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Journal indépendant de tous les Djiboutiens de l'opposition |
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SOMMAIRE
N° 5 du 25 octobre au 31 octobre 1999 |
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IL
N' Y A PLUS DE PRESSE LIBRE A DJIBOUTI : |
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YORONGAR
Ngarlejy E. mail : yorongar@intnet.td
COMMUNIQUE DE PRESSE : MENACES DARRESTATIONS DE TOUS CEUX QUI DIRONT NON A LA DÉLÉGATION DE LA BANQUE MONDIALE DIRIGÉE PAR LE DIRECTEUR GÉNÉRAL Après Monsieur Idriss DEBY qui eut fait appel aux imams des mosquées pour prononcer des fatwa (appels aux meurtres des 8, 15 et 22 octobre 1999) contre toutes celles et tous ceux qui osent sopposer à lexploitation du pétrole dans les conditions actuelles, après le préfet de Moundou qui eut donné, le 6 octobre 1999, lordre aux forces de lordre darrêter systématiquement toutes celles et tous ceux qui auront osé dire un petit non à lexploitation du pétrole lors du passage de la délégation de la Banque Mondiale dirigée par le Directeur Général de cette institution, le Préfet de Doba vient à son tour de tenir une réunion, le 23 octobre 1999, à Bébédjia avec les 6 chefs de Canton de la sous-préfecture, les représentants des partis politiques de la place, des associations des Droits de lHomme et des ONG pour dire de go : "Le sous-préfet et le maire de Bébédjia sont chargés de confectionner des milliers de banderoles pour distribuer à la population de Komé, Miandoum et Bébédjia pour montrer que les Tchadiens sont daccord pour lexploitation du pétrole. Il est hors de question, ajoute-t-il, que quelquun ose dire un petit non lors du passage de la délégation de la Banque Mondiale. Celui qui aura dit non à cette occasion doit immédiatement être arrêté et mis en prison pour trouble de lordre public " Depuis hier, deux Ministres originaires du Logone Oriental sont sur les lieux pour appuyer le préfet dans sa lutte contre la contestation à loccasion du passage de la délégation de la Banque Mondiale, passage prévu respectivement le 29 octobre 1999 à Komé, Béro et Miandoum et le 30 octobre 1999 à Bébédjia et à Moundou. Outre les chefs de canton, les représentants des partis politiques et des ONG, cette délégation rencontrera, les délégués des paysans qui se sont rendus au Nigeria à savoir Martine de Komé, Eugène de Béro, urbain de Miandoum, le représentant de Timbéri etc. Pour arracher leur accord pour lexploitation, ils sont constamment lobjet des menaces. Nous osons espérer que la Banque Mondiale saura apprécier cette situation à sa juste valeur et ce, sans parti pris qui la caractérise actuellement. Dans le cas contraire, la majorité des Tchadiens qui disent massivement non à lexploitation du pétrole dans les conditions actuelles sauront prendre leurs responsabilités. Dans ce cas, la Banque Mondiale assumera entièrement la sienne de ce qui adviendra. A Bangui (RCA) Monsieur Idriss DEBY, toujours égal à lui-même, vient de quémander lappui des Chefs dÉtat présents ou représentés. Pour les Tchadiens ces chefs dÉtat dAfrique Centrale à savoir du Gabon, Cameroun, Congo, Angola, RDC et de la RCA, tous producteurs de pétrole ou de diamant doivent donner des exemples concrets de ce quils font des revenus pétroliers pour leurs pays avant de voler au secours de leur collègue Idriss DEBY dont les Tchadiens connaissent sa voracité en matière des deniers publics et la cupidité de son clan. Une telle position de ces chefs dÉtat à la demande expresse de Monsieur Idriss DEBY ne fait pas peur aux Tchadiens qui sont décidés désormais à défendre leurs droits et leurs biens par tous les moyens (à Suivre). La Coordination Exécutive Fédérale
NB : Un grand meeting sera organisé le samedi 30/10/1999 à 15 heures à lÉcole de DEMBE par 13 partis politiques dont certains sont des alliés du pouvoir. Ce meeting sera suivi par des meetings dans tous les six arrondissements de NDjaména. ------------- Retour Sommaire ------------------ |
La
Liberté : Ce nouveau journal
totalement indépendant inquiète les autorités djiboutiennes
M. Guelleh et
ses conseillers semblent désarmés dès lors qu'ils n'ont
pas Une audience en forte croissance
: Une campagne d'insulte violente
Les troupes de M. GUELLEH essayent de réagir en catastrophe. Une campagne orchestrée Un encouragement pour notre association
: Afin de ne pas prendre position dans le débat
politique interne à Djibouti, elle publie les articles et communiqués
qui lui sont transmis en s'abstenant de tout commentaire. Seuls sont refusé les articles qui seraient en contradiction avec la morale ou avec les objectifs de l'ARDHD en matière de Respect des Droits de L'Homme. Exemples
des thèmes Ex
N°1 (Les insultes) "Monsieur Schaal Je
suis régulièrement votre numéro de charlatan sur Agora
et sur le site AREF. "Pauvre con et démocrate de mes deux Pauvre con et démocrate " -------------------------------------------------------------- Ex
N°2 (Les affirmations dénuées "Depuis des siècles le peuple djiboutiens vivaient en paix, afars, somali, arabe ou autres. Mais, il existe des étrangers qui veulent détruire notre beaux pays. Ils sont jaloux de voire une petite nation qui prospère malgres les dures réalités. Les gens qui vous dissent que Djibouti, torture ou emprisonne sans raisons des gens, donc je vous dis que c'est faux. Il existe un site qui divulgue des fausses informations et des tortures inventer. Je dis, aux francais ou autres etranger qui se dissent qu'ils sont en trains d'aider le peuple djiboutiens, "Occupez vous des vos affaires, et arretez de dire des fausses informations, Djibouti est pour le peuple djiboutiens". ------------- Retour Sommaire ------------------
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27/10
LETTRE
- contre les détentions arbitraires, pour des motifs politiques, contre les détentions provisoires prolongées qui constituent des condamnations de fait (appelées " les peines de la présidence ") faisant fi de la présomption d'innocence. - contre l'absence totale de soins aux prisonniers : la dernière victime morte par manque de soins le 29.08.99, M. Wandassem Hailé Mariam. - contre la détérioration de la situation sanitaire en raison des cas de plus en plus nombreux de tuberculose non soignée depuis la dernière grève de la faim (il y a cinq ans) - contre l'insalubrité, la vétusté des locaux faisant craindre pour la survie des détenus : des plafonds non étanches risquant à tout moment de tomber (comme cela s'est produit il y a quatre mois)
Les prisonniers politiques ------------- Retour Sommaire ------------------ |
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Comité
en Europe pour la Défense des
- contre l'absence totale de soins aux prisonniers malades et blessés (la dernière victime, Wandafeh Haïlé Mariam est décédé le 29 août par manque de soins) - contre les détentions arbitraires pour des motifs politiques et les détentions provisoires prolongées qui constituent des condamnations de fait (appelées " peines de la présidence ").
demande : - des soins immédiats
et urgents pour les détenus malades et blessés Notre comité tient à exprimer sa solidarité et son soutien aux revendications politiques de ces prisonniers. Pour
le Président du CODEPP |
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NOUVELLES BRÈVES Qui participe à la grève de la faim ? Les prisonniers politiques de la prison de Gabode qui observent la grève de la faim sont au nombre de 45 : - Les prisonniers politiques du FRUD au nombre de 30 : les extradés de l'Éthiopie ont dépassé 2 ans de " détention provisoire " pour des motifs arbitraires ; les autres sont toujours sans soins et sans procès depuis 1 an et 8 mois - 12 prisonniers arrêtés depuis un an pour leur lien de parenté avec Mr Ismaël Gueddi Harod (en grève de la faim depuis le 17.10.99) - 3 prisonniers politiques détenus depuis 7 ans et sans procès : Ahmed Araïta, Abdi Aden Bout et Mohamed Hassan Farah ------------- Retour Sommaire ------------------ |
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Bruxelles, le 22 octobre 1999
Nous apprenons qu'un mouvement de grève de la faim illimité a été entamé par les prisonniers politiques de Gabode à Djibouti depuis le 17 octobre. Ces opposants protestent contre les conditions de leur détention et surtout contre le fait qu'ils soient garder en dépôt pendant des années sans être jugés. Ils ne bénéficient d'aucune assistance d'avocats de leurs choix - droit qui leur est dénié - et l'état de santé de certains d'entre eux s'aggrave faute de soins. Devant cette situation, notre collectif apporte son soutien à cette action et exige la libération immédiate de tous les prisonniers politiques. Pour
le collectif, |
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RADIO
France INTERNATIONAL - Entretien
de M. Kelche,
Général Kelche : nous n'avons pas de présence dans la zone la plus difficile, celle qui fait l'objet de minages, voire même d'affrontements comme en juillet dernier à Medeho. Nous n'avons pas d'information directe. Il est clair, effectivement, que les Djiboutiens disent que le FRUD reçoit un soutien érythréen. Ch. B : alors est-ce que vous avez des informations qui vont dans le même sens ? G. K. : Je ne peux pas faire d'état d'information directe française sur ce point. Ch. B : Est-ce que vous ne craignez pas d'être entraînés dans une intervention militaire interne à Djibouti dans un conflit entre le gouvernement et le FRUD ? G. K. : Ceci est hors de question. Nous n'interviendrons pas dans un problème interne de la république de Djibouti. Et nos amis djiboutiens en sont d'ailleurs parfaitement conscients et d'accord. Ch. B : alors vous savez comme moi que Djibouti a choisi son camp dans cette guerre Ethiopie-Erythrée. Elle a choisi l'Éthiopie et elle a rompu avec l'Érythrée. Est-ce que ce choix djiboutien ne vous met pas en porte-à-faux dans ce conflit Erythrée-Ethiopie ? G. K. : Djibouti n'est pas engagé dans le conflit à côté de l'Éthiopie. Et nous n'encourageons pas du tout la république de Djibouti à s'engager dans ce sens. Il est certain que les facilités portuaires de Djibouti ont toujours été utilisées par l'Éthiopie et continuent de l'être. Cela ne fait pour autant de la république de Djibouti une partie prenante au conflit. Ch. B : Quelle précaution prenez-vous, c'est bien faire comprendre aux pays qui entourent Djibouti que nous sommes solidaires des Djiboutiens en ce qui concerne l'intégrité de leur territoire. Donc, nous mettons en garde les pays voisins en disant : vous ne pouvez pas utiliser le territoire de Djibouti pour mener vos conflits. |
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| ARNAUD
MONTEBOURG DÉPUTÉ DE SAÔNE ET LOIRE SECRÉTAIRE DE LA COMMISSION DES LOIS PRÉSIDENT DU GROUPE D'AMITIÉ France DJIBOUTI Paris, le 27 octobre 1999 Monsieur
Charles JOSSELIN
Monsieur le Ministre Délégué, Deux journalistes, Éric Monier et Roger Motte, envoyés spéciaux de la chaîne de télévision France 2, chargés d'enquêter sur l'utilisation de l'argent public français à Djibouti ont été expulsés par les autorités politiques du territoire djiboutien, le 22 octobre dernier, après que leurs effets personnels et leurs documents de travail ont été confisqués. Ces pressions exercées contre des journalistes ne surprennent pas la représentation nationale. Nous n'ignorons pas que depuis la condamnation en appel à six mois de prison, le 20 octobre dernier, du rédacteur en chef de l'hebdomadaire Le Renouveau et du directeur du mensuel Le Temps, accompagnée d'une suspension de six mois de ces journaux, la presse est censurée à Djibouti. Il paraît plus étonnant que le pouvoir Djiboutien se prévale pour justifier les mesures qu'il a prises à l'encontre de l'équipe de France 2 de ce que le travail de ces journalistes porterait " atteinte aux relations entre les gouvernements français et djiboutiens ". L'équipe de France 2 s'est rendue à Djibouti afin d'effectuer une enquête sur l'utilisation de l'argent public français à Djibouti. Notre pays a consacré depuis deux cents ans le principe de la liberté d'expression. Il est impérieux que le Gouvernement français, directement impliqué dans cette affaire par les déclarations du Ministère de la Communication djiboutien, rappelle aux autorités djiboutiennes ce que suppose cette liberté fondamentale. Je vous demande, Monsieur le Ministre délégué, de bien vouloir me transmettre dans les plus brefs délais par laquelle le Gouvernement français a condamné les expulsions pratiquées par le Gouvernement djiboutien et les mesures de rétorsion que la France entend prendre sans délai. Je vous prie, Monsieur le Ministre Délégué, en l'assurance de mon attentive considération.
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Association
pour le Respect
45
PRISONNIERS POLITIQUES La
situation des Droits de l'Homme à Djibouti Tous les prisonniers politiques détenus à la prison de Gabode ont entamé une grève de la faim pour une durée illimitée. Par cette action, ils protestent
Cette grève
de la faim est la deuxième en 1999. La première avait
commencé le 29 mars 1999. Par solidarité avec eux, une quinzaine
de djiboutiens, réfugiés politiques, avaient participé
Ces derniers, au nombre de neuf, avaient reçu les visites de M Charles Josselin Ministre français délégué à la coopération, de Madame F. Mitterrand et de Monseigneur J. Gaillot. Le 3 mai 1999, les grévistes,
épuisés, avaient mis un terme à leur mouvement après
avoir reçu des assurances formelles de la part de la France sur l'amélioration
des conditions de détention On
constate aujourd'hui, contrairement aux engagements officiels, que les conditions
de détention, au lieu de s'améliorer, se sont dégradés
dramatiquement :
Notre association
lance un appel d'urgence à toutes les Associations et aux hommes politiques
français et européens pour qu'ils interviennent immédiatement
auprès du Gouvernement djiboutien, afin d'imposer le respect des Droits
de l'homme à Djibouti :
Les pays européens
ont les moyens d'imposer le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti
en lui subordonnant le versement des aides financières qui ont été
approuvées récemment par la France et par le FMI. Parmi
elles : ------------- Retour Sommaire ------------------ |
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----------------------------------------------------------- Remerciements
pour l'ouverture Il me
fait très plaisir de constater vos efforts pour défendre et
préserver une liberté d'expression bien mal menée Je suis
un compatriote vivant a Montréal (Canada)et pour qui l'espoir de retourner
Chaque jour que dieu fait j'essaie de trouver des idées pour conscientiser nos compatriotes ici afin de leur faire comprendre que la réalité n'est pas ce qu'elle semble être à leur yeux. AAR ------------- Retour Sommaire ------------------ dur dur d'être parent face à un gouvernement rapace. Parler au nom de la
liberté est un acte noble!!! Il en est de même
pour la privation de la liberté; aucun être humain n'a le droit
de priver de liberté, à moins celui-ci ait enfrein celle des
autres citoyens. Parler
au nom de la liberté c'est dormir, vivre avec ce refrain : NON À
L'ARBITRAIRE!!! Un Etat commet
un crime quand il tourmente les coeurs de milliers de parents qui ont
dépensés tant pour éduquer leurs enfants. Ils ont Les enfants ont grandi,
étudiés et sont revenus avec des diplômes. C'était à
leur tour de rêver; construction de maisons pour leurs parents afin
que ces derniers se reposent enfin! Pélerinage à la Mecque,
récompense sûpreme et geste qui couronne une vie de prière
pour la réussite des enfants, geste-laurier dans l'imaginaire collectif
de notre pays... En
descendant de l'avion qui les ramène au pays qu'est-ce qu'ils constatent? Que le favoritisme
a pris du poids, que la corruption est le sport le plus favoris depuis que
les terrains de foot ont été remplacés par des L'État est
criminel, non pas seulement à cause de ces réseaux clientèlistes
ou de sa milice monotribal armée jusqu'aux dents, mais aussi à
cause de tous ces coeurs endoloris, tous ces années d'efforts, tous
ces espoirs trompés de tous les parents ; dur dur d'être
parent face à un gouvernement rapace. L'herbe
ne poussera pas tant que les vautours continueront de tourner dans le ciel
djiboutien. S. ------------- Retour Sommaire ------------------ Je vous encourage dans votre lutte contre la dictature . Les Djiboutiens qui comprennent les enjeux d'aujourd'hui vous remercient de vos actions, et vous encouragent a oeuvrer dans cette voie .J'essaie de mon cote de collecter toutes les informations concernant Djibouti, malheureusement mes etudes me laissent tres peu de temps. Depuis quelques annees, je tente de comprendre qu'elles sont les personnes qui sont opposees a tout changement, qui voudraient que cette penible situation dure a Djibouti. Ca m'etonne pas que des gens vous ecrivent pour vous traiter de n'importe
quoi, ces gens m'interessent beaucoup car ils font partie de ceux qui vont
perdre en cas de changement de Je vous remercie d'avance, et vous encourage dans votre lutte contre la dictature . MHO ------------- Retour Sommaire ------------------
Nous adressons tous nos remerciements
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