NOUVELLES
BRÈVES ET REVUE DE PRESSE
LA
LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 24/03/2001
DJIBOUTI - Un jugement
sans appel de la CISL
A l'issue d'une mission effectuée à
Djibouti du 9 au 13 mars conjointement avec le Bureau international
du travail (BIT), la Confédération internationale
des syndicats libres (CISL) a condamné "l'attitude
déplorable" du gouvernement djiboutien en matière
de droits syndicaux. (...). [Total : 183 Mots
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Les chefs de faction somaliens annoncent
un front commun contre le GNT
ADDIS ABEBA, 22 mars (AFP) - Des chefs de factions somaliens ont
annoncé jeudi à Addis Abeba la création d'un
front commun, nouveau revers pour le gouvernement national de
transition (GNT) installé à Mogadiscio, où
le bureau du Premier ministre a été la cible d'une
attaque.
Après
plus de deux semaines de négociations dans le sud éthiopien,
ces chefs de clans opposés au GNT sont parvenus à
se mettre d'accord sur la composition d'un conseil somalien de
réconciliation et de restauration (CSRR) chargé
de préparer une nouvelle conférence de réconciliation.
Le
conseil, qui a un mandat de six mois et dont la présidence
est tournante, est pour l'instant présidé un chef
de guerre de Mogadiscio Hussein Mohamed Aïdid.
"Nous
appelons tous les mouvements politiques en Somalie, le groupe
d'Arta (GNT), la société civile, les dirigeants
religieux et claniques, le monde des affaires et la diaspora à
nous rejoindre pour une conférence nationale de réconciliation
immédiate et inconditionnelle", destinée à
établir un gouvernement national "représentatif
et à base large", ont affirmé plusieurs chefs
de guerre dans un communiqué lu à la presse par
Hussein Aïdid.
Cette
conférence doit se tenir dans les six prochains mois.
"Nous
appelons notre frère (Aboulkassim) Salat Hassan et les
membres du groupe d'Arta à se joindre à nous (...)
mais pas en tant que gouvernement, en tant que groupe", a
souligné Hussein Aidid en déclarant à l'AFP
"soutenir un système fédéral" pour
son pays.
"Nous
appelons la communauté internationale, les organisations
régionales et les gouvernements amis à soutenir
notre effort", a insisté M. Aïdid. "Le CSSR
reconnaît qu'une partie de la responsabilité pour
l'échec passé des nombreux efforts de réconciliation
se trouve chez nous".
Désigné
en août lors d'une conférence de réconciliation
à Arta (Djibouti) destinée à mettre fin à
dix ans d'anarchie et de luttes entre clans rivaux en Somalie,
le président Salat est soutenu par la communauté
internationale mais n'est pas reconnu par la plupart des chefs
de faction et des leaders régionaux du pays.
Le
CSRR est co-présidé par Hassan Mohamed Nur, dit
Chati Gudud, chef de l'Armée de résistance Rahanwein
(RRA) qui contrôle Baidoa (sud), le général
Aden Abdulahi Nur "Gabyow", commandant du Mouvement
patriotique somalien, un groupe armé Ogaden de la région
de la Juba, Hilowle Iman Omer un proche du chef de guerre de Mogadiscio
Musa Sudi Yalahow et Abdullahi Cheikh Ismail, président
du mouvement national du sud de la Somalie (SSNM).
Mowlid
Maan Mahmoud, l'un des leaders de la communauté bantoue
somalienne, en est le premier secrétaire.
"Nous
ne sommes pas un gouvernement, nous ne remplaçons pas ceux
qui prétendent être un gouvernement mais nous voulons
un solide, ferme, représentatif gouvernement national une
fois pour toutes", a déclaré Yousouf Omar al-Azhari,
conseiller du "président" de la région
autonome auto-proclamée du Puntland (nord-est) Abdullahi
Youssouf Ahmed, qui était lui-même présent
à la conférence de presse.
L'annonce
de cet accord constitue un revers pour le GNT qui peine à
imposer son contrôle sur Mogadiscio. Trois civils ont été
tués jeudi dans une attaque lancée contre l'hôtel
Ramadan, où vivent et travaillent le Premier ministre Ali
Khalif Galaydh et plusieurs parlementaires.
Selon
un témoin, l'attaque a été lancée
par plusieurs hommes armés se trouvant dans un pick-up
monté d'une pièce d'artillerie appartenant à
Mohamed Omar Habeb, un député opposé au GNT.
Des
balles sont entrées dans le bureau du Premier ministre,
qui n'était pas présent, a constaté un correspondant
de l'AFP.
Par
ailleurs, un civil et un milicien ont été tués
dans le nord de la ville lors d'une fusillade entre policiers
et partisans du chef de faction Musa Sudi, ont indiqué
des voisins.
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ADI/DJIB/872/309
MOTS
27/03
Tuerie et prise dotages dans lattaque du siège
de MSF à Mogadiscio
DJIBOUTI
(ADI) - 27 mars - Une vingtaine demployés humanitaires,
notamment des expatriés occidentaux opérant pour
le compte de Médecins Sans Frontrières (MSF) sont
portés disparus après lattaque mardi du siège
de lONG internationale dans un quartier de la ville de Mogadiscio
en Somalie, annonce lAgence Djiboutienne dInformation.
8
somaliens ont trouvé la mort dans cet incident qui a eu
lieu au moment où le siège de MSF recevait des représentants
dagences de lONU, dans le cadre des efforts menés
par Médecins Sans Frontière en faveur des mères
et des enfants en bas-âge, à Mogadiscio.
Interrogé
sur les ondes du service somali de la BBC, le représentant
de lOrganisation Mondiale de la santé (OMS) à
Mogadiscio M Abdourahman Assir Ali , membre de la délégation
onusienne qui rendait visite à MSF, a indiqué que
lassaut avait été déclenché
alors que le personnel de MSF et la délégation de
lONU se mettaient en route pour rendre visite à un
centre de maternité.
Selon
la BBC, lattaque aurait été perpétrée
par des miliciens du chef de guerre Moussa Soudi dit Yalhow dont
les partisans affirment avoir capturé un certain nombre
dexpatriés travaillant pour MSF.
Le
rédacteur en chef dun journal publié à
Mogadiscio M. Hassan Mahamoud, a indiqué au service somali
de la BBC quil avait rencontré 5 expatriés
de MSF (3 Espagnols, 1 Américain et 1 Anglais) qui se trouveraient
« sous la protection de M Abdourahman Mohamed Djimaleh,
responsable dune milice somalienne établie à
Mogadiscio».
Les
vigiles privés assurant la sécurité de MSF
ainsi que des éléments de la police de lAutorité
Intérimaire de Somalie dépêchés en
renfort sur les lieux nont pas réussi à mettre
en échec lopération des miliciens qui ont
pris pour cible le siège de lONG occidentale.
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mercredi
28 mars 2001, 14h31
Mogadiscio
reste un casse-tête sécuritaire, malgré la
nouvelle police.
(Le
groupe 'dit d'Arta' serait incapable de tenir la ville .....)
NAIROBI,
28 mars (AFP) - L'organisation d'une escorte privée choisie
dans un labyrinthe de sous-clans et de factions reste un casse-tête
incontournable pour tout expatrié à Mogadiscio,
malgré la création récente d'une police dans
la capitale somalienne.
Travailleurs
humanitaires, hommes d'affaires ou émissaires politiques,
les étrangers représentent une cible de choix pour
des miliciens en quête de rançon ou des factions
désireuses de faire savoir qu'elles contrôlent une
partie de la ville.
Il
y a trois ans, il fallait litéralement changer d'escorte
en passant d'un fief de chef de clan à un autre.
Aujourd'hui,
le gouvernement national de transition (GNT), mis en place à
l'automne, a créé, pour la première fois
en dix ans, une force de police de 2. 500 hommes. Mais elle ne
contrôle pas toute la ville et fait face à l'hostilité
de trois importants chefs de faction, Musa Sudi Yalahow, Mohammed
Hussein Aïdid et Osman Hassan Ali "Ato".
"Toutes
les agences emploient leurs propres gardes armés, qui ont
leurs armes et leurs véhicules", a expliqué
à l'AFP un travailleur humanitaire à Nairobi qui
a requis l'anonymat.
"Suivant
les conditions de sécurité, elles augmentent le
nombre de gardes et de voitures".
Principe
de base, selon lui : "la ville est divisée en différentes
zones. Il faut être sûr de ne pas être attaqué
donc avoir des représentants de chaque clan dans son escorte".
Ensuite, vient la question de la fidélité de ces
gardes, attachés à leur employeur par un salaire
bien supérieur à ceux proposés dans la capitale.
Médecins
sans Frontières (MSF), qui dispose en permamence d'expatriés
à Mogadiscio, a ses propres gardes, au nombre d'une dizaine,
et fait appel à une escorte armée supplémentaire
si nécessaire pour ses déplacements, indique un
membre de l'ONG à Nairobi
"A
l'intérieur de cette équipe, nous avons gardé
un équilibre entre les clans, mais la situation évolue
tout le temps et le poids de chaque clan change à chaque
fois", explique ce responsable de MSF.
Quant
aux visiteurs occasionnels, journalistes, hommes d'affaires ou
diplomates, il leur en coûte au minimum 100 dollars par
jour pour disposer d'une voiture et de deux gardes armés.
Souvent
confrontés à des revendications de groupes mécontents
d'être écartés du juteux "business"
de la sécurité des occidentaux, les organisations
humanitaires doivent également faire face à une
situation délicate avec un gouvernement non reconnu par
tous.
"Pour
avoir accès à un maximum de Somaliens et les aider
au mieux, comme le gouvernement n'est pas accepté par tous,
nous n'avons pas signé d'accord avec lui en tant que gouvernement",
affirme MSF, insistant sur la nécessité d'une neutralité.
Pour
les Nations unies, c'est plus difficile. L'ONU a officiellement
reconnu les institutions de transition issues de la conférence
d'Arta (Djibouti), mais ses agences humanitaires continuent à
tenter de travailler dans tous les camps.
Il
y a deux semaines, lorsque David Stephen, représentant
représentant spécial pour la Somalie du secrétaire
général de l'ONU Kofi Annan, s'était rendu
à Mogadiscio, il avait circulé dans la ville avec
une triple escorte : de l'ONU, de l'hôtel où il résidait
et de la police, avait constaté un journaliste de l'AFP.
Même
ainsi gardé, il ne s'était pas rendu dans certaines
zones.
Les
explications divergent sur les raisons de l'attaque mardi, contre
Médecins sans Frontières (MSF) et les Nations unies,
à l'issue de laquelle quatre expatriés de l'ONU
sont toujours mercredi aux mains des hommes de Musa Sudi.
Pour
certains, il a été provoqué par une erreur
commise dans la composition clanique de l'escorte onusienne, qui
s'était opposée lundi lors d'un premier incident
avec les miliciens de Musa Sudi.
Mais
pour d'autres humanitaires, qui ont demandé à ne
pas être cités, il s'agit avant tout d'un geste politique,
destiné à montrer que le GNT ne contrôle pas
la ville.
"Le
groupe d'Arta est incapable d'assurer la sécurité"
à Mogadiscio, s'est ainsi empressé de déclarer
mercredi à Addis Abeba Hussein Aïdid, nouveau président
d'un front regroupant les opposants au GNT.
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mercredi
28 mars 2001, 19h14
Le sommet arabe déçoit malgré l'appel à
intégration économique
AMMAN,
28 mars (AFP) - Les dirigeants des 22 membres de la Ligue arabe
ont adopté mercredi des décisions modestes ouvrant
la voie à une intégration économique, mais
n'ont pas fixé de date limite à ce projet.
A
la clôture d'un sommet ordinaire à Amman, ils se
sont engagés à se retrouver dans sept mois au Caire
à l'invitation du président égyptien Hosni
Moubarak pour un "sommet économique" afin d'élaborer
leurs stratégies.
"Nous
saluons la proposition égyptienne d'accueillir le premier
sommet économique arabe, en novembre 2001 au Caire avec
la participation de représentants des gouvernements, du
secteur privé et d'institutions régionales et internationales",
ont-il dit dans leur résolution finale.
Mais
ceux qui attendaient des résultats concrets étaient
déçus, les dirigeants ayant passé le plus
clair de leur temps au cours de deux jours de délibérations,
à tenter de régler la question Irak-Koweit.
"Il
n'y a aucun engagement pratique, seulement des généralités.
Le problème est comment concrétiser", a indiqué
l'économiste jordanien Fahed Fanek à l'AFP.
"Des
mots comme accélérer, réduire, fusionner
sont intéressants. Nous sommes habitués dans le
monde arabe à ce qu'ils ne figurent que sur le papier",
a souligné cet économiste.
Sept
résolutions à caractère économique
ont été adoptées par le sommet sur les 52
points de la résolution finale.
"Nous
prendrons les mesures nécessaires, en tenant compte des
circonstances de chaque pays, pour accélérer la
finalisation du projet de création de la zone franche arabe",
selon la déclaration finale du sommet.
Les
dirigeants arabes ont également décidé "dans
l'immediat de supprimer les barrières douanières",
qui entravent le développement du commerce interarabe qui
ne représente que 8% du total de leurs échanges.
Le
sommet a également décidé la création
d'une union douanière arabe, le développement du
transport, des télécommunications et de l'information
technologique.
L'objectif
à long terme est d'appliquer une décision prise
au sommet arabe de 1996 d'établir une zone franche arabe
vers 2007 pour faire face aux défis de la mondialisation.
Plusieurs
ministres de l'Economie et de l'Industrie espéraient vendredi
que leurs dirigeants ramènent cette date à 2005.
Mais
aucun délai limite n'a été fixé en
dépit des appels pressants lancés par plusieurs
dirigeants arabes, notamment par l'hôte du sommet, le roi
Abdallah II de Jordanie.
"Les
développements dans le monde font apparaître plusieurs
défis, dont l'émergence de blocs économiques,
qui visent (...) à servir leurs intérêts",
a indiqué le roi Abdallah à l'ouverture du sommet
mardi.
"Il
est impératif de constituer un rassemblement intégré
capable de s'adapter à ces développements",
a-t-il dit.
Le
président Moubarak a indiqué qu'il était
important de renforcer les liens entre les pays arabes par des
projets d'infrastructure, comme les projets de liaison du réseau
électrique ou gazier.
Début
mars, la Jordanie et la Syrie avaient connecté leur réseau
électrique avec l'Egypte dans le cadre d'un programme régional
d'intégration et les trois pays ont finalisé un
accord d'un milliard de dollars pour fournir du gaz au Liban.
M.
Fanek a qualifié ces initiatives de "bons signes",
mais restait sceptique quant à l'adoption de mesures concrètes.
"Mon
souhait était qu'ils décident la libre circulation
des citoyens arabes. Les Européens et les Américains
voyagent facilement dans nos pays mais les Arabes doivent attendre,
parfois des mois, pour obtenir un visa", a-t-il dit.
La
proposition de libre circulation entre les pays arabes a été
discutée mais elle a été rejetée pour
des "raisons de sécurité", a-t-il ajouté.
"Les
dirigeants arabes se font confiance mais n'ont pas confiance en
leurs peuples", a-t-il conclu.
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