LA LIBERTÉ Bulletin N° 49
Journal permanent et indépendant
de tous les Djiboutiens de l'opposition

Bulletin
de l'A. R. D. H. D
2ème année.........Maj : 25 mai à 09 h 00 (Heure de Paris)

SOMMAIRE N° 49 du 19 au 25 mai 2001

Nous avons besoin de vous et de votre participation active :
Lancement par l'ARDHD d'un grand projet :
le Mémorial du souvenir en mémoire
de toutes les victimes de MM Gouled et Guelleh.

- Après les accords du 12 mai : IOG avait l'occasion d'effectuer ses premiers pas vers la démocratie ! Eh bien NON et NON !! - Interdiction d'Internet à Djibouti, recensement par la SDS des manifestants de Bruxelles, tracasseries des familles, tortures à Gabode ....
- Le PND arrête officiellement sa position face aux accords du 12 mai.
- 18/05 Kadami, contrairement à toute attente, pourrait rentrer de toute urgence à Djibouti. Un poste de Ministre ?
- Appel de la LDDH en faveur des prisonniers politiques qui sont torturés à Gabode.
- KADAMI est bien arrivé samedi à Djibouti. Revirement ou stratégie secrète ?
- Le Portrait de Monsieur Chideh, le malhonnête (Courrier des lecteurs)
- OPPOSANT DJIBOUTIEN : une espèce en voie de disparition ! (Courrier des lecteurs)
- Une interview (presque) imaginaire que nous aurions pu avoir par téléphone ce dimanche 20 mai avec Mohamed Kadamy, à peine arrivé à Djibouti.
- Ali DAHAN, j'avais écrit à Kadami pour lui conseiller de ne pas se joindre à la troisième vague de dissidents ...
- Une situation en cours de normalisation, qui justifie la suspension de nos publications après le numéro 50. (ARDHD)

Nouvelles brèves et revue de presse
A lire dans Africa Intelligence / LOI

SOMALIE - Echéances électorales au Somaliland et au Puntland

TRANSPORTS - Nouveau problème entre Djibouti et l’Ethiopie

DJIBOUTI - Le président trompé par les siens

23/05 L’Iran en force dans l’énergie

23/05 Comment Ranson a gagné la DRM
1505 Réduire la pauvreté (Edito RFI)

17/05 IOG avait l'occasion d'effectuer ses premiers pas vers la démocratie après les accords du 12 mai !!

17/05 Le Somaliland va fêter sans faste 10 ans d'indépendance auto-proclamée (AFP)

18/05 Bulletin spécial N° 10 - Somaliland "10 ans de Liberté" (En anglais - Somaliland forum)

17/05 - BUSH au secours de Guelleh ? Bush invite en octobre les ministres de 35 pays africains (AFP)

20/05 Mohamed KADAMI est rentré à Djibouti. Revirement ou stratégie secrète ?

21/05 Trente députés accusent le Président de la République. A Djibouti ?

23/05 L'armée française en Afrique: de gendarme à vigie (AP) La France assure 60 % du budget djiboutien et 20 % du PNB !

23/05 Maigres espoirs d'élargissement de la zone de libre échange au COMESA (AFP)

COMMUNIQUES

17/05 Lettre au Secrétaire général des Nations Unies (Somaliland Forum - en anglais)

17/05 Le PND prend position officiellement face aux accords du 12 mai

17/05 L'ARDHD a déposé officiellement la pétition, qui a été signée par de nombreux lecteurs, auprès du Parlement européen

18/05 Affaire Yacin Yabeh et prisonniers politiques : des actes de torture dans la prison de Gabode. (LDDH)

21/05 TCHAD : ECHEC ELECTORAL POUR LE DICTATEUR, EN DEPIT D'UNE FRAUDE ELECTORALE INTENSIVE.

21/05 Communiqué d'Ali DAHAN / 3 points.

22/05 Enfin le communiqué de l'ODU nous est parvenu ...

24/05 Ethiopie : libération de deux journalistes détenus depuis 1997 (RSF)

25/05 Une situation en cours de normalisation, qui justifie la suspension de nos publications après le numéro 50. (ARDHD)

L. D. D. H.
Ligue Djiboutienne
des Droits Humains
Toutes les publications
2000 / 2001
COMMUNAUTÉ DJIBOUTIENNE
Marre d'être bâillonné à Djibouti ? Cliquez ici !
Le service de discussion
et d'échanges en direct.

Courrier des lecteurs

20/05 Un portrait : Monsieur Chideh, le malhonnête !

20/05 OPPOSANT DJIBOUTIEN : une espèce en voie de disparition ?

21/05 QUI EST QUI ? (Courrier des lecteurs - Ce message est écrit pas des sympathisants de Guelleh qui ne se cachent pas de leur préférence.)

LE MEMORIAL AUX VICTIMES
DU SYSTEME GOULED - GUELLEH

Un projet qui concerne
tous les Djiboutiens

 

Parti National Démocratique


P N D
Consultez le site provisoire
http://www.pnd-djibouti.org

Bruits et rumeurs

18/05 Kadami va-t-il rentrer ce week end à Djibouti, contrairement à toute attente ? Bruit de remaniement ministériel pour lundi.

18/05 Dini a-t-il pris l'engagement de faire rentrer son fils dans le cadre des accords du 12 mai ?

24/05 Aden ROBLEH : IOG poursuit-il sa vengeance en utilisant l'arme du chantage financier ?

OFFRE D'EMPLOI

24/05 Une offre d'emploi communiquée par le réseau RAP21

 

 
Parti du Renouveau Démocratique
P R D
Consultez le site

http://www.multimania.com/leprd
 

Forum Communauté djiboutienne

Le nouvel
"Ordre des Brosses à Reluire"
(OBR)

L'Homme de la Semaine


"Vente en ligne" des livres
Ali COUBBA
Abdouraman WABERI
Daher Ahmed FARAH
     

NOUVELLES BRÈVES ET REVUE DE PRESSE

A lire dans Africa Intelligence / LOI cette semaine

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 16/05/2001
SOMALIE - Echéances électorales au Somaliland et au Puntland
Alors que le Gouvernement national de transition de Abdi Qassem Salad Hassan peine à s'imposer à Mogadiscio, les régions autonomes du Somaliland et du Puntland se préparent à renforcer leurs exécutifs. (...). [Total : 333 Mots].

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 19/05/2001
TRANSPORTS - Nouveau problème entre Djibouti et l’Ethiopie
La décision des autorités djiboutiennes de n’autoriser sur leur territoire que des véhicules assurés auprès d’une compagnie de leur pays va créer de nouveaux problèmes aux transporteurs éthiopiens. (...). [Total : 96 Mots].

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 19/05/2001
DJIBOUTI - Le président trompé par les siens
Le président Ismaël Omar Guelleh n’a toujours pas signé le décret présenté en conseil des ministres le 3 avril portant sur la réorganisation de la manutention portuaire et des activités connexes (LOI n°946). (...). [Total : 172 Mots].

AFRICA ENERGY INTELLIGENCE - Edition française - 23/05/2001
DJIBOUTI - L’Iran en force dans l’énergie
A l’issue d’une visite officielle à Djibouti du ministre iranien des Affaires Etrangères, le Dr Kamal Kharrazi , deux mémorandums ont été signés avec les responsables des sociétés nationales, Etablissement des hydrocarbures (EPH) et Electricité de Djibouti (EDD). (...). [Total : 79 Mots].

LE MONDE DU RENSEIGNEMENT - 23/05/2001
FRANCE - Comment Ranson a gagné la DRM
La nomination du général André Ranson à la tête de la Direction du renseignement militaire (DRM), la semaine passée, clos par un dernier revirement près d’un an de discussions sur le nom du successeur de l’amiral Yves de Kersauson. (...). [Total : 456 Mots].

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Edito international, 15/05/2001 (RFI)

Réduire la pauvreté

Jacques Chirac a tenu a gratifier hier à Bruxelles la 3e conférence de l'ONU sur les pays les moins avancés d'un discours résolument... ONGiste auquel rien ne manquait : ni le constat amer d'un monde partagé entre «des sociétés industrialisées» qui «n'ont jamais été aussi riches» et des nations où la misère «frappe un nombre considérable d'hommes, de femmes et d'enfants» ; ni l'indignation face à une «injustice fondamentale» devant laquelle «nous ne pouvons nous résigner» ; ni l'appel à la solidarité «pour une mondialisation au service de tous». Le discours aux accents radicaux du président français était particulièrement bienvenu dans le cadre de ce sommet hors normes réunissant pour la première fois dans une même instance des chefs d'Etat des pays les plus pauvres, des organisations! internationales et pas moins d'un millier d'ONG. Si Jacques Chirac est ainsi devenu depuis peu un fervent défenseur du rôle des ONG en revanche, la conférence a découvert un autre apôtre plus inattendu de la société civile en la personne du président de la Banque mondiale.

«Il n'y a pas de développement avec un fusil sur la tempe» a tonné James Wolfensohn sans qu'on sache très bien s'il désignait par là les conditions comminatoires que son organisation posait à l'octroi de crédits il n'y a pas si longtemps encore. Il y a effectivement quelque chose d'assez savoureux à entendre un homme qui fut l'un des fers de lance de la mondialisation libérale et donc de l'ouverture à tout crin des frontières estimer tout à coup que les discussions sur les bénéfices de la mondialisation sont futiles tant que des réformes de base n'ont pas été réalisées. Lorsqu'un homme de cette stature adopte ainsi un langage proche de l'autocritique, c'est qu'il y a du changement dans l'air. Ce changement provient d'un constat : depuis 30 ans l'aide aux pays les plus pauvres a lamentablement échoué à les sortir de la misère. Ils sont aujourd'hui deux fois plus nombreux et leur revenu annuel n'atteint pas la fortune des 3 individus les plus riches de la planète. Mais ! pour que cette réalité là puisse enfin être prise en compte, il aura fallu la montée en puissance des ONG qui depuis quelques années se sont imposées comme des acteurs incontournables de la scène internationale. Ce sont elles qui ont enterrées les approches dogmatiques du développement, favorisées les solutions pragmatiques et surtout imposé l'idée qu'il n'y a pas de fatalité à la pauvreté, qu'il n'y a qu'une seule question qui vaille : quel prix sommes nous prêts à payer les uns et les autres pour l'éradiquer ?

Jacques ROZENBLUM

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17/05 IOG avait l'occasion d'effectuer ses premiers pas vers la démocratie, après les accords du 12 mai !

 

IOG vient aurait pu effectuer ses premiers pas vers la démocratie, mais nous avons noté cette semaine :

- l'interdiction d'accés à notre site à partir de Djibouti, avec la complicité d'ingénieur français,
- le recensement des manifestants de Bruxelles, avec la complicité des photographes et cameramen de la RTD et de LA NATION,

- des tracasseries policières pour les familles des manifestants,
- des actes de torture sur les prisonniers politiques à Gabode.


Ca commence bien ou plutôt ça continue comme avant. Rien n'a changé !


Il semble qu'en plus du titre de dictateur sanguinaire, IOG veuille briguer celui 'd'ennemi d'Internet'. En agissant ainsi, il ne devrait pas tarder à être satisfait.

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17/05 Le Somaliland va fêter sans faste 10 ans d'indépendance auto-proclamée

HARGEISA (Somalie), 17 mai (AFP) - Le Somaliland, havre de paix dans une Somalie en proie aux violences, célèbre sans faste vendredi les dix ans de son indépendance auto-proclamée, occupé par les préparatifs d'un prochain référendum destiné à gagner une reconnaissance internationale qui lui fait tant défaut.

"Nous avons annulé le défilé militaire, seuls les représentants de la société civile organiseront les festivités car nous sommes trop occupés avec le référendum", affirme à l'AFP le ministre de l'Intérieur, Ahmed Jambir Suldan. "Les défilés militaires sont l'apanage des régimes militaires dictatoriaux et nous sommes un gouvernement civil", ajoute-t-il. Le référendum, prévu le 31 mai, est l'objet de toutes les conversations dans les cafés comme dans les couloirs des ministères et les célébrations de vendredi, en l'absence de publicité, ne semblent pas émouvoir les habitants de la capitale, Hargeisa.

Les électeurs somalilandais doivent entériner la constitution adoptée en 1997 par les représentants des clans et par là même avaliser au suffrage universel l'indépendance proclamée dans le premier article. "Ce référendum vise simplement à satisfaire la communauté internationale", estime Abdi Yussuf Duale, responsable de l'Académie du Somaliland pour la Paix et le Développement, un organisme indépendant.

Le Somaliland (nord-ouest) a fait sécession le 18 mai 1991, quatre mois après le renversement du régime du président Mohamed Siad Barre. Dix ans plus tard, par ce référendum, le pouvoir veut signifier que l'indépendance est irréversible, tant il est persuadé que le "non" sera marginal, selon le vice-président de la Chambre des réprésentants et de la commission constitutionnelle, Abdulkadir Hagi Ismaïl Jirdeh.

Le Somaliland est l'objet d'un regain de pressions extérieures, en particulier des Nations unies, pour qu'il se rattache à la Somalie en reconnaissant l'autorité du Gouvernement national de transition (GNT), issu d'une conférence de réconciliation parrainée par Djibouti à l'été 2000. Le GNT n'a pas réussi à imposer son autorité à Mogadiscio même, face à l'hostilité de l'immense majorité des chefs de guerre.

Pas une arme n'est visible dans les rues d'Hargeisa, pas même à la ceinture des policiers. "Voyez ce que nous avons réussi à faire et comparez avec Mogadiscio, cela se passe de commentaire", assène M. Jirdeh. Pour le dixième anniversaire, les employés municipaux se contentent de repeindre la façade décrépie de la tribune officielle de la place Khayria, au centre ville, où le président Mohamed Ibrahim Egal prononcera son discours. La place est à l'image de la ville: bitume défoncé quand il existe, impacts de balles sur les façades, maisons éventrées côtoyant d'autres récemment reconstruites...

Comme l'ensemble du Somaliland, Hargeisa a payé un lourd tribut à la guerre civile contre le régime de Siad Barre, qui l'a fait raser par ses bombardiers en 1988 et fait exécuter de nombreux civils enterrés dans des fosses communes. Là réside l'une des raisons profondes du rejet de l'autorité de Mogadiscio, encore accru depuis la désignation du président de transition Abdoulkassim Salat Hassan, haï par les Somalilandais: il a été ministre de Siad Barre pendant 20 ans et était ministre de l'Intérieur lors des massacres de 1988 et 1989. "Il était responsable de la sécurité dans le pays, il ne peut qu'être impliqué", estime Abdi Idiris Du'aleh, porte-parole du président Egal. _____________________________________________

Note de l'ARDHD : nous adressons tous nos voeux aux Somalilandais pour ces dix ans d'existence et de réussite..

Lire aussi notre bulletin spécial N° 10 (En anglais)

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BUSH au secours de Guelleh ? 17/05 Bush invite en octobre les ministres de 35 pays africains

WASHINGTON, 16 mai (AFP) - Le président George W. Bush a invité mercredi les ministres de 35 pays africains à venir en octobre à Washington discuter coopération économique, montrant ainsi sa volonté de suivre la voie tracée par Bill Clinton pour resserrer les liens avec l'Afrique sub-saharienne.

M. Bush a annoncé lui même cette réunion, qui sera institutionnalisée par la création d'un forum de coopération économique et commerciale avec l'Afrique sub-saharienne, devant les membres du corps diplomatique africain qu'il avait conviés à la Maison Blanche.

Ce forum, auquel participeront 35 ministres africains des Affaires étrangères, des Finances et du Commerce, permettra de discuter "de moyens supplémentaires pour stimuler le commerce, développer la prospérité et renforcer la démocratie" en Afrique sub-saharienne, a déclaré M. Bush. Cette décision devrait contribuer à écarter les craintes des dirigeants africains de voir la nouvelle administration américaine considérer leur continent comme une région non prioritaire, alors que l'ancien président Bill Clinton avait été le premier président à placer clairement l'Afrique sur les mappemondes de la Maison Blanche et à se rendre à deux reprises sur ce continent.

M. Bush avait affirmé durant sa campagne présidentielle que l'Afrique ne relevait pas des intérêts stratégiques des Etats-Unis, mais il s'est efforcé depuis son arrivée à la Maison Blanche de corriger le tir. Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell, le premier noir à diriger la diplomatie américaine, sera amené la semaine prochaine à préciser les intentions de Washington, en particulier en matière d'allégement des dettes publiques, lors d'une première tournée africaine de cinq jours qui le mènera au Mali puis en Afrique du Sud et en Ouganda.

La création du Forum de coopération économique, auquel peuvent participer les pays africains respectant certains critères, notamment en matière d'économie de marché et de pluralisme politique, était prévue par une loi sur le commerce avec l'Afrique (le African Growth and opportunity Act) adoptée l'an dernier par le Congrès. 35 pays satisfont à ces critères et ont été invités.

Il s'agit de l'Afrique du Sud, du Bénin, Botswana, Cap Vert, Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Gabon, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Kenya, Lesotho, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Maurice, Mozambique, Namibie, Niger, Nigeria, Rwanda, Sao Tome et Principe, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Swaziland, Tanzanie, Tchad, Ouganda et Zambie.

En annonçant la création du Forum et la tenue de sa première réunion ministérielle, M. Bush a souligné que les Etats-Unis entendaient ne pas être des spectateurs passifs de l'évolution politique et économique de l'Afrique sub-saharienne. "Nous voulons encourager un avenir plus radieux à travers des politiques qui nourriront et soutiendront la liberté et les réformes démocratiques", a-t-il dit en notant que "de bonne nouvelles viennent maintenant d'Afrique".

"La démocratie apparaît dans des pays comme le Ghana et le Nigeria et reste solide dans des pays comme le Sénégal, le Botswana et l'Afrique du Sud. Les réformes fondées sur la libéralisation des marchés apportent des bénéfices aux populations de pays comme le Mozambique, Madagascar, le Mali et nous Américains entendons être plus que de simples spectateurs devant les progrès de l'Afrique", a-t-il dit.

"Nous voulons traiter les pays de l'Afrique sub-saharienne comme des partenaires économiques de valeur", a-t-il ajouté.

"Nous voulons davantage d'échanges commerciaux avec les Etats-Unis" lui a répondu en écho l'ambassadeur du Sénégal Mansour Seck au nom de ses collègues en soulignant qu'ils ne représentaient que 7% de la totalité des échanges, contre 40% pour ceux avec les pays de l'Union européenne. Mais le diplomate a également tenu à souligner que l'Afrique souhaitait obtenir des "prix équitables" pour ses produits.

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19/05 : Mohamed Kadami est rentré samedi à Djibouti. Revirement ou stratégie secrète ?

Comme nous l'avions laissé entendre dés vendredi dans la rubrique "Bruits et Rumeurs", Mohamed KADAMI, représentant du FRUD pour l'Europe, est rentré samedi à Djibouti. Cela n'a rien d'anormal, puisqu'il est un des hauts dirigeants du FRUD et qu'il a payé cher son engagement en passant de nombreux mois à Gabode. Aujourd'hui, il aurait le droit d'en récolter les fruits, mais à condition de ne pas le faire n'importe comment.

Un revirement spectaculaire qui pourrait ruiner
l'action des opposants.

Ce qui nous étonne beaucoup, ce sont les volte-faces et les revirements. Kadami a participé à la manifestation de Bruxelles le 14 mai et il a écouté et/ou crié comme les autres : 'Guelleh assassin - Dini complice'. Devant les journalistes belges, il a exprimé sinon son opposition, au moins ses critiques face aux termes de l'accord du 12 mai. Accompagné d'Aloumekhani, il a rencontré des sénateurs belges pour exprimer son sentiment et pour leur demander de n'accorder ni confiance ni financement à IOG. Il avait rendez-vous cette semaine avec le Ministre belge des Affaires étrangères.

D'autre part, de nombreux témoins nous confirment que Kadami se serait alors exprimé en public sur la nécessité d'obtenir la démission de Monsieur Dini de toutes ses fonctions au sein du FRUD-Armé. Beaucoup avait pensé que Kadami pourrait lui succéder à la tête de la résistance.

Or le 19 mai, KADAMI est rentré à Djibouti.... peut-être pour recevoir un poste de Ministre et plus spécifiquement celui qui était prévu pour le fils d'Ahmed Dini, ce qui serait déconcertant sinon serait-ce pour des motifs plus nobles ?

Dans ces conditions, quelle serait la crédibilité
et le pouvoir véritable de Kadami - Ministre face à IOG ?

Certains seraient tentés d'y voient une preuve d'immaturité politique, d'autres pourraient lui retirer leur confiance, en constatant comment il a pu changer d'avis aussi vite, en quelques heures, semble-t-il. Le plus grave à notre avis, étant la perte d'une partie de sa crédibilité. Même en qualité de Ministre (si cela devait être confirmé), il ne disposerait pas d'un pouvoir suffisant pour résister à IOG et pour faire appliquer ses idées.

Mais retenons-nous de penser "Encore un qui va à la soupe !", car c'est peut-être l'heureux aboutissement d'une haute stratégie politique ... et il faut lui en donner le crédit tant que nous n'aurons pas de preuve du contraire.

Aujourd'hui cela apparaît aux yeux des observateurs comme une victoire d'IOG, qui aura réussi à affaiblir une troisième fois le FRUD. Ce revirement vient décrédibiliser les démarches récentes des opposants à Bruxelles : manifestations, contacts avec les dirigeants de l'Europe, pétitions.

Y-a-t-il eu préméditation ?

Cela avait-t-il été programmé et concocté d'avance, comme une sorte de piège contre les opposants sincères qui ont fait le déplacement ? En tout cas, la question mérite d'être posée, mais que de duplicité alors !

N'oublions pas qu'à Bruxelles, derrière Kadami et les différents organisateurs, il y avait de nombreux djiboutiens qui avaient fait spécialement le voyage et qui ont été fichés par les photographes et journalistes de La Nation et de la RTD. Par ailleurs, plus de 700 personnes ont signé la pétition que l'ARDHD a proposé et qui a été déposée officiellement auprès du Parlement européen ...

Tout cela risque d'être affaibli avec le retour de Kadami à Djibouti.

Si la réponse à la question ci-dessus était OUI, ce serait diabolique et insupportable ...

IOG a-t-il fini pour autant avec la résistance ?

Cette fois encore, il n'est pas garanti que les combattants du FRUD se laissent convaincre aussi facilement, d'autant plus qu'ils ne peuvent pas tous espérer un maroquin ministériel !! Que fait et que prépare le fils de Dini dans le maquis ?

N'oublions pas que DINI a pris des engagements avec Guelleh. On dit que faute d'un désarmement complet du FRUD dans les 15 jours, IOG considérerait comme nuls les accords du 12 mai.

(Entre nous qu'il le fasse ! Il n'osera jamais, vis à vis de la communauté internationale, se déjuger et puis comme ces accords ne prévoient rien de véritablement concret pour le peuple avant 2002, ils ne le dérangent pas trop ...)

En synthèse, il serait quand même stupéfiant que Kadami ait volontairement trompé l'opinion et les opposants. Alors il y a peut-être une autre raison que nous connaîtrons plus tard. Donnons-nous le temps de voir ce qui se passe avant de condamner et de jeter des pierres ...

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21/05 TCHAD : ECHEC ELECTORAL POUR LE DICTATEUR, EN DEPIT D'UNE FRAUDE ELECTORALE INTENSIVE.

ACTION TCHADIENNE POUR L' UNITÉ ET LE SOCIALISME ( ACTUS )
54, Passage des Becquerelles - 80000 AMIENS ( FRANCE)
Tél: 03.22.92.02.39 Fax: 03.22.72.05.66 E-Mail : actus@club-internet.fr


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

TCHAD : VICTOIRE DES CANDIDATS DE L'OPPOSITION ET CINGLANT ÉCHEC DU GÉNÉRAL I. DEBY AUX ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES DU 20 MAI 2001.

L'Action Tchadienne pour l' Unité et le Socialisme (ACTUS) se félicite de la victoire incontestable de l'opposition au premier tour des Présidentielles, ce jour 20 Mai 2001.

Le dispositif de fraudes mis en place par le Général-Président IDRISS DEBY afin d'assurer sa pérennité au pouvoir a échoué.

Cette victoire, celle de notre Peuple nous réjouit, car elle est synonyme de la renaissance de notre pays. Notre peuple vient donc d'infliger une cinglante défaite au Général-Président Déby. En effet, selon les estimations, les quatre candidats de l'opposition: Yorongar, Kamougué, Ibni et Alingué, totaliseraient plus de 82 % des voix.

Ces résultats témoignent si besoin est, du rejet du dictateur sanguinaire Déby, qui depuis 10 ans, a anéanti le pays et commis un génocide sur notre peuple.

- Les circonscriptions électorales les plus peuplées du pays et qui totalisent les 2/3 de l'électorat ( les deux Logones, la Tanjilé, le Moyen-chari, et le Mayo-Kebbi), ont plébiscité Yorongar et Kamougué.

- Les circonscriptions électorales du Ouaddai géographique et celles du Nord, prétendues " fiefs " du Général Déby, ont massivement voté pour Ibni. L'électorat de Déby est donc réduit en peau de chagrin. Il serait par conséquent impossible de lui accorder une quelconque avance sur l'opposition !

Ces votes ont donc pour conséquence la non élection de Déby dès le premier tour et ce malgré l'application des vielles recettes électorales qui, il y a cinq ans, lui ont permis d'usurpé le pouvoir aux élections présidentielles de 1996 : fraudes massives, intimidations et bastonnades des militants de l'opposition...

L'espoir de démocratie pour le peuple tchadien est revenu, ce jour 20 Mai 2001 et nous l'entendons le conserver.

L'ACTUS demande à l'opinion internationale et notamment aux bailleurs de fonds (ONU, FMI,USA , France et Banque Mondiale) de respecter la volonté de notre peuple. Ce 20 Mai 2001 marque le tournant décisif dans l'histoire de notre pays, qui entend prendre définitivement son destin en main.

Toute tentative de nous imposer Déby sera considérée comme un acte de guerre et mise en échec par tous les moyens dont le peuple mettra en œuvre. La résistance, la violence légitime qui suivraient, ne seraient que l'instinct de survie face au génocide pratiqué depuis 10 ans par le Général Déby.

Les auteurs ou complices du Général Déby assumeraient les lourdes conséquences de cette tragédie humaine face à l'histoire. En désespoir de cause et d'être entendu, notre peuple assurerait sa légitime défense. Se défendre contre la tyrannie, c'est aussi le droit élémentaire de l'Homme. Faire l'apologie de la passivité dans de telles circonstances, c'est être coupable de ce génocide.

Pour l' ACTUS (Action Tchadienne pour l'Unité et le Socialisme)
Le Secrétaire Général
Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum

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21/05 Trente députés accusent le Président de la République. A Djibouti ?
Non que l'on se rassure, c'est en France et l'accusé est Jacques Chirac. Les chefs de l'Etat sont de plus en plus vulnérables face à la justice en cas de malversation. Et si cette nouvelle épidémie atteignait un jour les côtes de l'Afrique de l'EST ?

LE MONDE | 21.05.01 | 11h24


La proposition de résolution visant à mettre le président en accusation devant la Haute Cour a été signée par 30 députés de gauche, dont 19 socialistes. Il en faut 58 pour qu'elle soit soumise au vote. "Le Monde" dévoile le texte rédigé par Arnaud Montebourg et la liste des signataires. L'intégralité du document sera disponible, à partir du mercredi 23 mai, sur lemonde.fr.

Lionel Jospin avait jugé sa démarche "un peu solitaire". Arnaud Montebourg ne l'est pas tant que ça. Le député (PS) de Saône-et-Loire, qui a adressé à tous ses collègues de l'Assemblée nationale, lundi matin 21 mai, le texte de sa proposition de mise en accusation du président de la République devant la Haute Cour de justice, a d'ores et déjà reçu le soutien de vingt-neuf députés. En dépit des consignes publiques de refus lancées par le premier secrétaire du PS, François Hollande, son initiative a recueilli, à ce jour, les signatures effectives de dix-neuf socialistes – dont la sienne –, quatre Verts, quatre radicaux, deux communistes et un membre du Mouvement des citoyens (MDC).

"Ce n'est qu'un début", annonce M. Montebourg, convaincu qu'une "deuxième vague" de signataires suivra la première. Avec 30 signatures, le député a conquis plus de la moitié des paraphes nécessaires à l'examen de sa proposition par l'Assemblée. Pour entraîner la saisine de la commission d'instruction de la Haute Cour, le texte doit recueillir 58 signatures, puis être adopté dans les mêmes termes par l'Assemblée et le Sénat.

Pour franchir la première étape, M. Montebourg s'est lancé, depuis le 9 mai, dans une campagne discrète, qu'avaient précédée plusieurs annonces publiques, depuis la sortie de son livre La Machine à trahir (Denoël). Texte en main, il s'est entretenu en tête à tête avec une quinzaine de ses collègues pour les convaincre, sans chercher à éviter une forme de solennité. "C'est une occasion grave, où chacun doit se déterminer en conscience, dit-il. Il est normal de réfléchir, de prendre son temps." M. Montebourg a lui-même été interrompu dans son élan par des ennuis de santé, qui ont provoqué son hospitalisation, en milieu de semaine dernière. Immobilisé depuis à son domicile parisien, il a continué sa campagne au téléphone. "Au total, précise-t-il, je n'ai pu consacrer que trois jours à voir des députés."

DES PROFILS PROCHES

Prudemment intitulé "Proposition de résolution tendant au renvoi de M. Jacques Chirac, occupant les fonctions de président de la République, devant la commission d'instruction de la Haute Cour de justice", le document a été tenu secret le plus longtemps possible. Il sera publié mercredi sous la forme d'un petit livre, dont les droits seront versés aux Restaurants du cœur et à la Convention pour la VIe République, mouvement récemment lancé par M. Montebourg (Le Monde du 28 avril). Le texte comprend un long "exposé des motifs", qui souligne notamment le "risque de prescription" des deux procédures judiciaires dans lesquelles M.

Sur le même sujet Chirac est mis en cause : celle du juge de Nanterre (Hauts-de-Seine) Patrick Desmure, sur la rémunération de permanents du RPR par la Ville de Paris ; celle du juge de Créteil (Val-de-Marne) Eric Halphen, relative aux marchés de l'office HLM de Paris.

Cet argument, ainsi que l'appel réitéré aux "valeurs de la République", avait donc convaincu, lundi matin, vingt-neuf parlementaires de renvoyer à l'expéditeur le "coupon" qu'il leur avait adressé, revêtu de la précieuse signature. Généralement peu connus, les dix-neuf députés issus des rangs socialistes ont un profil assez comparable à celui de M. Montebourg. La plupart ont été élus à l'Assemblée pour la première fois en juin 1997. Trois seulement ont siégé dans une précédente législature : Paul Dhaille – qui a annoncé, vendredi 18 mai, qu'il rejoignait le PRG –, Gilbert Le Bris et Yvette Roudy. Seule cette dernière, députée du Calvados, a détenu un portefeuille ministériel. Aucun n'appartient au secrétariat national du PS. Les partisans de la résolution se définissent, selon les cas, comme des députés "non carriéristes" ou "non ministrables" d'ici à 2002. Quant aux neuf élus du groupe RCV qui se sont publiquement engagés à signer – certains ont déjà renvoyé leur "coupon" –, ils effectuent eux aussi leur premier mandat, à l'exception du chevènementiste Jean-Pierre Michel.

Ils apparaissent en outre moins "cumulards" que la moyenne. Seuls quatre des signataires socialistes sont à la fois député et maire. Non qu'ils soient tous aussi hostiles au cumul que l'est M. Montebourg : certains ont conduit une liste aux élections municipales – et ont été battus. La liste provisoire des signataires compte par ailleurs près d'un tiers de femmes – neuf sur trente –, soit bien plus que la proportion au sein de l'Assemblée.

CRAINTE DE REPRÉSAILLES

Ce n'est pas un hasard s'ils se ressemblent. On signe par affinité autant que par conviction. Les mardis et mercredis, au Palais-Bourbon, on a demandé "aux copains" s'ils avaient – ou allaient – signer. Certains racontent avoir reçu "un coup de fil" du groupe socialiste pour les enjoindre de ne pas s'engager. L'adversité a créé des liens. Beaucoup soulignent l'importance du bouche-à-oreille et des "petits cercles de discussion".

Ainsi, la moitié des signataires sont membres du collectif Attac de l'Assemblée – douze socialistes et trois élus du groupe RCV. Mais cette adhésion n'est pas un gage suffisant : un des principaux animateurs d'Attac au Palais-Bourbon, Yann Galut (Cher), jeune élu de la Gauche socialiste, s'est refusé à suivre M. Montebourg, pour se "concentrer", dit-il, à la lutte contre les licenciements boursiers.

La motion ne fait d'ailleurs guère recette au sein de la Gauche socialiste : pour l'heure, seule Catherine Picard (Eure) a renvoyé son "coupon". Mercredi 16 mai, dans l'Hémicycle, un député a surpris Jean Codognès (Pyrénées-Orientales), chaud partisan de la résolution, en train de plaider la cause auprès de Julien Dray. En vain. Le député de l'Essonne a fini par se réfugier sur un autre banc… Quant à Yvette Benayoun-Nakache, élue en Haute-Garonne, le "département du premier ministre", elle ne signera pas davantage : "Si on fait de Chirac un martyr, avance-t-elle, ne va-t-on pas gêner Lionel Jospin ?" Elu du même département, le fabiusien Gérard Bapt décrypte : "On risque de déclencher des actions dirigées contre le PS. Ça a déjà commencé." Allusion à la plainte récemment déposée à Toulouse par une association de défense des contribuables contre M. Jospin, en sa qualité d'ancien président du comité départemental de développement économique, fondée sur la dénonciation d'"emplois fictifs" (Le Monde du 25 avril). Au-delà de l'"effet génération", la géographie compte aussi.

Clarisse Fabre et Hervé Gattegno
Le Monde

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Trente députés ont déjà signé la proposition Montebourg
accusant M. Chirac


Sollicité par Le Monde , François Hollande n'a pas souhaité commenter la "proposition de résolution" du député Arnaud Montebourg. Le premier secrétaire du PS ne veut pas nourrir "une polémique entre socialistes", dit-il, et souhaite s'en tenir à ses précédentes déclarations dans nos colonnes (Le Mondedu 28 avril). M. Hollande avait jugé l'initiative de M. Montebourg "vouée à l'échec", dès lors que la mise en accusation devant la Haute Cour "suppose le vote d'une résolution en termes identiques de l'Assemblée nationale et du Sénat". Le premier secrétaire du PS avait toutefois estimé que, dans l'affaire des HLM de la Ville de Paris, "il y a déni de justice et la principale victime s'appelle Jacques Chirac, puisqu'il supporte la suspicion et qu'il ne trouve pas son juge". "Pour ce qui concerne le Parti socialiste, avait-il ajouté, nous n'entendons pas faire des "affaires" le vecteur de nos arguments électoraux."

Jacques Chirac et les affaires

Le président de la République apparaît de plus en plus cerné par les affaires. Le juge d'instruction de Créteil, Eric Halphen, chargé du dossier des HLM de Paris, a convoqué Jacques Chirac "en tant que simple témoin" dans cette affaire de financement occulte du RPR. Mardi 3 avril, François Ciolina, ex-dirigeant de l'office public d'aménagement et de construction, a nommément désigné le président comme le principal bénéficiaire de ce système, confirmant les accusations de Jean-Claude Méry. Par ailleurs, l'affaire des emplois fictifs du RPR a récemment rebondi avec la volonté d'Arnaud Montebourg, député PS, d'aller jusqu'à une mise en accusation devant la Haute Cour. Sa proposition, qui nécessite l'appui de 58 députés, a déjà recueilli 30 signatures. Et les tourments du président ne s'arrêtent pas là puisqu'il pourrait être mis en cause également dans le cadre d'autres affaires (lycées d'Ile-de-France, comptes de l'Imprimerie municipale et électeurs fantômes de Paris).

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Reporters sans frontières


Communiqué de presse 23 mai 2001

ETHIOPIE

Libération de deux journalistes détenus depuis 1997

Reporters sans frontières demande la libération
des trois journalistes toujours emprisonnés

Reporters sans frontières se félicite de la libération de Garuma Bekele et Tesfaye Deressa, respectivement directeur de publication et rédacteur en chef de l'hebdomadaire Urji. Les deux journalistes avaient été arrêtés en octobre 1997, accusés de "participation à des activités terroristes" et "fabrication de fausses nouvelles". On leur reprochait d'avoir contredit, dans Urji, une déclaration officielle selon laquelle trois hommes tués par les forces de sécurité en octobre 1997 faisaient partie du Front de libération oromo (FLO) et étaient impliqués dans des attentats perpétrés par ce mouvement. L'hebdomadaire affirmait que ces trois hommes étaient bien des Oromos (l'un des principaux groupes ethniques du pays) mais n'appartenaient pas au FLO. Les deux journalistes étaient détenus à la prison centrale d'Addis-Abéba. Ils ont été libérés, le 10 mai 2001, sur ordre de la Haute cour, pour "manque de preuve". L'hebdomadaire privé en langue amharique Urji a disparu suite à l'interpellation de ses principaux responsables en 1997.

L'Ethiopie était, depuis sept ans, la plus grande prison du continent africain pour les journalistes. L'entrée en vigueur, en 1992, de la première loi sur la presse du pays, permet aux autorités d'incarcérer et de condamner à des peines de prison les journalistes trop critiques envers les autorités ou proches des mouvements d'opposition.

Trois journalistes sont toujours emprisonnés en Ethiopie.
- Solomon Nemera, rédacteur en chef d'Urji, est détenu depuis novembre 1997 pour la même raison que ses deux collègues. Il n'a pas été libéré car il aurait été inculpé, pendant sa détention, pour un autre article paru dans Urji. Une caution de 13 000 birrs (environ 1 800 euros) a été fixée pour la libération du journaliste.
- Daniel Gezzahegne, rédacteur en chef adjoint du magazine Moged, a été arrêté le 4 mai 2001. Il est accusé d'avoir publié, en 2000, dans Gemena (un magazine aujourd'hui disparu), un article critiquant les activités de l'église orthodoxe dans le nord du pays. Son procès devrait avoir lieu en octobre 2001.
- Eyobe Demeke, directeur de publication de l'hebdomadaire Tarik est détenu depuis le début du mois de mai 2001. Il est poursuivi pour la publication d'un article en 1996. Pendant cinq ans, il était en liberté sous caution. La police a décidé de le placer en détention jusqu'au jugement de l'affaire.

Reporters sans frontières demande aux autorités éthiopiennes de libérer les trois journalistes actuellement emprisonnés dans le pays et de faire en sorte que les journalistes puissent travailler en toute liberté dans le pays. L'organisation rappelle que l'Ethiopie a ratifié le Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui garantit, dans son article 19, la liberté d'expression.
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Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter
le bureau Afrique de Reporters sans frontières au (33) 1 44 83 84 68

Jean-François Julliard
Bureau Afrique - Africa desk
afrique@rsf.fr, africa@rsf.fr
Tel : 33 1 44 83 84 84
Fax : 33 1 45 23 11 51
5, rue Geoffroy-Marie
75009 Paris
FRANCE

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mercredi 23 mai 2001, 18h03

L'armée française en Afrique: de gendarme à vigie --par Jeffrey Ulbrich--

Les subventions françaises représentent 60% du budget djiboutien et contribuent à 20% du PNB

MYRIAM KORON, Djibouti (AP) -- Depuis la décolonisation, la présence militaire française en Afrique a diminué régulièrement pour atteindre aujourd'hui 6.000 hommes environ. Alors que des accords de défense lient toujours Paris à plusieurs anciennes colonies, cette présence est particulièrement importante à Djibouti où elle a une valeur autant militaire qu'économique.
Sur fond de tournée du chef de la diplomatie américaine Colin Powell en Afrique, les récents exercices militaires qui se sont déroulés au début du mois dans l'enclave djiboutienne rappellent que Paris reste un acteur majeur sur la scène africaine.

La France maintient plus de 6.000 hommes sur le continent noir, dont 2.675 à Djibouti, son plus gros contingent. Personne ne le dit à haute voix, mais tout le monde pense que si les militaires français se retiraient de Djibouti, territoire de la taille de la Belgique sur le Golfe d'Aden, la vaste Ethiopie -privée d'accès maritime- n'en ferait qu'une bouchée...

Faisant appel à des appareils de combat et la 13e demi-brigade de la Légion étrangère, la France a ainsi organisé début mai des exercices militaires à 50 kilomètres à l'ouest de la ville de Djibouti: il s'agissait de repousser une invasion imaginaire.

La Corne de l'Afrique ''est une région extrêmement tourmentée'', reconnaît le général de division aérienne Alain Bévillard, qui commande les Forces françaises à Djibouti (FFDJ). ''Mais elle commence à se stabiliser''. L'Ethiopie et l'Erythrée sortent d'une guerre de deux ans et demi pour un litige frontalier. Dans la Somalie voisine, en proie à l'anarchie, le Somaliland (nord-ouest) a auto-proclamé son indépendance il y a tout juste dix ans sans être reconnu sur le plan international et le Puntland (est) s'est déclaré région autonome.

Pour le général Bévillard, le danger aujourd'hui vient surtout de la Somalie, où un gouvernement de transition sans grand pouvoir a été constitué après une conférence de réconciliation l'an dernier. ''Les chefs de guerre se battent toujours et ne reconnaissent pas le nouveau gouvernement'' du président Abdikasim Hassan Salat, relève le général.

Depuis quelques années, les Français soulignent qu'ils ne sont plus les gendarmes de l'Afrique. Désormais, l'objectif affiché par Paris est d'aider les Africains à assurer eux-mêmes leur sécurité. Le programme RECAMP (Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix) est une incarnation de cette nouvelle philosohie. Il vise à permettre aux pays d'Afrique d'être en mesure d'engager, en cas de besoin, des unités dans des opérations internationales de maintien de la paix.

L'action de la France dans ce concept se traduit notamment par la formation des cadres et le prépositionnement de matériel. RECAMP est même sorti du ''pré carré'' traditionnel français pour s'installer dans un pays anglophone: la Tanzanie, ancienne colonie britannique. ''Tanzanite 2001-2002'' s'est ouvert avec un séminaire politico-militaire réunissant début mai à Dar es-Salaam les représentants de plus de 30 pays et organisations diverses, sous l'égide de l'ONU et de l'OUA. Et ce avant les exercices militaires prévus en février 2002.

En Afrique, la France a passé des accords de défense avec Djibouti, le Cameroun, la République centrafricaine, les Comores, le Gabon, la Côte d'Ivoire et le Sénégal.

Si globalement les forces armées françaises ont été réduites de 30%, passant de 430.000 à 300.000 hommes, il n'y a pas eu de diminution des effectifs en Afrique: la France maintient ainsi 2.675 hommes à Djibouti, 1.200 au Sénégal, 1.000 au Tchad, 700 au Gabon et 550 en Côte d'Ivoire.

Les forces françaises stationnées à Djibouti ne sont pas censées se rendre dans une autre partie de l'Afrique. Un bataillon se tient prêt à intervenir ailleurs en cas de crise, mais seulement avec l'assentiment des autorités locales. Mais comment celles-ci pourraient refuser, les subventions françaises représentant 60% du budget djiboutien et contribuant à 20% du PNB ?

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mercredi 23 mai 2001, 17h21

Maigres espoirs d'élargissement de la zone de libre échange au COMESA

LE CAIRE, 23 mai (AFP) - Le sixième sommet du Marché commun des Etats d'Afrique orientale et australe (COMESA) s'est terminé mercredi sur l'espoir qu'au moins trois nouveaux des 21 membres adhèreront bientôt à la zone de libre échange du groupe, mais sans engagement de ces pays.

Le sommet du Caire s'était fixé pour but de promouvoir l'élargissement de la zone de libre échange (ZLE) lancée en octobre 2000 à Lusaka par 9 Etats membres (Egypte, Djibouti, Kenya, Madagascar, Malawi, Maurice, Soudan, Zambie et Zimbabwe).

Aucune nouvelle adhésion n'a été annoncée officiellement après les deux journées de travaux. Le secrétaire général du groupe, Erastus Mwencha, a cependant déclaré à la presse, après la clôture, qu'"il y aura bientôt plus de 12 membres" à la ZLE, sans donner plus de précision.

Le ministre mauricien des Affaires étrangères Anil Gayan avait déclaré quelques jours avant le sommet, qu'il avait discuté à Kinshasa de la possibilité d'adhésion de la République démocratique du Congo (RDC) à la ZLE.

La Namibie et le Swaziland ont également exprimé leur souhait d'en faire partie, sans préciser de date, selon un responsable du ministère égyptien des Affaires étrangères.

De son côté, le ministre égyptien de l'Economie et du Commerce extérieur Youssef Boutros-Ghali a affirmé à la presse que les Seychelles ont annoncé leur intention d'y adhérer en octobre prochain.

Le sommet, qui s'était ouvert mardi au Caire sous le thème de "la zone de libre échange du COMESA: une ouverture vers l'investissement", a été dominé par des appels à un accroissement de la coopération économique, pour faire face à la globalisation et au danger de marginalisation qu'elle peut entraîner pour l'Afrique.

La ZLE a été présentée par les dirigeants qui se sont succédé à la tribune comme une étape nécessaire pour l'accroissement des investissements en Afrique.

Certains Etats ont mis en avant les difficultés auxquelles pourrait être confrontée leur production locale avec une adhésion à la ZLE, tandis que d'autres se sont plaints de la lenteur de la levée des barrières douanières.

Des études recommandant l'instauration de mécanismes de protection des Etats et la création de fonds destinés à les aider pendant la période de transition ont été présentées lors des débats, selon les responsables égyptiens.

Le communiqué final, lu par M. Boutros-Ghali, "a appelé tous les membres qui ne font pas encore partie de la zone de libre échange à y adhérer aussi vite que possible", et a affirmé que le COMESA continue à travailler à la création d'une union douanière d'ici 2004.

Une union monétaire est également prévue, pour 2025.

M. Boutros-Ghali, dont le pays a accédé à la présidence du groupe lors du sommet, a cependant affirmé aux journalistes qu'"aucune mesure ne sera prise pour l'établissement de l'union douanière (...) avant d'être sûr que les règles principales relatives à la ZLE sont toutes appliquées".

Fondé en 1994, le COMESA représente un ensemble d'environ 380 millions d'habitants. Il regroupe Djibouti, l'Erythrée, l'Ethiopie, l'Egypte, le Kenya, Maurice, Madagascar, le Malawi, le Soudan, la Zambie, le Zimbabwe, l'Angola, le Burundi, les Comores, la République Démocratique du Congo, le Mozambique, la Namibie, le Rwanda, les Seychelles, le Swaziland et l'Ouganda.

C'est un organisme distinct de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (COMESSA), fondée par la Libye en 1998 et regroupant 16 pays africains.

bur-deb/ms/pre

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17/05 SOMALILAND FORUM
COMMUNIQUÉ, May 16, 2001 Ref. SF/EC-032-2001


To: The Secretary General of the United Nations

Cc: The Secretary General of the League of Arab States

The Secretary General of the Organization of African Unity

The Secretary General of the IGAD

President of the Security Council of the United Nations

Members of the Security Council of the United Nations Excellencies,On April 29, 2001, you all received a letter from Mr. Abdullahi Yussuf Ahmed of Puntland, which was particularly addressed to the Secretary-General of the United Nations with regard to the upcoming referendum vote by the people of the Republic of Somaliland. In it, Mr. Ahmed retold some old facts about the current lamentable political, social and economic state of the people of Somalia, who, as he put it "has been in the throes of civil war, chaos and suffering for the most part of the past decade."

However, Mr. Ahmed failed to give you, your excellencies, the true and unbiased political picture of the region. Nor did he offer you his honest views on the actual root cause of the current Somalian political predicament. So with your permission, your excellencies, we are writing to you to give you an analysis on this rather intricate web of political relationship between Somaliland and Somalia in response to Mr. Ahmed's grossly misleading letter on such important issues of territoriality, statehood and power in the African context.We begin with a brief overview of the root causes of the war. As you all know, Somalia has been the scene of violent protracted conflict for nearly two decades now. An estimated one million people have already died from war-related causes through the course of the still raging civil war, while hundreds of thousands have also been displaced from their homes as well. Some parts of Somalia still face civil war, famine, economic difficulties and political instability. Sadly, the conflict shows no sign of ending in many parts of that country, despite numerous peace-making efforts by the international and regional organizations.As no doubt you all know, the Somali Republic formed in 1960, which some mistakenly nowadays equate with Somalia, your excellencies, was historically formed from two separate states:

Somalia and Somaliland. Somaliland has a British colonial roots, while the current troubled

Somalia proper to which Mr. Ahmed of the Puntland region belongs is the former Italian Somalia. In fact, Somalia was still a colony when Somaliland became independent from Great Britain on June 26, 1960: Somalia became independent on July 1, 1960.Therefore, it is a profound oversimplification to confound Somalia with Somaliland or the Old Somali Republic which Somalia and the State of Somaliland formed in 1960 with either of the former. Today, what we have is a breakup of the Somali Republic into Somalia proper and Somaliland, the very component parts that formed it in 1960. Mr. Ahmed makes no distinction between the problems that led to the definitive breakup of the Somali Republic in 1991 and the problems that beset Somalia proper now such as the prolonged instability and civil war.

The causes of the breakup of the Somali Republic are complex but chief among them was an internal colonial system imposed on Somaliland by the Somalia regimes, a virtual underdevelopment of Somaliland despite the fact the economy of Somaliland provided more than 85% of export revenues, a 10-year scorched earth war against the people of Somaliland from 1980 to 1990, massive massacres in Somaliland and the total destruction of the main Somaliland cities in 1988. As you well know, the consequences of that disastrous relationship with Somalia led inexorably the people of Somaliland to reinstate their statehood within the former frontiers of the State of Somaliland, as inherited, before that, from the ex-British Somaliland on 26 June 1960.As for the causes of the problems that afflict Somalia proper, these have nothing to do with Somaliland and are a consequence of the fractured nature of internal politics in Somalia proper after the fall of the Barre regime.

However, instead of analyzing the causes that afflict his own country Somalia, and sharing with us his idea on resolving them, Mr. Ahmed went out of his way to lay claim to parts of Somaliland.
Notably, Mr. Ahmed mentioned, your excellencies, that his claim is based on
an "indisputable fact based on blood [ties]." He also went on to say that his position is based on "history and the clan boundaries that preceded the European colonization of Somalia." Unfortunately, however, Mr. Ahmed is not only misreading the region's history on purpose but he is deliberately attacking the principle of the inviolability of colonial frontiers enshrined in the OAU charter. As is well known, the African state system is not based on ethnicities but on the previous colonial states and their frontiers, and in that regard, Somalia and Somaliland are no exception.

We also all know what is involved here is a hallowed principle which all African states diligently ascribe to. It is clear then that Mr. Ahmed's claim to some parts of Somaliland, because some of the residents of Sool, parts of Sanaag and the district of Buhodle have "blood ties" with him, has no historical and practical basis in Africa.
In short, Mr. Ahmed does not seem to have grasped well that the African state, like the rest of the third world, is a colonial product. Nor does he show any genuine understanding of the idea that the African colonial boundaries are sacred under the charter of the Organization of African Unity. Instead, Mr. Ahmed seemed to be troubled by the fact that the Somaliland territorial boundary exactly corresponds with its colonial borders. So he writes in his letter that, "The regions of Sool, Sanaag and the District of Buhodle are an integral and inseparable part of the
State of Puntland, Somalia." But how could this be possible since a) Mr. Ahmed
himself acknowledged that these regions were historically a part of Somaliland and b) there had never been a state called Puntland before in the Horn of Africa!

Finally, Mr. Ahmed also misunderstood the actual concept of power in the African context. Power, according to its classical definition everywhere, is "a situational consideration" which can be defined as the "capability of achieving a goal." Additionally, in Africa, as elsewhere, the configuration of power is important in regard to its level, distribution, basis and use.

However, in Somalia today, distribution of power is an extremely confusing case. For example, there are now myriad patrimonial power centres from Kismayu to Mogadishu to Garowe, where Mr. Ahmed is based. But these centres are fragmented to the point that some politically misinformed leaders of the area such as Mr. Ahmed think that they could correspond with the world leaders as their counter-parts. Therefore, Mr. Ahmed needs to be told that Puntland is not a state and, if he wants to claim state powers in that part of the Somalia territories, he needs to make deals with the other patrimonial centres of power such as Mogadishu because that is his region has always being part of Somalia, before and after independence.
Moreover, Mr. Ahmed stated that an "Act of Union" in 1960 between Somalia
and Somaliland had blurred the distinctions between the two states.

However, he failed to mention that the plebiscite which was to ratify the "union" was rejected by the people of Somaliland in 1961. Furthermore, the Somali Republic which was supposed to be the embodiment of the "union" was dismantled soon after when the politicians of Somalia proper started using the name of Somalia instead of that of the Somali Republic in all international arenas including the UN i