LA LIBERTÉ Bulletin N° 45
Journal permanent et indépendant
de tous les djiboutiens de l'opposition

Bulletin
de l'A. R. D. H. D
2ème année.........Maj : 27-Avr-2001 12 h 00 (Heure de Paris)

SOMMAIRE N° 45 du 21 au 27 avril 2001

- Mise en chantier d'une pétition internationale pour demander à Bruxelles de geler les aides pour IOG, (Appel à Volontaires pour relayer les actions)
- En suspendant toutes relations avec le Somaliland, IOG officialise deux points : la reconnaissance implice de l'Etat du Somaliland et sa communauté d'intérêt avec Boreh !
- Ca cafouillerait de nouveau à l'ADI : le site n'est plus accessible. Triture-t-on l'information ?
- Une première qui pourrait faire tâche d'huile : la justice belge va juger des citoyens rwandais poursuivis pour des crimes contre l'humanité,
- Des espions de Guelleh en Europe et en Amérique ? (Courrier des lecteurs)
- Boreh lance des accusations contre l'Ethiopie dans LOI...
-
Le Comité des Nations Unies contre la Torture a demandé au Sénégal de ne pas laisser Hissène Habré quitter le pays
- Les dictateurs et les bourreaux ne sont plus à la fête dans le monde ! (4 cas significatifs cette semaine Sénégal/Tchad/ONU, Yougoslavie, Philippines, Bruxelles/Rwanda)

- Frabçois-Xavier Verschave et son éditeur relaxés par le Tribunal

PREPARATION D'UNE CAMPAGNE INTERNATIONALE POUR LE GEL DES SUBVENTIONS EUROPEENNES
EN FAVEUR DU RÉGIME TYRANNIQUE
DE M. GUELLEH


--> Appel à volontaires

Le document officiel Source 'Europa'

Les contacts / relais potentiels pour nos actions d'information

23/04 UN PARADOXE ?
NOUS DEMANDONS A TOUS LES PAYS DONATEURS DE GELER TOUTES LES AIDES EUROPEENNES ET INTERNATIONALES EN FAVEUR DU REGIME DICTATORIAL DE MONSIEUR LE PRESIDENT ISMAËL OMAR GUELLEH à DJIBOUTI AFIN DE NE PAS LUI DONNER LES MOYENS D'ASSERVIR LA POPULATION.
Nouvelles brèves et revue de presse
A lire dans
LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN
- DJIBOUTI - Le repli sur soi des militaires français

- HORTICULTURE - Culture des roses en Ethiopie
- DJIBOUTI/FRANCE - Des vols Djibouti/Paris sans escale
23/04 BOREH hausse le ton contre l'Ethiopie

31/03 "Le Président GUELLEH, la mauvaise pomme de la Corne de l'Afrique " (Somaliland Forum - en anglais)
04/01 Djibouti’s President Guelleh following in Siyad Barre’s footsteps. (Somaliland Forum - en anglais)
23/04 LES NOUVELLES D'ADDIS (Plusieurs articles sur Djibouti)
25/04 LE GÉNOCIDE DES TSIGANES
LA LIBERTÉ :
votre journal se construit
chaque jour devant vous,
avec vos contributions.
Chacun peut s'y exprimer librement et sans aucune censure.

Conditions (*)

Les dictateurs et les bourreaux ne sont plus à la fête dans le monde !
Un jour les responsables de crimes à Djibouti ne seront plus à l'abri de la justice

23/04 Le Comité des Nations Unies contre la Torture a demandé au Sénégal de ne pas laisser Hissène Habré quitter le pays

23/04 Droits universels : justice sans frontière ? (Freeman / article extrait des Nouvelles d'Addis)

24/04 L'armée yougoslave inculpe 183 soldats soupçonnés de crimes commis au Kosovo (AFP)

25/04 La justice philippine ordonne l'arrestation de Joseph Estrada pour pillage économique. Il risque la peine de mort (AP)

L. D. D. H.
Ligue Djiboutienne
des Droits Humains
Toutes les publications
2000 / 2001

Le nouvel "Ordre des Brosses à Reluire" (OBR)

Deux nouvelles nominations :

Monsieur Ali Abdi
Ministre des Affaires Etrangères
élevé au grade "d'hyène fonceuse - Premier échelon"

Monsieur Johar
Ministre du commerce
élevé au grade "d'hyène repue - Premier échelon"

Bruits et rumeurs

22/04 Ca cafouillerait de nouveau à l'ADI ! Seraient-ils en train de triturer l'information ?

25/04 Le site de l'ADI a été réouvert dans la journée. Il a été bien nettoyé !!!

Parti National Démocratique


P N D
Consultez le site provisoire
http://www.pnd-djibouti.org

Forum Communauté djiboutienne

L'attentat du Café de Paris

Parti du Renouveau Démocratique
P R D
Consultez le site

http://www.multimania.com/leprd

.....COMMUNIQUES

19/04 Survie : appel à manifester le 25/04 à Paris (Reprise N° 44)

25/04 François Xavier Verschave et son éditeur ont été relaxés aujourd'hui par le Tribunal dans le cadre du procès qui leur avait été intenté honteusement par trois chefs d'Etat Africains

26/04 Relaxe pour Noir silence !

 

L'Homme de la Semaine

 


"Vente en ligne" des livres
Ali COUBBA
Abdouraman WABERI
Daher Ahmed FARAH
 
COMMUNAUTÉ DJIBOUTIENNE
Marre d'être bâillonné à Djibouti ? Cliquez ici !
Le service de discussion
et d'échanges en direct.
 

   
     

NOUVELLES BRÈVES ET REVUE DE PRESSE

A lire dans LOI cette semaine

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 21/04/2001
DJIBOUTI - Le repli sur soi des militaires français
Les dépenses d’infrastructures des Forces françaises de Djibouti (FFDJ) connaissent un boom et de nombreux bâtiments sont en construction dans le cadre d’un recentrage autour de la base aérienne et du 5ème Régiment Interarmes d’Outre Mer (RIAOM). (...). [Total : 324 Mots].

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 21/04/2001
HORTICULTURE - Culture des roses en Ethiopie
Une nouvelle société horticole dont le general manager sera Roberto Gabresi vient d'être créée en Ethiopie en joint-venture avec une firme israélienne. (...). [Total : 148 Mots].

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 21/04/2001
DJIBOUTI/FRANCE - Des vols Djibouti/Paris sans escale
La compagnie régionale Daallo Airlines va prochainement inaugurer une liaison directe et sans escale de Djibouti à Paris et Amsterdam. (...). [Total : 87 Mots].

LOI 23/04/01 DJIBOUTI
Boreh hausse le ton contre l'Ethiopie
Pour l'homme d'affaires djiboutien Abdurahman Boreh, la destruction d'une cargaison de cigarettes au Somaliland la semaine dernière pourrait avoir été inspirée par l'Ethiopie...

Note de l'ARDHD
LOI publie le compte-rendu d'une interview d'Abdourahman BOREH dans laquelle ce dernier précise que 700.000 US$ de cigarettes ont été détruit par un gang de 150 personnes.... L'homme d'affaires voit une influence Ethiopienne derrière cela ... Il précise que l'Ethiopie a choisi de faire transiter la marjorité de ses marchandises par le port de Berbera, parce que le port de Djibouti serait trop cher.

Et l'homme d'affaires qui oublie que c'est Guelleh qui a vendu la concession du port à Dubai, ajoute que les augmentations des frais de port sont la seule responsabilité de la Dubai Autorité (encore une erreur de Guelleh ?)

Comme on connaît les liens de Boreh avec Guelleh, le journal conclu en disant que les relations djibouto-ethiopiennes ne vont pas s'arranger....

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President Gheelle: The Bad Apple in the Horn
By Ibrahim Hassan Gagale (Sur le site Somaliland forum)

"Le Président GUELLEH, la mauvaise pomme de la Corne de l'Afrique "

March 31, 2001


The failing, unpopular president of Djibouti, Ismail Omer Gheelle, has declared war on the very existence and sovereignty of Somaliland Republic when he recently urged the Chinese Leaders not to recognize Somaliland or extend any economic aid to it. The animosity and the deep hatred of Djibouti government toward Somaliland are not new but dates back to the days of its independence in 1977, and is based on the ungrounded belief that independent Somaliland would dominate the strategic Red Sea , jeopardize Djibouti
economically and politically, and close the gates of Djibouti Sea Port. This ill-advised belief of Djibouti about Somaliland is geared toward forcing Somaliland to return to the absolute rule of Mogadiscio in order to close the lifeline, Berbera Sea Port, of the Somaliland People for the interest of Djibouti.

Gheelle`s misguided policy in the Horn of Africa also undermined the reconciliation process of Somalia (the South) when he reorganized elements of Siyad`s tyrannical regime last year (2000) and formed the current dysfunctional government headed by Salat and
Ghalair that, instead of restoring order and law in the South, put all hopes of peace much farther than ever before. He is not interested in the unity, peace and stability of the Horn for not wishing to join the unity he is advocating for - Djibouti is one of the five Somalis that shared the Dream of Greater Somalia but rejected it after independence in 1977- but he is
looking for coins dropped into his beggarly sack. The world should reject the ill-wishing maneuvers of president Gheelle, the bad apple in the Horn, and his likes.

Somaliland Government is calling on the international community to recognize Somaliland
Republic for its historical background, peace and stability, and to invest in the country to enhance its achievements and prosperity. The recognition of Somaliland first, will undoubtedly create spirit of emulation in the South (Somalia), encourage its people
to restore law and order and help them emerge from the 11 year old gun-culture and violence. If both the stable and unstable are treated equally by the UN and the international community, the result will be counterproductive for both countries and the riddle in
the South will remain unsolved. The UN needs to review its stubborn policy toward Somaliland for the stability and peace of all the peoples in the Horn of Africa.

The Somaliland People want the Djibouti People to clarify their position on the hostile policy of their government toward Somaliland, and - if they oppose it - condemn it publicly. If the Djibouti People are worried about their future economically, they are welcome to unify with Somaliland.

Ismail Omer Gheelle and his ruling Junta in Djibouti will be accountable for the consequences of their conspiracies against the sovereignty of the Republic of Somaliland.

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Djibouti’s President Guelleh following in Siyad Barre’s footsteps.
By Jamal Gabobe April 4, 2001 (Extrait du site Somaliland Forum)

Le Président djiboutien Guelleh à la remorque sur le marchepied de Syad Barre

At first sight it may seem that the failed December revolt of Gen. Yasin Yabeh and the police force of Djibouti is a triumph for President Guelleh. One could argue that it simultaneously gave Mr. Guelleh a chance to get rid of his opponents within the regime en masse and to put his own supporters in their place, thereby consolidating his grip on the levers of power. No doubt the short-lived revolt did offer Mr. Guelleh such an opportunity, and he did not hesitate to make maximum use of it. There are many indications, however, that Guelleh’s victory over his erstwhile rival may prove to be a pyrrhic one. Instead of celebrating, it would serve him better to consider a similar sequence of events that took place under another Somali president.

On March 1978 the once mighty Somali army, which had been at war with Ethiopia since spring of the previous year, was finally defeated and retreated in disarray. Not wanting too many defeated military men close to the seat of power in Mogadishu and fearful that the Ethiopians may cross the Somali border, Mohammed Siyad Barre ordered most of the units of the Somali army withdrawing from the Ogaden to be stationed in the north. As Barre expected and as usually happens in times of defeat, questions began to be asked, mostly in a hush-hush manner but sometimes openly, about Barre’s conduct of the war, his tactical miscalculations and poor foreign policy decisions. Instead of addressing these problems, Barre charged members of the military in the north who voiced such complaints with mutiny and summarily executed them[i].

Barre’s attempts of preventing discontent in the army from spreading to the south failed however. Soon enough, dissatisfaction had reached the south too. On April 9, 1978, sensing that this was a low moment for the regime, ambitious military men led by Col. Mohammed Sheikh Osman (Cirro) launched a coup that was put down after pitched battles in which 500 rebel soldiers were killed. Barre’s reaction to the coup was even more draconian than in the north, for he did not only execute the ringleaders and their accomplices but began punishing innocent civilians just because they happened to be from the same subclan as the leaders of the coup.

Thus the war, and more specifically Barre’s reaction to the coup d’etat, had a most damaging effect: it brought nepotism and clannism into the open. As a former colonel in the Somali army told me: “ clannism and nepotism existed before the war, but they were not practiced openly. Things changed after the war. Suddenly, the officer who had the same rank as you was quickly promoted past you, sergeants became overnight generals, just because they happened to be from Barre’s sub-clan or one of the clans allied with him. This had a devastating impact on morale in the army. It destroyed trust and respect among us, stripped us of our pride, undermined our loyalty. It was really the beginning of the disintegration of the Somali army.”

Although Guelleh did not execute Mr. Yasin Yabeh and his associates, his reaction to the police rebellion mirrors Barre’s reaction in many ways, most importantly in that Mr. Guelleh, like Barre, saw the aftermath of the rebellion as an opportunity to put many members from his lineage (the Mamasan), or non-threatening figures from other groups, in key positions[ii]. But there is even a more fundamental similarity between Barre and Guelleh: their decisions to go to war were instrumental in creating the conditions for the coups (police rebellion in the case of Gen. Yabeh) against them[iii]. After all, Siyad Barre was the man who initiated the Ethiopian-Somali war, and Mr. Guelleh as former President Hasan Aptidon’s Chef de Cabinet and right hand man in charge of security, was one of the architects of the 1991-1994 war against the Afar population in his country. Moreover, many observers of Djibouti affairs attribute the falling out between Mr. Yabeh and Guelleh to differences regarding the war against the Afars. Thus, just as Barre’s decision to go to war against Ethiopia, and the Somali army’s humiliating defeat prepared the ground for Col. Cirro’s coup, Mr. Guelleh’s war against the Afars sowed the seeds of the police revolt against him. Mr. Yabeh is of course no friend of the Afars, but the war brought out differences between him and Guelleh, and to that extent, the war precipitated his rebellion.

There are many other similarities between Mr. Guelleh and Barre:

1- Both Barre and Guelleh mismanaged their relations with Ethiopia. Whereas Barre had bad relations with Ethiopia during most of his time in power and was involved in a major war with that country, Mr. Guelleh went within a short period from singing the praises of Ethiopia and saying he was willing to enter into confederation with it, to openly engaging in hostile acts against it.

2- Both of them have relied on foreign patronage to prop up their ailing regimes and refused to resolve simmering domestic issues.

3- Both men have shown an undeserved and abiding hostility toward the people of Somaliland. In addition to political repression and discrimination against northerners in peacetime, Barre’s regime was involved in a 10-year war (1981-1991) against the people of Somaliland. Thousands of innocent civilians were massacred by Barre’s troops during this war, and northern cities, towns, and villages were bombed to rubble. While Guelleh has not had a chance to inflict that kind of damage on Somaliland, his policies, and more specifically the Arta conference which he hosted and choreographed, show a man who is opposed to any progress by the people of Somaliland, and who won’t be happy until they are under the southern boot.

4- Both of them are mediocre creatures who owe their rise to power to tribal manipulation and a conspicuous lack of moral scruples. Most Somalis already know about Barre’s destructive clan games and immoral behaviors that led to the vanishing of the state formerly known as the Somali Democratic Republic. Mr. Guelleh is neither less tribal nor less immoral. Guelleh’s ordering of the arrest of Mr. Yabeh’s wife in reaction to Mr. Yabeh’s mutiny is just one example of Guelleh’s low moral fiber[iv]. This is not the first time he took revenge on a political rival by either harming or arresting his wife. On the same week (Sept.22, 1999) that he was hawking his Somali peace plan at the U.N., his goons back home were terrorizing his main rival during the presidential election, Mr. Moussa Ahmed Idriss, and even beat up Mr. Idriss's wife. The EIU country report (4th quarter 1999) wrote, "On September 16th Djibouti's Assemblee nationale lifted the opposition leader's parliamentary immunity, effectively making Mr. Idriss liable to prosecution. While his supporters organised a rally to protest against the move, a week later the opposition leader's house was surrounded and attacked by paramilitary police. Mr. Idriss was arrested, his wife was injured and a relative was killed during the struggle.”

These striking similarities between Barre and Guelleh pose the question: will their fate be the same? Granted that Guelleh’s war against the Afars has been lately put mostly on hold and was nowhere close in scope, intensity or duration to Barre’s war against Somaliland; that his French patrons have not yet given up on him; that he was lucky to have an impulsive[v] adversary who is even more mediocre than himself (Mr. Yabeh’s statement in his first meeting with the French officers to whom he surrendered, “that he did not wish to carry on his rebellion because the international context was unsuitable” is a clear testament to his mediocrity); still there are enough reasons to worry. After all, it does not take a rocket scientist to figure that taking the same road leads to the same destination. We all know where and how Barre and his regime ended. Since Guelleh has been following in Siyad Barre’s steps so faithfully, it should not come as a surprise if his regime has the same ending as Barre’s.

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[i] For a detailed and insightful discussion of the 1977-78 Ethiopian-Somali war, see I.M. Lewis’s A Modern History of Somalia pp.231-252

[ii] The man who replaced Gen. Yabeh fits this profile. The Indian Ocean Newsletter No.929 (Dec.12, 2000) wrote: “Yacin Yabeh was replaced at the head of FNP by Colonel Ali Hassan Omar, an ‘Arabo-Afar’ (a Yemeni father and Afar mother) who has lived in Tadjurah, in northern Djibouti, for many years. His personality is notably more docile than his predecessor.”

[iii] I.M.Lewis takes issue with those who say Barre went to war with Ethiopia in order to divert the public’s attention from internal problems. As Lewis put it, “Ironically, the aftermath of the Ogaden conflict thus presented precisely those conditions in which many misinformed commentators believed the war had begun – namely conditions where external aggression seems to offer the best means of recovering waning public support by distracting attention from pressing problems at home.” P.247

[iv] Taking revenge on a political opponent’s wife is something that is contrary to Somali culture. It also brings to mind a famous poem by the Arab ghazal (love) poet Umar Ibn Abi Rabi’ah who was so outraged by Muscib Ibn al-Zubayr’s murder of al-Mukhtar’s wife when she refused to say anything bad about her husband, the poet felt compelled to compose these lines:

Inna min azam al-kaba’ir cindi, qatlu xasna’ ghadatin catbulu
Qutilat batilan cala ghayr dhanbin inna lillah darraha min qatil
Kutiba al-qatlu wa-al-qitalu calayna wa-cala al-muhsanat jarru al-dhiyul

It is one of the greatest sins to kill a beautiful
soft woman who has the long-neck of a gazelle
She was killed unjustly and committed no crime what an awesome victim she was
It is written that we kill and fight wars and that married women walk safely
the hem of their dress sweeping the ground behind them.

Translation is by the author.

The arrest of Mr. Yabeh’s wife was reported by Radio Hargeisa in Somali Dec.8, 2000

[v] Yabeh’s impetuousness is well known. The same Indian Ocean Newsletter article No.929 (Dec.9, 2000) wrote, “Finally, general Yacin Yabeh's impulse reaction did not go further than one of his customary outbursts. Some International Monetary Fund officials remember seeing him burst into the office of Djibouti's director of finance and national economy in 1996 to order him not to implement IMF structural adjustment measures which would have meant a 60 percent cut in allowances for police officers and NCOs.”

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23/04 LES NOUVELLES D'ADDIS
Liste de diffusion des Nouvelles / Service de veille et d'information
Lettre n° 19, 23 avril 2001
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Une moisson de nouveaux articles et services sur le site "Éthiopie-corne de l'Afrique-mer Rouge".

Pour découvrir les nouveautés, cliquez sur le lien ci-dessous.
http://www.lesnouvelles.org/P00_accueil/20000_listedesnouvelles01.html

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23/04 Article extrait des nouvelles d'Addis :
http://www.lesnouvelles.org/P10_magazine/21_thema/26_droitshumains/26004_pdvfreeman.html

Droits universels : justice sans frontière ?
Un article inspiré par l'actualité judiciare en Europe, qui selon son auteur, pourrait intéresser ses compatriotes djiboutiens, surtout ceux se trouvant en Belgique.


FREEMAN

18 avril 2001. -- En ce début de semaine post-pascale, l'actualité judiciaire passe forcément par la Belgique. En effet, une cour d'assises belge est amenée à juger, et éventuellement à condamner des citoyens rwandais poursuivi pour leur probable participation à l'un des épisodes tragiques du génocide du Rwanda.

Tout l'intérêt de cette affaire se trouve dans la reconnaissance de la compétence d'un juge -- en l'espèce belge -- pour connaître de crimes commis à l'étranger par des ressortissants étrangers sur d'autres ressortissants étrangers (génocide rwandais). En résumé, aucun Belge ne se trouve ni sur le banc des accusés, ni sur celui des victimes. En matière de droit pénal national et international, cette affaire constitue une grande brèche contre tous les dispositifs légaux qui avaient permis et susceptible de permettre à nouveau, à certains criminels de se soustraire à la justice de leur pays et à la justice des hommes tout court.

Très récemment, la justice sénégalaise s'est déclarée incompétente pour juger Hissène Habreh, la cour de cassation française en a fait de même face aux poursuites diligentées par le juge d'instruction français Jean-Louis Bruguière dans l'affaire de l'attentat de l'avion de la compagnie UTA . La justice du pays des droits de l'Homme s'est cachée derrière une coutume en droit international qui accorderait une sorte d'immunité, contre toute poursuite, à tout chef d'État en exercice comme le colonel Kadhafi.

Pour une fois la justice belge nous étonne positivement. Aujourd'hui, elle est entrain de poser les jalons d'une nouvelle justice internationale. Une sorte de justice sans frontière. Nous espérons que ce premier pas va susciter un débat dans les milieux juridiques et judiciaires ; et surtout dans les sphères des organismes internationaux (Nations-Unies) sur l'opportunité et les conséquences de telles poursuites.

En restant sur cette note optimiste, verrions nous le jour où les instances internationales se saisiront de cette opportunité historique pour entamer, non pas une simple réflexion, mais la mise en place effective d'un traité ou d'une convention internationale pour valider cette possibilité ouverte pour toute juridiction nationale de se saisir et de poursuivre des non-ressortissants coupables de crimes sur des étrangers, en dehors du territoire national.
Si cette espérance légitime venait à se concrétiser. Il n' y aurait plus sur notre village planétaire de sanctuaire possible pour les criminels en fuite et pour ceux encore à l'Suvre. Ce serait un signal non négligeable pour ceux qui seraient tentés de recourir à la folie meurtrière du génocide en tant que mode de résolution des différents ethniques et de conflits civils.
Qui sait ? Les drames du Rwanda, du Burundi, du Congo, de l'ex-Yougoslavie auraient peut-être pu être évités ?
L'on verrait ainsi un juge canadien, français ou américain poursuivre et condamner une personne qui aurait commis des crimes sur des ressortissants djiboutiens, sur le territoire de la République de Djibouti.

Ismail Omar Guelleh, ses ministres, ses juges serviles, les militaires coupables de crimes, les hauts fonctionnaires coupables de crimes économiques sont susceptibles, un jour, de passer devant des juridictions étrangères pour des actes criminels commis sur la population djiboutienne.

Dans cette esprit, nous recommandons à tous nos compatriotes (surtout ceux se trouvant en Belgique) qui ont fait l'objet de violences, de sévices ou de tout autre faits susceptibles d'être qualifiés de crime contre l'Humanité, de déposer plainte devant la juridiction de leur pays d'accueil.
N'oublions pas que des crimes ont été commis pendant la guerre dans le nord. Des viols collectifs, des exécutions sommaires, des massacres de populations civiles, des violations des règles de la guerre ont été commis dans une totale impunité. Cette épisode de notre histoire n'a pas encore été soldée. Tous les individus composant la chaîne de commandement (les commanditaires et les exécutants) de ce terrible épisode sont toujours en liberté et au pouvoir.

Quant à nos compatriotes restés au pays, nous leur demandons de constituer des preuves de toute nature, susceptibles d'étayer et de confondre ces individus lors de poursuites judiciaires à Djibouti ou à l'étranger. Chaque élément pourrait être utile : documents écrits, témoignages, déclarations et coordonnées des victimes, certificats médicaux, photos, traces de flux financiers douteux (les salariés des banques sont en mesure de le faire), importation et distribution d'armes ; etc.

C'est à cette condition que l'on pourrait demander un jour des comptes à tous les dignitaires du régime criminel et maffieux de Djibouti.
Un jour ou l'autre, la justice finira bien par passer sous le ciel de Djibouti. Ce n'est ni la providence, ni le hasard qui réaliseront ce voeux. C'est à nous, hommes, femmes et jeunesse de Djibouti, de nous lever comme un seul homme pour se débarrasser de cette malédiction qui nous rongent depuis plus de deux décennies.
Ce régime est loin d'être une fatalité et encore moins d'être héréditaire comme au Congo ou en Syrie.
Levons nous et mettons un terme à cette descente aux enfers. -- F

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AFP International - Mardi 24 Avril 2001 - 16:42 GMT - 18:42 Heure Paris


24/04 L'armée yougoslave inculpe 183 soldats soupçonnés de crimes commis au Kosovo.

BELGRADE, 24 avr (AFP). L'état-major de l'armée yougoslave (VJ) a annoncé l'inculpation de 183 soldats soupçonnés d'avoir commis des crimes entre mars 1998 et juin 1999, pendant la guerre du Kosovo, dans un communiqué publié mardi par l'agence Tanjug.

"La VJ a engagé des procédures contre 245 militaires et inculpé 183 d'entre eux, soupçonnés d'avoir commis des délits pénaux ayant entraîné mort d'homme ou menacé la vie de civils, leur dignité, leur moral et leurs biens", indique le communiqué.

L'armée, ajoute-t-il, "a à plusieurs reprises fait preuve de sa volonté d'élucider et punir chaque délit pénal commis par ses hommes pendant la guerre".

Elle a pris, poursuit le communiqué, "de nombreuses mesures visant à faire respecter par ses hommes les conventions internationales et à respecter la population civile".

A aucun moment l'état-major général n'emploie le terme de "crimes de guerre" dans son communiqué.

Les nouvelles autorités politiques de Belgrade ignorent elles aussi les accusations de crimes de guerre portées contre les forces yougoslaves par des gouvernements étrangers et la justice internationale.

"La VJ apprécie toute initiative bienveillante émanant d'organisations et de particuliers visant à faire la lumière sur d'éventuels crimes, car elle a fait d'énormes efforts et pris de nombreuses mesures pour sauvegarder sa dignité et son honneur militaire", ajoute le communiqué.

L'armée yougoslave affirme avoir pris toutes les précautions nécessaires pour prévenir d'éventuels crimes de guerre.

"A la veille de l'agression (ndlr: les bombardements de l'OTAN du printemps 1999), des consultations et des stages sur les droits humanitaires et de guerres ont été organisés par la Comité international de la Croix rouge (CICR), le gouvernement yougoslave et la VJ", indique le communiqué.

"Des règles de conduite pour ces cas de figure ont été signifiées aux soldats de la VJ, tandis que les responsables de la chaîne de commandement avaient des recommandations spéciales concernant la protection des civiles et le respect des dispositions du droit de guerre international", ajoute le texte.

Durant les bombardements de l'OTAN, poursuit le communiqué, "chaque militaire devait avoir sur lui, outre son arme personnelle, une circulaire sur les règles de conduite (pendant les actions militaires) publiée par le commandement suprême de l'armée".

L'OTAN avait bombardé la Yougoslavie entre mars et juin 1999 pour contraindre l'ex-président Slobodan Milosevic à retirer ses forces armées de la province serbe à majorité albanaise du Kosovo.

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mercredi 25 avril 2001, 6h15

La justice philippine ordonne l'arrestation de Joseph Estrada

MANILLE (AP) -- Un tribunal philippin spécialisé dans la lutte anti-corruption a ordonné mercredi l'arrestation de Joseph Estrada pour pillage, ce qui ne lui permettra pas d'être libéré sous caution.
Ce chef d'inculpation est le plus lourd des huit qui pèsent contre lui.

Des centaines de policiers anti-émeutes se sont rassemblés mercredi devant le domicile de M. Estrada, alors que quelque 2.000 de ses partisans ont promis de s'opposer à son arrestation.

L'avocat de l'ancien président a annoncé un peu plus tôt dans la journée que son client se rendrait dans le calme après s'être exprimé devant les médias.

Joseph Estrada a été président pendant deux ans et demi. Des accusations de corruption ont conduit le Sénat à mener l'hiver dernier un procès en destitution qui a duré six semaines. Le procès ayant tourné court en janvier, une bonne partie de la population est descendue dans la rue, exigeant la démission de Joseph Estrada, qui a quitté le Palais présidentiel le 20 janvier. La Cour suprême a depuis statué que ce départ avait valeur de démission.

Plusieurs centaines de supporters et de détracteurs d'Estrada, déjà sous le coup d'un mandat d'arrêt pour corruption et parjure, se sont par ailleurs rassemblés aux abords du tribunal.

Aux Philippines, le pillage (corruption systématique ayant rapportée des gains supérieurs à 50 millions de pesos, soit environ 1 million de dollars, 1,1 million d'euros) est considéré comme un crime capital. Mais il est peu probable que l'ancien président soit condamné à mort s'il est reconnu coupable.

Le 4 avril dernier, Joseph Estrada a été inculpé de corruption. Il est accusé d'avoir empoché 600 millions de FF (92 millions d'euros) de pots-de-vin durant ses 31 mois de présidence. La Cour suprême des Philippines avait refusé de lui accorder l'immunité.

La semaine dernière, l'ancien président philippin avait ensuite échappé provisoirement à la prison en s'acquittant d'une caution, après le mandat d'arrêt pour corruption et parjure lancé contre lui par la justice philippine.

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25/04 François Xavier Verschave et son éditeur ont été relaxés aujourd'hui par le Tribunal dans le cadre du procès qui leur avait été intenté honteusement par trois dictateurs africains

L'auteur et l'éditeur de Noir silence ont été relaxés !!!!

Le tribunal a jugé incompatible l'article 36, qui octroit "des droits exorbitants aux chefs d'Etat étrangers", avec les dispositions de la convention européenne des droits de l'homme.

C'est une grande victoire pour la liberté d'expression !!!

L'ARDHD a adressé ses félicitations à François-Xavier Verschave pour son obstination et à l'équipe de SURVIE pour sa forte mobilisation
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Les principaux responsables
d'actes de torture
à Djibouti.

En attendant que la justice pénale puisse instruire les plaintes des victimes de mauvais traitements, de spoliation, de viols, de torture et d'emprisonnement arbitraire (...), nous rappelons à l'opinion publique internationale les noms des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités par les victimes.

- Colonel
Mahdi Cheikh Moussa,
- Colonel
Omar Bouh Goudade

- Lieutenant-colonel
Hoche Robleh


- Commandant
Zakaria Hassan

- Lieutenant Ladieh
- Lieutenant Mohamed Adoyta
- L'aspirant Haroun
- Le sous-officier Naguib
- L'adjudant Tane
- Kalifa
- Wagdi

Certains se seraient déjà réfugiés à l'étranger (USA et Canada) sous de fausses identités, mais ils sont placés sous surveillance, par les polices locales.

Nos informations sur la torture à Djibouti et les récits des victimes

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PREPARATION
D'UNE CAMPAGNE INTERNATIONALE
POUR LE GEL DES SUBVENTIONS EUROPEENNES
EN FAVEUR DU RÉGIME TYRANNIQUE
DE M. GUELLEH
.
  • Au nom de quels principes, les contribuables européens vont-ils continuer à financer l'asservissement du peuple djiboutien et l'enrichissement personnel de M. Guelleh (et de ses proches) = officiellement 229 milions de US $ dans des banques étrangères ?
  • La coopération européenne va-t-elle devenir
    une véritable nuisance dans certains pays d'Afrique,
    aux mains de dictateurs sans scrupules ?

Bruxelles va devoir bientôt se prononcer sur les budgets de coopération en faveur d'un certain nombre d'états. Les enjeux semblent si importants que Guelleh a prévu de passer 4 jours à Bruxelles à partir du 14 mai 2001. C'est dire combien il a besoin d'argent pour soutenir son système et pour acheter des sympathies .....

Nous préparons actuellement une pétition internationale pour alerter les autorités européennes sur la situation réelle à Djibouti : asservissement du peuple, abus de biens publics par le régime, violation permanente des Droits de l'Homme, torture, incarcération et viols d'enfants mineurs dans la prison de Gabode .....

D'ici quelques jours, nous vous expliquerons le mode d'emploi qui a été retenu par notre association.

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Quatre exemples à DJIBOUTI, parmi d'autres :

  • Non paiement des fonctionnaires : en dépit des aides françaises, les fonctionnaires djiboutiens n'ont reçu que deux mois de salaires pour l'année 2000 (Où est passé l'argent des contribuables français ?)
  • Suppression de la liberté syndicale : tous les leaders syndicaux ont été poursuivis devant la justice et ils sont remplacés désormais par des hommes du pouvoir : il n'y a plus de liberté syndicale à Djibouti. (Cf déclaration de l'OIT à Genève - 25 mai 2000 et mission conjointe du BIT et le CISL/ORAF entre le 9 et 13 mars 2001)
  • Renforcement de l'Armée : le Président Guelleh avait promis au FMI de démobiliser les mercenaires qui augmentaient considérablement les effectifs de l'Armée nationale djiboutienne : il l'a fait, mais il en a recruté autant d'un autre côté,
  • Enrichissement personnel : Monsieur Guelleh se fait construire une nouvelle villa dont le montant est estimé à plusieurs dizaines de millions de francs. Lorsque sa femme vient à Paris, elle descend dans un hôtel 4* Luxe aux Champs Élysées et elle parcoure les boutiques de luxe pour se constituer une garde robe extravagante : cela rappelle tristement les folies de l'épouse d'un autre dictateur M Marcos.

Appel à volontaires :

Nous avons besoin de votre aide pour réussir cette action et nous cherchons :

- des relais dans les différents pays, pour diffuser les pétitions, pour les faire signer et pour les rassembler avant le 14 mai 2001,

- des relais en Belgique, pour nous informer du programme exact et du déroulement de la session de la Communauté.
Nous avons besoin aussi d'avoir les noms, titres, fax et adresses E-Mail des responsables européens à qui nous devrons envoyer les pétitions et aussi de toutes les ONG qui participeront aux réunions.

-- > Si vous souhaitez nous aider pour réussir cette opération importante, envoyez-nous un E-Mail maintenant en précisant ce que vous pouvez faire : relais local pour rassembler les pétitions, informations sur le programme de la réunion / sur les responsables à contacter (U.E. + ONG), .... pour écrire, cliquez ici

DIFFUSEZ CETTE PREMIERE INFORMATION A VOS AMIS ET A VOS RELATIONS.
Plus nous recevrons de pétitions, plus elle péseront lors de la discussion sur les budgets européens de Coopération.

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Note de l'ARDHD
En vue de préparer nos actions prochaines, nous avons extrait le document officiel concernant la troisième conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA) qui se tiendra à Bruxelles du 14 au 21 mai 2001. IOG a prévu de s'y rendre.

Nous avons identifié en deuxième partie nos contacts potentiels, à qui nous allons adresser :

1 - des informations règulières sur la situation à Djibouti :

- multiples violation des Droits de l'Homme,
- arrestations, emprisonnements et exécutions arbitraires,
- violation des droits syndicaux,
- non-paiement des salaires,
- corruption par les dirigeants,
- détournement des aides soit au profit de la classe dirigeante, soit vers d'autres objectifs : achats d'armes, etc.

- constitution d'avoirs à l'étranger,
- etc..

2 - les pétitions, qui nous seront adressées par les lecteurs et par les relais dans les différents pays ou dans les catégories (étudiants, etc..)

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Source EUROPA / Commissions européennes.
http://europa.eu.int/rapid/start/cgi/guesten.ksh?p_action.gettxt=gt&doc=IP/01/558|0|RAPID&lg=FR

Bruxelles, le 11 avril 2001

La Commission publie sa contribution à la conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés

La Commission européenne a adopté une communication sur la 3ème conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés (PMA), qui se tiendra à Bruxelles du 14 au 21 mai 2001. Les propositions de la Commission, établies à l'initiative de M. Poul Nielson, commissaire chargé du développement, prévoient notamment d'orienter davantage l'aide communautaire vers les pays les plus nécessiteux, de prendre des mesures concrètes visant à aider les PMA à jouir d'un accès plus étendu aux marchés et d'aller plus loin dans l'allègement de la dette. Considérant cet important événement, le président Romano Prodi a déclaré : «Il est nécessaire aujourd'hui, plus que jamais, d'apporter des réponses collectives et globales à des problèmes de sous-développement globaux. Cette conférence des Nations unies est un appel à la lutte contre le caractère unilatéral des échanges. C'est une attaque lancée contre le protectionnisme et les calculs nationaux à la petite semaine. Le moment est venu de faire le point sur nos relations avec les pays les plus pauvres de la planète et d'appeler l'ensemble des pays développés à faire mieux et davantage et à réfléchir aux conséquences globales de nos politiques à long terme.»

La communication adoptée aujourd'hui par la Commission expose la contribution communautaire aux résultats concrets attendus de la conférence, alors même que les négociateurs discutent du programme d'action, le texte devant être adopté lors de la conférence.

Au moment d'annoncer l'apport de la Commission, le commissaire européen chargé du développement et de l'aide humanitaire, M. Poul Nielson, a fait le commentaire suivant : «Nos partenaires des PMA nous ont fait explicitement savoir qu'ils attendaient plus que de la charité de notre part. Ils souhaitent que des opportunités leur soient offertes. Ils nous demandent de faire preuve de décence à leur égard, ce qu'ils méritent amplement. Nous ne devrions jamais traiter ces pays très pauvres comme des malades, mais comme des sociétés engagées dans une lutte et désireuses de se développer en dépit de circonstances nationales et mondiales particulièrement défavorables. Pour toutes ces raisons, l'offre faite par l'Europe aux PMA va bien au-delà de la coopération au développement. Nous apportons une réponse complète aux principaux obstacles recensés par les PMA eux-mêmes.»

M. Pascal Lamy, commissaire chargé du commerce, a, pour sa part, émis le commentaire suivant à propos de la série de propositions annoncées aujourd'hui : «Les PMA ont demandé que des perspectives leur soient offertes sur le plan des exportations : nous offrons à l'ensemble de leurs produits, à l'exception des armes, un accès au marché de l'Union européenne exempt de droits et de contingents. Les PMA sont aux prises avec d'énormes contraintes institutionnelles internes les empêchant de tirer pleinement parti du commerce international : l'Europe leur offre de renforcer leurs capacités, de renoncer à recourir aux instruments antidumping à leur encontre et à faire preuve de flexibilité à leur égard en ce qui concerne leur adhésion à l'OMC. Les PMA ont du mal à concourir sur les marchés internationaux : l'Europe leur offre un soutien accru au niveau des processus d'intégration régionale.»

Les propositions concrètes de la Commission visent, notamment, à :


orienter davantage la coopération communautaire au développement vers les pays les plus pauvres. Entre les différents pays, ainsi qu'à l'intérieur de chacun d'entre eux, les ressources serviront de plus en plus à satisfaire les besoins des plus nécessiteux. La priorité absolue ira à certains secteurs sociaux, comme le développement et l'éducation. Il est important de progresser rapidement vers cet objectif.

aider les PMA à tirer parti d'un accès sans restriction au marché communautaire. Afin de compléter l'initiative révolutionnaire «Tout sauf les armes», la CE aide ces pays à saisir les occasions offertes. Il existe d'autres objectifs, tels que :

renforcer la compétitivité des PMA

promouvoir l'investissement dans les PMA

renforcer la capacité institutionnelle, en vue de participer à des négociations commerciales multilatérales

aider les PMA à satisfaire aux normes sanitaires et phytosanitaires

aider les PMA à se constituer un marchepied régional pour leur intégration dans l'économie mondiale.

l'Union européenne prônera la flexibilité lors du traitement des demandes d'adhésion des PMA à l'OMC, de même qu'elle recommandera la conclusion d'un accord multilatéral destiné à suspendre le recours aux instruments antidumping à l'encontre des PMA.

lutter contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose. La CE a renforcé sa politique pour faire face à l'extension et à l'incidence croissantes du VIH/SIDA, du paludisme et de la tuberculose. L'accent est mis sur la manière dont ces maladies frappent les PMA et les populations les plus pauvres. La CE s'engage à se servir de tous les instruments dont elle dispose en matière de développement, de commerce et de recherche pour contribuer à apporter une réponse mondiale efficace. Concrètement, la Commission offre des programmes de santé sectoriels, un système international de tarification échelonnée, un plein usage de la flexibilité des ADPIC et des initiatives mieux ciblées en matière de recherche.

poursuivre l'allègement de la dette. La Communauté est déjà, et de loin, le premier donateur de l'initiative élargie en faveur des PPTE (pays pauvres très endettés). De surcroît, la Commission a décidé aujourd'hui d'annuler la totalité des créances liées aux prêts spéciaux détenues sur les pays pauvres très endettés et les moins avancés faisant partie de la région ACP, de sorte que, dès l'adoption de cette mesure, chacun des pays concernés atteignant ou ayant atteint le point de décision est invité à suspendre immédiatement tout paiement concernant ces prêts. Le coût de cette nouvelle initiative est estimé à 60 millions d'euros.
Contexte

En 1997, l'assemblée générale des Nations unies a décidé de convoquer la 3ème conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés (PMA), afin de renverser la tendance à la détérioration de leur situation socio-économique et de revitaliser leur croissance et leur développement. L'Union européenne a proposé d'accueillir la conférence à Bruxelles, du 14 au 20 mai 2001, dans les locaux du Parlement européen. Ce sera la première fois que l'Union européenne accueillera une grande conférence des Nations unies.

Des réunions de préparation de la conférence ont lieu aux niveaux national et régional, ainsi qu'au niveau international. Les réunions nationales ont conduit à la formulation de programmes d'action spécifiques aux pays pour chaque PMA. La Commission participe activement à la totalité des activités préparatoires. De plus, les délégations communautaires dans les PMA participent à la formulation de programmes d'action spécifiques à chaque PMA, en vue d'établir le programme d'action global à adopter lors de la conférence. Les délégations de l'Union européenne dans les pays ACP soutiennent financièrement les processus de préparation au niveau national.

La Commission finance également la plus grosse partie des surcoûts entraînés par la décision d'organiser la conférence à Bruxelles. Elle finance, notamment, l'organisation d'un forum des ONG. En conséquence, la Commission a alloué 6 millions d'euros du budget général pour l'exercice 2001 au financement de ces coûts. Dès lors, un accord a été signé avec les Nations unies pour une subvention de 4,5 millions d'euros destinée à soutenir le secrétariat de la conférence des Nations unies sur les plans logistique, financier et administratif.

Des négociations relatives au programme d'action ont lieu au sein d'un comité préparatoire, se réunissant au siège des Nations unies, à New York. La troisième session, qui s'est achevée le 6 avril 2001, devrait donner lieu à l'adoption du programme d'action lors de la conférence. Ce programme d'action servira de cadre aux activités de soutien de la lutte contre la pauvreté dans les PMA.

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Liste des contacts identifiés pour nos actions d'information et pour l'envoi des pétitions

Développement : aide aux pays en voie de développement
@ Boîte aux lettres générale

Romano Prodi - Président
Poul Nielson
Pascal Lamy

Parlement européen

Liste des députés français :

1. M. ABITBOL, William ,
2. Mme AINARDI, Sylviane H. ,
3. Mme AUROI, Danielle ,
4. M. BAYROU, François ,
5. Mme BERES, Pervenche ,
6. M. BERNIÉ, Jean-Louis ,
7. M. BERTHU, Georges ,
8. Mme BORDES, Armonia ,
9. Mme BOUDJENAH, Yasmine ,
10. Mme BOUMEDIENE-THIERY, Alima ,
11. M. BOURLANGES, Jean-Louis ,
12. M. BUTEL, Yves ,
13. Mme CARLOTTI, Marie-Arlette ,
14. M. CAUDRON, Gérard ,
15. Mme CAULLERY, Isabelle ,
16. Mme CAUQUIL, Chantal ,
17. Herr COHN-BENDIT, Daniel Marc ,
18. M. CORNILLET, Thierry ,
19. M. COUTEAUX, Paul ,
20. Mme DARRAS, Danielle ,
21. M. DARY, Michel J.M. ,
22. M. DAUL, Joseph ,
23. M. DECOURRIERE, Francis ,
24. Mme DE SARNEZ, Marielle ,
25. M. DÉSIR, Harlem ,
26. Mme DE VEYRAC, Christine ,
27. M. DUHAMEL, Olivier ,
28. M. ESCLOPÉ, Alain ,
29. Mme FERREIRA, Anne ,
30. Mme FLAUTRE, Hélène ,
31. Mme FONTAINE, Nicole ,
32. Mme FOURTOU, Janelly ,
33. Mme FRAISSE, Geneviève ,
34. M. FRUTEAU, Jean-Claude ,
35. Mme GARAUD, Marie-Françoise ,
36. M. GAROT, Georges ,
37. M. de GAULLE, Charles ,
38. Mme GILLIG, Marie-Hélène ,
39. M. GOLLNISCH, Bruno ,
40. Mme GROSSETÊTE, Françoise ,
41. Mme GUY-QUINT, Catherine ,
42. Mme HAZAN, Adeline ,
43. Mme HERMANGE, Marie-Thérèse ,
44. M. HERZOG, Philippe A.R. ,
45. M. HORTEFEUX, Brice ,
46. Mme ISLER BÉGUIN, Marie Anne ,
47. M. JEAN-PIERRE, Thierry B. ,
48. M. KRIVINE, Alain ,
49. Mme KUNTZ, Florence ,
50. Mme LAGUILLER, Arlette ,
51. M. LAIGNEL, André ,
52. Mme LALUMIERE, Catherine ,
53. M. LAMASSOURE, Alain ,
54. M. LANG, Carl ,
55. M. de LA PERRIERE, Thierry ,
56. M. LE PEN, Jean-Marie ,
57. M. LIPIETZ, Alain ,
58. M. MADELIN, Alain ,
59. M. MARCHIANI, Jean-Charles ,
60. M. MARTIN, Hugues ,
61. M. MARTINEZ, Jean-Claude ,
62. Mme MATHIEU, Véronique ,
63. Mme MONTFORT, Elizabeth ,
64. M. MORILLON, Philippe ,
65. M. NAIR, Sami ,
66. M. NOVELLI, Hervé ,
67. M. ONESTA, Gérard ,
68. M. PASQUA, Charles ,
69. Mme PATRIE, Béatrice ,
70. M. PIÉTRASANTA, Yves ,
71. M. POIGNANT, Bernard ,
72. M. RAYMOND, Michel ,
73. M. ROCARD, Michel ,
74. M. ROD, Didier ,
75. Mme ROURE, Martine ,
76. Mme SAIFI, Tokia ,
77. M. SAINT-JOSSE, Jean ,
78. M. SAVARY, Gilles ,
79. M. SOUCHET, Dominique F.C. ,
80. Mme SUDRE, Margie ,
81. M. SYLLA, Fodé ,
82. Mme THOMAS-MAURO, Nicole ,
83. Mme VACHETTA, Roseline ,
84. M. VARAUT, Alexandre ,
85. Mme VLASTO, Dominique ,
86. M. WURTZ, Francis ,
87. M. ZIMERAY, François ,

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TROISIEME CONFERENCE DES NATIONS UNIES POUR LES PAYS LES MOINS AVANCES A BRUXELLES (14 - 18 MAI 2001)

23/04 UN PARADOXE ?
NOUS DEMANDONS A TOUS LES PAYS DONATEURS DE GELER
TOUTES LES AIDES EUROPEENNES ET INTERNATIONALES EN FAVEUR DU REGIME DICTATORIAL DE MONSIEUR LE PRESIDENT ISMAËL OMAR GUELLEH à DJIBOUTI AFIN DE NE PAS LUI DONNER LES MOYENS D'ASSERVIR LA POPULATION.
IL FAUT EVITER A TOUT PRIX QUE LES AIDES INTERNATIONALES NE SE RETOURNENT CONTRE LA POPULATION DEJA VICTIME DU SYSTEME TYRANNIQUE


Une escalade de la brutalité du régime depuis plus de dix ans
Depuis 1990, notre Association suit avec la plus grande attention la situation des Droits de l'Homme à Djibouti et elle diffuse régulièrement ses informations aux journalistes, aux hommes politiques et aux ONG.

- L'aggravation dramatique des conditions des nationaux sur place, sur les plans, à la fois des Droits de l'Homme, de l'économie et de la justice,
- l'instauration d'un véritable mécanisme de détournement des fonds publics et des subventions internationales,
- la forte remilitarisation de l'Armée Nationale Djiboutienne, et le renforcement des polices spéciales : politiques, gardes présidentielles, commandos répressifs,

nous ont convaincu que la grande majorité des aides attribuées à Monsieur Ismaël Guelleh, Président de la République de Djibouti, sont détournées à son profit et à celui de ses proches et / ou utilisées pour des achats d'arme et le recrutement de mercenaires (en parfaite contradiction avec les engagements auprès du FMI et les discours officiels). Les réticences du FMI (compte-tenu des divergences importantes et inexpliquées qui auraient été constatées dans la comptabilité nationale) et en conséquence, sa décision de geler les paiements prévus pour une période minimum de six mois renforcent notre conviction.

Un détournement des aides publiques pour renforcer les moyens de harcèlement et de répression de la population.
Selon nos analyses, la majorité des aides et contributions internationales ont toutes les chances d'être utilisées par le système de Monsieur Guelleh pour asservir encore un peu plus le peuple djiboutien et pour multiplier le harcèlement, les provocations et la répression. La générosité des donateurs ne pourrait que se retourner au final contre les djiboutiens qu'elle est censée aider et soulager.

Les avoirs à l'étranger de Djibouti (dans ce pays, la frontière semble assez floue entre fonds d'État et patrimoine des dirigeants !) sont extrêmement importants. En dépit d'une population proportionnellement peu nombreuse ( 5 à 600.000 habitants) et d'un territoire peu étendu (l'équivalent de la surface de trois à quatre départements français), sur ce seul critère de l'importance des avoirs à l'étranger, Djibouti se classe en 17ème position des Etats Africains (et probablement en première place par tête d'habitants) avec 229 millions d'US$ d'avoirs nets au dernier trimestre 2000 (Source www.bis.org).

Nous avons la conviction que le Président détourne l'argent de l'Etat à son usage personnel et au profit des ses proches. Arrivé au pouvoir sans aucune fortune personnelle, par exemple, M. GUELLEH vient d'achever la construction d'un nouveau palais gigantesque et selon les déclarations publiques de son fils, il aurait décidé d'acheter un Boeing personnel. Ce ne sont que des exemples parmi tous ceux dont nous disposons …. Par exemple, le Ministre des Affaires Etr