Sommaire
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Maître AREF, prisonnier politique ?
Le ministre s'attaque à Mme AREF
Liste des prisonniers politiques
Lettre de l'ARDHD
à M C. JOSSELIN

La torture à Djibouti
Actualité des trois mois
Interview - Gouled APTIDON
Rapport Avocats sans Frontières
La poudrière djiboutienne
L'europe a le pouvoir d'agir

Demande de mise en liberté provisoire
Plainte de l'Association
Djibouti - un état de non-droit
Les autres organisations
Bibliographie
L'ARDHD
L'AFADD

ARDHD

TOUS LES COMMUNIQUES 1999

A partir du 26/09/99
consultez LA LIBERTE
Communiqué du 19/04/99 - N° 8
Alerte pour la vie des prisonniers politiques et appel à manifester
le 21 avril 1999
Communiqué du 1/04/99 - N° 7
La grève de la faim
des prisonniers politiques

Communiqué du 03/11/99 - N° 15 DJIBOUTI : GRÈVE DE LA FAIM
DES PRISONNIERS POLITIQUES A GABODE - 14 eme JOUR -
PLUSIEURS DETENUS
PEUVENT MOURIR PROCHAINEMENT

Communiqué du 22/03/99 - N° 6
Réaction au communiqué
du Cabinet PARTON

Communiqué du 29/10/99 - N° 14
45 PRISONNIERS POLITIQUES EN GRÈVE DE LA FAIM A LA PRISON DE GABODE.
La situation des Droits de l'Homme à Djibouti
s'aggrave chaque jour

Communiqué du 10/03/99 Conférence de Presse

Communiqué du 28/09/99 - N° 13
Lancement du premier hebdomadaire de l'opposition sur Internet :
"La Liberté"
Communiqué du 4/03/99 - N°5
Plainte pour crimes contre l'humanité
Communiqué du 24/07/99 - N° 12
DJIBOUTI : MAÎTRE AREF EST TOUJOURS VICTIME DU NOUVEAU PRÉSIDENT ISMAEL OMAR GUELLEH
Communiqué du 27/02/99 - N°4
Communiqué du 21/05/99 - N° 11
L'ARDHD demande au MEDEF et à la CCIP de renoncer à la réception en l'honneur d'Ismaël Omar GUELEH
Communiqué du 23/02/99 - N°3
Communiqué du 18/05/99 - N° 10
Nouveau scandale : la France va recevoir officiellement M Guelleh à partir du 25 mai 1999
Communiqué du 17/02/99 - N°2
Condamnation de Maître AREF à l'issue d'un prodès-alibi
Communiqué du 24/04/99 - N° 9
Nous sommes à la veille d'enregistrer des décès à la prison de Gabode.
Demande urgente d'intervention
Communique du 14/02/99 - N°1
Inquiétudes au sujet du procès de Maître AREF

 

03/11 - ARDHD - COMMUNIQUE N°15
DJIBOUTI : GRÈVE DE LA FAIM
DES PRISONNIERS POLITIQUES A GABODE - 14 eme JOUR
PLUSIEURS DETENUS
PEUVENT MOURIR PROCHAINEMENT

Plus d'une centaine de prisonniers sont en grève de la faim dans la prison de Gabode.
Parmi eux soixante prisonniers politiques, dont une majorité, "en attente" de jugement
depuis 12 à 26 mois.
Les conditions de détention dans la prison de Gabode sont inhumaines : locaux vétustes,
menaçant de s'effondrer à tout instant, aucune hygiène.... etc... Entassement de tous les
prisonniers dans un même local ....
De plus les prisonniers ne reçoivent aucun soins médicaux ...

On peut véritablement parler de torture en ce qui concerne le traitement effroyable
des prisonniers à DJIBOUTI

PLUSIEURS PRISONNIERS SONT GRAVEMENT MALADES.
NOUS CRAIGNONS EN PARTICULIER
POUR LA VIE de MOHAMED KADAMY YOUSSOUF

Parmi eux Mohamed Kadamy Youssouf, "enlevé" en Éthiopie le 27 septembre 1997
et extradé aussitôt à Djibouti, souffre d'une grave insuffisance rénale.
Il doit absolument être hospitalisé dans les heures prochaines ....
La direction de la Prison de Gabode et le régime dictatorial de M. GUELLEH
refusent son transfert vers l'hôpital.

UN APPEL D'URGENCE A TOUTES LES ASSOCIATIONS
POUR INTERVENIR AUPRÈS DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS.
Le Gouvernement français a les moyens de faire pression sur le régime de M. GUELLEH.

Nous demandons à toutes les Associations
de se joindre à nous :
  • pour diffuser l'information auprès des média,
  • pour demander aux hommes politiques français de faire pression
    sur le régime djiboutien, de toute urgence, afin que les prisonniers politiques
    soient suivis médicalement et qu'ils bénéficient des soins et traitements appropriés, sous contrôle international.
Faute de quoi, nous devrons faire face à la mort programmée de plusieurs détenus politiques à Djibouti dans les prochains jours.

Nous remercions tous les journalistes qui relayent nos informations
Jean-Loup SCHAAL
ARDHD

E-Mail : jlschaal@ardhd.org
Tel : 33 (0)1.46.34.70.70
Fax : 33 (0)1.46.34.25.93
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Association pour le Respect
des Droits de l'Homme à Djibouti
ARDHD

COMMUNIQUE N° 14 DU VENDREDI 29 OCTOBRE
ET APPEL URGENT A INTERVENTION

45 PRISONNIERS POLITIQUES
EN GRÈVE DE LA FAIM
A LA PRISON DE GABODE


La situation des Droits de l'Homme à Djibouti
s'aggrave chaque jour.


Tous les prisonniers politiques détenus à la prison de Gabode ont entamé une grève de la faim pour une durée illimitée. Par cette action, ils protestent

  • contre les conditions inhumaines de leur détention : entassés dans des cellules exiguës, sans ucune hygiène ni soins médicaux. Il y a une épidémie de
    tuberculose et depuis le début année, deux prisonniers sont déjà morts, faute de soins.
  • contre les incarcérations arbitraires : la majorité des prisonniers politiques sont détenus "en préventive" sans jugement ni même un début d'instruction depuis 24/26 mois pour certains : ils n'ont jamais rencontré un juge d'instruction ... (On appelle cela les 'peines présidentielles')

Cette grève de la faim est la deuxième en 1999. La première avait commencé le 29 mars 1999. Par solidarité avec eux, une quinzaine de djiboutiens, réfugiés politiques, avaient participé
à Bruxelles et à Paris/Bagnolet.


Ces derniers, au nombre de neuf, avaient reçu les visites de M Charles Josselin Ministre français délégué à la coopération, de Madame F. Mitterrand et de Monseigneur J. Gaillot.

Le 3 mai 1999, les grévistes, épuisés, avaient mis un terme à leur mouvement après avoir reçu des assurances formelles de la part de la France sur l'amélioration des conditions de détention
dans la prison de Gabode : envoi d'une mission de la Croix-Rouge et de l'observatoire des Prisons.


On constate aujourd'hui, contrairement aux engagements officiels, que les conditions de détention, au lieu de s'améliorer, se sont dégradés dramatiquement :

  • les prisonniers ne reçoivent aucun soin malgré le développement des épidémies...
  • les plafonds menaces de s'écrouler
    sur les prisonniers,
  • Notre association lance un appel d'urgence à toutes les Associations et aux hommes politiques français et européens pour qu'ils interviennent immédiatement auprès du Gouvernement djiboutien, afin d'imposer le respect des Droits de l'homme à Djibouti :

    • amélioration des conditions de détention :
      locaux adaptés, hygiène et soins médicaux,

    • libération de tous les prisonniers politiques non condamnés ou ne faisant pas l'objet d'une instruction judiciaire,

    • cessation des arrestations et des détentions arbitraires,

    • restauration immédiate de la liberté de la presse et libération des journalistes,

    • restitution des passeports de toutes les personnalités et rétablissement de la liberté de circulation,

    • rétablissement de la liberté d'exercer librement les professions,

    Les pays européens ont les moyens d'imposer
    le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti
    en lui subordonnant le versement
    des aides financières qui ont été approuvées récemment par la France et par le FMI.

    Nous rappelons que le régime djiboutien a été condamné par le Parlement européen le 6 mai 99 en raison des nombreuses violations des Droits de l'Homme
    commises sur place.
    (Informations)

    Ces mêmes violations ont été dénoncées par de nombreuses Associations et Organisations
    françaises et internationales.


    Parmi elles :
    AFADD, Agir ensemble, Alliance francophone, Amnesty International, Avocats sans Frontières, Centre pour l'Indépendance des Magistrats et des Avocats, Chambre Pénale de Venise, Comité International des juristes, Conseil National des Barreaux, FIDH - Fédération Internationale des Droits de l'Homme, Institut des Droits de l'Homme du Barreau de Bordeaux, Justice et Liberté, Lawyers Committee for Human Rights, LIDH - Ligue Internationale des Droits de l'Homme, OMCT - Organisation Mondiale contre la Torture, OUA - Organisation de l'Unité Africaine, Parti Socialiste Français, Reporters sans Frontières, Survie, Union Européenne des Avocats et de nombreuses autres ...
    (Liste complète )

    L'ancien Président Hassan Gouled APTIDON et son neveu Ismaël Omar GUELLEH ont fait l'objet d'une plainte pour CRIMES CONTRE L'HUMANITÉ qui a été déposée par notre Association le 4 mars 1999 sur le bureau du Procureur du T.G.I. de Paris.
    Informations


    Communiqué rédigé par
    Jean-Loup SCHAAL
    E-Mail : jlschaal@ardhd.org
    ARDH
    Tel : 33 (0)1.46.34.70.70
    Fax : 33 (0)1.46.34.25.93


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    COMMUNIQUE N° 13 du mardi 28 septembre 1999

    DJIBOUTI :
    CONSTATANT
    - L'EMPRISONNEMENT DE TOUS
    LES JOURNALISTES DE L'OPPOSTION
    - L'INTERDICTION DE TOUS
    LES JOURNAUX INDEPENDANTS,


    L'ARDHD LANCE UN NOUVEAU JOURNAL D'OPPOSITION
    SUR INTERNET " LA LIBERTE ", parution hedomadaire,


    LE N° 0 période du 20 au 26 septembre 99 est déjà disponible
    sur http://www.ardhd.org/francais/liberte.htm


    Il n'y a plus de presse d'opposition à Djibouti
    Tous les journalistes ont été arrêtés et emprisonnés, parmi eux :

    Le général Ali Medial WAIS, ancien chef d'Etat-Major, codirecteur du " TEMPS " et M Daher Ahmed FARAH, rédacteur en chef du " RENOUVEAU ", condamné le 2 septembre 99 à de lourdes peines de prison ferme,


    Amir ADAWEH, arrêté et emprisonné en Ethiopie sur ordre du gouvernement djiboutien, rédacteur en chef de la " REPUBLIQUE ", organe de communication du PND,


    Moussa IDRISS, président de l'Opposition djiboutienne unifiée, candidat à l'élection présidentielle, codirecteur du " TEMPS ", arrêté avec violence à son domicile le 23 septembre puis emprisonné. Un mort, plusieurs blessés dont son épouse.


    Tous les journaux d'opposition sont interdits ou suspendus
    depuis le 2 septembre 1999



    L'ARDHD constatant la situation, met son site INTERNET à la disposition de tous les Djiboutiens de l'opposition


    L'ARDHD lance un hebdomadaire d'opposition sur INTERNET.
    Tous les djiboutiens d'opposition pourront adresser leurs articles et leurs photos qui seront publiés gratuitement dans les meilleurs délais.

    L'ARDHD n'entend pas exercer la moindre ingérence dans la vie politique du pays par ce geste de fraternité avec le peuple djiboutien qui souffre et avec tous les inculpés dans différents procès politiques qui ne seront pas défendus par des avocats libres et indépendants (*).

    Tous les textes seront publiés intégralement
    sans commentaire ni censure.


    (*) Nous apprenons que M Ismaël Omar GUELLEH vient de refuser officiellement les visas qui avaient été demandés par les avocats des inculpés appelés à comparaître le 13 octobre devant la Cour d'Appel. Ceci en violation de la convention franco-djiboutienne d'assistance judiciaire et en contradiction avec les assurances qui avaient été données par le Quai d'Orsay.


    L'ARDHD remercie tous les Médias et toutes les Associations
    qui relayent ses informations


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    COMMUNIQUE N° 12 du samedi 24 juillet 1999


    DJIBOUTI : MAÎTRE AREF EST TOUJOURS VICTIME
    DU NOUVEAU PRÉSIDENT ISMAEL OMAR GUELLEH


    Maître Mohamed AREF, avocat international, membre d'Amnesty International et ardent défenseur des droits de l'homme dans le monde, continue à être la victime du régime dictatorial de Djibouti.

    En dépit des promesses tant du côté français que du côté djiboutien : ¨ il n'a toujours pas récupéré son passeport, ¨ il est empêché d'exercer sa profession d'avocat.


    On se souvient que Maître avait été arrêté en février 99 et condamné à un an de prison dont six mois fermes, au cours d'un procès 'alibi' statuant sur sa responsabilité dans une affaire montée de toutes pièces par le régime (En contradiction avec les termes de la convention franco-djiboutienne d'assistance judiciaire, les avocats français n'avaient pas été autorisés à se rendre à Djibouti, etc..)

    Depuis, Maître Aref a purgé injustement trois mois de prison dans des conditions dramatiques : enfermé dans les latrines de la prison en plein soleil, disposant à peine d'un M2, etc..

    La fantastique mobilisation de nombreuses associations françaises et internationales et la condamnation du régime djiboutien par le Parlement européen avaient abouti le 11 mai 1999 à la libération de Maître AREF, dans le cadre d'une remise de peine.

    Aujourd'hui Maître Mohamed AREF n'a toujours pas récupéré son passeport en dépit des demandes officielles qu'il a fait transmettre aux autorités djiboutiennes et il a été suspendu du barreau de Djibouti sur demande du Président de la République.

    Ces deux mesures le condamnent, car il ne peut plus exercer sa profession à Djibouti ni à l'étranger.

    Parallèlement, quarante prisonniers politiques sont toujours enfermés (certains depuis deux ans) sans jugement dans la prison de Gabode où ils survivent à peine sans soins ni hygiène.

    Notre association appelle tous les hommes politiques français et européens et toutes les associations à se mobiliser pour faire pression sur les gouvernements français et djiboutiens afin d'obtenir la restitution du passeport de Maître AREF et sa réintégration au barreau de Djibouti.

    Elle remercie tous les médias qui relayent ses informations

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    COMMUNIQUE DE PRESSE du 14/02/99

    DROITS DE L'HOMME A DJIBOUTI :
    AGGRAVATION SANS PRÉCÉDANT
    DE LA SITUATION SUR PLACE DJIBOUTI


    Le procès de Maître Aref s'ouvre lundi .
    . mais la sentence serait déjà prononcée


    . Maître Aref Mohamed Aref, avocat inscrit au barreau de Djibouti et neveu de l'ancien Président du Conseil Ali Aref Bouhran, est cité à comparaître une nouvelle fois devant le Tr-bunal correctionnel de Djibouti, le lundi 15 février, pour être condamné à la prison.

    Les motifs de la citation n'ont aucun fondement, de l'avis de toutes les organisations qui suivent cette affaire : les autorités gouvernementales lui reprochent des négligences dans le suivi du dossier de l'un de ses Clients.

    Il est surprenant de constater que le Gouvernement djiboutien ait refusé d'accorder un visa non seulement à tous les avocats qui souhaitaient plaider sur place (Avocat sans Frontière, etc.) mais aussi à tous les observateurs délégués par les Associations Humanitaires et en particulier par Amnesty International.

    Nous savons qu'aucun avocat libre et indépendant ne pourra assister Maître Aref, à l'audience, pour assurer sa défense devant la Chambre correctionnelle.

    Cet état de fait :

    nous laisse penser légitimement que la sentence est déjà prononcée et que

    Maître Aref sera incarcéré à l'issue de l'audience,


    confirme que les autorités djiboutiennes ne font même plus semblant de respecter les Droits de l'Homme et de la Défense sur le territoire de la République.

    Par exemple, le procès s'ouvre devant la Chambre Correctionnelle de Djibouti, alors que la Cour Suprême n'a pas encore rendu son arrêt sur la validité de l'action ju-diciaire. Notre association lance un appel à tous les hommes politiques français et européens pour qu'ils interviennent :


    auprès du gouvernement djiboutien afin qu'il respecte les Droits de l'Homme,


    auprès du gouvernement français et de la C.E. afin que les États européens cessent de subventionner une dictature qui bafoue les libertés individuelles et qui poursuit une répression sanglante dans son pays.

    Maître Aref Mohamed Aref Marié, père de 4 enfants. Il a effectué ses études en France, à l'École Militaire des Enfants de Troupe, puis à la faculté de Droit de Strasbourg. Inscrit au barreau de Djibouti, il s'est illustré par ses prises de position en faveur des prisonniers politiques dont il a pris la défense.

    Sa détermination l'a conduit en prison en 1991 où il a passé, à titre préventif, deux années dans des conditions d'incarcération effroyables. Lors du procès qui s'est déroulé en 1993, il a été reconnu non-coupable et il a été libéré.

    Depuis, il milite en faveur des Droits de l'Homme et il accomplit des missions internationales pour des organismes officiels. En particulier il a été chargé de représenter Amnesty International lors de la Conférence de Rome en juillet 1998 réunie pour préparer la création du Tribunal Pénal International.

    En décembre 1998, alors qu'il se rendait en France pour participer aux cérémonies de commémoration du 50ème anniversaire de la Déclaration des Droits de l'Homme, les autorités lui ont retiré son passeport. De nombreuses protestations se sont élevées pour en exiger la restitution : FIDH, Centre pour l'Indépendance des Magistrats et des Avocats à Genève, etc.

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    COMMUNIQUE N° 2 du 17/02/99

    DJIBOUTI : Maître Mohamed AREF,
    défenseur des Droits de l'Homme,
    condamné à deux ans de prison dont six mois ferme,
    à l'issue d'une parodie de procès
    est désormais incarcéré dans des conditions effroyables
    à la prison de GABODE


    Maître AREF, avocat inscrit au barreau de Djibouti, membre d'Amnesty International, défenseur des Droits de l'Homme, notamment

    auprès du Tribunal International chargé de juger les crimes contre l'humanité commis au Rwanda,


    délégué par Amnesty International à la Conférence de Rome à fin 1998 pour la création du Tribunal Pénal International ,


    et vigie de la liberté dans son pays où il défend les opprimés et prisonniers politiques ,

    a été condamné lundi 15 février à deux ans de prison dont six mois fermes, à l'issue d'un procès 'expédié' (le délibéré a duré 2 minutes), et conduit en violation des règles élémentaires de la défense :

    le Gouvernement djiboutien n'a accordé aucun visa aux avocats français et belges qui souhaitaient parti-ciper à la défense de Maître AREF ; il a aussi refusé les visas des observateurs délégués par plusieurs as-sociations, dont Amnesty International,


    le procès a été tenu, alors même que la Cour Su-prême de Djibouti n'avait pas encore rendu son verdict en ce qui concerne la validité même de l'instruction,


    le Président du tribunal a refusé de statuer sur une dizaine d'irrégularités dans la procédure.

    Maître Aref, comme nous le supposions, a été arrêté à l'audience (selon des sources bien informées, le mandat de dépôt avait été préparé plusieurs jours avant).

    Il est emprisonné à la Prison de Gabode à Djibou-ti dans des conditions plus que dégradantes : la cellule où il est enfermé et mis au secret est en fait le W-C à la Turque du quartier réservé aux dé- nus les plus dangereux et aux déments ; détenu sur une telle surface d'un m2, il a été mis de plus au secret et personne ne peut lui rendre visite.

    Rappelons que Maître Aref a été déjà à plusieurs reprises arrêté et incarcéré pour ses actions de dé-fense de la liberté dans la Corne de l'Afrique.

    Notre Association organise plusieurs actions pour faire libérer Maître Aref :

    Organisation d'une manifestation devant l'Am-bassade de Djibouti à Paris,


    Lancement d'une campagne de signatures de pétition et d'envoi de fax au Gouvernement dji-boutien


    Ouverture prochaine d'un site Web d'infor-mation


    Une campagne d'information des responsables politiques français et des parlementaires.

    Nous lançons un appel à tous les hommes poli-tiques français et européens pour :

    Qu'ils interviennent sans tarder auprès du Gou-vernement djiboutien, afin d'exiger la libération immédiate de Maître Aref,


    Qu'ils cessent de soutenir et de subventionner la dictature tant qu'elle poursuivra une répression sanglante sur tout le territoire de la République djiboutienne (En janvier 99, la France a encore accordé deux subventions de 3,5 et 55 MF aux dirigeants - le premier ministre djiboutien est en visite à Rome pour obtenir des subventions ita-liennes)

    L'Association pour le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti
    remercie les journalistes et les supports qui relayent son action
    et qui informent l'opinion publique.


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    COMMUNIQUE N° 3 DU MARDI 23/02/99

    DJIBOUTI : Maître AREF, détenu politique à Djibouti,
    est torturé depuis une semaine.
    SA VIE EST EN DANGER !


    Maître Mohamed AREF, avocat international, et inscrit au barreau de Djibouti, défenseur reconnu des Droits de l'Homme partout où ils sont bafoués et particulièrement dans les pays africains, vient d'être condamné lundi 15 février 1999 à deux ans de prison, dont six mois fermes, à l'issue d'un procès-alibi à connotation uniquement politique et "expédié" en violation de tous les droits de la défense.

    Il n'a pas pu être assisté par ses avocats français (en particulier par les délégués d'Avocats Sans Frontières), qui se sont tous vu refuser leur visa d'entrée, en contradiction avec la convention franco-djiboutienne d'assis- tance judiciaire.

    Arrêté à l'audience, Maître AREF a été incarcéré dans la prison de Gabode où il est torturé depuis une semaine : enfermé dans un espace d'un m2, en fait les toilettes du quartier de haute sécurité de Gabode sous le soleil torride de la région, sans toiture ni protection. Nous craignons pour sa vie, car il ne peut même pas s'allonger, il manque d'eau et il est exposé à toutes les maladies, en particulier la malaria.

    1 - Nous renouvelons notre appel à tous les hommes politiques français et européens pour qu'ils interviennent d'urgence afin d'obtenir la libération de Maître AREF et de tous les prisonniers poli-tiques, dans les meilleurs délais, ce qui évitera un nouveau drame humanitaire à Djibouti.


    2 - Notre association ouvre un site sur Internet. www.ardhd.org Il est accessible progressivement à partir du mardi 23 février à 12 h 00 GMT

    Merci de faire connaître le site autour de vous.

    Informations mises à jour en permanence,


    Les prisonniers politiques du dictateur,


    Le procès de Maître Aref,


    Signature d'une pétition.

    Le contenu du site est disponible en français. Les versions italiennes et anglaises seront accessibles sous 48 heures.

    3 - Nous organisons une manifestation de soutien à Maître AREF, à tous les prisonniers politiques et au peuple djiboutien : Le vendredi 12 mars 1999, Rue Emile Meunier à Paris 16ème Rassemblement à 18 h 30 à proximité des locaux de l'Ambassade de Djibouti

    Nous demandons à tous les défenseurs des Droits de l'Homme de se joindre nombreux à cette mani-festation pour réclamer la libération de Me Aref et de tous les prisonniers politiques torturés dans les prisons de Djibouti, et dénoncer les tortures et toutes les exactions commises par la dictature qui tient lieu de Gouvernement à Djibouti.

    Nous remercions tous les journalistes
    qui relayent nos appels et nos communiqués


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    COMMUNIQUE N° 4 DU SAMEDI 27/02/99

    DJIBOUTI : CELLULE N° 12
    - QUARTIER DE HAUTE SÉCURITÉ -
    PRISON DE GABODE Maître AREF,
    DÉFENSEUR RECONNU DES DROITS DE L'HOMME,
    TORTURÉ DEPUIS DIX JOURS,
    PEUT MOURIR D'UN JOUR À L'AUTRE.


    LES INSTANCES EUROPÉENNES
    ET LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS
    DOIVENT-ILS INTERVENIR EN SA FAVEUR AU TITRE DU DEVOIR D'INGÉRENCE HUMANITAIRE . ?
    . ILS EN ONT LE POUVOIR !


    Toutes les informations que nous recevons en prove-nance de Djibouti, confirment que la situation de Maî-tre AREF, détenu dans la cellule N° 12 du quartier de haute sécurité de la prison de Gabode à Djibouti, est effroyable. La cellule N° 12 désigne en réalité les toilettes à ciel ouvert du quartier de haute sécurité.

    Maître AREF, défenseur des Droits de l'Homme, reconnu sur le plan international, y est torturé depuis son arrestation le lundi 15 février à l'issue d'un procès-alibi. Il est debout, sous le soleil brûlant (32° et +), sans possibilité de se reposer. Il ne peut recevoir aucune visite, même pas celles de sa famille.

    Nous lançons un appel urgent à tous les médias et aux hommes politiques français pour qu'ils se mobili-sent en faveur de Me AREF. La France peut-elle exercer une pression sur le gouvernement djiboutien pour exiger la libération immédiate de Me AREF
    au titre du devoir d'ingérence humanitaire ?


    Nous remercions tous les médias qui diffuseront notre appel urgent et qui contribueront à éviter un nouveau drame humanitaire à Djibouti.

    " SA VIE EST EN DANGER . IL NE SURVIVRA PAS LONGTEMPS
    À CE TRAITEMENT EFFROYABLE. "
    (Extrait du rapport d'Avocats Sans Frontières)


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    COMMUNIQUE N° 5 du JEUDI 04/03/99


    Plainte au Procureur de la République du TGI de PARIS
    pour actes de torture et crimes contre l'humanité
    à l'encontre de Mr Hassan GOULED APTIDON,
    actuellement Président de la République de Djibouti,
    et de Mr Ismaël OMAR GUELLEH, Directeur de Cabinet


    PLAINTE contre la VIOLATION SYSTEMATIQUE
    des DROITS de l'HOMME à DJIBOUTI


    Le jeudi 4 mars 1999, devant la violence continue faite aux droits de l'homme et à l'intégrité des personnes dans la République de Djibouti, l'Association pour le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti (ARDHD) a porté plainte contre MM Hassan Gouled Aptidon et Ismael Omar Guelleh, Président de la République et Directeur de Cabinet de la République de Djibouti.

    Fondée sur une accumulation de faits et un choix d'exemples avérés d'exactions, d'actes de torture, de détentions arbitraires et de preuves manifestes de onze violations systématiques et volontaires des droits de l'homme, - dont on pourra consulter le contenu précis sur le site web www.ardhd.org -, la plainte pour actes de torture et crimes contre l'humanité a été portée par l'ARDH et par un citoyen djiboutien qui fut lui même arrêté et torturé.

    Cette plainte contre le président de la république de Djibouti et son directeur de cabinet a été adressée au Procureur de la République du TGI de Paris par Maître Roger-Vincent Catalayud, ancien bâtonnier, membre du Conseil National des Barreaux.

    Une grande manifestation est organisée le vendredi 12 mars à 18 h 30 à proximité de l'Ambassade de Djibouti (Rue Emile Menier à Paris 16°) pour :

    Exiger la libération immédiate de Me AREF et de tous les prisonniers politiques,


    Dénoncer toutes les violations des Droits de l'Homme à Djibouti. Consultez les informations qui sont mises à jour régulièrement sur le site Internet :


    le texte intégral de la plainte déposée, Ø le rapport d'Avocat Sans Frontières,
    la situation de Me Aref


    une analyse du Bâtonnier R-V. Calatayud, membre du Conseil des Barreaux, sur la situation à Djibouti

    Signez la pétition en faveur de la libération de
    TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES à DJIBOUTI


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    CONFERENCE DE PRESSE
    VENDREDI 12 MARS A 12 H 30


    L'ASSOCIATION POUR LE RESPECT DES DROITS DE L'HOMME A DJIBOUTI L'ASSOCIATION FRANCAISE DES AMIS DES DEMOCRATES DE DJIBOUTI AVOCATS SANS FRONTIERES

    vous prient d'assister à la conférence de presse
    du vendredi 12 mars 1999 à 12 h 30
    qui précédera la manifestation-mobilisation organisée pour 18 h 30
    - Rue Emile Menier - Paris 16ème
    à la suite de l'arrestation le 15 février dernier à Djibouti
    et de l'incarcération dans des conditions effroyables à la prison de Gabode de Maître Aref, militant et défenseur des Droits de l'Homme
    et de tous les prisonniers politiques, et face face aux violations répétées et continues des droits élémentaires de la personne et du citoyen dans ce pays.


     

    L'ARDHD vient de déposer une plainte pour tortures et pour crimes contre l'humanité à l'encontre de S.E. Hassan Gouled Aptidon, Président de la République de Djibouti et son neveu M. Ismaël Omar GUELLEH, directeur du SDS à Djibouti.


    Maître Roger-Vincent CALATAYUD,
    Ancien Bâtonnier,
    membre du Conseil National des Barreaux,
    Président AFADD


    Les conditions du procès de Maître Mohamed AREF à Djibouti.

    Maître Anne MONSEU,
    Administrateur d'Avocats Sans Frontières -
    Belgique



    Les violations des Droits de l'Homme à Djibouti, les conditions d'incarcération de Maître Mohamed AREF et de tous les prisonniers politiques. Les pays européens et la France peuvent-ils intervenir ?


    Jean-Loup SCHAAL,
    Président de l'ARDHD


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    Un FAX DIFFAMATOIRE et SUSPECT
    met en cause l'intégrité de Me Aref :


    COMMUNIQUE N° 6 du lundi 22 mars 1999
    RÉPONSE DE L'ARDHD
    AU COMMUNIQUÉ signé 'Cabinet PARTON'


    Le communiqué est-il authentique ?

    Pour le vérifier, nous avons envoyé plusieurs mes-sages au Cabinet Parton, en demandant des in-formations complémentaires (comme cela était proposé par le rédacteur). A ce jour et à notre stupéfaction, nous n'avons reçu aucune réponse.pas même un accusé de réception.


    Nous avons comparé la signature publiée par "La Nation" de Djibouti (Nicholas Parton) avec l'original dont nous avons plusieurs exemplaires sur les courriers reçus par le Cabinet de Maître AREF (N.G. Parton) : même si elles présentent des similitudes, les signatures ne semblent pas avoir été réalisées par la même main. Il est extrêmement rare qu'un avocat attaque publi-quement un autre avocat avec autant de virulence :

    Au sein de toutes les professions respectables et organisées, les désaccords entre les membres sont réglés dans le cadre des instances profes-sionnelles et non pas, sur la place publique .. La démarche du Cabinet Parton déroge curieusement à cette règle et aux habitudes confraternel-les, d'autant plus qu'elle intervient dans un con-texte humanitaire particulièrement pénible puis-que Maître AREF est torturé depuis un mois dans la prison de Gabode : elle est donc extrême-ment suspecte.

    Le communiqué des incohérences graves sur le fond


    1. Si les décisions de Maître Aref avaient été à l'ori-gine de dépenses exceptionnelles et supplémen-taires pour ses clients ("deux cabinets d'avocat pendant plusieurs mois"), le Cabinet Parton se se-rait obligatoirement constitué partie civile, au nom de ses Clients, lors du procès du 15 février, pour réclamer des dommages. Il ne l'a pas fait puis-que les entreprises n'ont eu à subir aucun préjudice.


    2. Il est précisé, en fin de communiqué, que la mar-chandise avait été financée par les USA dans le cadre d'un programme d'aide alimentaire ; or toute l'affaire repose sur une transaction commerciale. Nous découvrons que les Clients du Cabinet Parton ont vendu la marchandise qui leur avait été confiée par les USA et qui était destinée à des populations sous-alimentées, dans le but de régler leurs propres dettes. Voilà de bien cu-rieuses pratiques de détournement . de la part de ceux qui tentent de discréditer un défenseur re-connu des Droits de l'Homme


    3. Le prix de réserve de la vente judiciaire avait été fixé à 1.300.000 USD. La marchandise a été ac-quise lors de la vente judiciaire (annulée ensuite par la Cour d'Appel de Djibouti) pour 1.000.000 USD, soit le montant exact de la dette des Clients. La différence entre le prix de vente et le prix de réserve est de 300.000 USD. Or dans le communi-qué, il est fait état d'un préjudice de 3.000.000 USD (dix fois plus !) Il serait surprenant qu'un avocat sérieux puisse rédiger une telle énormi-té dans un communiqué public


    4. En ce qui concerne l'appel interjeté devant la Cour de Djibouti, le cabinet Parton a écrit "Personally, I can see no means as a matter of jurisprudential common sense whereby the sale can be reversed". "Personnellement, je ne vois pas dans la jurisprudence, de moyens à utiliser pour faire an-nuler la vente." Comment un avocat pourrait-il revenir aujour-d'hui sur ses propres propos en affirmant le contraire ?

    Ce communiqué attribué au Cabinet Parton ne peut pas être l'ouvre d'un avocat sérieux, responsable et respectable.

    QUI A INSPIRÉ CE COMMUNIQUÉ ?

    De nombreuses personnalités interrogées pensent à la main du Gouvernement djiboutien. La publication du texte intégral dans "La Nation", le lendemain même de la diffusion, prouve que l'opération de désinformation avait été organisée à l'avance.

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    COMMUNIQUE N° 7
    du jeudi 1er avril 1999


    LA SITUATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DÉTENUS
    À LA PRISON DE DJIBOUTI EST DEVENUE CRITIQUE.


    1. Les prisonniers politiques sont détenus dans des conditions effroyables.

    Ils sont entassés dans des cellules étroites, sans aucune hygiène. L'Administration leur refuse même une assistance médicale minimum et les blessés ne sont pas soignés. Il y a déjà eu deux morts par manque de soin et nous craignons pour la vie de huit blessés et mala-des qui dont l'état de santé est critique. Maître AREF a été pris, depuis deux jours, de violentes douleurs au niveau des reins et il a besoin de recevoir des soins immédiats.


    2. À l'exception de Maître AREF, aucun des prisonniers politiques n'a été jugé.


    Certains sont emprisonnés "à titre préventif" depuis plus de dix-huit mois et l'instruction judiciaire n'avance pas .


    3. Les détenus politiques ont décidé le 29 mars 1999 une grève de la faim pour une durée illimitée.


    Ils entendent ainsi protester contre les mauvais traitements dont ils sont les victimes et ils exigent leur libération immédiate, puisque à l'évi-dence, les charges retenues contre eux sont dénuées de tout fondement sérieux.


    4. Ils sont soutenus par de nombreux djiboutiens en France et en Belgique.


    Plusieurs dizaines de djiboutiens s'associent à ce mouvement pour montrer leur solidarité et leur soutien à la cause des prisonniers politi-ques. Ils sont réunis, depuis le 29 mars, près de Paris à Bagnolet et à Bruxelles et ils ont entamé une grève de la faim.

     

    L'ARDHD


    apporte son soutien à l'action des grévistes de la faim,


    dénonce les conditions d'incarcération dans la prison de Gabode,


    exige la libération immédiate de tous les prisonniers politiques,


    se joint à toutes les Associations qui sont mobilisées pour dénoncer les violences du régime du Président Gouled et de son chef de Cabinet M. Guelleh.


    L'ARDHD
    lance un appel à tous les hommes politiques pour qu'ils interviennent auprès du Gouvernement français, afin de faire pression sur les autorités djiboutiennes et de cesser :

    de soutenir officiellement et de façon scandaleuse la candidature de M Guelleh, par le biais de l'Ambassadeur de France à Djibouti,


    de financer le régime et indirectement la campagne électorale du candidat officiel, au détriment de son challenger,


    de fermer les yeux sur la fraude électorale massive qui se prépare, en refusant par exemple de déléguer des observateurs français le 9 avril.

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    COMMUNIQUE N° 8 du lundi 19 avril 1999

    et appel à participer à la manifestation du 21 avril 1999

    Pourquoi la France conforte-t-elle la pseudo-élection djiboutienne du 9 avril, en même temps qu'elle sacrifie de sang-froid toute une partie de la population, et les emprisonnés politiques en grève de la faim depuis 20 jours ? ? ?..

    Depuis des mois, le pouvoir en place à Djibouti préparait la relève de sa dictature sanguinaire en écartant par la force ses opposants défenseurs des droits de l'homme : procès-alibis, incarcérations arbitraires, tortures et 'mises à l'ombre' se sont intensifiés afin de permettre une soi-disant 'élection démocratique' sans opposants présents : ils sont en prison, incarcérés, torturés ou réduits au silence.

     

    Le 9 avril dernier, le successeur - neveu et chef de cabinet - du dictateur Gouled a donc ainsi été " élu " à la présidence de la République, assurant la continuité à une politique de tortures, d'exactions et d'épuration ethnique qui a fait ses preuves depuis 22 ans.

    Alors même que des centaines de personnes sont emprisonnées sans procès ou avec des simulacres de procès, alors même que 45 prisonniers politiques incarcérés dans des conditions de détention effroyables ont entamé depuis vingt jours une grève de la faim illimitée, alors même que parmi eux l'avocat Aref Mohamed Aref, avocat international défenseur reconnu des droits de l'homme est jour après jour en butte à des conditions de détention de plus en plus critique, le 'nouveau régime', élu grâce à une fraude électorale sans précédent est de surcroît félicité par la France, qui ne s'est ni étonnée ni émue des incarcérations et tortures systématiques des opposants politiques, et qui a été la première à féliciter le tortionnaire promu " président de la république ".


    Pourquoi une telle attitude ?

    Est ce pour protéger l'implantation des quelques 3 500 militaires basés à Djibouti ?

    Quels intérêts font que la France, alors même qu'elle s'élève contre des exactions com-mises dans les Balkans, ou des irrégularités élec-torales soupçonnées dans le Maghreb, soutient de façon inconditionnelle une dictature qui depuis 22 ans, et de façon encore accrue depuis quelques années poursuit en toute impunité une politique d'exactions et de tortures des minorités ethniques et politiques, de détournements des fonds internationaux, et d'appauvrissement systématique du pays . ?

    Une dictature sanguinaire du Président Gouled, que poursuit son neveu Ismaël Omar Guelleh récemment élu grâce à une fraude électorale sans précédent. Le Président Gouled et son neveu conduisent depuis vingt-deux ans une politique de répression à Djibouti, qui est dénoncée par toutes les Associations, tous les observateurs ainsi que certains hommes politiques :

    arrestations arbitraires et tortures des prisonniers,


    exécutions sommaires et viols,


    épuration ethnique dans le Nord et le Sud du pays : destructions de villages, de points d'eau, de cheptels, déplacements de population,
    fermeture des écoles,


    incarcération des journalistes et des directeurs de publication,


    non-paiement des fonctionnaires et arrestation des syndicalistes,


    accaparement de toutes les ressources de l'État au profit de quelques dirigeants, .

    etc.

    La veille du scrutin, les observateurs indépendants créditaient Ismaël Omar Guelleh de moins de 20 % des suffrages . et pourtant le lendemain, ce dernier déclare avoir obtenu 75 % des votes !

    A Paris même, des observateurs qui souhaitaient suivre le déroule-ment du vote à l'ambassade se sont fait 'sortir' et rouer de coups..

    Pourquoi la France continue-t-elle à soutenir in-conditionnellement ce régime ?

    Alors même que les exactions sont connues, dès le lendemain de l'élection :

    le Président Jacques Chirac était le premier à féliciter le nouveau président.


    l'armée de l'Air française, geste exceptionnel, envoyait deux mirages pour "saluer" de plusieurs battements d'aile la maison de Guelleh,


    .. et le Gouvernement français continue d'allouer régulièrement au régime des subventions complémentaires : en janvier il s'agit de 65 millions de francs dont 10 millions discrétionnaires, sans obligation d'affectation !

    Interpellé par la presse et par des parlementaires ces dernières semaines, le Ministre délégué à la Coopération avait pourtant annoncé que la politique française tiendrait compte désormais de la situation des Droits de l'Homme avant d'accorder des subventions.

    Qu'en est-il de ces promesses ?

    Depuis vingt jours, soixante personnes sont en grève de la faim pour leur liberté et la défense des droits de l'homme Quarante-cinq prisonniers politiques incarcérés à Djibouti dans des conditions effroyables ont entamé le 29 mars une grève de la faim illimitée pour :

    dénoncer leurs conditions d'incarcération, sans hygiène, dans un hangar et sans aucune assistance médicale,


    obtenir leur libération immédiate : certains sont enfermés depuis dix-huit mois sans jugement et sans même le début d'une instruction judiciaire,

    Parmi eux, l'avocat Aref Mohamed Aref, défenseur reconnu des Droits de l'Homme, arrêté et incarcéré illégalement.

    A Paris et à Bruxelles, ils sont soutenus par une vingtaine de djiboutiens en grève de la faim eux aussi. A Djibouti, deux prisonniers sont déjà morts en prison, faute de soins .

    Nous appelons tous les hommes politiques français et européens pour qu'il exigent :

    la libération immédiate de tous les détenus politiques, sans exception, ·

    l'engagement officiel du nouveau Président de mettre un terme à la torture, à la répression et aux actes de barbarie,


    une investigation véritable sur l'allocation des moyens alloués par la France.

    SEULE UNE INTERVENTION URGENTE DE LA FRANCE
    ET DE L'UNION EUROPÉENNE,
    DANS LA SEMAINE,
    POURRA ÉVITER UN DRAME HUMANITAIRE
    ET LA MORT DE PLUSIEURS DÉTENUS POLITIQUES
    À DJIBOUTI.


    NOUS APPELONS A PARTICIPER
    A LA MANIFESTATION DU MERCREDI 21 AVRIL 1999
    Rassemblement à 18 h 00 À proximité de l'Ambassade de Djibouti à Paris 16ème Rue Emile Menier


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    COMMUNIQUE N° 9
    du samedi 24 avril 1999


    COMMENT LA FRANCE FERA-T-ELLE FACE
    à la mort programmée de 41 prisonniers politiques
    à Djibouti ?


    Quarante et un prisonniers politiques à Djibouti, abandonnes sans aucun soin, en grève de la faim depuis trois semaines, sont au bord de l'épuisement ; des décès vont survenir dans les prochains jours ·


    Un jeune homme de 19 ans, Ali Ahaw, qui a contracté la tuberculose en prison, il y a un an, se meurt, faute de soins,


    Un autre détenu qui a eu le bras fracassé au moment de son arrestation, souffre de gangrène. Il a été transporté à l'hôpital civil de Djibouti ou le personnel s'est déclaré incompétent. !: Les autorités l'ont reconduit en prison sans soin.

    A Bruxelles et à Bagnolet une vingtaine de Djiboutiens entament aussi une quatrième semaine de grève de la faim pour soutenir les prisonniers politiques. Ils ont reçu la visite de Madame Danielle Mitterrand et Mgr Jacques Gaillot.

     

    Comment la France va-t-elle assumer l'annonce malheureusement inéluctable des premiers décès de prisonniers politiques à Gabode ?
    Notre responsabilité morale va être largement engagée, car nos autorités ont été informées heure par heure de la situation, depuis le début de la crise. Et pourtant à notre connaissance, aucune mesure concrète n'a été prise par notre pays au titre de l'ingérence humanitaire.
    Seule une action immédiate pourrait éviter un nouveau drame humanitaire à Djibouti et la mort d'innocents.





    Les exactions s'intensifient à Djibouti.
    Bravant tous les appels à la clémence et au respect des Droits de l'Homme qui lui sont adressés chaque jour par de très nombreuses associations françaises et internationales(*), Isamël Omar Guelleh, le nouveau dictateur de Djibouti, pratiquement auto-proclamé à l'issue d'une pseudo-élection, poursuit sa politique d'épuration ethnique et politique, d'arrestations arbitraires, d'exactions et de tortures.


    Il fait arrêter systématiquement tous les partisans de son ex-challenger, le candidat unique de l'opposition Moussa Idriss et il les fait torturer dans les gendarmeries et dans les casernes de l'AND.

    A titre d'exemple, Sali Mohamed Dini, 60 ans, marié et père de neuf enfants, Okal Général et adjoint du Sultan de Rheïda, a été arrêté le 10 avril pour avoir soutenu la candidature de Moussa Idriss. Après avoir été torturé, il a été transféré à la prison de Gabode où il occupe la tristement célèbre cellule N° 12

    Cette cellule de 1 m² a été occupée par Maître Aref pendant plus de trois semaines. Il s'agit des toilettes à la turque de la prison. Le prisonnier ne peut pas s'allonger et il est exposé en plein soleil ( + 40 °) durant toute la journée.

    Seule une action humanitaire immédiate pourrait encore sauver des vies à Djibouti

    Nous adressons une demande urgente au Gouvernement français, à tous les hommes politiques français et européens pour qu'ils interviennent dans les prochaines heures,pour imposer au Gouvernement djiboutien :

    de faire soigner tous les prisonniers malades,


    de libérer immédiatement et sans condition, Maître AREF et tous les prisonniers politiques,


    de rétablir les conditions d'un Etat de Droit à Djibouti et le respect des Droits del'Homme.

  • (*) Parmi les associations mobilisées :
    Amnesty International,
    Conseil National des Barreaux,
    Survie,
    Avocat Sans Frontière,
    FIDH,
    Union des Avocats Européens,
    Comité Internationale des Juristes,
    Parti Socialiste Français,
    Union Interafricaine des DH,

    etc...

     

Ce texte est probablement notre dernier communiqué
avant l'annonce des premiers décès
qui vont survenir à très court terme à Gabode.


Nous remercions tous les journalistes et tous les supports
qui relayent nos informations.


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Association pour le Respect
des Droits de l'Homme à Djibouti
ARDHD

COMMUNIQUE N° 10
du 18 mai 1999


NOUVEAU SCANDALE :
LA FRANCE VA RECEVOIR EN VISITE OFFICIELLE
à partir du 25 mai 1999
M Ismaël Omar GUELEH,
nouveau Président de la République de Djibouti,
responsable de toutes les exactions commises
à l'encontre de la population civile.


Notre association dénonce avec force l'attitude scandaleuse du gouvernement français qui accueille en visite officielle le tortionnaire de Djibouti, en dépit de toutes les condamnations internationales

Nous rappelons que le régime djiboutien (et plus particulièrement MM. Ismaël Omar GUELLEH et Hassan Gouled APTIDON) :

a été condamné sévèrement par le Parlement Européen qui dénonce toutes les violations de Droits de l'Homme,

inquiète la Commission Africaine des Droits de l'Homme ( OUA ) dont le Président mandate l'un de ses membres pour conduite une mission d'enquête sur place

fait l'objet d'une plainte en France pour Torture et Crimes contre l'Humanité,

etc..

Comment la France peut-elle accueillir sur son sol le responsable :

d'actes de tortures multiples et répétés dans la Villa Christophe et dans les locaux de gendarmerie,


d'exécutions sommaires : quatre personnes ont été encore fusillées par les forces de l'ordre, il y a une semaine, dans le Nord du pays ; une seule (80 ans) a survécu miraculeusement,


d'arrestations et de séquestrations arbitraires : quarante prisonniers politiques croupissent à Gabode, sans jugement ni instruction en cours, dans des conditions d'hygiène effrayantes et sans soins médicaux,


de destructions de villages, de cheptels, de point d'eau, d'écoles dans le Nord et dans le Sud,


de viols,


d'entrave à la liberté de déplacement : Me AREF et de nombreuses autres personnalités se sont vus retirer leur passeport,


de corruption à grande échelle : comment M. Guelleh a-t-il pu s'offrir un palais immense dans un pays économiquement exsangue ?


d'entrave à la liberté syndicale et d'arrestation des principaux responsables (éducation, santé, etc.)


de déplacement de population,


etc..

Depuis plus de dix ans, MM Guelleh et Aptidon se sont livrés à une épuration ethnique de grande ampleur, qui (toutes proportions gardées, puisque Djibouti ne compte qu'entre 400 et 500.000 habitants) est comparable à l'attitude des Serbes au Kosovo, contre lesquels l'Otan a déclenché une guerre.
Il est extrêmement choquant de constater qu'il y a deux poids et deux mesures.


Que vient faire M. Ismaël Omar GUELLEH en France ?

Demander des aides et des subventions supplémentaires, dont il détournera la plus grande partie à son profit et à celui de ses proches, sans que la population civile en bénéficie.

 

Notre associaition demande aux hommes politiques français et européens de se mobiliser pour faire pression sur le Gouvernement français pour

qu'il refuse de financer le régime dictatorial et le dictateur,


que le Parquet profite du voyage de M Guelleh pour l'entendre sur les faits extrêmement graves qui lui sont reprochés (l'affaire Pinochet devrait faire jurisprudence),


qu'il obtienne des mesures concrètes prouvant le retour
à la démocratie, à la paix et à la sécurité pour tous les djiboutiens : libération des quarante prisonniers politiques, restitution des passeports, levée de l'interdiction d'exercer à l'encontre de Maître AREF, etc.


Notre association va lancer une série d'actions pour accueillir le dictateur, afin que son séjour reste inoubliable.

Nous demandons à toutes les Associations de se mobiliser pour participer à nos côtés à ces actions et nous remercions les journalistes et les supports qui relayent nos informations

Jean-Loup SCHAAL
Président


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Association pour le Respect
des Droits de l'Homme à Djibouti
ARDHD

COMMUNIQUE N° 11

Lettre ouverte à
MM Michel ROUSSIN - Président du Comité Afrique - MEDEF International,
Michel FRANCK - Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris,


copies à MM Arnaud Montebourg, Assemblée Nationale
Mr Ernest-Antoine Sellière, Président du MEDEF
cabinet de Me Martine Aubry
cabinet de Mr Hubert Védrine
Mr Josselin
AFP RFI ..


 

L'annonce conjointe faite par le MEDEF et par la CCIP d'un PETIT-DEJEUNER DJIBOUTI, réception " d'affaires " organisée pour célébrer le passage à Paris d'Ismael Omar Guelleh pour 'un dialogue direct sur l'environnement économique et la sécurité des investissements' paraît plus que surprenante au moment même où le Parlement européen vient de condamner Djibouti pour ses atteintes répétées aux Droits de l'homme.

Nous ne pouvons que nous interroger, voire nous scandaliser de cette invitation officielle d'appel à montage d'affaires et de projets faite à un homme qui vient d'être " élu " après avoir fait emprisonner et torturer ses principaux opposants afin de bénéficier d'une élection au calme, puis de bénéficier ensuite des subsides et subventions donnés par la France..

Il nous semble utile de rappeler à votre connaissance, - ce que vous n'avez sans doute pas suivi -, que le nouveau Président de la République de Djibouti estl' homme de confiance et désormais successeur du dictateur Hassan Gouled Optidon, célèbre pour :

les actes de tortures multiples et répétés dans la Villa Christophe et dans les locaux de gendarmerie,


les exécutions sommaires : quatre personnes ont été encore fusillées par les forces de l'ordre, il y a une semaine, dans le Nord du pays ; une seule (80 ans) a survécu miraculeusement,


les arrestations et les séquestrations arbitraires : quarante prisonniers politiques croupissent à Gabode, sans jugement ni instruction en cours, dans des conditions d'hygiène effrayantes et sans soins médicaux,


les destructions de villages, de cheptels, de point d'eau, d'écoles dans le Nord et dans le Sud,


les viols,


l'entrave à la liberté de déplacement : Me AREF et de nombreuses autres personnalités se sont vus retirer leur passeport,


la corruption à grande échelle : comment M. Guelleh a-t-il pu s'offrir un palais immense dans un pays économiquement exsangue ?


l'entrave à la liberté syndicale et d'arrestation des principaux responsables (éducation, santé, etc.)


les déplacements de population,


etc..

 

Le 15 février dernier, à l'annonce de l'emprisonnement arbitraire et de la torture par la dictature djiboutienne, - préparant son élection présidentielle démocratique -, de Me Aref Mohamed Aref, avocat international et défenseur des Droits de l'Homme,

l'Association pour le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti,

Avocats sans Frontières,


Amnesty International,


la FIDH,


la commission Africaine des Droits de l'Homme (OUA),


l'Union des Avocats Européens,


La Commission Internationale des Juristes,


et des dizaines d'associations internationales

relayés par des politiques et des médias de bonne volonté, se mobilisaient, et organisaient un site web d'informations en continu www/ardhd.org.

Via ce site, l'ARDH a reçu des milliers de pétitions, et tenu au courant ses correspondants en temps réel de l'évolution des emprisonnements et tortures à Djibouti.

Nous avons obtenu dans un premier temps l'arrêt des tortures à l'encontre de Me Aref : enfermé dans des conditions effroyables, dans une cellule de un m² constitué par les toilettes à la turque de la prison, il est ensuite passé dans une cellule collective de 30 détenus dangereux, puis dans une cellule de 4 personnes. Il vient d'être libéré le 12 mai, le jour même d'une première et furtive annonce de la venue à Paris d'Ismaël Omar Guelleh.

Nous vous demandons d'annuler la réception prévue le 26 mai, pour préserver l'image de la CCIP, du MEDEF et de leurs adhérents.

 

Jean-Loup SCHAAL
Président


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