LA LIBERTÉ Bulletin N° 44
Journal permanent et indépendant
de tous les djiboutiens de l'opposition

Bulletin
de l'A. R. D. H. D
2ème année..............Maj 20/04/01 à 13 h 00 (Heure de Paris)

SOMMAIRE N° 44 du 14 au 20 avril 2001

En raison de difficultés de communication durant le week end de Pâques, nous n'avons pas pu poursuivre la mise à jour du journal et nous vous prions de nous en excuser. Toutes les communications ont été rétablies aujourd'hui, le 18/04.

- Le nouvel Ordre des Brosses à Reluire (OBR)
- IOG décrète la rupture de toutes relations et communications avec le Somaliland,
-
Combien IOG a-t-il perdu personnellement dans la disparation des cigarettes à Berbera ?
- Appel à tous les Djiboutiens pour qu'ils manifestent à Bruxelles,

- SURVIE : Appel à manifester le 25 avril à Paris.

Le nouvel "Ordre des Brosses à Reluire" (OBR)

Monsieur Mahdi Ahmed Abdilahi,
élevé à la dignité de "Cireur de Pompes - Premier échelon"
LA LIBERTÉ :
votre journal se construit
chaque jour devant vous,
avec vos contributions.
Chacun peut s'y exprimer librement et sans aucune censure.

Conditions (*)

Courrier des lecteurs

9/04 Janaleh, un martyr oublié

12/04 IOG PEUT- IL SAUVER SON CAMARADE HISSENE ABREH ?

12/04 Trop, c'est trop !

14/04 A quand la fin de la dictature à Djibouti ?

18/04 La Liberté agit-il en faveur des tortionnaires ?

18/04 DROITS UNIVERSELS : JUSTICE SANS FRONTIÈRE ? Par FREEMAN

18/04 A J.L Schaal et toute l'équipe de l'ARDDH

18/04 Soutien à l‘ARDHD

19/04 Le combat continu

19/04 Sans le journal "La LIBERTE", je perdrais le contact avec tous ces gens ...

L. D. D. H.
Ligue Djiboutienne
des Droits Humains
Toutes les publications
2000 / 2001

29/10/98 Le P.N.D ne sera pas démantelé !
le président du PND appelle à la mobilisation génér
ale des militants ...
(La République / 98)

Bruits et rumeurs

 

Parti National Démocratique


P N D
Consultez le site provisoire
http://www.pnd-djibouti.org

18/04 Appel à manifester à Bruxelles (Ass Djibouti-Bretagne)

Forum Communauté djiboutienne

12/04 A QUAND POUR UNE FEMME PREMIER MINISTRE??

12/04 jeunesse politique, mirage ou réalité ?

Parti du Renouveau Démocratique
P R D
Consultez le site

http://www.multimania.com/leprd

18/04 Un nouveau site à consulter

www.indexdjibouti.com

 

18/04 Combien IOG a-t-il perdu personnellement dans la disparation des cigarettes à Berbera ? Confirmation officielle de la communauté d'intérêts économiques entre Abdouraman Borreh et IOG ?

L'Homme de la Semaine

 


"Vente en ligne" des livres
Ali COUBBA
Abdouraman WABERI
Daher Ahmed FARAH
   
COMMUNAUTÉ DJIBOUTIENNE
Marre d'être bâillonné à Djibouti ? Cliquez ici !
Le service de discussion
et d'échanges en direct.
 

   
     

NOUVELLES BRÈVES ET REVUE DE PRESSE

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 14/04/2001
DJIBOUTI - Des activités très encadrées
Quatre projets de décrets du ministre djiboutien de l’Equipement et des Transports, Osman Idriss Djama, présentés au conseil des ministres du 3 avril vont réglementer les activités connexes au transport maritime (transitaire, agent maritime, manutention, avitailleur au port). (...).

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 14/04/2001
ETHIOPIE - La gestion de Finchaa privatisée en Ethiopie
Une négociation est en cours en vue de l’attribution à une firme privée étrangère d’un contrat de gestion de l’usine sucrière de Finchaa, située à 350 km au nord-ouest d’Addis Abeba et inaugurée en 1999. (...).

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 14/04/2001
DJIBOUTI - Gora Meke Outo
Le nouveau Premier ministre, Dileita Mohamed Dileita, nommé le 4 mars dernier, a pris pour chef de cabinet un jeune Afar né en 1958 dans la région d’Obock. (...).

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 14/04/2001
DJIBOUTI - Ismaël Omar Guelleh ira à Bruxelles
Le président djiboutien a prévu de se rendre le 18 mai, à Bruxelles pour appuyer la présentation par ses ministres d’un Programme d’actions national pour le développement de Djibouti (2001-2010).

D'après l'article de LOI, IOG a prévu d'assister à la troisième conférence des Nations Unies à Bruxelle entre le 14 et le 20 mai. Il devra essayer de convaincre les bailleurs de fonds potentiels, ce qui sera difficile, compte-tenu de la position du FMI, qui a placé Djibouti sous contrôle. LOI poursuit en annonçant que les arrièrés de paiement intérieurs vont encore augmenter. Ils seraient de 15 milliards de FD actuellement, dont 8 milliards de FD pour les salaires.

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Avis aux bailleurs de fonds potentiels (Note de l'ARDHD)

Cela sous entend que Guelleh est dans l'incapacité de payer les salaires et que tout dépendra de l'avis et de la générosité des bailleurs de fonds potentiels.

Mais nous attirons l'attention des bailleurs de fonds sur deux points qui nous paraissent importants :

- les 229 millions de Dollars que IOG a placé dans des banques étrangères et dont il pourrait se servir pour son pays,

- les achats massifs d'armes dont deux nouveaux hélicoptères de style 'Apache' et le recrutement de mercenaires, qui ont été effectués avec l'argent des djiboutiens pour se retourner contre eux.

- les dépenses d'IOG pour construire son palais et pour envisager l'achat d'un Boeing privé .... et le reste.

Messieurs les bailleurs de fonds, à notre avis, il est vain de céder aux discours charmeurs d'IOG. Ne vous laissez pas convaincre. On ne change pas l'homme et il continuera à utiliser votre générosité pour acheter des armes qui lui permettront d'asservir la population djiboutienne et pour augmenter son patrimoine personnel à l'étranger.

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LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 17/04/2001 DJIBOUTI -
Un président au secours d’un homme d’affaires
Le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh a décidé, le 16 avril, de "suspendre tout commerce, toute circulation de biens et de personnes" entre son pays et le Somaliland (Etat autoproclamé indépendant du nord-ouest de la Somalie).

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16/04 Djibouti suspend tout commerce avec la région du Nord-Ouest de la Somalie (ADI)

DJIBOUTI (ADI)-16 avril- La République de Djibouti décide lundi de « suspendre tout commerce, toute circulation de biens et de personnes (mer, air, terre) entre elle et la région du Nord-Ouest de la Somalie jusqu’à l’avènement de l’Etat officiel somalien », rapporte l’Agence Djiboutienne d’Information, citant un communiqué du ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale.

Dans le même temps, « le Gouvernement djiboutien adresse une sévère mise en garde au Chef de guerre (Mohamed Ibrahim) Igal et sa faction afin de mettre un terme immédiatement à cette campagne ignoble de diffamations et d’injures à l’encontre de son Chef d’Etat M. Ismaïl Omar Guelleh unanimement salué par la Communauté Internationale pour ses efforts incommensurables en faveur de la paix dans la sous-région et en particulier pour la renaissance de l’Etat somalien ».

Le communiqué rappelle qu’après « avoir pillé 3030 cartons de cigarettes appartenant à une société djiboutienne RED-SEA Central, dans l’enceinte portuaire de Berbera en Somalie, le Chef de guerre Igal tente de justifier cet acte de banditisme en accusant la République de Djibouti d’être responsable de la ‘détérioration’ des relations politiques entre ‘les deux pays’ ».

Et le communiqué des Affaires Etrangères de poursuivre que « refusant de rembourser les 800 000 dollars qui représentent la contre-valeur des 3030 cartons à son propriétaire et feignant d’ignorer que cette société exerce ce commerce depuis longtemps à Hargueisa, il tente d’opérer un chantage inacceptable ».

Ce chantage se traduit par la déclaration de Igal soutenant « qu’il ne peut y avoir des relations commerciales entre Djibouti et ‘sa Somaliland’ tant que cette dernière ne sera pas ‘reconnue’ comme un Etat indépendant par Djibouti ».

Le communiqué ajoute que Igal a fait "preuve d’irresponsabilité en pillant les biens d’autrui ".

Le document explique que « contrairement à ce qui a été dit, les marchandises ont été prises sur le quai par les hommes de Igal, qui après un simulacre de mise à feu se sont partagés le magot ».

ADI-16H32 GMT-16 AVRIL 2001

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ADI/DJIB/951/123 MOTS

Précisions de M. Abdourahman Borreh sur les cigarettes
pillées dans le port de Berbera

DJIBOUTI (ADI)-18 avril - M. Abdourahman Borreh a indiqué mercredi à l’Agence Djiboutienne d’Information que les 3030 cartons de cigarettes qui avaient été pillés dans le port de Berbera appartenaient à la société Omaar International .

Dans un entretien téléphonique avec l’ADI, M Abdourahman Borreh a précisé que « les cigarettes débarquées au port de Djibouti par les soins de ma compagnie Red Sea Central sont passées sous la propriété juridique de la compagnie Omaar International dès leur entreposage au port de Berbera (nord-ouest de la Somalie) »

Omaar International appartient à M. Djama Omar Saïd, un commerçant établi à Djibouti.

ADI-18H30 GMT-18 AVRIL 2001

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ADI/DJIB/941/207MOTS

Somalie : manifestation contre l’importation de billets contrefaits

DJIBOUTI-(ADI)-16 avril- Une importante association qui regroupe plus d’une centaine d’unités d’écoles et 800 enseignants a tenu lundi une conférence de presse à Mogadiscio où elle a dénoncé l’importation des milliers de billets d’argent en Somalie provoquant ainsi une inflation dans ce pays rapporte l’Agence Djiboutienne d’Information qui cite le Service Somali de la BBC.

Le Président de cette association M Ahmed Abdillahi Cheik a indiqué que les enseignants et les écoles suspendront leurs cours demain (mardi) pour une cérémonie d’imploration collective de Dieu.

Dans cette cérémonie, il est question de prier pour que Dieu puisse atténuer la portée des conséquences de l’inflation en cours en Somalie plusieurs jours maintenant.

D’autres mouvements sociaux ont décrété également une cessation de travail du 18 au 20 avril prochain en signe de protestation contre les commerçants qui ont importé ces billets d’argents à l’origine de l’instabilité financière en Somalie.

Et les responsables des organisations associatives somaliennes d’exhorter les dirigeants de l’Autorité Intérimaire de procéder à la récupération et à la destruction des ces nouveaux billets d’argents.

Dans le courant de cette même semaine, le procureur Général de l’Autorité Intérimaire avait affirmé que les responsables de cette instabilité financière seront arrêtés et poursuivis en justice.

ADI-17H09-GMT-16 AVRIL 2001

ARDHD : Nous apprécions cette dépêche de l'ADI. Est-il utile de rappeler que de nombreuses voix se sont élevées depuis plusieurs mois pour affirmer que ces billets contrefaits avaient été imprimés à Londres au bénéfice d'une association dans laquelle on pourrait, parait-il, trouver les noms d'IOG et de Borreh ? Ce qui reste à vérifier naturellement. Seront-ils interrogés par le Procureur Général de l'Autorité Intérimaire en qualité de témoin par exemple ?

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Les principaux responsables
d'actes de torture
à Djibouti.

En attendant que la justice pénale puisse instruire les plaintes des victimes de mauvais traitements, de spoliation, de viols, de torture et d'emprisonnement arbitraire (...), nous rappelons à l'opinion publique internationale les noms des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités par les victimes.

- Colonel
Mahdi Cheikh Moussa,
- Colonel
Omar Bouh Goudade

- Lieutenant-colonel
Hoche Robleh


- Commandant
Zakaria Hassan

- Lieutenant Ladieh
- Lieutenant Mohamed Adoyta
- L'aspirant Haroun
- Le sous-officier Naguib
- L'adjudant Tane
- Kalifa
- Wagdi

Certains se seraient déjà réfugiés à l'étranger (USA et Canada) sous de fausses identités, mais ils sont placés sous surveillance, par les polices locales.

Nos informations sur la torture à Djibouti et les récits des victimes

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12/04 COMMUNIQUE
d'Aden Robleh Awaleh,
Président du PND

Le doute n'est plus permis. Notre pays est bel et bien engagé sur la pente de l'absolutisme, cette voie qui avaient perdu tant de pays africains dont la Somalie sœur voisine.

La folie du pouvoir absolu s'enracine profondément chez nous. Cette folie transparaît de plus en plus à travers la manière dont sont utilisées la radio et la télévision nationales.

Les faux procès, les emprisonnements arbitraires, le bannissement de toute forme d'expression qu'elle soit de nature politique, syndicale ou culturelle font désormais partie de notre paysage.

Il est temps que les djiboutiens intègrent cette réalité.

La machination dont j'ai été victime la semaine écoulée démontre, s'il en était encore besoin, la véritable nature du régime.

Je remercie le peuple djboutien tout entier pour le soutien qu'il m'a témoigné face à cette machination.

Je remercie également les organisations et les personnes qui se sont mobilisées à l'extérieur du pays.

Je suis particulièrement fier des militants de mon parti, le Parti National Démocratique (PND). Fidèle à lui-même le PND a mobilisé six à huit cents militants déterminés. Une forêt de banderoles aux couleurs du PND (le jaune) a jailli devant les impressionnantes forces de police qui entouraient le bâtiment où se déroulait le pseudo-procès. " Vive ADEN ROBLEH AWALEH, le héros de l'indépendance " ; " vive la démocratie " ; " à bas la dictature " ; " vive le PND ". Ce sont là quelques uns des slogans mis en exergue par les banderoles. Le déluge des grenades lacrymogènes n'a pas eu raison des militants du PND. Ces engins, extrêmement puissants et assourdissants, n'ont eu d'autres effets qu'à faire frémir et paniquer les gens qui se trouvaient dans l'hémicycle où avait lieu le soit-disant procès, et cela durant une bonne trentaine de minutes. Trois militants dont deux femmes ont été gravement blessés.

Mon combat continuera quels que soient les obstacles. Hier je luttais pour la souveraineté de mon pays. Aujourd'hui je lutte pour que celui-ci accède à la démocratie, seule voie susceptible de lui garantir la concorde nationale et le développement économique, social, culturel, et technologique.

Le peuple djiboutien doit savoir que le régime en place n'acceptera jamais, de son gré, l'instauration de la démocratie. Il va falloir la lui imposer. Pour cela il est nécessaire que le peuple se mobilise fortement et soit prêt à descendre dans la rue.

Fait à Djibouti, le 12 Avril 2001

ADEN ROBLEH AWALEH
Président du PND

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Retrospective : un article paru le 29 octobre 1998 dans le journal "La République", sous la signature d'Aden Robleh Awaleh

Le P.N.D ne sera pas démantelé !
le président du PND appelle à la mobilisation générale
des militants mais aussi de tous ceux et celles qui aiment
le pluralisme politique.

Le fameux mandat d'arrêt international lancé contre moi : la vérité éclate enfin.


Je pensais que la mandat en question était d'origine française. Aujourd'hui je sais, et le peuple le sait aussi, ce mandat a été " confectionné " par la police politique djiboutienne - Service de Documentation et de Sécurité (S.D.S) - pour des raisons qui relèvent de la machination politique.

A présent, je suis en mesure de dire comment cette affaire de mandat a été montée. C'est en 1995 que l'affaire en question a été conçue. En ce temps-là, le Parti National Démocratique (PND) avait entrepris la plus grande mobilisation politique qui ait jamais lieu dans le pays depuis l'indépendance. Le régime en place avait perçu le " grand danger " que cela représentait pour lui. Il fallait " stopper et briser " le Parti National Démocratique et surtout son leader ADEN ROBLEH AWALEH, un homme charismatique capable de mobiliser un peuple considéré jusque-là comme " amorphe ".

La police politique djiboutienne dont le chef est M. ISMAÏL OMAR GUELLEH a cru avoir trouvé la panacée. Celle-ci a contacté la famille de l'enfant français mort dans l'attentat du café de Paris. Elle lui a dit qu'une grenade " du même type " que celle qui avait servi dans l'attentat du café de Paris " a été trouvé ". Rappelons que le régime avait parlé en 1995 de deux grenades qui avaient été lancées dans l'enceinte du ministère de l'intérieur au palais du peuple. La police politique avait décide, sans avoir la moindre preuve, de mettre ces " attentats " sur le dos de militants du PND.

Rappelons aussi que, dès le début de la grande manifestation du 25 octobre 1995, j'étais arrêté avec brutalité emprisonné, ce qui veut dire qu'au moment desdits " attentats " j'étais sous les verrous avec M. FARAH ALI WABERI, le porte-parole du PND et que tous les deux nous n'avions aucune communication avec l'extérieur, même pas avec nos familles.

La police politique djiboutienne a dit à la famille de l'enfant français " faites pression sur votre justice pour qu'elle puisse lancer un mandat d'arrêt international contre ADEN ROBLEH AWALEH. Ladite famille s'est adressée à la puissante " association française de lutte contre le terrorisme " qui n'a pas eu beaucoup de mal à convaincre un juge d'instruction français. C'est ainsi que le juge d'instruction Le Loire a débarqué à Djibouti.

Il semble que le courant a bien passé entre le chef de la police politique djiboutienne et le juge français. Le juge Le Loire aurait, dit-on, dîné avec le chef de la police politique. On a convaincu le juge français que " j'étais anti-français " et que j'étais responsable de tous les attentats qui avaient visé la France avant l'indépendance notamment l'enlèvement du car d'enfants français de Loyada.Un a été remis au juge français.Ce rapport a été établi en 1991 par un officier de la police politique djiboutienne. L'officier en question s'appelle M. RACHID ISMAËL AWALEH, (un homme que ne connais pas du tout). Cet agent de la police politique dit " avoir rencontré des gens qui avaient déclaré qu'ils avaient commis l'attentat du café de Paris sous les ordres d'ADEN ROBLEH ". Cela se passe de commentaire.

La police politique djiboutienne a dit également au juge français qu'AWALEH GUELLEH et MOHAMED AREYTEH (mis également en cause dans l'attentat du café de Paris) étaient condamnés pour je cite : " l'attentat visant le siège central du parti RPP en 1986, attentat qui avait valu à ADEN ROBLEH la condamnation de la prison à vie ". Fin de citation. Par là, la police politique djiboutienne voulait insinuer que j'avais des relations avec AWALEH GUELLEH et MOHAMED ARREYTEH puisque " nous étions condamnés ensemble pour les mêmes faits ". Il s'agit d'une version totalement fausse.

La vérité est que je n'avais pas de relations personnelles ou autres avec ces deux personnes. En disant cela la police politique djiboutienne voulait " prouver " à l'opinion nationale et internationale que j'étais " à la tête d'une organisation terroriste ". Il va de soi que son but était de m'empêcher d'obtenir l'asile politique dans aucun pays.

La police politique djiboutienne s'est évertuée à créer une atmosphère générale faisant de ma personne " un terroriste en puissance ". Le juge français s'est trouvé " piégé " dans cette toile d'araignée ou y succomba, peut-être inconsciemment. C'est ainsi que le juge français a lancé contre moi le mandat d'arrêt international en date du 1er avril 1996. Pourquoi la Justice française ne m'avait-elle pas interrogé sur cette affaire lorsque j'étais en France ? Je rappelle que j'ai résidé en France de septembre 1986 à septembre 1992. J'y suis même retourné en mars 1993 lors du décès de mon frère MOUSSA ROBLEH. La vérité est que la justice française n'avait rien à me reprocher.


Maintenant je sais clairement, et le peuple de Djibouti le sait également, que l'affaire du mandat est, sans aucun doute, d'origine djiboutienne. Constatant qu'aujourd'hui la France n'est pas " assez chaude " en ce qui concerne cette affaire, mes adversaires politiques déclarent, pour la première fois, que c'est Djibouti qui m'inculpe. Jusqu'ici on parlait à Djibouti " d'entraide judiciaire entre la France et Djibouti ". Il n'avait jamais été question d'accusations de mon pays à mon égard. Je suis retourné dans mon pays le 13 septembre 1992. Pourquoi les accusations sortent-elles maintenant ? Il n'est pas besoin d'être hyper-intelligent pour le comprendre. La vraie raison est politique ! La seule motivation desdites accusations est l'offensive politique vigoureuse que j'ai entreprise, à travers une conférence de presse, le 13 septembre 1998. Il s'agit bel et bien d'une machination diabolique. Il s'agit de " stopper " la lutte que je mène pour la démocratie. Le but est surtout de m'empêcher d'être candidat à l'élection présidentielle du mois de mai 1999.

Le problème est qu'il sera bien difficile de convaincre l'opinion nationale et internationale de l'existence d'une justice indépendante dans notre pays. Tout le monde sait qu'à Djibouti il n'y a pas d'Etat de droit et que par conséquent la justice ne peut être qu'à la dévotion du régime. Une justice digne de ce nom ne peut exister sans l'existence d'une démocratie authentique, ce qui est loin d'être le cas de notre pays.

Aucun juge digne de ce nom ne peut cautionner une machination politique aussi flagrante. S'il y en aura un il faut et qu'il sache qu'il subira le jugement de l'Histoire.

La haine aveugle de mes adversaires politiques à mon encontre est telle qu'ils oublient la loi d'amnistie promulguée par le président de la République. Oublient-ils qu'il y a eu cette loi d'amnistie à mon égard en 1992, loi qui a rendu possible mon retour au pays ? Cette loi couvrait tous les événements antérieurs à mon arrivée dans le pays. La logique fait qu'il eût fallu, en l'absence d'amnistie, m'arrêter à ma descente d'avion, le 13 septembre 1992. Mes adversaires politiques savent, en leur âme et conscience, que je n'ai absolument rien avoir avec cette affaire de café de Paris. La peur de perdre les privilèges du pouvoir peut-elle annihiler la conscience humaine ?

A partir d'aujourd'hui, je dis solennellement aux auteurs de cette machination, et devant le peuple djiboutien, que je ne me présenterai plus au palais de justice. Je ne comparaîtrai pas devant " une justice " qui ne peut être impartiale pour des raisons politiques. J'attends chez moi la " condamnation " qui sera prononcée et j'irai à Gabode. A partir de ce jour-là je ne me considérerai pas comme une personne condamné par une justice mais comme un prisonnier d'un clan tribal. Pour l'opinion internationale je serai un prisonnier politique.

Je sais comment est dirigé ce pays. Il y a un gouvernement " officiel " et un gouvernement " officieux " qui, lui, est constitué d'un clan tribal. Je sais que c'est ce clan qui prend toutes les décisions importantes. Je suis tenté de dévoiler les membres de ce clan. Mais je ne le ferai pas car ma conscience me l'interdit. Je ne le ferais pas non plus parce que j'ai une haute idée de ma Nation.

C'est un clan tribal qui est la source des malheurs de notre pays. C'est un groupe qui ne recule devant aucun moyen pour préserver ses privilèges. Ses membres sont enivrés par le pouvoir et de ce fait ils n'ont aucune prise sur la réalité du pays. Ils rêvent de prendre le pouvoir après la disparition du " vieux ". La patience n'est pas leur fort. Leurs méthodes : calomnies, manœuvres, intrigues, répressions. Le dialogue est, pour eux, l'arme des " faibles ". Le plus grand souci qu'a ce clan actuellement c'est de " liquider " ou mettre " hors course " ADEN ROBLEH AWALEH, le " seul " obstacle qui se trouve en travers du chemin qui le conduirait au pouvoir suprême. La succession du " vieux " met en ébullition ce clan !

En agissant de la sorte, ce clan joue avec le feu. Il doit savoir qu'il attise le feu tribal. En Kidnappant ADEN ROBLEH AWALEH, c'est le terme exact puisqu'il n'y a pas d'Etat de droit digne de ce nom, vous faites subir un mal irréparable à notre pays, ce mal pouvant vous emporter vous-mêmes. Vous légitimez la violence tribale généralisée. Vous risquez de réveiller les traditions guerrières endormies de notre peuple. Cela est arrivé à nos frères somaliens. Vous semblez oublier la culture profonde de nos ancêtres. Une de nos maxime ne dit-elle pas, je cite : " on peut faire subir à un homme la pire des tortures morale ou physique, mais on n'arrivera jamais à effacer définitivement la haine qui naîtra ; la sagesse commande de recherche la fraternité et la dialogue ." Fin de citation.

Mes combats sont nobles. J'ai été l'un des chefs artisans de la libération de mon pays. Depuis l'indépendance je lutte pour l'avènement de la démocratie dans mon pays. Je suis intimement convaincu que seule la démocratie peut conduire notre pays à la concorde nationale et au développement. Seule la démocratie peut mettre fin au tribalisme, à l'arbitraire, à la corruption, aux passe-droits. Seule la démocratie assurera l'égalité entre tous les citoyens de ce pays qu'ils soient SomalIs, Afars ou Arabes. Seule la démocratie peut faire naître une nation fraternelle, solide et développée.

Le régime en place refuse catégoriquement la démocratie. Le multipartisme djiboutien n'est qu'un faire-valoir au régime. S'il y a multipartisme pourquoi les partis politiques ne sont-ils pas représentés à l'Assemblée Nationale ? Nous sommes le seul pays africain se disant pluraliste et qui n'a pas d'opposition dans son parlement. Nous sommes le seul pays à ne pas connaître des élections locales et régionales. Nous sommes le seul pays à ne pas accepter de syndicats et de partis politiques indépendants.

Toute l'Afrique est engagée sur la voie de la démocratie. Les pays africains en guerre actuellement sont ceux qui n'ont pas eu la clairvoyance d'adopter en temps opportun le pluralisme politique c'est-à-dire la démocratie. Ce sont la Somalie, Congo-Kinshasa, Rwanda, Burundi, l'Ouganda. Notre pays refuse depuis 22 ans de s'ouvrir à la démocratie. Après 22 ans nous en sommes aux simulacres de procès et aux complots imaginaires qu'ont connus les pays les plus dictatoriaux. Ces procédés ne sont pas conformes à nos traditions ; Il est vain de les utiliser pour essayer de maintenir en vie un système condamné par l'Histoire. Si notre pays n'adopte pas très rapidement la démocratie, il n'y a pas de doute qu'il sombrera dans l'anarchie.

Notre pays va même plus loin dans la voie de l'intolérance par rapport à d'autres pays qui , jadis, détenaient la palme de l'autoritarisme. N'est-ce pas incroyable de vouloir " décréter " le remplacement de la direction d'un parti que l'on considère comme " hostile " au profit d'un autre que l'on veut qu'elle soit marionnette ? Dans les temps présents, notre pays est le seul à trouver " normal " cette situation. Cela est arrivé à d'autres partis de l'opposition djiboutienne.

On tente aujourd'hui d'appliquer la même recette au Parti National Démocratique (PND). Pour faire croire que le PND est divisé on a recours à des gens qui n'ont jamais été membres du PND tel un certain monsieur FATHI HOUMED qui se proclame " vice-secrétaire national " et qui a l'outrecuidance de vouloir organiser un " congrès destituant le Président du PND ". Ce personnage est totalement inconnu au PND. Quant à M. MAHDI AHMED ABDILLAHI, s'il est vrai qu'il a été membre du Bureau Politique force est de constater qu'il a démissionné volontairement du parti le 20 novembre 1997. Sa lettre-démission est connue de tous. Nous portons aujourd'hui à la connaissance de l'opinion nationale et internationale ce qui suit :

1) que le président-fondateur du PND est bien présent " en chair et en os " ;

2) que le PND ne connaît absolument aucune " dissidence " ;

3) que les structures de direction du PND (Bureau Politique, Conseil National,
Comités de sections) demeurent en place et sont plus soudées que
jamais ;

4) qu'aucune clause ou article des statuts ne prévoit aucun Congrès Extraordinaire en vue de la destitution du président du parti (voir les statuts publiés dans le présent journal) ; seul le cas de vacance du poste de président (démission, maladie ou décès) peut donner lieu à un Congrès Extraordinaire en vue de l'élection d'un nouveau président ;

5) que le mandat du président actuel prendra fin le 13 septembre 1999 et que
c'est au Congrès Ordinaire qui aura lieu à cette date de le reconduire ou
de l'écarter ;

Les partis politiques ont le droit exclusif de s'auto-administrer et de s'autogérer sans aucune interférence extérieure. C'est dire que l'ingérence administrative actuelle dans les affaires intérieures du PND doit cesser immédiatement. Il est de notoriété publique que l'administration apporte un appui financier, matériel et policier à des gens non membres du PND pour entretenir une hypothétique et illusoire division du PND.

Si l'administration persévère dans cette voie éhontée et inadmissible, il faudra qu'elle s'attende à une réaction qui ne peut être que très vigoureuse et qui risquera de déstabiliser l'ensemble du pays. Elle devra aussi s'attendre à mettre sous les verrous des milliers de militants du PND, en premier lieu les plus hauts dirigeants. Faut-il rappeler que tout avait été fait, lors de la création des partis politiques dans notre pays, pour que le PND ne naisse pas.

Il est malheureusement difficile de faire admettre à nos gouvernants qu'une opposition digne de ce nom est salutaire pour notre pays. Une opposition béni-oui- oui est fatale pour ceux qui exercent le pouvoir.

J'ai adressé au Chef de l'Etat un courrier au sujet de l'ingérence de l'administration dans les affaires intérieures du PND.

Le Conseil National et le Bureau Politique se sont réunis au grand complet et ont décidé de proclamer la mobilisation générale des militants du PND pour être prêts à toute éventualité. La direction du PND s'adresse à la même occasion à tous les patriotes, à tous ceux qui aiment la démocratie afin de bénéficier de leur soutien.

ADEN ROBLEH AWALEH

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18/04 SURVIE
Une curieuse conception de la justice

C O M M U N I Q U E de SURVIE du 18 avril 2001


Au nom du Président Tchadien Idriss Déby,

Jacques Vergès,

avocat d'Omar BONGO, Idriss DEBY et Denis SASSOU-NGUESSO dans le procès que ces derniers ont intenté pour "offense à chef d'Etat étranger" à François-Xavier VERSCHAVE et Laurent BECCARIA, respectivement auteur et éditeur de l'ouvrage "Noire Silence",

a déposé une plainte pour faux témoignage contre l'un des témoins de la défense. Il s'agit d'un militaire tchadien, membre de la garde présidentielle, venu confirmer à la cour les exactions commises par ce corps à l'encontre de la population civile - exactions amplement documentées par les associations de défense des droits de l'homme et qui relèvent parfois du crime contre l'humanité (novembre 1997 - avril 1998 dans le sud du pays).

Faute de pouvoir contester leur existence, Maître Vergès tente d'accréditer l'idée que ce témoin n'a pas été membre des forces armées tchadiennes.

Nous vous informons que le Capitaine Ibrahim a présenté ses documents militaires lorsqu'il a exprimé son désir de témoigner au cours du procès. Ces documents sont à la disposition de la justice.

Par ailleurs, un cousin du Capitaine Ibrahim a été arrêté à N'djaména. On est actuellement sans nouvelles de ce dernier. D'anciens collègues du Capitaine font écho de pressions dont ils sont l'objet pour les contraindre à affirmer ne pas le connaître. D'autres pressions sont exercées sur le Capitaine lui même, notamment en ce qui concerne la sécurité de ses proches restés au pays, afin qu'il retire son témoignage.

Ces agissements sont typiques d'une dictature. Nous dénonçons cette tentative abjecte de porter le soupçon sur ceux qui ont le courage de dire la vérité en dépit des menaces qui pèsent sur eux. Nous nous interrogeons sur les raisons qui conduisent un avocat à utiliser de tels procédés, et sur la conception de la justice de celui-ci.

Contact : François-Xavier Verschave ou Sharon Courtoux à SURVIE.

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19/04 SURVIE : appel à manifester

Le verdict du procès qui oppose F. X. Verschave et Laurent Beccaria (auteur et éditeur de Noir Silence) aux trois chefs d'Etat africains, et dont les audiences se sont tenues les 28 février, 6 et 7 mars, sera rendu ce mercredi 25 avril à 13 h 30 à la 17è Chambre correctionnelle du TGI.
Survie invite tous ceux qui le souhaitent à venir témoigner leur soutien et leur solidarité aux prévenus et à venir dénoncer les collusions entre certains dirigeants français et des dictateurs africains.

Venez donc nombreux nous rejoindre mercredi 25 avril 2001 à 13 h 30 place du Châtelet pour un grand rassemblement.

Merci de diffuser cette info (cf. tract joint) le plus largement possible.
Amicalement,

_________________________

L'auteur et l'éditeur de " NOIR SILENCE.
Qui arrêtera la Françafrique ? "
poursuivis pour " délit d'offense à chef d'État étranger " !


FRANCE-AFRIQUE : BAS LES MASQUES !

Le verdict du procès qui a eu lieu les 28 février, 6 et 7 mars 2001
est rendu ce mercredi 25 avril à 13 h 30.
Suite à la mobilisation que ce procès a suscitée le 24 février
dans une douzaine de villes de France,
Survie vous invite à venir soutenir les prévenus et dénoncer la collusion entre certains décideurs français et des dictateurs africains, lors d'un

RASSEMBLEMENT LE 25 AVRIL
Place du Châtelet à 13 H 30

Pour la liberté d'expression,
pour la vérité et la justice

SURVIE France, 57 avenue du Maine, 75014 Paris.
Tél. 01 43 27 03 25 Fax. 01 43 20 55 58.
E-mail : Survie@globenet.org. Site Internet : http://www.globenet.org/Survie

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L'HOMME
OU LA FEMME
DE LA
SEMAINE.

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e)
- soit par son zèle pour soutenir la dictature,
- soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc. .

Auront-ils à répondre un jour de leurs actes
et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?

Rappel des personnages
déjà "élus" :

LA LIBERTÉ N° 17 -
Mme LEILA,
juge d'instruction

LA LIBERTÉ N° 19 -
Omar FARAH,
gendarmerie d'Ali Sabieh

LA LIBERTÉ N° 29 -
Le général Yacin YABEH,

LA LIBERTÉ N° 32 -
Le directeur de la Prison de Gabode,

LA LIBERTÉ N° 33 -
Ali Mohamed ABDOU,
procureur général

LA LIBERTÉ N° 35 -
Mme Hawa Ahmed YOUSSOUF
Ministre déléguée conjointement avec M. Le Représentant de l'UNICEF à Djibouti.

LA LIBERTÉ N° 36 -
M Ibrahim Idriss DJIBRIL,
Ministre de la Justice, conjointement avec M Mohamed Ali ABDOU, procureur général de Djibouti (2ème nomination)

BULLETIN N° 4 -
Lieutenant GUELLEH de la FNP

BULLETIN N° 7 -
Le responsable des forces de police
qui a donné l'ordre le 24 juin de tirer à balles réelles sur Daher Guedi FOUREH.

BULLETIN N° 16 -
M Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances.

LA LIBERTÉ bulletin N° 23 -
M. Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances (2ème nomination)

LA LIBERTÉ bulletin N° 28 -
Monsieur Abdallah Abdillahi Miguil,
Ministre de l'Intérieur

LA LIBERTÉ bulletin N° 29 - Monsieur MOGUEH, Ministre délégué aux affaires musulmanes

LA LIBERTÉ - bulletin N° 32 -
Madame Nima Ali Warsama,
Juge d'instruction

LA LIBERTÉ - bulletin N° 36
Monsieur Ali Mohamed Daoud -
Ministre de l'Agriculture et du développement rural.

LA LIBERTÉ - bulletin N° 37
Le Lieutenant-colonel Abdourahman Ali Kahin,
Chef du groupement de police du district de Djibouti.


LA LIBERTÉ - bulletin N° 40
Le procureur IBRAHIM,

LA LIBERTÉ - bulletin N° 42
M. Idriss Arnaoud Ali, Directeur de Publication du Journal le Progrès, Président de la Commission Permanente de l'Assemblée Nationale et Secrétaire Général Adjoint du Parti RPP.

LA LIBERTÉ - bulletin N° 43
le Président Saïd Mahamoud Abkar, Cour criminelle de Djibouti.

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BRUITS ET RUMEURS

Attention : les informations publiées dans cette rubrique ne sont pas encore vérifiées. Il s'agit essentiellement d'informations que nous recevons et qui devraient se révéler exactes. Comme il y a un certain coefficient de risque, nous tenons à dire que ces informations n'engagent pas notre support qui utilise avec prudence le conditionnel. Les parties éventuellement concernées peuvent nous adresser un démenti ou un droit de réponse sur ces sujets. Ils seront publiés aussitôt.

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L'ordre des 'Brosses à Reluire'
L'O.B.R. est un nouvel Ordre très fermé, qui accueillera désormais tous ceux
qui se seront vraiment 'mis en quatre' pour brosser IOG dans le sens du poil.

Pour la première semaine, nous sommes heureux d'élever

Monsieur Mahdi Ahmed Abdilahi,

Président 'bidon' d'un PND bis,

à la dignité de "Cireur de Pompes - premier échelon"

pour ses déclarations parues dans l'ADI. Non seulement il s'est donné beaucoup de mal pour encenser IOG, mais en plus, il parle pour ne rien dire .... de concret.

- Monsieur Abdilahi a adressé « ses vives félicitations à son Excellence Ismaïl Omar Guelleh, Président de la République à l’occasion de la journée historique du 9 avril 1999, date de la victoire éclatante aux élections présidentielles ». Ne faut-il pas avoir une certaine dose de culot et d'hypocrise pour parler de victoire éclatante !

- Il poursuit : le Parti National Démocratique a « dans son ensemble soutenu avec détermination et fermeté, le programme politique initié par le Chef de l’Etat ». Là, encore bravo ! Il semblerait même avoir trouvé le programme politique du Chef de l'Etat, alors qu'IOG est toujours à sa recherche. Plus fort que le Calife !

Monsieur Abdilahi, sorti de prison d'une façon singulière (attentat du Café de Paris), condamné ensuite par la justice française, mérite bien d'être intronisé dans l' "Ordre des Brosses à reluire" et d'être élevé à la dignité de "Cireur de Pompes - Premier échelon". IOG ne manquera certainement pas de le féliciter pour cette promotion.

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Nous étudion la possibilité, en fin d'année, de demander à nos lecteurs d'élire, sur dossier, le Président de l'Ordre des Brosses à Reluire..

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L'Ordre des
Brosses à Reluire
réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de Cireur de Pompes - Premier échelon

7/04 OPPOSITION DJIBOUTIENNE UNIFIEE
- O. D. U -
Boulevard Nelson MANDELA
Boîte Postale : 501 Téléphone : 34.04.43
Djibouti

COMMUNIQUE DE PRESSE

Mercredi 4 avril 2001 vers midi, Monsieur ADEN ROBLEH AWALEH, Président du Parti National démocratique (P.N.D) et Membre du Haut Conseil de l'Opposition Djiboutienne Unifiée (O.D.U), a été arrêté à son domicile et incarcéré à la sinistre prison de Gabode. Il est accusé d'être " le commanditaire de l'Attentat du Café de Paris " qui, en septembre 1990, a fait un mort et plusieurs blessés.

Or, Monsieur ADEN ROBLEH AWALEH, qui vivait en exil à l'étranger au moment des faits, avait pu entrer dans son pays dès septembre 1992, créant un parti d'opposition le (P.N.D), et poursuivre ses activités d 'opposant dans le cadre de la Constitution du 4 septembre 1992.

Tandis que l'on s'empressait d'arrêter un certain nombre de djiboutiens dont M.M AWALEH GUELLEH, MOHAMED HASSAN FARAH, MOHAMED ALI ARREYTEH et ABDI BOUH ADEN, qui croupissent depuis maintenant près de huit ans à la sinistre prison de Gabode, à l'exception de AWALEH GUELLEH qui a réussi à s'évader en 1997, Monsieur ADEN ROBLEH était resté libre et n'avait, à aucun moment, fait l'objet d'une incarcération pour l'affaire en question. Jusqu'à ce mercredi 4 avril 2001 où il a été arrêté et jeté à Gabode. Cela ne manque pas de susciter nos interrogations.

Pourquoi la Justice djiboutienne a-t-elle attendu plus de dix ans après les faits ?. Pourquoi avoir choisi ce moment précis où le pouvoir djiboutien traverse de sérieuses difficultés politiques à lourdes conséquences économiques et sociales ?

Ne s'agit-il pas d'une énième puérile manœuvre de diversion destinée à détourner l'attention de l'opinion nationale et internationale du blocage, du fait du régime, de la conclusion tant attendue des négociations sur la mise en œuvre de l'Accord-cadre du 7 février 2000 ?

Manifestement, cette affaire fait l'objet d'une exploitation politicarde et son rebondissement actuel semble puérilement calculé comme un coup (naturellement vain) contre l'Opposition à laquelle ADEN ROBLEH AWALEH appartient et dont l'unité gêne le régime.

Mais c'est oublier que les Opposants sont des démocrates conséquents et que, comme tels, ils savent prendre leurs responsabilités. C'est oublier qu'ils sont inébranlables dans leur lutte pour la paix, la concorde et le renouveau démocratique.

Nous mettons fermement en garde le régime, coutumier du fait, contre toute tentative de parodie de justice et exigeons un procès équitable, public et transparent, qui respecte effectivement les droits de la défense.

Djibouti, le 7 avril 2001

Le Président de l'ODU

MOUSSA AHMED IDRISS

Note de l'ARDHD :

Comme nous l'espérions, nous venons de recevoir, certes avec un certain retard ce communiqué de l'ODU, qui confirme la solidarité de ces membres, même dans les périodes difficiles.

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COURRIER DES LECTEURS
Nous reprenons le contenu intégral des lettres qui nous sont adressées. Nous publierons aussi les messages des lecteurs qui souhaitent répondre. L'ARDHD n'assume aucune responsabilité quant au contenu des messages de cette rubrique. Ils sont publiés sous la responsabilité entière de leurs auteurs. L'ARDHD rappelle qu'elle ne soutient aucune action politique, ni aucun parti et qu'elle milite exclusivement en faveur de la Paix et des Droits de l'Homme. Pour des raisons de sécurité, les messages sont publiés sans les noms des auteurs (sauf demande formulée avec précision par l'auteur, lors de son envoi)

9/04 Janaleh, un martyr oublié

C'était un jour de printemps dans la Somalie soeur, à l'époque de la colonisation douloureuse et affreuse et des méthodes barbares que nous avions supportées avec beaucoup de tritesse puis de l’humiliation dans les jours qui ont suivi la commémoration de l’indépendance - que chacun de nos compatriotes respecte en general.

Cette époque pénible a vu la mort de nombreux êtres humains qui avaient lutté avec acharnement, d’une maniere ou d'une autre, contre la puissance coloniale. Apres les annees de massacre de nos peuples, la France avait accepté finalement de rendre la liberte aux Djiboutiens opprimés depuis si longtemps. Ce sont nos leaders du Front de Liberation de la cote de Somalie qui ont gagné et obtenu la Libération. Ils étaient dirigés par Aden Robleh AWALEH et feu Mahamoud JANALEH qui imposa d’une facon musclée la souveraineté de notre Etat. Au sein du front “FLCS” cet homme, que je considère comme un martyr, a disparu brutalement de notre histoire lorsqu'il a été sauvagement assasiné sur la cote de la mer Somalienne.

Ce grand heros etait l’auteur de notre independence si l'on en croit le grand nationaliste (Mahamoud Harbi). Je me demande aujourd’hui, pourquoi Janaleh a été tué à l'époque ? Est-ce Gouled ou son neveu qui auraient donné des ordres en ce sens et qui en sont responsables.

Janaleh, le martyr toujours oublié, jamais honoré, alors que tant d'autres le sont toujours. Personne n'a jamais pris la peine de tenter d'expliquer la mysterieuse disparition de celui que je considere un brave, tant il me semble avoir été courageux. Je termine en disant, merci Janaleh, un jour nous découvrirons la verite et prions pour que la justice punisse les coupables.

M.D.E.

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12/04 IOG PEUT- IL SAUVER SON CAMARADE HISSENE ABREH ?

Le moment est venu pour IOG de nous démontrer sa part d'humanité. En effet l'actualité internationale lui donne l'occasion de réaliser finalement sa Bonne Action (B.A) pour l'année 2001, étant donné que 2000 c'était la B.A avec l'affaire de la Somalie.

L'actualité africaine nous apprend que H. ABREH persona non grata au Sénégal, recherche désespérément un pays d'accueil . En raison d'un législation internationale de plus en plus exigeante et difficilement contournable, sa quête risque d'être très difficile à satisfaire.

Et c'est justement là que je vois intervenir notre Génie de la Corne de l'Afrique ou alors notre Génie de la Mer Rouge (réf. au Génie des Carpates : Ciaucescu) intervenir sur la scène internationale, comme il sait par ailleurs très bien le faire, pour proposer et déclarer la République de Djibouti : Sanctuaire International pour Dictateur Déchu. C'est l'Internationale Dictateurs à l'oeuvre.

Avouer quand même que c'est une bonne suggestion pour redorer l'image de notre pays auprès de la Communauté internationale.

La tâche est d'autant plus facile que notre Génie de la Corne dispose de toute l'infrastructure nécessaire. Le local, nous l'avons déjà : Le Palais de HARAMOUSSE. Les Capitaux, nous les avons, plutôt il les a grâce aux comptes bien garnis en Europe (229 millions de dollars US).

Notre Génie de la Corne peut même s'offrir le luxe (vu que c'est un Génie !) de faire d'une pierre deux coups. En façade, Il met en avance la caractère humanitaire de sa proposition, et en coulisse, rien ne l'empêche de faire payer le séjour à ses hôtes et camarades dictateurs contre espèces sonnantes et trébuchantes. Entre dictateurs, ils vont bien trouver un terrain d'entente!

Il y a eu les Présidents poètes ou écrivains, nous aurions ainsi notre Président aubergiste !

M. le Génie de la Corne, je peux vous garantir déjà quelques clients :

- MINGUISTU (un cousin)
- IDI AMIN DADA (un conseiller potentiel)
- ESTRADA (ex acteur parait-il , on sait jamais)
- MILOSEVIC & Consorts ( il a pris une option sous réserve de ...?)
- FUJIMORI (ex-dictateur du Pérou qui a du mal à vivre au Japon. Pas assez
souple!)
- Etc ........

J'arrête là ma liste. Vous payez combien pour la suite ? J'attends votre proposition.

Vu que c'est une affaire qui risque de bien marcher, je vois notre Génie de la Corne transformer le site de HARAMOUSSE en un gigantesque parc d'attraction nommé : DICTATEURLAND. La caisse c'est par-là !

On viendrait de toute la planète pour regarder et toucher les derniers dictateurs tels une espèce en voie de disparition. Et c'est encore une nouvelle Bonne Action pour le tourisme du pays. Décidément, tu mérites bien ton titre de Génie de la Corne. Quoi que tu fasses, tu retombes toujours sur tes pattes.

Mais jusqu'à quand ?

FREEMAN

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12/04 Trop, c'est trop !

Avant même les élections, IOG avait déjà commence a placer des somalo-ethiopiens a des postes stratégiques dans le but évident de voler le pouvoir.

Après le coup d'état électoral de 1999, l'opinion mondiale a reconnue que IOG était le président de la République de Djibouti.

Puis, le peuple djiboutien a été "obligé" pour ne pas dire forcé d'accepter le régime dictatorial qui se mettait en place.

Aujourd'hui, même les plus anti-dictateurs, préfère l'ère de son oncle qui au moins avait la "sagesse" de ne pas voler en masse !! ! Au moins les travailleurs avaient leurs salaires a la fin du mois.

L'opinion mondiale doit savoir que la majorité des fonds accrédités à Djibouti ont été détournés (peut être avec la bénédiction de certains membres du gouvernement français ?) au profit du sanguinaire IOG.

Le Peuple français, chinois,...etc, à travers les impots qu'ils payent, contribuent-ils