|
Journal indépendant de tous les Djiboutiens de l'opposition |
|||||||||
SOMMAIRE
N° 6 du 1er novembre au 7 novembre 1999 PLUS DE CENT PRISONNIERS EN GRÈVE DE LA FAIM A GABODE MANIFESTATION LE MARDI 9 NOVEMBRE A PARIS INTERDICTION DE L'ACCES A NOTRE JOURNAL A PARTIR DE DJIBOUTI RESTAURER LA LIBERTE DE CIRCULATION POUR TOUS.... |
|||||||||
|
En écho à
la publication "Une prise de position d'un mystérieux "collectif des officiers libres" circule clandestinement à Djibouti depuis quelques semaines.... ....De
manière anonyme, il critique des instructions gouvernementales jugées "à la
limite de la légalité", évoque un malaise dans l'armée du fait d'un "dérèglement
total de l'éthique militaire" et juge que "l'épine dorsale est désormais touchée".
Par sa facture, il tranche avec les prises de position véhémentes de l'opposition civile djiboutienne ou les proclamations de la guérilla Afar du Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie (FRUD). Son style, tout comme sa référence à "l'épine dorsale" de la nation (notion consacrée pour désigner l'ethnie dominante Issa), porte à croire qu'il émane effectivement d'un ou de plusieurs officiers djiboutiens, Issa et éduqués, mécontents des relations entre le pouvoir et l'armée......" Suite
de l'article et informations complémentaires disponibles sur le site
de LOI ( 15 FF) ------------- Retour Sommaire ------------------ |
MOBILISATION MARDI 9 NOVEMBRE A 18 H 30 A PROXIMITE DE L'AMBASSADE DE DJIBOUTI Rue Emile Menier à Paris XVI Il vous est demandé de
venir nombreux
CHACUN DOIT SE MOBILISER ET INFORMER /
MOTIVER SON ENTOURAGE. Merci de confirmer votre participation
et le nombre de personnes par E-Mail - |
||||||||
LA
LIGUE DJIBOUTIENNE
Djibouti, le 27 Octobre 1999 NOTE
D'INFORMATION PLUS
D'UNE CENTAINE 16
Octobre l999 : 12 détenus entament une grève de faim (CP/7/LDDH
99), La totalité des détenus politiques suivie d'une partie des détenus de droit commun viennent de nouveau de déclencher un mouvement de grève de la faim pour protester :
Ce mouvement auquel participe l'ensemble des détenus politiques n'est pas la première du genre et les précédentes grèves de la faim avait été à l'origine du décès d'un détenu. Ce mouvement qui avait duré plusieurs semaines avaient été relayés à Paris et à Bruxelles. L'ampleur de ces actions avait permis d'attirer l'attention de la Communauté Internationale sur les conditions des détentions au pénitencier de Gabode en général et suries détentions politiques en particulier. Ce qui avait motivé entre autres, l'envoi d'une mission commun de l'Observatoire Internationale des Prisons, de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme, qui a pu constater, sur place,. les conditions lamentables de détention. En dépit de leur intervention, la situation s'est aggravée et la LDDH est de plus en plus préoccupée par la situation sanitaire et hygiénique dans ces lieux contigus où continue à s'entasser plusieurs centaines des détenus et ce, dans la plus grande promiscuité. Les cas de tuberculoses s'y multiplient ces derniers temps, et Wandossen Habté Mariam (voir ci haut) décédé il y a peu en détention, aurait présenté toutes les signes d'une méningite. La LDDH, joint sa voix à celles de tous les détenus politiques et à leurs familles pour dénoncer la mise en place d'une coalition régionale de répression entre la République de Djibouti et l'Éthiopie au moment même où le Chef de l'État Djiboutien s'apprêterait à entamer une visite officielle chez ce voisin pour signer des accords qui seront inévitablement contraires et au détriment des Droits de l'Homme. Nous rappelons que cette Coopération Sécuritaire avait fait en Octobre 1997 comme premières victimes les extradés Éthiopie, notamment le responsable du FRUD en Europe M.Mohamed KADAMY, alors de passage en Éthiopie. Extradition qui a été condamnée
par l'Union Européenne. Actuellement une dizaine d'Oromos seraient incarcérés a Gabode visiblement A la demande de Éthiopie qui les soupçonnent d'appartenir à OLF (Oromo Libération Front). De même M. Hassan Bouh proche parent du Général Ail Meidal Wais et M.Amir Adaweh rédacteur en chef du journal La République (organe de presse du P.N.D), membre de l'Opposition Djiboutienne Unifiée sont encore détenus en Éthiopie certainement à la demande de Djibouti, depuis plusieurs mois . nous craignons également que les 18.000 réfugiés Djiboutiens dans la région Afar (Aissaita - Eli-Daar) fassent également les frais de cette Coopération Sécuritaire. La LDDH dénonce également les répressions contre les proches parents des détenus politiques actuellement en grève de faim à titre d'exemple, Mr. Amareh Meidal (frère du Général Ali Meidal) a fait l'objet d'une perquisition sans mandat à son domicile et dans son entrepôt, puis mis en garde à vue par la gendarmerie toute la matinée du dimanche 24 octobre 1999. La LDDH s'élève contre l'acharnement et les persécutions inadmissibles à l'encontre des personnalités politiques dont le moins que l'on puisse dire et qu'elles soient non seulement détenues en toute illégalité mais encore dont les membres de leur famille sont pourchassés comme des vulgaires criminels. La LDDH est très très inquiète pour l'état de santé de certains grévistes de la Faim qui ne bénéficient pas jusqu'aujourd'hui des soins médicaux et elle demande au Ministre de la Justice en Charge des Droits de l'Homme de prendre une décision courageuse afin d'ouvrir les portes aux prisonniers politiques arbitrairement incarcérés ; quant aux prisonniers de Droit Commun, toujours en attente de condamnation, il serait grand temps qu'ils voient la fin de leur calvaire par un jugement équitable. ------------- Retour Sommaire ------------------ MOHAMED
MOUSSA CHEHEM -------------
Retour Sommaire -------------- UN
CAPORAL-CHEF DÉSERTE Cette information survient après :
Elle pourrait confirmer l'existence d'un malaise grave au sein de l'Armée Nationale Djiboutienne - AND. La question se pose de savoir comment le régime va remplacer les armes perdues :
------------- Retour Sommaire -----------------____________________________________________ FERMETURE
DU POSTE D'EXPANSION ÉCONOMIQUE FRANÇAIS DE DJIBOUTI ------------- Retour Sommaire -----------------____________________________________________ DÉFICIT
IMPORTANT DU BUDGET DJIBOUTIEN EN 1999 Les salaires des fonctionnaires
ne sont payés La question se pose de savoir où passent les fonds de l'État - les dépenses courantes ayant augmenté de 33 % par rapport à la même période de 98 ? Plusieurs hypothèses sont souvent avancées par les observateurs :
Pendant ce temps, les populations sont affamées et l'économie djiboutienne est exsangue. A quoi serviront les aides internationales Probablement
------------- Retour Sommaire ------------------ 02/11
KADAMY YOUSSOUF en danger ! Kadamy Youssouf souffre des reins. Il est dans un état extrêment grave et le médecin a ordonné une hospitalisation de toute urgence. Les autorités de la prison de Gabode et le régime de M. Guelleh ont refusé l'accès aux soins médicaux pour tous les prisonniers politiques. Nous rappelons que M. Kadamy Youssouf est détenu depuis deux ans, sans jugement, ni le commencement d'une instruction judiciaire. Il a été arrêté par les autorités Ethiopiennes en réponse à une demande de Djibouti et depuis il est détenu à Gabode. Notre association lance un appel d'urgence pour une intervention humanitaire en faveur de M. Kadamy Youssouf ------------- Retour Sommaire ------------------ 03/11 TROIS NOUVEAUX GREVISTES DE LA FAIM Les trois journalistes injustement condamnés pour "atteinte au moral de l'Armée" se sont joints au mouvement :
------------- Retour Sommaire ------------------
|
|||||||||
04/11 INTERDICTION DE L'ACCES A NOTRE SITE A PARTIR DE DJIBOUTI Monsieur
Guelleh persiste Il a fait interdire l'accès à notre site pour tous les djiboutien résidents à Djibouti (probablement avec la complicité d'ingénieurs français). C'est la preuve que notre journal, qui se développe, le dérange. Pour pallier cette
interdiction, nous proposons à tous les djiboutiens vivant à
Djibouti de leur adresser le numéro de la semaine dans leur boite E-Mail,
tous les samedis soirs. L'abonnement est gratuit. ------------- Retour Sommaire ------------------ |
|||||||||
04/11
: la paranoïa de M Guelleh aura-t-elle pour conséquence l'effondrement
Après son élection obtenue grâce à une fraude électorale sans précédent, M. Guelleh s'est installé au pouvoir. Il aurait pu choisir de rompre avec le régime de M. Gouled et d'agir pour le bien du peuple, en modernisant le pays et son système politique. Beaucoup d'électeurs et d'observateurs l'espéraient. Un durcissement
... incompréhensible Le durcicement
:
La désagrégation
de l'économie : Que s'est-il
passé ?
La situation est telle que la Coface, toujours bienveillante envers les pays défavorisés, a décidé de ne plus garantir les exportations vers Djibouti.... La France vient de fermer son
Poste d'Expansion Economique .... le 1 er Octobre 99, ce qui ne s'était
jamais vu ! Aujourd'hui, après six mois de Présidence de M. Guelleh, la République de Djibouti est totalement discréditée sur le plan économique, comme elle l'est sur le plan des Droits de l'Homme. On parle
beaucoup du prêt du FMI. Cela paraît beaucoup, mais c'est très peu dans la réalité : environ 120 FF par an et par habitants. C'est beaucoup pour M. Guelleh qui en accaparera certainement une fraction importante, mais c'est peu pour les Djiboutiens et cela ne changera pas leur vie quotidienne. Le régime
est-il en train Par ailleurs les institutions internationales en charge de la répression des crimes contre l'humanité commencent à se mettre en place et les dictateurs seront de plus en plus impliqués et punis. Le cas Pinochet est un premier exemple et il sera suivi par d'autres. M. Guelleh échappera-t-il toujours à la justice internationale ? Les dossiers constitués par les Associations sont accablants et il aura beaucoup de difficultés à se défendre le jour venu. Il a certainement bien raison d'avoir peur .... Saura-t-il renverser la vapeur et le style dictatorial de son régime avant qu'il ne soit trop tard pour Djibouti et pour les Djiboutiens ? Jean-Loup Schaal |
|||||||||
LE
CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL FAVORABLE A UN RENFORCEMENT "Dans une
récente étude intitulée "Quelles relations avec les pays situés dans la zone
du détroit de Bab-el-Mandeb", réalisée par Mme Fanny Kowal, le Conseil économique
et social (CES, organe consultatif français) émet des recommandations visant
à renforcer la coopération de la France avec l'Éthiopie. Notant que Paris
doit tenir compte de "la susceptibilité de ce grand peuple (éthiopien), très
sensible à tout ce qui pourrait ressembler à une atteinte à son indépendance",
le CES suggère d'aider au développement agricole de l'Éthiopie., surtout
dans l'élevage et l'irrigation, en s'appuyant sur des élites locales. Pour faciliter les synergies entre Addis et Djibouti, il suggère d'améliorer la communication et de faciliter "l'installation d'ex-militaires qui apporteraient leur savoir-faire et pourraient développer des PME en Éthiopie"..... Suite
de l'article et informations complémentaires disponibles sur le site
de LOI ( 15 FF) ------------- Retour Sommaire ------------------ ============================================ Réponse
d'une "vraie" djiboutienne lundi 1 novembre
1999 17:16 Réponse à Monsieur le "vrai" djiboutien Samatar Mighil: Si Djibouti c'est pour tous les djiboutiens, pourquoi mademoiselle Idile Aden Robleh qui était une des première de sa classe, la seule à obtenir une récompense francophone ("le mot d'or"), pourquoi elle n'a pas droit à une bourse djiboutienne ??. C'est bien la preuve que Djibouti n'est pas à tous les djiboutiens. Je témoigne que le peuple de Djibouti souffre de tous les cotés: éducation, santé et hopitaux, arrestations arbitraires, travail sans salaire, pays sans électricité et sans eau. La population djiboutienne est entre de mauvaises mains: tortures, violences, menaces, prison sans aucune raisons, condamnation sans raisons et sans défense. Je suis une vraie djiboutienne mais aujourd'hui je ne suis pas fière de mon pays et j'ai profondémment honte d'etre djiboutienne. On vous a envoyé, monsieur Mighil, pour insulter le journal "La Liberté" et monsieur Jean Loup Schaal qui n'est pas un homme de l'ombre mais un homme de droit, de l'humanité, intelligent. C'est vous qui etes jaloux du site de M.Schaal, brillant et gentleman. Il écrit sur son site ce qui est vrai et la France n'est pas jalouse de Djibouti. Au contraire c'est vous qui faites à genoux auprès du FMI. Dans ce cas là vous devez vous occuper, au moins, comment on peut conduire le pays. Personnellement, je défends M.Schaal et le journal "La Liberté"; pour nous les djiboutiens c'est une aide massive.Je remercie mille fois M.Schaal et ses amis francais qui nous aident, sans hypocrisie et de tout coeur. J'ai espoir qu'à l'avenir, Djibouti sera pour tous les djiboutiens, mais ce n'est pas le cas aujourd'hui. salut Monsieur le "vrai" djiboutien. Saida Barreh
Bonjour, Tout d'abord BRAVO pour votre initiative et ensuite je trouve très réconfortant qu'une presse libre puisse prendre le relais en essayant d'informer sur la réalité djiboutienne souvent travestie. HC ------------- Retour Sommaire ------------------
nous adressons tous nos remerciements
================================== 03/11 - ARDHD - COMMUNIQUE N°15 DJIBOUTI
: GRÈVE DE LA FAIM PLUSIEURS
DETENUS Parmi eux soixante
prisonniers politiques, dont une majorité, "en attente" de
jugement Les
conditions de détention dans la prison de Gabode sont inhumaines :
locaux vétustes,
Faute de quoi,
nous devrons faire face à la mort programmée de plusieurs détenus
politiques à Djibouti dans les prochains jours. Jean-Loup
SCHAAL
------------- Retour Sommaire ------------------
|
|||||||||
AGIR
ENSEMBLE
Monsieur Ismaël
Omar Guelleh Villeurbanne le 4 novembre 1999 REF : PB-270/ARDHD DU 99 11 04
Nous avons été informés de la grève de la faim pour une durée illimitée de plus d'une centaine de détenus politiques, dont Monsieur Mohamed Kadamy Youssouf, à la prison de Gabode. Les grévistes de la faim tiennent à dénoncer les conditions particulièrement inhumaines de leur détention et les incarcérations arbitraires. En effet, ceux-ci sont entassés dans des cellules exiguës, sans aucune hygiène ni soins médicaux. Deux prisonniers y sont déjà morts, faute de soins De plus, la majorité des prisonniers politiques sont en " détention préventive " depuis plus de deux ans pour certains, sans même un début d'instruction. Ils attendent toujours leur rencontre avec un juge d'instruction. Parmi ces grévistes se trouve Monsieur Mohamed Kadamy Youssouf, " enlevé " en Éthiopie le 27 septembre 1997 et extradé immédiatement à Djibouti. Mohamed Kadamy Youssouf souffre d'une grave insuffisance rénale et doit être hospitalisé de toute urgence. La direction de la prison et, par conséquent, les autorités politiques de Djibouti refusent son transfert vers un centre hospitalier mettant sa santé en grave danger de mort. Si celle-ci devait se produire, les autorités en seraient tenues responsables aux yeux de la Communauté internationale. Monsieur le Président,
nous vous prions d'intervenir de toute urgence pour : Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes salutations distinguées.
Copies envoyées
à : Monsieur le Ministre des Affaires Étrangères de la
République Française, ------------- Retour Sommaire ------------------ |
|||||||||
RETABLIR
LA LIBRE CIRCULATION La liberté de circulation des biens et des personnes est inscrite dans la dans la Charte des Droits de l'Homme signée par Djibouti. Nous exigeons la restitution des passeports qui ont été injustement "confisqués" par le régime de M. Guelleh et que les titulaires puissent voyager librement. Parmi eux, citons : Maitre Mohamed AREF, ardent défenseur des Droits de l'Homme et membre d'Amnesty, qui ne peut se rendre dans les colloques internationaux où il est invité pour faire des exposés, M. Moumin BAHDON, qui doit subir des examens médicaux annuels à l'étranger, ........... ------------- Retour Sommaire ------------------ |
|||||||||