AFFAIRE
ADEN ROBLEH AWALLEH, Président du PND
05/04
ALERTE ROUGE A DJIBOUTI
Arrestations arbitraires et suspicion de
torture
APPEL
D'URGENCE POUR OBTENIR LA LIBÉRATION

de
Monsieur Aden Robleh Awalleh,
Président du PND et membre du Haut-Conseil de l'Opposition
Djiboutienne Unifiée.
Le
contexte :
Monsieur
Aden Robleh Awalleh a été arrêté arbitrairement
le mercredi 4 avril 2001 à son domicile. Les forces de
police l'ont directement conduit à la prison de Gabode,
sans même qu'il ne soit entendu par un officier de policier
judiciaire ou par un juge, ce qui confirmerait que la décision
est essentiellement politique ...
Il
a été incarcéré dans la cellule 12.
Arrestation
arbitraire :
Monsieur
Aden Robleh est le président-fondateur du Parti National
Démocratique (PND), l'un des rares partis à avoir
été reconnu par la dictature. Il est membre du Haut-Conseil
de l'Opposition Djiboutienne unifiée (ODU).
Il semble, selon nos informations, que la dictature souhaite l'impliquer
dans l'affaire dite du Café de Paris où un attentat
en septembre 1990 avait causé la mort de plusieurs personnes
dont des français et un enfant. Le procès des accusés
dans cette affaire doit s'ouvrir le 9 avril 2001 à Djibouti.
Bien que mis en cause en France, mais non jugé semble-t-il,
Monsieur Robelh aurait pu être interrogé depuis plusieurs
années par la Justice Djiboutienne, si elle l'avait souhaité.
Depuis plusieurs années, il n'a pas quitté le pays.
Son incarcération, sans aucune audition, quelques jours
avant l'ouverture du procès est très suspect. Elle
pourrait confirmer la décision purement politique d'emprisonner
non pas un accusé dans ce procès, mais tout simplement
l'homme politique d'opposition qu'il est.
Suspicion
de torture :
La
cellule 12 est tristement célèbre, parce que de
nombreuses personnalités y ont été enfermées,
en particulier Me Aref Mohamed Aref, durant les mois de février
et de mars 1999. Cette cellule est en fait des latrines. Elle
mesure 1,5 m sur 1m et le prisonnier ne peut pas s'allonger à
l'intérieur. En dehors du niveau dramatique d'hygiène
que l'on peut imaginer, cette cellule n'a pas de toit, ce qui
fait que le prisonnier est soumis en permanence aux rayons du
soleil, à la chaleur et à la poussière, ce
qui est catastrophique à Djibouti où la température
atteint 40° C (à l'ombre) en cette saison, pendant
la journée.
L'incarcération
dans la cellule 12 a toujours été dénoncée
par de nombreuses ONG internationales incontestables. Les conditions
réservées aux détenus dans cette cellule
sont dégradantes et inhumaines et elles peuvent
être qualifiées d'actes de torture.
Nous avons
eu confirmation que la prison refuse que Monsieur Robleh ne reçoive
aucune nourriture depuis deux jours.
Nos appels :
aux
hommes politiques français et européens
pour qu'ils
interviennent auprès des gouvernements français
et djiboutiens afin d'obtenir la libération immédiate
de Monsieur Aden Robleh, prisonnier politique et qu'il soit mis
un terme définitif aux pratiques barbares qui sont courantes
à Djibouti.
Il est
temps que la communauté internationale et plus spécialement
européenne prenne la véritable mesure de toutes
les violations des Droits de l'Homme qui sont commises chaque
jour par le régime de Monsieur Guelleh :
- tortures dans les locaux de la police et de l'armée,
- assassinats (y compris le possible assassinat d'un juge français)
- viols par l'armée et par la police de femmes et d'enfants,
- spoliation : maisons, terres, etc..
- destruction systématique dans le Nord de villages,
de cheptels, de dispensaires, d'écoles et de point d'eau,
- détournement de l'aide internationale au profit du
dictateur et de ses proches et corruption généralisée
en particulier par les Ministres en exercice,
- organisation d'une situation de terreur contre tous les nationaux
: écoute téléphonique, harcèlement
policier, menaces contre les familles, etc...
aux
ONG
pour qu'elles appuient notre appel et pour qu'elles diffusent
l'information
aux
journalistes et aux média
pour qu'ils relayent nos informations, ce dont nous les remercions
à l'avance
Contact
:
Jean-Loup
SCHAAL
ARDHD - Association pour le Respect des Droits de l'Homme à
Djibouti
Tel ..+ 33 (0)1 46 34 70 70
Fax .+ 33 (0)1 46 34 25 93
Courriel : jlschaal@ardhd.org
Site : http://www.ardhd.org
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PND
PARTI NATIONAL DEMOCRATIQUE
------------
LIBERTE - RESPONSABILITE - SOLIDARITE
------------
B.P : 10204
Tel : 34 21 94
Adresse internet : awaleh@intnet.dj
-------------
DJIBOUTI
-------------
DJIBOUTI, le 4 avril 2001
Monsieur le Président
de la Cour Criminelle
D J I B O U T I
Monsieur le Président,
J'ai bien reçu la convocation que vous
m'avez adressée.
Je ne vous cache pas ma grande surprise quant
à l'objet de cette convocation.
Je ne vois absolument pas les raisons pour lesquelles
vous voulez m'interroger sur cette affaire dite " café
de Paris ".
Pour ma part, je considère que le fait
de m'interroger sur cette affaire constitue en soi un déni
de justice que je ne peux pas ne pas récuser.
En disant cela je me fonde sur les motifs suivants
:
1) je n'ai absolument rien à voir avec
cette affaire étant donné qu'aux moments des faits
je vivais à dix mille kilomètres de Djibouti, lieu
où lesdits faits se sont produits.
2) Cette affaire a fait, pour ce qui me concerne,
l'objet d'une amnistie.
Comme vous le savez, sans doute, l'affaire en
question avait eu lieu en septembre 1990. A cette époque
je vivais en exil en France, exil qui avait commencé le
mois de mai 1986.
Au moment des faits, j'avais été,
injustement d'ailleurs, mis en cause par les autorités
djiboutiennes. Puis-je vous rappeler que j'avais également
été mis en cause pour l'affaire du café "
Historil " et pour bien d'autres choses encore ?
C'est lorsque notre pays s'est résolu,
après une résistance aussi vaine qu'insensée,
à adopter le multipartisme que je me suis décidé
à rentrer au pays.
Je suis arrivé à Djibouti le 13 septembre 1992 et
pour que cela soit possible il a fallu que les autorités
djbitouiennes aient amnistié toutes les poursuites antérieures
à cette date. Voilà la vérité et la
justice.
J'ai l'intime conviction que cette affaire n'est
qu'un prétexte à un règlement de compte politique
dont la cible est l'opposant que je suis.
Il est malheureux que notre pays ne retienne pas
les leçons de l'Histoire. Il devrait savoir que l'ère
des faux procès est bel et bien révolu. Le refus
de toute forme d'expression politique, la dévotion du système
judiciaire au pouvoir politique sont les causes profondes des
tragédies qui ont accablé tant de pays notamment
africains.
C'est dommage, vraiment dommage que notre petit
pays se croit obligé d'emprunter ce système qui
a causé tant de destructions. Si notre pays ne change pas
de cap, il n'y a pas de doute qu'il plongera dans ces tragédies.
La Somalie sur, l'Angola, la Sierra-léone, le Rwanda,
les deux Congo, etc. doivent nous faire réfléchir.
Je suis l'un des pionniers de cette indépendance
qui fait de ce pays ce qu'il est aujourd'hui : un pays libre et
souverain. J'ai l'impression que le régime en place se
montre amnésique quant à la l'Histoire de notre
glorieuse lutte de libération. Si les pionniers de l'indépendance
n'ont ni respect ni considération qu'adviendra-t-il du
commun des mortels ?
Je doute que mon discours attire la moindre attention
de votre part car le système auquel vous appartenez ne
fait guère de place à la raison. Si vous étiez
libre de décider par vous-même en tant que juge je
suis sûr que vous n'évoqueriez même pas, pour
ce qui me concerne, l'affaire dite de " café de Paris
" pour le motif que celle-ci n'est pas une affaire de nature
judiciaire mais tout simplement une machination politique.
Ce que j'ai à dire à propos de l'affaire
en question est contenu dans la présente lettre. Je n'ai
rien d'autre à ajouter.
Le régime peut faire l'économie
d'une mise en scène procédurale ; s'il veut régler
des comptes avec l'opposant que je suis il lui est loisible de
m'enlever en envoyant ses sbires. Auquel cas je me considérerai
comme l'otage d'un clan tribal. Je suis mentalement préparé
à toute éventualité ; ma grande expérience
politique m'enseigne qu'il faut s'attendre à tout de la
part d'une dictature.
La présente lettre sera publiée
si cela s'avère nécessaire.
Veuillez agréer, Monsieur le Président,
l'assurance de ma considération.
ADEN ROBLEH AWALEH
Président du PND
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LA
VOIX AU CHAPITRE : par AÏNACHÉ - le 5 avril 2001
LA
DECRISPATION N'EST PAS A L'HORIZON
Après
ADEN ROBLEH AWALEH Président de P.N.D. à qui le
tour ?
Il faut vivre à Djibouti pour être emprisonné
sans jugement.
Je suis scandalisé
de la manière arbitraire ou a été arrêté
Monsieur Aden Robleh Awaleh, et m'associe à l'appel d'urgence
lancé par l'ARDHD pour exiger sa libération.
Lors du malheureux
attentat de café de Paris qui a causé la mort d'un
innocent enfant de six ans. Autant que je me souvienne Monsieur
Aden Robleh Awaleh vivait à Paris et avait publié
un communiqué dénonçant cette affaire.
Quelques temps après nous apprenions qu'il était
accusé d'être le commanditaire. Alors ! qui croire
?
N'aurait-il
pas été plus simple qu'un juge libre instruise cette
affaire à charge et à décharge, afin de tirer
au clair et apaiser la pauvre famille endeuillée. Par la
même occasion le gouvernement devrait présenter des
excuses à toutes les personnes innocentes raflées
arbitrairement et
torturées. Encore faut-il trouver un juge impartial, digne
de sa fonction pour prendre le dossier en main ? ? ?
Il est malheureux de constater que les Djiboutiens n'ont aucune
confiance en leur justice.
PIEGER
LE POUVOIR
En refusant
de se présenter à une convocation Monsieur Aden
Robleh Awaleh savait parfaitement que de toute manière,
il ne serait pas entendu par une justice libre et que son
audition légitimerait son emprisonnement quasi automatiquement.
En connaisseur avisé de la pratique de notre gouvernement
qu'il est, Monsieur Aden Robleh Awaleh a parfaitement piégé
le pouvoir.
Décidément,
la décrispation n'est pas à l'horizon dans notre
République. Contrairement à ce qui se passe dans
le reste de l'Afrique ou la tentative de démocratisation
se multiplie, voilà qu'on continue à jeter en prison
des hommes politiques. En ce moment, la plupart des Etats
africains se glorifient de ne pas avoir dans leurs prisons des
hommes politiques ou des syndicalistes.
A Djibouti, on se distingue en étant l'exception qui confirme
l'évolution de démocratisation.
AÏNACHÉ
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Représentation du PND en France et en
Europe,
Parti National Démocratique - Djibouti
Mme Saïda Barreh-Falcou
Tel: 01 56 08 12 48
Courriel: flc1@club-internet.fr
Communiqué,
Après avoir été convoqué
par le Président de la Cour Criminelle de Djibouti, le
Président du PND Aden Robleh Awaleh a déclaré
qu'il ne se présenterait pas au tribunal pour les raisons
suivantes :
-Le Président du PND Aden Robleh Awaleh
n'a rien à voir avec cette affaire criminelle étant
donné qu'au moment des faits, il vivait en France, en exil,
de Mai 1986 à Septembre 1992,
-Il a la conviction qu'il ne s'agit que d'un prétexte
à un règlement de compte politique à l'encontre
d'un opposant,
-enfin, il n'y a pas à Djibouti un Etat
de droit digne de ce nom, pouvant permettre de faire la vérité
sur cette affaire: ce pays est dirigé par un chef de clan
tribal Ismaël Omar Guelleh.
Le dictateur a envoyé un commando à
son domicile afin de l'enlever de force. Le Président du
PND a accepté de les suivre jusqu'en prison, dans laquelle
il a été enfermé parmi des criminels de tout
poil. Il y est toujours incarcéré jusqu'à
présent.
La Représentante du PND en France et en
Europe condamne fermement cette acte barbare du régime
djiboutien et demande à la communauté internationale
d'intervenir pour que le Président du PND Aden Robleh Awaleh
soit libéré immédiatement et sans conditions.
La dictature prévoit un soit-disant procès,
à partir du Lundi 9 Avril, à Djibouti. Ce procès
ne constitue qu'une parodie de justice déstinée
à condamner par avance un opposant au régime qui
gène considérablement les autorités djiboutiennes
et à empêcher la libre activité politique
du PND, parti reconnu légalement par la Constitution de
1992.
Les droits de l'homme n'étant pas respectés,
les droits de la défense étant baffoués puisque
celle-ci ne peut même pas se constituer, la Représentante
du PND en France et en Europe considère que les soit-disant
actes pouvant provenir de ce procès préfabriqué
ne peuvent être que nuls et non avenus.
Fait à Paris, le 6 Avril 2001,
Saïda Barreh-Falcou
Représentante du PND en France et en Europe
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8/04
COMPRENDRE LE DOSSIER ADEN ROBLEH / CAFÉ DE PARIS. IOG
en flagrant délit d'intervention de l'Etat sur la justice
?
Nous avons fait une enquête pour mieux comprendre ce dossier
et voici ce que nous avons pu rassembler.
1)
Aden Robleh était exilé en France au moment de l'attentat,
en raison de menaces, puis d'une condamnation par contumace pour
"atteinte à la sûreté de l'État"
Aden
Robleh s'est exilé en France entre 1986 et 1992. En 1986,
il avait quitté clandestinement Djibouti, faisant état
de crainte pour sa vie / sa liberté, suite à des
menaces du régime.
Aussitôt, Hassan Gouled, furieux, semble-t-il, de ce départ,
avait initié un procès contre lui pour " atteinte
à la sûreté de l'État ". Il avait
été condamné en 1986, par contumace à
la prison à vie dans ce procès djiboutien.
2)
Dans les heures qui suivent l'attentat 'Café de Paris',
Gouled désigne Aden Robleh comme étant le responsable.
L'attentat
du " Café de Paris " a eu lieu en septembre 1990.
Dans les heures qui ont suivi Hassan Gouled a désigné
Aden Robleh, comme étant le responsable de cet attentat.
On peut
s'étonner légitimement que Gouled ait pu découvrir
le nom du responsable en quelques heures alors que la justice
a mis plus de dix ans à instruire le dossier ... sans être
certaine de tenir le véritable commanditaire ?
Aden Robleh
était toujours en exil au moment des faits, mais cela n'a
pas empêché Hassan Gouled de faire lancer un mandat
d'arrêt international contre Aden Robleh, dans les heures
qui ont suivi l'attentat. A notre connaissance, ce mandat n'a
jamais été exécuté par personne y
compris (surtout) par la France où il résidait ouvertement.
C'est rarissime, mais c'est comme cela ... Les magistrats français
de l'époque ont-ils voulu montrer le peu de crédit
qu'ils accordaient au dictateur ?
3)
Une amnistie signée par Gouled en 1992 annule définitivement
la condamnation et les poursuites contre Robleh.
En
septembre 1992, Aden Robleh est rentré à Djibouti
où le multipartisme venait d'être autorisé.
Comment cela a-t-il été possible, alors qu'il était
condamné dans une affaire et poursuivi dans une autre ?
Eh bien Hassan
Gouled a tout simplement amnistié toutes les poursuites
qui visaient Robleh :
- amnistie de la condamnation à perpétuité
- amnistie de la poursuite (invraisemblable et ne tenant pas vraiment
la route) dans l'affaire du Café de Paris.
Note
pour les lecteurs : une amnistie est définitive dans un
pays de droit et on ne plus revenir en arrière.
L'affaire
Robleh / Café de Paris aurait dû être définitivement
close en 1992.
4)
Eh bien non ! L'affaire repart avec le fameux juge Le Loire. Le
début d'une machination franco-djiboutienne ?
En 1996, la
France confie l'affaire de l'attentat du Café de Paris
au juge Le Loire qui lance immédiatement un mandat d'arrêt
contre Aden Robleh.
Depuis, plusieurs
voix se sont élevées pour critiquer de possibles
relations entre Le Loire et Ismaël Omar Guelleh, en particulier
dans l'affaire Borrel. Quel est le fond de vérité
? en tout cas Le Loire a été bel et bien dessaisi
du dossier BORREL, ce qui est vraiment peu fréquent en
France. Cela suffit-il à affirmer que des irrégularités
graves aient pu entacher les enquêtes menées par
ce juge ?
Toujours est-il
que le juge Le Loire, de passage à Djibouti, n'a même
pas cherché pas à interroger Aden ROBLEH. Il ne
l'a même pas convoqué et Il se serait contenté
de noter dans son dossier qu'il n'aurait pas pu interroger Aden
Robleh, parce que ce dernier 'était en fuite'.
Le juge Le
Loire avait-il écouté les informations données
par Ismaïl Omar et par son 'oncle' Gouled, sans les vérifier
? Probable, parce qu'il est confirmé que Robleh était
présent à Djibouti durant la visite du juge. En
tant que président d'un parti politique, il se présentait
à toutes les élections et son adresse était
connue de tous. De là à imaginer une machination
politique dans laquelle il y aurait eu complicité entre
un juge français et le dictateur, il y a un pas .... que
nous hésiterions à franchir.
5)
Aden Robleh devant la justice française
Le juge Le
Loire a donc déposé son accusation devant la Cour
d'assises de Paris en incluant Aden Robleh dans la liste des prévenus.
Faute de participants présents, le procès a été
instruit par contumace en 1998. La Cour d'assises de Paris a prononcé
des condamnations contre tous les prévenus à l'exception
de Monsieur Robleh dont le cas a été " disjoint
" de celui des autres.
Son cas aurait
du être évoqué durant une audience séparée
de la Cour d'Assises française dans l'année qui
a suivi, soit normalement en 1999. A ce pour le procès
n'a toujours pas été instruit par la France .....
Doit-on voir dans ce délai la perplexité des magistrats
face à la faiblesse des preuves fournies par le juge Le
Loire ?
La Cour aurait-elle
eu vent de relations anormales entre le juge Le Loire et Ismaïl
Omar et son oncle Gouled ? Aucun élément en notre
possession ne nous pemet de l'affirmer.
6)
Aussitôt après le jugement, l'un des accusés
condamnés par contumace par la Cour d'Assises de Paris
devient le Président du PND à la demande d'IOG
! (Le PND est le parti qui a été fondé par
Aden Robleh) Extraordinaire, non ?
Cinq djiboutiens
ont été condamnés en 1998 par la Cour d'Assises
de Paris à la prison à vie. Parmi eux, il y a Mahdi
Ahmed Abdillahi. Dès l'annonce de sa condamnation par contumace,
Ismaïl Omar Guelleh l'a appelé à ses côtés
et il lui a donné la présidence du Parti National
Démocratique (PND). N'est-ce pas incroyable ? Uniquement
à Djibouti, de telles choses peuvent arriver !!
7)
Un procès aujourd'hui à Djibouti, qui ne tient pas
la route, car les faits et les poursuites ont été
amnistiés contre Aden Robleh, il y a presque dix ans.
Les
prévenus à ce procès sont les personnes qui
ont été condamnées par la Cour d'Assises
de Paris à la prison à perpétuité,
sauf Mahdi Ahmed Abdillahi, mais avec Aden Robleh en plus !
Ainsi le Président
bidon du PND bis (!) est substitué devant la Cour par le
président historique du PND original ! On croit rêver
! Le juge d'instruction s'est-il trompé dans ses convocations
? A-t-il mélangé ses papiers ? Est-ce une erreur
matérielle ?
Sur un plan
strictement légal, les magistrats djiboutiens ne peuvent
même pas impliquer Aden Robleh dans ce procès puisqu'il
a bénéficié d'une amnistie présidentielle
en 1992. Vraiment il n'y a qu'à Djibouti où l'on
peut remettre en cause des décisions de cette nature. Cela
suffit à prouver que Djibouti n'est pas un état
de droit, mais cela nous le savions déjà.
On comprend
mieux la réaction de refus de M. Aden Robleh face à
ce harcèlement judiciaire extravagant.
8)
IOG pris la main dans le sac, en flagrant délit ?
Mais
là IOG est allé un peu loin et nous considérons
qu'il est pris la main dans le sac, en flagrant délit :
- d'arrestation arbitraire,
- de gestion personnelle par le Président en exercice de
la justice du pays,
- d'intimidation et voies de fait contre un citoyen
avec harcèlement judiciaire,
- d'actes de torture dans la cellule 12 de Gabode.
9)
Et la suite ? En réalité, LE PIEGE pour IOG et pour
la famille judiciaire !
Compte-tenu
de la tournure des événements et de la honteuse
incarcération d'Aden Robleh, ce dernier sera amené
bon gré, mal gré devant la cour de Djibouti.
De
deux choses l'une :
- où le juge reconnaît que les faits ont été
amnistiés et il ordonne la libération immédiate
d'Aden Robleh et l'honneur de la 'famille judiciaire' est à
peu près sauvé ....
- où le juge prononce une peine à son encontre.
Dans cette dernière hypothèse, tout le système
s'écroule, car ce serait donner la preuve incontestable
que la justice djiboutienne est aux ordres de la dictature. Dans
ce cas, la belle famille judiciaire aura bonne mine !
10)
Mais au fait, il devrait obligatoirement y avoir un coupable dans
l'attentat du Café de Paris ?
C'est
notre dernière question : qui est le véritable commanditaire
de l'attentat du Café de Paris ? Tous les djiboutiens que
vous interrogerez sauront vous apporter une réponse précise
avec le nom du coupable. Mais prenez la précaution de le
leur demander dans un lieu isolé à l'abri des sbires
à la solde du système.
ARDHD
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..........................
PND - PARTI NATIONAL DEMOCRATIQUE
COMMUNIQUE DE PRESSE du 7 avril 2001
Le PND dénonce l'arrestation
arbitraire d'Aden ROBLEH
Le Président
du Parti National Démocratique, M. ADEN ROBLEH AWALEH,
est incarcéré à la prison civile de Djibouti
(Gabode) depuis le mercredi 4 avril 2001.
Héros
national, ancien Secrétaire Générale du Front
de Libération de la Côte des Somalis (FLCS) de 1969
à 1977, il est incontestable que l'action politique de
M. ADEN ROBLEH AWALEH est inscrite en lettres d'or dans les annales
de notre glorieuse lutte de libération.
Depuis 1986
M. ADEN ROBLEH AWALEH a entrepris un autre noble combat politique
: l'instauration d'une démocratie authentique dans notre
pays.
Le Parti
National Démocratique dénonce cette arrestation
arbitraire.
Fait à Djibouti, le 7 avril 2001
ABAS MOHAMED HERSI
Président du Conseil Fédéral du PND
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..................... PND - PARTI NATIONAL DEMOCRATIQUE
APPEL
A LA NATION POUR UN RASSEMBLEMENT LE 9 AVRIL
En raison
de l'incarcération du Président du Parti National
Démocratique M. ADEN ROBLEH AWALEH, le PND lance un vibrant
appel à toutes et tous les militants du parti ainsi qu'à
l'ensemble des forces vives de la nation pour un grand rassemblement
devant le tribunal, le 9 avril 2001, afin de dénoncer cette
arrestation arbitraire.
Fait à Djibouti, le 7 avril 2001
ABAS MOHAMED HERSI
Président du Conseil Fédéral du PND
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08/04
Pour quelles raisons, n'avons-nous reçu aucun communiqué
de l'ODU dans l'affaire ROBLEH ?
L'équipe
de l'ARDHD s'interroge sur le fait que l'ODU ne semble pas avoir
réagi officiellement à l'arrestation d'Aden Robleh
et à son implication dans une affaire amnistiée.
En tout cas nous n'avons reçu à la rédaction
aucun document/communiqué à cette occasion. Peut-être
va-t-il arriver dans les prochaines heures.
Monsieur Robleh est membre du Haut-Conseil de l'ODU et le PND
en fait partie. L'arrestation arbitraire de l'un de ses membres
aurait du normalement être suivie d'une protestation.....
au moins pour prouver la solidarité du Groupe.
Alors que se passe-t-il au sein de l'ODU ? La solidarité
de ces membres serait-elle mise à l'épreuve ? Pour
quelles raisons ?
Mais nous sommes certains que cet oubli sera vite réparé
....
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08/04
Ouverture du nouveau site Internet du PND.
Mme
Saïda Barreh-Falcou
Représentante du PND en France et en Europe
Tel:
01 56 08 12 48
Courriel: flc1@club-internet.fr
site: http://www.pnd-djibouti.org
Du fait des
évènements exeptionnels qui se déroulent
depuis quelques jours à Djibouti (emprisonnement pour raison
politique du Président du PND Aden Robleh Awaleh, mise
en cause de la liberté d'expression politique édictée
par la Constitution de 1992, atteintes aux droits de l'hommes...etc),
nous avons décidé de mettre en ligne le site du
PND, avec une légère avance sur le planning initial.
Vous y trouverez
tout ce qui concerne la vie du parti ainsi que de ses militants,
au fur et à mesure de la construction des pages: actualités,
communiqués, discours, statuts, histoire, bibliographie..etc
Nous espérons
que vous serez nombreux à le visiter et à l'apprécier.
Surtout n'hésitez pas à nous faire part de vos remarques,
propositions,idées,..etc ainsi que vos réactions
aux pages et informations qui vous sont présentées.
Je suis à
votre entière disposition pour cela.
Vive le PND,
Vive le Président Aden Robleh Awaleh,
Vive la République de Djibouti,
Paris
le 8 Avril 2001,
Saïda
Barreh-Falcou
Représentante du PND en France et en Europe
Pour
consulter le site : cliquez
ici
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09/04
ADEN ROBLEH AWALEH a été libéré ce
matin par le Tribunal
Correctif
du 10/04
Hier
soir, Aden Robleh a bien été libéré
à l'audience comme nous le disions, mais il a été
condamné à une peine de six ans d'emprisonnement
avec sursis. En effet, faute d'information arrivée à
temps, nous annoncions par erreur qu'aucune charge n'avait été
retenue contre Aden Robleh.
Cette
peine nous semble très suspecte : ou Aden Robleh est considéré
comme coupable par le système Guelleh et dans ce cas, il
aurait du être condamné à une peine de prison
ferme. Ou il est considéré comme innocent et dans
ce cas, il ne doit pas être condamné, même
avec sursis.
Lui infliger une peine de prison de six ans avec sursis est extrêmement
suspect ! En général le sursis n'est accordé
-
en totalité, que pour des peines inférieures à
18 mois de prison
-
ou partiellement pour alléger des peines supérieures
: exemple trois ans de prison, dont un avec sursis. Mais six ans
avec un sursis total ... c'est rare et cela laisse supposer d'autres
arrières-pensées que nous décrivons à
la fin de ce document.
On
sent la décision politique à plein nez et sur la
base de cette nouvelle information, nous retirons le commentaire
objectif que nous avions adressé un peu trop rapidement
au Président de la Cour Criminelle. Il a bien prouvé
qu'il était l'exécuteur des basses oeuvres du dictateur,
totalement dépendant et dévoué à la
dictature.
Cela
traduit aussi l'embarras du dictateur face à la double
mobilisation en faveur d'Aden Robleh :
-
celle du peuple djiboutien, même si les leaders politiques
(ODU, FRUD,etc.) ne nous ont pas adressé de communiqué,
en dehors de l'article paru sur le site Web du PRD,
-
celle des organisations et média internationaux.
Pour
se débarasser du problème qui devenait épineux
et dans lequel certaines voix s'étaient élevées
pour le désigner personnellement comme le commanditaire
de l'attentat, IOG a choisi une demi-mesure qui ne convaincra
personne et qui suffit à reconnaître l'innocence
de Monsieur Robleh dans ce dossier.
IOG
a-t-il râté sa mise en scène ? Ce procès
a été décidé à la va-vite,
surprenant tout le monde et il a été expédié
en une journée, sans même la comparution d'un seul
témoin.
IOG
avait-il voulu gagner un peu de temps dans les suites possibles
de l'affaire Borrel, qui risquent de le rattraper bientôt,
avec de nouvelles auditions à Paris chez le juge Parlos
?
En
effet, une théorie qui est crédible, circule actuellement
dans les milieux concernés : il se dit que le juge Borrel
pourrait avoir été assassiné parce qu'il
avait découvert des preuves concernant les véritables
commanditaires de l'attentat du Café de Paris et qu'il
avait réuni assez de documents incontestables. Où
seraient ces documents ?
Fiction
: imaginez que Guelleh ait été le véritable
instigateur de cet attentat. Aurait-il pu ordonner l'assassinat
du juge pour ne pas être démasqué ? Pour tenter
de mettre en échec cette hypothèse, il aurait eu
alors besoin d'un coupable dans l'affaire du Café de Paris.
CQFD.
Mais
la double pression populaire et médiatique l'ont convaincu
de ne pas aller trop loin et il a demandé à son
juge fidèle et obéissant de condamner les accusés
à des peines considérées comme légères
et n'ayant aucun rapport soit avec leur innocence, soit avec leur
culpabilité. En tout cas, un magistrat français
interrogé à prononcer le terme d'incohérence
face à cette sentence !
Ces
condamnations permettront probablement dès jeudi à
Guelleh de faire fixer un montant de réparation élevé
que les accusés ne pourront pas payer et ainsi il les tiendra
(surtout Aden Robleh) par le portefeuille.
Mais
il tiendra aussi Robleh avec ce sursis : c'est une manière
de le bloquer aujourd'hui et de l'emprisonner plus tard. En effet,
ce sursis pourrait tomber en cas de nouvelles condamnations et
Guelleh ne manque pas d'imagination pour inventer de nouveaux
délits : diffusion de fausses nouvelles, atteinte à
la sureté de l'état, injure envers le chef de l'état,
incitation à la rébellion, etc... Il se réserve
certainement la possibilité d'utiliser l'un de ces motifs
à l'avenir pour condamner Robleh à une peine de
prison ferme à laquelle s'ajouteront les 6 ans.
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Dépêche de l'ADI
ADI/DJIB/914/169
MOTS
Aden Robleh Awaleh condamné à 6 ans de prison avec
sursis dans laffaire
du Café de Paris
DJIBOUTI (ADI)
- 9 avril - La Cour Criminelle de Djibouti a condamné lundi
M. Aden Robleh Awaleh à une peine de 6 ans demprisonnement
avec sursis pour complicité, assassinat et tentative dassassinat
dans lattentat du Café de Paris qui avait fait un
mort et plus dune dizaine de blessés le 27 septembre
1990, annonce lAgence Djiboutienne dInformation.
Deux autres
co-accusés, Abdi Bouh Aden et Mohamed Hassan Farah ont
été condamnés à 8 ans demprisonnement
pour des motifs similaires. Un troisième co-accusé,
Mohamed Ali Arreyteh a, pour sa part, été condamné
à une peine de privation de liberté de 6 ans.
Ces 3 co-accusés,
qui avaient déjà purgé une détention
préventive de près de 8 ans à la Maison dArrêt
de Gabode, devaient être remis en liberté à
lissue du procès qui sétait déroulé
pendant 6 heures dans la salle principale du Tribunal de Djibouti.
ADI-15H54
GMT- 9 AVRIL 2001
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Sommaire
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mardi
10 avril 2001, 9h21
La justice djiboutienne clôture
le dossier de l'attentat du Café de Paris
DJIBOUTI,
10 avr (AFP) - La justice djiboutienne a condamné lundi
à des peines relativement légères les responsables
de l'attentat du Café de Paris qui sont ressortis libres
du tribunal au terme d'un procès éclair organisé
de manière inattendue plus de dix ans après les
faits.
Accusé
d'être le commanditaire de cet attentat, qui avait provoqué
la mort d'un enfant français de 6 ans et fait une quinzaine
de blessés en septembre 1990, Aden Robleh Awalleh, figure
de l'opposition djiboutienne, a été condamné
à six ans de prison avec sursis pour complicité.
Les trois
"exécutants", Mohamed Hassan Farah, Abdi Bouh
Aden et Mohamed Ali Arreiteh, ont écopé de peines
allant de 6 à 8 ans de prison et couvrant la période
de détention préventive qu'ils ont effectuée
dans la prison civile de la Gabode.
Tous sont
donc sortis libres du tribunal après une audience d'une
journée, sans aucun témoin appelé à
la barre.
Le chef du
commando, Awalleh Guelleh, a été condamné
par contumace à la prison à vie. Il s'était
échappé de prison.
Le soir des
faits, un commando avait attaqué deux cafés du centre
de Djibouti fréquentés par les militaires et les
coopérants français.
Quatre grenades
avaient été lancées sur la terrasse du Café
de Paris, dont trois avaient explosé, tuant le petit Olivier
Nervet, 6 ans, sur les genoux de son père.
En s'enfuyant,
les hommes du commando avaient tiré des coups de feu sur
un militaire qui les pourchassait, puis avaient lancé une
autre grenade, qui n'avait pas explosé.
Dossier embarrassant
pour Djibouti dans ses relations avec la France, l'attentat avait
déjà été jugé la Cour d'assises
spéciale de Paris en 1998, en l'absence des accusés
dont la législation djiboutienne interdit l'extradition.
Cinq personnes
- dont Mohamed Hassan Farah, Abdi Bouh Aden et Mohamed Ali Arreiteh
- avaient été condamnés par contumace à
la prison à vie tandis que le cas d'Aden Robleh Awaleh
avait été disjoint.
L'annonce
de ce procès, il y a moins d'une semaine, et sa rapidité,
semblent avoir surpris aussi bien à la fois les avocats
de la partie civile et de l'Etat français que celui commis
d'office pour défendre les accusés, qui n'ont eu
que huit jours pour se préparer.
Placé
sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter le
territoire depuis plusieurs années, Aden Robleh Awallah
a été placé en garde à vue quatre
jours seulement avant le procès.
"Ce procès
n'a rien de judiciaire, il est avant tout politique", a-t-il
affirmé avant l'audience dans un communiqué.
Lors de l'audience,
les avocats de la partie civils ont appelé les accusés
au repentir.
L'avocat de
la défense, Me Mohamed Omar, a souligné qu'il n'existe
aucune preuve matérielle tangible et invoqué la
présomption d'innoncence.
Il a insisté
sur le fait que les armes utilisées, notamment un pistolet
ayant servi à tirer sur un militaire français, n'ont
pas été récupérées. Aucune
empreinte digitale n'a été relevée sur le
véhicule volé par les quatre membres du commando
qui ont commis l'agression, a-t-il ajouté.
Selon lui,
tout l'acte d'accusation ne repose que sur des "ouï-dire",
des "rapports d'agents du renseignement" ou des "dépositions
de personnes qui se sont souvent retractées ou contredites".
L'avocat de
la partie civile Me Alain Martinet a demandé à Aden
Robleh de reconnaître que les auteurs de cet attentat se
sont trompés de cible. L'opposant a répondu qu'au
moment des faits il était refugié politique en France.
"Je ne pouvais pas organiser un attentat à 10.000
kilomètres du théâtre des opérations",
a-t-il affirmé.
Entre mai
1986 et septembre 1992 Aden Robleh Awalleh, ancien ministre, est
resté en exil, après avoir quitté le pays
à la suite d'un scandale financier. Il était également
accusé d'être l'instigateur d'un attentat à
la grenade contre le siège du parti unique, le Rassemblement
Populaire pour le Progrès (RPP).
Les trois
autres accusés ont reconnu leurs affinités politiques
avec lui mais ont nié être les auteurs de l'attentat.
La Cour criminelle
se prononcera le 12 avril sur le montant des réparations
et dommages et intérêts.
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LIGUE
DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOEL ABDI Jean-Paul
SIEGE Q.V. BOULEVARD DE GAULLE
BUR TEL (fax) : (253) 35 78 04
DOM TEL (fax) : (253) 35 80 07
B.P. : 74 - DJIBOUTI - RDD
e-mail : noel_lddh@intnet.dj
http://www.ardhd.org/lddh.htm
COMMUNIQUE DE PRESSE N°9/01/LDDH
du 9 avril 2001
Lundi 9 avril 2001 à 9h 15, la Cour criminelle a siégé
pour l'affaire de l'attentat du " Café de Paris "
du 27 septembre 1990 en République de Djibouti.
Le Président
de la Cour, le Juge Akbar a demandé aux inculpés
de se présenter à la barre. Il s'agissait de :
M. Aden
Robleh Awaleh Président du Parti PND et membre du Haut
Conseil
de l'ODU. Mise en détention le 4 avril 2001
M. Mohamed Ali Arrretey mis en détention en 1995
M. Mohamed Hassan Farah mis en détention en 1993
M.
Abdi Bouh Aden mis en détention en 1992
Un inculpé
avait bénéficié, après plusieurs années
de détention, d'un non lieu il s'agit de M. Mahdi Ahmed
Abdillahi actuellement Président par l'effet du clonage
imposé au PND.
La liste
des témoins a été donnée, mais aucun
témoin ne s'est présenté et d'après
le Procureur Général, car ces témoins auraient
été menacés.
Le Président
Aden Robleh après avoir brossé son passé
de combattant pour l'indépendance, a confirmé son
refus d'avoir un avocat du fait que : " connaissant la nature
du procès qui m'est fait, je ne vois pas l'intérêt
de recourir aux services d'un Conseil, notre pays vit sous une
dictature implacable. La liberté, les droits de l'homme,
la démocratie n'existent pas dans ce pays ".
Les trois
autres détenus depuis pratiquement plus de huit ans avaient
pour Défenseur Maître Mohamed Omar, qui avec brio,
avait posé le vrai problème, celui des preuves tangibles,
des preuves matérielles qui font totalement défaut
dans le dossier volumineux qui lui a été remis que
quelques jours avant l'audience.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains reviendra sur ce procès,
une fois que la partie de la Partie civile sera tranchée
par la Cour criminelle le jeudi 12 avril 2001.
La Cour criminelle
s'est prononcée aujourd'hui le 9 avril 2001 que sur les
peines pénales :
La Cour
criminelle condamne :
- Aden
Robleh Awale à six (6) ans de prison avec sursis.
- Mohamed
Ali Arretey à six (6) ans de prison ferme
- Mohamed
Hassan Farah à huit (8) ans de prison ferme
- Abdi
Bouh Aden à huit (8) ans de prison ferme
La Cour Criminelle condamne, par contumace, Awaleh Guelleh à
la réclusion criminelle à perpétuité.
La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demeure consternée
face à cette condamnation d'une telle ampleur, d'autant
plus qu'aucune preuve tangible n'est apparue durant le réquisitoire
du Procureur Général, et celui, de la plaidoirie,
de la Partie Civile, de Maître Martinet.
Sur les ondes
de la R T D du 11 avr.01,le Procureur Général a
précisé : Mohamed Ali Arrete une purge de 146 jours
à Gabode Mohamed Hassan Farah une purge de 13 jours à
Gabode
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