Notre association
lance un appel d'urgence à toutes les Associations et aux hommes
politiques français et européens pour qu'ils interviennent
immédiatement auprès du Gouvernement djiboutien, afin d'imposer
le respect des Droits de l'homme à Djibouti :
- amélioration
des conditions de détention :
locaux adaptés, hygiène et soins médicaux,
- libération
de tous les prisonniers politiques non condamnés ou ne faisant
pas l'objet d'une instruction judiciaire,
- cessation des
arrestations et des détentions arbitraires,
- restauration
immédiate de la liberté de la presse et libération
des journalistes,
- restitution
des passeports de toutes les personnalités et rétablissement
de la liberté de circulation,
- rétablissement
de la liberté d'exercer librement les professions,
Les
pays européens ont les moyens d'imposer
le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti
en lui subordonnant le versement
des aides financières qui ont été approuvées
récemment par la France et par le FMI.
Nous rappelons que le régime djiboutien
a été condamné par le Parlement européen le
6 mai 99 en raison des nombreuses violations des Droits de l'Homme
commises sur place.
(Informations)
Ces mêmes violations ont été
dénoncées par de nombreuses Associations et Organisations
françaises et internationales.
Parmi
elles :
AFADD, Agir ensemble, Alliance francophone, Amnesty International, Avocats
sans Frontières, Centre pour l'Indépendance des Magistrats
et des Avocats, Chambre Pénale de Venise, Comité International
des juristes, Conseil National des Barreaux, FIDH - Fédération
Internationale des Droits de l'Homme, Institut des Droits de l'Homme du
Barreau de Bordeaux, Justice et Liberté, Lawyers Committee for
Human Rights, LIDH - Ligue Internationale des Droits de l'Homme, OMCT
- Organisation Mondiale contre la Torture, OUA - Organisation de l'Unité
Africaine, Parti Socialiste Français, Reporters sans Frontières,
Survie, Union Européenne des Avocats et de nombreuses autres ...
(Liste complète )
L'ancien Président Hassan Gouled APTIDON et son neveu Ismaël
Omar GUELLEH ont fait l'objet d'une plainte pour CRIMES CONTRE L'HUMANITÉ
qui a été déposée par notre Association le
4 mars 1999 sur le bureau du Procureur du T.G.I. de Paris.
Informations
Communiqué rédigé par
Jean-Loup SCHAAL
E-Mail : jlschaal@ardhd.org
ARDH
Tel : 33 (0)1.46.34.70.70
Fax : 33 (0)1.46.34.25.93
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COMMUNIQUE N° 13 du mardi 28
septembre 1999
DJIBOUTI :
CONSTATANT
- L'EMPRISONNEMENT DE TOUS
LES JOURNALISTES DE L'OPPOSTION
- L'INTERDICTION DE TOUS
LES JOURNAUX INDEPENDANTS,
L'ARDHD LANCE UN NOUVEAU JOURNAL D'OPPOSITION
SUR INTERNET " LA LIBERTE ", parution hedomadaire,
LE N° 0 période du 20 au 26 septembre 99 est déjà disponible
sur http://www.sos-africa.com/francais/liberte.htm
Il n'y a plus de presse d'opposition à Djibouti
Tous les journalistes ont été arrêtés et emprisonnés, parmi
eux :
Le général Ali Medial WAIS, ancien
chef d'Etat-Major, codirecteur du " TEMPS " et M
Daher Ahmed FARAH, rédacteur en chef du " RENOUVEAU ", condamné
le 2 septembre 99 à de lourdes peines de prison ferme,
Amir ADAWEH, arrêté et emprisonné
en Ethiopie sur ordre du gouvernement djiboutien, rédacteur en chef de
la " REPUBLIQUE ", organe de communication du PND,
Moussa IDRISS, président de l'Opposition
djiboutienne unifiée, candidat à l'élection présidentielle, codirecteur
du " TEMPS ", arrêté avec violence à son domicile le 23 septembre puis
emprisonné. Un mort, plusieurs blessés dont son épouse.
Tous les journaux d'opposition sont interdits
ou suspendus
depuis le 2 septembre 1999
L'ARDHD constatant la situation, met son site INTERNET à la disposition
de tous les Djiboutiens de l'opposition
L'ARDHD lance un hebdomadaire d'opposition sur INTERNET.
Tous les djiboutiens d'opposition pourront adresser leurs articles et
leurs photos qui seront publiés gratuitement dans les meilleurs délais.
L'ARDHD n'entend pas exercer la moindre ingérence dans la vie politique
du pays par ce geste de fraternité avec le peuple djiboutien qui souffre
et avec tous les inculpés dans différents procès politiques qui ne seront
pas défendus par des avocats libres et indépendants (*).
Tous les textes seront publiés intégralement
sans commentaire ni censure.
(*) Nous apprenons que M Ismaël Omar GUELLEH vient de refuser officiellement
les visas qui avaient été demandés par les avocats des inculpés appelés
à comparaître le 13 octobre devant la Cour d'Appel. Ceci en violation
de la convention franco-djiboutienne d'assistance judiciaire et en contradiction
avec les assurances qui avaient été données par le Quai d'Orsay.
L'ARDHD remercie tous les Médias et toutes les Associations
qui relayent ses informations
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COMMUNIQUE
N° 12 du samedi 24 juillet 1999
DJIBOUTI
: MAÎTRE AREF EST TOUJOURS VICTIME
DU NOUVEAU PRÉSIDENT ISMAEL OMAR GUELLEH
Maître Mohamed
AREF, avocat international, membre d'Amnesty International et ardent défenseur
des droits de l'homme dans le monde, continue à être la victime du régime
dictatorial de Djibouti.
En dépit des promesses
tant du côté français que du côté djiboutien : ¨ il n'a toujours pas récupéré
son passeport, ¨ il est empêché d'exercer sa profession d'avocat.
On se souvient que
Maître avait été arrêté en février 99 et condamné à un an de prison dont
six mois fermes, au cours d'un procès 'alibi' statuant sur sa responsabilité
dans une affaire montée de toutes pièces par le régime (En contradiction
avec les termes de la convention franco-djiboutienne d'assistance judiciaire,
les avocats français n'avaient pas été autorisés à se rendre à Djibouti,
etc..)
Depuis, Maître Aref
a purgé injustement trois mois de prison dans des conditions dramatiques
: enfermé dans les latrines de la prison en plein soleil, disposant à
peine d'un M2, etc..
La
fantastique mobilisation de nombreuses associations françaises et internationales
et la condamnation du régime djiboutien par le Parlement européen avaient
abouti le 11 mai 1999 à la libération de Maître AREF, dans le cadre d'une
remise de peine.
Aujourd'hui Maître
Mohamed AREF n'a toujours pas récupéré son passeport en dépit des demandes
officielles qu'il a fait transmettre aux autorités djiboutiennes et il
a été suspendu du barreau de Djibouti sur demande du Président de la République.
Ces deux mesures le
condamnent, car il ne peut plus exercer sa profession à Djibouti ni à
l'étranger.
Parallèlement,
quarante prisonniers politiques sont toujours enfermés (certains depuis
deux ans) sans jugement dans la prison de Gabode où ils survivent à peine
sans soins ni hygiène.
Notre association
appelle tous les hommes politiques français et européens et toutes les
associations à se mobiliser pour faire pression sur les gouvernements
français et djiboutiens afin d'obtenir la restitution du passeport de
Maître AREF et sa réintégration au barreau de Djibouti.
Elle remercie tous
les médias qui relayent ses informations
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COMMUNIQUE
DE PRESSE du 14/02/99
DROITS
DE L'HOMME A DJIBOUTI :
AGGRAVATION SANS PRÉCÉDANT
DE LA SITUATION SUR PLACE DJIBOUTI
Le procès de
Maître Aref s'ouvre lundi .
.
mais la sentence serait déjà prononcée
.
Maître Aref Mohamed Aref, avocat inscrit au barreau de Djibouti et neveu
de l'ancien Président du Conseil Ali Aref Bouhran, est cité à comparaître
une nouvelle fois devant le Tr-bunal correctionnel de Djibouti, le lundi
15 février, pour être condamné à la prison.
Les motifs de la citation
n'ont aucun fondement, de l'avis de toutes les organisations qui suivent
cette affaire : les autorités gouvernementales lui reprochent des négligences
dans le suivi du dossier de l'un de ses Clients.
Il est surprenant
de constater que le Gouvernement djiboutien ait refusé d'accorder un visa
non seulement à tous les avocats qui souhaitaient plaider sur place (Avocat
sans Frontière, etc.) mais aussi à tous les observateurs délégués par
les Associations Humanitaires et en particulier par Amnesty International.
Nous
savons qu'aucun avocat libre et indépendant ne pourra assister Maître
Aref, à l'audience, pour assurer sa défense devant la Chambre correctionnelle.
Cet état de fait :
nous laisse penser
légitimement que la sentence est déjà prononcée et que
Maître Aref sera incarcéré
à l'issue de l'audience,
confirme que les autorités
djiboutiennes ne font même plus semblant de respecter les Droits de l'Homme
et de la Défense sur le territoire de la République.
Par exemple, le procès
s'ouvre devant la Chambre Correctionnelle de Djibouti, alors que la Cour
Suprême n'a pas encore rendu son arrêt sur la validité de l'action ju-diciaire.
Notre association lance un appel à tous les hommes politiques français
et européens pour qu'ils interviennent :
auprès du gouvernement
djiboutien afin qu'il respecte les Droits de l'Homme,
auprès du gouvernement
français et de la C.E. afin que les États européens cessent de subventionner
une dictature qui bafoue les libertés individuelles et qui poursuit une
répression sanglante dans son pays.
Maître Aref Mohamed
Aref Marié, père de 4 enfants. Il a effectué ses études en France, à l'École
Militaire des Enfants de Troupe, puis à la faculté de Droit de Strasbourg.
Inscrit au barreau de Djibouti, il s'est illustré par ses prises de
position en faveur des prisonniers politiques dont il a pris la défense.
Sa détermination l'a
conduit en prison en 1991 où il a passé, à titre préventif, deux années
dans des conditions d'incarcération effroyables. Lors du procès qui s'est
déroulé en 1993, il a été reconnu non-coupable et il a été libéré.
Depuis,
il milite en faveur des Droits de l'Homme et il accomplit des missions
internationales pour des organismes officiels. En particulier il a été
chargé de représenter Amnesty International lors de la Conférence de Rome
en juillet 1998 réunie pour préparer la création du Tribunal Pénal International.
En décembre 1998,
alors qu'il se rendait en France pour participer aux cérémonies de commémoration
du 50ème anniversaire de la Déclaration des Droits de l'Homme, les autorités
lui ont retiré son passeport. De nombreuses protestations se sont élevées
pour en exiger la restitution : FIDH, Centre pour l'Indépendance des Magistrats
et des Avocats à Genève, etc.
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COMMUNIQUE
N° 2 du 17/02/99
DJIBOUTI
: Maître Mohamed AREF,
défenseur des Droits de l'Homme,
condamné à deux ans de prison dont six mois ferme,
à l'issue d'une parodie de procès
est désormais incarcéré dans des conditions effroyables
à la prison de GABODE
Maître AREF, avocat
inscrit au barreau de Djibouti, membre d'Amnesty International, défenseur
des Droits de l'Homme, notamment
auprès du Tribunal
International chargé de juger les crimes contre l'humanité commis au Rwanda,
délégué par Amnesty
International à la Conférence de Rome à fin 1998 pour la création du Tribunal
Pénal International ,
et vigie de la liberté
dans son pays où il défend les opprimés et prisonniers politiques ,
a
été condamné lundi 15 février à deux ans de prison dont six mois fermes,
à l'issue d'un procès 'expédié' (le délibéré a duré 2 minutes), et conduit
en violation des règles élémentaires de la défense :
le Gouvernement djiboutien
n'a accordé aucun visa aux avocats français et belges qui souhaitaient
parti-ciper à la défense de Maître AREF ; il a aussi refusé les visas
des observateurs délégués par plusieurs as-sociations, dont Amnesty International,
le procès a été tenu,
alors même que la Cour Su-prême de Djibouti n'avait pas encore rendu son
verdict en ce qui concerne la validité même de l'instruction,
le Président du tribunal
a refusé de statuer sur une dizaine d'irrégularités dans la procédure.
Maître Aref, comme
nous le supposions, a été arrêté à l'audience (selon des sources bien
informées, le mandat de dépôt avait été préparé plusieurs jours avant).
Il
est emprisonné à la Prison de Gabode à Djibou-ti dans des conditions plus
que dégradantes : la cellule où il est enfermé et mis au secret est en
fait le W-C à la Turque du quartier réservé aux dé- nus les plus dangereux
et aux déments ; détenu sur une telle surface d'un m2, il a été mis de
plus au secret et personne ne peut lui rendre visite.
Rappelons que Maître
Aref a été déjà à plusieurs reprises arrêté et incarcéré pour ses actions
de dé-fense de la liberté dans la Corne de l'Afrique.
Notre
Association organise plusieurs actions pour faire libérer Maître Aref
:
Organisation d'une
manifestation devant l'Am-bassade de Djibouti à Paris,
Lancement d'une campagne
de signatures de pétition et d'envoi de fax au Gouvernement dji-boutien
Ouverture prochaine
d'un site Web d'infor-mation
Une campagne d'information
des responsables politiques français et des parlementaires.
Nous
lançons un appel à tous les hommes poli-tiques français et européens pour
:
Qu'ils interviennent
sans tarder auprès du Gou-vernement djiboutien, afin d'exiger la libération
immédiate de Maître Aref,
Qu'ils cessent de
soutenir et de subventionner la dictature tant qu'elle poursuivra une
répression sanglante sur tout le territoire de la République djiboutienne
(En janvier 99, la France a encore accordé deux subventions de 3,5 et
55 MF aux dirigeants - le premier ministre djiboutien est en visite à
Rome pour obtenir des subventions ita-liennes)
L'Association pour
le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti
remercie les journalistes et les supports qui relayent son action
et qui informent l'opinion publique.
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COMMUNIQUE
N° 3 DU MARDI 23/02/99
DJIBOUTI
: Maître AREF, détenu politique à Djibouti,
est
torturé depuis une semaine.
SA VIE EST EN DANGER !
Maître Mohamed
AREF, avocat international, et inscrit au barreau de Djibouti, défenseur
reconnu des Droits de l'Homme partout où ils sont bafoués et particulièrement
dans les pays africains, vient d'être condamné lundi 15 février 1999 à
deux ans de prison, dont six mois fermes, à l'issue d'un procès-alibi
à connotation uniquement politique et "expédié" en violation de tous les
droits de la défense.
Il n'a pas pu être
assisté par ses avocats français (en particulier par les délégués d'Avocats
Sans Frontières), qui se sont tous vu refuser leur visa d'entrée, en contradiction
avec la convention franco-djiboutienne d'assis- tance judiciaire.
Arrêté
à l'audience, Maître AREF a été incarcéré dans la prison de Gabode où
il est torturé depuis une semaine : enfermé dans un espace d'un m2, en
fait les toilettes du quartier de haute sécurité de Gabode sous le soleil
torride de la région, sans toiture ni protection. Nous craignons pour
sa vie, car il ne peut même pas s'allonger, il manque d'eau et il est
exposé à toutes les maladies, en particulier la malaria.
1 - Nous renouvelons
notre appel à tous les hommes politiques français et européens pour qu'ils
interviennent d'urgence afin d'obtenir la libération de Maître AREF et
de tous les prisonniers poli-tiques, dans les meilleurs délais, ce qui
évitera un nouveau drame humanitaire à Djibouti.
2 - Notre association
ouvre un site sur Internet. www.sos-africa.com Il est accessible progressivement
à partir du mardi 23 février à 12 h 00 GMT
Merci de faire connaître
le site autour de vous.
Informations mises
à jour en permanence,
Les prisonniers politiques
du dictateur,
Le procès de Maître
Aref,
Signature d'une pétition.
Le contenu du site
est disponible en français. Les versions italiennes et anglaises seront
accessibles sous 48 heures.
3 - Nous organisons
une manifestation de soutien à Maître AREF, à tous les prisonniers politiques
et au peuple djiboutien : Le vendredi 12 mars 1999, Rue Emile Meunier
à Paris 16ème Rassemblement à 18 h 30 à proximité des locaux de l'Ambassade
de Djibouti
Nous
demandons à tous les défenseurs des Droits de l'Homme de se joindre nombreux
à cette mani-festation pour réclamer la libération de Me Aref et de tous
les prisonniers politiques torturés dans les prisons de Djibouti, et dénoncer
les tortures et toutes les exactions commises par la dictature qui tient
lieu de Gouvernement à Djibouti.
Nous remercions
tous les journalistes
qui relayent nos appels et nos communiqués
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COMMUNIQUE
N° 4 DU SAMEDI 27/02/99
DJIBOUTI : CELLULE
N° 12
- QUARTIER DE HAUTE SÉCURITÉ -
PRISON DE GABODE Maître AREF,
DÉFENSEUR RECONNU DES DROITS DE L'HOMME,
TORTURÉ DEPUIS DIX JOURS,
PEUT MOURIR D'UN JOUR À L'AUTRE.
LES INSTANCES EUROPÉENNES
ET LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS
DOIVENT-ILS INTERVENIR EN SA FAVEUR AU TITRE DU DEVOIR D'INGÉRENCE HUMANITAIRE
. ?
. ILS EN ONT LE POUVOIR !
Toutes les informations
que nous recevons en prove-nance de Djibouti, confirment que la situation
de Maî-tre AREF, détenu dans la cellule N° 12 du quartier de haute sécurité
de la prison de Gabode à Djibouti, est effroyable. La cellule N° 12 désigne
en réalité les toilettes à ciel ouvert du quartier de haute sécurité.
Maître AREF, défenseur
des Droits de l'Homme, reconnu sur le plan international, y est torturé
depuis son arrestation le lundi 15 février à l'issue d'un procès-alibi.
Il est debout, sous le soleil brûlant (32° et +), sans possibilité de
se reposer. Il ne peut recevoir aucune visite, même pas celles de sa famille.
Nous
lançons un appel urgent à tous les médias et aux hommes politiques français
pour qu'ils se mobili-sent en faveur de Me AREF. La France peut-elle exercer
une pression sur le gouvernement djiboutien pour exiger la libération
immédiate de Me AREF
au titre du devoir d'ingérence humanitaire ?
Nous remercions tous
les médias qui diffuseront notre appel urgent et qui contribueront à éviter
un nouveau drame humanitaire à Djibouti.
" SA VIE EST EN
DANGER . IL NE SURVIVRA PAS LONGTEMPS
À CE TRAITEMENT EFFROYABLE. "
(Extrait du rapport d'Avocats Sans Frontières)
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COMMUNIQUE
N° 5 du JEUDI 04/03/99
Plainte
au Procureur de la République du TGI de PARIS
pour actes de torture et crimes contre l'humanité
à l'encontre de Mr Hassan GOULED APTIDON,
actuellement Président de la République de Djibouti,
et de Mr Ismaël OMAR GUELLEH, Directeur de Cabinet
PLAINTE contre
la VIOLATION SYSTEMATIQUE
des DROITS de l'HOMME à DJIBOUTI
Le jeudi 4 mars
1999, devant la violence continue faite aux droits de l'homme et à l'intégrité
des personnes dans la République de Djibouti, l'Association pour le Respect
des Droits de l'Homme à Djibouti (ARDHD) a porté plainte contre MM Hassan
Gouled Aptidon et Ismael Omar Guelleh, Président de la République et Directeur
de Cabinet de la République de Djibouti.
Fondée sur une accumulation
de faits et un choix d'exemples avérés d'exactions, d'actes de torture,
de détentions arbitraires et de preuves manifestes de onze violations
systématiques et volontaires des droits de l'homme, - dont on pourra consulter
le contenu précis sur le site web www.sos-africa.com -, la plainte pour
actes de torture et crimes contre l'humanité a été portée par l'ARDH et
par un citoyen djiboutien qui fut lui même arrêté et torturé.
Cette plainte contre
le président de la république de Djibouti et son directeur de cabinet
a été adressée au Procureur de la République du TGI de Paris par Maître
Roger-Vincent Catalayud, ancien bâtonnier, membre du Conseil National
des Barreaux.
Une
grande manifestation est organisée le vendredi 12 mars à 18 h 30 à proximité
de l'Ambassade de Djibouti (Rue Emile Menier à Paris 16°) pour :
Exiger la libération
immédiate de Me AREF et de tous les prisonniers politiques,
Dénoncer toutes les
violations des Droits de l'Homme à Djibouti. Consultez les informations
qui sont mises à jour régulièrement sur le site Internet :
le texte intégral
de la plainte déposée, Ø le rapport d'Avocat Sans Frontières,
la situation de Me Aref
une analyse du Bâtonnier
R-V. Calatayud, membre du Conseil des Barreaux, sur la situation à Djibouti
Signez la pétition
en faveur de la libération de
TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES à DJIBOUTI
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CONFERENCE
DE PRESSE
VENDREDI 12 MARS A 12 H 30
L'ASSOCIATION
POUR LE RESPECT DES DROITS DE L'HOMME A DJIBOUTI L'ASSOCIATION FRANCAISE
DES AMIS DES DEMOCRATES DE DJIBOUTI AVOCATS SANS FRONTIERES
vous
prient d'assister à la conférence de presse
du vendredi 12 mars 1999 à 12 h 30
qui précédera la manifestation-mobilisation organisée pour 18 h 30
- Rue Emile Menier - Paris 16ème
à la suite de l'arrestation le 15 février dernier à Djibouti
et de l'incarcération dans des conditions effroyables à la prison de Gabode
de Maître Aref, militant et défenseur des Droits de l'Homme
et de tous les prisonniers politiques, et face face aux violations répétées
et continues des droits élémentaires de la personne et du citoyen dans
ce pays.
L'ARDHD vient de
déposer une plainte pour tortures et pour crimes contre l'humanité à l'encontre
de S.E. Hassan Gouled Aptidon, Président de la République de Djibouti
et son neveu M. Ismaël Omar GUELLEH, directeur du SDS à Djibouti.
Maître
Roger-Vincent CALATAYUD,
Ancien Bâtonnier,
membre du Conseil National des Barreaux,
Président AFADD
Les conditions
du procès de Maître Mohamed AREF à Djibouti.
Maître
Anne MONSEU,
Administrateur d'Avocats Sans Frontières -
Belgique
Les violations
des Droits de l'Homme à Djibouti, les conditions d'incarcération de Maître
Mohamed AREF et de tous les prisonniers politiques. Les pays européens
et la France peuvent-ils intervenir ?
Jean-Loup
SCHAAL,
Président de l'ARDHD
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Un
FAX DIFFAMATOIRE et SUSPECT
met en cause l'intégrité de Me Aref :
COMMUNIQUE
N° 6 du lundi 22 mars 1999
RÉPONSE DE L'ARDHD
AU COMMUNIQUÉ signé 'Cabinet PARTON'
Le
communiqué
est-il authentique ?
Pour le vérifier,
nous avons envoyé plusieurs mes-sages au Cabinet Parton, en demandant
des in-formations complémentaires (comme cela était proposé par le rédacteur).
A ce jour et à notre stupéfaction, nous n'avons reçu aucune réponse.pas
même un accusé de réception.
Nous avons comparé
la signature publiée par "La Nation" de Djibouti (Nicholas Parton) avec
l'original dont nous avons plusieurs exemplaires sur les courriers reçus
par le Cabinet de Maître AREF (N.G. Parton) : même si elles présentent
des similitudes, les signatures ne semblent pas avoir été réalisées par
la même main. Il est extrêmement rare qu'un avocat attaque publi-quement
un autre avocat avec autant de virulence :
Au
sein de toutes les professions respectables et organisées, les désaccords
entre les membres sont réglés dans le cadre des instances profes-sionnelles
et non pas, sur la place publique .. La démarche du Cabinet Parton déroge
curieusement à cette règle et aux habitudes confraternel-les, d'autant
plus qu'elle intervient dans un con-texte humanitaire particulièrement
pénible puis-que Maître AREF est torturé depuis un mois dans la prison
de Gabode : elle est donc extrême-ment suspecte.
Le communiqué des
incohérences graves sur le fond
1. Si les décisions
de Maître Aref avaient été à l'ori-gine de dépenses exceptionnelles et
supplémen-taires pour ses clients ("deux cabinets d'avocat pendant plusieurs
mois"), le Cabinet Parton se se-rait obligatoirement constitué partie
civile, au nom de ses Clients, lors du procès du 15 février, pour réclamer
des dommages. Il ne l'a pas fait puis-que les entreprises n'ont eu à subir
aucun préjudice.
2. Il est précisé,
en fin de communiqué, que la mar-chandise avait été financée par les USA
dans le cadre d'un programme d'aide alimentaire ; or toute l'affaire repose
sur une transaction commerciale. Nous découvrons que les Clients du Cabinet
Parton ont vendu la marchandise qui leur avait été confiée par les USA
et qui était destinée à des populations sous-alimentées, dans le but de
régler leurs propres dettes. Voilà de bien cu-rieuses pratiques de détournement
. de la part de ceux qui tentent de discréditer un défenseur re-connu
des Droits de l'Homme
3. Le prix de réserve
de la vente judiciaire avait été fixé à 1.300.000 USD. La marchandise
a été ac-quise lors de la vente judiciaire (annulée ensuite par la Cour
d'Appel de Djibouti) pour 1.000.000 USD, soit le montant exact de la dette
des Clients. La différence entre le prix de vente et le prix de réserve
est de 300.000 USD. Or dans le communi-qué, il est fait état d'un préjudice
de 3.000.000 USD (dix fois plus !) Il serait surprenant qu'un avocat sérieux
puisse rédiger une telle énormi-té dans un communiqué public
4. En ce qui concerne
l'appel interjeté devant la Cour de Djibouti, le cabinet Parton a écrit
"Personally, I can see no means as a matter of jurisprudential common
sense whereby the sale can be reversed". "Personnellement, je ne vois
pas dans la jurisprudence, de moyens à utiliser pour faire an-nuler la
vente." Comment un avocat pourrait-il revenir aujour-d'hui sur ses propres
propos en affirmant le contraire ?
Ce
communiqué attribué au Cabinet Parton ne peut pas être l'ouvre d'un avocat
sérieux, responsable et respectable.
QUI
A INSPIRÉ CE COMMUNIQUÉ ?
De nombreuses personnalités
interrogées pensent à la main du Gouvernement djiboutien. La publication
du texte intégral dans "La Nation", le lendemain même de la diffusion,
prouve que l'opération de désinformation avait été organisée à l'avance.
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COMMUNIQUE
N° 7
du jeudi 1er avril 1999
LA
SITUATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DÉTENUS
À LA PRISON DE DJIBOUTI EST DEVENUE CRITIQUE.
1. Les prisonniers
politiques sont détenus dans des conditions effroyables.
Ils sont entassés
dans des cellules étroites, sans aucune hygiène. L'Administration leur
refuse même une assistance médicale minimum et les blessés ne sont pas
soignés. Il y a déjà eu deux morts par manque de soin et nous craignons
pour la vie de huit blessés et mala-des qui dont l'état de santé est critique.
Maître AREF a été pris, depuis deux jours, de violentes douleurs au niveau
des reins et il a besoin de recevoir des soins immédiats.
2. À l'exception de Maître AREF, aucun des prisonniers politiques n'a
été jugé.
Certains sont emprisonnés
"à titre préventif" depuis plus de dix-huit mois et l'instruction judiciaire
n'avance pas .
3. Les détenus politiques ont décidé le 29 mars 1999 une grève de la faim
pour une durée illimitée.
Ils entendent ainsi
protester contre les mauvais traitements dont ils sont les victimes et
ils exigent leur libération immédiate, puisque à l'évi-dence, les charges
retenues contre eux sont dénuées de tout fondement sérieux.
4. Ils sont soutenus par de nombreux djiboutiens en France et en
Belgique.
Plusieurs dizaines
de djiboutiens s'associent à ce mouvement pour montrer leur solidarité
et leur soutien à la cause des prisonniers politi-ques. Ils sont réunis,
depuis le 29 mars, près de Paris à Bagnolet et à Bruxelles et ils ont
entamé une grève de la faim.
L'ARDHD
apporte son soutien
à l'action des grévistes de la faim,
dénonce les conditions
d'incarcération dans la prison de Gabode,
exige la libération
immédiate de tous les prisonniers politiques,
se joint à toutes
les Associations qui sont mobilisées pour dénoncer les violences du régime
du Président Gouled et de son chef de Cabinet M. Guelleh.
L'ARDHD
lance un appel
à tous les hommes politiques pour qu'ils interviennent auprès du Gouvernement
français, afin de faire pression sur les autorités djiboutiennes et de
cesser :
de soutenir officiellement
et de façon scandaleuse la candidature de M Guelleh, par le biais
de l'Ambassadeur de France à Djibouti,
de financer le
régime et indirectement la campagne électorale du candidat officiel,
au détriment de son challenger,
de fermer les yeux
sur la fraude électorale massive
qui se prépare, en refusant par exemple de déléguer des observateurs français
le 9 avril.
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COMMUNIQUE
N° 8 du lundi 19 avril 1999
et
appel à participer à la manifestation du 21 avril 1999
Pourquoi la France
conforte-t-elle la pseudo-élection djiboutienne du 9 avril, en même temps
qu'elle sacrifie de sang-froid toute une partie de la population, et les
emprisonnés politiques en grève de la faim depuis 20 jours ? ? ?..
Depuis des mois,
le pouvoir en place à Djibouti préparait la relève de sa dictature sanguinaire
en écartant par la force ses opposants défenseurs des droits de l'homme
: procès-alibis, incarcérations arbitraires, tortures et 'mises à l'ombre'
se sont intensifiés afin de permettre une soi-disant 'élection démocratique'
sans opposants présents : ils sont en prison, incarcérés, torturés ou
réduits au silence.
Le 9 avril dernier,
le successeur - neveu et chef de cabinet - du dictateur Gouled a donc
ainsi été " élu " à la présidence de la République, assurant la continuité
à une politique de tortures, d'exactions et d'épuration ethnique qui a
fait ses preuves depuis 22 ans.
Alors même que des
centaines de personnes sont emprisonnées sans procès ou avec des simulacres
de procès, alors même que 45 prisonniers politiques incarcérés dans des
conditions de détention effroyables ont entamé depuis vingt jours une
grève de la faim illimitée, alors même que parmi eux l'avocat Aref Mohamed
Aref, avocat international défenseur reconnu des droits de l'homme est
jour après jour en butte à des conditions de détention de plus en plus
critique, le 'nouveau régime', élu grâce à une fraude électorale sans
précédent est de surcroît félicité par la France, qui ne s'est ni étonnée
ni émue des incarcérations et tortures systématiques des opposants politiques,
et qui a été la première à féliciter le tortionnaire promu " président
de la république ".
Pourquoi une telle
attitude ?
Est ce pour protéger
l'implantation des quelques 3 500 militaires basés à Djibouti ?
Quels
intérêts font que la France, alors même qu'elle s'élève contre des exactions
com-mises dans les Balkans, ou des irrégularités élec-torales soupçonnées
dans le Maghreb, soutient de façon inconditionnelle une dictature qui
depuis 22 ans, et de façon encore accrue depuis quelques années poursuit
en toute impunité une politique d'exactions et de tortures des minorités
ethniques et politiques, de détournements des fonds internationaux, et
d'appauvrissement systématique du pays . ?
Une dictature sanguinaire
du Président Gouled, que poursuit son neveu Ismaël Omar Guelleh récemment
élu grâce à une fraude électorale sans précédent. Le Président Gouled
et son neveu conduisent depuis vingt-deux ans une politique de répression
à Djibouti, qui est dénoncée par toutes les Associations, tous les observateurs
ainsi que certains hommes politiques :
arrestations arbitraires
et tortures des prisonniers,
exécutions sommaires
et viols,
épuration ethnique
dans le Nord et le Sud du pays : destructions de villages, de points d'eau,
de cheptels, déplacements de population,
fermeture des écoles,
incarcération des
journalistes et des directeurs de publication,
non-paiement des
fonctionnaires et arrestation des syndicalistes,
accaparement de
toutes les ressources de l'État au profit de quelques dirigeants, .
etc.
La
veille du scrutin, les observateurs indépendants créditaient Ismaël Omar
Guelleh de moins de 20 % des suffrages . et pourtant le lendemain, ce
dernier déclare avoir obtenu 75 % des votes !
A Paris même, des
observateurs qui souhaitaient suivre le déroule-ment du vote à l'ambassade
se sont fait 'sortir' et rouer de coups..
Pourquoi la France
continue-t-elle à soutenir in-conditionnellement ce régime ?
Alors même que les
exactions sont connues, dès le lendemain de l'élection :
le Président Jacques
Chirac était le premier à féliciter le nouveau président.
l'armée de l'Air
française, geste exceptionnel, envoyait deux mirages pour "saluer" de
plusieurs battements d'aile la maison de Guelleh,
.. et le Gouvernement
français continue d'allouer régulièrement au régime des subventions complémentaires
: en janvier il s'agit de 65 millions de francs dont 10 millions discrétionnaires,
sans obligation d'affectation !
Interpellé
par la presse et par des parlementaires ces dernières semaines, le Ministre
délégué à la Coopération avait pourtant annoncé que la politique française
tiendrait compte désormais de la situation des Droits de l'Homme avant
d'accorder des subventions.
Qu'en
est-il de ces promesses ?
Depuis vingt jours,
soixante personnes sont en grève de la faim pour leur liberté et la défense
des droits de l'homme Quarante-cinq prisonniers politiques incarcérés
à Djibouti dans des conditions effroyables ont entamé le 29 mars une grève
de la faim illimitée pour :
dénoncer leurs conditions
d'incarcération, sans hygiène, dans un hangar et sans aucune assistance
médicale,
obtenir leur libération
immédiate : certains sont enfermés depuis dix-huit mois sans jugement
et sans même le début d'une instruction judiciaire,
Parmi eux, l'avocat
Aref Mohamed Aref, défenseur reconnu des Droits de l'Homme, arrêté et
incarcéré illégalement.
A Paris et à Bruxelles,
ils sont soutenus par une vingtaine de djiboutiens en grève de la faim
eux aussi. A Djibouti, deux prisonniers sont déjà morts en prison, faute
de soins .
Nous
appelons tous les hommes politiques français et européens pour qu'il exigent
:
la
libération immédiate de tous les détenus politiques, sans exception, ·
l'engagement
officiel du nouveau Président de mettre un terme à la torture, à la répression
et aux actes de barbarie,
une
investigation véritable sur l'allocation des moyens alloués par la France.
SEULE
UNE INTERVENTION URGENTE DE LA FRANCE
ET DE L'UNION EUROPÉENNE,
DANS LA SEMAINE,
POURRA ÉVITER UN DRAME HUMANITAIRE
ET LA MORT DE PLUSIEURS DÉTENUS POLITIQUES
À DJIBOUTI.
NOUS APPELONS A
PARTICIPER
A LA MANIFESTATION DU MERCREDI 21 AVRIL 1999
Rassemblement à 18 h 00 À proximité de l'Ambassade de Djibouti à Paris
16ème Rue Emile Menier
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COMMUNIQUE
N° 9
du samedi 24 avril 1999
COMMENT LA FRANCE
FERA-T-ELLE FACE
à la mort programmée de 41 prisonniers politiques
à Djibouti ?
Quarante
et un prisonniers politiques à Djibouti, abandonnes sans aucun soin, en
grève de la faim depuis trois semaines, sont au bord de l'épuisement ;
des décès vont survenir dans les prochains jours ·
Un jeune homme de
19 ans, Ali Ahaw, qui a contracté la tuberculose en prison, il y a un
an, se meurt, faute de soins,
Un autre détenu qui
a eu le bras fracassé au moment de son arrestation, souffre de gangrène.
Il a été transporté à l'hôpital civil de Djibouti ou le personnel s'est
déclaré incompétent. !: Les autorités l'ont reconduit en prison sans soin.
A Bruxelles et à Bagnolet
une vingtaine de Djiboutiens entament aussi une quatrième semaine de grève
de la faim pour soutenir les prisonniers politiques. Ils ont reçu la visite
de Madame Danielle Mitterrand et Mgr Jacques Gaillot.
Comment
la France va-t-elle assumer l'annonce malheureusement inéluctable des
premiers décès de prisonniers politiques à Gabode ?
Notre
responsabilité morale va être largement engagée, car nos autorités ont
été informées heure par heure de la situation, depuis le début de la crise.
Et pourtant à notre connaissance, aucune mesure concrète n'a été prise
par notre pays au titre de l'ingérence humanitaire.
Seule une action immédiate pourrait éviter un nouveau drame humanitaire
à Djibouti et la mort d'innocents.
Les
exactions s'intensifient à Djibouti.
Bravant tous les appels à la clémence et au respect des Droits de l'Homme
qui lui sont adressés chaque jour par de très nombreuses associations
françaises et internationales(*), Isamël Omar Guelleh, le nouveau dictateur
de Djibouti, pratiquement auto-proclamé à l'issue d'une pseudo-élection,
poursuit sa politique d'épuration ethnique et politique, d'arrestations
arbitraires, d'exactions et de tortures.
Il fait arrêter systématiquement
tous les partisans de son ex-challenger, le candidat unique de l'opposition
Moussa Idriss et il les fait torturer dans les gendarmeries et dans les
casernes de l'AND.
A titre d'exemple,
Sali Mohamed Dini, 60 ans, marié et père de neuf enfants, Okal Général
et adjoint du Sultan de Rheïda, a été arrêté le 10 avril pour avoir soutenu
la candidature de Moussa Idriss. Après avoir été torturé, il a été transféré
à la prison de Gabode où il occupe la tristement célèbre cellule N° 12
Cette cellule
de 1 m² a été occupée par Maître Aref pendant plus de trois semaines.
Il s'agit des toilettes à la turque de la prison. Le prisonnier ne peut
pas s'allonger et il est exposé en plein soleil ( + 40 °) durant toute
la journée.
Seule
une action humanitaire immédiate pourrait encore sauver des vies à Djibouti
Nous adressons
une demande urgente au Gouvernement français, à tous les hommes politiques
français et européens pour qu'ils interviennent dans les prochaines heures,pour
imposer au Gouvernement djiboutien :
de faire soigner tous
les prisonniers malades,
de libérer immédiatement
et sans condition, Maître AREF et tous les prisonniers politiques,
de rétablir les conditions
d'un Etat de Droit à Djibouti et le respect des Droits del'Homme.