HARGEISA
(Somalie), 17 mai (AFP) - Le Somaliland, havre de paix dans
une Somalie en proie aux violences, célèbre sans
faste vendredi les dix ans de son indépendance auto-proclamée,
occupé par les préparatifs d'un prochain référendum
destiné à gagner une reconnaissance internationale
qui lui fait tant défaut.
"Nous
avons annulé le défilé militaire, seuls
les représentants de la société civile
organiseront les festivités car nous sommes trop occupés
avec le référendum", affirme à l'AFP
le ministre de l'Intérieur, Ahmed Jambir Suldan. "Les
défilés militaires sont l'apanage des régimes
militaires dictatoriaux et nous sommes un gouvernement civil",
ajoute-t-il. Le
référendum, prévu le 31 mai, est l'objet
de toutes les conversations dans les cafés comme dans
les couloirs des ministères et les célébrations
de vendredi, en l'absence de publicité, ne semblent pas
émouvoir les habitants de la capitale, Hargeisa.
Les électeurs
somalilandais doivent entériner la constitution adoptée
en 1997 par les représentants des clans et par là
même avaliser au suffrage universel l'indépendance
proclamée dans le premier article. "Ce
référendum vise simplement à satisfaire
la communauté internationale", estime Abdi Yussuf
Duale, responsable de l'Académie du Somaliland pour la
Paix et le Développement, un organisme indépendant.
Le Somaliland
(nord-ouest) a fait sécession le 18 mai 1991, quatre
mois après le renversement du régime du président
Mohamed Siad Barre. Dix
ans plus tard, par ce référendum, le pouvoir veut
signifier que l'indépendance est irréversible,
tant il est persuadé que le "non" sera marginal,
selon le vice-président de la Chambre des réprésentants
et de la commission constitutionnelle, Abdulkadir Hagi Ismaïl
Jirdeh.
Le Somaliland
est l'objet d'un regain de pressions extérieures, en
particulier des Nations unies, pour qu'il se rattache à
la Somalie en reconnaissant l'autorité du Gouvernement
national de transition (GNT), issu d'une conférence de
réconciliation parrainée par Djibouti à
l'été 2000. Le GNT n'a pas réussi à
imposer son autorité à Mogadiscio même,
face à l'hostilité de l'immense majorité
des chefs de guerre.
Pas une
arme n'est visible dans les rues d'Hargeisa, pas même
à la ceinture des policiers. "Voyez ce que nous
avons réussi à faire et comparez avec Mogadiscio,
cela se passe de commentaire", assène M. Jirdeh.
Pour le dixième
anniversaire, les employés municipaux se contentent de
repeindre la façade décrépie de la tribune
officielle de la place Khayria, au centre ville, où le
président Mohamed Ibrahim Egal prononcera son discours.
La place
est à l'image de la ville: bitume défoncé
quand il existe, impacts de balles sur les façades, maisons
éventrées côtoyant d'autres récemment
reconstruites...
Comme l'ensemble
du Somaliland, Hargeisa a payé un lourd tribut à
la guerre civile contre le régime de Siad Barre, qui
l'a fait raser par ses bombardiers en 1988 et fait exécuter
de nombreux civils enterrés dans des fosses communes.
Là
réside l'une des raisons profondes du rejet de l'autorité
de Mogadiscio, encore accru depuis la désignation du
président de transition Abdoulkassim Salat Hassan, haï
par les Somalilandais: il a été ministre de Siad
Barre pendant 20 ans et était ministre de l'Intérieur
lors des massacres de 1988 et 1989. "Il
était responsable de la sécurité dans le
pays, il ne peut qu'être impliqué", estime
Abdi Idiris Du'aleh, porte-parole du président Egal.
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Note
de l'ARDHD : nous adressons tous nos voeux aux Somalilandais
pour ces dix ans d'existence et de réussite..
Lire
aussi notre bulletin spécial N° 10 (En anglais)
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BUSH
au secours de Guelleh ? 17/05
Bush invite en octobre les ministres de 35 pays africains
WASHINGTON,
16 mai (AFP) - Le président George W. Bush a invité
mercredi les ministres de 35 pays africains à venir en
octobre à Washington discuter coopération économique,
montrant ainsi sa volonté de suivre la voie tracée
par Bill Clinton pour resserrer les liens avec l'Afrique sub-saharienne.
M. Bush
a annoncé lui même cette réunion, qui sera
institutionnalisée par la création d'un forum
de coopération économique et commerciale avec
l'Afrique sub-saharienne, devant les membres du corps diplomatique
africain qu'il avait conviés à la Maison Blanche.
Ce forum,
auquel participeront 35 ministres africains des Affaires étrangères,
des Finances et du Commerce, permettra de discuter "de
moyens supplémentaires pour stimuler le commerce, développer
la prospérité et renforcer la démocratie"
en Afrique sub-saharienne, a déclaré M. Bush.
Cette décision
devrait contribuer à écarter les craintes des
dirigeants africains de voir la nouvelle administration américaine
considérer leur continent comme une région non
prioritaire, alors que l'ancien président Bill Clinton
avait été le premier président à
placer clairement l'Afrique sur les mappemondes de la Maison
Blanche et à se rendre à deux reprises sur ce
continent.
M. Bush
avait affirmé durant sa campagne présidentielle
que l'Afrique ne relevait pas des intérêts stratégiques
des Etats-Unis, mais il s'est efforcé depuis son arrivée
à la Maison Blanche de corriger le tir. Le
secrétaire d'Etat américain Colin Powell, le premier
noir à diriger la diplomatie américaine, sera
amené la semaine prochaine à préciser les
intentions de Washington, en particulier en matière d'allégement
des dettes publiques, lors d'une première tournée
africaine de cinq jours qui le mènera au Mali puis en
Afrique du Sud et en Ouganda.
La création
du Forum de coopération économique, auquel peuvent
participer les pays africains respectant certains critères,
notamment en matière d'économie de marché
et de pluralisme politique, était prévue par une
loi sur le commerce avec l'Afrique (le African Growth and opportunity
Act) adoptée l'an dernier par le Congrès. 35 pays
satisfont à ces critères et ont été
invités.
Il s'agit
de l'Afrique du Sud, du Bénin, Botswana, Cap Vert, Cameroun,
République centrafricaine, République du Congo,
Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Gabon, Ghana, Guinée,
Guinée-Bissau, Kenya, Lesotho, Madagascar, Malawi, Mali,
Mauritanie, Maurice, Mozambique, Namibie, Niger, Nigeria, Rwanda,
Sao Tome et Principe, Sénégal, Seychelles, Sierra
Leone, Swaziland, Tanzanie, Tchad, Ouganda et Zambie.
En annonçant
la création du Forum et la tenue de sa première
réunion ministérielle, M. Bush a souligné
que les Etats-Unis entendaient ne pas être des spectateurs
passifs de l'évolution politique et économique
de l'Afrique sub-saharienne. "Nous
voulons encourager un avenir plus radieux à travers des
politiques qui nourriront et soutiendront la liberté
et les réformes démocratiques", a-t-il dit
en notant que "de bonne nouvelles viennent maintenant d'Afrique".
"La
démocratie apparaît dans des pays comme le Ghana
et le Nigeria et reste solide dans des pays comme le Sénégal,
le Botswana et l'Afrique du Sud. Les réformes fondées
sur la libéralisation des marchés apportent des
bénéfices aux populations de pays comme le Mozambique,
Madagascar, le Mali et nous Américains entendons être
plus que de simples spectateurs devant les progrès de
l'Afrique", a-t-il dit.
"Nous
voulons traiter les pays de l'Afrique sub-saharienne comme des
partenaires économiques de valeur", a-t-il ajouté.
"Nous
voulons davantage d'échanges commerciaux avec les Etats-Unis"
lui a répondu en écho l'ambassadeur du Sénégal
Mansour Seck au nom de ses collègues en soulignant qu'ils
ne représentaient que 7% de la totalité des échanges,
contre 40% pour ceux avec les pays de l'Union européenne.
Mais le diplomate
a également tenu à souligner que l'Afrique souhaitait
obtenir des "prix équitables" pour ses produits.
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19/05
: Mohamed Kadami est rentré samedi à Djibouti.
Revirement ou stratégie secrète ?
Comme
nous l'avions laissé entendre dés vendredi dans
la rubrique "Bruits et Rumeurs", Mohamed KADAMI, représentant
du FRUD pour l'Europe, est rentré samedi à Djibouti.
Cela n'a rien d'anormal, puisqu'il est un des hauts dirigeants
du FRUD et qu'il a payé cher son engagement en passant
de nombreux mois à Gabode. Aujourd'hui, il aurait le
droit d'en récolter les fruits, mais à condition
de ne pas le faire n'importe comment.
Un revirement
spectaculaire qui pourrait ruiner
l'action des opposants.
Ce
qui nous étonne beaucoup, ce sont les volte-faces et
les revirements. Kadami a participé à la manifestation
de Bruxelles le 14 mai et il a écouté et/ou crié
comme les autres : 'Guelleh assassin - Dini complice'. Devant
les journalistes belges, il a exprimé sinon son opposition,
au moins ses critiques face aux termes de l'accord du 12 mai.
Accompagné d'Aloumekhani, il a rencontré des sénateurs
belges pour exprimer son sentiment et pour leur demander de
n'accorder ni confiance ni financement à IOG. Il avait
rendez-vous cette semaine avec le Ministre belge des Affaires
étrangères.
D'autre
part, de nombreux témoins nous confirment que Kadami
se serait alors exprimé en public sur la nécessité
d'obtenir la démission de Monsieur Dini de toutes ses
fonctions au sein du FRUD-Armé. Beaucoup avait pensé
que Kadami pourrait lui succéder à la tête
de la résistance.
Or le 19
mai, KADAMI est rentré à Djibouti.... peut-être
pour recevoir un poste de Ministre et plus spécifiquement
celui qui était prévu pour le fils d'Ahmed Dini,
ce qui serait déconcertant sinon serait-ce pour des motifs
plus nobles ?
Dans
ces conditions, quelle serait la crédibilité
et le pouvoir véritable de Kadami - Ministre face à
IOG ?
Certains
seraient tentés d'y voient une preuve d'immaturité
politique, d'autres pourraient lui retirer leur confiance, en
constatant comment il a pu changer d'avis aussi vite, en quelques
heures, semble-t-il. Le plus grave à notre avis, étant
la perte d'une partie de sa crédibilité. Même
en qualité de Ministre (si cela devait être confirmé),
il ne disposerait pas d'un pouvoir suffisant pour résister
à IOG et pour faire appliquer ses idées.
Mais retenons-nous
de penser "Encore un qui va à la soupe !",
car c'est peut-être l'heureux aboutissement d'une haute
stratégie politique ... et il faut lui en donner le crédit
tant que nous n'aurons pas de preuve du contraire.
Aujourd'hui
cela apparaît aux yeux des observateurs comme une victoire
d'IOG, qui aura réussi à affaiblir une troisième
fois le FRUD. Ce revirement vient décrédibiliser
les démarches récentes des opposants à
Bruxelles : manifestations, contacts avec les dirigeants de
l'Europe, pétitions.
Y-a-t-il
eu préméditation ?
Cela avait-t-il
été programmé et concocté d'avance,
comme une sorte de piège contre les opposants sincères
qui ont fait le déplacement ? En tout cas, la question
mérite d'être posée, mais que de duplicité
alors !
N'oublions
pas qu'à Bruxelles, derrière Kadami et les différents
organisateurs, il y avait de nombreux djiboutiens qui avaient
fait spécialement le voyage et qui ont été
fichés par les photographes et journalistes de La Nation
et de la RTD. Par ailleurs, plus de 700 personnes ont signé
la pétition que l'ARDHD a proposé et qui a été
déposée officiellement auprès du Parlement
européen ...
Tout cela
risque d'être affaibli avec le retour de Kadami à
Djibouti.
Si la réponse
à la question ci-dessus était OUI, ce serait diabolique
et insupportable ...
IOG
a-t-il fini pour autant avec la résistance ?
Cette fois encore, il n'est pas garanti que les combattants
du FRUD se laissent convaincre aussi facilement, d'autant plus
qu'ils ne peuvent pas tous espérer un maroquin ministériel
!! Que fait et que prépare le fils de Dini dans le maquis
?
N'oublions
pas que DINI a pris des engagements avec Guelleh. On dit que
faute d'un désarmement complet du FRUD dans les 15 jours,
IOG considérerait comme nuls les accords du 12 mai.
(Entre nous
qu'il le fasse ! Il n'osera jamais, vis à vis de la communauté
internationale, se déjuger et puis comme ces accords
ne prévoient rien de véritablement concret pour
le peuple avant 2002, ils ne le dérangent pas trop ...)
En synthèse,
il serait quand même stupéfiant que Kadami ait
volontairement trompé l'opinion et les opposants. Alors
il y a peut-être une autre raison que nous connaîtrons
plus tard. Donnons-nous le temps de voir ce qui se passe avant
de condamner et de jeter des pierres ...
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21/05
TCHAD : ECHEC ELECTORAL POUR LE DICTATEUR, EN DEPIT D'UNE FRAUDE
ELECTORALE INTENSIVE.
ACTION TCHADIENNE POUR L' UNITÉ ET LE SOCIALISME
( ACTUS )
54, Passage des Becquerelles - 80000 AMIENS ( FRANCE)
Tél: 03.22.92.02.39 Fax: 03.22.72.05.66 E-Mail
: actus@club-internet.fr
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
TCHAD
: VICTOIRE DES CANDIDATS DE L'OPPOSITION ET CINGLANT ÉCHEC
DU GÉNÉRAL I. DEBY AUX ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES
DU 20 MAI 2001.
L'Action
Tchadienne pour l' Unité et le Socialisme (ACTUS) se
félicite de la victoire incontestable de l'opposition
au premier tour des Présidentielles, ce jour 20 Mai 2001.
Le dispositif
de fraudes mis en place par le Général-Président
IDRISS DEBY afin d'assurer sa pérennité au pouvoir
a échoué.
Cette victoire,
celle de notre Peuple nous réjouit, car elle est synonyme
de la renaissance de notre pays. Notre peuple vient donc d'infliger
une cinglante défaite au Général-Président
Déby. En effet, selon les estimations, les quatre candidats
de l'opposition: Yorongar, Kamougué, Ibni et Alingué,
totaliseraient plus de 82 % des voix.
Ces résultats
témoignent si besoin est, du rejet du dictateur sanguinaire
Déby, qui depuis 10 ans, a anéanti le pays et
commis un génocide sur notre peuple.
- Les circonscriptions
électorales les plus peuplées du pays et qui totalisent
les 2/3 de l'électorat ( les deux Logones, la Tanjilé,
le Moyen-chari, et le Mayo-Kebbi), ont plébiscité
Yorongar et Kamougué.
- Les circonscriptions
électorales du Ouaddai géographique et celles
du Nord, prétendues " fiefs " du Général
Déby, ont massivement voté pour Ibni. L'électorat
de Déby est donc réduit en peau de chagrin. Il
serait par conséquent impossible de lui accorder une
quelconque avance sur l'opposition !
Ces votes
ont donc pour conséquence la non élection de Déby
dès le premier tour et ce malgré l'application
des vielles recettes électorales qui, il y a cinq ans,
lui ont permis d'usurpé le pouvoir aux élections
présidentielles de 1996 : fraudes massives, intimidations
et bastonnades des militants de l'opposition...
L'espoir
de démocratie pour le peuple tchadien est revenu, ce
jour 20 Mai 2001 et nous l'entendons le conserver.
L'ACTUS
demande à l'opinion internationale et notamment aux bailleurs
de fonds (ONU, FMI,USA , France et Banque Mondiale) de respecter
la volonté de notre peuple. Ce 20 Mai 2001 marque le
tournant décisif dans l'histoire de notre pays, qui entend
prendre définitivement son destin en main.
Toute tentative
de nous imposer Déby sera considérée comme
un acte de guerre et mise en échec par tous les moyens
dont le peuple mettra en uvre. La résistance, la
violence légitime qui suivraient, ne seraient que l'instinct
de survie face au génocide pratiqué depuis 10
ans par le Général Déby.
Les
auteurs ou complices du Général Déby assumeraient
les lourdes conséquences de cette tragédie humaine
face à l'histoire. En désespoir de cause et d'être
entendu, notre peuple assurerait sa légitime défense.
Se défendre contre la tyrannie, c'est aussi le droit
élémentaire de l'Homme. Faire l'apologie de la
passivité dans de telles circonstances, c'est être
coupable de ce génocide.
Pour
l' ACTUS (Action Tchadienne pour l'Unité et le Socialisme)
Le Secrétaire Général
Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum
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21/05
Trente députés accusent le Président de
la République. A Djibouti ?
Non que l'on se rassure, c'est
en France et l'accusé est Jacques Chirac. Les chefs de
l'Etat sont de plus en plus vulnérables face à
la justice en cas de malversation. Et si cette nouvelle épidémie
atteignait un jour les côtes de l'Afrique de l'EST ?
LE
MONDE | 21.05.01 | 11h24
La proposition de résolution visant à mettre le
président en accusation devant la Haute Cour a été
signée par 30 députés de gauche, dont 19
socialistes. Il en faut 58 pour qu'elle soit soumise au vote.
"Le Monde" dévoile le texte rédigé
par Arnaud Montebourg et la liste des signataires. L'intégralité
du document sera disponible, à partir du mercredi 23
mai, sur lemonde.fr.
Lionel
Jospin avait jugé sa démarche "un peu solitaire".
Arnaud Montebourg ne l'est pas tant que ça. Le député
(PS) de Saône-et-Loire, qui a adressé à
tous ses collègues de l'Assemblée nationale, lundi
matin 21 mai, le texte de sa proposition de mise en accusation
du président de la République devant la Haute
Cour de justice, a d'ores et déjà reçu
le soutien de vingt-neuf députés. En dépit
des consignes publiques de refus lancées par le premier
secrétaire du PS, François Hollande, son initiative
a recueilli, à ce jour, les signatures effectives de
dix-neuf socialistes dont la sienne , quatre Verts,
quatre radicaux, deux communistes et un membre du Mouvement
des citoyens (MDC).
"Ce
n'est qu'un début", annonce M. Montebourg, convaincu
qu'une "deuxième vague" de signataires suivra
la première. Avec 30 signatures, le député
a conquis plus de la moitié des paraphes nécessaires
à l'examen de sa proposition par l'Assemblée.
Pour entraîner la saisine de la commission d'instruction
de la Haute Cour, le texte doit recueillir 58 signatures, puis
être adopté dans les mêmes termes par l'Assemblée
et le Sénat.
Pour franchir
la première étape, M. Montebourg s'est lancé,
depuis le 9 mai, dans une campagne discrète, qu'avaient
précédée plusieurs annonces publiques,
depuis la sortie de son livre La Machine à trahir (Denoël).
Texte en main, il s'est entretenu en tête à tête
avec une quinzaine de ses collègues pour les convaincre,
sans chercher à éviter une forme de solennité.
"C'est une occasion grave, où chacun doit se déterminer
en conscience, dit-il. Il est normal de réfléchir,
de prendre son temps." M. Montebourg a lui-même été
interrompu dans son élan par des ennuis de santé,
qui ont provoqué son hospitalisation, en milieu de semaine
dernière. Immobilisé depuis à son domicile
parisien, il a continué sa campagne au téléphone.
"Au total, précise-t-il, je n'ai pu consacrer que
trois jours à voir des députés."
DES
PROFILS PROCHES
Prudemment
intitulé "Proposition de résolution tendant
au renvoi de M. Jacques Chirac, occupant les fonctions de président
de la République, devant la commission d'instruction
de la Haute Cour de justice", le document a été
tenu secret le plus longtemps possible. Il sera publié
mercredi sous la forme d'un petit livre, dont les droits seront
versés aux Restaurants du cur et à la Convention
pour la VIe République, mouvement récemment lancé
par M. Montebourg (Le Monde du 28 avril). Le texte comprend
un long "exposé des motifs", qui souligne notamment
le "risque de prescription" des deux procédures
judiciaires dans lesquelles M.
Sur le même
sujet
Chirac est mis en cause : celle du juge de Nanterre (Hauts-de-Seine)
Patrick Desmure, sur la rémunération de permanents
du RPR par la Ville de Paris ; celle du juge de Créteil
(Val-de-Marne) Eric Halphen, relative aux marchés de
l'office HLM de Paris.
Cet argument,
ainsi que l'appel réitéré aux "valeurs
de la République", avait donc convaincu, lundi matin,
vingt-neuf parlementaires de renvoyer à l'expéditeur
le "coupon" qu'il leur avait adressé, revêtu
de la précieuse signature. Généralement
peu connus, les dix-neuf députés issus des rangs
socialistes ont un profil assez comparable à celui de
M. Montebourg. La plupart ont été élus
à l'Assemblée pour la première fois en
juin 1997. Trois seulement ont siégé dans une
précédente législature : Paul Dhaille
qui a annoncé, vendredi 18 mai, qu'il rejoignait le PRG
, Gilbert Le Bris et Yvette Roudy. Seule cette dernière,
députée du Calvados, a détenu un portefeuille
ministériel. Aucun n'appartient au secrétariat
national du PS. Les partisans de la résolution se définissent,
selon les cas, comme des députés "non carriéristes"
ou "non ministrables" d'ici à 2002. Quant aux
neuf élus du groupe RCV qui se sont publiquement engagés
à signer certains ont déjà renvoyé
leur "coupon" , ils effectuent eux aussi leur
premier mandat, à l'exception du chevènementiste
Jean-Pierre Michel.
Ils apparaissent
en outre moins "cumulards" que la moyenne. Seuls quatre
des signataires socialistes sont à la fois député
et maire. Non qu'ils soient tous aussi hostiles au cumul que
l'est M. Montebourg : certains ont conduit une liste aux élections
municipales et ont été battus. La liste
provisoire des signataires compte par ailleurs près d'un
tiers de femmes neuf sur trente , soit bien plus
que la proportion au sein de l'Assemblée.
CRAINTE
DE REPRÉSAILLES
Ce n'est
pas un hasard s'ils se ressemblent. On signe par affinité
autant que par conviction. Les mardis et mercredis, au Palais-Bourbon,
on a demandé "aux copains" s'ils avaient
ou allaient signer. Certains racontent avoir reçu
"un coup de fil" du groupe socialiste pour les enjoindre
de ne pas s'engager. L'adversité a créé
des liens. Beaucoup soulignent l'importance du bouche-à-oreille
et des "petits cercles de discussion".
Ainsi, la
moitié des signataires sont membres du collectif Attac
de l'Assemblée douze socialistes et trois élus
du groupe RCV. Mais cette adhésion n'est pas un gage
suffisant : un des principaux animateurs d'Attac au Palais-Bourbon,
Yann Galut (Cher), jeune élu de la Gauche socialiste,
s'est refusé à suivre M. Montebourg, pour se "concentrer",
dit-il, à la lutte contre les licenciements boursiers.
La motion
ne fait d'ailleurs guère recette au sein de la Gauche
socialiste : pour l'heure, seule Catherine Picard (Eure) a renvoyé
son "coupon". Mercredi 16 mai, dans l'Hémicycle,
un député a surpris Jean Codognès (Pyrénées-Orientales),
chaud partisan de la résolution, en train de plaider
la cause auprès de Julien Dray. En vain. Le député
de l'Essonne a fini par se réfugier sur un autre banc
Quant à Yvette Benayoun-Nakache, élue en Haute-Garonne,
le "département du premier ministre", elle
ne signera pas davantage : "Si on fait de Chirac un martyr,
avance-t-elle, ne va-t-on pas gêner Lionel Jospin ?"
Elu du même département, le fabiusien Gérard
Bapt décrypte : "On risque de déclencher
des actions dirigées contre le PS. Ça a déjà
commencé." Allusion à la plainte récemment
déposée à Toulouse par une association
de défense des contribuables contre M. Jospin, en sa
qualité d'ancien président du comité départemental
de développement économique, fondée sur
la dénonciation d'"emplois fictifs" (Le Monde
du 25 avril). Au-delà de l'"effet génération",
la géographie compte aussi.
Clarisse
Fabre et Hervé Gattegno
Le Monde
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Trente
députés ont déjà signé la
proposition Montebourg
accusant M. Chirac
Sollicité par Le Monde , François Hollande n'a
pas souhaité commenter la "proposition de résolution"
du député Arnaud Montebourg. Le premier secrétaire
du PS ne veut pas nourrir "une polémique entre socialistes",
dit-il, et souhaite s'en tenir à ses précédentes
déclarations dans nos colonnes (Le Mondedu 28 avril).
M. Hollande avait jugé l'initiative de M. Montebourg
"vouée à l'échec", dès
lors que la mise en accusation devant la Haute Cour "suppose
le vote d'une résolution en termes identiques de l'Assemblée
nationale et du Sénat". Le premier secrétaire
du PS avait toutefois estimé que, dans l'affaire des
HLM de la Ville de Paris, "il y a déni de justice
et la principale victime s'appelle Jacques Chirac, puisqu'il
supporte la suspicion et qu'il ne trouve pas son juge".
"Pour ce qui concerne le Parti socialiste, avait-il ajouté,
nous n'entendons pas faire des "affaires" le vecteur
de nos arguments électoraux."
Jacques
Chirac et les affaires
Le président de la République apparaît de
plus en plus cerné par les affaires. Le juge d'instruction
de Créteil, Eric Halphen, chargé du dossier des
HLM de Paris, a convoqué Jacques Chirac "en tant
que simple témoin" dans cette affaire de financement
occulte du RPR. Mardi 3 avril, François Ciolina, ex-dirigeant
de l'office public d'aménagement et de construction,
a nommément désigné le président
comme le principal bénéficiaire de ce système,
confirmant les accusations de Jean-Claude Méry. Par ailleurs,
l'affaire des emplois fictifs du RPR a récemment rebondi
avec la volonté d'Arnaud Montebourg, député
PS, d'aller jusqu'à une mise en accusation devant la
Haute Cour. Sa proposition, qui nécessite l'appui de
58 députés, a déjà recueilli 30
signatures. Et les tourments du président ne s'arrêtent
pas là puisqu'il pourrait être mis en cause également
dans le cadre d'autres affaires (lycées d'Ile-de-France,
comptes de l'Imprimerie municipale et électeurs fantômes
de Paris).
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Reporters
sans frontières
Communiqué de presse 23 mai 2001
ETHIOPIE
Libération
de deux journalistes détenus depuis 1997
Reporters
sans frontières demande la libération
des trois journalistes toujours emprisonnés
Reporters
sans frontières se félicite de la libération
de Garuma Bekele et Tesfaye Deressa, respectivement directeur
de publication et rédacteur en chef de l'hebdomadaire
Urji. Les deux journalistes avaient été arrêtés
en octobre 1997, accusés de "participation à
des activités terroristes" et "fabrication
de fausses nouvelles". On leur reprochait d'avoir contredit,
dans Urji, une déclaration officielle selon laquelle
trois hommes tués par les forces de sécurité
en octobre 1997 faisaient partie du Front de libération
oromo (FLO) et étaient impliqués dans des attentats
perpétrés par ce mouvement. L'hebdomadaire affirmait
que ces trois hommes étaient bien des Oromos (l'un des
principaux groupes ethniques du pays) mais n'appartenaient pas
au FLO. Les deux journalistes étaient détenus
à la prison centrale d'Addis-Abéba. Ils ont été
libérés, le 10 mai 2001, sur ordre de la Haute
cour, pour "manque de preuve". L'hebdomadaire privé
en langue amharique Urji a disparu suite à l'interpellation
de ses principaux responsables en 1997.
L'Ethiopie
était, depuis sept ans, la plus grande prison du continent
africain pour les journalistes. L'entrée en vigueur,
en 1992, de la première loi sur la presse du pays, permet
aux autorités d'incarcérer et de condamner à
des peines de prison les journalistes trop critiques envers
les autorités ou proches des mouvements d'opposition.
Trois journalistes
sont toujours emprisonnés en Ethiopie.
- Solomon Nemera, rédacteur en chef d'Urji, est détenu
depuis novembre 1997 pour la même raison que ses deux
collègues. Il n'a pas été libéré
car il aurait été inculpé, pendant sa détention,
pour un autre article paru dans Urji. Une caution de 13 000
birrs (environ 1 800 euros) a été fixée
pour la libération du journaliste.
- Daniel Gezzahegne, rédacteur en chef adjoint du magazine
Moged, a été arrêté le 4 mai 2001.
Il est accusé d'avoir publié, en 2000, dans Gemena
(un magazine aujourd'hui disparu), un article critiquant les
activités de l'église orthodoxe dans le nord du
pays. Son procès devrait avoir lieu en octobre 2001.
- Eyobe Demeke, directeur de publication de l'hebdomadaire Tarik
est détenu depuis le début du mois de mai 2001.
Il est poursuivi pour la publication d'un article en 1996. Pendant
cinq ans, il était en liberté sous caution. La
police a décidé de le placer en détention
jusqu'au jugement de l'affaire.
Reporters
sans frontières demande aux autorités éthiopiennes
de libérer les trois journalistes actuellement emprisonnés
dans le pays et de faire en sorte que les journalistes puissent
travailler en toute liberté dans le pays. L'organisation
rappelle que l'Ethiopie a ratifié le Pacte international
relatif aux droits civils et politiques qui garantit, dans son
article 19, la liberté d'expression.
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Pour tout renseignement complémentaire,
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mercredi
23 mai 2001, 18h03
L'armée française
en Afrique: de gendarme à vigie --par Jeffrey Ulbrich--
Les
subventions françaises représentent 60% du budget
djiboutien et contribuent à 20% du PNB
MYRIAM KORON,
Djibouti (AP) -- Depuis la décolonisation, la présence
militaire française en Afrique a diminué régulièrement
pour atteindre aujourd'hui 6.000 hommes environ. Alors que des
accords de défense lient toujours Paris à plusieurs
anciennes colonies, cette présence est particulièrement
importante à Djibouti où elle a une valeur autant
militaire qu'économique.
Sur fond de tournée du chef de la diplomatie américaine
Colin Powell en Afrique, les récents exercices militaires
qui se sont déroulés au début du mois dans
l'enclave djiboutienne rappellent que Paris reste un acteur
majeur sur la scène africaine.
La France
maintient plus de 6.000 hommes sur le continent noir, dont 2.675
à Djibouti, son plus gros contingent. Personne ne le
dit à haute voix, mais tout le monde pense que si les
militaires français se retiraient de Djibouti, territoire
de la taille de la Belgique sur le Golfe d'Aden, la vaste Ethiopie
-privée d'accès maritime- n'en ferait qu'une bouchée...
Faisant
appel à des appareils de combat et la 13e demi-brigade
de la Légion étrangère, la France a ainsi
organisé début mai des exercices militaires à
50 kilomètres à l'ouest de la ville de Djibouti:
il s'agissait de repousser une invasion imaginaire.
La Corne
de l'Afrique ''est une région extrêmement tourmentée'',
reconnaît le général de division aérienne
Alain Bévillard, qui commande les Forces françaises
à Djibouti (FFDJ). ''Mais elle commence à se stabiliser''.
L'Ethiopie et l'Erythrée sortent d'une guerre de deux
ans et demi pour un litige frontalier. Dans la Somalie voisine,
en proie à l'anarchie, le Somaliland (nord-ouest) a auto-proclamé
son indépendance il y a tout juste dix ans sans être
reconnu sur le plan international et le Puntland (est) s'est
déclaré région autonome.
Pour le
général Bévillard, le danger aujourd'hui
vient surtout de la Somalie, où un gouvernement de transition
sans grand pouvoir a été constitué après
une conférence de réconciliation l'an dernier.
''Les chefs de guerre se battent toujours et ne reconnaissent
pas le nouveau gouvernement'' du président Abdikasim
Hassan Salat, relève le général.
Depuis quelques
années, les Français soulignent qu'ils ne sont
plus les gendarmes de l'Afrique. Désormais, l'objectif
affiché par Paris est d'aider les Africains à
assurer eux-mêmes leur sécurité. Le programme
RECAMP (Renforcement des capacités africaines de maintien
de la paix) est une incarnation de cette nouvelle philosohie.
Il vise à permettre aux pays d'Afrique d'être en
mesure d'engager, en cas de besoin, des unités dans des
opérations internationales de maintien de la paix.
L'action
de la France dans ce concept se traduit notamment par la formation
des cadres et le prépositionnement de matériel.
RECAMP est même sorti du ''pré carré'' traditionnel
français pour s'installer dans un pays anglophone: la
Tanzanie, ancienne colonie britannique. ''Tanzanite 2001-2002''
s'est ouvert avec un séminaire politico-militaire réunissant
début mai à Dar es-Salaam les représentants
de plus de 30 pays et organisations diverses, sous l'égide
de l'ONU et de l'OUA. Et ce avant les exercices militaires prévus
en février 2002.
En Afrique,
la France a passé des accords de défense avec
Djibouti, le Cameroun, la République centrafricaine,
les Comores, le Gabon, la Côte d'Ivoire et le Sénégal.
Si globalement
les forces armées françaises ont été
réduites de 30%, passant de 430.000 à 300.000
hommes, il n'y a pas eu de diminution des effectifs en Afrique:
la France maintient ainsi 2.675 hommes à Djibouti, 1.200
au Sénégal, 1.000 au Tchad, 700 au Gabon et 550
en Côte d'Ivoire.
Les forces
françaises stationnées à Djibouti ne sont
pas censées se rendre dans une autre partie de l'Afrique.
Un bataillon se tient prêt à intervenir ailleurs
en cas de crise, mais seulement avec l'assentiment des autorités
locales. Mais comment celles-ci pourraient refuser, les subventions
françaises représentant 60% du budget djiboutien
et contribuant à 20% du PNB ?
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mercredi
23 mai 2001, 17h21
Maigres
espoirs d'élargissement de la zone de libre échange
au COMESA
LE CAIRE,
23 mai (AFP) - Le sixième sommet du Marché commun
des Etats d'Afrique orientale et australe (COMESA) s'est terminé
mercredi sur l'espoir qu'au moins trois nouveaux des 21 membres
adhèreront bientôt à la zone de libre échange
du groupe, mais sans engagement de ces pays.
Le sommet
du Caire s'était fixé pour but de promouvoir l'élargissement
de la zone de libre échange (ZLE) lancée en octobre
2000 à Lusaka par 9 Etats membres (Egypte, Djibouti,
Kenya, Madagascar, Malawi, Maurice, Soudan, Zambie et Zimbabwe).
Aucune nouvelle
adhésion n'a été annoncée officiellement
après les deux journées de travaux. Le secrétaire
général du groupe, Erastus Mwencha, a cependant
déclaré à la presse, après la clôture,
qu'"il y aura bientôt plus de 12 membres" à
la ZLE, sans donner plus de précision.
Le ministre
mauricien des Affaires étrangères Anil Gayan avait
déclaré quelques jours avant le sommet, qu'il
avait discuté à Kinshasa de la possibilité
d'adhésion de la République démocratique
du Congo (RDC) à la ZLE.
La Namibie
et le Swaziland ont également exprimé leur souhait
d'en faire partie, sans préciser de date, selon un responsable
du ministère égyptien des Affaires étrangères.
De son côté,
le ministre égyptien de l'Economie et du Commerce extérieur
Youssef Boutros-Ghali a affirmé à la presse que
les Seychelles ont annoncé leur intention d'y adhérer
en octobre prochain.
Le sommet,
qui s'était ouvert mardi au Caire sous le thème
de "la zone de libre échange du COMESA: une ouverture
vers l'investissement", a été dominé
par des appels à un accroissement de la coopération
économique, pour faire face à la globalisation
et au danger de marginalisation qu'elle peut entraîner
pour l'Afrique.
La ZLE a
été présentée par les dirigeants
qui se sont succédé à la tribune comme
une étape nécessaire pour l'accroissement des
investissements en Afrique.
Certains
Etats ont mis en avant les difficultés auxquelles pourrait
être confrontée leur production locale avec une
adhésion à la ZLE, tandis que d'autres se sont
plaints de la lenteur de la levée des barrières
douanières.
Des études
recommandant l'instauration de mécanismes de protection
des Etats et la création de fonds destinés à
les aider pendant la période de transition ont été
présentées lors des débats, selon les responsables
égyptiens.
Le communiqué
final, lu par M. Boutros-Ghali, "a appelé tous les
membres qui ne font pas encore partie de la zone de libre échange
à y adhérer aussi vite que possible", et
a affirmé que le COMESA continue à travailler
à la création d'une union douanière d'ici
2004.
Une union
monétaire est également prévue, pour 2025.
M. Boutros-Ghali,
dont le pays a accédé à la présidence
du groupe lors du sommet, a cependant affirmé aux journalistes
qu'"aucune mesure ne sera prise pour l'établissement
de l'union douanière (...) avant d'être sûr
que les règles principales relatives à la ZLE
sont toutes appliquées".
Fondé
en 1994, le COMESA représente un ensemble d'environ 380
millions d'habitants. Il regroupe Djibouti, l'Erythrée,
l'Ethiopie, l'Egypte, le Kenya, Maurice, Madagascar, le Malawi,
le Soudan, la Zambie, le Zimbabwe, l'Angola, le Burundi, les
Comores, la République Démocratique du Congo,
le Mozambique, la Namibie, le Rwanda, les Seychelles, le Swaziland
et l'Ouganda.
C'est un
organisme distinct de la Communauté des Etats sahélo-sahariens
(COMESSA), fondée par la Libye en 1998 et regroupant
16 pays africains.
bur-deb/ms/pre
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