-------------------------------------------------------
Sommaire ---------------------------------------------------------
11/03
Dimanche soir sur M6, le juge LE LOIRE n'a pas convaincu les téléspectateurs.
La prestation
du juge LE LOIRE sur M6 dimanche soir a donné une image peu convaincante
de sa personnalité et de ses méthodes d'enquête.
On a vu un juge qui effectuait une reconstitution à Djibouti
dans l'enquête sur la disparition d'un militaire français.
Il posait des questions aux policiers djiboutiens, acceptant les réponses
qui lui étaient donnés, sans chercher à se faire
sa propre opinion. On l'a vu aussi jouant au cow-boy dans les quartiers
"difficiles" de Djibouti, refusant de sortir de sa voiture
ou annonçant qu'il devrait être armé. Juge et flic
(comme une célèbre série télévisée)
?
Mériterait-t-il
son nom. Le juge LE LOIRE, le juge qui fait dormir les dossiers ?
-------------------------------------------------------
Sommaire ---------------------------------------------------------
Extrait de Libération du 14/03
14/03
- Mort d'un juge: la veuve attaque juges et policiers
Cinq
ans après la découverte du cadavre à Djibouti,
Élisabeth Borrel demande une enquête sur l'instruction.
Par
BRIGITTE VITAL-DURAND
Le mardi 14 mars 2000
Il y a
déjà eu un mort, deux orphelins et une veuve. Qu'est-ce
qu'on veut encore?Qui
est-ce que l'on protège? je ne comprends pas. Je ne comprends
plus du tout." Cinq ans et demi après la découverte
du corps retrouvé carbonisé le 19 octobre 1995 à
Djibouti, Élisabeth Borrel ne sait toujours pas "pourquoi
et comment" son mari, le juge Bernard Borrel, est mort.
Réfutant
la thèse officielle - et de plus en plus bancale - du suicide,
elle a rendu publique une demande d'enquête par l'Inspection générale
des services judiciaires, au moment où les juges d'instruction
Roger Le Loire et Marie-Paule Moracchini rentraient précisément
de Djibouti. Partialité. Adressée hier à la garde
des Sceaux par ses avocats Olivier Morice et Laurent de Caunes, la demande
porte sur les conditions dans lesquelles est menée l'information
judiciaire.
Elle dénonce
la partialité dont auraient fait preuve les juges, lors de l'audition
récente d'un témoin, ancien membre de la garde présidentielle,
venu accréditer la thèse du meurtre. Lors de sa conférence
de presse hier à Paris, Élisabeth Borrel était
entourée de Dominique Matagrin, président de l'Association
professionnelle des magistrats (APM, droite ), et d'Anne Crenier, présidente
du Syndicat de la magistrature (SM, gauche), parties civiles au dossier
aux côtés de l'Union syndicale des magistrats (USM, modéré).
Multiplication.
L'instruction
du dossier Borrel est menée de manière "rocambolesque",
a accusé Dominique Matagrin, tandis qu'Anne Crenier dénonçait
"la multiplication d'anomalies".
Magistrate
elle-même, Élisabeth Borrel a raconté hier "les
investigations sur la personnalité de mon mari, sur sa pédophilie,
sur sa corruption. On a essayé de lui trouver une maîtresse,
on a épluché ses comptes. Là, je parle de l'action
des policiers".
Pour l'action
des juges, elle a des mots aussi durs. Car ils ont été
lents: quatre mois écoulés avant de réaliser l'autopsie,
plus d'un an avant d'en obtenir le rapport, dix-huit mois avant le premier
transport d'un juge à Djibouti, deux ans avant d'entendre un
témoin (hormis elle et un aumônier), deux ans avant d'ordonner
une contre-expertise médico-légale.
Au début
de l'instruction, les juges sur place "ont entendu nos femmes de
ménage, les enfants des rues. Mais pas le ministre de mon mari"
(le juge Borrel était détaché auprès du
ministre de la Justice de Djibouti).
La reconstitution?
Élisabeth Borrel "ne la comprend pas": "Mon mari
aurait descendu, à pied, et couvert d'essence, un à-pic
de cinq mètres". "Avec un briquet à la main,
puisqu'il était dévêtu", précise Olivier
Morice. Inondation. Viennent s'ajouter des trous manifestes.
Le dossier
médical de son mari "disparu" dans "une inondation
bien sélective", puisqu'on a retrouvé, dans le même
hôpital, le dossier de l'un des enfants du couple. Envolés
aussi le poste militaire et le registre des passages dans la zone sécurisée,
à 80 kilomètres au nord de Djibouti, où a été
retrouvé le corps de Bernard Borrel.
Dans leur
demande d'inspection, les avocats accusent les deux juges de "dialoguer
davantage avec les médias qu'avec la partie civile". ils
assurent avoir appris, le 3 mars par France Soir, le départ des
deux juges pour Djibouti. Ils ont vu, dimanche soir sur M6, à
Capital, Roger Le Loire participer à une reconstitution, dans
une autre affaire à Djibouti, en présence de journalistes.
Interrogés
hier, ni la chancellerie, ni Roger Le Loire, revenu à Paris,
n'ont souhaité réagir. Mais l'ambassade de Djibouti à
Paris a vite tranché. Elle a assuré hier dans un communiqué
que la mission des deux juges "aura eu pour principal effet de
lever toute équivoque" après des "accusations
infondées".
-------------------------------------------------------
Sommaire ---------------------------------------------------------
Source
Yahoo / Dépêche AP
Affaire
Borrel: la partie civile demande la saisine de l'Inspection générale
des services judiciaires
PARIS (AP) --
La veuve d'un magistrat français décédé
en 1995 à Djibouti a demandé lundi au Garde des Sceaux
d'ouvrir une enquête sur les conditions dans lesquelles l'instruction
concernant la mort de son époux est menée par deux magistrats
parisiens.
``Nous vous demandons de bien vouloir ordonner une enquête de
l'Inspection générale des services judiciaires sur les
conditions dans lesquelles l'information est menée (d'instruction)'',
ont écrit lundi au ministre de la Justice les avocats d'Elisabeth
Borrel, Me Olivier Morice et Laurent de Caunes. Ce courrier a été
rendu public le même jour lors d'une conférence de presse.
Le corps de Bernard
Borrel a été retrouvé carbonisé le 19 octobre
1995 à Djibouti. L'enquête confiée à la brigade
criminelle a conclu à la thèse du suicide alors que la
veuve du magistrat est persuadée que son mari, détaché
comme conseiller au ministère djiboutien de la Justice, a été
victime d'un assassinat.
Au mois de janvier,
Mohamed Saleh Alhoumekani, ex-officier de la garde présidentielle
de Djibouti, aujourd'hui réfugié en Belgique, a affirmé
aux deux magistrats, Marie-Paule Moracchini et Roger Le Loire, que l'actuel
président de la République Ismaël Omar Guelleh, un
terroriste libanais et un restaurateur corse étaient les commanditaires
de l'assassinat du magistrat français.
Selon les avocats
de Mme Borrel, le juge d'instruction Marie-Paule Moracchini aurait invité
ce témoin à revenir sur ses déclarations lors de
son audition. Ils ont tenté, sans succès, de faire dessaisir
les juges d'instruction.
Cette conférence
de presse a eu lieu alors que les deux juges d'instruction ainsi qu'un
procureur-adjoint de la République de Paris ont regagné
la capitale après avoir passé 11 jours à Djibouti.
Accompagnés du chef de l'Institut médico-légal
de Paris, ils ont procédé à une reconstitution
du décès de Bernard Borrel et entendu plusieurs témoins,
a-t-on précisé lundi de sources judiciaires.
L'ambassade de
la République de Djibouti à Paris s'est félicité
lundi dans un communiqué de la mission des magistrats français
qui ``aura eu pour principal bénéfice de lever tout équivoque
suite aux accusations infondées de Mohamed Saleh Alhoumekani
à l'encontre des autorités djiboutiennes sur les circonstances
du décès du juge Borrel''.
-------------------------------------------------------
Sommaire ---------------------------------------------------------
11/03
Rétablissement des relations diplomatiques Djibouti - Erythrée
selon une dépêche AFP, le Gouvernement djiboutien aurait
décidé le rétablissement des relations diplomatiques
rompues il y a 15 mois avec l'Erythrée
12/03
Le Premier Ministre Barkat est malade.
Selon l'AFP, il pourrait être transporté pour être
soigné en France.
15/03 : Barkhat
Gourad a été transporté à Paris au Val de
Grâce dans le coma a la suite d'une attaque cérébrale.
-------------------------------------------------------
Sommaire ---------------------------------------------------------
15/03
: Les policiers en grève à Djibouti.
Nous apprenons
que les policiers djiboutiens se sont mis en grève pour exiger
le paiement de leurs salaires. En effet, ils ne sont pas payés
depuis 5 mois.
-------------------------------------------------------
Sommaire ---------------------------------------------------------
Le
14 mars, le général de police Yacine Yabeh a échappé,
par miracle, à une tentative d'assassinat.
Note de
l'ARDHD :
nous n'avons que peu d'informations sur la tentative d'assassinat contre
la personne du Général Yacine Yabeh.
L'assassinat et la tentative d'assassinat sont particulièrement
fréquents à Djibouti : Maître AREF a échappé
à deux tentatives fin 99. Le juge Borrel aurait pu être
assassiné. etc...
Qui commandite
ces attentats ? comme disait le policier : "Cherche à qui
le crime profite.."