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Journal
indépendant de tous les Djiboutiens de l'opposition. Toutes les informations que le régime de M. GUELLEH cherche à cacher. |
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SOMMAIRE
N° 7 du 8 novembre au 13 novembre 1999
- MANIFESTATION LE 9 NOVEMBRE A PARIS, - PREMIERE ALERTE SERIEUSE POUR M GUELLEH : l'Assemblée nationale française a étudié un amendement visant à restreindre les aides de la France à son régime.. - Maître AREF pourra-t-il se rendre au 2ème Congrés de l'UIDH à OUAGADOUGOU ? - INITIATIVE DE L'ARDHD EN FAVEUR DES PRISONNIERS A DJIBOUTI |
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LIGUE INTERNATIONALE DE FEMMES POUR LA PAIX ET LA LIBERTÉ
Monsieur
l'Ambassadeur de DJIBOUTI
LETTRE OUVERTE
Monsieur l'Ambassadeur, nous apprenons que M. Mohamed KADAMY, époux de Mme Aïcha DABALE, détenu sans jugement dans la prison de Gabode à Djibouti depuis septembre 97, en grève de la faim avec quarante-cinq autres prisonniers depuis le 19 octobre, souffre d'une grave insuffisance rénale mettant ses jours en danger. Il aurait été vu par le médecin de la prison il y aura cinq jours aujourd'hui. Celui-ci aurait demandé son hospitalisation. Nous vous demandons de transmettre à votre gouvernement, dès réception, la demande exigeante que nous avons pour que Monsieur Mohamed KADAMY soit transporté immédiatement dans un hôpital où tout le traitement nécessaire à son état lui sera dispensé sans restriction, en accord avec tous les traités internationaux qui régissent le droit des détenus et le fonctionnement des prisons. Nous ne manquerons pas de revenir vers vous dès que nous connaîtrons la suite donnée à ce courrier. Veuillez agréer, Monsieur l'Ambassadeur, l'assurance de notre considération distinguée.
Pour
le bureau de la section française ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire ------------------------------------------------------------------- |
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TOUS D'ABORD
BRAVO POUR VOS FAITS ET GESTES, NN ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire ------------------------------------------------------------------- MESSAGE DE SOUTIEN POUR LA MANIFESTATION Cher ami, Pour des raisons indépendantes de ma volonté je ne pourrai malheureusement pas participer à la manifestation le mardi 9 novembre 1999. Cependant , je tiens à témoigner toute ma sympathie et mes encouragements à tous ceux et toutes celles qui de près ou de loin oeuvrent au rétablissement de la démocratie et des Droits de lHomme à Djibouti. Sauvons les dune mort programmée !
ce sont les Avocats, les Juges, les Syndicalistes, les Journalistes, les Opposants Politiques... bref, le PEUPLE. Le but non avoué du Pouvoir nest-il pas déliminer physiquement tous ceux et toutes celles qui osent critiquer la mal gouvernance du régime ? Tel nest-il pas le cas de feu MOHAMED ADEN IBRAHIM gréviste de la faim décédé par manque de soins et dans la plus grande indifférence le 31/05/98 ? Tous ensemble, agissons vite avant quil ne soit trop tard. Mariam
HASSAN ALI épouse BARON ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire ------------------------------------------------------------------- NOUVELLES
ATTAQUES Le régime de M. Guelleh attaque régulièrement notre journal, qu'il ne peut pas interdire et dans lequel les Djiboutiens peuvent lire une information objective qu'on souhaite leur cacher en haut lieu. Nouvel exemple : les insultes, la comparaison avec la France et la religion sont utilisées par notre correspondant 'en service commandé'. MELEZ-VOUS
DE VOS MOUTONS .. Salut Mr Schaal, Je suis sure que vous
n'etes pas un afar, ni un djiboutien, donc je me demande pourquoi vous vous
preocuper des affaires internes du peuple djiboutiens. Donne moi la chance
de vous citer quelques problemes sociaux Un non respect aux immigrants, specialement aux peuple noir et les arabes. Une discriminations radical et meme Neo-Naziste de Mr. Jean Marie LePen. une politique interne qui favorise seulement les hommes blanc. Une inegualite envers les femmes francaises ou autres( dans le milieu du travail). Donc, je vous conseil de regler vos problemes internes, avant que vous mettez vos sales mains dans les affaires des autres pays. Et je vous conseil de voire l'histoire de la france en question de droit de l'homme et du respect de l'environnement. J'espere que tout les djiboutiens, Afars et Issa vous envoyerons un email pour vous dire clairement "Occupez vous de vos moutons" Merde...Merde... Vous ne me comprenez pas
toujours, "Laissez la republique de djibouti en paix". Occupez vous de vos
affaires et demerdez vous svp. (NDLR : que notre
interlocuteur ne s'inquiété pas, nous publions son texte intégralement.
Il reconnaîtra même toutes ses fautes d'orthographe.) ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire -------------------------------------------------------------------
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Le
Texte intégral de la résolution sur la situation Commentaire de l'ARDHD : Ce texte voté par le Parlement Européen montre que les élus se préocupent sérieusement de la situation des Droits de l'Homme à Djibouti et que le régime de MM Aptidon puis Guelleh ne satisfait aux exigences de la Convention de LOME. Il est une première étape avant la décision d'imposer des sanctions financières. Vu sa précédente résolution du 18 décembre 1997 (1) A. alarmé par la situation des Droits de l'Homme à Djibouti et notamment par les violences exercées à l'encontre des opposants au régime et des défenseurs des droits de l'homme, B. particulièrement préoccupé par le sort d'une quarantaine d'opposants politiques djiboutiens, détenus dans la prison de Gabode dans des conditions extrêmement éprouvantes, C. rappelant que deux prisonniers sont morts en détention au cours des derniers mois, faute d'avoir reçu les soins que leur état de santé nécessitait, D. rappelant que les principaux dirigeants de l'opposition Afar dont M. Mohamed Kadamy, représentant du Front pour la restauration de l'unité à Djibouti en Europe, et plusieurs de ses collaborateurs, ainsi que des membres de leurs familles, ont été arrêtés en Éthiopie et au Yémen, puis extradés vers Djibouti, où ils sont désormais emprisonnés, E. rappelant qu'aucun de ces détenus n'a jusqu'à présent pu bénéficier d'un procès équitable ni de l'assistance d'un avocat, alors que certains d'entre eux sont emprisonnés depuis plus de 18 mois, F. rappelant l'importance des flux de réfugiés et de personnes déplacées, en particulier de l'ethnie Afar, qui sont toujours privées de la possibilité de regagner leur région d'origine, G. rappelant que Djibouti est signataire de la Convention de Lomé, qui stipule dans son article 5 que l'aide au développement est subordonnée au respect et à la jouissance des droits et libertés fondamentales de l'homme, 1. condamne des violations des droits de l'homme commises en République de Djibouti et demande au gouvernement djiboutien de respecter désormais pleinement les droits et libertés fondamentaux, notamment la liberté d'expression ou encore le droit à un procès équitable, 2. condamne fermement les traitements actuellement réservés aux détenus des prisons de Djibouti, notamment celle de Gabode, demande que les soins nécessaires soient donnés de toute urgence aux malades et blessés emprisonnés et que des conditions de détention convenables soient garanties par les autorités djiboutiennes, 3. demande avec insistance au gouvernement djiboutien de libérer tous les prisonniers politiques et de garantir aux autres détenus la tenue dans les plus brefs délais d'un procès juste et équitable, 4. demande tout particulièrement au Président récemment élu, M. Guelleh, de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir les droits de l'homme et l'état de droit dans son pays, conformément à ses promesses électorales, 5. appelle les autorités djiboutiennes à relancer le dialogue politique nécessaire au rétablissement d'un climat de confiance dans le pays, 6. invite le gouvernement djiboutien à tout mettre en uvre pour favoriser le retour des populations déplacées ou réfugiées, en particulier de la population Afar, en assurant notamment la réhabilitation de leurs logements, 7. appelle à ce sujet, la Commission et le Conseil à suivre attentivement la situation des droits de l'homme de Djibouti et à veiller au respect de l'article 5 et de la Convention DE Lomé, qui stipule que l'aide au développement est subordonnée au respect et à la jouissance des droits et libertés fondamentales de l'homme, 8. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, à l'Assemblée Paritaire ACP-UE, à l'OUA, ainsi qu'aux gouvernements de Djibouti, Éthiopie et Yémen. (1) JO C 14 du 19.01.1998, p. 207 ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire ------------------------------------------------------------------- |
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Jean-Claude
LEFORT
M. Hubert VEDRINE
Je tiens à attirer vivement votre attention sur la situation des prisonniers politiques incarcérés dans la prison de Gabode à Djibouti. Plusieurs dizaines de militants démocratiques sont torturés et emprisonnés sans jugement, depuis plusieurs années, dans des cellules de 2 à 3 mètres carrés et des conditions d'insalubrité effroyables. Plusieurs sont morts de l'absence de soins, d'autres sont mourants. Au mois d'avril dernier, la grève de la faim de ces prisonniers, relayée par plusieurs exilés djiboutiens à Paris et Bruxelles, avait débouché sur l'envoi de plusieurs missions d'enquête du CICR, de la FIDH, du ministère français de la Justice et de l'Observatoire international des prisons. Devant l'absence d'améliorations concrètes, les 45 prisonniers politiques, dont une trentaine de membres du Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie (FRUD), ont repris leur grève de la faim le 19 octobre. Ils demandent des soins immédiats aux détenus malades et blessés, l'accès à des avocats, la subordination de l'aide française au respect des droits humains à Djibouti. En effet, la France est présente à Djibouti par la présence d'une base militaire de 3200 hommes. Elle soutient économiquement le régime du nouveau Président Omar Guelleh, neveu du précédent Président qui, en vingt-trois ans de règne, a ramené son pays au rang des pays les plus pauvres du monde. Le non-respect des droits démocratiques s'est encore illustré récemment quand les journalistes de France 2 se sont vus arrêtés, et leurs films détruits, alors qu'ils tournaient un sujet sur ce pays. Au regard du poids de la France auprès du régime de Djibouti, je vous demande, d'intervenir instamment, Monsieur le Ministre, pour obtenir la libération et le respect de ces prisonniers politiques. En vous remerciant par avance de l'attention que vous porterez à cette situation, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en mes plus sincères salutations. Jean-Claude LEFORT ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire -------------------------------------------------------------------
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09/11
INTIATIVE
A , le Madame la Députée
ou Monsieur le Député
Madame la Députée, Monsieur le Député, Au printemps, une première grève de la faim à la prison de Gabode a déclenché une mission d'évaluation pénitentiaire qui s'est rendue à Djibouti en mai dernier. Le rapport de cette mission n'a toujours pas été publié. Mme. Christine Daure-Serfaty a cependant pu s'exprimer publiquement sur la nécessité d'une amélioration des conditions carcérales et d'un suivi des promesses faites par le régime djiboutien quant au respect de la dignité des personnes et du droit. Peu après, une quarantaine de prisonniers de droit commun, dont Me. Mohamed Aref , étaient libérés, alors que la totalité des détenus politiques restaient en prison. En août, une quarantaine d'Oromos étaient incarcérés, dont 18 enfants, et condamnés à 1 an de prison. En septembre, Moussa Ahmed Idriss, journaliste et dirigeant de l'opposition, a été arrêté en pleine nuit avec ses proches et partisans par un détachement de policiers armés. Idriss a été condamné à 4 mois de prison à l'issue d'un procès inique. Son avocat français s'est vu refuser le visa nécessaire pour se rendre à Djibouti. Le 2 septembre, Ali Meidal Wais, journaliste, et Daher Ahmed Farah (journaliste et dirigeant de l'opposition) ont été reconnus coupables de "diffusion de fausses nouvelles" à l'issue d'un procès sommaire (l'examen des recours formés par ces derniers est prévu le 20 novembre). Moussa Ahmed Idriss doit également répondre devant la justice sur le même chef d'inculpation à une date encore inconnue . La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDR) nous informe que le 16 octobre dernier, les détenus politiques parents d'un leader de l'opposition djiboutienne Ismaïl Guedi Hared, ont entamé une grève de la faim pour protester contre l'absence d'instruction de leur dossier (ils sont sous mandat de dépôt sans jugement depuis plus d'un an). Le 19 octobre, l'ensemble des détenus politiques ont suivi le mouvement de grève pour protester contre l'insalubrité des lieux de détention, les détentions arbitraires pour motifs politiques, et l'absence de soins médicaux. M. Mohamed Khadamy, détenu politique depuis septembre 1997, serait dans un état de santé alarmant. Le médecin de la prison n'a pu obtenir son hospitalisation. Me. Aref, sous surveillance policière incessante, fait l'objet de menaces de mort : cette situation est consécutive à l'expulsion de deux journalistes de France 2 ayant filmé plusieurs interviews de l'avocat au cours de leur séjour à Djibouti, et à la saisie de leurs cassettes par les services djiboutiens. En réponse à notre lettre ouverte du 24 septembre 1999 faisant état de cette situation , le Ministre des Affaires Etrangères, M. Hubert Védrine, nous a fait répondre par les services de son ministère que "la France entretient un dialogue continu avec les autorités djiboutiennes sur ces questions, ce qui l'a conduite à exprimer son inquiétude devant les événements récents, dont elle espère qu'ils demeureront isolés". Nous constatons qu'il n'en est rien. Nous constatons également l'absence d'effets de la coopération franco-djiboutienne en matière judiciaire. Je vous demande de bien vouloir vous adresser au gouvernement pour connaître les suites qu'il compte réserver à cette situation. Elle est d'autant plus préoccupante que la présence militaire française à Djibouti lui prête caution. Vous remerciant à l'avance, je vous prie de recevoir, Madame la Députée, Monsieur le Député, l'expression de ma meilleure considération. Nom Adresse Signature ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire ------------------------------------------------------------------- |
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08/11 : Le lancement de la formule d'abonnement, pour les djiboutiens vivant à Djibouti qui ne peuvent plus accéder à notre site, rencontre un succès important. Nous avons distribué les premiers journaux par abonnement samedi 6 novembre dans l'après-midi ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire -------------------------------------------------------------------
Cela
ne doit pas nous faire oublier l'état de santé critique des
autres prisonniers. Certains d'entre eux, blessés gravement ont été
jeté en prison sans aucun soin depuis plus d'un an. Notre
action continuera jusqu'à ce que des soins appropriés leur
soient donnés et qu'ils soient tous libérés. ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire ------------------------------------------------------------------- Lundi
08/11 : Le comité de soutien avait été constitué
en avril 99 pour aider les prisonniers politiques et les grévistes
de la faim. Il regroupe plusieurs associations. Les participants ont exposé la situation des prisonniers et ont demandé à la France de revoir les conditions de la coopération financière de la France sur la base de la situation des D.H. L'analyse de la situation a été confirmée par le rapport de la FIDH qui devrait être rendu public dans les jours prochains. La situation de Maître AREF et les menaces qui pèsent sérieusement sur sa famille et sur lui-même ont été évoquées. Les participants ont beaucoup insisté pour que le respect des Droits de l'Homme fasse partie des exigences de la France lors de la prochaine commission mixte franco-djiboutienne qui définira les axes de la coopération française à cinq ans. La commission doit se réunir en décembre 99 à Paris pour finaliser les accords. ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire ------------------------------------------------------------------- 09/11
MANIFESTATION RÉUSSIE Une quarantaine de personnes représentant une dizaine d'Associations se sont réunis de 18 h 30 à 20 h 00 à proximité de l'Ambassade de Djibouti pour crier des slogans à l'adresse du régime de M. Guelleh. "Libérez
les prisonniers politiques" ..... Chants et danses à la fin de la manifestation. ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire ------------------------------------------------------------------- REMERCIEMENTS
A ERIC MONIER Nous avons regardé avec un grand intérêt, l'émission "L'Argent Public" sur France 2, lundi 8 novembre. Eric Monier a expliqué les raisons pour laquelle, aucun reportage ne serait présenté à l'Antenne. En effet les autorités djiboutiennes lui ont saisi tout son matériel et ses cassettes après une expulsion "musclée". Eric Monier avait demandé toutes les autorisations pour effectuer son reportage et avait présenté en détail le thème, les objectifs et les interviews à réaliser. Il a fait l'objet de pressions sur place, confiscation du passeport, filature permanente par les RG, jusqu'à son expulsion ... Il a parlé de plusieurs points sombres à Djibouti : la mort du juge Borel. La thèse du suicide lui paraissant peu crédible .... Il a parlé des pressions exercées sur les personnalités de l'opposition et des menaces de mort à l'encontre de Me Aref et de sa famille. Il conseiller d'envisager un transfert de cette famille vers la France. ------------- Retour Sommaire ------------------
Me AREF sera-t-il
libre de se rendre à l'invitation du IIème congrès
de l'UIDH, auquel il est invité comme ardent défenseur des
Droits de l'Homme, reconnu internationalement ?
Le Président aux amis et partenaires techniques et financiers de l'Union Interafricaine des Droits de l'Homme L'Union
Interafricaine de l'Homme de l'Homme vous présente ses compliments
et a l'honneur de vous demander de bien vouloir honorer de votre présence,
son 2e congrès ordinaire qui se tiendra à Ouagadougou
Après
deux congrès, nous pouvons sérieusement faire le point - Mieux connaître les formes de violations des droits humains et des peuples pour mieux protéger ces droits et obligations ; - Renforcer l'indépendance et l'efficience de notre réseau pour faire de notre structure une référence dans la défense, la promotion et la protection des droits humains ; - Contribuer à la promotion des droits humains, en règlement des conflits et à l'implication des populations dans la gestion des cités africaines ; - Etablir une solide collaboration avec les Etats, les Institutions et nos partenaires financiers tout en gardant notre autonomie - Opérer une restructuration efficiente Institutionnelle des zones, du Bureau de Coordination et des vices présidences de l'UIDH. L'évolution
rapide de la situation en Afrique, marquée par une prise de conscience
de plus en plus grandissante des populations, face à leurs mauvaises
conditions de vie, la répression qui confine aux violations Arrestations de nos militants -Aref M. Aref à Djibouti, contrainte à l'exile de Fernando Gomez, arrestation et emprisonnement de Fatoumata N'Baye et de Cheikh Saad Bouh Kamara pour ne citer que ces exemples, Le congrès devrait être un moment fort pour exiger la protection des défenseurs des droits de l'homme sur notre continent. Le IIe congrès se tiendra en marge du Colloque International sur la Justice qui aura lieu à Ouagadougou les 22-23 et 24 Novembre 1999. Ainsi,
l'occasion sera donnée aux responsables de l'UIDH de mesurer le chemin
parcouru par la justice en Afrique (tantôt en dents de scie, tantôt
en pointe), partagée entre la mise sous dépendance de Nous
soulignons, l'engagement de l'UIDH dans la construction de cette future
justice dont les fondements ont été jetés à
Rome et notre volonté de diagnostiquer tous les obstacles aux violations
des droits de Dans l'attente d'une réaction prompte, je vous prie de croire, à l'assurance de ma considération distinguée. Halidou OUEDRAOGO ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire ------------------------------------------------------------------- 10/11
: ARRIVEE A PARIS On nous annonce
l'arrivée à Paris le 10/11 de M GOULED. Avant son départ, Hassan Gouled avait fait venir un avocat français pour le consulter au sujet des risques qu'il encourrait en France. ------------- Retour Sommaire ------------------ Publication du rapport d'une mission internationale d'enqête sur les condtions de détention en République de Djibouti. Ont
participé à la mission : La LIBERTE publiera aussitôt le texte intégral ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire ------------------------------------------------------------------- |
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11/11
:
Dans le
rapport de la mission des quatre experts à Djibouti qui sera rendu
public par la FIDH dans quelques jours, nous notons, sans en dévoiler
prématurément le contenu, que la majorité des détenus
à Djibouti le sont sans aucun jugement, ni instruction. La plupart d'entre eux n'ont jamais rencontré un juge d'instruction et se plaignent de n'avoir aucune information sur la procédure en cours ni sur les faits qui leur sont reprochés. Pour certains cela dure depuis 2/ 3 ans, voir même 7 ans ... !!! Il nous a été confirmé par le Cabinet du Ministre délégué à la Coopération, que le Gouvernement djiboutien ne s'opposait pas à la venue d'avocats français et qu'il donnerait un visa à tous ceux qui en feraient la demande (à l'exception de deux avocats bien connus - ce que nous dénonçons avec force) Nous proposons à toutes les Associations de mettre en place une permanence judiciaire à Djibouti. Il s'agit dans les faits d'envoyer, par roulement de 8 ou 15 jours, un avocat pour suivre les dossiers de tous les prisonniers, en liaison avec les juges d'instruction djiboutiens. L'avocat délégué sur place aura pour mission de rencontrer un certain nombre prisonniers chaque semaine et d'étudier leurs dossiers en liaison avec le juge d'instruction, selon les règles de procédure. Il deviendra leur avocat et après son retour en Europe il suivra, aussi longtemps que nécessaire, les dossiers de ses Clients. Cette initiative va dans le sens de la volonté exprimée à maintes reprises par le Gouvernement français qui souhaite participer à l'amélioration du fonctionnement de la justice djiboutienne. L'ARDHD a adressé une proposition en ce sens à de nombreuses Associations. Les premières réponses sont favorables. ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire ------------------------------------------------------------------- |
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| La
croisée des Chemins pour le régime de M. Guelleh.
Le durcissement du régime, en particulier depuis le mois de juillet, a surpris et déçu les observateurs, les gouvernements et les Associations. Comme nous l'écrivions la semaine dernière, le régime s'enfonce dans une forme dictatoriale de la pire espèce. Les mise en garde et les menaces de sanction n'ont pas tardé à venir. Après avoir été placé au banc des nations sur le plan humanitaire, Djibouti voit poindre à l'horizon des menaces économiques graves, qui sont probablement nécessaires, mais qui seront subies une nouvelle fois par la population civile. Mercredi 10 novembre, le débat à l'Assemblée Nationale sur l'amendement 117 défendu par Me MONTEBOURG est le signe d'une évolution sérieuse de la bonne volonté des parlementaires à l'égard de Djibouti. L'amendement a été repoussé " in extremis ", mais les députés ont exprimé leur réprobation et leur condamnation des pratiques de M Guelleh. On lui donne encore une chance, mais qu'en sera-t-il lors de l'examen du prochain budget ? Aujourd'hui le régime
est placé face à une alternative : Monsieur Guelleh a-t-il encore la liberté de changer ses orientations ou est-il déjà sous la coupe de certaines personnalités qui l'ont soutenues jusqu'à présent, mais qui le tiennent en otage pour l'empêcher de changer de politique, afin de protéger leurs intérêts personnels et de continuer à amasser des fortunes à l'étrange. Nous espérons
vivement qu'il n'en soit rien et nous engageons M. Guelleh à donner
rapidement des signes de changement réels et non des faux-semblants
comme il l'a déjà fait dans le passé. On a rarement vu des dictateurs aussi sanguinaires finir confortablement et tranquillement leur existence.
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Fédération
Internationale des Ligues des Droits de l'Homme
Bruxelies, le 4 novembre 1999
Concerne: situation des Droits humains à Djibouti. La Fédération Internationale des Ligues des Droits de L'Homme (FIDH) confirme par la présente que les opposants majoritaires Afars, en lutte armée contre le régime djiboutien1991, sont la cible de violations flagrantes des droits de l'Homme. Depuis l'éclatement du conflit Armé dans le Nord de Djibouti en automne 1991 entre les forces gouvernementales et la rébellion du Front pour la Restauration de l'Unité et la Démocratie (FRUD), sévit une guerre civile larvée dont la. population civile locale est la principale victime. Dans les zones de conflit où prennent place des affrontements intermittents entre les membres du FRUD et les forces gouvernementales (Nord et Sud-Ouest du pays), les forces régulières de l'État djiboutien (FNP, Armée Nationale Djiboutienne) commettent des violations caractérisées des droits de l'Homme. En guise de représailles, les forces gouvernementales exercent une répression féroce à l'encontre des nomades soupçonnés d'appartenir à. "la rébellion" ou d'être de connivence avec elle, et ce sans aucun élément de preuve à l'appui. Ces populations en majorité Afars sont régulièrement accusées d'alimenter les réseaux rebelles, et leurs denrées alimentaires de base sont confisquées par les forces de l'ordre, notamment à la sortie des villes d'Obock et Tadjourah. Les points d'eau sont régulièrement détruits et empoisonnés, les cheptels pillés, les jardins maraîchers brûlés et le matériel confisqué (à Randa, Garbanaba, Rankouale et Hankata). Des informations concernant des viols et des exécutions sommaires dans les campements reculés nous ont été communiquées. La coopération croissante entre l'Éthiopie et le Djibouti contribue à la. répression transfrontalière à l'encontre des Djiboutiens et Éthiopiens s'opposant de part et d'autre au régime politique de ces deux pays En effet, des extraditions prennent place entre les services de sécurité des deux pays en violation du droit des réfugiés, parfois sous la couverture d'expulsion d'immigrés. en témoigne l'extradition de 19 responsables du FRUD par l'Éthiopie en octobre 1997; parmi ceux-ci figurait le responsable du FRUD en Europe, Monsieur Mohamed Kadamy. Ils sont incarcérés depuis plus de deux ans dans la. prison de Gabode, bien que n'ayant toujours pas été jugés. Ces prisonniers d'opinion, dont certains souffrent de pathologies chroniques (tuberculose, paralysie faciale, baisse de l'acuité visuelle) ne bénéficient d'aucun soin. A ces conditions de détention préoccupantes, auxquelles la FIDH consacre un rapport qui sera rendu public le 18 novembre s'ajoute le harcèlement constant de leur famille par la police. La FIDH considère que les militants et sympathisants du FRUD) ainsi que les membres du groupe AFAR devraient, de manière générale, voir leur demande d'asile examinées avec complaisance, compte tenu des violations des droits de l'Homme systématiques dont ils sont victimes à Djibouti et de l'impossibilité pour eux de trouver refuge dans l'Éthiopie voisine. Dans l'espoir que ces quelques éléments vous guideront dans l'examen des demandes d'asile introduites en Belgique par les opposants djiboutiens membres du FRUD ou appartenant au groupe AFAR, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée.
Emmanuelle
Robineau-Duverger DÉLÉGATION
PERMANENTE ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire ------------------------------------------------------------------- |
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Avec
toutes nos excuses aux auteurs, COLLECTIF
DE SOUTIEN
Bruxelles, le 22 octobre 1999
Nous apprenons qu'un mouvement de grève de la faim illimité a été entamé par les prisonniers politiques de Gabode à Djibouti depuis le 17 octobre. Ces opposants protestent contre les conditions de leur détention et surtout contre le fait qu'ils soient garder en dépôt pendant des années sans être jugés. Ils ne bénéficient d'aucune assistance d'avocats de leurs choix - droit qui leur est dénié - et l'état de santé de certains d'entre eux s'aggrave faute de soins. Devant cette situation, notre collectif apporte son soutien à cette action et exige la libération immédiate de tous les prisonniers politiques. Pour
le collectif, ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire ------------------------------------------------------------------- |
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Extraits du débat parlementaire à l'Assemblée nationale concernant le vote des Crédits de la Coopération pour Djibouti Amendement 117 défendu par Arnaud Montebourg, pour restreindre l'attribution d'aide au régime djiboutien tant qu'il ne respectera pas les Droits de l'Homme. Comme vous le lirez, la majorité des députés se sont accordés pour dénoncer la conduite honteuse du régime djiboutien envers le peuple, les prisonniers et les libertés individuelles. M. Arnaud Montebourg - Lévolution du budget est louable. Notre amendement 117 vise à restreindre les crédits dans un domaine particulier, la politique de coopération avec la République de Djibouti, qui na pas évolué de façon significative depuis mai 1997. Mme Yvette Roudy - Cest vrai ! M. Arnaud Montebourg - Cette continuité mérite un contrôle parlementaire plus approfondi. Nous lavons fait dans le cadre du débat budgétaire, dans celui dun groupe damitié France-Djibouti, en écrivant au ministre concerné. Cette année la générosité de la France à légard de ce régime jai scrupule à employer le beau mot de République est de plus en plus contestée, notamment par ses victimes. Nous avons une responsabilité particulière à légard de nos anciens ressortissants du Territoire des Afars et des Issas. Or, les opposants sont en exil ou en prison, les militants syndicaux sont arrêtés ou victimes de harcèlement judiciaire, les avocats se font couper la langue -je parle quand même au figuré, les journalistes sont incarcérés. Voilà le quotidien djiboutien. Mais les intérêts français sont aussi malmenés. Mme Roudy est intervenue à plusieurs reprises sans obtenir de réponses satisfaisantes au sujet de lassassinat dun magistrat. Des journalistes français, qui se sont rendus sur place il y a quinze jours pour enquêter sur les conditions dans lesquelles largent des contribuables français était dépensé, ont vu leur matériel saisi et se sont faits expulser manu militari. Je ne parle pas des avocats empêchés de plaider au nom dune convention dentraide judiciaire que les autorités djiboutiennes semblent avoir dénoncée sans consultation préalable. Je note avec M. le rapporteur Adevah-Poeuf que Djibouti reçoit 449 F par habitant alors que le Mali et le Bénin se contentent respectivement de 26 et 37 F. Jai bien compris linconfort dans lequel se trouve le Gouvernement, que nous soutenons, car il semble que certaines exigences se situent au-dessus de sa tête. La politique du Gouvernement est bonne mais elle est contrariée par la coutume selon laquelle le chef du Gouvernement nest pas le chef de la diplomatie. A cet égard il nest pas possible pour le Parlement de discuter avec un Président de la République qui aurait des exigences sur notre diplomatie puisquil nest pas responsable devant lui. Notre amendement sadresse donc en priorité à ceux qui soutiennent au-delà de lacceptable la République de Djibouti. Nous avons fixé la restriction de crédits à 95 millions, cette somme peut paraître considérable mais elle représente les montants attribués par les contribuables français aux ressortissants de Djibouti sur les deux exercices 1998-1999 (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe socialiste). M. Maurice Adevah-Poeuf, rapporteur - Après le moment danimation que nous devons à M. Myard, nous entrons dans un débat sérieux. La commission des finances nayant pas examiné cet amendement, je mexprimerai à titre personnel. A quelques nuances près, je partage lexposé des motifs de M. Montebourg. Je ne serai pas de ceux qui élèvent la voix pour prétendre que la République de Djibouti est un régime exemplaire en matière de démocratie et de droits de lhomme, je pense le contraire. Cependant, Monsieur Montebourg, si nous avons à Djibouti une base navale, cela ne résulte pas de divergences entre lexécutif gouvernemental et la présidence de la République, mais dun traité approuvé par le Parlement. Je suis en désaccord sur les modalités. Vous êtes un grand avocat et un parlementaire plus astucieux que M. Myard (Interruptions sur les bancs du groupe du RPR, du groupe UDF et du groupe DL) mais permettez-moi dappeler votre attention sur la technique budgétaire. En vertu de la globalité, si lAssemblée décidait dannuler 95 millions au chapitre 41-43, le Gouvernement pourrait maintenir l'aide à Djibouti en diminuant dautant les crédits attribués à dautres pays. Mais je puis vous assurer de la vigilance dont je ferai montre au conseil de surveillance de lagence sagissant du pays sur lequel vous avez une raison dappeler lattention. Je vous invite donc à retirer votre amendement. M. Charles Josselin, ministre délégué à la coopération et à la francophonie - Vous proposez une réduction de 95 millions en invoquant latteinte aux libertés publiques dont seraient responsables les autorités djiboutiennes. 95 millions, dailleurs, cest trop peu, nous faisons davantage. Mme Yvette Roudy - Cest donc encore pire ! M. le Ministre délégué - Laide atteint environ 150 millions. Encore ne faut-il pas y ajouter, comme certains journalistes lont fait, le milliard correspondant au fonctionnement de la base qui compte près de 3 000 militaires. Sagissant du contrôle des fonds daide au développement, les crédits sont soumis au contrôle de la Cour des comptes. Quant aux crédits relatifs à la présence militaire de la France à Djibouti, je réaffirme que nous connaissons avec précision la destination des 65 millions afférents : ils sont affectés à des marchés publics dinfrastructures qui ont été pour partie confiés à des entreprises françaises. Ces chiffres que vous avez rappelés 340 francs par habitant correspondent à la moyenne de 1995 à 1997. En ce qui nous concerne, nous sommes en train de redéfinir notre relation avec cette république. Mais je vous rappelle que le ratio par habitant est mécaniquement supérieur lorsque le territoire considéré a une population relativement faible. Cest ainsi que Djibouti peut faire figure de privilégiée. Sur la question centrale des libertés publiques, nous navons pas cessé den parler avec les autorités de Djibouti, notamment lors de la visite à Paris il y a quelques semaines du nouveau président. Notre intervention a dailleurs permis certains progrès, comme lappel fait par les autorités djiboutiennes à la mission internationale de lobservatoire des prisons, pour mettre fin à la grève de la faim qui sétait déclenchée à la prison de Gabod, et qui était soutenue sur notre territoire par des ressortissants djiboutiens auxquels javais rendu visite. Sagissant des projets de coopération, quil sagisse déducation ou de santé, ils profitent dabord aux populations. Mais nous conditionnons les crédits au progrès du respect des droits fondamentaux. Vous avez soulevé la question de la restitution des cassettes de France 2 : notre ambassade a déjà fait des démarches et nous en reparlerons à loccasion de la commission mixte qui se tiendra prochainement à Paris. Jai compris, Monsieur le député, que vous déposiez cet amendement essentiellement pour que cet échange ait lieu M. Arnaud Montebourg - Non ! M. le Ministre délégué - et je voulais vous convaincre de le retirer. Je suis prêt à rediscuter de laffaire Borrel. Elle remonte à 1995, elle fait lobjet dune instruction devant le tribunal de grande instance de Paris. Il y a déjà eu transport de magistrats, jai reçu la famille et jespère que laction de la justice aboutira. M. Arnaud Montebourg - Je maintiens mon amendement. M. Pierre Lequiller - Nous ne le voterons pas, mais nous partageons le point de vue de son auteur. La conditionnalité dont on parle tant doit être suivie deffet, même si, en loccurrence, supprimer les crédits ne nous paraît pas la bonne solution. M. Montebourg demande à juste raison au Gouvernement de se montrer plus ferme pour défendre les droits de lhomme dans un pays où ils sont fortement bafoués. L'amendement 117, mis aux voix, nest pas adopté. Les crédits du titre IV de létat B, mis aux voix, sont adoptés.
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COMMUNIQUE CONJOINT DE PRESSE : KEMNELOUM ET YORONGAR INTERDITS DE SÉJOUR AU SUD ET MENACES DE MORT. Un message chiffré est expédié de NDjaména aux préfets de la zone de production du pétrole pour les enjoindre de procéder à larrestation immédiate de Mme Delphine Kemnéloum DJRAIBE et M. Ngarlejy YORONGAR au cas où ceux-ci feront leur apparition dans le sud du pays au moment où la délégation de la Banque est encore dans la région. Une meute dagents de renseignements (ANS, RG, ST, B2, polices parallèles etc.) étaient déployés aux trousses de Mme Kemnéloum et Yorongar. Alors quil est invité par les jeunes à Walia pour un entretien sur le projet pétrolier, M. Yorongar est pris en filature massive par cette meute bruyante. Des parents à M. Yorongar sont arrêtés et mis en demeure dindiquer tout déplacement de ce dernier (cf. élément de preuve). Bien que M. YORONGAR devait présider un meeting, le samedi 30 octobre 1999 à 15 heures, cette meute le cherchait partout à NDjaména, Doba, Bébédjia et à Moundou. Comme quoi le ridicule ne tue pas au Tchad. Quand nos dirigeants se sont rendus compte que M. YORONGAR est effectivement à NDjaména, ordre est donné au autorités de Moundou de faire défiler des militants du MPS sous les banderoles et des pancartes de FAR/PARTI FÉDÉRATION lors du passage de la Banque Mondiale dans cette ville (cf. le film-vidéo y relatif). En dépit de toutes ces mesures prises pour le contenir, M. YORONGAR est reçu plusieurs par la délégation de la Banque Mondiale. Dabord dans le cadre de lassemblée nationale (31 octobre 1999 de 11 H à 12 H), ensuite en tant que député des 301 puits de pétrole (le 31/10/1999 de 18 H 00 à 20 H 45) et enfin par M. Layec, membre de la délégation (le 4/10/1999 à 20 H 30). Pour mettre cette kabbale sur le dos de ses sous-fifres, M. Idriss Déby devait senvoler pour Fada dès son retour de Bangui où il a pris part à lintronisation de son pair, M. Ange-Félix PATASSE. Profitant de cette occasion , M. Idriss Déby quémande le soutien de ses pairs présents à cette cérémonie pour lexploitation immédiate du pétrole. Avant son départ pour Bangui, il fait convoquer à Fada tous les cadres civils et militaires de la Préfecture de Biltine et de la sous-préfecture de Fada (BET) pour un sommet familial et clanique. Tout porte à croire que M. Idriss Déby prépare un génocide à la rwandaise. Malheureusement pour lui, Fada est à feu et à sang. Ses invités étaient pris au piège de ses adversaires. Pour faire face à cette situation, les militaires sont raflés à NDjaména et envoyés au front. Cest ainsi quil a annulé son déplacement de Fada. Une fois que la délégation de la Banque Mondiale est arrivée à NDjaména ce 28 octobre 1999, elle est reçue dabord par le Premier Ministre. Puis ce fut le tour de M. Idriss Déby de la recevoir. Ce dernier fait venir au palais de Djambalngato tous les Ministres présents à NDjaména pour assister à cette importante audience. Mais, ceux-ci lapprendront à leurs dépens une fois la délégation au palais. M. Idriss Déby décide de recevoir la délégation de la Banque Mondiale presque tout seul et sans témoin. Toutefois, deux ou trois de ses collaborateurs ont pris part à cette audience notamment Monsieur Abdérahman Dadi. Même le Ministre du Pétrole, M. Abdoulaye Lamana, na pas assisté à lentretien que M.Déby a eu avec la délégation de la Banque Mondiale comme initialement prévu. Toute honte bue, ces messieurs-dames sen sont repartis haut le cur à leurs occupations A Abéché où la délégation de la Banque Mondiale est attendue pour une audience, M. Idriss Déby a proféré des menaces de mort en disant que si le pétrole ne coule pas, Yorongar et beaucoup de tchadiens vont mourir. Oui, ceci dénote que M. Idriss Déby prépare sérieusement le génocide à la rwandaise. A NDjaména, des tchadiens de confession musulmane sont venus voir M. Yorongar pour adhérer à son parti. A la sortie du domicile de M. Yorongar, ils sont pris en filature, parfois interceptés et mis en demeure de donner les raisons de leur visite.
NDjaména, le 6 novembre 1999 La Coordination Exécutive Fédérale ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire ------------------------------------------------------------------- |
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"L'ARGENT
PUBLIC" TOUS DEVANT VOS ÉCRANS Le journaliste Éric Monier effectuait un reportage à Djibouti sur l'utilisation des fonds publics français. Il revient de Djibouti sans "son matériel" ni ses enregistrements, mais il pourra témoigner et donner des noms. Il racontera certainement les conditions de leur expulsion avec son cameraman. Il a certainement obtenu des informations précises sur l'utilisation des fonds publics français par le régime de M. Guelleh. Nous attendons ses révélations..... Les autorités l'ont arrêté et elles l'ont expulsé (d'une manière musclée ..) vers la France, après lui avoir saisi illégalement tout son matériel de prise de vues et d'enregistrement ainsi que les cassettes avec toutes ses interviews. Le régime de M. Guelleh a visionné ses cassettes et laisse planer des menaces graves sur plusieurs personnalités. Ce point sera abordé aussi. ---------------------------------------------------------- Retour Sommaire ------------------------------------------------------------------- |
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ALTUS N/Réf : 280/SGSF/99 AMIENS, MESSAGE
DE SOUTIEN ET DE SOLIDARITÉ AUX PRISONNIERS POLITIQUES DE DJIBOUTI
ET GRÉVISTES DE LA FAIM MEMBRES DE CODEP EN FRANCE ET BELGIQUE. L'Action Tchadienne pour l'Unité
et le Socialisme (ACTUS)-Section France, proteste et condamne avec véhémence
les violations des Droits de l'Homme et les conditions de détention
des prisonniers politiques, dignes des méthodes nazies en République
de Djibouti du Dictateur HASSANE GOULED. Ces prisonniers politiques combattants de la liberté notamment MOHAMED DAOUD CHEHEM, HAÏSSAMA IDRISS, ARAB IBRAHIM AMIN, HOUSSEIN ALI MOHAMMED YAKISSA et KAMI MOHAMMED AHMED, sont en grève de la faim dans la sinistre prison de GABODE à Djibouti. Leur état de santé
est très critique ! Devant cette situation dramatique
et de violations constantes des Droits fondamentaux de l'Homme à Djibouti,
l'Action Tchadienne pour l'Unité et le Socialisme (ACTUS), exprime
toute sa solidarité militante et révolutionnaire aux Camarades
luttant pour la Démocratie et la Libération des Masses Populaires
à Djibouti, aux prisonniers politiques et ainsi qu'aux membres du CODEP
, grévistes de la faim. Chers Camarades, soyez assurés
de notre indéfectible soutien . En effet votre combat est aussi le
nôtre : au Tchad comme à Djibouti, les
Présidents Dictateurs IDRISS DEBY et HASSANE GOULED , sont
soutenus politiquement, militairement financièrement et matériellement
par la France afin de maintenir l'ordre néo-colonial et impérialiste. La présence
des bases militaires françaises dans nos pays respectifs est une caution
à ces sanguinaires dictateurs et une occupation étrangère
intolérable ! Toute velléité de
révolte , de contestation des Masses Populaires contre ces dictateurs
sont réprimées dans le sang par les gardes prétoriennes
entraînées , équipées, financées et conseillées
par la France. C'est pour ces raisons que notre
Parti l'Action Tchadienne pour l'Unité et le Socialisme (ACTUS) , a
toujours exigé le retrait des troupes et la fermeture des bases militaires
françaises d'Afrique , seules conditions pour garantir l'expression
populaire lors des urnes, la démocratie et l'indépendance de
nos États. Au nom des droits des Peuples de
1976 et de la déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948,
conventions ratifiées par tous les États., l'Action Tchadienne
pour l'Unité et le Socialisme (ACTUS) exige par conséquent : ¿ La libération immédiate
et sans conditions de tous les prisonniers politiques en République
de Djibouti. La France, pays à l'origine
de la déclaration universelle des Droits de l'Homme, à le devoir
moral d'être aux côtés des opprimés et victimes
des dictateurs. En continuant à soutenir et à imposer militairement
ou "démocratiquement " ces hommes rejetés par les
Masses Populaires, elle perd toute crédibilité et se déshonore.
Quelle honte ! Ce mépris pour nous peuples
d'Afrique exacerbe notre rancoeur et renforce notre détermination de Pour la Fédération
-d'Europe-Section France/ACTUS
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