NOUVELLES
BRÈVES ET REVUE DE PRESSE
A
lire dans LOI cette semaine
LA
LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 31/03/2001
La vérité si je
mens
Le gouvernement djiboutien fait feu de tout bois pour tenter
daccréditer lidée que ses rapports avec
le Fonds monétaire international (FMI) sont absolument
excellents.
Dans
l'article publié par la lettre de l'océan indien,
le journaliste explique comment La Nation aurait publié
des 'soi-disant' propos du chef de mission du FMI à Djibouti,
très rassurant sur la qualité des relations FMI-DJIBOUTI.
Mais le journal aurait été contraint dans le numéro
suivant de publier une forme de démenti, émise 'en
termes diplomatiques' par l'intéressé.
Dans
les faits, comme nous l'écrivons depuis quelques mois,
le FMI est extrêmement critique à l'égard
de Djibouti, car il ne supporte pas qu'on lui remettre des chiffres
erronnés ou trafiqués. Il manquerait plus de 1,7
milliards de FD dans le bilan remis. Par principe comptable de
base, un bilan doit être équilibré. Vraiment,
seul le système Guelleh est capable d'une telle chose,
que ne ferait pas même un comptable débutant.
Deux
raisons pourraient expliquer cela :
-
l'arrogance de la clique Guelleh, qui a tellement accaparé
le pays, qu'elle ne se rend plus compte des réalités.
Ils considèrent que le pays est à eux et qu'ils
ont le droit de tout faire,
-
l'importance colossale des 'prélèvements'
effectués par les dignitaires et par le Chef de l'Etat
en personne, qui ne pourraient plus être dissimulés
dans la présentation des comptes .....
Enfin
on peut se demander si LA NATION sera condamnée à
une suspension de parution de trois mois pour diffusion de fausses
nouvelles .... (Cf affaire DAF)
A
noter, si l'on accepte les chiffres publiés par LOI, que
1,792 milliards de FD, cela fait 10 millions en US$ ou environ
70 millions de FF : une bagatelle pour une année ! Nous
espérons vraiment avoir commis une erreur de calcul, car
le gouffre serait important et les djiboutiens seraient endettés
pour quelques années .... Avec ce montant en poche (et
probablement transféré partiellement à l'étranger,
le système Guelleh peut voir venir ...).
S'il y avait eu des transferts importants vers des banques à
l'étranger, pour le compte de personnes privées
proches du régime, auraient-ils pu être organisés
par la filiale locale de la Banque française Indosuez-Crédit
Agricole, dont le directeur aurait pu loger l'année dernière
un officier israèlien chez lui ?
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LA
LETTRE DE L'OCÉAN INDIEN # 944 - 31/03/01
DJIBOUTI : La situation se tend
dans le Nord
Selon des informations recueillies par La Lettre de lOcéan
Indien auprès dune source proche du Front pour la
restauration de lunité et de la démocratie
(FRUD) dAhmed Dini, des renforts de troupes gouvernementales
ont été acheminés dans le nord du pays où
sont toujours cantonnés les militants non désarmés
de lancienne guérilla Afar.
Cette
information confirme ce que nous avions déjà annoncé
à plusieurs reprises. D'après LOI, trois personnes
auraient été chargées par IOG de mettre en
place des renforts militaires dans le Nord : le ministre de la
Défense Ougoureh Kifleh, le général Zakariah
Cheikh Ibrahim et Hassan Saïd.
L'article
précise aussi que DINI, inquiet de la situation, se serait
rapprochée de l'Ambassade de France où il aurait
reçu une fin de non-recevoir.
On
peut s'interroger sur cette nouvelle stratégie d'IOG :
il s'agit probablement de peser lourdement sur les négociations
aléatoires (depuis le 7/02/00 !) entre le FRUD et le Gouvernement
pour essayer de forcer DINI à accepter l'inacceptable.
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jeudi
29 mars 2001, 17h58
La guérilla somalienne promet de relâcher les employés
de l'ONU --par Abebe Andualem
ADDIS
ABEBA, Ethiopie (AP) -- Hussein Aidid, à la tête
de la fragile alliance des factions opposées au gouvernement
de transition de Somalie, a affirmé jeudi que les quatre
employés des Nations unies pris en otages mardi seraient
libérés si la sécurité de ses hommes
était garantie pour amener les prisonniers à l'aéroport.
Un Français, un Algérien et deux Britanniques sont
retenus, selon les Nations unies, qui disent être en contact
avec leurs ravisseurs.
Hussein
Aidid affirme que le convoi de onze employés d'organisations
humanitaires a été attaqué en quittant le
bâtiment de Médecins sans frontières à
Mogadiscio parce que la milice locale n'avait pas été
informée de leur présence dans le secteur qu'elle
contrôle. Normalement, les déplacements se font avec
l'accord des milices mais cette fois seul le gouvernement avait
été consulté, a-t-il affirmé, tenant
donc le gouvernement pour responsable. Une bataille entre les
soldats et les milices après l'attaque a fait 14 morts.
Les
sept autres étrangers avaient réussi à fuir.
Cinq sont arrivés mercredi soir à Nairobi, au Kenya.
Les
quatre otages sont en bonne santé et s'envoleront pour
Nairobi dès que possible. ''Ils sont entre de bonnes mains,
bien nourris et protégés'', a-t-il ajouté,
précisant que les barrages et les mouvements des troupes
gouvernementales empêchaient le transfert des captifs par
les milices de Musa Sude Yalahow. Ce dernier, qui se trouvait
avec Hussein Aidid à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne,
n'a rien dit à la presse.
Hussein
Aidid affirme que le gouvernement ne contrôle qu'une petite
enclave à Mogadiscio et l'alliance des factions le reste
du pays. La Somalie est toujours en proie à la guerre depuis
le renversement du dictateur Mohamed Siad Barré en 1991,
après lequel les factions armées se sont retournées
les unes contre les autres. La plupart d'entre elles rejettent
le gouvernement de transition mis en place en août à
Djibouti par un groupe de dirigeants locaux et d'hommes d'affaires
influents, et se sont réunies en Ethiopie pour composer
un cabinet concurrent.
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1/04
En moyenne : + de 4.600 pages consultées chaque jour !
LA
LIBERTE : UN NOUVEAU RECORD
DE CONSULTATION EN MARS 2001
Nous
avons le plaisir de vous informer du fait que le site ardhd.org
a enregistré un nouveau record de consultation en mars
2001. En moyenne, ce sont plus de 4.600 pages par jour qui ont
été consultées, ce qui dépasse largement
toutes nos prévisions. Citons les pays dont le nombre de
consultations (en %) est le plus élevé : les USA
(*) sont en tête, puis la France, le Canada et Djibouti.
Viennent ensuite la Belgique, l'Angleterre, les pays nordiques
(Suéde, Norvège, Danemark) ; enfin une troisième
catégorie avec l'Allemagne, le Japon, l'Australie, l'Arabie
Saoudite et l'Egypte.
De nombreux services officiels se connectent règulièrement
sur le site : Forces armées, Organisations mondiales, ONG,
Gouvernements et Ministères, Ambassades, etc... Il est
vraissemblable que d'autres services se connectent aussi mais
plus discrètement, avec des adresses anonymes ...
Le
site est désormais la référence internationale
en matière d'information sur la dictature à Djibouti.
La grande fiabilité de nos informations est reconnue de
tous. Nous sommes certains, que ce contre-pouvoir médiatique,
dérange énormément le système Guelleh
et qu'il a contribué à éviter de nouvelles
dérives dans le domaine du Respect des Droits de l'Homme
à Djibouti.
Ce
journal est fait pour nos lecteurs que nous remercions sincèrement
pour leur fidélité. Nos remerciements s'adressent
aussi et tout particulièrement à tous ceux qui nous
envoient des informations pertinentes et vérifiées
et surtout à ceux qui le font à partir de Djibouti
en prenant des risques personnels. Nous félicitons pour
leur travail permanent :
-
l'équipe de Radio-Trottoir qui sait toujours glisser une
pointe d'humour dans ses chroniques,
-
la LDDH qui dénonce courageusement toutes les atteintes
aux Droits de l'Homme et dont les communiqués sont toujours
rédigés en termes mesurés parfaitement adaptés
au contexte et à sa vocation, etc...
Tout
cela nous encourage à poursuivre notre mission et à
continuer la lutte contre la dictature aux côtés
de tous les véritables opposants, et ce, jusqu'au retour
effectif et confirmé de la paix, de la démocratie
et de la justice à Djibouti. Car l'obstination dans ce
domaine est porteuse de succès ...
(*)
les statistiques concernant les USA sont toujours à prendre
avec prudence, car plusieurs organismes (AOL, etc..) ont un accès
à Internet via une adresse référencée
aux USA, même si les utilisateurs sont situés dans
un autre pays.
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30/03
Libération de deux des quatre otages de l'ONU à
Mogadiscio (Extrait AFP)
MOGADISCIO, 30 mars (AFP) - Deux des quatre otages européens,
agents des Nations unies, détenus depuis mardi par des
miliciens à Mogadiscio, ont été libérés
vendredi matin, et les négociations se sont poursuivies
toute la journée pour la libération des deux derniers.
Le
Belge Pierre-Paul Lamotte, 34 ans, de l'UNICEF, et le Français
Mohamed Mohamedi, 30 ans, de l'Organisation Mondiale de la Santé
(OMS), ont été libérés à 10H30
locales (07H30 GMT), et remis à Omar Muhamud Mohamed "Finish",
le commandant par intérim de la faction du chef de guerre
Musa Sudi Yalahow, dont les hommes étaient les auteurs
de l'enlèvement.
Quatre
membres expatriés des Nations unies avaient été
enlevés par les milices de Musa Sudi mardi, lors de l'attaque
des locaux de l'organisation humanitaire Médecins sans
Frontières (MSF), puis séparés en deux groupes.
L'attaque
s'était soldée par la mort de 12 Somaliens, pour
l'essentiel des civils.
Les
deux ex-otages ont été ramenés en milieu
d'après-midi à Nairobi.
Les
Britanniques Bill Condie, 61 ans, et Roger Carter, 41 ans, officiers
de sécurité des Nations unies, sont toujours détenus.
"Les
(deux) otages sont libres de quitter Mogadiscio sans condition.
Ils ont été libérés par notre faction
et ne seront pas remis aux mains du soi-disant Gouvernement national
de Transition (GNT)", a déclaré Omar Muhamud
Mohamed.
Les
deux ex-otages ont été transportés par les
miliciens de Musa Sudi du quartier du nord de Mogadiscio, où
ils étaient détenus, au sud-ouest de la capitale,
près de la Medina, sous contrôle des milices du chef
de guerre.
"Les
otages ont été traités humainement par leurs
gardiens après l'intervention de notre faction en ce sens",
a déclaré "Finish", ajoutant que Musa
Sudi Yalahow avait ordonné lui-même la libération
sans condition des deux otages.
Selon
lui, les ravisseurs avaient agi seuls, de leur propre initiative,
quand ils ont pris les expatriés en otage. "Finish"
a assuré qu'aucune rançon n'avait été
versée.
Musa
Sudi Yalahow est l'un des plus farouches opposants au Gouvernement
National de Transition mis en place en août 2000 à
l'issue d'une conférence de réconciliation nationale
à Djibouti. Le GNT est reconnu officiellement par les Nations
unies comme le gouvernement de la Somalie, qui en était
privée depuis la chute du président Mohamed Siad
Barre en 1991 et livrée, depuis, aux luttes entre chefs
de guerre rivaux.
Mais
le GNT n'a jamais pu asseoir son autorité, en butte aux
principaux chefs de guerre, et ne contrôle qu'une partie
de la capitale. (...)
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29/03
jeudi 29 mars 2001, 17h32 (Extrait d'une dépêche
AFP / Nairobi)
Deux
jours de captivité pour les quatre otages de l'ONU à Mogadiscio
(AFP)
(..)
Les
chefs de guerre réunis à Addis Abeba au sein du
tout nouveau Conseil somalien de réconciliation et de restauration
(CSRR), farouchement opposé au GNT, ont accusé jeudi
ce dernier "d'être responsable" de l'enlèvement.
En leur sein, Musa Sudi est lui-même l'un des opposants
les plus virulent au GNT, mis en place en août 2000 au terme
d'une conférence de réconciliation nationale à
Djibouti, et reconnu officiellement par les Nations unies.
"La
responsabilité de l'incident repose" sur le GNT "qui
a mal orienté la délégation des travailleurs
humanitaires par rapport aux réalités sur le terrain
à Mogadiscio et dans le reste de la Somalie", affirme
dans un communiqué le président du CSRR, le chef
de guerre Mohammed Hussein Aïdid.
"Nous
espérons qu'ils seront libérés le plus tôt
possible", a-t-il ajouté. "Ils sont en de bonnes
mains et bien protégés", a assuré un
autre responsable du CSRR.
"Ils
(GNT) envoient des gens dans des zones où ils n'ont aucune
autorité et aucun contrôle", a précisé
le co-président du CSRR, Hassan Mohamed Nur, dit Chati
Gudud, chef de l'Armée de résistance Rahanwein (RRA)
qui contrôle Baidoa (sud).
Hussein
Aidid a enfin accusé l'actuel Premier ministre du GNT Ali
Khalif Galaydh "d'interférence" dans les négociations
pour obtenir la libération des derniers otages, en soulignant
que "cela pouvait être dangereux pour la libération
des derniers otages".
"Quelle
que soit la raison de cette attaque, cibler des travailleurs humanitaires
impartiaux est totalement inacceptable et les seules victimes
sont les gens que nous essayons d'aider", a estimé
la coordinatrice médicale de MSF pour la Somalie, Elena
Grandio, dans le communiqué annonçant la suspension
de ses opérations.
"Les
victimes du choléra sont désormais en danger de
mort dans le nord de Mogadiscio parce que nos stocks ont été
pillés et nos équipements détruits"
dans l'attaque, a-t-elle ajouté.
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02/04
L'Ambassade de France n'a toujours pas répondu
à la question ouverte
que nous avions posée la semaine dernière, concernant
les mesures que la France comptait prendre en faveur du Général
Yacin Yabeh, à partir du moment où il était
notoire que Guelleh n'avait pas tenu ses promesses.
La
France continue-t-elle à soutenir Guelleh en toutes circonstances
?
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04/04
La France continue à soutenir Djibouti. Après les
versements financiers, elle vient de lui donner 2 vedettes rapides
qui seront utilisées, n'en doutons pas, pour asservir et
opprimer le peuple djiboutien.
Mais jusqu'où ira la France, dans son soutien abusif de
la dictature, de la corruption, des violations des droits de l'homme
à Djibouti (ADI)
ADI/DJIB/898/185
MOTS
La Force navale reçoit
2 vedettes rapides octroyées par la France
DJIBOUTI
(ADI) - 4 avril - La Force Navale de Djibouti a reçu mercredi
2 vedettes rapides octroyées par la France, dans le cadre
de la coopération militaire entre la France et Djibouti,
annonce lAgence Djiboutienne dInformation.
Les
deux vedettes ont été livrées au cours dune
cérémonie officielle de remise, qui sest déroulée
en présence du Chef dEtat Major Général
des Forces Armées Djiboutiennes le général
Fathi Houssein et le Chef dEtat Major de la Défense
le général Zakaria Cheik Ibrahim.
Dans
une allocution prononcée au cours de la cérémonie,
lattaché militaire à lambassade de France
à Djibouti a fait observer que loctroi des deux vedettes
atteste de « la fraternité et lamitié
qui unissent la République de Djibouti et la France ».
En
réponse, le commandant de la Force Navale de Djibouti a
indiqué que la mise à disposition de deux vedettes
permettra à la marine djiboutienne « dêtre
une force efficace et omniprésente au profit de notre République
dont léconomie est largement ouverte sur la façade
maritime ».
ADI-13H30
GMT- 4 AVRIL 2001
Note
de l'ARDHD :
Aux termes du traité de défense qui lie Djibouti
et la France, les forces françaises ont le devoir d'assurer
la sécurité du territoire contre toute intervention
étrngère. Guelleh n'a donc aucun besoin de matériel
militaire pour se défendre contre les puissances étrangères
....
Le
matériel militaire donné à Djibouti a donc
pour vocation dêtre utilisé à l'intérieur
du pays (la France n'ayant pas le pouvoir d'interférer
dans les affaires intérieures ... ce qui reste à
vérifier, car tout le monde sait bien que les militaires
français ont fourni des renseignements importants aux militaires
djiboutiens et qu'ils leur communiquaient les positions du FRUD,
mais c'est un autre débat).
A
l'intérieur du pays, c'est bien beau, mais contre qui ?
Ce ne peut être que contre les djiboutiens eux-mêmes.
Nous félicitons la France qui fait du commerce d'armes
d'Etat et qui fournit au dictateur des moyens honteux pour asservir
encore un peu plus les pauvres djiboutiens, déjà
assommés par les pratiques du système Guelleh. Il
n'est pas exagérré de parler de soutien abusif de
la dictature par la France .
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