFARS et autres DJIBOUTIENS, avons compris semble-t-il la
manuvre de GUELLEH. Quelle révélation ! Nous
dire encore et toujours que les blocages viennent de la partie
gouvernementale est une lapalissade sur laquelle je ne veux pas
revenir, mais quun responsable politique comme DINI met
des illères pour ne pas admettre lhorrible
vérité est un signe autrement plus inquiétant.
Dautre
part, DINI nous parle de transparence, de démocratie, de
la légitimité du peuple à être entendu
et écouté. Il est peut-être temps quil
se les applique ces principes quil nous ressort à
tout bout de champs. Si DINI souhaite que les AFARS le soutiennent,
il faut obligeamment quil rende compte de ses actes à
son peuple. Pour " ménager " GUELLEH ou simplement
pour ne pas trop envenimer le débat doit-il pour autant
tourner le dos au peuple et lui opposer un silence méprisant
? Il appartient à lui de choisir sa méthode tout
comme s il appartient au peuple den tirer ses conclusions.
Celui qui coupe le contact avec la base nest plus son représentant.
Il doit le savoir depuis le temps quil est dans la politique.
Quant aux
risques que peut induire la rupture de négociations, il
y a sans doute la guerre mais pas forcement. Pris de panique,
GUELLEH demandera " une nouvelle audience " plus franche
celle-là. Il se sait en mauvaise phase, il ne se hasardera
pas à déclencher de suite une nouvelle guerre. Il
lui faudra beaucoup de temps et beaucoup dargent pour reconstituer
son armée et faire bouillir la marmite de ses affidés.
GUELLEH est un dictateur mais pas encore un fou. Faute de mieux,
il souvrira alors comme je viens de le dire à un
dialogue sincère et constructif, sinon gare
Toutefois,
prenons malgré tout lhypothèse dune
reprise des hostilités. Personne naime la guerre,
tout le monde aspire à une paix durable garante davenir
meilleur, dune prospérité retrouvée,
etc
on connaît la suite de la chanson. Mais pour faire
la paix il faudrait être au moins deux pour la bâtir
à moins de prêcher face à lennemi belliqueux
le sermon des Chrétiens des premiers âges : "
Si on vous gifle tendez lautre joue ". La paix ça
ne se mendie pas, le Droit du peuple ça ne se discute pas,
ils sobtiennent quitte à utiliser dabord la
Force pour les faire respecter ensuite.
Cependant,
je nignore pas les affres dune nouvelle guerre meurtrière
et injuste pour les innocents. Mais avons nous encore les moyens
de faire léconomie de cette solution. Nous subissons
déjà chaque jour qui passe ces mêmes horreurs
sans aucune autre compensation que les lamentations pudiques de
nos femmes violées et les larmes de nos mères pleurant
leurs enfants martyrs ? Toujours est-il quil faut savoir
ce que lon veut. Doit-on continuer donc à subir les
injustices au quotidien et hypothéquer lavenir des
générations futures ? Nous avons le devoir de préparer
pour nos enfants et nos petits enfants une existence meilleure
que notre génération naura pas connue. Notre
silence, notre lâcheté face à la dictature
de GUELLEH, voire autre toute considération plus ou moins
digne de respect plus ou moins avouable, je le crains, ne nous
soit reprochés dans avenir pas très lointain.
Nous navons
pas besoin de faire parti du sérail dun mouvement
politique pour dire ce que nous avons à dire à nos
dirigeants surtout lorsquils sengagent sur une pente
fatale. Il est fini lépoque où lon suivait
aveuglement les dirigeants parce quil étaient issus
de nos rang. Leurs actions au-delà des enjeux carriéristes
des différents protagonistes ont une implication directe
sur notre condition, en loccurrence cest de notre
devenir à chacun dont il est question dans les négociation
entre DINI et GUELLEH. Nous avons le droit le plus absolu de renier
nos dirigeants si leurs démarches ne vont pas dans le sens
exigé par la volonté populaire. Au fait, dites moi
en passant, quand est-ce quà eu lieu lélection
de DINI à la tête des AFARS djiboutiens ? Vous vous
en rappelez vous ? Surtout ne nous faites pas rire, sil
vous en venez lidée, en nous désignant DINI
comme le seul dirigeant digne de représenter les AFARS.
En effet, il serait très malheureux dans ce cas-là
pour les AFARS de navoir dautres alternatives que
les errements dun brave bougre. Tout ça pour vous
dire que :Les hommes partent, la cause demeure.
Quant à
moi, je ne voudrais pas quun improbable bonheur de la Nation
Djiboutienne sous GUELLEH se construise sur le dos des AFARS.
Au détriment de mon peuple ! Quaurait à perdre
DINI de dénoncer cette pantalonnade de négociation
et de se retirer de cette vilaine comédie ? Il y gagnerait
sans conteste en honneur derrière le recouvrement duquel
il ne cesse de courir bientôt vingt cinq ans, depuis ses
fameuses années dans la LPAI. Je ne crois pas que le clan
de GUELLEH fera plus de mal aux AFARS quil nait déjà
essayé de le faire. Nous ne perdrons rien non plus que
nous nayons déjà perdu. Bien au contraire,
nous avons tout à gagner. Il suffit de le vouloir et de
le clamer.
CAKKI MABAYA
! GICLO MARABTA !
GULUB-KENA
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23/03
Guelleh, l'amitié, ce n'est pas du béton, mais c'est
quelque chose qui se cultive !
Bonjour avant tout !
Voilà,
l'un des membres de la famille fait partie de la Police et c'est
de lui que je tiens cette information. Il était de garde
à Gabode, la sinistre prison !!
Un
soir comme il me l'a raconté, des hommes habillés
en Ninga sont venus aux alentours de 3h du matin ; ils ont demandé
AHMED NASSER (le neveu du Général Yacin Yabeh).
L'officier pricipal de permanence, ce soir-là, a refusé
de leur remettre Ahmed Nasser. Il a donné pour excuses
le fait que l'enlèvement de ce prisonnier serait imputé
directement au Président. Ces hommes ont répondu
qu'ils étaient envoyés par le Président...
Ce
que je ne comprends pas, ce sont les raisons pour lesquelles,
à une heure aussi târdive de la nuit, des hommes
soient venus réclamer spécialement Ahmed Nasser
... et pas les autres ???
En
fait, c'est pour ça que l'autre jour, le 19 MARS dernier,
quand le Général a été transféré
de force à Gabode, contrairement à l'avis de son
médecin Mr BRONDON, il y a eu des malentendus avec les
co-détenus du Général. L'origine de ces malentendus
vient du fait que les gardiens voulaient non seulement séparer
Ahmed des autres prisonniers mais aussi l'isoler !!
Ce que je n'arrive pas encore à comprendre c'est pourquoi
l'ex-Commandant Daher, Nalé, Nasri et Fahti ont été
mis à part dans une cellule beaucoup plus 'confortable'
que celle des autres officiers ?????
Dans cette histoire, j'ai l'impression qu'il y a du favoritisme
à l'égard de certains officiers, car comme nous
pouvons constater qu'il y a véritablement deux types de
traitement :
-
celui pour les prisonniers qui ont accepté de déposer
à charge contre le Général, en mentant durant
leur témoignange. Ils bénéficient de l'infirmerie,
qui sans être le paradis est plus acceptable,
-
l'autre pour ceux qui sont restés fidèles au Général
et qui n'ont pas menti. Ils restent détenus dans l'enfer
carcéral si souvent décrit des quartiers de prisonniers
de Gabode..
Pouvez-vous
analyser ce que je viens de vous écrire et le publier.
Pour confirmer mes propos, il suffirait d'interroger n'importe
quel gardien de Gabode : il vous confirmera les différences
de traitement entre les prisonniers pourtant toujours présumés
innocents dans l'attente d'un jugement.
Le
favoritisme, c'est quelque chose qui est inacceptable dans un
pays où les Droits de l'Homme sont respectés.
Je ne sais pas si un jour Guelleh prendra conscience de tout le
mal qu'il a fait. J'aimerais vivre ce jour ! Car il est totalement
responsable du malheur des Djiboutiens.
GUELLEH,
peut-être liras-tu mon article ? Je ne sais même pas
si tu es au courant de ce qui se passe à Gabode, mais sois
tolérant ! Est-il possible de traiter aussi mal un tel
ami après tant d'années de complicité !
Si
l'on excepte la journée du 7 décembre, où
poussé par la colère que tu avais suscitée
'au fond', le Général, ton ami, ne t'avait jamais
fait de mal.
Guelleh, l'amitié, ce n'est pas du béton, mais c'est
quelque chose qui se cultive !
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23/03
A qui s'adressait votre appel ?
Le débat sur les générations.
Dans
le numéro 40 du journal La Liberté, le Rédacteur
en Chef a publié un article avec des propositions sérieuses
pour sortir de la crise que le pays traverse aujourd´hui
et il a demandé à l'opposition djiboutienne de se
préparer à relever ce lourd défi.
Je demande
au Rédacteur en Chef de La liberté de préciser
à qui il adresse ce message. Est-ce à l´opposition
d´aujourd´hui, à ceux qui ont travaillé
aux côtés de Gouled et de Guelleh et qui ont participé
directement ou indirectement à des assassinats, des menaces,
des viols, des spoliations, des actes de torture et qui ont contribué
à conduire le pays à sa ruine, pendant qu'ils étaient
encore aux commandes.
La nouvelles
générations des djiboutiens ne considèrent
plus ces dirigeants : Moumin Bahdon, Ali Meidal, Aden Robleh,
Ismail Guedi Harred, Ali Mohamed Hamadou, Gabayo etc.... Ils ne
voient plus en eux des responsables ayant l'autorité nécessaire
pour sortir le pays de la crise où il s´enfonce chaque
jour.
Ces hommes,
citées ci dessus, sont considérés au yeux
des générations nouvelles comme des complices/témoins
qui devraient être convoqués par la Justice en tant
que tels, pour les entendre sur les crimes qui ont été
commis alors qu´ils étaient Ministres, Généraux,
Hauts-fonctionnaires de l'État ou même Directeurs
de Cabinet de Gouled comme l'a été Ismaël Guedi
pendant plus de 19 ans.
La question
que nous posons au Rédacteur du journal la Liberté
est :
A qui s'adresse
votre appel du 21 mars 2001 paru dans le numéro 40 ?
S'adresse-t-il
à ces collaborateurs de Gouled qui ont du sang sur leurs
mains et qui se sont enrichis avec les deniers publics pendant
l'exercice de leurs fonctions de Ministre ou de Général
?
Ou votre appel
s'adresse-t-il aux nouvelles générations nées
après 1950 et même 1960 et qui ont effectué
des Études de Droit dans les Universités et qui
n´ont pas de casseroles attachées à leurs
vêtements ?
Nous voudrions
vraiment savoir à qui s'adresse votre appel et vos propositions.
_________________________________________________________
Réponse
de Jean-Loup SCHAAL
Vous avez
tout à fait raison de poser la question.
Je peux vous assurer que cet article ne s'adressait à aucune
personnalité ni à aucune génération
en particulier, mais bien à tous les djiboutiens qui estiment
faire partie de l'opposition. Comme vous le savez au sein de
l'ARDHD, nous ne privilégions aucun parti, ni aucune personne,
du moment qu'il s'agit d'opposants véritables au régime
de Guelleh.
Simplement,
j'espère que ce texte pourra inciter des hommes et des
femmes à se lever et à faire quelque chose ....
pour sortir de la situation actuelle.
Vous, les
jeunes, vous semblez avoir des raisons légitimes pour critiquer
les personnalités que vous citez dans votre lettre (
Ces personnalités peuvent vous répondre, si elles
le souhaitent. Il suffit qu'elles nous envoient leur texte pour
qu'il soit publié dans les meilleurs délais. Leur
réponse ne pourrait qu'être constructive).
Si les jeunes générations ont envie d'agir et cela
me semble absolument normal et constructif, elles doivent aussi
travailler dans ce sens et mettre en oeuvre tout ce qui est souhaitable
pour assurer un meilleur destin au pays et à leurs concitoyens.
On ne peut plus se contenter dans le climat actuel de regarder
les trains qui passent. Il faut agir ....
On ne nous
a peut-être pas informé des travaux qui pourraient
être en cours de réalisation dans les partis politiques
et associations ... mais pour le moment, nous ne voyons rien qui
avance : que ce soit du côté de ceux que vous qualifiez
d'anciens ni de celui des jeunes ..... à part quelques
fervents supporters de Guelleh qui donnent malheureusement l'impression
d'être les plus actifs : mais il faut reconnaître
qu'ils sont grassement payés pour cela !
La bonne gouvernance
d'un pays a besoin aussi de se nourrir d'expériences et
de savoir-faire : dans ce cadre uniquement, je me permets d'ajouter
que les anciens, même s'ils n'ont pas toujours été
parmi les plus vertueux, seront nécessaires pour
apporter des conseils et éviter des erreurs parfois lourdes
de conséquence.
Mais tant que l'opposition (quelle qu'elle soit) ne bouge pas
et ne produit rien de façon concertée et organisée
avec un objectif précis et défini, Guelleh peut
continuer tranquillement son chemin ... acheter des armes et se
remplir les poches avec l'argent des djiboutiens ....
Qu'en pensez-vous
? c'était la motivation de ce que vous qualifiez généreusement
"d'appel ...."
________________________________________________________
Réponse
de notre lecteur :
Je suis tout á fait d´accord avec vous et ce que
nous voyons aujourd'hui, c'est une opposition paralysée
et neutralisée qui ne dispose que d'une marge de manoeuvre
très limitée. Les sympathisants (espions) d´IOG
sont infiltrés dans tous les Conseils de direction des
Partis politiques, ce qui permet à IOG de suivre les mouvements
de chacun ..... et même d'anticiper.
En ce qui
concerne les jeunes Djiboutiens opposants et ayant des idées
'fraîches', ils ne pourront jamais percer à Djibouti
... Les hommes dont j´ai cité les noms :
1- sont des
obstacles incontournables à un éventuel rajeunissement
des cadres de leurs partis,
2- tiennent
les moyens économiques et ils pourront s'opposer à
l'émergence d'hommes nouveaux et des jeunes. Jamais ils
ne les laisseront participer à la direction de leurs partis
respectifs,
3 - bien qu´ils ne soient pas dans le gouvernement, influencent
et manipulent les membres de leurs clans respectifs et ce sont
eux qui organisent / financent des réunions coûteuses,
4- appartiennent à l´histoire de Djibouti et IOG
qui le sait très bien, les laisse agir afin qu'ils barrent,
consciemment ou non, la route aux jeunes porteurs d'idées
nouvelles et capables de sortir le pays de la crise, mais aussi
de le mettre à la porte ...
Il faudra
attendre que ces gens sortent du circuit pour que les jours d'IOG
soient véritablement comptés. C´est pour cette
raison, que même IOG s'oppose farouchement à l'arrivée
de nouveaux venus sur la scène politique. Il préfère
certainement avoir pour adversaires des hommes affaiblis psychologiquement
et physiquement, que des innovateurs.
________________________________________
En conclusion
:
Nous sommes
impressionnés par le niveau de maturité politique
des jeunes générations de djiboutiens, obligés
de s'exiler pour finir leurs études et pour trouver du
travail. Ils ont une vision claire de leur pays auxquel ils sont
toujours très attachés. En publiant cet échange,
volontairement provocateur, nous avons la certitude que leurs
positions et que leurs interrogations doivent non seulement être
connues mais surtout prises en compte pour l'avenir de Djibouti.
Les partis d'opposition, qui sont plutôt malmenés
dans ces avis, devraient prendre conscience des attentes des jeunes
et, pourquoi pas, organiser des échanges et une collaboration.
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25/03
Hommage au travail de la LDDH et de son Président
Mes salutations
et mon profond respect vont à la LDDH et en particulier
à son président "J.P.III". Que cette association
défende inlassablement tous ceux qui sont bafoués
dans leur droits, écrasés par le système,
sans distinction de race ou de tribu, mérite ladmiration
de tous ceux qui sont épris de liberté, égalité,
paix (devise de notre pays) et jajouterai de justice.
La LDDH na-t-elle
pas relaté sans état dâme sa visite
au Nord en compagnie dobservateurs étrangers, ce
qui, si ma mémoire est bonne, aurait engendré la
vive réprobation du commissaire du coin dont les écarts
de langage étaient pour le moins inélégants.
Na-t-elle
pas dénoncé labus de pouvoir de hauts dignitaires
de lEtat confisquant sans raison les passeports des membres
de lopposition dont Moumin Bahdon, Maitre Aref, etc
Na-t-elle
pas informé sur la façon pitoyable dont certains
juges rendent justice alors quils ont juré sur le
Coran et devant les hommes daccomplir leur fonction en leur
âme et conscience?
Na-t-on
pas voulu lintimider quand une grenade a été
lancée au domicile du Président, blessant grièvement
un pauvre malheureux passant?
Na-t-elle
pas, dans la logique de sa mission, demandé dans un premier
temps des conditions dincarcération décentes
pour ceux accusés du coup détat de décembre,
puis lévacuation sanitaire du Général
Yacin dans un but strictement humanitaire?
Et là,
je leur tire mon chapeau et suis obligé de reconnaitre
lintégrité morale de ces personnes, car je
suis sûr, Yacin et peut-être les autres ne les ont
pas épargnés quand ils étaient en poste,
super galonnés et au service de "lAmi de 40
ans", pour ne pas dire son clône.
Je ne puis
citer tout le travail accompli par cette association humanitaire,
la liste serait exhaustive.
Et je viens
de prendre connaissance grâce au site Liberté que
le Ministère de LIntérieur ne veut pas leur
reconnaitre un statut officiel. Les choses étant ce quelles
sont chez nous, il y a peu de chance que la Justice honore, que
dis-je? daigne considérer leur requête.
Moi qui suis
à lextérieur et qui peux penser librement,
jaimerais interpeler tous ceux qui font du zèle et
leur dire: "Frères et soeurs obéissant aveuglément
á des ordres illégaux, injustes, anti-constitutionnels,
criminels, noubliez pas que vous ne savez pas ce que vous
réserve lavenir". Un proverbe anglais dit: "What
goes around, comes around", en dautres termes, "Qui
tue par lépée, périra par lépée".
Qui simaginait
que le général Yacin qui a envoyé tant de
personnes à Gabode souvent en outrepassant les droits que
lui octroyait sa fonction, finirait un jour par être honorable
locataire dune de ces sinistres geôles, en très
mauvais état de santé de surcroit?
Qui sait si
demain la LDDH ne devra pas encore prendre son bâton de
pélerin, envers et malgré tout et défendre
les droits humanitaires de Abdallah Miguil, Djama (procureur)
peut-être même de
Ismaël Omar???
Je souhaite
bonne continuation à la LDDH. Dieu vous aide,
Celui qui
na pour richesse que son coeur à donner, ne souffrira
jamais car Dieu sera à ses côtés pour le remercier
et le recevoir dans son Royaume.
"2
ans, ça suffit ; Ismael Démission".
P.S.: Il
parait que IOG dans sa grande mansuétude aurait octroyé
généreusement 2 mois de sursis ou de survie à
sa cohorte dhyènes prédatrices pour achever
leur sale besogne jusquau 2e anniversaire de son hold up
électoral. Pourquoi le peuple à cette occasion ne
signifiérait-il pas à notre illustre savant autodidacte,
prédateur en chef daccompagner ses acolytes?
Après
tout, le fameux Milosovitch, élu du peuple serbe, a été
remercié par les siens au simple cri de: "Il est foutu".
Aussi,
Citoyens Djiboutiens, entonnons en choeur avec laide dAllah:
"2 ans, ça suffit ; Ismael Démission".
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Note
de l'ARDHD : Nous publions ce commentaire d'un lecteur, car il
est juste que chacun puisse donner son avis. C'est de la diversité
que surgit l'équilibre ... Mais le rôle de notre
journal est de relater en priorité les faits ; il n'est
pas de s'apesantir pour faire le procés ou dresser l'éloge
d'une personnalité en particulier. C'est la raison pour
laquelle, sauf nouvelle d'actualité, nous ne publierons
plus vos commentaires sur la personne de M. Dini. L'essentiel
nous semble avoir été écrit... Nous espérons
que M. Dini ait pu lire les messages que vous lui avez adressés.
Il y aura certainement trouvé des enseignements et des
propositions constructives.
25/03
DINI, victime ou responsable
Je voudrais
réagir aux critiques contre la personne de M. Dini. Car,
certains semblent avoir oublié le passé courageux
et exceptionnel de cet homme qui mériterait de recevoir
beaucoup plus qu'il n'a reçu à ce jour.
Oui, Dini
a la stature d'un homme d'État. Seule son intégrité
et sa tolérance lui ont caché la face hideuse de
son soit-disant ami Gouled. Même si j'adhère et si
je souscris presque entièrement a la colère de la
jeune génération d'Afars, je les met en garde contre
une dérive
ethnique dangereuse car nul ne pourrait dire jusqu'où elle
peut nous conduire.
La révolte
est mille fois légitime et le constat accablant de la gestion
de notre pays est une gifle portée au visage de ceux qui
soutiennent encore le régime des Guelleh. Cependant, de
là, à dire que Dini porte l'entière responsabilité
de tout, est, à mon avis, le fruit d'une exagération
difficilement acceptable.
Les détracteurs
de Dini doivent retourner la bobine du film de l'histoire de Djibouti
et passer au ralenti la période de 1960-1978. Tout d'abord
Dini a fait preuve d'un courage inimaginable en se ralliant au
LPAI dans une période ou une partie même de son peuple
se rangeait derrière Aref. Il a pris ce qui lui semblait
être le meilleur chemin et il a voulu appliquer ses idées
car il pensait qu'elles seraient bénéfiques pour
la société.
Malheureusement, ses principaux partenaires étaient des
personnages peu fréquentables. Dini a compris que la réconciliation
ethnique était au bout du chemin de l'indépendance.
Pendant ce temps, Aref devenait anachronique ; Il était
persuadé du fait que même la France ne voulait pas
l'indépendance.
Dini était
a la croisée des chemins. Le choix qui s'offrait à
lui, quoique simple en apparence, était en fait un véritable
dilemme :
- ou s'associer
avec Aref et marginaliser les Somalis afin de créer un
pouvoir Afar,
- ou parier
sur Gouled, pour chercher la réconciliation ethnique et
créer le pays.
Les deux choix
avaient chacun leurs inconvénients.
En premier lieu, s'associer avec Aref ne garantissait pas le succès
de son ethnie. La France avait déjà décidé
de se débarrasser de Djibouti quelle que soit la méthode.
Ali Aref n'avait pas ménager non plus les Somalis. Sa répression
plus spécialement envers les Issas avait suscité
des fortes réactions de rejet (et c'est un euphémisme)
chez ces derniers comme sur la scène internationale où
son image était celle du collaborateur des colons.
Dans maintes
reunions internationales, la délégation d'Aref fut
mise à la porte et elle fut remplacée par celle
conjointe du FLCS et LPAI. En un mot, Aref a commis l'erreur d'offrir
les Somalis au LPAI sur un plateau d'argent.
En second
lieu, Gouled et le LPAI jouissaient d'un support inconsteté
; il faut préciser qu'ils avaient à leur service
tout l'appareil diplomatique de la République de Somalie.
Dini, s'est fait avoir comme nous tous, par Gouled. Le rejet du
système était tel (en parti à cause d'Aref)
que tout le monde s'était accordé sur le fait que
l'indépendance avec le LPAI était la meilleure des
solutions.
Maintenant
la question revient vers nous et vers les historiens. Qu'est-ce
qu'un autre Afar aurait fait a la place de Dini ? Qu'aurait-été
la décision à prendre, qui même si on accepte
le sectarisme, aurait garanti la paix et la prospérité
dans les conditions de ces années là. Où
était la voie médiane entre le système Aref
répressif et voué a l'échec et le système
pernicieux de Gouled ?
Le passé
est le passé et on ne peut rien faire pour le changer.
Par contre l'avenir est devant nous et les prochaines générations
pointes déjà du nez avec leurs questions pertinentes
et dérangeantes. Qu'est-ce qu'on leur met sur la table
?
Qu'est-ce qu'on leur répond : les armes et les couteaux
!
A mon avis, la guerre n'a jamais été une solution
et choisr une solution alternative ne veut pas dire se soumettre.
La troisième voie est un équilibre fondé
sur l'adhésion populaire la plus large possible. Une adhésion
qui transcenderait les ethnies, qui serait accompagnée,
si possible par des mouvements de foule, avec montée en
puissance progressive de l'agressivité.
Ces mouvements devront être dirigés par des leaders
charismatique et multi-ethniques, qui sauront s'unir et agir dans
le même sens. Des leaders, qui auparavant passeront un contrat
clair et compréhensible avec le peuple, afin que chacun
puisse s'y reconnaître et adhérer.
Xagu, nabad
A.I
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29/03
Y-A-T-IL UN JUGE HALPHEN A DJIBOUTI ?
Je me prends
à rêver du jour où un magistrat djiboutien
- Le terme de magistrat est complètement inapproprié
à l'heure actuelle à Djibouti, il s'agit plutôt
de larbins de la Présidence car plus portés vers
une culture de la soumission que vers une culture de la liberté
- commencera à demander des comptes à nos ventripotents
responsables politiques sur leur gestion criminelle et maffieuse
du pays.
Après
un bref passage en revue de la "fidèle et honorable
famille judiciaire "djiboutienne, je ne vois aucune de ces
personnes dotée des traits de caractère qui font
un bon magistrat (intégrité, indépendance
et professionnalisme etc..) . Je ne vois ni Mme ABEBA, ni M. Abdourahman
Cheikh, ni SAAD, ni Warsama, ni le Procureur Djama Souleiman,
etc ... ni personne pour acquitter de cette mission qui serait
plus que salutaire et même
sanitaire pour le bon fonctionnement de nos institutions et de
notre pays en Général.
Il ne s'agit
ni d'un scoop, ni d'un secret d'État quand on affirme que
la République est en état de décomposition
avancée. L'État a disparu pour faire place à
une poignée de dignitaires qui a trusté tous les
rouages du pouvoir. La parfaite illustration de cette situation,
c'est la filialisation de l'appareil judiciaire au profit de la
Présidence. En effet, dans les affaires dites sensibles
(comprendre affaire politique), les magistrats (siège et
parquet) attendent les instructions du grand Manitou pour orienter
leurs réquisitions et leurs décisions. C'est une
conception et une pratique très Guelléenne du fonctionnement
de la justice.
A défaut
de pouvoir inverser le cours des événements, il
n'aurait pas été pas très déshonorant
pour ces Magistrats de jeter leur robe à la figure des
dignitaires du régime d'IOG pour qu'ils rendent directement
la justice selon leur conception du droit et surtout selon le
"Code d'Honneur" qui gouverne leur corporation maffieuse.
Encore une
fois, je constate depuis quelques années que ces gens n'ont
pas les qualités et les traits de caractères nécessaires
pour exercer ce métier. Je sais qu'il est plus confortable
de courber l'échine quand le vent se fait violent que de
résister au risque de casser. Il est encore plus confortable
de courber l'échine quand on peut au passage, multiplier
par 5 ou par 10 son salaire de magistrat. C'est ainsi que certains
magistrats sont devenus de bons rentiers du système (propriétaire
de biens immobiliers qu'ils n'auraient
jamais pu acquérir avec leur traitement) .
Le plus malheureux,
c'est le discrédit qui est jeté sur cette profession.
La corruption est devenu la règle et l'intégrité
l'exception. les rares magistrats qui ont essayé de faire
de la résistance ont été professionnellement
détruit ou en dû quitter leur métier et forcément
le
pays. En effet, on ne pouvait être qu'avec ou contre ce
fonctionnement douteux de la justice. Et quand on était
contre, on avait plus sa place au sein de cette "honorable
famille".
Quand un djiboutien
souhaite évoquer les magistrats, il parle des voleurs !
Ainsi, il n'est pas rare de voir le Procureur ou tel autre magistrat
faire le tour des commerçants pour prélever sa dîme.
Ils ne savent pas qu'à trop abuser, ils vont finir par
tuer - si ce n'est déjà fait, lorsqu' on voit la
mort lente mais certaine d'une très grande partie du commerce
à Djibouti - la poule aux ufs d'or !
Il eut été
utopique de voir un îlot de justice propre dans un océan
nauséabond de corruption, de clientélisme, de tribalisme
et d'incompétence, institué en mode normal de gestion
de la chose publique.
Je continue
quand même à rêver d'une justice propre car
c'est la clé de voûte de tout bon système
démocratique qui se respecte.
FREEMAN
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