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Journal
indépendant de tous les Djiboutiens de l'opposition.
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ALERTE
URGENTE |
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Toutes
les informations que le régime dictatorial AVERTISSEMENT
: la reproduction de nos articles est autorisée, (à l'exception
des extraits de presse) |
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SOMMAIRE
N° 19 du 30 janvier au 5 février 2000 FRANCE
3, Le sujet a été déprogrammé in extremis.
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Les prisonniers politiques "mis en isolement" - D'après LA NATION, l'Ambassadeur de France aurait accusé Maître Arnaud Montebourg, avocat et député, d'avoir "piloté" la mise en cause de M. GUELLEH dans l'affaire BORREL : Djibouti exigerait l'officialisation de ces propos ! |
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COURRIER
DES LECTEURS
--------------------------------------------------------------- Sommaire ---------------------------------------------------------------- Réponse à la " famille Judiciaire " djiboutienne.
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2 - Les magistrats, aux ordres du régime :
3
- Les avocats, qui
ont trahi leur serment :
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Ligue
Djiboutienne des Droits Humains
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Dossier de
presse Communiqué de l'association SURVIE Rhône, organisatrice de la manifestation Ne laissons pas faire
du Congo-Brazzaville A Lyon,
rassemblement à la porte Duquesne du parc de la Tête
d'Or, -
Contre le soutien de la France à un régime criminel
au Congo-Brazzaville, Appellent à cette manifestation (non exhaustif) : Survie Rhône est une représentation locale (dans l'agglomération lyonnaise) de l'association française Survie (57, avenue du Maine, 75 014 Paris - Tél : 01 43 27 03 25 - Fax : 01 43 20 55 58 - Courriel : survie@globenet.org) Motivations Au Rwanda en 1994, La France soutenait un régime génocidaire. Aujourd'hui, au Congo-Brazza, la France (ses autorités, la société Elf...) est compromise dans une guerre civile par son soutien diplomatique, militaire et financier à Denis Sassou Nguesso. Celui-ci mène une politique de tueries et de viols systématiques, y compris à caractère ethnique, qui relève clairement selon nous du crime contre l'humanité. En 1996, Sassou Nguesso, général-policier formé par la Stasi qui sema de complots et d'assassinats l'histoire de son pays, était à Paris pour préparer sa reprise armée du pouvoir. En 1997, Denis Sassou Nguesso a repris le pouvoir par les armes avec l'aide de ses milices (cobras), de mercenaires (dont des militaires français ayant démissionné la veille de leur contrat au Congo-B) et de troupes étrangères (angolaises, tchadiennes, Rwandaises du Hutu power génocideur en 1994...). Ne pouvant pas payer ses milices, il les a autorisées à piller la population pendant un certain temps. Les Congolais ont vu leurs compatriotes (cobras) et des étrangers (du Congo-Kinshasa...) piller leur maison avec l'autorisation du général Sassou Nguesso, et ramener ce butin dans leur pays. Par cette guerre de conquête du pouvoir, le général Sassou Nguesso a achevé la mise à mort en 1997 d'un processus de démocratisation, pour se placer à la tête de l'Etat et remplacer la constitution du Congo-Brazza par un "acte fondamental" caractéristique d'un régime autocratique. "Le Général Sassou-Nguesso cumule les fonctions de Président de la République, chef de l'Etat avec celles de chef du Gouvernement, Ministre de la Défense et chef Suprême des Armées" (FIDH/OCDH, Congo-Brazzaville, l'arbitraire de l'Etat, la terreur des milices 17/06/1999). Depuis décembre 1998, les massacres se sont multipliés, provoquant des dizaines de milliers de morts et la fuite de centaines de milliers de personnes dans les forêts. Beaucoup de ces déplacés sont morts ou meurent encore, faute de nourriture et de soins. Même s'il faut se méfier des comparaisons et ne pas exonérer les milices de Lissouba et de Kolélas de leurs exactions, les événements placent Denis Sassou Nguesso du coté des Milosevic. Nous dénonçons la fausse morale brandie par nos dirigeants qui recourent aux droits de l'Homme pour condamner un Milosevic et qui, dans le même temps, soutiennent un Sassou Nguesso. Nous dénonçons une politique assujettie aux intérêts pétroliers. Il ne s'agit pas bien sûr, à travers cette manifestation, de nous prononcer pour l'un des trois belligérants de ce conflit (Denis Sassou Nguesso - milices Cobras -, Pascal Lissouba - milices Cocoyes -, Bernard Kolelas - milices Ninjas -). Chacun d'eux porte sa part de responsabilité dans le drame que vivent les Congolais. Mais nous n'acceptons pas que la France soutienne un chef d'Etat autoproclamé, en feignant de croire à la possibilité d'un "passage en force de la démocratie" au moyen du crime contre l'humanité. Nous refusons également à la société Elf la liberté d'organiser des coups d'Etat en Afrique et de financer des régimes en guerre civile qui s'arment jusqu'aux dents. Avec l'appui d'autres pays européens qui se sentent concernés par l'avenir du Congo-Brazzaville, la France a tous les moyens de faire pression pour une issue négociée du conflit en cours. Mais cette voie-là, plus digne de notre pays, ne sera prise que si la population et les élus contribuent à faire échec aux vieux réflexes coloniaux. Situation humanitaire "
[Entre décembre 1998 et mai 1999], dans les régions
du Sud-Ouest du pays, du Pool et à Brazzaville, où des
combats atroces ont lieu, des violations graves des droits de l'Homme
et des règles élémentaires du droit international
humanitaire ont été commises par les belligérants
sur des civils non armés. Ceux-ci ont été pris
pour cible en raison de leur sympathie réelle ou présumée
à l'égard de l'une ou l'autre partie au conflit. Ces
exactions sous forme d'exécutions arbitraires et extrajudiciaires
massives, de viols et pillages ont forcé les populations civiles
à un exode massif dans des conditions matérielles et
sanitaires difficiles, à travers forêts et savanes en
direction de Pointe-Noire, Brazzaville Nord, ou encore en République
Démocratique du Congo (RDC), notamment dans les localités
du Bas-Congo et à Kinshasa. "D'après un premier rapport des organismes de l'ONU sur place début octobre, il y aurait actuellement 610 000 personnes déplacées, soit près d'un quart de la population congolaise. 140 000 d'entre eux errent depuis 6 à 9 mois dans la région du Pool, fuyant les différents miliciens. Quand ils arrivent à atteindre Brazzaville, ils sont souvent dans un état désastreux. Il y aurait par ailleurs 440 000 déplacés dans le reste du pays, notamment dans les forêts entre Dolisie et Pointe-Noire." D'après Henrik Lindell (Témoignage Chrétien 04/11/1999).
La France n'est pas loin derrière cette guerre (les 3 " E ") Elf
: Elysée
: Dès l'automne 1997, les plus hautes autorités de notre pays ont renoué avec le gouvernement issu de la guerre, sans aucune garantie de respect des libertés démocratiques et des droits de l'Homme. Peu avant, la PME Geolink procurait une centaine de mercenaires (canard enchaîné 11/06/97)... L'Elysée cherchait des instructeurs (la Lettre du Continent 19/06/97). A l'automne 1998, l'ambassadeur de France à Brazzaville a fait don à l'armée congolaise de 71 véhicules destinés à transporter des troupes ; en novembre, le ministre de la coopération, Charles Josselin, remettait 500 000 000 francs CFA non remboursables au Congo-B, destinés à relancer la coopération officielle avec Sassou Nguesso (d'après Noële Mamère in Témoignage Chrétien, le 18/02/99). En juillet 1999, Jaques Chirac aurait même demandé à Michel Camdessus, directeur du FMI, d'intervenir pour que le Congo-B soit désormais considéré comme pacifié (d'après La lettre du continent).
Etat-major
: Les Transall de l'armée française n'ont cessé de livrer des armes à la faction au pouvoir. Selon La Lettre du Continent du 1° juillet, la France a financé avec l'argent du Fonds d'aide et de coopération (FAC) l'intervention d'au moins 80 officiers et sous-officiers français. De surcroît, une opération officieuse HADES dirigée par deux militaires français "retraités", Marc Garibaldi et Bernard Daviet, aurait recruté 25 sous-officiers français pour encadrer 600 soldats congolais. Le financement serait passé par la banque FIBA - d'Elf - et Omar Bongo (Président gabonais et gendre de Sassou Nguesso). De leur côté, les opposants au régime dénoncent l'intervention de légionnaires français dans le "maintien de l'ordre". " Dans les états-majors français, on a du mal à cacher le parti pris en faveur de Denis Sassou Nguesso. Selon les services de renseignements français, les "cobras " de M. Nguesso ont pu disposer d'armements lourds et individuels en provenance de plusieurs Etats africains proches de la France, comme le Gabon. Les mêmes sources françaises laissent entendre que ces milices ont pu, grâce à des circuits de financement occultes fréquents dans les milieux pétroliers, acheter des matériels en Europe. " (le Monde, 17/10/97). Une action clandestine directement branchée sur l'Elysée : c'est avec ce genre de scénario que la France s'est retrouvée, en 1994, au cur de l'apocalypse rwandaise. "
La France maintiendra en Afrique une présence stabilisante et
utile " Des groupes français qui financent... Elf :
Les
juges Joly et Vichnievsky, lors d'une perquisition à la tour
Elf en 1998, ont saisi des documents (des notes d'un officier des
services secrets français) prouvant que les réseaux
de Pasqua mettaient en place, déjà en 1991, avec Alfred
Sirven (Elf) et le Gabon, des commandos de mercenaires pour renverser
la Conférence Nationale Souveraine (CNS) qui devait tenter
de mener ce pays à la démocratie... et imposer aux congolais
Sassou Nguesso, plusieurs fois rejeté par les urnes. " Pascal Lissouba [le président renversé] est aussi un vétérant de l'ancien régime, blanchi par la CNS [conférence nationale souveraine]. [...] Il parvient à desserrer l'étau financier en mettant Elf en concurrence (ô sacrilège !) avec des pétroliers américains. Il obtient ainsi que la part des recettes pétrolières reversée à l'Etat congolais passe de 17 % (sous Sassou) à 33 %." (Dossier Noir n°12, de Survie, p 85, novembre 1998). cette donnée aurait-elle été déterminante ? Fin 1998, un haut responsable d'Elf est interpellé dans l'émission Capital, sur M6 : " c'est quand même malheureux qu'ils [les Brazzavillois] se soient massacrés avec notre argent ! ". C'était le 29 novembre, trois semaines avant des massacres encore plus épouvantables. Réponse de Monsieur Elf : " Dans ce cas, oui, c'est un gâchis. Mais nous ne sommes pas des sentimentaux ! nous sommes des gens réalistes, qui gagnons de l'argent : avec qui, ça nous est égal ". " Lissouba a porté plainte contre Elf au tribunal de grande instance de Paris pour complicité de destructions, d'homicides (5 à 15 000 civils), actes de terrorisme et association de malfaiteurs. Il accuse Elf d'avoir financé une guerre civile dont il estime le coût, pour le camp Nguesso, à plus de 100 millions de dollars. Il demande l'examen de la comptabilité d'Elf et notamment de sa banque très privée, la FIBA. [...] Il ne manque pas de documents compromettants. Lui aussi arrosé par Elf, il connaît parfaitement les circuits financiers de la corruption. " ("la Françafrique..." de F.X Vershave, stock, 1998, p 315). Selon
un député français, depuis 1997 "au Congo-Brazzaville,
chaque balle a été payée par Elf". Paribas :
Bolloré :
Suite à sa vertigineuse ascension, le groupe de Vincent Bolloré est maintenant surnommé le "Dernier empereur d'Afrique" : dans les transports maritimes et ferroviaires, les ports, le tabac, le bois exotique, le cacao, le caoutchouc, le coton, etc. Quelques précisions sur Michel Roussin : ancien haut responsable de la DGSE, grand ordonnateur du financement politique de Jacques Chirac, ministre de la Coopération branché sur les "services" et la GLNF, VRP de luxe du patronat. Aïm a communiqué à Bolloré son attachement aux présidents-généraux Déby et Sassou N'Guesso.
La Françafrique, Jacques Foccart, Elf Extraits de : "la Françafrique, le plus long scandale de la République" de François-Xavier Vershave, édition stock, 1998 (François-Xavier Vershave est président de SURVIE) : p 175 : La Françafrique. "La Françafrique désigne une nébuleuse d'acteurs économiques, politiques et militaires, en France et en Afrique, organisée en réseaux et lobbies, et polarisée sur l'accaparement de deux rentes : les matières premières et l'aide publique au développement. La logique de cette ponction est d'interdire l'initiative hors du cercle des initiés. Le système, autodégradant, se recycle dans la criminalisation. Il est naturellement hostile à la démocratie. Le terme évoque aussi la confusion, une familiarité domestique louchant vers la privauté." "L'expression a jadis servi dans la bouche de grands "amis de la France " et de Jacques Foccart, tels Félix Houphouët (en 1955) ou Omar Bongo : c'était une sorte d'invitation à une Communauté néocoloniale idéale. On ne sait s'ils en percevaient la signification homophone : France-à-fric." "Il est difficile à certains moments de savoir qui tire les ficelles de qui : Foccart, Houphouët, Bongo, Elf, les " services ", les mercenaires hors ou sous contrôle ? La pratique foccartienne des relations franco-africaines a engendré un ensemble flou, une structure molle. Nous l'avons appelée la Françafrique." "Avec la mort de Foccart [en 1997], l'opportunité est belle d'occulter sous un nouveau camouflage le pouvoir de la Françafrique. Il suffit de proclamer non seulement la fin du réseau Foccart, mais, au prétexte qu'il serait inimitable, la fin des réseaux françafricains. Le discours est à la mode. N'est-il pas mystificateur ? Les gouvernants ont-ils renoncé à " s'appuyer sur un ensemble de réseaux, d'amitiés et de complicités tels qu'on ne sache jamais où commencent et finissent, s'excluent, se contredisent, s'impliquent ou se complètent l'action occulte et la politique officielle ", une belle définition du flou foccartien proposée par le gaulliste Pierre Dabezies, ancien ambassadeur au Gabon ? (Cité par Pierre Péan, Foccart parle, II, p. 450)" Triangle des trois " E ", La politique africaine de la France est toujours prisonnière des trois E (Elf, Elysée, Etat-major). Elle est l'héritière néocoloniale de Jacques Foccart qui a uvré durant toute sa carrière de Monsieur Afrique de l'Elysée, de 1958 à 1997 (avec quelques interruptions), à la confiscation des indépendances des ex-colonies. Toujours prompts à soutenir les pires tyrannosaures "amis de la France", tant financièrement que militairement ou par du lobbying auprès des institutions internationales, certains réseaux politiques, industriels et militaires ont pillé les ressources du sol africain, déclenché ou soutenu des massacres, instrumentalisé l'ethnisme. Le lubrifiant de ces mécanismes est "l'Aide Publique au Développement" (APD), dont moins de 5% sert à lutter contre la pauvreté. L'APD permet à la France de maintenir en place des dictatures aux abois (aide structurelle), d'amnistier certains détournements des prêts (effacement ou rééchelonnement de la dette), le tout revenant financer nos partis politiques et la corruption via les paradis fiscaux. Tout
ceci continue grâce à la confusion soigneusement entretenue
entre public et privé. La France peut ne pas revendiquer sa
politique africaine réelle, et laisser faire ses réseaux,
avec ses personnalités dominantes : C'est
sans doute pourquoi la France : A lire également -
Le Dossier Noir de la politique africaine de la France n°12 de
Survie : "la sécurité au sommet, l'insécurité
à la base..." chez l'Harmattan: -
Le rapport parlementaire (n° : 1859) "Pétrole et éthique
: une conciliation possible ?" des députés MH Aubert
(Verts), P Brana (PS) et R Blum (UDF) : Pour commander ce rapport : envoyer un chèque de 108 F (80F + 28 F de port) au Kiosque de l'Assemblée nationale, 4 rue Aristide-Briand, 75007 Paris. Plus qu'une marche : une visite guidée de la Françafrique... à coté de chez vous Venez visiter la Françafrique ! Malgré l'éloignement apparent des enjeux de la Françafrique, il faut savoir qu'elle est souvent plus proche de nous qu'on le pense... Que l'on songe aux différents scandales liés au financement des partis politiques français ou aux ramifications de l'affaire Elf ! "Les corrupteur sont devenus des corrompus, risquant ainsi de mettre en péril les fondements même de la démocratie." (rapport parlementaire n° 1859, "Pétrole et éthique", p 20). Le parcours de cette manifestation a été choisi en vue d'interpeller, à travers ses représentants locaux, quelques-uns des pivots de la criminelle nébuleuse d'acteurs qui interviennent au Congo-Brazza. Ainsi, nous ferons des haltes devant des représentations des sociétés Elf et Paribas, au Consulat du Congo, à l'Hôtel du gouverneur militaire et à la Préfecture. A chaque halte, nous remettrons ou ferons remettre aux interlocuteurs visés un objet symbolisant notre volonté de les voir changer de politique et de pratiques :
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