LA LIBERTÉ Bulletin N° 44
Journal permanent et indépendant
de tous les djiboutiens de l'opposition

Bulletin
de l'A. R. D. H. D
2ème année..............Maj 20/04/01 à 13 h 00 (Heure de Paris)

SOMMAIRE N° 44 du 14 au 20 avril 2001

En raison de difficultés de communication durant le week end de Pâques, nous n'avons pas pu poursuivre la mise à jour du journal et nous vous prions de nous en excuser. Toutes les communications ont été rétablies aujourd'hui, le 18/04.

- Le nouvel Ordre des Brosses à Reluire (OBR)
- IOG décrète la rupture de toutes relations et communications avec le Somaliland,
-
Combien IOG a-t-il perdu personnellement dans la disparation des cigarettes à Berbera ?
- Appel à tous les Djiboutiens pour qu'ils manifestent à Bruxelles,

- SURVIE : Appel à manifester le 25 avril à Paris.

Le nouvel "Ordre des Brosses à Reluire" (OBR)

Monsieur Mahdi Ahmed Abdilahi,
élevé à la dignité de "Cireur de Pompes - Premier échelon"
LA LIBERTÉ :
votre journal se construit
chaque jour devant vous,
avec vos contributions.
Chacun peut s'y exprimer librement et sans aucune censure.

Conditions (*)

Courrier des lecteurs

9/04 Janaleh, un martyr oublié

12/04 IOG PEUT- IL SAUVER SON CAMARADE HISSENE ABREH ?

12/04 Trop, c'est trop !

14/04 A quand la fin de la dictature à Djibouti ?

18/04 La Liberté agit-il en faveur des tortionnaires ?


18/04 DROITS UNIVERSELS : JUSTICE SANS FRONTIÈRE ? Par FREEMAN

18/04 A J.L Schaal et toute l'équipe de l'ARDDH

18/04 Soutien à l‘ARDHD

19/04 Le combat continu

19/04 Sans le journal "La LIBERTE", je perdrais le contact avec tous ces gens ...

L. D. D. H.
Ligue Djiboutienne
des Droits Humains
Toutes les publications
2000 / 2001

29/10/98 Le P.N.D ne sera pas démantelé !
le président du PND appelle à la mobilisation génér
ale des militants ...
(La République / 98)

Bruits et rumeurs

 

Parti National Démocratique


P N D
Consultez le site provisoire
http://www.pnd-djibouti.org

18/04 Appel à manifester à Bruxelles (Ass Djibouti-Bretagne)

Forum Communauté djiboutienne

12/04 A QUAND POUR UNE FEMME PREMIER MINISTRE??

12/04 jeunesse politique, mirage ou réalité ?

Parti du Renouveau Démocratique
P R D
Consultez le site

http://www.multimania.com/leprd

18/04 Un nouveau site à consulter

www.indexdjibouti.com

 

18/04 Combien IOG a-t-il perdu personnellement dans la disparation des cigarettes à Berbera ? Confirmation officielle de la communauté d'intérêts économiques entre Abdouraman Borreh et IOG ?

L'Homme de la Semaine

 


"Vente en ligne" des livres
Ali COUBBA
Abdouraman WABERI
Daher Ahmed FARAH
   
COMMUNAUTÉ DJIBOUTIENNE
Marre d'être bâillonné à Djibouti ? Cliquez ici !
Le service de discussion
et d'échanges en direct.
 

   
     

NOUVELLES BRÈVES ET REVUE DE PRESSE

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 14/04/2001
DJIBOUTI - Des activités très encadrées
Quatre projets de décrets du ministre djiboutien de l’Equipement et des Transports, Osman Idriss Djama, présentés au conseil des ministres du 3 avril vont réglementer les activités connexes au transport maritime (transitaire, agent maritime, manutention, avitailleur au port). (...).

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 14/04/2001
ETHIOPIE - La gestion de Finchaa privatisée en Ethiopie
Une négociation est en cours en vue de l’attribution à une firme privée étrangère d’un contrat de gestion de l’usine sucrière de Finchaa, située à 350 km au nord-ouest d’Addis Abeba et inaugurée en 1999. (...).

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 14/04/2001
DJIBOUTI - Gora Meke Outo
Le nouveau Premier ministre, Dileita Mohamed Dileita, nommé le 4 mars dernier, a pris pour chef de cabinet un jeune Afar né en 1958 dans la région d’Obock. (...).

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 14/04/2001
DJIBOUTI - Ismaël Omar Guelleh ira à Bruxelles
Le président djiboutien a prévu de se rendre le 18 mai, à Bruxelles pour appuyer la présentation par ses ministres d'un Programme d'actions national pour le développement de Djibouti (2001-2010).

D'après l'article de LOI, IOG a prévu d'assister à la troisième conférence des Nations Unies à Bruxelle entre le 14 et le 20 mai. Il devra essayer de convaincre les bailleurs de fonds potentiels, ce qui sera difficile, compte-tenu de la position du FMI, qui a placé Djibouti sous contrôle. LOI poursuit en annonçant que les arrièrés de paiement intérieurs vont encore augmenter. Ils seraient de 15 milliards de FD actuellement, dont 8 milliards de FD pour les salaires.

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Avis aux bailleurs de fonds potentiels (Note de l'ARDHD)

Cela sous entend que Guelleh est dans l'incapacité de payer les salaires et que tout dépendra de l'avis et de la générosité des bailleurs de fonds potentiels.

Mais nous attirons l'attention des bailleurs de fonds sur deux points qui nous paraissent importants :

- les 229 millions de Dollars que IOG a placé dans des banques étrangères et dont il pourrait se servir pour son pays,

- les achats massifs d'armes dont deux nouveaux hélicoptères de style 'Apache' et le recrutement de mercenaires, qui ont été effectués avec l'argent des djiboutiens pour se retourner contre eux.

- les dépenses d'IOG pour construire son palais et pour envisager l'achat d'un Boeing privé .... et le reste.

Messieurs les bailleurs de fonds, à notre avis, il est vain de céder aux discours charmeurs d'IOG. Ne vous laissez pas convaincre. On ne change pas l'homme et il continuera à utiliser votre générosité pour acheter des armes qui lui permettront d'asservir la population djiboutienne et pour augmenter son patrimoine personnel à l'étranger.

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LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 17/04/2001 DJIBOUTI -
Un président au secours d'un homme d'affaires
Le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh a décidé, le 16 avril, de "suspendre tout commerce, toute circulation de biens et de personnes" entre son pays et le Somaliland (Etat autoproclamé indépendant du nord-ouest de la Somalie).

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16/04 Djibouti suspend tout commerce avec la région du Nord-Ouest de la Somalie (ADI)

DJIBOUTI (ADI)-16 avril- La République de Djibouti décide lundi de « suspendre tout commerce, toute circulation de biens et de personnes (mer, air, terre) entre elle et la région du Nord-Ouest de la Somalie jusqu’à l’avènement de l’Etat officiel somalien », rapporte l’Agence Djiboutienne d’Information, citant un communiqué du ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale.

Dans le même temps, « le Gouvernement djiboutien adresse une sévère mise en garde au Chef de guerre (Mohamed Ibrahim) Igal et sa faction afin de mettre un terme immédiatement à cette campagne ignoble de diffamations et d’injures à l’encontre de son Chef d’Etat M. Ismaïl Omar Guelleh unanimement salué par la Communauté Internationale pour ses efforts incommensurables en faveur de la paix dans la sous-région et en particulier pour la renaissance de l’Etat somalien ».

Le communiqué rappelle qu’après « avoir pillé 3030 cartons de cigarettes appartenant à une société djiboutienne RED-SEA Central, dans l’enceinte portuaire de Berbera en Somalie, le Chef de guerre Igal tente de justifier cet acte de banditisme en accusant la République de Djibouti d’être responsable de la ‘détérioration’ des relations politiques entre ‘les deux pays’ ».

Et le communiqué des Affaires Etrangères de poursuivre que « refusant de rembourser les 800 000 dollars qui représentent la contre-valeur des 3030 cartons à son propriétaire et feignant d’ignorer que cette société exerce ce commerce depuis longtemps à Hargueisa, il tente d’opérer un chantage inacceptable ».

Ce chantage se traduit par la déclaration de Igal soutenant « qu’il ne peut y avoir des relations commerciales entre Djibouti et ‘sa Somaliland’ tant que cette dernière ne sera pas ‘reconnue’ comme un Etat indépendant par Djibouti ».

Le communiqué ajoute que Igal a fait "preuve d’irresponsabilité en pillant les biens d’autrui ".

Le document explique que « contrairement à ce qui a été dit, les marchandises ont été prises sur le quai par les hommes de Igal, qui après un simulacre de mise à feu se sont partagés le magot ».

ADI-16H32 GMT-16 AVRIL 2001

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ADI/DJIB/951/123 MOTS

Précisions de M. Abdourahman Borreh sur les cigarettes
pillées dans le port de Berbera

DJIBOUTI (ADI)-18 avril - M. Abdourahman Borreh a indiqué mercredi à l’Agence Djiboutienne d’Information que les 3030 cartons de cigarettes qui avaient été pillés dans le port de Berbera appartenaient à la société Omaar International .

Dans un entretien téléphonique avec l’ADI, M Abdourahman Borreh a précisé que « les cigarettes débarquées au port de Djibouti par les soins de ma compagnie Red Sea Central sont passées sous la propriété juridique de la compagnie Omaar International dès leur entreposage au port de Berbera (nord-ouest de la Somalie) »

Omaar International appartient à M. Djama Omar Saïd, un commerçant établi à Djibouti.

ADI-18H30 GMT-18 AVRIL 2001

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ADI/DJIB/941/207MOTS

Somalie : manifestation contre l’importation de billets contrefaits

DJIBOUTI-(ADI)-16 avril- Une importante association qui regroupe plus d’une centaine d’unités d’écoles et 800 enseignants a tenu lundi une conférence de presse à Mogadiscio où elle a dénoncé l’importation des milliers de billets d’argent en Somalie provoquant ainsi une inflation dans ce pays rapporte l’Agence Djiboutienne d’Information qui cite le Service Somali de la BBC.

Le Président de cette association M Ahmed Abdillahi Cheik a indiqué que les enseignants et les écoles suspendront leurs cours demain (mardi) pour une cérémonie d’imploration collective de Dieu.

Dans cette cérémonie, il est question de prier pour que Dieu puisse atténuer la portée des conséquences de l’inflation en cours en Somalie plusieurs jours maintenant.

D’autres mouvements sociaux ont décrété également une cessation de travail du 18 au 20 avril prochain en signe de protestation contre les commerçants qui ont importé ces billets d’argents à l’origine de l’instabilité financière en Somalie.

Et les responsables des organisations associatives somaliennes d’exhorter les dirigeants de l’Autorité Intérimaire de procéder à la récupération et à la destruction des ces nouveaux billets d’argents.

Dans le courant de cette même semaine, le procureur Général de l’Autorité Intérimaire avait affirmé que les responsables de cette instabilité financière seront arrêtés et poursuivis en justice.

ADI-17H09-GMT-16 AVRIL 2001

ARDHD : Nous apprécions cette dépêche de l'ADI. Est-il utile de rappeler que de nombreuses voix se sont élevées depuis plusieurs mois pour affirmer que ces billets contrefaits avaient été imprimés à Londres au bénéfice d'une association dans laquelle on pourrait, parait-il, trouver les noms d'IOG et de Borreh ? Ce qui reste à vérifier naturellement. Seront-ils interrogés par le Procureur Général de l'Autorité Intérimaire en qualité de témoin par exemple ?

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Les principaux responsables
d'actes de torture
à Djibouti.

En attendant que la justice pénale puisse instruire les plaintes des victimes de mauvais traitements, de spoliation, de viols, de torture et d'emprisonnement arbitraire (...), nous rappelons à l'opinion publique internationale les noms des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités par les victimes.

- Colonel
Mahdi Cheikh Moussa,
- Colonel
Omar Bouh Goudade

- Lieutenant-colonel
Hoche Robleh


- Commandant
Zakaria Hassan

- Lieutenant Ladieh
- Lieutenant Mohamed Adoyta
- L'aspirant Haroun
- Le sous-officier Naguib
- L'adjudant Tane
- Kalifa
- Wagdi

Certains se seraient déjà réfugiés à l'étranger (USA et Canada) sous de fausses identités, mais ils sont placés sous surveillance, par les polices locales.

Nos informations sur la torture à Djibouti et les récits des victimes

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12/04 COMMUNIQUE
d'Aden Robleh Awaleh,
Président du PND






Le doute n'est plus permis. Notre pays est bel et bien engagé sur la pente de l'absolutisme, cette voie qui avaient perdu tant de pays africains dont la Somalie sœur voisine.

La folie du pouvoir absolu s'enracine profondément chez nous. Cette folie transparaît de plus en plus à travers la manière dont sont utilisées la radio et la télévision nationales.

Les faux procès, les emprisonnements arbitraires, le bannissement de toute forme d'expression qu'elle soit de nature politique, syndicale ou culturelle font désormais partie de notre paysage.

Il est temps que les djiboutiens intègrent cette réalité.

La machination dont j'ai été victime la semaine écoulée démontre, s'il en était encore besoin, la véritable nature du régime.

Je remercie le peuple djboutien tout entier pour le soutien qu'il m'a témoigné face à cette machination.

Je remercie également les organisations et les personnes qui se sont mobilisées à l'extérieur du pays.

Je suis particulièrement fier des militants de mon parti, le Parti National Démocratique (PND). Fidèle à lui-même le PND a mobilisé six à huit cents militants déterminés. Une forêt de banderoles aux couleurs du PND (le jaune) a jailli devant les impressionnantes forces de police qui entouraient le bâtiment où se déroulait le pseudo-procès. " Vive ADEN ROBLEH AWALEH, le héros de l'indépendance " ; " vive la démocratie " ; " à bas la dictature " ; " vive le PND ". Ce sont là quelques uns des slogans mis en exergue par les banderoles. Le déluge des grenades lacrymogènes n'a pas eu raison des militants du PND. Ces engins, extrêmement puissants et assourdissants, n'ont eu d'autres effets qu'à faire frémir et paniquer les gens qui se trouvaient dans l'hémicycle où avait lieu le soit-disant procès, et cela durant une bonne trentaine de minutes. Trois militants dont deux femmes ont été gravement blessés.

Mon combat continuera quels que soient les obstacles. Hier je luttais pour la souveraineté de mon pays. Aujourd'hui je lutte pour que celui-ci accède à la démocratie, seule voie susceptible de lui garantir la concorde nationale et le développement économique, social, culturel, et technologique.

Le peuple djiboutien doit savoir que le régime en place n'acceptera jamais, de son gré, l'instauration de la démocratie. Il va falloir la lui imposer. Pour cela il est nécessaire que le peuple se mobilise fortement et soit prêt à descendre dans la rue.

Fait à Djibouti, le 12 Avril 2001

ADEN ROBLEH AWALEH
Président du PND

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Retrospective : un article paru le 29 octobre 1998 dans le journal "La République", sous la signature d'Aden Robleh Awaleh

Le P.N.D ne sera pas démantelé !
le président du PND appelle à la mobilisation générale
des militants mais aussi de tous ceux et celles qui aiment
le pluralisme politique.

Le fameux mandat d'arrêt international lancé contre moi : la vérité éclate enfin.


Je pensais que la mandat en question était d'origine française. Aujourd'hui je sais, et le peuple le sait aussi, ce mandat a été " confectionné " par la police politique djiboutienne - Service de Documentation et de Sécurité (S.D.S) - pour des raisons qui relèvent de la machination politique.

A présent, je suis en mesure de dire comment cette affaire de mandat a été montée. C'est en 1995 que l'affaire en question a été conçue. En ce temps-là, le Parti National Démocratique (PND) avait entrepris la plus grande mobilisation politique qui ait jamais lieu dans le pays depuis l'indépendance. Le régime en place avait perçu le " grand danger " que cela représentait pour lui. Il fallait " stopper et briser " le Parti National Démocratique et surtout son leader ADEN ROBLEH AWALEH, un homme charismatique capable de mobiliser un peuple considéré jusque-là comme " amorphe ".

La police politique djiboutienne dont le chef est M. ISMAÏL OMAR GUELLEH a cru avoir trouvé la panacée. Celle-ci a contacté la famille de l'enfant français mort dans l'attentat du café de Paris. Elle lui a dit qu'une grenade " du même type " que celle qui avait servi dans l'attentat du café de Paris " a été trouvé ". Rappelons que le régime avait parlé en 1995 de deux grenades qui avaient été lancées dans l'enceinte du ministère de l'intérieur au palais du peuple. La police politique avait décide, sans avoir la moindre preuve, de mettre ces " attentats " sur le dos de militants du PND.

Rappelons aussi que, dès le début de la grande manifestation du 25 octobre 1995, j'étais arrêté avec brutalité emprisonné, ce qui veut dire qu'au moment desdits " attentats " j'étais sous les verrous avec M. FARAH ALI WABERI, le porte-parole du PND et que tous les deux nous n'avions aucune communication avec l'extérieur, même pas avec nos familles.

La police politique djiboutienne a dit à la famille de l'enfant français " faites pression sur votre justice pour qu'elle puisse lancer un mandat d'arrêt international contre ADEN ROBLEH AWALEH. Ladite famille s'est adressée à la puissante " association française de lutte contre le terrorisme " qui n'a pas eu beaucoup de mal à convaincre un juge d'instruction français. C'est ainsi que le juge d'instruction Le Loire a débarqué à Djibouti.

Il semble que le courant a bien passé entre le chef de la police politique djiboutienne et le juge français. Le juge Le Loire aurait, dit-on, dîné avec le chef de la police politique. On a convaincu le juge français que " j'étais anti-français " et que j'étais responsable de tous les attentats qui avaient visé la France avant l'indépendance notamment l'enlèvement du car d'enfants français de Loyada.Un a été remis au juge français.Ce rapport a été établi en 1991 par un officier de la police politique djiboutienne. L'officier en question s'appelle M. RACHID ISMAËL AWALEH, (un homme que ne connais pas du tout). Cet agent de la police politique dit " avoir rencontré des gens qui avaient déclaré qu'ils avaient commis l'attentat du café de Paris sous les ordres d'ADEN ROBLEH ". Cela se passe de commentaire.

La police politique djiboutienne a dit également au juge français qu'AWALEH GUELLEH et MOHAMED AREYTEH (mis également en cause dans l'attentat du café de Paris) étaient condamnés pour je cite : " l'attentat visant le siège central du parti RPP en 1986, attentat qui avait valu à ADEN ROBLEH la condamnation de la prison à vie ". Fin de citation. Par là, la police politique djiboutienne voulait insinuer que j'avais des relations avec AWALEH GUELLEH et MOHAMED ARREYTEH puisque " nous étions condamnés ensemble pour les mêmes faits ". Il s'agit d'une version totalement fausse.

La vérité est que je n'avais pas de relations personnelles ou autres avec ces deux personnes. En disant cela la police politique djiboutienne voulait " prouver " à l'opinion nationale et internationale que j'étais " à la tête d'une organisation terroriste ". Il va de soi que son but était de m'empêcher d'obtenir l'asile politique dans aucun pays.

La police politique djiboutienne s'est évertuée à créer une atmosphère générale faisant de ma personne " un terroriste en puissance ". Le juge français s'est trouvé " piégé " dans cette toile d'araignée ou y succomba, peut-être inconsciemment. C'est ainsi que le juge français a lancé contre moi le mandat d'arrêt international en date du 1er avril 1996. Pourquoi la Justice française ne m'avait-elle pas interrogé sur cette affaire lorsque j'étais en France ? Je rappelle que j'ai résidé en France de septembre 1986 à septembre 1992. J'y suis même retourné en mars 1993 lors du décès de mon frère MOUSSA ROBLEH. La vérité est que la justice française n'avait rien à me reprocher.


Maintenant je sais clairement, et le peuple de Djibouti le sait également, que l'affaire du mandat est, sans aucun doute, d'origine djiboutienne. Constatant qu'aujourd'hui la France n'est pas " assez chaude " en ce qui concerne cette affaire, mes adversaires politiques déclarent, pour la première fois, que c'est Djibouti qui m'inculpe. Jusqu'ici on parlait à Djibouti " d'entraide judiciaire entre la France et Djibouti ". Il n'avait jamais été question d'accusations de mon pays à mon égard. Je suis retourné dans mon pays le 13 septembre 1992. Pourquoi les accusations sortent-elles maintenant ? Il n'est pas besoin d'être hyper-intelligent pour le comprendre. La vraie raison est politique ! La seule motivation desdites accusations est l'offensive politique vigoureuse que j'ai entreprise, à travers une conférence de presse, le 13 septembre 1998. Il s'agit bel et bien d'une machination diabolique. Il s'agit de " stopper " la lutte que je mène pour la démocratie. Le but est surtout de m'empêcher d'être candidat à l'élection présidentielle du mois de mai 1999.

Le problème est qu'il sera bien difficile de convaincre l'opinion nationale et internationale de l'existence d'une justice indépendante dans notre pays. Tout le monde sait qu'à Djibouti il n'y a pas d'Etat de droit et que par conséquent la justice ne peut être qu'à la dévotion du régime. Une justice digne de ce nom ne peut exister sans l'existence d'une démocratie authentique, ce qui est loin d'être le cas de notre pays.

Aucun juge digne de ce nom ne peut cautionner une machination politique aussi flagrante. S'il y en aura un il faut et qu'il sache qu'il subira le jugement de l'Histoire.

La haine aveugle de mes adversaires politiques à mon encontre est telle qu'ils oublient la loi d'amnistie promulguée par le président de la République. Oublient-ils qu'il y a eu cette loi d'amnistie à mon égard en 1992, loi qui a rendu possible mon retour au pays ? Cette loi couvrait tous les événements antérieurs à mon arrivée dans le pays. La logique fait qu'il eût fallu, en l'absence d'amnistie, m'arrêter à ma descente d'avion, le 13 septembre 1992. Mes adversaires politiques savent, en leur âme et conscience, que je n'ai absolument rien avoir avec cette affaire de café de Paris. La peur de perdre les privilèges du pouvoir peut-elle annihiler la conscience humaine ?

A partir d'aujourd'hui, je dis solennellement aux auteurs de cette machination, et devant le peuple djiboutien, que je ne me présenterai plus au palais de justice. Je ne comparaîtrai pas devant " une justice " qui ne peut être impartiale pour des raisons politiques. J'attends chez moi la " condamnation " qui sera prononcée et j'irai à Gabode. A partir de ce jour-là je ne me considérerai pas comme une personne condamné par une justice mais comme un prisonnier d'un clan tribal. Pour l'opinion internationale je serai un prisonnier politique.

Je sais comment est dirigé ce pays. Il y a un gouvernement " officiel " et un gouvernement " officieux " qui, lui, est constitué d'un clan tribal. Je sais que c'est ce clan qui prend toutes les décisions importantes. Je suis tenté de dévoiler les membres de ce clan. Mais je ne le ferai pas car ma conscience me l'interdit. Je ne le ferais pas non plus parce que j'ai une haute idée de ma Nation.

C'est un clan tribal qui est la source des malheurs de notre pays. C'est un groupe qui ne recule devant aucun moyen pour préserver ses privilèges. Ses membres sont enivrés par le pouvoir et de ce fait ils n'ont aucune prise sur la réalité du pays. Ils rêvent de prendre le pouvoir après la disparition du " vieux ". La patience n'est pas leur fort. Leurs méthodes : calomnies, manœuvres, intrigues, répressions. Le dialogue est, pour eux, l'arme des " faibles ". Le plus grand souci qu'a ce clan actuellement c'est de " liquider " ou mettre " hors course " ADEN ROBLEH AWALEH, le " seul " obstacle qui se trouve en travers du chemin qui le conduirait au pouvoir suprême. La succession du " vieux " met en ébullition ce clan !

En agissant de la sorte, ce clan joue avec le feu. Il doit savoir qu'il attise le feu tribal. En Kidnappant ADEN ROBLEH AWALEH, c'est le terme exact puisqu'il n'y a pas d'Etat de droit digne de ce nom, vous faites subir un mal irréparable à notre pays, ce mal pouvant vous emporter vous-mêmes. Vous légitimez la violence tribale généralisée. Vous risquez de réveiller les traditions guerrières endormies de notre peuple. Cela est arrivé à nos frères somaliens. Vous semblez oublier la culture profonde de nos ancêtres. Une de nos maxime ne dit-elle pas, je cite : " on peut faire subir à un homme la pire des tortures morale ou physique, mais on n'arrivera jamais à effacer définitivement la haine qui naîtra ; la sagesse commande de recherche la fraternité et la dialogue ." Fin de citation.

Mes combats sont nobles. J'ai été l'un des chefs artisans de la libération de mon pays. Depuis l'indépendance je lutte pour l'avènement de la démocratie dans mon pays. Je suis intimement convaincu que seule la démocratie peut conduire notre pays à la concorde nationale et au développement. Seule la démocratie peut mettre fin au tribalisme, à l'arbitraire, à la corruption, aux passe-droits. Seule la démocratie assurera l'égalité entre tous les citoyens de ce pays qu'ils soient SomalIs, Afars ou Arabes. Seule la démocratie peut faire naître une nation fraternelle, solide et développée.

Le régime en place refuse catégoriquement la démocratie. Le multipartisme djiboutien n'est qu'un faire-valoir au régime. S'il y a multipartisme pourquoi les partis politiques ne sont-ils pas représentés à l'Assemblée Nationale ? Nous sommes le seul pays africain se disant pluraliste et qui n'a pas d'opposition dans son parlement. Nous sommes le seul pays à ne pas connaître des élections locales et régionales. Nous sommes le seul pays à ne pas accepter de syndicats et de partis politiques indépendants.

Toute l'Afrique est engagée sur la voie de la démocratie. Les pays africains en guerre actuellement sont ceux qui n'ont pas eu la clairvoyance d'adopter en temps opportun le pluralisme politique c'est-à-dire la démocratie. Ce sont la Somalie, Congo-Kinshasa, Rwanda, Burundi, l'Ouganda. Notre pays refuse depuis 22 ans de s'ouvrir à la démocratie. Après 22 ans nous en sommes aux simulacres de procès et aux complots imaginaires qu'ont connus les pays les plus dictatoriaux. Ces procédés ne sont pas conformes à nos traditions ; Il est vain de les utiliser pour essayer de maintenir en vie un système condamné par l'Histoire. Si notre pays n'adopte pas très rapidement la démocratie, il n'y a pas de doute qu'il sombrera dans l'anarchie.

Notre pays va même plus loin dans la voie de l'intolérance par rapport à d'autres pays qui , jadis, détenaient la palme de l'autoritarisme. N'est-ce pas incroyable de vouloir " décréter " le remplacement de la direction d'un parti que l'on considère comme " hostile " au profit d'un autre que l'on veut qu'elle soit marionnette ? Dans les temps présents, notre pays est le seul à trouver " normal " cette situation. Cela est arrivé à d'autres partis de l'opposition djiboutienne.

On tente aujourd'hui d'appliquer la même recette au Parti National Démocratique (PND). Pour faire croire que le PND est divisé on a recours à des gens qui n'ont jamais été membres du PND tel un certain monsieur FATHI HOUMED qui se proclame " vice-secrétaire national " et qui a l'outrecuidance de vouloir organiser un " congrès destituant le Président du PND ". Ce personnage est totalement inconnu au PND. Quant à M. MAHDI AHMED ABDILLAHI, s'il est vrai qu'il a été membre du Bureau Politique force est de constater qu'il a démissionné volontairement du parti le 20 novembre 1997. Sa lettre-démission est connue de tous. Nous portons aujourd'hui à la connaissance de l'opinion nationale et internationale ce qui suit :

1) que le président-fondateur du PND est bien présent " en chair et en os " ;

2) que le PND ne connaît absolument aucune " dissidence " ;

3) que les structures de direction du PND (Bureau Politique, Conseil National,
Comités de sections) demeurent en place et sont plus soudées que
jamais ;

4) qu'aucune clause ou article des statuts ne prévoit aucun Congrès Extraordinaire en vue de la destitution du président du parti (voir les statuts publiés dans le présent journal) ; seul le cas de vacance du poste de président (démission, maladie ou décès) peut donner lieu à un Congrès Extraordinaire en vue de l'élection d'un nouveau président ;

5) que le mandat du président actuel prendra fin le 13 septembre 1999 et que
c'est au Congrès Ordinaire qui aura lieu à cette date de le reconduire ou
de l'écarter ;

Les partis politiques ont le droit exclusif de s'auto-administrer et de s'autogérer sans aucune interférence extérieure. C'est dire que l'ingérence administrative actuelle dans les affaires intérieures du PND doit cesser immédiatement. Il est de notoriété publique que l'administration apporte un appui financier, matériel et policier à des gens non membres du PND pour entretenir une hypothétique et illusoire division du PND.

Si l'administration persévère dans cette voie éhontée et inadmissible, il faudra qu'elle s'attende à une réaction qui ne peut être que très vigoureuse et qui risquera de déstabiliser l'ensemble du pays. Elle devra aussi s'attendre à mettre sous les verrous des milliers de militants du PND, en premier lieu les plus hauts dirigeants. Faut-il rappeler que tout avait été fait, lors de la création des partis politiques dans notre pays, pour que le PND ne naisse pas.

Il est malheureusement difficile de faire admettre à nos gouvernants qu'une opposition digne de ce nom est salutaire pour notre pays. Une opposition béni-oui- oui est fatale pour ceux qui exercent le pouvoir.

J'ai adressé au Chef de l'Etat un courrier au sujet de l'ingérence de l'administration dans les affaires intérieures du PND.

Le Conseil National et le Bureau Politique se sont réunis au grand complet et ont décidé de proclamer la mobilisation générale des militants du PND pour être prêts à toute éventualité. La direction du PND s'adresse à la même occasion à tous les patriotes, à tous ceux qui aiment la démocratie afin de bénéficier de leur soutien.

ADEN ROBLEH AWALEH

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18/04 SURVIE
Une curieuse conception de la justice

C O M M U N I Q U E de SURVIE du 18 avril 2001




Au nom du Président Tchadien Idriss Déby,


Jacques Vergès,

avocat d'Omar BONGO, Idriss DEBY et Denis SASSOU-NGUESSO dans le procès que ces derniers ont intenté pour "offense à chef d'Etat étranger" à François-Xavier VERSCHAVE et Laurent BECCARIA, respectivement auteur et éditeur de l'ouvrage "Noire Silence",

a déposé une plainte pour faux témoignage contre l'un des témoins de la défense. Il s'agit d'un militaire tchadien, membre de la garde présidentielle, venu confirmer à la cour les exactions commises par ce corps à l'encontre de la population civile - exactions amplement documentées par les associations de défense des droits de l'homme et qui relèvent parfois du crime contre l'humanité (novembre 1997 - avril 1998 dans le sud du pays).

Faute de pouvoir contester leur existence, Maître Vergès tente d'accréditer l'idée que ce témoin n'a pas été membre des forces armées tchadiennes.

Nous vous informons que le Capitaine Ibrahim a présenté ses documents militaires lorsqu'il a exprimé son désir de témoigner au cours du procès. Ces documents sont à la disposition de la justice.

Par ailleurs, un cousin du Capitaine Ibrahim a été arrêté à N'djaména. On est actuellement sans nouvelles de ce dernier. D'anciens collègues du Capitaine font écho de pressions dont ils sont l'objet pour les contraindre à affirmer ne pas le connaître. D'autres pressions sont exercées sur le Capitaine lui même, notamment en ce qui concerne la sécurité de ses proches restés au pays, afin qu'il retire son témoignage.

Ces agissements sont typiques d'une dictature. Nous dénonçons cette tentative abjecte de porter le soupçon sur ceux qui ont le courage de dire la vérité en dépit des menaces qui pèsent sur eux. Nous nous interrogeons sur les raisons qui conduisent un avocat à utiliser de tels procédés, et sur la conception de la justice de celui-ci.





Contact : François-Xavier Verschave ou Sharon Courtoux à SURVIE.

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19/04 SURVIE : appel à manifester

Le verdict du procès qui oppose F. X. Verschave et Laurent Beccaria (auteur et éditeur de Noir Silence) aux trois chefs d'Etat africains, et dont les audiences se sont tenues les 28 février, 6 et 7 mars, sera rendu ce mercredi 25 avril à 13 h 30 à la 17è Chambre correctionnelle du TGI.
Survie invite tous ceux qui le souhaitent à venir témoigner leur soutien et leur solidarité aux prévenus et à venir dénoncer les collusions entre certains dirigeants français et des dictateurs africains.

Venez donc nombreux nous rejoindre mercredi 25 avril 2001 à 13 h 30 place du Châtelet pour un grand rassemblement.

Merci de diffuser cette info (cf. tract joint) le plus largement possible.
Amicalement,

_________________________

L'auteur et l'éditeur de " NOIR SILENCE.
Qui arrêtera la Françafrique ? "
poursuivis pour " délit d'offense à chef d'État étranger " !


FRANCE-AFRIQUE : BAS LES MASQUES !

Le verdict du procès qui a eu lieu les 28 février, 6 et 7 mars 2001
est rendu ce mercredi 25 avril à 13 h 30.
Suite à la mobilisation que ce procès a suscitée le 24 février
dans une douzaine de villes de France,
Survie vous invite à venir soutenir les prévenus et dénoncer la collusion entre certains décideurs français et des dictateurs africains, lors d'un

RASSEMBLEMENT LE 25 AVRIL
Place du Châtelet à 13 H 30

Pour la liberté d'expression,
pour la vérité et la justice

SURVIE France, 57 avenue du Maine, 75014 Paris.
Tél. 01 43 27 03 25 Fax. 01 43 20 55 58.
E-mail : Survie@globenet.org. Site Internet : http://www.globenet.org/Survie

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L'HOMME
OU LA FEMME
DE LA
SEMAINE.

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e)
- soit par son zèle pour soutenir la dictature,
- soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc. .

Auront-ils à répondre un jour de leurs actes
et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?


Rappel des personnages
déjà "élus" :

LA LIBERTÉ N° 17 -
Mme LEILA,
juge d'instruction

LA LIBERTÉ N° 19 -
Omar FARAH,
gendarmerie d'Ali Sabieh

LA LIBERTÉ N° 29 -
Le général Yacin YABEH,

LA LIBERTÉ N° 32 -
Le directeur de la Prison de Gabode,

LA LIBERTÉ N° 33 -
Ali Mohamed ABDOU,
procureur général

LA LIBERTÉ N° 35 -
Mme Hawa Ahmed YOUSSOUF
Ministre déléguée conjointement avec M. Le Représentant de l'UNICEF à Djibouti.

LA LIBERTÉ N° 36 -
M Ibrahim Idriss DJIBRIL,
Ministre de la Justice, conjointement avec M Mohamed Ali ABDOU, procureur général de Djibouti (2ème nomination)

BULLETIN N° 4 -
Lieutenant GUELLEH de la FNP

BULLETIN N° 7 -
Le responsable des forces de police
qui a donné l'ordre le 24 juin de tirer à balles réelles sur Daher Guedi FOUREH.

BULLETIN N° 16 -
M Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances.

LA LIBERTÉ bulletin N° 23 -
M. Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances (2ème nomination)

LA LIBERTÉ bulletin N° 28 -
Monsieur Abdallah Abdillahi Miguil,
Ministre de l'Intérieur

LA LIBERTÉ bulletin N° 29 - Monsieur MOGUEH, Ministre délégué aux affaires musulmanes

LA LIBERTÉ - bulletin N° 32 -
Madame Nima Ali Warsama,
Juge d'instruction

LA LIBERTÉ - bulletin N° 36
Monsieur Ali Mohamed Daoud -
Ministre de l'Agriculture et du développement rural.

LA LIBERTÉ - bulletin N° 37
Le Lieutenant-colonel Abdourahman Ali Kahin,
Chef du groupement de police du district de Djibouti.


LA LIBERTÉ - bulletin N° 40
Le procureur IBRAHIM,

LA LIBERTÉ - bulletin N° 42
M. Idriss Arnaoud Ali, Directeur de Publication du Journal le Progrès, Président de la Commission Permanente de l'Assemblée Nationale et Secrétaire Général Adjoint du Parti RPP.

LA LIBERTÉ - bulletin N° 43
le Président Saïd Mahamoud Abkar, Cour criminelle de Djibouti.

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BRUITS ET RUMEURS

Attention : les informations publiées dans cette rubrique ne sont pas encore vérifiées. Il s'agit essentiellement d'informations que nous recevons et qui devraient se révéler exactes. Comme il y a un certain coefficient de risque, nous tenons à dire que ces informations n'engagent pas notre support qui utilise avec prudence le conditionnel. Les parties éventuellement concernées peuvent nous adresser un démenti ou un droit de réponse sur ces sujets. Ils seront publiés aussitôt.

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L'ordre des 'Brosses à Reluire'
L'O.B.R. est un nouvel Ordre très fermé, qui accueillera désormais tous ceux
qui se seront vraiment 'mis en quatre' pour brosser IOG dans le sens du poil.

Pour la première semaine, nous sommes heureux d'élever

Monsieur Mahdi Ahmed Abdilahi,

Président 'bidon' d'un PND bis,

à la dignité de "Cireur de Pompes - premier échelon"


pour ses déclarations parues dans l'ADI. Non seulement il s'est donné beaucoup de mal pour encenser IOG, mais en plus, il parle pour ne rien dire .... de concret.

- Monsieur Abdilahi a adressé « ses vives félicitations à son Excellence Ismaïl Omar Guelleh, Président de la République à l'occasion de la journée historique du 9 avril 1999, date de la victoire éclatante aux élections présidentielles ». Ne faut-il pas avoir une certaine dose de culot et d'hypocrise pour parler de victoire éclatante !

- Il poursuit : le Parti National Démocratique a « dans son ensemble soutenu avec détermination et fermeté, le programme politique initié par le Chef de l'Etat ». Là, encore bravo ! Il semblerait même avoir trouvé le programme politique du Chef de l'Etat, alors qu'IOG est toujours à sa recherche. Plus fort que le Calife !


Monsieur Abdilahi, sorti de prison d'une façon singulière (attentat du Café de Paris), condamné ensuite par la justice française, mérite bien d'être intronisé dans l' "Ordre des Brosses à reluire" et d'être élevé à la dignité de "Cireur de Pompes - Premier échelon". IOG ne manquera certainement pas de le féliciter pour cette promotion.


_________________
Nous étudion la possibilité, en fin d'année, de demander à nos lecteurs d'élire, sur dossier, le Président de l'Ordre des Brosses à Reluire..


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L'Ordre des
Brosses à Reluire
réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de Cireur de Pompes - Premier échelon

7/04 OPPOSITION DJIBOUTIENNE UNIFIEE
- O. D. U -
Boulevard Nelson MANDELA
Boîte Postale : 501 Téléphone : 34.04.43
Djibouti

COMMUNIQUE DE PRESSE

Mercredi 4 avril 2001 vers midi, Monsieur ADEN ROBLEH AWALEH, Président du Parti National démocratique (P.N.D) et Membre du Haut Conseil de l'Opposition Djiboutienne Unifiée (O.D.U), a été arrêté à son domicile et incarcéré à la sinistre prison de Gabode. Il est accusé d'être " le commanditaire de l'Attentat du Café de Paris " qui, en septembre 1990, a fait un mort et plusieurs blessés.

Or, Monsieur ADEN ROBLEH AWALEH, qui vivait en exil à l'étranger au moment des faits, avait pu entrer dans son pays dès septembre 1992, créant un parti d'opposition le (P.N.D), et poursuivre ses activités d 'opposant dans le cadre de la Constitution du 4 septembre 1992.

Tandis que l'on s'empressait d'arrêter un certain nombre de djiboutiens dont M.M AWALEH GUELLEH, MOHAMED HASSAN FARAH, MOHAMED ALI ARREYTEH et ABDI BOUH ADEN, qui croupissent depuis maintenant près de huit ans à la sinistre prison de Gabode, à l'exception de AWALEH GUELLEH qui a réussi à s'évader en 1997, Monsieur ADEN ROBLEH était resté libre et n'avait, à aucun moment, fait l'objet d'une incarcération pour l'affaire en question. Jusqu'à ce mercredi 4 avril 2001 où il a été arrêté et jeté à Gabode. Cela ne manque pas de susciter nos interrogations.

Pourquoi la Justice djiboutienne a-t-elle attendu plus de dix ans après les faits ?. Pourquoi avoir choisi ce moment précis où le pouvoir djiboutien traverse de sérieuses difficultés politiques à lourdes conséquences économiques et sociales ?

Ne s'agit-il pas d'une énième puérile manœuvre de diversion destinée à détourner l'attention de l'opinion nationale et internationale du blocage, du fait du régime, de la conclusion tant attendue des négociations sur la mise en œuvre de l'Accord-cadre du 7 février 2000 ?

Manifestement, cette affaire fait l'objet d'une exploitation politicarde et son rebondissement actuel semble puérilement calculé comme un coup (naturellement vain) contre l'Opposition à laquelle ADEN ROBLEH AWALEH appartient et dont l'unité gêne le régime.

Mais c'est oublier que les Opposants sont des démocrates conséquents et que, comme tels, ils savent prendre leurs responsabilités. C'est oublier qu'ils sont inébranlables dans leur lutte pour la paix, la concorde et le renouveau démocratique.

Nous mettons fermement en garde le régime, coutumier du fait, contre toute tentative de parodie de justice et exigeons un procès équitable, public et transparent, qui respecte effectivement les droits de la défense.

Djibouti, le 7 avril 2001

Le Président de l'ODU

MOUSSA AHMED IDRISS

Note de l'ARDHD :

Comme nous l'espérions, nous venons de recevoir, certes avec un certain retard ce communiqué de l'ODU, qui confirme la solidarité de ces membres, même dans les périodes difficiles.

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COURRIER DES LECTEURS
Nous reprenons le contenu intégral des lettres qui nous sont adressées. Nous publierons aussi les messages des lecteurs qui souhaitent répondre. L'ARDHD n'assume aucune responsabilité quant au contenu des messages de cette rubrique. Ils sont publiés sous la responsabilité entière de leurs auteurs. L'ARDHD rappelle qu'elle ne soutient aucune action politique, ni aucun parti et qu'elle milite exclusivement en faveur de la Paix et des Droits de l'Homme. Pour des raisons de sécurité, les messages sont publiés sans les noms des auteurs (sauf demande formulée avec précision par l'auteur, lors de son envoi)


9/04 Janaleh, un martyr oublié



C'était un jour de printemps dans la Somalie soeur, à l'époque de la colonisation douloureuse et affreuse et des méthodes barbares que nous avions supportées avec beaucoup de tritesse puis de l’humiliation dans les jours qui ont suivi la commémoration de l’indépendance - que chacun de nos compatriotes respecte en general.

Cette époque pénible a vu la mort de nombreux êtres humains qui avaient lutté avec acharnement, d’une maniere ou d'une autre, contre la puissance coloniale. Apres les annees de massacre de nos peuples, la France avait accepté finalement de rendre la liberte aux Djiboutiens opprimés depuis si longtemps. Ce sont nos leaders du Front de Liberation de la cote de Somalie qui ont gagné et obtenu la Libération. Ils étaient dirigés par Aden Robleh AWALEH et feu Mahamoud JANALEH qui imposa d’une facon musclée la souveraineté de notre Etat. Au sein du front “FLCS” cet homme, que je considère comme un martyr, a disparu brutalement de notre histoire lorsqu'il a été sauvagement assasiné sur la cote de la mer Somalienne.

Ce grand heros etait l’auteur de notre independence si l'on en croit le grand nationaliste (Mahamoud Harbi). Je me demande aujourd’hui, pourquoi Janaleh a été tué à l'époque ? Est-ce Gouled ou son neveu qui auraient donné des ordres en ce sens et qui en sont responsables.

Janaleh, le martyr toujours oublié, jamais honoré, alors que tant d'autres le sont toujours. Personne n'a jamais pris la peine de tenter d'expliquer la mysterieuse disparition de celui que je considere un brave, tant il me semble avoir été courageux. Je termine en disant, merci Janaleh, un jour nous découvrirons la verite et prions pour que la justice punisse les coupables.





M.D.E.



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12/04 IOG PEUT- IL SAUVER SON CAMARADE HISSENE ABREH ?



Le moment est venu pour IOG de nous démontrer sa part d'humanité. En effet l'actualité internationale lui donne l'occasion de réaliser finalement sa Bonne Action (B.A) pour l'année 2001, étant donné que 2000 c'était la B.A avec l'affaire de la Somalie.

L'actualité africaine nous apprend que H. ABREH persona non grata au Sénégal, recherche désespérément un pays d'accueil . En raison d'un législation internationale de plus en plus exigeante et difficilement contournable, sa quête risque d'être très difficile à satisfaire.

Et c'est justement là que je vois intervenir notre Génie de la Corne de l'Afrique ou alors notre Génie de la Mer Rouge (réf. au Génie des Carpates : Ciaucescu) intervenir sur la scène internationale, comme il sait par ailleurs très bien le faire, pour proposer et déclarer la République de Djibouti : Sanctuaire International pour Dictateur Déchu. C'est l'Internationale Dictateurs à l'oeuvre.

Avouer quand même que c'est une bonne suggestion pour redorer l'image de notre pays auprès de la Communauté internationale.

La tâche est d'autant plus facile que notre Génie de la Corne dispose de toute l'infrastructure nécessaire. Le local, nous l'avons déjà : Le Palais de HARAMOUSSE. Les Capitaux, nous les avons, plutôt il les a grâce aux comptes bien garnis en Europe (229 millions de dollars US).

Notre Génie de la Corne peut même s'offrir le luxe (vu que c'est un Génie !) de faire d'une pierre deux coups. En façade, Il met en avance la caractère humanitaire de sa proposition, et en coulisse, rien ne l'empêche de faire payer le séjour à ses hôtes et camarades dictateurs contre espèces sonnantes et trébuchantes. Entre dictateurs, ils vont bien trouver un terrain d'entente!

Il y a eu les Présidents poètes ou écrivains, nous aurions ainsi notre Président aubergiste !

M. le Génie de la Corne, je peux vous garantir déjà quelques clients :

- MINGUISTU (un cousin)
- IDI AMIN DADA (un conseiller potentiel)
- ESTRADA (ex acteur parait-il , on sait jamais)
- MILOSEVIC & Consorts ( il a pris une option sous réserve de ...?)
- FUJIMORI (ex-dictateur du Pérou qui a du mal à vivre au Japon. Pas assez
souple!)
- Etc ........


J'arrête là ma liste. Vous payez combien pour la suite ? J'attends votre proposition.

Vu que c'est une affaire qui risque de bien marcher, je vois notre Génie de la Corne transformer le site de HARAMOUSSE en un gigantesque parc d'attraction nommé : DICTATEURLAND. La caisse c'est par-là !

On viendrait de toute la planète pour regarder et toucher les derniers dictateurs tels une espèce en voie de disparition. Et c'est encore une nouvelle Bonne Action pour le tourisme du pays. Décidément, tu mérites bien ton titre de Génie de la Corne. Quoi que tu fasses, tu retombes toujours sur tes pattes.

Mais jusqu'à quand ?

FREEMAN

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12/04 Trop, c'est trop !

Avant même les élections, IOG avait déjà commence a placer des somalo-ethiopiens a des postes stratégiques dans le but évident de voler le pouvoir.

Après le coup d'état électoral de 1999, l'opinion mondiale a reconnue que IOG était le président de la République de Djibouti.

Puis, le peuple djiboutien a été "obligé" pour ne pas dire forcé d'accepter le régime dictatorial qui se mettait en place.

Aujourd'hui, même les plus anti-dictateurs, préfère l'ère de son oncle qui au moins avait la "sagesse" de ne pas voler en masse !! ! Au moins les travailleurs avaient leurs salaires a la fin du mois.

L'opinion mondiale doit savoir que la majorité des fonds accrédités à Djibouti ont été détournés (peut être avec la bénédiction de certains membres du gouvernement français ?) au profit du sanguinaire IOG.

Le Peuple français, chinois,...etc, à travers les impots qu'ils payent, contribuent-ils a maintenir en place un voleur de renommée internationale ?

Contribuent-ils a assassiner un peuple qui meure de faim par manque de salaires ?

Contribuent-ils à former et à armer un tueur de renommée internationale qui n'en finit pas de massacrer les djiboutiens du Nord ?

Jusqu'à quand IOG pense-t-il pouvoir jouer ce double jeu entre les arabes et les israéliens ? Entre chinois, américains et la CEE ?

Jusqu'à quand IOG pense-t-il pouvoir diviser le peuple pour régner et mener le pays dans le même état chaotique que la Somalie de Siad Barre ?

En bref, l'opinion mondiale et le peuple djiboutien doivent se réveiller et se mobiliser pour éviter les répétitions de l'histoire, pour ne plus revoir un deuxième Mobutu.

R.E.
Londres

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14/04 A quand la fin de la dictature à Djibouti ?

Chers compatriotes,
depuis l'indépendance de notre pays en 1977, beaucoup d'entre vous se sont demandés comment mettre fin à cette dictature qui nous détruit ?

Beaucoup d'entre vous ont écrit tant d'articles sans rien changer.

Beaucoup d'entre vous se sont exilés à l'étranger pour échapper à cette dictature, en espérant l'exil comme remède au manque des libertés dans notre pays .

Enfin, beaucoup d'entre vous ont eu le mal du pays et voudraient y retourner, mais la dictature est toujours là.

Chers compatriotes, comme vous le savez notre pays a sombré dans une dictature d'une très grande cruauté.

L'incarcération de Adan Robleh enfant du pays et héros de l'indépendance avec Oman Rabi, Janaleh et tous les martyrs ( toutes ethnies confondues s'il vous plait ) est une démonstration de plus .

Le régime se maintient en terrorisant le peuple, c'est ainsi qu'il torture, assassine, viole, arnaque …etc.

Les citoyens exceptés ceux qui bénéficient des largesses du pouvoir sont confrontés à ces genres de tortures.

Jusqu'à présent, IOG et ceux qui gravitent autour ont confié le sale boulot à des gens appartenant à la justice ( c'est le cas du juge Warama et de Abkar ), de la police et de la gendarmerie ( Ce sont eux qui recherchent et livrent les innocents soient soit disant justice du pays ) , d'autres sont chargés de tuer et de torturer.

C'est un système bien rodé qui a fait ses preuves et il est sensé selon ses concepteurs maintenir IOG et les autres au pouvoir.

C'est un système très très rodé ,la preuve malgré les conditions auxquelles le peuple fait face depuis longtemps, il n'a pu relever la tête pour mettre fin à cette anarchie.


Hier nos héros vivants ou morts ont conduit notre pays à l'indépendance, aujourd'hui une autre lutte est engagée celle de la démocratie et la fin de la dictature.

Jusqu'à présent, les victimes étaient du coté du peuple mais demain elles seront du coté du pouvoir.

Je vous rappelle que jusqu'à présent ni les tortionnaires ni les assassins n'ont été inquiétés, mais comment réagiront-ils lorsque le peuple cherchera directement les coupables là ou ils se trouvent.

Voici des exemples de ce qui va se produire :

- Un tortionnaire torture un citoyen innocent, il est torturé à son tour.
- Un juge condamne un innocent, il est poursuivi à son tour.
- Un assassin tue des personnes, il est tué à son tour ainsi que ses commanditaires qui seront formellement identifiés.

Dans ce cas de figure, les malfaiteurs réfléchiront beaucoup avant de passer à l'acte.
Nous nous dirigeons malheureusement vers cette hypothèse, et dans ce bras de fer nous ferons qui le peuple ou IOG sortira vainqueur.

Chers compatriotes chaque lutte a ses martyrs, Adan Robeh, Osman rabi, Janaleh, Gachamaleh, Hatouf et les autres nous ont sortis du colonialisme.

Aujourd'hui les enfants du pays débarrasseront Djibouti d'IOG et les autres mafieux.

Une lutte sans action et sans soutien ne peut aboutir.

Concrètement pensez-vous que vous pourrez agir en étant à Paris, New York ou Montréal?
Il faut être sur le terrain pour faire bouger les choses, par contre il serait intéressant que les enfants du pays restés à l'étranger apportent leur soutien moral et financier à ceux qui donneront leur vie.

Parmi les gens qui mèneront la lutte, certains martyrs laisseront des enfants , il est intéressant que chacun d'entre nous réfléchisse comment nourrir ses derniers vu que leur père est mort pour le pays, pour nous .

Beaucoup d'entre nous critiquent l'opposition en étant loin du pays, avez-vous imaginer être opposant à Djibouti ?

Certes, des gens qui ont collaboré avec le pouvoir se disent opposants.

Sachez chers compatriotes, aujourd'hui nous devons consacrer toute notre énergie à la chute du régime, l'heure n'est pas à la division.

Une fois cet objectif atteint, naturellement chacun de l'opposition ou pas sera traduit devant la justice s'il a commis des fautes.

Enfin, je dirai que si vous ne pouvez pas être sur le terrain apportez votre soutien à celui qui incarne vos idées ( gens de l'opposition ou citoyen ordinaire ).

Pensez également aux familles de nos martyrs d'hier et ceux de demain.

Ils ont laissé des enfants, d'autres laisseront encore.

Un lecteur parlait récemment de Janaleh, a t-il pensé à sa famille, leur a-t-il apporté un quelconque soutien, ou bien a-t-il simplement écrit que Janaleh est un martyr oublié ?

Je vous quitte chers compatriotes en vous conseillant d'agir .

Seule l'action nous libérera de cette tyrannie.

Si vous avez d'autres idées, des remarques ou suggestions pour libérer le pays, le peuple est preneur et vous remercie d'avance.

La voix du peuple.

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Représentante du PND en France et en Europe
Mme Saïda Barreh-Falcou
courriel: flc1@club-internet.fr


au rédacteur de la lettre "la Liberté" ,

Merci de bien vouloir inserer la réponse du PND aux assertions d'un
certains M. Freeman publiée dans votre lettre n°43:


M.freeman,

merci pour votre visite sur le site du PND, qui est en cours de construction.
Je suis étonné de votre réaction qui va visiblement au delà de la simple reflexion.

M. Aden Robleh Awaleh n'a rien contre la communauté arabe djiboutienne, qui d'ailleurs a des membres au sein de notre parti, le PND. Il est regrettable que le ton et le fonds de votre réponse alimente les faux débats initiés par le régime et dont le but manifeste est d'éssaimer la division au sein du peuple djiboutien.


Le PND s'inscrit en faux contre une telle dérive qui ne peut qu' aboutir à une impasse. Une vraie question ?:

à quand la démocratie inscrite dans la Constitution de 1992 ? par exemple.

amitiés respectueuses

saida barreh-falcou
représentante du PND en France et en Europe

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18/04 La liberté agit-il en faveur des tortionnaires ?

Je suis trés reconnaissant au journal La Liberté pour le combat qu'il poursuit en faveur de tous les persécutés du régime IOG, y compris ceux dont le passé n'est pas exemplaire. Il est vrai que tous les individus, quelle soit leur appartenance ethnique et la gravité des faits, ont le le droit un procès équitable au cours duquel ils pourront être défendus et cela s'applique aussi au Général Yacin Yabéh Galab.

Mais il ne faut pas oublier que le Général Yacin Yabéh est tombé dans son propre piège, en soutenant haut et fort et d´une manière sans faille son ami d´enfance Monsieur IOG.

Tous les djiboutiens savent que Monsieur Yacin Yabéh paye aujourd'hui le fruit de ses mérites accumulés durant l´exercice de ses fonctions et la position dans laquelle il se trouve aujourd'hui n'est qu'un juste retour des choses.


Il n´est de secret de personne que Monsieur Yacin Yabéh Galab a été l'un des tortionnaires les plus cruels et les plus brutaux des deux dernières décennies á Djibouti.

Combien des Djiboutiens ont étés torturés, violés ou exécutés sommairement sur ordre du Général Yacin Yabéh Galab ?

Combien de Djiboutiens ont perdu la vie sous la torture des forces spéciales du Général Yacin Yabéh ?

Combien de Djiboutiens sont devenus aveugles après avoir été atteints par les grenades lacrymognères des force de police ?

Combien de Djiboutiens sont devenus invalides après avoir reçu des balles réelles tirées par les forces de police ?


Combien de manifestations ont été reprimées sauvagement sous le commandement du Général ?

Combien de policiers djiboutiens ont étés licenciés, et sans droit à la pension par décision du Général Yacin Yabéh ?


Monsieur Yacin Yabéh a sélectionné les meilleurs et les plus loyalistes policiers de l'ensemble du corps de la police nationale pour assurer la protection de Monsieur IOG lors Chef du service de sécurité intérieur et extérieur.

Ainsi Monsieur IOG dormait tranquillement. Mais finalement, à force de dormir sans inquiétude, Monsieur IOG a éliminé brusquement son compagnon de route et son ami des premières heures, le général Yacin Yabéh.

Pourra-t-il retrouver un service de sécurité compétent et fiable sans l'expérience inégalée de son ami ?

Je me demande si, en alarmant le monde entier sur la situation actuelle du Général, le journal La Liberté ne sort pas de son principe de son moral qui est de défendre les Droits de l´Homme à Djibouti

Bien entendu je me demande aussi si le journal La Liberté n'ouvre pas une porte de sortie aux autres tortionnaires toujours en poste à Djibouti. S'il ne prépare pas un plan de sauvetage pour eux.... une planche de salut.

J´aurais préféré que le journal la Liberté prenne ses distances à l'égard des tortionnaires qu'ils soient en prison ou encore en fonction.

Je ne serais pas surpris si le journal lançait une alarme au monde entier lorsque Monsieur IOG tombera de son siège .

Dj / Suède.

Réponse de l'ARDHD :

Cher lecteur, nous nous sommes déjà expliqués dans des numéros précédents sur notre action en faveur du Général. Peut-être ne les avez-vous pas lus ?

En synthèse, nous avons toujours dit que le Général n'était pas un enfant de choeur et que nous étions informés de toutes les violations des Droits de l'Homme commises sous son autorité et qu'il devait être jugé pour cela.

Cela dit, un jugement n'est pas une vengeance. Les conditions inhumaines, semble-t-il (selon les informations reçues), de son incarcération ne sont pas acceptables dans un État de Droit et elles doivent être dénoncées. En ne le faisant pas, nous aurions accepté que les Droits de l'Homme puissent ne pas être respectés ... selon les hommes en cause. Seul un tribunal indépendant peut rendre un jugement sur des faits commis, pas nous.... Nous militons pour un État de Droit pour tous.

Vos attaques contre le journal vont un peu loin, ne trouvez-vous pas ? A la fin de votre contribution, vous nous faites un procès d'intention en vous fondant sur des hypothèses qui sont les vôtres et qui n'ont aucun commencement de preuve. Par souci de transparence, nous avons publié intégralement votre texte.


Si, comme vous, de nombreux Djiboutiens estiment que le journal La Liberté a des intérêts communs avec les tortionnaires à la solde d'IOG ou avec tel ou tel parti politique, il suffit de le dire et nous cesserons immédiatement de mettre à jour le site. Nous n'avons pas vocation à nous défendre des attaques dirigées par ceux que nous essayons d'aider. Nous n'avons pas vocation non plus à nous imposer ....

Donc, sachez que des lettres comme celle que vous nous avez fait parvenir, nous incite à nous poser la question sur la poursuite de nos efforts, qui sont lourds en terme de temps passé et de mobilisation des équipes de l'ARDHD.

Le fait que ce journal est publié gratuitement sans aucun appel à des contributions financières externes et qu'il est mis à jour par des Français n'ayant, par essence même, aucune ambition politique à Djibouti, ne sont-ils pas des garanties suffisantes de neutralité ? Notre cible publiquement annoncée étant uniquement le pouvoir dictatorial, pour obtenir le retour à un Etat de Droit à Djibouti.

Sachez que la fermeture du site équivaudrait à donner une victoire d'IOG. Est-cela que vous cherchez ?


Nous serons très attentifs à la réaction des lecteurs dans les prochains jours, ainsi qu'aux avis sur la poursuite du journal. En ce qui vous concerne nous nous posons désormais des questions sur votre appartenance politique personnelle et sur une certaine duplicité ... qui ne serait pas la première car nous avons déjà été la cible d'actions engagées par des proches d'IOG, sous des fausses identités.

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18/04 DROITS UNIVERSELS : JUSTICE SANS FRONTIÈRE ?
Par FREEMAN


En ce début de semaine post-pascale, l'actualité judiciaire passe forcément
par la Belgique. En effet, une cour d'assises belge est amenée à juger, et
éventuellement à condamner des citoyens rwandais poursuivi pour leur probable
participation à l'un des épisodes tragiques du génocide du Rwanda.


Tout l'intérêt de cette affaire se trouve dans la reconnaissance de la
compétence d'un juge - en l'espèce belge - pour connaître de crimes commis à
l'étranger par des ressortissants étrangers sur d'autres ressortissants
étrangers (génocide rwandais). En résumé, aucun belge ne se trouve ni sur le
banc des accusés, ni sur celui des victimes. En matière de droit pénal
national et international, cette affaire constitue une grande brèche contre
tous les dispositifs légaux qui avaient permis et susceptible de permettre à
nouveau, à certains criminels de se soustraire à la justice de leur pays et à
la justice des hommes tout court.


Très récemment, la justice sénégalaise s'est déclarée incompétente pour juger
Hissène Habreh, la Cour de Cassation française en a fait de même face aux
poursuites diligentées par le juge d'instruction français J.L Bruguière dans
l'affaire de l'attentat de l'avion de la compagnie UTA . La justice du pays
des droits de l'Homme s'est cachée derrière une coutume en droit
international qui accorderait une sorte d'immunité, contre toute poursuite, à
tout chef d'État en exercice comme le Colonel Kadhafi.


Pour une fois la justice belge nous étonne positivement. Aujourd'hui, elle
est entrain de poser les jalons d'une nouvelle justice internationale. Une
sorte de justice sans frontière. Nous espérons que ce premier pas va susciter
un débat dans les milieux juridiques et judiciaires ; et surtout dans les
sphères des Organismes Internationaux (Nations Unies) sur l'opportunité et
les conséquences de telles poursuites.


En restant sur cette note optimiste, verrions nous le jour où les instances
internationales se saisir de cette opportunité historique pour entamer, non
pas une simple réflexion, mais la mise en place effective d'un traité ou
d'une convention internationale pour valider cette possibilité ouverte pour
toute juridiction nationale de se saisir et de poursuivre des
non-ressortissants coupables de crimes sur des étrangers, en dehors du
territoire national.



Si cette espérance légitime venait à se concrétiser. Il n' y aurait plus sur
notre village planétaire de sanctuaire possible pour les criminels en fuite
et pour ceux encore à l'œuvre. Ce serait un signal non négligeable pour ceux
qui seraient tentés de recourir à la folie meurtrière du génocide en tant que
mode de résolution des différents ethniques et de conflits civils.


Qui sait ? Les drames du Rwanda, du Burundi, du Congo, de l'ex-Yougoslavie
auraient peut-être pu être évités ?


L'on verrait ainsi un juge canadien, français ou américain poursuivre et
condamner une personne qui aurait commis des crimes sur des ressortissants
djiboutiens, sur le territoire de la République de Djibouti.


Ismail Omar Guelleh, ses ministres, ses juges serviles, les militaires
coupables de crimes, les hauts fonctionnaires coupables de crimes économiques
sont susceptibles, un jour, de passer devant des juridictions étrangères pour
des actes criminels commis sur la population djiboutienne.


Dans cet esprit, nous recommandons à tous nos compatriotes (surtout ceux se
trouvant en Belgique) qui ont fait l'objet de violences, de sévices ou de
tout autre faits susceptibles d'être qualifiés de crime contre l'Humanité, de
déposer plainte devant la juridiction de leur pays d'accueil.


N'oublions pas que des crimes ont été commis pendant la guerre dans la Nord.
Des viols collectifs, des exécutions sommaires, des massacres de populations
civiles, des violations des règles de la guerre ont été commis dans une
totale impunité. Cet épisode de notre histoire n'a pas encore été soldée.
Tous les individus composant la chaîne de commandement (les commanditaires
et les exécutants) de ce terrible épisode sont toujours en liberté et au
pouvoir.


Quant à ceux restés au pays nous leur demandons de constituer des preuves de
toute nature, susceptibles d'étayer et de confondre ces individus lors de
poursuites judiciaires à Djibouti ou à l'étranger. Chaque élément pourrait
être utile : documents écrits, témoignages, déclarations et coordonnées des
victimes, certificats médicaux, photos, traces de flux financiers douteux
(les salariés des banques sont en mesure de le faire), importation et
distribution d'armes ; etc ......


C'est à cette condition que l'on pourrait demander un jour des comptes à tous
les dignitaires du régime criminel et maffieux de Djibouti


Un jour ou l'autre, la justice finira bien par passer sous le ciel de
Djibouti. Ce n'est ni la providence, ni le hasard qui réaliseront ce voeux.
C'est à nous, hommes, femmes et jeunesse de Djibouti, de nous lever comme un
seul homme pour se débarrasser de cette malédiction qui nous rongent depuis
plus de deux décennies.


Ce régime est loin d'être une fatalité et encore moins d'être héréditaire
comme au Congo ou en Syrie.


Levons nous et mettons un terme à cette descente aux enfers.

FREEMAN


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18/04 A J.L Schaal et toute l'équipe de l'ARDDH



Pendant quelques jours nous n'avons pas eu de nouvelles. Je me demandais quelle en était la raison et avais décidé de vous envoyer ce matin le message suivant: "Coucou! ARDDH tu me manques ! What's the problem ?".

En effet, je consulte votre site quotidiennement et souvent deux fois par jour,le matin en prenant mon café et le soir avant l'heure du repos( vu le décalage horaire il peut y avoir du nouveau,un soulèvement populaire par exemple). Avant de le découvrir, je dépensais pas mal d'argent et de temps à téléphoner aux amis exilés comme moi pour avoir des nouvelles du pays. C'est dire si vous êtes d'une incommensurable utilité pour tous ceux qui comme moi (et croyez-moi ils sont très nombreux) ont une famille proche ou lointaine pointée du doigt par les sbires de la dictature en place et qui espèrent un rapide changement.

Votre site nous donne aussi la possibilité de nous exprimer, de cracher la vérité à la face de ceux qui se croient intouchables. Dévoiler aux yeux du monde entier toutes les turpitudes de ce régime à savoir vol,racket, pillages et violation des droits de l'homme:

_pillage financier

_pillage écologique: Lac Assal, licence de pêche

_pillage immobilier: ils ont mis en leurs noms propres presque toutes les maisons appartenant à l'Etat ou aux Etablissements publics ; ils en ont pris possession pour quelques francs symboliques.

_le recours systématique à la torture, l'emprisonnement, les faux procès, certains parlent même d'élimination physique dès lors qu'on ne se prosterne pas devant le Néron de la corne d'Afrique.

L'auteur de "la Liberté aide-t-elle les tortionnaires ?"qui, à juste titre, vous a quelque peu agacé, a peut-être été victime personnellement ou indirectement de ce qu'il reproche au général Yacin, ou alors craint-il de voir des gens censés défendre IOG un jour prochain?


Mais une question se pose, pourquoi a-t-il attendu si longtemps pour s'exprimer? S'il est sincère, il est dans son intérêt comme dans celui de tous vos lecteurs de rectifier le tir. Sinon,il est qui vous soupconnez et n'attacherez aucune importance à ses propos.

Chers frères et soeurs de lutte de l'ARDDH,recevez mes meilleures salutations et la profonde gratitude de tous les opprimés par la dictature de Néron .

Vous êtes la bouffée de liberté quotidienne de tous les Djiboutiens.

La lutte continue,poursuivons le combat!

N.A (Canada).



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18/04 Soutien à l‘ARDHD

Je réagis vivement avec la plus grande célérité aux propos tenus par un lecteur qui mettait en doute l’attitude du journal " Liberté " (dans sa livraison n° 44 de 18 avril) vis-à-vis de la dictature à Djibouti.

Il est inadmissible à mes yeux, et j’espère aux yeux des vrais opposant djiboutiens, que des telles attaques soient lancées contre un journal qui défend depuis bientôt trois ans et sans compter la cause du peuple djiboutien. Je ne me reconnais aucunement dans ces allégations gratuites balancées à la va-vite sans mesurer les conséquences préjudiciables qu’elles peuvent causer au combat pour la démocratie et le rétablissement de droit de l’Homme dans notre cher pays.

Nul opposant censé et sincère ne pourrait dire des insanités pareilles surtout lorsque l’on sait que la rédaction de ce journal a offert à titre purement gracieux une plate forme de débats à tous les " sans voix " qui ont pu s’y exprimer librement à condition qu’ils ne défendent pas le système dictatorial.

La contribution de ce site au peuple djiboutien à déjà porté ses fruits à plusieurs reprises . Le gouvernement djiboutien n’a-t-il pas reculé de nombreuses fois sous la pression du journal " Liberté " ? Souvenez entre autres des jeunes enfants éthiopiens libérés grâce à la révélation du scandale par ce site, et encore tout dernièrement de la remise en liberté de Robleh Awaleh alors que l’on s’acheminait logiquement, connaissant les pratiques d’IOG, à une condamnation ferme avec une lourde peine à la clef en liaison des faits qui étaient reprochés au président du PND. La demie mesure dont il " a bénéficié " ne satisfait guère l’intéressé, on le serait à moins lorsque l’on sait que l’on est innocent , mais cette libération inattendue et inespérée d’Awaleh est à mettre à la contribution de notre site favori, rapport à son " alerte rouge ", et bien sûr sur le compte de l’appel à la manifestation lancé par le PND.

Pour conclure, je dirais que personnellement je ne pleurerais pas la situation que vit le général Yabeh actuellement, loin de là, mais faisant un peu attention à nos propos afin de ne pas tarir une des rares sources qui est à notre disposition en jetant l’anathème sur un site qui nous a beaucoup servi et qui n’attend qu’a nous servir davantage.

Merci d’avance aux vrais opposants qui se reconnaîtrons dans ce message.

UDEC : Un Djiboutien En Colère.

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19/04 Le combat continu

Cher JL Schaal,

Persuade que je ne suis pas le seul lecteur assidu de votre journal la liberte,

Persuade que votre journal a un tres fort impact sur la pseudo politique a Djibouti,

Persuade que sans vous et votre equipe, IOG aurait agi comme bon lui semble,

Persuade que sans vos multiples appels, beaucoups de personalites et d'enfants croupieraient encore dans les sinistres prisons de Gabode,

Persuade que votre Association pour le Respect des Droits Humains a Djibouti avec la Ligue Djiboutiennes des Droits Humains, represente un crucial contre-poids au fou furieux auto-proclame.

Je vous serai tres reconnaissant si vous continuiez le fabuleux combat qu'est celui de la quete du respect des droits humains pour toutes et tous a Djibouti.

Ne vous en faites pas si certains, par de falacieuses accusations, tentent de vous destabiliser...vous n'etes pas seul dans votre...ou plutot notre combat pour la LIBERTE.

De part notre fidelite au journal, nous ne nous priverons pas de vous fournir la moindre information concernant Djibouti. Surtout si elle concerne les droits humains ou le continuel pillage de notre economie a bout de souffle.

Le Peuple djiboutien et les generations a venir n'oublierons jamais votre devouement spontanne et sans but lucratif pour ce Pays de la Corne de l'Afrique.

Encore une fois un grand merci pour l'immense travail que vous et votre equipe avez accompli et je vous souhaite bon courage.

LE COMBAT CONTINU.



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19/04 Sans le journal "La LIBERTE", je perdrais le contact avec tous ces gens ...

Aujourd'hui, comme tous les matin avant d'aller au travail, je me suis connecte au journal LA LIBERTE pour avoir des nouvelles fraiches du pays.

J'y ai retrouve l'honorable JL Schaal a travers sa note aux bailleurs de fonds et dans des reactions tres pertinantes, l'infatiguable LDDH et son courageux President JP Noel Abdi, l'ODU, Aden Robleh ainsi que pas mal de compatriotes qui, courageusement et patriotiquement, ont pris leur plume pour donner leurs opinions sur la situation a Djibouti.

J'y ai aussi vu les basses manoeuvres du...comment dire...Voleur, Assassin, Menteur, Trafiquant, "president d'haramous et de son 4*4 blinde",en un mot d' IOG, a travers les articles de l'ADI ( qui soit dit en passant fait de l'excellent boulot en ecrivant avant de reflechir) qui n'en rate pas une pour reveler sa vraie nature aux yeux du monde entier.

Tout cela pour dire que ma PRINCIPALE euh...non mon UNIQUE SOURCE sur Djibouti est ce e-journal.
Si demain ce fabuleux site venait a disparaitre (ce que je ne souhaite ardemment pas), je me sentirai...deconnecte de mon pays!!! Tout simplement.

Je perdrais le contact avec tous ces gens qui font tellement pour mon pays ne serait-ce que par le fait qu'ils divulguent sans censure ni peur les bassesses d'IOG et qui luttent pour le respect des droits humains sans distinction aucune.

Je saisi cette ocasion pour temoigner mon entiere gratitude a Monsieur Jean-Loup Schaal et a son equipe pour l'incommensurable et inestimable travail qu'ils font pour la Republique de Djibouti. Et ce GRATUITEMENT!! ...il est bon de le signaler.

Apres avoir survole l'article "18/04 La liberté agit-il en faveur des tortionnaires ? " je serai tente de repondre <<oui LA LIBERTE defendra IOG s'il venait a être torturé (quoique..eh!eh!), mais non elle ne lui évitera pas la prison pour CRIMES CONTRE L"HUMANITE!!!>> mais en lisant "Bien entendu je me demande aussi si le journal La Liberté n'ouvre pas une porte de sortie aux autres tortionnaires toujours en poste à Djibouti. S'il ne prépare pas un plan de sauvetage pour eux.... une planche de salut" j'ai cru un moment y decerner une question emanant directement d'IOG pour trouver quelqu'un qui puisse le sauver d'une fin tres proche et surtout...tragique. Qui serait assez fou pour ne compter que sur des voyantes ethiopiennes ?


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04/04 - Radio-Trottoir : Votre chronique

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Nouveau : Rubrique Informations Santé

vendredi 13 avril 2001, 9h27

Fièvre aphteuse:la "vraie-fausse" levée de l'embargo sur le bétail français


Le levée de l'embargo (en place depuis le 13 mars) sur le bétail français ce soir à minuit devrait permettre de reprendre normalement l'exportation d'animaux vivants de toutes les régions de France, à l'exception des cinq départements de l'Orne, la Mayenne, la Seine-Saint-Denis, le Val d'Oise et la Seine-et-Marne. "C'est loin d'être si simple", affirme la Fédération française des commerçants en bestiaux. Le règlement communautaire prévoit que le pays exportateur doit obtenir l'accord de chaque pays membre, ce qui peut prendre un certain temps. "L'Italie, dont les frontières sont fermées jusqu'au 19 avril a d'ores et déjà annoncé son intention de proroger l'embargo". L'Italie est un très gros marché pour la France et notamment le premier importateur de broutards.
Selon une rumeur persistante émanant des services vétérinaires, l'Espagne prendrait le même genre de dispositions. Quant à la réouverture des frontières des pays tiers, elle est plus délicate encore. Il appartiendra aux délégations vétérinaires de se rendre sur place pour convaincre leurs homologues de la salubrité des produits français, afin de rétablir une situation normale. Les conséquences économiques sont moins lourdes dans ce cas, le marché communautaire absorbant 95% des ventes d'animaux sensibles à la fièvre aphteuse, souligne la FFCB. Les entreprises de commerçants en bestiaux, qui manifestaient aujourd'hui à Rennes (Ille-et-Vilaine) et à Saint-Lô (Orne) estiment à 40% depuis six mois la perte du chiffre d'affaires des unités travaillant avec le marché français et à 75% la baisse de l'activité à l'exportation. La FFCB a obtenu des mesures d'accompagnement de 120 millions de francs lors d'une réunion le 11 avril avec le conseiller technique, chargé de l'élevage auprès de Jean Glavany, ministre de l'agriculture. La clé de répartition des crédits reste à fixer.


Marie-Josée Cougard




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vendredi 13 avril 2001, 13h34

Fièvre aphteuse: Jean Glavany sera ''définitivement soulagé'' quand les Anglais ''auront surmonté la crise''


PARIS (AP) -- Le ministre de l'Agriculture Jean Glavany estime, avec la fin ce vendredi de l'embargo européen sur les exportations françaises de bétail, que ''pour cette alerte c'est la fin'' mais qu'il sera ''définitivement soulagé'' quand les Britanniques ''auront surmonté la crise'' de la fièvre aphteuse.
''Il y a 1.200 ou 1.300 foyers au Royaume-Uni. C'est à quelques dizaines de kilomètres de nos côtes et il y a 70 ou 80.000 touristes qui franchissent nos frontières chaque jour. Donc, il faut être très vigilants'', a-t-il déclaré vendredi sur Europe-1.


''Je ne peux pas dire que le virus ne va pas revenir sous les pieds d'un touriste ou les pneus d'un camion, ou même tout simplement par le vent'', a-t-il ajouté.

M. Glavany est ''plutôt satisfait'' de la manière dont la France a géré la crise, mais pense qu'''on aurait pu éviter cette crise, sans doute, si on avait été averti plus tôt. Je crois en particulier que nos amis britanniques ont des services publics vétérinaires qui sont très délabrés et que quand il y a un maillon faible comme ça dans l'épidémio-surveillance en Europe, c'est toute l'Europe qui peut en souffrir''.


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LIGUE DJIBOUTIENNE
DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOEL ABDI Jean-Paul
SIEGE Q.V. BOULEVARD DE GAULLE
BUR TEL (fax) : (253) 35 78 04
DOM TEL (fax) : (253) 35 80 07
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NOTE D'INFORMATION N°6/LDDH/2001
Du 15 avril 2001

Le suivi judiciaire de la demande d'indemnisation
pour torture illégale et arbitraire,
déposée par M. Idriss Abdi Weirah.


La Chambre Civile par jugement du 4 avril 2000 établi, rédigé tardivement par le juge et remis à l'avocat Maître Martinet le 9 avril 2001(se déclare incompétente).

Les conclusions de Maître Martinet, désigné au titre de l'assistance judiciaire pour l'audience du 8 février 2000 ont mis en exergue les points suivants :

Par assignation en date du 21 septembre 1998, le concluant a assigné l'Etat de Djibouti devant le Chambre Civile du Tribunal de Première Instance aux fins d'entendre déclarer l'Etat de Djibouti entièrement responsable de son inculpation arbitraire et abusive et des sévices qu'il a subis durant sa garde à vue fin 1990- début 1991, dans le cadre de l'affaire de l'attentat du Café de Paris pour lequel il a obtenu , le 3 mai 1992, une ordonnance de non-lieu.

Il a demandé avant dire droit une expertise médicale aux fins de faire constater les séquelles dont il reste atteint.

Par ordonnance n°279/99 du 2 novembre 1999, le concluant a obtenu le bénéfice de l'assistance judiciaire.

Le Tribunal devra faire droit à ses demandes.

DISCUSSION

I) SUR LA COMPETENCE DU TRIBUNAL CIVIL

Il résulte d'une jurisprudence ancienne et constante qu'il y a voie de fait justifiant la compétence des tribunaux judiciaires pour statuer à l'encontre de l'Etat, d'une part lorsqu'une décision administrative portant atteinte à la liberté ou à la propriété privée est en elle-même et indépendamment des conditions dans lesquelles elle est exécutée, manifestement insusceptible d'être rattachée à l'exécution d'un texte législatif ou réglementaire ou plus généralement à un pouvoir appartenant à l'administration ; d'autre part lorsque l'administration a passé dans des conditions irrégulières à l'exécution d'une décision même régulière, portant atteinte au droit de propriété ou à une liberté fondamentale. (cf. Tribunal des Conflits 10 décembre 1956 Guyard Rec. 590 - Tribunal des Conflits 27 novembre 1952 Flavigny Rec. 643 - Tribunal des Conflits 24 novembre 1954 Société Trystram Rec. 716 CE 25 mars 1955 Société des Huiles Antar Rec. 181 - Tribunal des Conflits 25 novembre 1963 époux Pele Rec. 795 - Tribunal des Conflits 8 avril 1935 Action Française Long Weil et Brabant Les Grands Arrêts de la jurisprudence administrative - Sirey 1965 p. 226 conclusions Gazier - CE 18 novembre 1949 Carlier Rec. 490 Tribunal des Conflits 10 décembre 1956 Randon Rec. 592 conclusions Guionin).

" Il appartient à l'autorité judiciaire gardienne de la liberté individuelle de statuer sur les conséquences de tous ordres des atteintes arbitraires à cette liberté, celles-ci ayant par elles-mêmes le caractère d'une voie de fait, sauf circonstances exceptionnelles. "

(Dame de la Murette Tribunal des Conflits 27 mars 1952 Rec. Lebon p.626)

La Constitution de la République de Djibouti du 4 septembre 1992 réaffirme ce même principe dans son article 74 :

" Nul ne peut être arbitrairement détenu. Le pouvoir judiciaire, gardien de la Liberté individuelle, assure le respect de ce principe dans les conditions prévues par la loi ".

La détention injustifiée et les mauvais traitements et sévices subis par le concluant justifient la compétence de la juridiction judiciaire.


II) SUR L'EXPERTISE MEDICALE


Le concluant confirme qu'il reste atteint de séquelles de mauvais traitements subis lors de sa garde à vue fin 90, début 91 et il demande au Tribunal de bien vouloir désigner un expert médical qui aura pour mission d'entendre et d'examiner le concluant, de constater les séquelles dont il reste atteint, d'évaluer la durée de l'ITT, le taux d'IPP, le pretium doloris, le préjudice esthétique et le préjudice d'agrément.

PAR CES MOTIFS

- Se déclarer compétent pour statuer sur la responsabilité de l'Etat de Djibouti pour voies de fait sur la personne de Monsieur IDRISS ABDI WERAH ;

- Avant dire droit (tous droits et moyens des parties réservées) désigner tel
- expert médical il plaira au Tribunal de nommer lequel, serment préalablement prêté, aura pour mission d'entendre et d'examiner Monsieur IDRISS ABDI WERAH, de constater toutes séquelles de mauvais traitements et sévices subis lors de sa garde à vue en 1990-1991, d'évaluer la durée de l'ITT, le taux d'IPP dont il reste atteint, le pretium doloris, le préjudice esthétique et le préjudice d'agrément ;


- Dire que l'expert devra déposer son rapport dans les trois mois de la consignation au Greffe du Tribunal de Première Instance de Djibouti de la provision sur honoraires d'expertise qui sera fixée par la décision à intervenir ;

- Dire que l'expert sera remplacé par simple ordonnance sur requête en cas d'empêchement ;

- Ordonner l'exécution provisoire sur minute et avant enregistrement vu
l'urgence ;


- Réserver les dépens.


Il est à souligner le nombre important de renvoi de la Chambre Civile du Tribunal de Djibouti. Voici les différentes dates des audiences pour cette affaire.



Renvois des jugements pour tortures affaire " du café de Paris ".


En Première Instance

(le 27-9-98 ; le 20-10-98 ; le 27-10-98 ; le 1-12-98 ; le 26-1-98 ; le 23-2-98 ; le 16-3-99 ; le 30-3-99 ; le 4-5-99 ; le 8-6-99 ; le 29-6-99 ; le 26-10-99 ; le 16-11-99 ; le 23-11-99 ; le 21-12-99 ; le 8-2-2000 ; le 22-2-2000 ; le 21-3-2000 ; le 4-4-2000)

En Appel


( le 12-6-2000 ; le 23-10-2000 ; le 13-11-2000 ; le 11-12-2000 ; le 15-1-2001 ; le 19-2-2001 ; le 16-4-2001).

Après 17 renvois en Première Instance sans avoir été motivé, et sans argumentations justifiées le Tribunal de 1ère Instance s'est déclaré incompétent pour connaître l'affaire Idriss Abdi Weirah contre l'Etat de Djibouti suite aux sévices corporels et moraux subis lors de son incarcération arbitraire, abusive et illégale dans le cadre de l'affaire de l'Attentat du Café de Paris.


Après 7 renvois en Appel, car le jugement du Tribunal n'avait pas été rédigé et établi, M. Idriss Abdi Weirah est très inquiet, surtout à la veille du 16 avril 2001 où la Chambre d'Appel va encore siégé alors que son avocat Maître Martinet n'a pas encore eu le temps de déposer ses conclusions.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) accorde une attention particulière aux décisions de la Justice dans cette affaire de la fausse piste des Gadabourcis dans l'affaire de l'attentat et du Café de Paris, en général, et de la suite judiciaire contre l'Etat de Djibouti suite à la torture illégale et intolérable à l'encontre de M. Idriss Abdi Weirah, en particulier.



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Forum Communauté djiboutienne

12/04 A QUAND POUR UNE FEMME PREMIER MINISTRE ??

L'egalite des sexes fait beaucoup rire les machos à Djibouti, quand pensez-vous ?


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12/04 jeunesse politique, mirage ou réalité ?

Quelles sont les différentes manières de réveiller la conscience politique des jeunes djiboutiens ?

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18/04 Association Djibouti-Bretagne

urgence
Il faut que tous les Djiboutiens prennent part à la manifestation à Bruxelles.

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15/04 LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
L.D.D.H
Le Président NOEL ABDI Jean-Paul
SIEGE Q.V. BOULEVARD DE GAULLE
BUR TEL (fax) : (253) 35 78 04
DOM TEL (fax) : (253) 35 80 07
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NOTE D'INFORMATION N°7/LDDH du 16 avril 2001


Cette note d'information porte sur le procès du 9 avril 2001 et du 12 avril 2001. D'autres points suivent :
· Points de vue de la LDDH, et questions subsidiaires.
· Réactions du journal "L'Ensemble"
· Des thèmes de réflexions.



I) POINT DE VUE


a) Sur le Procès proprement dit

A 9 h. 30 l'audience débuta, la Cour Criminelle était composée des juges :Akbar,Emile, Zenouba, du Procureur Général, d'une Greffiére,de quatre membres du juré.
Maître Mohamed Omar :pour les trois détenus
Maîtres Martinet : pour la partie civile
Maître MONTAGNE :pour l'Etat français


Après avoir appelé à la barre MM. Aden Roble Awale,Mohamed Ali Arreyte,Mohamed Hassan Farah ,Abdi Bouh Aden,le Président Akbar a donné les chefs d'accusations :complicité d'assassinat et tentative d'assassinat pour Aden Roble, assassinat et tentative d'assassinat pour les trois autres.
Pour le jugement du 9 avr.01 voir communiqué 9
Pour le jugement du 12 avr.01,le Président Akbar a donné la lecture pour la partie civile : " La Cour, Déclare recevable les demandes de l'Etat français, condamne les accusés à payer à l'Etat français la somme de 1.246.722,29 francs français avec intérêts au taux légal à compter du présent arret. Les condamne à payer à la succession Nervet la somme globale de 2.500.000 francs Djibouti.
La L.D.D.H reste très perplexe sur la légèreté de ce procès totalement vide, de ce procès, à notre avis, abominable. Elle reste très choquée d'entendre du Parquet que, dés le 4 octobre 1990,les enquêtes se sont effectuées en direction des Gadabourcis ,et que cette piste c'est avérée fausse. C'est vraiment choquant. A cette période plus de 350 personnes ont été torturées, un grand nombre souffrent encore de ces séquelles. Pire encore, lors de ce procès, nous avons appris que l'Ambassade de France en Ethiopie, une année avant l'attentat, était bien informée et connaissait à cette époque les auteurs d'un attentat potentiel contre les intérêts français. On doit se demander pourquoi les mesures de prévention n'ont pas été déclenchées ?
Pourquoi cette fausse piste des Gadaboucis ? est-ce, pour des raisons politiques de circonstance, est-ce pour brouiller d'autres pistes, la vraie piste ?
Aujourd'hui, on est en droit d'exiger le Droit à la Mémoire, on est en droit de réclamer le Pardon Officiel, on est en mesure de saisir l'Etat, en mesure de saisir le Premier Magistrat

Pourquoi, le Parquet djiboutien a-t-il durant tant d'années, depuis la mise en détention, après les mandats d'arrêt émis, pourquoi le Parquet djiboutien s'est-il abstenu de faire progresser les enquêtes rogatoires ?
La Ligue Djiboutienne des Droits de l'Homme(LDDH), a par les Communiqués n° 8 du 4 avr.2001, et n°9 du 9 avril 2001 informé de la manière suivante :
Communiqué n°8
Nous venons d'apprendre que le Président du PND, membre du Haut Conseil de l'ODU, Monsieur Aden Robleh Awaleh a été arrêté à 12h10, à son domicile sis à l'aéroport par les Forces Nationales de la Police (FNP) et transféré directement à la sinistre prison de Gabode dans la cellule 12.


Le Président Aden Robleh, qui avait été convoqué pour ce mercredi 4 avril 2001, a fait déposer une lettre expliquant son refus à se présenter au Tribunal.

Le lundi 5 mars 2001, à l'occasion de fête de l'AID AL ADHA, le Président du Parti National Démocratique (PND), Monsieur Aden Robleh Awaleh, avait prononcé un important discours à l'attention de ses militantes et militants.

Lors de son discours, il avait fait remarquer dans les termes suivants :
" Comme toujours, je dis et redis : nous n'avons pas besoin de fusils pour mettre un terme à cette situation de non droit à laquelle nous sommes confrontés. Une forte mobilisation politique de notre peuple suffit. Il faut savoir que les grèves, les manifestations publiques pacifiques sont des droits inaliénables. "
Le Président Aden Robleh aurait ces derniers temps, entrepris des démarches et des contactes en vue de la concrétisation de la mobilisation politique et pacifique pour les semaines avenir.


La LDDH reste en alerte et suivra avec vigilance les conditions d'incarcération de cet homme politique et le bon déroulement du procès.





_____________________________


Communiqué n°9


Lundi 9 avril 2001 à 9h 15, la Cour criminelle a siégé pour l'affaire de l'attentat du " Café de Paris " du 27 septembre 1990 en République de Djibouti.

Le Président de la Cour, le Juge Akbar a demandé aux inculpés de se présenter à la barre. Il s'agissait de :

M. Aden Robleh Awaleh Président du Parti PND et membre du Haut Conseil
de l'ODU. Mise en détention le 4 avril 2001
M. Mohamed Ali Arrretey mis en détention en 1995
M. Mohamed Hassan Farah mis en détention en 1993


M. Abdi Bouh Aden mis en détention en 1992

Un inculpé avait bénéficié, après plusieurs années de détention, d'un non lieu il s'agit de M. Mahdi Ahmed Abdillahi actuellement Président par l'effet du colonage imposé au PND.
La liste des témoins a été donnée, mais aucun témoin ne s'est présenté et d'après le Procureur Général, ces témoins auraient été menacés.


Le Président Aden Robleh après avoir brossé son passé de combattant pour l'indépendance, a confirmé son refus d'avoir un avocat du fait que : " connaissant la nature du procès qui m'est fait, je ne vois pas l'intérêt de recourir aux services d'un Conseil, notre pays vit sous une dictature implacable. La liberté, les droits de l'homme, la démocratie n'existent pas dans ce pays ".

Les trois autres détenus depuis pratiquement plus de huit ans avaient pour Défenseur Maître Mohamed Omar, qui avec brio, avait posé le vrai problème, celui des preuves tangibles, des preuves matérielles qui font totalement défaut dans le dossier volumineux qui lui a été remis que quelques jours avant l'audience.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains reviendra sur ce procès, une fois que la partie de la Partie civile sera tranchée par la Cour criminelle le jeudi 12 avril 2001.

La Cour criminelle s'est prononcée aujourd'hui le 9 avril 2001 que sur les peines pénales :

La Cour criminelle condamne :
· Aden Robleh Awale à six (6) ans de prison avec sursis.
· Mohamed Ali Arretey à six (6) ans de prison ferme
· Mohamed Hassan Farah à huit (8) ans de prison ferme
· Abdi Bouh Aden à huit (8) ans de prison ferme



La Cour Criminelle condamne, par contumace, Awaleh Guelleh à la réclusion criminelle à perpétuité.


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demeure consternée face à cette condamnation d'une telle ampleur, d'autant plus qu'aucune preuve tangible n'est apparue durant le réquisitoire du Procureur Général, et celui, de la plaidoirie, de la Partie Civile, de Maître Martinet.
Sur les ondes de la R T D du 11 avr.01, le Procureur Général a précisé : Mohamed Ali Arreyte une purge de 146 jours à Gabode Mohamed Hassan Farah une purge de 13 jours à Gabode.









II) LES REACTIONS




Le Journal " Ensemble " du 12 avril 2001


PROCES SUR L'ATTENTAT DU CAFE DE PARIS
LA VERITE RESTE A VENIR
(Extrait)



Septembre 1990. La tension née de l'invasion, en août 1990, du Koweït par l'Irak, va crescendo à travers le monde. L'indignation internationale, particulièrement occidentale du fait des intérêts hautement stratégiques de l'Occident dans le Golfe est générale. Mais Sadam Houssein, sorti non sans quelque auréole de sa guerre contre l'Iran islamiste, guerre au cours de laquelle il a pu bénéficier du soutien de ce même Occident, Saddam donc réagit en autocrate et fait la sourde oreille aux appels au retrait du Koweït qui fusent de partout.


A Djibouti, le régime n'est pas au mieux de sa forme. Usé par son long règne (il est au pouvoir depuis l'accession à l'indépendance de 1977), le Système Gouled, qui repose sur le tribalisme, est en perte de vitesse auprès d'une opinion nationale fatiguée du tout unique et sensible au vent de démocratisation. Qui, depuis l'Europe de l'Est où le mur de Berlin est tombé et les dictatures dites rouges balayées les unes après les autres, souffle sur le monde. L'Afrique commence du reste à être touchée par l'heureuse contagion démocratique aux dépens des régimes autoritaires à pensée et parti uniques qui tremblent devant le changement en marche.

Voilà dans quel contexte général se perpètre, dans la soirée du jeudi 27 septembre 1990, à la terrasse du fameux Café de Paris, au centre-ville de la capitale, un odieux attentat anti-français. Les lieux sont mal éclairés, du fait d'une coupure d'électricité, lorsque des grenades sont lancées contre les occupants de la terrasse. Un enfant de six ans, Oliviers Nervet, est mortellement déchiqueté sur les genoux de son père, ses parents sont touchés par les éclats de grenade ainsi que de nombreuses autres personnes. Au total, l'attentat fait un mort et quatorze blessés dont plusieurs grièvement atteints.
Comme à son habitude, le régime de livre à un tapage médiatique et frappe où il veut. C'est d'abord une composante de la communauté nationale qui est visée sur laquelle la gendarmerie, qui conduit l'enquête, s'abat. Plusieurs dizaines de membres de cette composante nationale (parmi lesquels des jeunes et moins jeunes, des hommes comme des femmes) sont arrêtés qui subissent des interrogations musclées dans les locaux de la gendarmerie. Ils auront subi des souffrances dont beaucoup portent encore les séquelles et pour lesquelles ils n'ont reçu ni réparations ni excuse officielles.


Le régime crie déjà victoire qui annonce avoir trouvé les coupables. L'opinion est sceptique devant cette précipitation musclée dont les victimes semblent par avance désignées. Cela sent la vieille recette du bouc émissaires. Des heurts entre certaines composantes nationales (dont celle que les enquêteurs du régime désignent du doigt) ne se produisent-elles pas depuis quelques temps et n'ont-ils pas tout l'air d'une manipulation divisionniste ? Le régime ne s'ingère t-il dans la guerre civile somalienne à des fins de politique intérieure ?

Cette morbide mayonnaise ne prenant point, cette direction est bientôt abandonnée au profit de ce que le pouvoir appelle la piste de l'opposition djiboutienne exilée. Awaleh Guelleh Assoweh et Mohamed Hassan Farah sont arrêtés dès l'été 1992 à Addis-Abeba où ils vivent en exil. Ils sont détenus quelques mois dans la capitale éthiopienne avant d'être livrés aux autorités djiboutiennes. Peu après, c'est autour de Abdi Bouh Aden dit Bouraneh d'être arrêté et jeté à son tour à Gabode où Mohamed Ali Arreyteh, interpellé à Dire-Dawa et extradé, le rejoindra plus tard en 1995.
Le pouvoir claironne à nouveau qu'il a trouvé la vraie piste et les vrais coupables. Ils sont présentés comme les membres du Mouvement de les Jeunesses Djiboutienne (MJD) que dirigerait un certain Mahdi Abdillahi Ahmed qui connaîtra également la prison.


Aden Robleh Awaleh, qui vit en exil à Paris au moment des faits où il dirige le Mouvement National Djiboutien pour l'instauration de la Démocratie (MNDID), se retrouve à son tour associé au groupe. Il clame son innocence et crie à la machination politique.


Les thèmes de réflexions.


Ces thèmes sont extraits du livre d'un homme qui connaît notre pays :M Arnaud Montebourg.Ce livre à pour titre : " La Machine à trahir "

I
)
" Je dénonce à la conscience des honnêtes gens cette pression des pouvoirs publics sur la justice du pays .Ce sont là des mœurs politiques abominables qui déshonorent une nation libre "

II)
" Sceaux embarrassé, faisait l'aveu suivant : " Ah ! La magistrature manque d'indépendance ? Ce procureur sous sa robe rouge et son hermine n'a pas eu la conscience assez haute pour résister ? Mais que se passe-t-il donc dans ce ministère ? J'y suis allé dans les ministères, et dans celui de la Justice. La nomination de ces magistrats, leur avancement, leur carrière, leur vie est toute entre nos mains.


Et à ceux qui craindraient l'entrée des passions partisanes dans les prétoires de la République, on répondra que les procureurs ne sont pas des juges dont la nomination doit quant à elle rester impérativement éloignée des préoccupations de parti. Ces procureurs élus ne pourront donner à juger que des infractions à la loi républicaine, non leurs caprices ou leurs passions, et les citoyens pourront solliciter ces procureurs avec d'autant plus de force et de poids qu'ils seront aussi leurs électeurs.

Je ne crains pas un procureur ayant des opinions politiques, pourvu qu'elles soient connues et surveillées. Aujourd'hui, les procureurs sont, comme d'autres, souvent politisés, mais ils cachent leur idéologie sous leur robe et derrière leur fonction. Je préfère qu'ils agissent à découvert.

Je veux vous raconter cette histoire exemplaire qui concerne le Parquet général de Genève, élu au suffrage universel par les citoyens de cette petite République. Bernard Bertossa a donc été élu il y a dix ans. Il décida, soutenu par les électeurs genevois, de s'attaquer à l'argent entreposé par la grande délinquance russe sur la place financière de Genève. Lorsque les premières informations judiciaires ont été ouvertes, le procureur général de Genève obtint le témoignage à charge d'un certain nombre de ressortissants russes qui permirent au dossier d'avancer vers la condamnation. Le limogeage récent par Vladimir Poutine du procureur russe qui avait octroyé le soutien de la justice russe aux démarches du procureur général suisse a mis en difficulté l'enquête menée par le procureur général Bertossa.

Celui-ci dut s'expliquer publiquement devant ses électeurs, dans La Tribune de Genève, sur la stratégie qu'il avait jugé bon de retenir. " En matière de corruption impliquant les fonctionnaires étrangers, nous prenons systématiquement les mêmes mesures de poursuite. Cette systématisation vise deux objectifs.

Le premier, nous envoyons un signal fort à l'étranger montrant que la Suisse n'est plus un havre de tranquillité pour le blanchisseur d'argent sale. Le second, nous adoptons un comportement uniforme, quelle que soit la couleur politique des fonctionnaires et des dirigeants concernés. C'est ainsi que, socialiste bon teint, j'ai poursuivi les délits commis en Suisse par des personnalités proches du Parti socialiste espagnol. On ne peut donc pas accuser le Parquet genevois de favoriser un camp plutôt que l'autre. "

Là encore, le contrôle permanent des électeurs sur le fonctionnement d'une institution aussi importante que celle chargée de la répression pénale est une garantie d'impartialité et de recherche obstinée de la justice.

Et si l'on craignait que, par un tel système, le gouvernement perde le contrôle des poursuites pénales dans des matières névralgique et cruciales comme les atteintes aux intérêts de l'Etat, l'espionnage, le terrorisme, la corruption internationale, pourquoi ne créerait-il pas un parquet spécialement attaché à lui sous son contrôle direct, pour certaines infractions limitativement désignées, assimilables à la défense des intérêts directs de l'Etat ? Le gouvernement pourrait dans ce cas exercer lui-même les fonctions de poursuite, sous le contrôle du Parlement et en pleine responsabilité devant les électeurs.

C'est peut-être ainsi que le citoyen pourrait, en matière judiciaire, enfin trouver son compte. "







Journal " Le MONDE/SELECTION HEBDOMADAIRE " du samedi 7 avril 2001

Arnaud Montebourg vu par le Journal le Monde sélection hebdomadaire

Après avoir obligé Alain Juppé à déménager et épinglé les tribunaux de commerce, le député socialiste de Saône-et-Loire s'est attaqué au président de la République, qu'il souhaite voir répondre de son action de maire devant la justice. Portrait d'un homme qui dérange.


L'élégante silhouette semble déplacée dans les étables où charolaises et normandes soufflent un peu de chaleur dans le vent frisquet de décembre. " Il y a quelqu'un ? ", lance Arnaud Montebourg en piétinant la paille et la boue séchée. Le député de la circonscription de Louhans, en Saône - et - Loire, a décidé de consacrer cette matinée à in négociant en bestiaux. Jean Compagnon n'a pas le profil type d'un électeur de gauche, mais, s'il a demandé à voir " son " député, c'est que la consommation de bœuf s'effondre. Il faut faire quelque chose comme, suggère-t-il, réclamer l'interdiction des émissions qui affolent les Français…

C'est bien mal connaître le citoyen-député, défenseur de la presse et pamphlétaire de La Machine à trahir (Denoël), qui réclame plus de libertés pour les citoyens, plus de pouvoir pour le Parlement, plus de transparence dans la gestion des deniers publics. Et plus de sévérité à l'encontre de Jacques Chirac, qu'il rêve de voir répondre de son action de maire de Paris devant la Justice.

La crise bovine le mobilise sur le terrain, la crise du régime le galvanise ailleurs, courant maisons de la presse et librairies pour dédicacer ce "rapport sur le délabrement de nos constitutions " qui fait le bonheur des lecteurs (45 000 exemplaires déjà vendus) et le malheur du président.

Ainsi va Montebourg le " Paris-Bresse " du Palais-Bourbon : trois jours dans la capitale, le reste de la semaine en Val-de-Saône. Qui est ce grand jeune homme de trente-huit ans, à la mise classique et au verbe un peu désuet, qui veut précipiter Chirac " en enfer " ? Certains, lui prêtant une origine aristocratique, lui donnent - par erreur ou malice - du Arnaud " de " Montebourg. On ne trouve pourtant ni comte ni duc dans sa généalogie.

Du côté de sa mère, née Leïla Ould Cadi, il y a seulement des Wali, ces " préfets " arabes placés à la tête des wilayas dans l'Algérie coloniale. Ni héritier ni grand bourgeois, mais fils d'une professeur d'espagnol et d'un inspecteur des impôts, M. Montebourg est un bon produit du système méritocratique de sa " chère République ".

Son père, mendésiste de la première heure, rêvait pour lui d'ENA et de carrière dans la haute fonction publique. " Sans doute pensait-il que je le vengerais, lui qui savait les portes de l'administration centrale fermées à des hommes comme lui ", raconte-t-il. Il échoue au concours, mais devient un avocat brillant, premier secrétaire de la conférence du stage du barreau de Paris en 1993, ce concours d'éloquence remporté avant lui par … Léon Gambetta et Paul Reynaud. Cela lui vaudra d'être commis d'office pour assurer la défense de Christian Didier, assassin de René Bousquet, le chef de la police de Vichy avec lequel François Mitterrand n'a jamais vraiment rompu. " Là, je suis descendu dans les soutes du mitterrandisme ", se souvient-il. Après Urba, c'est encore un peu d'illusions perdues pour celui qui, en 1981, collait les affiches de " La force tranquille " dans les rues de Dijon, sa carte du PS toute neuve dans la poche.

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18/04 Combien IOG a-t-il perdu personnellement dans la disparation des cigarettes à Berbera ? Confirmation officielle de la communauté d'intérêts économiques entre Abdouraman Borreh et IOG ?

Depuis plusieurs mois, nous sommes alertés sur les relations priviligiées qui existeraient entre IOG et le commerçant Borreh. Ces informations, au fil du temps, se recoupaient .... qu'elles soient adressées par des djiboutiens ou publiées par des supports somalilandais. Elles concernaient des trafics en tout genre, drogue, cigarettes, faux billets en Somalie, etc...

Aujourd'hui, grâce à l'ADI et à deux dépêches parues hier et avant hier, nous tenons ce qui pourrait-être considéré comme la confirmation officielle de l'association qui existe entre les deux hommes, au moins de leur communauté d'intérêt.

Le Président de Djibouti provoque la rupture de toutes relations avec un Etat voisin (ce qui est le degré le plus élevé si l'on se place sur l'échelle des actions diplomatiques, juste avant la déclaration de guerre ...), uniquement pour des mésaventures arrivées à son ami Borreh à Berbera : 3000 cartons de cigarettes enlevés / détruits ?

Comment un chef d'Etat peut-il mettre en oeuvre une décision diplomatique aussi grave en représaille à un simple vol commis à l'étranger dans des conditions douteuses ?

Simplement parce qu'il a perdu personnellement beaucoup d'argent dans l'affaire !! CQFD !!!

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