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Journal
indépendant de tous les Djiboutiens de l'opposition. Toutes les informations que le régime de M. GUELLEH cherche à cacher. |
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SOMMAIRE
N° 9 du 21 novembre au 27 novembre 1999 |
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disponibles progressivement en Italien, Anglais et Allemand - AVERTISSEMENT
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LA
LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS - L.D.D.H. - Djibouti, le 20 Novembre 1999
NOTE D'INFORMATION N° 10/LDDH/99 POUR
NOS ENFANTS Le 6 décembre 1990, la République de Djibouti a ratifié la Convention aux Droits de l'Enfant adoptée le 20 novembre 1989 par l'Assemblée Générale des Nations Unies. Cette Convention confère aux enfants des Droits et des Libertés fondamentales en tenant compte de leurs besoins pour recevoir une assistance et une protection en raison de leur fragilité et de leur vulnérabilité. Or, le conflit interne de novembre 1991, considéré par le pouvoir en place comme définitivement résolut le 26 décembre 1994, perdure jusqu'à ce jour et touche principalement les enfants en raison des destructions des infrastructures sociales, de l'insécurité, des déplacements de population vers la Capitale et les pays limitrophes. L'ensemble des effets de la guerre, qu'ils soient directs ou indirects, compromettent tout développement de l'Enfant djiboutien et principalement nos enfants du Nord et du Sud-Ouest. Une telle situation de guerre larvée a conduit à affecter lourdement ces enfants tant psychologiquement que physiquement, en plus de leurs incapacités à pouvoir s'insérer dans la vie citadine et à tout changement forcé de leur milieu. Ces enfants sont aujourd'hui les proies faciles de la délinquance et de ses retombées (exploitations, viols, arrestations, emprisonnements dans des conditions intolérables, etc.) Par conséquent, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains - LDDH - inquiète et préoccupée de l'avenir des Enfants Djiboutiens réaffirme que le Droit de chaque enfant à la survie, à la jouissance d'un meilleurs état de santé, à l'épanouissement le plus apte à son développement passe avant tout par une réelle Paix. Aussi, nous lançons un appel pressant pour un arrêt définitif et franc de la guerre et pour l'instauration d'une paix globale, afin que soit restauré le cadre idéal pour tout développement, lequel dépend de l'avenir de l'Enfant. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains - LDDH - exige du Président de la République djiboutienne d'ouvrir le dialogue et d'engager des négociations franches et transparentes avec le Président du FRUD, M Ahmed DINI AHMED, pour une Paix définitive et globale. Le Président
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COURRIER
DES LECTEURS Djibouti : diplomes. Subject: Quelques mots aux informateurs que vous êtes > Je suis une jeune étudiante Djiboutienne en France et je suis
surpris de ---------------------
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FERME SOUTIEN DE L'UNION DES POPULATIONS DU CAMEROUN (UPC) --------------------- Retour Sommaire ----------------------------------------------------------------
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Éléments
d'information République
de Djibouti État
des Iieux de la situation des droits de l'Homme Sommaire
I.
Présentation .Politique Cette guerre durera
trois ans, jusqu'au 26 décembre 1994, date à laquelle est signé
un traité de paix entre un groupe dissident du FRUD et une partie du
gouvernement à Ab'a. .Situation
actuelle Conflits Prisonniers
de guerre le 15 avril 1999,
à la suite d'une action militaire du FRUD dans la région
de Bolli dans le Nord de Djibouti, de nombreuses personnes de la région
Bolli-Assagueïla-Randa sont arrêtées et emmenées
à Tadjoura, où elles sont soumises
à de graves tortures physiques. Le 26 avril 1999,
une attaque est menée par le FRUD dans la région de Mehedo. L'armée gouvernementale
est soupçonnée avoir assassiné à Orobou 3 personnes
civiles : Le 24 juillet
1999, à la suite de combats qui ont lieu à Mehedo dans
le district d'Obock entre les combattants du FRUD (Front de la Restauration
de l'Unité) et les Forces Armées Djiboutiennes, 5 blessés
du FRUD ont été capturés :
Il.
Droits économiques et sociaux En décembre
1998, une épidémie de paludisme sévit au Sud-ouest
de Djibouti faisant des dizaines de morts. Le gouvernement Djiboutien n'intervient
pas et installe un blocus médical -l'accès des ONG à
ces régions est refusé.
III.
La situation des défenseurs des droits de l'Homme
Retrait de documents de voyage En décembre,
alors qu'il se rendait aux États Généraux des défenseurs
des droits humains organisés à Paris par des ONG internationales
pour célébrer le 50ème anniversaire de la Déclaration
Universelle des droits de l'Homme, Maître Aref s'est vu confisquer ses
documents de voyage à l'aéroport de Djibouti. Son passeport
confisqué à cette occasion ne lui a toujours pas été
remis. Depuis, il est sous surveillance quasi constante. La
LDDH Quelques jours seulement après sa création, le 24 mai 1999, le siège de la LDDH a été la cible d'un attentat à l'explosif. Son Président Monsieur Abdi Noël Jean-Paul, et son vice Président Monsieur Omar Ali Ewado ont été arrêtés par la police pour être interrogés puis relâchés. Deux
jours plus tard, ils ont été mis en garde vue du 25 mai au 27
mai pour être à nouveau entendus.
Relation
entre la presse et les défenseurs des Droits de l'Homme.
IV. Liberté syndicale De 1977 à
1992, la liberté syndicale était inexistante à Djibouti.
En effet, à cette époque, la règle absolue était
la loi du parti unique, le Rassemblement Populaire pour lé Progrès
(RPP), crée en 1979, et il n'y avait donc qu'un syndicat unique totalement
soumis à ce parti. Désormais,
il existe deux centrales syndicales qui représentent l'ensemble de:s
travailleurs en République de Djibouti. : l'UDT et l'UGTD. Les cotisations
syndicales sont toutes gelées et les comptes en banque des syndicats
saisis. Dernièrement, le 15 juillet 1999, le gouvernement a organisé d'autorité un "congrès conjoint " au nom de deux centrales avec pour ordre du jour le remplacement de la direction légitime par des inconnus recrutés au sein du parti au pouvoir. C'est ainsi que le gouvernement a décrété une nouvelle direction pour chacune dès centrales au mépris des statuts des deux organisations syndicales concernées et des conventions internationales du BIT dont la convention n° 87 et 98 relatives à la liberté de syndicale et à la négociation, pourtant ratifiées par Djibouti depuis 1978. La
Confédération internationale des syndicats libres (CISL) a protesté
contre ces agissements gouvernementaux illégaux et a saisi le BIT. Rappel
historique A la suite de cette
loi, l'Union Djiboutienne du Travail (UDT) proteste et lance avec l'UGDT un
préavis de grève générale. Cette grève
générale des travailleurs djiboutiens sous l'égide de
l'intersyndicale UDT /UGDT a lieu du 6 septembre au 23 septembre 1995. Exaspéré
le gouvernement se borne à réprimer tout azimut le mouvement
syndical qu'il déclare subversif et illégal. La répression
est généralisée et systématique à l'encontre
de tous les travailleurs et des dirigeants syndicaux. Des centaines de travailleurs
sont licenciés, arrêtés et torturés. Les
principaux dirigeants du mouvement syndical, dont Monsieur Adan Mohamed Abdou,
Secrétaire Général de l'UDT, sont licenciés, brutalisés
et incarcérés durant des semaines. Même les familles,
femmes et enfants, des syndicalistes sont brutalisées pour faire pression
sur eux. Dés novembre
1995, des plaintes pour atteintes graves aux droits humains et syndicaux sont
déposées auprès du BIT, par la Confédération
Internationale des Syndicats Libres (CISL), l'Organisation de l'Unité
Syndicale Africaine (OUSA), ainsi que l'intersyndicale UDT /UGDT.
M.Aden Robleh
Awaleh (le chef du Parti National Démocratique -PND), ancien ministre
du Président Hassan Gouled Aptidon, et opposant au nouveau régime
politique, s'est lui aussi vu retirer son passeport. Circulation
soumise à un "Ialsser-passer" Elle est soumise
à la présentation d'un "laisser-passer" pour se déplacer
d'un district à l'autre, ou entre les localités d'un même
district. Blocus
alimentaire Tous les points
d'eau (puits et sources) sont étroitement contrôlés et
occupés en permanence par les forces par l'AND et la FNP. La plupart des
localités du Nord et du Sud-ouest sont soumises à un couvre
feu de 18 heures à 6 heures, rendant impossible tout secours sanitaire
à quelques kilomètres de ces localités.
Septembre/octobre
1997 : Le 16 février
1998 : Le 11 septembre
1999, Le 23 septembre
.1999, plus de cinq cents soldats armés
encerclent la résidence du Président de l'Opposition Djiboutienne
unifiée (ODU). Monsieur moussa Ahmed Idriss. Des grenades sont lancées
sans sommation dans la cour de sa résidence. Puis, des unités
spéciales se rendent sur les lieux et donnent l'assaut. Monsieur moussa
Ahmed est arrêté et déféré au Parquet. Il
est mis en détention provisoire à la prison de Gabode. La police aurait
aussi arrêté simultanément plusieurs centaines de personnes.
VII.
Arrestations arbitraires et tortures 26 mars 1999 * : 15
juin 1999 : 23
Juin 1999 :
Monsieur
Amir Adawé, rédacteur en chef du journal La République
et membre influent du Parti PND (Parti National Démocratique) est
actuellement détenu. Le
29 août 1999, L'enquête
préliminaire des officiers de police judiciaire a porté sui
une prétendue diffusion de fausses nouvelles avec la publication
dans leur journal respectif d'un communiqué de presse du Président
du FRUD Monsieur Ahmed DINI. Le
2 septembre 1999, Les
conditions du procès n'ont pas été justes et équitables
: De
plus, selon l'avocat des deux journalistes, Maître Cantier, la procédure
serait entachée d'une nullité d'ordre public, les deux journalistes:
n'ayant pas été déférés au Procureur
de la République dans les délais prévus à l'article
347 alinéa 2 du Code Djiboutien de Procédure Pénale. Tous
deux ont interjeté appel du jugement le 4 septembre 1999.
Des
extraditions extrajudiciaires sont régulièrement effectuées
par la sécurité djiboutienne qui remet directement aux autorités
éthiopiennes des personnes qui ont fui en particulier les Oromos
et les Somalis. Mais,
Houssein Okieh Abdi dit Kuruh, soupçonné d'appartenir au FRUD,
est accusé "d'assassinat, de tentative d'assassinat, et de vol
en bande armée" avant d'être écroué à
la prison de Gabode.
2
novembre 1999 : ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
UN SCANDALE FRANÇAIS A
la lecture de ce rapport émis par un organisme dont le sérieux
et l'impartialité sont incontestables, nous nous interrogeons sur
la position des autorités françaises qui soutiennent la dictature
de Monsieur Guelleh et qui augmentent chaque année le montant des
subventions au titre de la coopération. Par tête d'habitant
ces subventions
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LA
LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS
Note
d'Information Na IO / LDDH/ 92 Une Analyse Juridique
assortie de quelques commentaires - Député moussa
Ahmed Idriss Directeur de publication du journal " LE TEMPS "
A)
Levée de l'immunité Parlementaire par la Résolution do
13 septembre 1999 Un certain Capitaine
Monsieur Zakaria officier de la police judiciaire de la gendarmerie
a A 21 heures, la gendarmerie a
informé que les deux personnalités sont sous mandat de garde
à vue. Le lendemain à 9 heures des officiers de la police judiciaire
de la gendarmerie ont déféré au Le Général Ali Meidal
et le Président Daher Ahmed ont été mis en détention
provisoire et Les intéressés ont
tout de suite interjeté Appel. Lors du
procès, aucune plainte du Ministère de la Défense, aucune
preuve matérielle n'a été versée au dossier, ni
portée à la connaissance de deux inculpés. D'ailleurs,
le jugement ne fournit aucune information ou précision sur Ia "
démoralisation " des Forces Années djiboutiennes. D'autant plus, que c'est la deuxième
fois que des leaders; politiques sont condamnés pour ce même
motif Pour mémoire :
Dans l'après-midi du samedi
11 septembre 1999, le député moussa Ahmed Idriss s'est vu Cette convocation n" 229/ANIBD/MM ne portait aucune précision sur le ou les motifs de la convocation, mais elle exigeait du député moussa Ahmed Idriss qu'il se présente au bureau du Président le lendemain 12 septembre 1999 à 10 h.
Le Président de l'Assemblée
Nationale a informé le Député moussa Ahmed Idriss, que
le Ministre de la Justice lui avait transmis " une demande de levée
de son immunité parlementaire, suite à la publication d'un article
dans le journal " Le Temps " du mois d'août 1999, et dont
il est le Directeur de publication " Le Député moussa Ahmed Idriss n'a obtenu aucun document écrit sur les faits qui lui seraient reprochés par la Justice, durant cette dite séance. Pourtant, le journal de l'Administration, " La Nation " a officialisé cette levée de l'immunité le jeudi 16 septembre !999 dans un article intitulé. " Le Député moussa Ahmed risque d'être condamné " Par lettre en date du 17 septembre
1999 et réceptionnée par le secrétariat du Président
de l'Assemblée le samedi 18 septembre 1999, le Député
moussa Ahmed Idriss, dans l'objectif de constituer sa défense et en
vue de soumettre sa requête auprès du Conseil Constitutionnel,
à rappeler au Président de l'Assemblée Nationale qu'il
lui était indispensable d'obtenir son droit le plus élémentaire
à savoir celui d'être en possession de la Résolution concernant
la levée de son immunité parlementaire. Le Président de l'Assemblée
par lettre N. 233/AN/BD/MM du 20 septembre 1999 lui a transmis par voie d'huissier
la Résolution 11/AN/99/4ème L. du 13 septembre 1999. Il
DISCUSSIONS II -Moyens
de l'inconstitutionnalité de la levée de l'immunité parlementaire
:
En effet, le Président de
l'Assemblée et le Secrétaire du Bureau de l'Assemblée
Nationale devrait, au préalable, établir suite à la demande
de la Justice, une Proposition de Résolution qui doit être communiquée
à tous les membres du Bureau et dans un délai raisonnable au
député concerné avant qu'il soit entendu, afin de lui
permettre de préparer et de constituer sa défense.
B) FOND 3°) -La violation du 2ème
alinéa de l'Article 52 du Règlement Intérieur : Le Président de l'Assemblée,
qui avait certainement reçu des instructions de l'Exécutif,
a outrepassé la Réglementation en vigueur en ce qui concerne
l'ouverture d'une séance aussi importante, que celle qui consiste à
la levée de l'immunité parlementaire du Député
moussa Ahmed Idriss. 4°) -Les violations de l'Article
51 de la Constitution : en effet, le quatrième alinéa
de l'Article 51 de la Constitution définit clairement, les limites
et la compétence du Bureau de l'Assemblée Nationale dans le
domaine réservé à la levée de l'immunité
parlementaire, puisqu'il stipule: " aucun Député ne peut,
hors session, être arrêté qu'avec l'autorisation du Bureau
de l'Assemblée Nationale ". Par conséquent, le Bureau
est uniquement habilité à donner son autorisation que dans le
cadre de l'arrestation d'un Député, laquelle nécessite
la levée de l'immunité parlementaire. S'agissant des cas de
poursuites d'un Député, le Bureau, n'a nullement la compétence
pour pouvoir donner son autorisation. Seule l'Assemblée Nationale (en
séance plénière) est compétente dans ce domaine,
et ce conformément au troisième alinéa de l'Article 51
de la Constitution, lequel précise : 5°) -La violation flagrante
de l'Article 16 de la Loi N. 2 AN/ 92/2ème L du 15 Septembre 1992 relative
à la Liberté de Communication : Le Codirecteur de la publication
doit être nommé dans le délai d'un mois à compter
de la date à Toutes les obligations imposées
au Directeur de publication sont applicables au Codirecteur , Le Député Said Ibrahim
Badoul qui avait participé activement à l'adoption de cette
loi, a peut-être oublié l'importance des Dispositions de l'Article
16, qui dispensent à l'Assemblée Nationale toute procédure
de levée de l'immunité parlementaire d'un Député,
Directeur de publication, puisque celui-ci est protégé par son
Codirecteur, lequel ne dispose pas de l'immunité. De plus, les Dispositions de l'Article
sus-cité allège les Décisions Législatives, en
ce sens qu'elle donne les moyens à la Justice de pouvoir poursuivre
le Codirecteur de publication à chaque fois qu'un article ferait l'objet
d'une plainte, ou d'une mise en cause par le Ministère Public. Il est très clair, que l'Article
16 de la Loi relative à la Liberté de Communication protège
donc, et naturellement, l'immunité de tout Directeur de publication,
dès que celui-ci ait désigné son Codirecteur. Et que,
la violation flagrante de l'Article en question par le Président et
le Secrétaire du Bureau de l'Assemblée Nationale est lourde
de conséquences, en ce sens qu'elle prouve nettement la volonté
du Pouvoir Exécutif d'engager une épreuve de force, avec les
risques et les dangers incalculables
et ce, en jetant en prison les Membres Dirigeants du Haut Conseil de l'Opposition
Djiboutienne unifiée Pour plus de clarté, il
est bon de citer ci-dessous, les Dispositions Générales de la
Loi N° 2/AN/92/2e L du 15 Septembre 1992, relative à la Liberté
de Communication, qui sont une Révolution en faveur du pluralisme politique
dans un cadre de diffusions et d'informations à travers une presse
libre et indépendante et ce, à l'adresse de la Communauté
nationale et internationale : Article -1-: " La liberté
de presse garantie par fa Constitution s'exerce dans le cadre des B) Audience du Tribunal du 29
septembre 1992 Compte-rendu : A la demande du Parquet général
le dernier chef d'inculpation a été annulé. Le Juge Warsama
a dit, que le renvoi
ne pose pas de problème pour le Député moussa Ahmed qui
doit retrouver en prisons en attendant l'autre affaire pendante en justice,
mais que le renvoi n'est pas en faveur des autres inculpés car ils
n'aimeraient pas rester en prison dans l'attente. Le Député
moussa Ahmed ayant insisté, le juge Warsama a suspendu l'Audience afin
de délibérer sur le renvoi ou non . Après délibération,
le Juge Warsama a renvoyé cette Audience au mercredi 6 octobre 1999. II
Commentaire sur cette affaire Audiencée le 29 septembre 1999 Tout d'abord, nous allons essayer
de retracer les raisons qui ont engendré: les violations flagrantes
de domicile sous un déluge de feu, de la résidence du Député
moussa Ahmed Idriss par les Forces Nationales de Police le jeudi 23 septembre
1999 et aggravé par un homicide volontaire avec le décès
d'un proche du Député moussa Ahmed qui a succombé sous
les balles des Forces de Police. La résidence du Député
moussa Ahmed Idriss a été très endommagée lors
de l'assaut sans sommation des Forces de Police. Le jeudi 2 septembre 1999, Ceci pour avoir diffuser dans ces
journaux un Communiqué de Presse du Président du Front pour
la Restauration de l'Unité et de la Démocratie (FRUD), M. Ahmed
Dini. L'insertion de ce Communiqué de Presse et la publication d'articles
sur la situation dramatique en République de Djibouti aurait d'après
le Tribunal " démoralisé les Forces Années Gouvernementales
". pourtant le journal gouvernemental avait lui aussi publié ce Communiqué de Presse du Président Ahmed Dini et son manuscrit avait été agrandi. Naturellement le journal " La Nation n'a pas été traîné en justice. Dix jours après, plus précisément
le 13 septembre 1999. Le Président Saïd Ibrahim Badoul en infraction
totale à l'article 16 de la Loi sur la Liberté de Communication
et suite à une séance du Bureau de L'Assemblée Nationale
uniquement chargé de levée l'immunité parlementaire que
dans la seul cas de l'arrestation d'un Député conformément
à l'article 51 de la Constitution, (cette séance du Bureau de
l'Assemblée en présence du Député moussa a entamé
ses travaux sans que le quorum soit atteint et les travaux législatifs
ont eu lieu sans enregistrement audio permettant de dresser fidèlement
les interrogations et le débat dans le Procès Il est bon de rappeler que le 15
juin 1996 le même Saïd Ibrahim Badoul avait d'une manière
anticonstitutionnelle levée l'immunité parlementaire (par une
simple lettre signée par lui) de M. Ahmed Boulaleh Barreh, Ali Mahamade
Houmed, Moumin Bahdon Farah. Ces trois députés
et Monsieur Ismaël Guedi leaders de l'Opposition Djiboutienne et membres
dirigeants du Groupe pour la Démocratie et la République (GDR)
ont été entendus par les Officiers de la police judiciaire de
la gendarmerie directement dans leur domicile lors de l'enquête pour
" offensé au Président Hassan Gouled " car ces personnalités
politiques avaient publié dans communiqué de presse en autres
les termes suivants : " règne par la force et la terreur, tout
en bafouant la constitution ". Le Président de la LDDH
M. Noël Abdi Jean-Paul dès la reprise par le Procureur Général
de ses fonctions n'a pas manqué de demander au Procureur Général
de procéder de la même manière en envoyant deux officiers
de police judiciaire de la gendarmerie au domicile du député
moussa Ahmed afin de procéder à l'enquête préliminaire
sur cette affaire dont son Codirecteur a déjà été
condamné. Il est regrettable de constater que ces suggestions n'ont pas été retenues, mais que les Autorités politiques au Pouvoir ont plutôt préféré la manière forte en violant le domicile du Député moussa Ahmed (comme dans les opérations anti-terroristes) avec malheureusement un homicide volontaire consécutif au décès par balle réelle d'un proche du Président moussa Ahmed. Audience du 06/10/99 Le Président de la Cour
d'Appel (Chambre Correctionnelle), après avoir prononcé les
Chefs d'Accusation a informé qu'il a été saisi par le
Député moussa Ahmed Idriss d'une demande de renvoi assortie
d'une libération provisoire immédiate afin de permettre à
son second avocat, Maître Roland Weyn. d'organiser sa défense,
d'autant plus que son précédent défenseur, Maître
Roger-Vincent Calatayud s'était vu refusé le Visa. A ce propos
le Procureur Général avait lors de l'audience du 23 septembre
insisté sur le fait que Maître Calatayud s'était vu refusé
son visa pour une autre affaire pendante devant la justice (affaire concernant
M. Moumin Bahdon, Ahmed Boulaleh Barreh et 14 militaires pour un prétendu
Coup d'État transformé durant le procès de la première
Audience par le Procureur de la République en " démoralisation
de l'Armée " ). Le Procureur Général
a immédiatement émis son objection à tout renvoi. Le
Président de la Cour d'Appel a suspendu cette Audience, pour délibérer
sur la demande de renvoi. Après délibération le juge
Warsama a informé de la Décision de la Cour qui a rejeté
la demande de renvoi. Le Président de la Cour a tout de suite procédé
à l'appel nominal de tous les prévenus. Tous les prévenus
se sont déclarés victimes de l'agression policière qui
est intervenue aussi promptement que brutalement au domicile de moussa Ahmed
Idriss. Certains prévenus ont affirmé
avoir riposté par des jets de pierres de l'intrusion brutale et violente
dans la cour de la Résidence du Président de l'ODU. La grande
majorité des prévenus étaient des proches de moussa Ahmed
Idriss et quelques-uns étaient des sympathisants de l'ex-candidat aux
dernières élections présidentielles du 09.04.99 Le Député moussa
Ahmed a déclaré entre autre que la violation de domicile suivi
de meurtre et violence avaient pour seul objectif d'accomplir les ordres venus
d'en haut afin de procéder à sa liquidation physique car une
grenade a été lancé à sa direction mais n'a pas
explosé grâce à Dieu et qu'il est en possession de cette
grenade qui est à disposition de la Cour. Il s'est estimé étonné
de se retrouver sur le banc des coupables alors que tout l'indique comme victime
de cette agression mené au vu et au su de tout le monde par le bras
armé du régime: les forces spéciales de Police. Cela d'autant plus a-t-il ajouté
qu'il s'était rendu volontairement à la convocation du Bureau
de l'Assemblée Nationale sur la levée de l'immunité et
se disposer à répondre à tout convocation en provenance
des autorités judiciaires. Le Procureur Général en son réquisitoire a affirmé que la gendarmerie a refusé de procéder à l'enquête. Prétextant l'absence de moyens humains et matériels pour remettre la convocation. n a affirmé que contrairement aux informations diffusés à ce propos par certains médias à l'étranger, les forces de police sont intervenues à 7H00 du matin et non à 4H30 même si tous les prévenus ont déclaré avoir été agressés dès l'aube durant la prière du matin. ------------------------------------------------------- Retour Sommaire ----------------------------------------------------------------
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et revue de presse |
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21/11
: MAÎTRE MOHAMED AREF |
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La convocation
émane de la caserne Capitaine HAMADOU - Compte-tenu des pratiques à Djibouti, nous craignons que Maître AREF ne soit placé immédiatement en garde à vue. Il s'agit probablement d'une suite de l'affaire des journalistes de France 2 qui avaient été expulsés et dont le matériel et les cassettes avaient été saisis illégalement par les autorités djiboutiennes. Nous demandons à tous les hommes politiques et à toutes les Associations, que nous avons tenu informés des risques encourus par Maître AREF de se mobiliser pour éviter un nouveau drame à Djibouti. -------------------------------------------------------
Retour Sommaire ---------------------------------------------------------------- Communiqué
Lundi 22 novembre 1999
Aujourdhui 22 novembre 1999, Me Aref Mohamed Aref, avocat et défenseur des droits de lhomme à Djibouti, a été convoqué à la gendarmerie pour y être interrogé à 16 heures. Même si les faits qui lui sont reprochés ne lui ont pas été indiqués, il est clair que son témoignage devant les caméras de télévision de France 2 est la cause de cette interpellation. Par ailleurs, Me Aref avait adressé une lettre dappel à laide à Lionel Jospin, lettre quun fonctionnaire français zélé a immédiatement communiqué aux services de renseignements djiboutiens. Il a reçu de très graves et très sérieuses menaces de mort de la part du pouvoir tyrannique du président Guelleh qui ne cache pas sa volonté de le réduire définitivement au silence. Le régime de dictature de Djibouti sévit sur toute la population depuis des décennies sans aucune dénonciation de la part de la communauté internationale. Il faut soutenir Me Aref, un des seuls hommes libres de Djibouti suffisamment courageux pour poursuivre pacifiquement la lutte pour lhonneur, la dignité et la justice. Mobilisons-nous pour le défendre contre létat de non droit.
Paris, le 21 novembre 1999
Roger-Vincent Calatayud Président de lA.F.A.D.D. Roger-Vincent
Calatayud ------------------------------------------------------- Retour Sommaire ---------------------------------------------------------------- LES
TEMOIGNAGES DE SYMPATHIE ET DE SOUTIEN A la suite des informations que nous avons envoyées depuis hier soir, au sujet de la probable arrestation de Maître AREF, notre association reçoit de nombreuses demandes d'information et surtout de nombreux messages de sympathie et de soutien. -------------------------------------------------------
Retour Sommaire ---------------------------------------------------------------- VINGT
ASSOCIATIONS AFRICAINES DE DEFENSE DES DROITS DE L'HOMME Les participants
(Magistrats, Avocats, Juristes, Militants des droits M° ARREF, Président
de l'Association pour le Respect des Droits de Selon les informations
en notre possession cette convocation aurait des Cette interpellation
ainsi que les menaces de mort antérieures dont M° C'est pourquoi : l'UIDH,
les organisations des droits humains et des - Expriment leurs vives
préoccupations et inquiétudes au sujet de la | |||||||||||||||||||||||