ARDHD
Observatoire de la situation
des Droits de l'Homme
à Djibouti
4ème année
Bulletin d'information et d'alerte N° B 134
Du 16 février au 22 février 2002
 

16/02/02 Merci à tous de participer au jeu du mois de février. Il permettra de savoir ce que pensent les Djiboutiens au sujet du régime. . NOUS AVONS BESOIN DE VOS RÉPONSES !
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21/02/02 SELON LE COMMANDANT EN CHEF DE L'OTAN / El Qaîda s'implante à Djibouti (Information transmise par un lecteur)
21/02/02 L'ARDHD souhaite une bonne fête de l'AID à tous les lecteurs.
21/02/02 Communiqué de SITTI-CANADA à l'occasion de l'ouverture de son site.
21/02/02 QUESTION A ABDOURAHMAN WABERI ! Le rôle de l'écrivain dans la cité.
21/02/02 M Aloumekani, l'un des plus importants témoins dans l'affaire Borrel, est intervenu de matin sur RTL en Belgique, pour contredire une interprétation fallacieuse de ses déclarations devant la justice française.
21/02/02 Le représentant de l'UNICEF à Djibouti confirme son efficacité légendaire et reconnue .... Il ne refuse pas de prendre l'argent en tout cas.
20/02/02 L'OGRE D'HARAMOUSSE A ENFANTE UN PINOCCHIO ! (Lecteur)
20/02/02 Le coin de l'humour : la Banque Mondiale accorde 1,8 milliard de FD à Guelleh. C'est la fête au Palais ! (ADI)
20/02/02 LA JUSTICE A LA RECHERCHE D'UNE INDÉPENDANCE. (Lecteur)
20/02/02 La greffière du Tribunal d'Instance du 4ème arrondissement de Paris aurait de biens étranges pratiques. (Soupçon d'attitude raciste si les faits sont confirmés ?)
20/02/02 Le 2ème festival cinématographique franco-djiboutien s'ouvre le samedi 23 février au Sheraton de Djibouti.
19/02/02 : FAO : UNE ACTION URGENTE EST NÉCESSAIRE POUR ÉVITER UNE CATASTROPHE ÉCOLOGIQUE A DJIBOUTI. Une carence 'criminelle' des services djiboutiens depuis 15 jours ???
19/02/02 Ce que j'en pense (Anboul Abdallé dit Chiné)
18/02/02 Un nouveau site avec des propositions politiques pour Djibouti - ARDI

18/02/02 Nous accusons la Banque Mondiale d'apporter son soutien abusif à la dictature et à l'asservissement du peuple djiboutien !
(Selon une information parue dans l'ADI)
17/02/02 L'Ordre des Brosses à Reluire accueille un nouveau membre, M. Ismael Ibrahim Houmed, Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme.
17/02/02 Grave accident au sein de l'équipe dirigeante à Djibouti.
16/02/02 Réponse possible au lecteur au sujet de GPED.
(lecteur)

16/02/02 Notre proposition d'organiser le 1er mars, une journée internationale de protestation contre le régime de Guelleh trouve des soutiens dans le monde entier.

16/02/02 Le refroidissement des relations franco-djiboutiennes semble se confirmer.
16/02/02 GOULED se marie avec une jeunette !
16/02/02 IOG : Big brother : personnage omniprésent et sans existence réelle ? (Mohamed Qayad)

bulletin B133

.bulletin B135a

Avis : nous ne pouvons pas vérifier toutes les informations transmises par les lecteurs.

Nous rappelons que les courriers des lecteurs sont publiés sous leur seule responsabilité et que l'action de l'ARDHD se limite à les insérer dans ces colonnes en ajoutant la mention 'Lecteur".

Pour des raisons de sécurité les publications sont anonymes, mais l'ARDHD conserve le double des messages E-Mail. L'ARDHD s'engage en contrepartie à publier les réponses à ces courriers et/ou les rectificatifs.
   

21/02/02 SELON LE COMMANDANT EN CHEF DE L'OTAN / El Qaîda s'implante à Djibouti (Information transmise par un lecteur)

Par la voix de son commandant en chef, l'Otan n'exclut pas que la République de Djibouti soit utilisée comme base de redéploiement de l'organisation terroriste El Qaîda.

Les Djiboutiens-talibans d'origine somalienne ou yéménite et membres d'El Qaîda sont-ils de retour à Djibouti pour relancer la guerre terroriste en perte de vitesse ce temps-ci et pour préparer de nouveaux attentats terroristes contre des cibles américaines et européennes à partir du territoire de la république de Djibouti ?


Cette question mérite d'être posée si l'on croit le général américain Joseph Ralston, commandant suprême de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan) et chef des forces américaines en Europe, en Méditerranée et en Afrique.


Cette hypothèse a été aussi soulevée par un chef de tribu pakistanais qui a aidé des Afghans arabes, dont des Somaliens, des Yéménites, des Djiboutiens, à rentrer chez eux après le démantèlement des talibans et d'El Qaîda en Afghanistan.


En visite en Allemagne récemment, où il a animé une conférence sur des questions militaires, Ralston a accordé une interview exclusive au quotidien USA To day dans laquelle il évoque le redéploiement des membres d'El Qaîda et affirme que Djibouti «est un exemple de pays qui accorde son soutien à la guerre contre le terrorisme, mais qui pourrait être utilisé comme base de lancement d'attaques terroristes». «Il existe des régions en Somalie, en Éthiopie et au Yémen proche de Djibouti qui ne sont pas gouvernées», selon Joseph Ralston qui cite également le Liban, la Géorgie et les Balkans, «ces régions sur lesquelles nous devons nous concentrer», dit-il.


Le commandant de l'Otan met également en garde contre le fait que des terroristes d'El Qaîda chassés d'Afghanistan cherchent à s'installer dans des pays «très souvent engagés officiellement dans la guerre contre Oussama Ben Laden et son organisation d'El Qaîda», en Europe et ailleurs.


Le général américain a déclaré que sous sa direction, les forces américaines et celles de l'Otan ont intensifié leurs efforts au cours des dernières semaines pour neutraliser les terroristes et leurs réseaux. Parmi les actions menées figurent l'interception en mer Rouge de vaisseaux jugés «suspects» et l'amélioration de l'échange d'informations entre les services secrets américains et ceux de l'Otan. Il a aussi mis l'accent sur «la difficulté à atteindre certaines régions où les terroristes peuvent se déplacer et même s'entraîner sans être repérés», citant la frontière
Djibouto-Somalienne et Djibouto-Ethiopienne entre autres.



Pour sa part, Maulana Javed Ibrahim Paracha, ancien politicien, chef spirituel qui dirige un séminaire religieux à Kohat, une petite ville de garnison située près de la frontière avec le Pakistan, affirme avoir accueilli des centaines d'Arabes afghans fuyant l'Afghanistan après les raids de l'aviation américaine. Dans une interview accordée au quotidien britannique The Guardian qui a effectué un reportage en trois séries sur les réseaux d'El Qaîda et la guerre d'Afghanistan, Maulana Paracha affirme que, par le biais du Conseil suprême sunnite qu'il dirige, il se charge de renvoyer dans leurs pays respectifs les Arabes afghans venus du Soudan, de la Somalie, de Djibouti, du Yémen, d'Arabie Saoudite, du Maroc ou d'Égypte.


Après avoir expliqué les circonstances dans lesquelles ces membres d'El Qaîda arrivent à rejoindre leurs pays d'origine à coup de milliers de dollars, Maulana Paracha soutient qu'il détient des informations que «de nombreux Arabes ont quitté la région et se trouvent actuellement dans leurs pays». «Certains d'entre eux m'appellent pour me dire merci», ajoute-il. Il y a enfin les réseaux de prise en charge de ces terroristes arabes qui fuient l'Afghanistan mais qui ne peuvent rejoindre leur pays d'origine, essayant de trouver refuge en Europe ou en Afrique.


Bien entendu, le pays de prédilection reste la Grande-Bretagne, en dépit d'une loi antiterroriste jugée «musclée» par les experts juridiques. Dans une enquête publiée sur les réseaux d'El Qaîda en Afrique et sur ce qu'il appelle «The Red Sea Connection», l'hebdomadaire américain Time magazine écrit que les extrémistes de cette région ont pris un rôle prépondérant dans les activités des cellules dormantes d'El Qaîda en Afghanistan«et ont également développé un véritable savoir-faire dans les activités de soutien». Time cite à cet égard Magnus Ranstorp, un expert des questions de terrorisme à l'université de Saint-Andrews, en Écosse, selon lequel les
extrémistes arabes sont passés maîtres dans le trafic des cartes de crédit, la falsification de documents d'identité et les faux chèques. «Ils sont devenus les maîtres dans les réseaux de soutien logistique, fournissant des appartements et les papiers nécessaires pour permettre à des groupes de lancer des attaques terroristes», indique Magnus Ranstrop.


Note de l'ARDHD : Et si le transit des Djiboutiens talibans avait bien eu lieu via l'Ambassade d'Addis, comme le prétendait le groupe DDD il y a quelques semaines ? Le groupe donnait l'impression d'avoir des informations très précises sur ce point, en dépit des tentatives de démenti rédigées par Me AREF.
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21/02/02 L'ARDHD souhaite une bonne fête de laidà tous les lecteurs.

L'équipe de l'ARDHD souhaite une bonne fête de laidà tous ses lecteurs de religion musulmane et plus particulièrement au peuple djiboutien opprimé par la dictature. Elle continue à mener la lutte à ses côtés pour qu'il obtienne enfin la justice, la paix et la liberté, qui sont les composantes de ses droits fondamentaux.

L'ARDHD pense aux victimes civiles innocentes de MM. Gouled et Guelleh et elle transmet tous ses encouragements aux prisonniers politiques injustement incarcérés à Gabode.

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21/02/02 Communiqué de SITTI-CANADA à l'occasion de l'ouverture de son site.

Nous publions ce communiqué 'sans ajout ni corrections' sous la responsabilité des dirigeants.

Sitti-canada
959 Wellington St Ottawa
Ontario , K1Y 4W1
Canada
Tel:(613) 725 5671 Poste 340
Fax(613) 725-5661


Des Idées Pour nos Communauté

Réunis Mardi en conclave dans le cadre de leurs consultations périodiques et régulières, les dirigeants du Sitti (Association culturel de Issas au Canada )

C'est avec fiérté qu'ont vous invite à lire le nouveaux site-Web du Sitti-Canada. (www.sitti.org) Vous y trouverez les fruits d'un travail approfondi de réfléxion mené par des membres de l' Association Sitti-Canada à l'intérieur de nos instances au cours des derniéres années. Une démarche qui a culminé lors du congrés de l'association Sitti-Canada tenu en septembre 2001 dans la Capital du Canada Ottawa.

Sitti-Canada dispose aujourd'hui d'un programme novateur, bien ancré dans les préoccupation de nos membres et résolument tourné vers l'avenir. Ce Programme couvre tous les domaine de notre vie collective et dessine les contours précis d'un projet communautaire stimulant , généraux, exigent certes , mais réaliste.
L'objectif est à la fois ambitieux et incontournable.


L'Association porte la dénomination sociale de "La communauté culturelle de Sitti au Canada". Le mot "Sitti" désigne la ville où le xeer de la 1ère confédération africaine a été crée, entre la 1ère moitié du 16ème siècle et le début du 17ème siècle. Sitti est situé prés de la frontière que la République de Djibouti qui jouxte l'Éthiopie. Le Xeer est la constitution politique, le droit pénal et le code d'éthique qui fonde cette confédération et qui la justifie. Sitti représente une valeur historique pour le peuple de cette région et c'est pour honorer les sages qui ont élaboré les lois et règlements du xeer nous avons adopté le nom de Sitti. Vous savez tous que l'année 1755 représente un symbole important dans l'histoire du Peuples Issa la création du Heer-Issa.


La communauté culturelle de sitti au Canada Association est à but non lucratif


La culture constitue le fondement et l'essence d'une société. la culture Issa
ouverte sur le monde , respectueuse de la liberté et la diversité de ses formes d'expression.

(Canada)cette terre d'immigration nous a permis aux nouveaux arrivant de s'intégrer à son espace et à sa culture spécifique, qui sont le creuset d'un peuple nouveau, et de l'enrichir de leur différences propres.


Enfin , Sitti-Canada nourrit l'idéal d'une communauté ouverte et tolérante, Francophone avant tout par sa culture dans ses fibres .
Sitti-Canada annonce clairement ses couleurs sur l'intégration harmonieuse des membres de toutes la communauté du sitti-canada et sur l'établissement d'un nouveau pacte au sein la société canadien.


un communaute à batir pour mieux vivre maintenant , pour l'avenir de nos enfants.


Sitti-canada@hotmail.com






BONNE FETE DE AID A TOUS LES MUSULMANTS DU MONDE






959 Wellington St Ottawa, Ontario K1Y 4Y1


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21/02/02 QUESTION A ABDOURAHMAN WABERI ! Le rôle de l'écrivain dans la cité.

Freeman

J'ai souhaité réagir à l'interview de A. Waberi sur la Nation.

l'interview de ABDOURAHMAN WABERI sur le site de la Nation
<http://www.lanation.dj/news/2002/ln14/national5.htm>


cette interview est touchante à maintes égards. L'évocation de certains souvenir m'interpellent personnellement. J'ai bien aimé sa façon à lui de parler de la culture. Il en a une approche saine. Sa nostalgie me renvoie à la mienne.

Cette proximité je l'explique par le simple fait que nous avons été camarade de promotion au Lycée de Djibouti.

Et c'est à ce titre que j'aimerai qu'il nous explique la tiédeur de ses réponses à deux questions du journaliste de la NATION

Extrait interview de la Nation :

Question : vous suivez normalement l'évolution de votre patrie en vivant à l'extérieur du pays ?

Réponse : Oui, grâce à l'ADI notamment et à La Nation ! (rire)

Question : Alors quelle évolution relevez-vous ?

Réponse : Cela fait presque huit ans que je reviens tous les ans au pays. Ça tourne toujours ! Je pense qu'il y a beaucoup de jeunes qui sont partis, des gens qu'on avait formé pour enseigner, il y a quelques années et qui ne sont plus là ! Ça, c'est un peu dommage ! Mais le fait que l'université existe, ça c'est une évolution positive ! Et ça a l'air calme au niveau politique !

je trouve ces réponses quelque peu politiquement correct. Un peu langue de bois et un peu trop tiède pour un A. Waberi. Dans cette même interview, A. Waberi affirme en parlant du rôle de l'écrivain que : c'est celui qui dit haut et fort ce que les autres n'arrivent pas à exprimer ou n'osent pas dire.


C'est aussi ma définition. Je pense aussi qu'il a une certaine obligation morale à l'égard de ces concitoyens. Cette même obligation qui pèse sur les intellectuels Dun pays. On en attend toujours beaucoup d'eux. Quand un pays traverse une période difficile, c'est toujours les premiers à réagir. C'est toujours eux qui jouent le rôle de phare pendant les périodes de grande obscurité. Et nous traversons une très longue période d'obscurité et d'obscurantisme à Djibouti. Ce même pays qu'il semble chérir par dessus tout car c'est souvent le théâtre de ses nouvelles et de ses romans.

Waberi à la chance d'avoir un nom. Il ne le doit à personne si ce n'est à son talent . et c'est tant mieux. Et j'espère que sa reconnaissance en tant qu'écrivain ira en se renforçant. A mon sens - à moins que je me trompe et là , il est en droit de nous le dire : " Chers compatriotes, ne nourrissez pas trop d'espoir sur ce que je pourrai vous apportez à travers mon rôle d'écrivain. Je ne fais pas partie des écrivains engagés. Ce n'est pas mon rôle de donner un avis sur ce qui se passe au pays.... "

Ce peut être une prise de position et c'est respectable. Mais qu'il nous le dise ! ce sera plus clair pour tout le monde et moi le premier.


Abdourahman, j'espère que tu me liras et que tu nous donnera une réponse.

Un camarade de promotion et un compatriote.


A très bientôt.

Pour répondre : equipe@ardhd.org qui transmettra

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21/02/02 M Aloumekani, l'un des plus importants témoins dans l'affaire Borrel, est intervenu de matin sur RTL en Belgique.

Y-a-t-il eu tentative d'utilisation abusive de ses déclarations ?

Monsieur Aloumekani a été interviewé par RTL le 21 février 2002, à la suite de ce qui pourrait avoir été une indiscrétion (concertée ou non par la Justice française) de policiers français.

La police française aurait fait état d'une partie des déclarations de M. Aloumekani dans le cadre de la commission rogatoire du 8 février. Monsieur Aloumekani que nous avons joint au téléphone confirme qu'il a bien dit en fin d'interrogatoire, qu'il n'accusait pas formellement le Président Guelleh ni les hommes présents, pour la bonne raison qu'il ne disposait pas d'éléments suffisants pour porter une telle accusation.

En s'en tenant à cette seule partie de ses déclarations, ceux qui ont choisi d'ébruiter partiellement un rapport d'audition (pourtant protégé, en principe, par le secret de l'instruction) auraient-ils voulu faire croire à un retournement de situation ?

Sont-il missionnés par la France pour étouffer l'affaire et pour blanchir IOG, comme nous le pensons depuis longtemps ? Incapables de répondre à cette question, nous la laissons ouverte.

Mais ce qui est important et ce que M. Aloumekani a confirmé publiquement dans l'interview ce matin, c'est qu'il a bien été le témoin d'une conversation au Palais Présidentiel (entre plusieurs hommes qu'il a parfaitement identifiés), dans laquelle il a bien été question de l'élimination du juge Borrel (le petit juge fouineur) et du registre de passage ...

Il ne revient pas sur sa déclaration initiale. Bien au contraire, il la confirme. Simplement avec un sens des responsabilités que nous saluons, il s'estime incapable d'accuser formellement Guelleh et ses sbires dans ce qui pourrait être l'assassinat Dun juge français. Après tout, il est témoin Dun événement qu'il a rapporté aux juges français. C'est aux juges français qu'il appartient de prononcer ou non des accusations, pas à un témoin.

Cela dit, la façon dont la justice française semble prendre les choses : l'extrême habileté pour sélectionner des petites phrases en dehors de leur contexte et pour les rendre publiques (de façon indirecte) pourraient nous laisser penser que l'indépendance des magistrats est assumée de façon particulière. Mais il est vrai que nous sommes des gens mal intentionnés qui racontons n'importe quoi ....

Le mécanisme d'étouffement français est-il toujours en action ? (Cf notre information du 5 mai 2000)

La France chercherait-elle, comme nous le laissons entendre depuis plusieurs semaines; à protéger Guelleh, pour qu'il maintienne son régime dictatorial et criminel ?

NB : Monsieur Aloumekani a souhaité que cette précision soit publiée sur notre site, afin que sa déclaration ne soit pas exploitée sous un aspect tronqué et trompeur qui aurait pour résultat de faire croire à l'inverse de ce qu'il a dit ....

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21/02/02 Le représentant de l'UNICEF à Djibouti confirme son efficacité légendaire et reconnue .... Il ne refuse pas de prendre l'argent en tout cas...

Selon une dépêche de l'ADI, le représentant de l'UNICEF à Djibouti vient de recevoir 204.000 FD. Que va-t-il en faire ? Aider des enfants pauvres, victimes ou malades. Payer des livres et des cahiers ?

Eh bien non M. Jorje Mejia déclare que « l’UNICEF orientera cette contribution en direction des enfants de la rue », pour « identifier le meilleur moyen d’améliorer leur condition de vie. »

Qu'est-ce que cela veut dire ? Qu'il va lancer une étude pour savoir ce que l'on pourrait faire avec de l'argent. Les sympathisants qui ont acquis les billets de loterie par générosité sont-ils satisfaits de cette mesure ? Il y a fort à parier que non ! Ils pensaient certainement que leur contribution généreuse aiderait à améliorer des cas difficiles ou malheureux, mais certainement pas qu'elle servirait à financer une étude ... Quel scandale !

nous avions déjà eu l'occasion d'attirer l'attention de l'opinion internationale sur la conduite scandaleuse du représentant de l'UNICEF en mai 2000. Il était allé visiter la prison de Gabode où étaient emprisonnés avec les adultes (et probablement violés) une trentaine de mineurs (ayant commis le crime d'avoir sniffé de la colle sur la voie publique). Il avait trouvé tout cela normal et il l'avait confirmé à sa sortie de l'établissement. LA LIBERTÉ N° 35

Le représentant de l'UNICEF à Djibouti mène une vie confortable : belle villa, chauffeur, bon salaire et ... peu de travail obligatoire. On comprend qu'il ne veuille pas risquer de perdre cette aubaine en déplaisant à Guelleh. Et en plus Guelleh lui réserve-t-il quelques faveurs supplémentaires pour qu'il dise oui à tout ? cela nous ne le savons pas ..

Mais notre impression persiste ... et nous nous demandons si le sort des enfants djiboutiens et des enfants non-djiboutiens livrés à eux-même et soumis à toutes les pressions, y compris les plus affreuses, est susceptible de l'intéresser. Ne parlons même pas d'un minimum de compassion, car il semble en être dépourvu.

Bravo à la direction de l'UNICEF qui maintient 'ce diplomate' en poste à Djibouti.
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Cérémonie de remise d’un chèque symbolique à l’UNICEF au Sheraton Djibouti

DJIBOUTI (ADI)- 20 février- Une cérémonie de remise d’un chèque symbolique pour l’UNICEF a été organisée par le Sheraton Hôtel de Djibouti ce mercredi soir.

Ce chèque d’un montant de 204.000 FDJ, destiné à l’Enfance, provient de la recette d’une tombola organisée par le Sheraton le Jour de l’An 2002.

Le Directeur du Sheraton, M. Peter. F. Stadelmann, qui a procédé à la remise de ce chèque symbolique au représentant de l’UNICEF, M. Jorje Mejia, a tenu à remercier tous les sponsors qui ont contribué à pour que cet événement ait lieu.

Pour sa part, le Représentant de l’UNICEF, n’a pas manqué, à son tour d’apprécier ce geste hautement symbolique dédié à l’enfant djiboutien, en invitant « le secteur privé à s’engager à développer le potentiel de l’enfant djiboutien (…) en créant des centres de loisirs, et en encourageant les activités culturelles, éducatives, et sportives. »

M. Jorje Mejia a en outre déclaré que « l’UNICEF orientera cette contribution en direction des enfants de la rue », pour « identifier le meilleur moyen d’améliorer leur condition de vie. »

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20/02/02 L'OGRE D'HARAMOUSSE A ENFANTE UN PINOCCHIO ! (Lecteur)

Il y a eu d'abord le temps de la séduction, suivi tout de suite par celui de la prédation ; qui logiquement débouche sur la répression. Djibouti a connu toutes ces phases. C'est ce que l'on pourrai appeler le "cycle des dictateurs".

Sentant qu'il est arrivé au bout du cycle, IOG commence à nous faire la danse
du ventre et à déployer une opération de charme de très grande envergure. Il
y met le prix. L'objectif de cette étape est de montrer du doigt les soi-disant Ministres incompétents et responsables de tous les maux de la population djiboutienne. A la précision près que l'Ogre de Haramousse semble oublier que c'est lui qui les nomme et que c'est encore lui qui tire les ficelles de ses Ministres-Marionnettes.


Le premier élément de ce dispositif n'est autre que le 1er Pion - désolé, le 1er Ministre -. IOG l'a voulu jeune, soi-disant instruit, surtout très servile et prêt à tout pour avoir sa part du gâteau dans ces moments de disettes économiques et financières pour les prédateurs.

Cet homme il l'a trouvé dans la personne de Dileita. N'étant pas sur place pour suivre ses réalisations, il me donne l'impression de quelqu'un qui se démène beaucoup, s'agite inutilement, parle à outrance en recourant régulièrement aux lapalissades et autres inepties du même genre.

En gros, ce 1er lampion - pour ne pas dire 1er morp... : un parasite se nourrissant du sang des ses hôtes - de la République brasse beaucoup d'air, soulève beaucoup de poussières - A Djibouti, il n'aura aucune difficulté - et n'aboutit en fin de compte à rien du tout. Le néant intergalactique !

En fait, toute son énergie est focalisée sur l'art et la manière de plaire au Prince et ce pour espérer saisir quelques miettes sur le sillage de l'Ogre de Haramousse.

De toute façon, il n'en a pas le pouvoir. Ce n'est qu'un pantin dont les gestes et les faits sont orchestrés par notre Génie de la Corne. L'expérience me donne finalement raison en ayant choisi ce petit sobriquet de Génie de la Corne. Je sentais qu'il était dans la lignée des grands de ce siècle :
Ceausescu (Génie des Carpates), Mengistu (Négus rouge), Milosevic (le boucher
des Balkans) , Marcos et consorts.


Ne boudons pas cette renommée internationale. Après tout, n'est ce pas l'homme qui a rétabli la paix en Somalie. Ce pays est tellement en paix qu'il a osé faire circuler la rumeur qu'il serait un sérieux concurrent pour l'attribution Dun Nobel de la Paix.


Il peut toujours attendre. Il devrait plus tôt postuler pour une place devant le Tribunal de la Haye.

Revenons à notre 1ère Marionnette qui a pris "l'engagement solennelle d'entretenir la flamme née du séminaire sur l'-In-action gouvernementale" qui a eu lieu courant février 2002. A voir son auto-satisfaction, on aurait dit un PINOCCHIO tout émerveillé de voir qu'il pouvait marcher, se mouvoir et parler à l'identique des êtres humains.

A la différence près que notre PINOCCHIO national s'émerveille devant ses facultés et ses facilités à reproduire à l'identique, les ruses, les mensonges, les promesses sans lendemain, la kleptomanie, la zizanie, la corruption - et tout le reste ...- utilisés par son maître à penser, l'Ogre d'Haramousse. Je parie un faux dollar (n'y voyait ni malice, ni aucune allusion aux faux dollars en circulation quelque part dans la Corne de l'Afrique) que d'ici peu, un long nez viendra prendre place sur le visage de notre Pinocchio National.

En sommes, que devrions nous retenir de cette vaste mascarade destinée, d'une
part à amuser la galerie, et d'autre part, à faire illusion auprès des bailleurs de fonds. Le comble est que cette duperie a marché. En effet, il paraît que les bailleurs ont débloqué une forte somme pour entretenir l'appétit insatiable de l'Ogre de Haramousse. N'est pas Génie qui veut !


Notre Pinocchio de service, au cours d'une interview bidon comme sait si bien le faire l'A.D.I (Agence de Désinformation d'Iog) était en extase devant les retombées de ce séminaire - une question : ce séminaire, c'était avant ou après le Khat ? -.

Franchement, j'ai beaucoup de mal à me prononcer sur ce séminaire. Encore faut-il qu'il y ait matière pour donner un avis ou émettre une critique. Ce séminaire aurait pu s'intituler : séminaire sur l'Inaction gouvernementale.

Le leitmotiv de tout son discours c'est le terme "société civile" . Pinocchio ne jure que par la société civile. Il semble découvrir l'existence de cette société civile. Cette même société qui a été malmenée, cette société dont les droits les plus élémentaires sont violés quotidiennement depuis plus de deux décennies dans une totale impunité, une société civile dont les éléments les plus valeureux ont été poussés à l'exil, une société civile méprisée, réduite à un état de misère sans pareille.

En regardant de plus près le contenu de son intervention, on décèle plus de fanfaronnades que de réalisations concrètes. On est toujours au stade " de projets, de plans d'actions sectoriels résultant des concertations, pérennisation des structures multiformes - encore un poste crée sur mesure pour un cousin - , de démarche programme, etc ...."

Paroles, paroles, paroles,… Toujours des mots, rien que des mots, toujours des mots .........Je n'ai pu m'empêcher de chanter cet air de la célèbre chanson de Dalida.

Prenons par exemple cette phrase que je reprends in extenso :" ce programme
nécessite des politiques sectorielles et des programmes économiques interdépendants, une cohérence d'ensemble dans le temps et un ordonnancement
logique. Ce qui provoquerait à n'en pas douter des contradictions mais aussi
des synergies utiles".


cette phrase se suffit à elle-même pour nous montrer à qui nous avons à faire. Un pantin sans envergure - le dernier alibi et la dernière trouvaille d'IOG - , à l'exception près que le vrai PINOCCHIO relève de la fiction alors que notre Pinocchio national est bien réel, en chair et en os.

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20/02/02 Le coin de l'humour : la Banque Mondiale accorde 1,8 milliard de FD à Guelleh. C'est la fête au Palais !

Youpee ! On est encore plus riches !


Par Roger Picon

Dialogue (presque) imaginaire
- Allô, Paulette ?
- Oui mon seigneur, je suis là ! Que veux-tu ?
- Ça y est, je viens juste de recevoir la commande que j'avais passée lundi à la Banque Mondiale. Ils sont rapides : livraison en 48 heures chrono, comme la Redoute ou les Trois Suisses !
- Super, c'est génial. Qu'est ce qu'ils sont bien ces gens là et compréhensifs par dessus le marché ! ils t'ont demandé de signer un reçu ?
- Même pas, ils me font confiance. Ah les idiots ! J'avais eu peur qu'ils se fâchent un peu lorsqu'on leur a présenté l'année dernière des bilans et des comptes truqués. Penses-tu ? ils ont déjà oublié !
- T'es vraiment le meilleur pour embrouiller les banquiers. C'est pour cela que tu es un grand chef.

- Viens vite me rejoindre, on va faire la fête et on a des tas de projets à mettre au point....
- je m'habille et j'arrive ...
- en plus, ça tombe bien avec la venue du nouveau petit 'fouineur', je vais pouvoir montrer concrètement ma reconnaissance à tous ceux qui s'abstiendront de lui parler. On a de quoi les récompenser largement ! etça renforce l'amitié !

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20/02/02 LA JUSTICE A LA RECHERCHE D'UNE INDÉPENDANCE. (Lecteur)
« l'indépendance des Magistrats » l'une des priorités du Ministère de la Justice

Le glaive de la justice Djiboutienne fonctionne à deux vitesses, estime-t-on généralement. L'iniquité a atteint un tel seuil, que l'institution qui préside aux destinées du droit n'a plus aucune crédibilité aux yeux du commun des citoyens. Pis, elle est perçue comme un cerbère aux ordres du pouvoir.


Avoir affaire à la justice est une mésaventure sans fin, et même quand on arrive à sen sortir, on en garde des stigmates profonds. Ceux qui en ont fait l'expérience l'ont conclut dans la douleur.


L'une des tâches noires qui marque l'histoire du système judiciaire djiboutien reste incontestablement la désormais affaire des proches du général injustement incarcérés, initiée durant la campagne de chasse aux sorcières juste après le coup de Gueule du général Yacin Yabeh, l'ami d'enfance.


La furie avec laquelle étaient traités le clan du général a provoqué le dégoût et l'indignation de la société civile. Les dérives qui ont accompagné ces arrestations ont préfiguré de la mauvaise foi de la parodie de justice. Les gens ont été écroués sans même bénéficier de la présomption d'innocence. La saignée a touché tout un clan et toute une ville comme Ali-Sabieh. Plus d'une centaine de Djiboutiens seront acquittés après avoir été malmenés, dépossédés de leurs biens et traités comme de vulgaires criminels.

Ceux qui croupissent encore en prison verront leurs droits les plus élémentaires bafoués. Les autres, dont la réhabilitation tarde à voir le jour, ont perdu confiance en la machine judiciaire. L'âme en peine, ils se disent être dans un état de mort civile. Il faut dire que même après l'acquittement Dun bon nombre d'entre eux, la majorité a choisi l'exil, les autres n'ont pas encore regagné leurs postes de responsabilité ni touché les indemnités effectivement dues. Dans cette affaire, la détention préventive qui, au plan législatif, doit être l'exception, a été la règle sur injonction du ministre de la Justice de l'époque.


Certains avocats djiboutiens, dont je ne citerai pas le nom, par mesure de sécurité avaient, à cette occasion, tenté d'alerter l'opinion publique sur les dangers qui guettent la justice.


Ils diront à propos de la procédure entachée d'irrégularités que «le droit a encore une fois reculé devant l'arbitraire, c'est une fois de trop...Ces graves dérives renvoient de l'État djiboutien, une caricature d'État de droit.»


M. DAF est l'autre Don Quichotte qui se bat corps et âme contre les moulins de la justice. A l'origine de son dernier combat, un rapport effectué sur les faussaires placés dans la haute hiérarchie de l'État En dépit de la véracité des faits retenus contre eux, ils continuent à jouir, sans être inquiétés, de leurs privilèges au moment où lui, menacé de représailles, connaît les affres de l'incertitude et du désarroi.


Ce ne sont là, malheureusement, que quelques échantillons des injustices institutionnalisées car la corruption est une gangrène qui ronge l'État du sommet jusqu'aux bas- fonds. Le rapport fusionnel qui fonde la mainmise des cercles politico-maffieux dans les stratégiques structures du système en place est une lapalissade que nul ne peut nier.


Alors , Monsieur le Ministre quand on voit le nombre de prisonniers, dont l'innocence est avérée, qui croupissent dans les geôles sombres de Gabode à attendre la délivrance , il est difficile d'expliquer cela par « la lenteur qui caractérise la justice djiboutienne ».


Il est vrai, et je vous l'accorde, que « votre justice vit en décalage avec ces événement-là».


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20/02/02 La greffière du Tribunal d'Instance du 4ème arrondissement de Paris aurait de bien étranges pratiques. (Soupçon sur une possible attitude raciste, si les faits sont confirmés ?)

S'il on juge en fonction de la mésaventure survenue à une personne née à Djibouti sous l'autorité coloniale de la France. Cette personne s'est présentée au Tribunal d'Instance du IVème arrondissement de Paris pour demander le certificat de nationalité française auquel elle peut prétendre. La greffière lui a demandé de fournir de nombreux documents originaux (pas toujours faciles à réunir), ce qui est absolument normal.

Après plusieurs mois, la greffière lui a annoncé verbalement que sa demande avait été rejetée par le Tribunal, sans jamais lui donner la copie écrite du jugement. On sait que les greffes ne sont pas pressés, mais quand même. Le dossier a-t-il bien été présenté en audience ? nous n'en savons rien, puisqu'il n'y a aucune pièce confirmant un jugement, et nous pouvons légitimement nous poser la question dans le contexte actuel.

Quelques jours après cette réponse négative, notre personne s'est présentée au Greffe pour demander la restitution des pièces originales de son dossier. Elle fut un peu surprise d'entendre ce qu'elle nous a rapporté : je ne vais quand même pas vous rendre votre dossier, car vous iriez immédiatement vous présenter dans une autre Mairie où il serait accepté ...'

Le témoin qui nous a fait part de cette information est formel. Il semble que l'on ne puisse pas contester sa version, car en dépit de l'envoi d'une lettre recommandée de mise en demeure de restituer le dossier, la greffière n'a toujours pas lâché sa proie ....

Nous en sommes tombés de notre chaise et nous appelons à l'aide toutes les Associations qui luttent contre le racisme à se rapprocher de nous pour envisager une intervention à l'encontre de cette personne aux attitudes peu conformes.

Une plainte va être déposée très rapidement contre elle, si elle persiste à séquestrer le dossier.

Dernière minute : certaines mauvaises langues se demandent même si Guelleh aurait pu acheter ou faire pression sur la Greffière du 4ème ar. de Paris. Mais c'est peu probable à notre avis et nous nous refusons à l'envisager.

Un bon conseil en attendant le dénouement que nous espérons heureux de cette affaire. Si vous êtes étrangers, évitez de vous présenter au Greffe du Tribunal d'Instance de Paris 4. L'accueil y est plus que moyen ...

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20/02/02 Le 2ème festival cinématographique franco-djiboutien s'ouvre le samedi 23 février au Sheraton de Djibouti.

Dès samedi soir, un numéro spécial de l'Observatoire sera consacré à cet événement. Toutes nos informations et nos commentaires sur :

  • les acteurs et les risques qu'ils courent en présentant leurs numéros de cascade en direct,
  • les coulisses, les chroniques, les confidences des acteurs,
  • les membres du jury,
  • les affiches de tous les films en compétition..... En exclusivité mondiale, les illustrations de Roger Picon réalisées pour l'ARDHD

D'après des sources sérieuses, le juge Jean-Baptiste Parlos, Mme Borrel et ses conseils, plus un ou deux journalistes doivent embarquer le vendredi 22 février sur un vol à destination de Djibouti. Dès vendredi soir un premier moment fort : le passage de la Police des frontières djiboutienne à l'aéroport.

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en parallèle, le deuxième festival du cirque se tiendra
au Palais de l'Escale.


avec les meilleurs clowns ...

Nos correspondants sur place assureront aussi la couverture de cette manifestation.

Chaque participant (acteur et membre du jury) est bien conscient des enjeux et des dangers : risque de mise en cause pour les uns, risque d'attentat, risque de provocation et/ou risque d'agression pour les autres : l'équipe de Guelleh n'est pas constituée que de tendres jeunes gens et même si nous l'excluons à priori, certains d'entre eux pourraient toujours avoir l'envie de se défouler un peu (rien que pour rire, bien sur) sur les touristes fraîchement débarqués de la capitale française.

Aucun de ces touristes n'ayant l'intention de se suicider, nous serons donc vigilants quant à leur sécurité. Nous les avons aussi informés du fait qu'ils doivent éviter de tomber dans l'eau du port parce qu'elle pourrait être affreusement polluée par des pesticides redoutables et non contrôlés par le pouvoir, ni d'ailleurs par la France..

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19/02/02 : F.A.O. : UNE ACTION URGENTE EST NÉCESSAIRE POUR ÉVITER UNE CATASTROPHE ÉCOLOGIQUE A DJIBOUTI. Une carence 'criminelle' des services djiboutiens depuis 15 jours ???

Dans un communiqué de presse daté du 19 février et que nous publions en fin de cet article, la F.A.O. informe que 10 conteneurs de pesticide toxique sont en train de se répandre dans le port de Djibouti, posant de graves problèmes pour la santé et pour l'environnement ...

Le pesticide est de l'arséniate de cuivre chromaté : un délicieux cocktail qui, en plus d'être dangereux pour l'environnement, est cancérigène. Le produit était stocké dans des fûts en plastique qui se sont révélés être défectueux. Le produit continue de se répandre dans une partie du port ... Aucune installation, en Afrique, n'a la capacité de traiter ce type de produit. Il faut l'envoyer en Angleterre selon les informations disponibles à cet instant.

Le problème n'est pas nouveau, car l'ADI le signalait dès le 5 février dans un communiqué à la fois inquiétant, mais rassurant sur les conséquences et les mesures prives ... L'équipe de Guelleh a-t-elle sous-estimé le problème ? Il y a fort à parier qu'elle n'a pas fait grand chose depuis 15 jours : ni la vie humaine, ni l'environnement, ni les problèmes de la planète n'ont une grande importance pour une équipe dirigeante parfaitement amorale qui est préoccupée essentiellement par le pouvoir et par son enrichissement personnel.

Il y a quinze jours, on disait que le produit ne s'était heureusement pas répandu dans la mer ... Aujourd'hui nous apprenons que les soit-disant mesurettes prises par le Gouvernement djiboutien n'ont pas empêché le désastre de se produire.

Et quand on pense que le port de Djibouti accueille la marine française avec son fleuron le Charles de Gaulle plus la marine allemande, on peut s'interroger sur les raisons pour lesquelles aucune mesure efficace ne semble avoir été prise par personne, ni par les djiboutiens, ni par les marines européennes (qui disposent de certains moyens !)... Espérons en passant que le Charles de Gaulle résistera à cette attaque chimique, puisqu'il aurait été prévu pour cela... ce sera un test pour lui de résistance, mais pas de l'efficacité des équipes ni de leur commandement.

Nous tenons à vous rassurer tous, car les Palais présidentiels semblent avoir été épargnés à l'heure où nous écrivons cet article. Ni Paulette la croqueuse, ni Guelleh (qui essaie peut-être d'obtenir le pardon à la Mecque pour ses crimes) n'auraient goûté au cocktail toxique. Plusieurs affaires d'empoisonnement alimentaire présumé leur ont certainement appris à être très prudents dans ce domaine et ils ne consomment pas n'importe quoi. Certains disent qu'ils ne boivent que de très bons alcools, mais nous n'avons pas reçu de confirmation à ce sujet.

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ADI/DJIB/1742/399 MOTS
DJIBOUTI/POLLUTION
Une cargaison des produits toxiques déversée à l’intérieur du Port de Djibouti


DJIBOUTI (ADI)- 5 février- Une cargaison de produits hautement toxiques, en l’occurrence de l’arsenic (contenant du chrome et du cuivre) destinée à l’Éthiopie s’est déversée hier dans l’enceinte du Port de Djibouti, causant outre une situation délicate, une vive inquiétude pour les autorités portuaires et le Ministre djiboutien ayant en charge l’Environnement M. Abdallah Abdillahi Miguil.

Dans une déclaration faite à l’ADI aujourd’hui, le Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Chargé de l’Environnement a condamné en des termes très vives la compagnie d’Électricitéd’Éthiopieà qui était destinée le produit, l’Agence Maritime de ce pays ( MTS ) ainsi que les transitaires agrées par cette dernière.

Le Ministre a déploré « les pratiques de non–respect du mode de transport des matières hautement toxiques et dangereuses », tout en précisant que les agents maritimes et les responsables éthiopiens concernés qui « ne nous ont pas prévenus ont enfreint notre législation ».

A la suite de cette grave pollution, des dockers et des employés du terminal conteneur ont été contaminés et nécessitent des soins appropriés. Une surface d’environ 500 m² a été en outre bloquée dans l’enceinte du port de Djibouti, pour des raisons de sécurité notamment.

Le « Cromatec Copper Arsenic » de son nom scientifique, en provenance de l’Angleterre a été commandé par la compagnie nationale éthiopienne d’électricité, qui l’utiliserait comme un anti- termites pour la protection de ses poteaux électrique.

Selon M. Abdallah Abdillahi Miguil, « la toxicité de ce produit est tellement importante qu’un expert de la FAO dépêché sur les lieux nous a affirmé que si le produit s’était déversé en mer, nous aurions perdu toutes nos ressources halieutiques. »

Le représentant du gouvernement au Port de Djibouti, M. Aden Doualeh a déclaré quant à lui, que le manifeste du navire transportant le produit incriminé indiquait que l’arsenic était stocké dans des fûts en plastique qui n’aurait pas résisté à son action corrosive.

« En ayant voulu rendre service à nos partenaires éthiopiens, nous nous trouvons pénalisé » a regretté le responsable djiboutien, qui a ajouté « il est inacceptable que l’on mette ainsi en danger, la vie de nos agents et notre environnement. »

A la suite de ce sinistre, les autorités djiboutiennes ont diligenté une enquête sur cette affaire.

ADI- 20H20 GMT- 5 FEVRIER 2002

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FAO : UNE ACTION URGENTE EST NÉCESSAIRE POUR ÉVITER UNE CATASTROPHE ÉCOLOGIQUE À DJIBOUTI

Rome, 19 février 2002.

Dix conteneurs sont en train de répandre leur contenu de pesticides toxiques dans le port de Djibouti posant de graves problèmes pour la santé humaine et l'environnement, a mis en garde aujourd'hui l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). L'emplacement actuel des conteneurs est déjà fortement pollué. Le site le plus touché se trouve à une distance de 400 mètres Dun dépôt d'aide alimentaire.

La FAO lance un appel pour une intervention immédiate pour éviter une ultérieure contamination du port et des personnes qui y travaillent. « On ne peut abandonner à elles-mêmes les autorités de Djibouti », souligne l'expert de la FAO, Kevin Helps, qui a été invité par le ministère de l'Agriculture à visiter le site et à formuler des recommandations de sauvegarde.

Le pesticide (de l'arséniate de cuivre chromaté) est surtout utilisé pour la conservation du bois et des poteaux télégraphiques, explique Helps. C'est un produit cancérigène et dangereux pour l'environnement.

Plus de 200 tonnes ont été expédiées par bateau récemment du Royaume-Uni en Éthiopie, pour être livrées à l'Ethiopian Power Corporation. Elles étaient emballées dans des conteneurs en plastique. « Pour toutes les expéditions précédentes, des barils en acier avaient été utilisés, sans qu'il ne se produise aucune fuite. Il semble que les conteneurs en plastique étaient défectueux et que le produit se soit répandu », dit Helps. « Les conteneurs ont sûrement commencé à fuir quand ils étaient sur le navire. »

« Tout le port ne court pas un danger pour l'instant, mais nous sommes inquiets pour le point de stockage. Le liquide continue à s'écouler des conteneurs. Une tentative d'en ouvrir un pour inspecter la cargaison a été abandonnée lorsque le liquide a commencé à se répandre », indique Helps.

Jusqu'à récemment, les autorités portuaires n'avaient reçu aucune information sur la toxicité de la cargaison et sur les mesures de sécurité à prendre. « Il ne fait aucun doute que la manipulation incorrecte de la substance chimique a exposé de nombreux travailleurs à des niveaux inacceptables de toxicité », fait remarquer l'expert de la FAO.

Des premières mesures ont été prises pour protéger les zones contaminées, et les possibilités de propagation de la contamination par la poussière ou le vent ont été réduites.

En guise d'intervention d'urgence, la FAO a suggéré d'ordonner la mise en quarantaine du site de stockage et de placer des gardiens pour en empêcher l'accès. Toute nouvelle fuite doit être contenue pour prévenir une plus grave contamination du sol. « En aucun cas les conteneurs ne doivent être ouverts jusqu'à l'arrivée Dun spécialiste de déchets toxiques équipé de tout le matériel de sécurité nécessaire », dit Helps. « Les pesticides ne peuvent être acheminés en Éthiopie sans un nouveau conditionnement. »

« Cette tâche doit être accomplie avant que les pluies ne propagent le produit qui est hautement soluble et qui est aisément entraîné par lixiviation dans le sol. Si le produit devait se déverser dans la mer, l'impact sur le cheptel piscicole serait très grave. »

Le matériel fortement contaminé doit être renvoyé au Royaume-Uni, selon la FAO. « Il n'existe actuellement en Afrique aucune installation capable d'éliminer sans risques cette substance dangereuse. Le reconditionnement final et la décontamination coûteront, au bas mot, 800.000 dollars. Quant à l'intervention d'urgence, elle s'élèvera à 35.000 dollars », déclare Helps.

La FAO a recommandé à l'État de Djibouti d'adopter une approche de type « pollueur-payeur ». « La responsabilité finale de la cargaison doit être tirée au clair sans délais. La partie responsable de la fuite et de la contamination doit être identifiée. » – FAO



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19/02/02 ce que j'en pense
par Anboul Abdallé dit Chiné.

Cette semaine, mes questions s'adressent d'abord à Monsieur Ismail Omar Guelleh, chef de la bande, qui a perpétré le hold-up électoral du 9 avril 1999 et docteur en tribalisme et ensuite à Monsieur Said Ibrahim Badoul Président fantoche du Parlement djiboutien.

Nous vous demandons d'abord ce que veulent dire vos paroles ``le peuple ne demande qu'a comprendre`` ?

N'est ce pas M Guelleh ? vous avez réduit ce peuple a la plus noire misère matérielle et psychique. Nous mesurons la situation désastreuse de l'économie. Et vous voudriez nous faire croire, à grand renfort de trompettes et de déclarations fracassantes que tout va bien, que votre régime est une réussite exemplaire, etc...

Bravo ! La vérité sortie de la bouche Dun homme, qui n'a jamais dit une seule vérité, qui a toujours trahi le peuple et qui accumulait les titres et les fonctions bidons, sans n'apporter jamais rien à l'a population, n'a aucune crédibilité.

Mon attention a été attirée par la question qui vous a été posée par M. Mahe. Elle concernait le vieillissement du parti RPP. La vérité blesse M Guelleh, mais elle ne tue point.

Nous savons, par exemple, que la population du district d'Ali Sabieh a voté en masse pour le candidat de l'opposition M Moussa Ahmed Idriss. Ensuite il a été jeté d'abord dans vos sombres cachots, puis aux oubliettes.


Le grand parti, le parti vorace de Guelleh créé de toutes pièces par son oncle, le grand tribalisme devant l'éternel M Hassan Gouled Aptidon.

Le régime que vous conduisez ne mènera nulle part tant que vous et vos autres petites créatures soumises ne penseraient qu'au fameux Asho et non au bien du peuple et de vos concitoyens.

Vous dites que vous avez bien en main les rênes du parti et que vous n'êtes pas
fatigué. Qu'êtes vous allez faire en Italie, juste avant la mort de Oyio Aicha Bogoreh (Source ADI : le chef est parti en visite privé mais où ? Personne ne nous le dira).


avec quel argent allez-vous construire le fameux siège du RPP dont vous vantez le futur luxe avec vos clairons et vos chantres ? Est-ce avec les fonds de la Banque Mondiale qui vous approvisionne régulièrement en Dollars sans objectifs, sans but et sans contraintes particulières ?

Où cette nouvelle livraison de Dollars va-t-elle aller ? Dans vos coffres personnels ?

oùen sont ces fameuses écoles de militants que votre parti doit organiser ?

M Yacin Elmi Bouh est-il au courant du projet du RPP ?

Qu'en est-il de la mise a l'écart du Commandant Iftin et du Colonel Mahdi...? Les avez-vous injustement écartés en raison de l'affaire Borrel?


Autant de questions sur lesquelles nous attendons des éclaircissements et des réponses précises.
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A Monsieur Said Ibrahim Badoul

je lui demande pourquoi il semble tant effrayé par le fait que l'opposition puisse siéger à l'Assemblée nationale ? Craint-il l'opposition comme le diable en personne ?


Pourquoi n'y a-t-il pas de réel débat au sein de cette Assemblée ? A l'exception certes de ceux qui sont filmés pour la télévision et qui sont censurés avant la diffusion, jusqu'au moindre détail, jusqu'au moindre mot.


Pourquoi les femmes ne sont-elles pas représentées dans cette Assemblée. Auriez vous peur qu'elles ne s'emparent du fauteuil que vous avez obtenu de façon scandaleuse ?

nous attendons vos réponses.

Anboul Abdallé dit Chiné
Ottawa, Canada

Par ailleurs, je tiens à transmettre tous mes voeux de bonheur, de paix et de
prospérité à tous les Djiboutiens et Djiboutiennes à l'occasion de la célébration de l'Aïd El Adha et un bon retour pour tous nos pèlerins qui sont partis en pèlerinage dans les deux lieux Saints de l'Islam.


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18/02/02 Un nouveau site avec des propositions politiques pour Djibouti - ARDI

Au travers de nos promenades sur le net, nous avons trouvé un site qui fait des propositions politiques pour Djibouti. Il nous a paru suffisamment intéressant pour être signalé à nos lecteurs .

Site de l'ARDI : http://perso.wanadoo.fr/ablock/

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18/02/02 nous accusons la Banque Mondiale d'apporter son soutien abusif à la dictature et à l'asservissement du peuple djiboutien ! (selon une information parue dans l'ADI)

nous apprenons avec tristesse et consternation que la Banque Mondiale serait venue au secours de la dictature en accordant un nouveau crédit de 1,8 milliards de FD à Guelleh. Ce soutien a un caractère abusif et il intervient à un moment fort opportun où le dictateur commençait à être confronté à d'importantes et réelles difficultés financières.

La Banque Mondiale n'ignore rien de la situation à Djibouti. Elle est informée en permanence des violations quotidiennes des Droits de l'Homme, du climat de terreur qui est imposé à la population et de toutes les prévarications commises par l'équipe dirigeante.

La Banque Mondiale ne peut plus prétendre qu'elle intervient pour le bien du peuple djiboutien. En effet, son intervention financière est motivée dans une large mesure par le fait que l'équipe de Guelleh a détourné les fonds publics et les aides précédentes.

Ces détournements ont été commis essentiellement pour :

  • augmenter le patrimoine personnel du dictateur, de sa famille, de ses proches et de ses courtisans. Certains n'ont pas hésité à se faire attribuer gratuitement des biens nationaux : exemple récent : le transfert illégal de la propriété du '.dj' qui est passé mystérieusement de l'organisme public de gestion des télécoms vers une société privée ayant à peu près le même intitulé, mais appartenant au fils du dictateur et à son épouse.
  • l'acquisition et l'entretien de moyens de terreur : mercenaires, engins militaires et répressifs, police politique, instruments de torture.

On sait de façon certaine, que les précédentes aides de la France, de la communauté européenne, du FMI ont été largement détournées de leurs objectifs initiaux : les retards de salaire dans la fonction public n'ont pas été comblés, les mercenaires n'ont pas été démobilisés, les travaux de reconstruction du Nord n'ont pas été financés et sont en attente, les écoles et lycées n'ont pas été rénovés, etc.. (la liste est longue).

nous accusons la Banque Mondiale d'apporter le soutien de la Communauté internationale à la dictature et à l'asservissement du peuple djiboutien.

Peut-on proposer une nouvelle formulation des objectifs de la Banque Mondiale, rédigée comme l'a fait notre humoriste ?

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Extrait de l'ADI
La Banque mondiale accorde à notre pays un crédit
de 1 milliard 800 millions de francs Djibouti


DJIBOUTI (ADI)- 17 février- la Banque mondiale a accordé à la République de Djibouti un crédit d’un montant de 1 milliard 800 millions de francs Djibouti, dans le cadre de sa politique d’appui budgétaire.

La cérémonie de signature de ce crédit mis à la disposition de la République de Djibouti, s’est déroulée à Washington, l’Ambassadeur Robleh Olhayé, du côté Djiboutien, et John McGregor de la banque Mondiale, paraphant le document final relatif à ce crédit.

Selon le communiqué parvenu à l’ADI de l’Ambassade de Djibouti à Washington, « cette contribution apportera une bouffée d’oxygène aux finances publiques car elle renflouera les différentes caisses de retraites. »

En effet, ce soutien financier permettra entre autre à l’État djiboutien « de se séparer des différents agents fonctionnaires ou conventionnées susceptibles de remplir les conditions de remise à la retraite. »

Le communiqué précise par ailleurs que « ce mécanisme permettra de restaurer l’équilibre, et la confiance accordée aux finances publiques. »

ADI- 18H30 GMT- 17 FEVRIER 2002

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17/02/02 L'Ordre des Brosses à reluire accueille un nouveau membre, M. Ismael Ibrahim Houmed, Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme.

Nous avons le plaisir d'accueillir au sein de l'Ordre des Brosses à reluire, le Ministre de la Justice pour son interview accordé à l'ADI sous le titre " Peux mieux faire". Des améliorations sont certainement déjà possibles dans le domaine de l'orthographe de base. Pour commencer, Il peut certainement recopier cent fois le verbe pouvoir conjugué au présent...

Ce n'est pas pour cette broutille (d'autant plus que nous ne sommes pas nous-même à l'abri de fautes de frappe dans ce support.. ) Que nous lui décernons le titre tant envié, mais bien pour ses propos, dont nous avons sélectionné quelques phrases parmi les meilleurs passages. Que de vérités évidentes dans la bouche de ce Ministre, fervent admirateur de M. de La Palice ?

« la question de la femme ne concerne pas seulement la femme »,

« toutes les lois humaines sont faillibles en ce sens où elles ne sont pas parfaites. »

Ainsi, « le souhait d’une adéquation entre la formation et l’emploi, les problèmes de la Santé et le SIDA, la question de la femme, la Justice, la Jeunesse, l’Eau », tout a été passé au peigne fin a t-il affirmé, ajoutant que le mérite de ce séminaire aura été « d’avoir au moins soulevé de telles questions », auxquelles a t-il dit « on essaiera progressivement d’y remédier. » (Comme on dit vulgairement chez nous : "Compte dessus et ...)

Ce long exposé, plein de poncifs, est un exemple remarquable de la langue de bois et du style Guelléen. Avec un tel Ministre, IOG n'a aucune inquiétude à se faire : les Magistrats continueront à lui obéir au doigt et à l'oeil et la Justice continuera à être rendue depuis le Palais de l'Escale. Il semble qu'Ismaël Ibrahim Houmed ait aussi oublié qu'il était en plus en charge des Droits de l'Homme, dans un pays où le nombre des violations de ces mêmes droits dépasse la moyenne habituellement tolérée pour les pays d'Afrique ! (sic) que pense-t-il de la situation des douze prisonniers incarcérés injustement à Gabode ? Il se garde bien d'en parler !

Donc notre Ministre a bien mérité d'être admis au sein de l'ordre des Brosses à reluire au grade de "Somnifère". Nous lui décernons la médaille avec nos félicitations.



Médaille décernée à M. Ismael Ibrahim Houmed,
Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes,
Chargé des Droits de l’Homme (?),
qui pourra désormais la porter, dans les réceptions officielles.

Nous sommes certains, s'il oubliait de la porter,
que ses collègues se feraient un plaisir de le rappeler à l'ordre (des Brosses à reluire).

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17/02/02 Grave accident au sein de l'équipe dirigeante à Djibouti.

Amin Mohamed Robleh, fils de notable "mamassan", proche parent et conseiller coutumier de IOG, bute sur un peau de banane et glisse. En conséquence il se retrouve "bras cassé" selon l'expression bien connue à Djibouti. Après un certain temps passé à la CPS, ce nouvel handicapé avait sévi comme secrétaire du gouvernement.
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16/02/02 Réponse possible au lecteur au sujet de GPED. (Lecteur)

J'ai déjà entendu ce sigle et je pense, mais je n'en suis pas sur, qu'il s'agit du Groupe des Partisans de l'Énergie Démocratique. Ça vaut ce que cela vaut ...
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16/02/02 Notre proposition d'organiser le 1er mars, une journée internationale de protestation contre le régime de Guelleh trouve des soutiens dans le monde entier.

En attendant la sortie de notre numéro spécial qui reprendra toutes les actions menées dans les capitales du monde occidental, nous vous présentons de nouveaux témoignages photographiques réalisés par notre équipe, qui montrent que la mobilisation est forte, qu'elle s'intensifie et qu'elle s'organise.

Vu à Copenhague
Vu à Londres
Vu à Paris
Vu aux USA
Vu à Rome
Vu à Venise

nous lançons un appel à toutes les associations et à tous les Djiboutiens immigrés pour qu'ils se joignent à notre projet. Nous les sollicitons pour qu'ils proposent des actions :

- affichage sur la voie publique,
- distribution de tracts,
- prise de rendez-vous avec des journalistes,
- collectes en faveur des victimes,
- ....

Les thèmes de cette campagne seront "Boycott Guelleh !" et "démission Guelleh", pour sensibiliser l'opinion et les institutions internationales sur le fait que toutes les aides sont actuellement dévoyées par Guelleh et ses sbires. Loin de profiter au peuple djiboutien (ce que nous approuverions complètement), elles sont en fait détournées systématiquement au profit de deux objectifs uniques :

- l'enrichissement personnel des dignitaires et de leurs 'obligés",

- l'acquisition de moyens supplémentaires pour mieux asservir le peuple.

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16/02/02 Le refroidissement des relations franco-djiboutiennes semble se confirmer.


Selon plusieurs observateurs généralement bien informés, le refroidissement des relations franco-djiboutiennes semble se confirmer. Les raisons peuvent être multiples :

  • l'affaire Borrel qui empoisonne beaucoup, d'autant plus que des rebondissements sont prévisibles dans le mois qui vient,
  • l'affaire des faux-dollars qui pourrait ressortir et qui augmentera encore le discrédit de Guelleh, y compris et surtout aux USA,
  • la pratique généralisée de la torture qui commencerait à mettre mal à l'aise et à indisposer les grandes capitales européennes,
  • les détournements de fonds publics et des aides internationales.

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16/02/02 GOULED se remarie avec une jeunette !

nous apprenons avec surprise et une pointe d'humour, le remariage de Gouled avec une dame de 40 ans, alliée de la famille de Moumin Bahdon.

Est-ce encore un coup du démon de midi ou une alliance objective : ils ont quand même près d'un demi-siècle de différence ?

En tout cas l'équipe de l'ARDHD adresse ses plus vives félicitations aux nouveaux époux et elle leur souhaite tout le bonheur possible.

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16/02/02 IOG : Big brother : personnage omniprésent et sans existence réelle ? (Mohamed Qayad)

Ares vite, notre big brother national, arrive au pouvoir après un hold-up électoral, il a su utiliser le même slogan prétexte de l'unité nationale, du développement économique et social harmonieux dans la paix et la stabilité nationale-au nom de ces nobles causes, son discours va se muer en un discours démagogique.

Pour ce faire, j'aimerais revenir sur son dernier discours (mi- juillet 2001 )adressé à ses ministres pour leur demander de devenir les modèles des Djiboutiens.

Bien que les problèmes ethniques n'aient jamais été éradiqués de manière nette : je partage l'opinion des auteurs qui jugent peu subtile la stratégie d'IOG lorsqu'il combat la division tribale et la corruption avec des méthodes qui, en réalité, renforcent et valorisent les composantes propres au tribalisme.

Ainsi, la fragmentation du pouvoir basée sur la multiplicité tribale, est remplacée par une division fondée sur l'alliance de fait du clan "mamassan" qui s'effectue en premier lieu dans l'armée.

Une politique de promotion des membres de son clan conduira, par exemple à la nomination du général zakaria ibrahim et a l'infiltration dans les postes de commandement, du colonel mahdi cheik.

En outre, dès 1977, la police politique, SDS est composée d'éléments fidèles appartenant à son clan et elle est dirigée par son cousin hassan madobeh.

Pourquoi un tel discours ?
Est-il démagogique. ?
IOG est-il sous la pression des pays donateurs ?

-fort probable-les dirigeants occidentaux sont-ils confrontes a une certaine lassitude de leurs contribuables qui voudraient savoir ou vont les aides financières provenant de leurs impôts qui servent plutôt des régimes dictatoriaux et corrompus vivant dans l'opulence alors que leurs populations vivent dans le dénuement total.

A mon avis, l'on devrait désormais replacer l'homme au centre des préoccupations et s'atteler par conséquent a promouvoir un développement effectif, plutôt que de nous proférer des propos vide de sens.

Par conséquent, contrairement a sa perception"clano-politique" de la chose publique, son discours devrait faire valoir une politique qui fait asseoir une gestion participative de l'administration, par la mise en exergue préalablement du pluralisme culturel de chaque environnement, et par l'identification des spécificités de chacune des cultures, afin de les impliquer dans le processus.

Ainsi, les organes de participation devraient être des forums ou toutes les inégalités de représentation sont rectifiées afin que notre administration devienne une oeuvre de conciliation de l'ensemble des réalités qui composent l'entité, voire l'État et non sources de redistribution de ce qui reste encore comme ressources du pays.
Sans implication du monde politique et de la société civile, son discours démagogique. est la mesure de la contradiction qu'IOG cultive entre discours et réalité

Le discours de notre big brother national est donc orienté vers un objectif: offrir des satisfactions a des groupes plus ou moins circonscrits ou(et) a l'ensemble du système social. Des lors, il devient nécessaire de définir le concept de << satisfaction>>on peut déceler trois messages :

-le locuteur se dit concerne:il y a de sa part identification même infime, au groupe victime. . qu'il soit ou non lui même fonctionnaire

-le locuteur se représente une situation comme anormale, c'est a dire appelant de sa part des jugements d'appréciation négatifs.

-le locuteur exprime, a contrario, fut-ce de façon implicite, une attente qui lui parait légitime:la nécessité d'y porter remède.

Son discours politique en effet ne peut pas se tenir sur le pur registre gestionnaire, économiste et technicien;il est impossible, sur cette base, de mobiliser, suffisamment de soutiens. Il lui faut identifier son combat a une <<grande cause>> d'ordre moral ou ethique-afin de faciliter le rassemblement autour de soi de citoyens aux intérêts disparates voire antagoniste. . .

Son discours se cantonne davantage dans les généralités ou plutôt dans la médiocrité;en effet, il faut éviter de provoquer le mécontentement des uns en voulant satisfaire les autres.

Il convient néanmoins de compenser l'inévitable banalité du propos par des formules bien ciselées, du brio rhétorique, quand ce ne sont pas des attaques "ad hominem".

Ces arguments d'ordre émotionnel sont plus pertinents que les analyses rationnelles. Ces dernières révéleraient la source du mal qui n'est autre qu'IOG

c'est pourquoi, il doit cultiver les jugements souples a sorties multiples, éviter de se laisser enfermer dans des prises de position <<bien ficelées>>, pratiquer enfin l'art difficile qui consiste a ne répondre vraiment qu'aux questions que l'on a soi-même sélectionnées.

Big brother : personnage omniprésent et sans existence réelle, invente par Georges Orwell, écrivain britannique contemporain mort en 1950, dans son roman 1984.
Il représente le type même d’un dictateur moderne utilisant les écrans, l’information pour surveiller, contrôler les individus.

Mohamed Qayad

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16/02/02 Le jeu du mois de février 2002 (Par Roger Picon)

ce n'est qu'un jeu en apparence, mais comme vous le comprendrez, il permettra d'établir des résultats statistiques sur ce que pensent les Djiboutiens. Il vous suffit simplement de répondre de façon même anonyme par VRAI ou FAUX aux six affirmations suivantes. Les résultats seront publiées à la fin du mois de février.



ÉTAPE A : Prenez une feuille de papier et notez vos réponses.

1ére affirmation
IOG a soutenu directement ou indirectement le mouvement Al Quayda.
VRAI ou FAUX


2ème affirmation.
Le FMI finance largement et sans véritable contrôle le régime dictatorial de GUELLEH.
VRAI ou FAUX


3ème affirmation.
IOG a une ambition sincère et véritable pour son pays qu'il souhaite moderniser et faire évoluer économiquement. Il a un programme politique pour impliquer rapidement la population ou ses élus dans les décisions fondamentales de société.
VRAI ou FAUX


4ème affirmation.
IOG vient d'être proposé pour recevoir la rosette de la Légion d'Honneur en France.
VRAI ou FAUX


5ème affirmation.
IOG a renforcé sa crédibilité internationale en soutenant le processus d'ARTA qui a abouti au GNT en Somalie.
VRAI ou FAUX


6ème affirmation.
Bien qu'il soit issu Dun milieu modeste, la fortune personnelle accumulée par IOG le place aujourd'hui parmi les dix hommes les plus riches d'Afrique.
VRAI ou FAUX


Etape B - Cliquez ici
et donnez vos réponses aux six questions dans le message. (Exemple ci-dessous)

Exemple de réponse (Attention : les réponses proposées dans cet exemple ont été choisies au hasard ; elles ne sont pas obligatoirement les bonnes ..) :

1) VRAI
2) FAUX
3) VRAI
4) FAUX
5) VRAI
6) FAUX

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L'HOMME
OU LA FEMME
DE LA
SEMAINE.

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e)
- soit par son zèle pour soutenir la dictature,
- soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc. .

Auront-ils à répondre un jour
de leurs actes
et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?


Rappel des personnages
déjà "élus" :

LA LIBERTÉ N° 17 -
Mme LEILA,
juge d'instruction
LA LIBERTÉ N° 19 -
Omar FARAH,
gendarmerie d'Ali Sabieh
LA LIBERTÉ N° 29 -
Le général Yacin YABEH,
LA LIBERTÉ N° 32 -
Le directeur de la Prison de Gabode,
LA LIBERTÉ N° 33 -
Ali Mohamed ABDOU,
procureur général
LA LIBERTÉ N° 35 -
Mme Hawa Ahmed YOUSSOUF
Ministre déléguée conjointement avec
M. Le Représentant de l'UNICEF
à Djibouti.
LA LIBERTÉ N° 36 -
M Ibrahim Idriss DJIBRIL,
Ministre de la Justice, conjointement avec M Mohamed Ali ABDOU, procureur général de Djibouti (2ème nomination)
BULLETIN N° 4 -
Lieutenant GUELLEH de la FNP
BULLETIN N° 7 -
Le responsable des forces de police
qui a donné l'ordre le 24 juin de tirer à balles réelles sur Daher Guedi FOUREH.
BULLETIN N° 16 -
M Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances.
LA LIBERTÉ bulletin N° 23 -
M. Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances (2ème nomination)
LA LIBERTÉ bulletin N° 28 -
Monsieur Abdallah Abdillahi Miguil,
Ministre de l'Intérieur
LA LIBERTÉ bulletin N° 29 -
Monsieur MOGUEH,
Ministre délégué aux affaires musulmanes
LA LIBERTÉ - bulletin N° 32 -
Madame Nima Ali Warsama,
Juge d'instruction
LA LIBERTÉ - bulletin N° 36
Monsieur Ali Mohamed Daoud -
Ministre de l'Agriculture et du développement rural.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 37
Le Lieutenant-colonel Abdourahman Ali Kahin,
Chef du groupement de police du district de Djibouti.

LA LIBERTÉ - bulletin N° 40
Le procureur IBRAHIM,
LA LIBERTÉ - bulletin N° 42
M. Idriss Arnaoud Ali, Directeur de Publication du Journal le Progrès, Président de la Commission Permanente de l'Assemblée Nationale et Secrétaire Général Adjoint du Parti RPP.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 43
le Président Sad Mahamoud Abkar, Cour criminelle de Djibouti.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 48
Hassan dit "Modaubé"
OBSERVATOIRE N° B106
DJAMA SOULEIMAN, procureur auprès du Tribunal de Première instance de Djibouti.
OBSERVATOIRE N° B132
ALI HASSAN,
chef de la Police, pour un acte gratuit de cruauté envers un blessé grave.

Directeur adjoint de la Police politique.

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Les principaux responsables
d'actes de torture
à Djibouti.

En attendant que la justice pénale puisse instruire les plaintes des victimes de mauvais traitements, de spoliation, de viols, de torture et d'emprisonnement arbitraire (. . . ), nous rappelons, chaque semaine, à l'opinion publique internationale les noms des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités par les victimes, et ce jusqu'à ce qu'ils soient inculpés.

- Colonel
Mahdi Cheikh Moussa,
- Colonel
Omar Bouh Goudade

- Lieutenant-colonel
Hoche Robleh


- Commandant
Zakaria Hassan

- Lieutenant Ladieh
- Lieutenant Mohamed Adoyta
- L'aspirant Haroun
- Le sous-officier Naguib
- L'adjudant Tane
- Kalifa
- Wagdi

Certains se seraient déjà réfugiés à l'étranger (USA et Canada) sous de fausses identités, mais ils sont placés sous surveillance, par les polices locales.

Nos informations sur la torture à Djibouti et les récits des victimes

-------- Sommaire ---------


L'Ordre des
Brosses à Reluire
réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial


Roger Picon

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de Cireur de Pompes - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade d'hyène fonceuse - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade d'hyène repue - Premier échelon
Bulletin n° B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de Léche-bottes avec mention spéciale.

Bulletin n° B127

L'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Bulletin n° B134
M. Ismael Ibrahim Houmed, Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.