ARDHD
Observatoire de la situation
des Droits de l'Homme
à Djibouti
4ème année


Bulletin d'information et d'alerte N° B 135a
Du 23 février au 26 février 2002

 

Avertissement : compte-tenu de l'importance et du volume des informations de la semaine, nous avons été contraints de scinder le numéro B135 en deux numéros (a et b) pour réduire le temps de chargement des pages.

23/02/02 DERNIERE SEMAINE Merci à tous de participer au jeu du mois de février. Il permettra de savoir ce que pensent les Djiboutiens au sujet du régime. . URGENT NOUS AVONS BESOIN DE TOUTES VOS RÉPONSES AVANT LE 28 février !
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26/02/02 M.Guelleh et son sens de l'équité : "Tout pour moi et les miens, rien pour les autres" (Lecteur)
26/02/02 Après 20 jours d'atermoiements criminels pour l'environnement, Guelleh finit pas prendre conscience de l'ampleur de la catastrophe écologique dans le Port de Djibouti
! (Selon l'ADI)

26/02/02 "Coup de force"…
(SURVIE)
26/02/02 Lettre ouverte à Freeman (A. WABERI le 25/02/2002)
25/02/02 Et si Guelleh profitait de la fête de l'Aïd el Adha pour faire un beau geste ! LIBEREZ LES PRISONNIERS POLITIQUES M. Guelleh !
25/02/02 : La première cause de notre paresse, à nous les Djiboutiens, c'est le Khat ! (lecteur)
25/02/02 Francophonie et Respect des Droits de l’Humain. (Par Roger Picon)
24/02/02 Le représentant de l'UNICEF : une attitude constante et cohérente ... ! Mais est-elle orientée pour ou contre les enfants ?
24/02/02 Question d'un lecteur au sujet des aides internationales offertes à Guelleh
24/02/02 Al Quaida implantée à Djibouti ?

23/02/02 Bulletin spécial N° 15 : notre bulletin spécial à l'occasion de l'ouverture du 2ème Festival Cinématographique Franco-Djiboutien.
23/02/02 Ordre des Brosses à Reluire. Nomination de Monsieur Wahib Ahmed Ben Ahmed.
23/02/02 C’est quoi la <<FrançAfrique>>? (Mohamed Qayad)
23/02/02 A la suite de pressions gouvernementales, le MSR dans un communiqué, admet implicitement avoir délivré de fausses attestations pour aider des faux-réfugiés. D'autres partis politiques pourraient obéir prochainement au dictat Guelléen ?
23/02/02 Remue-ménage dans les Ambassades.
23/02/02 DINI rejeté par la France en qualité de demandeur d'asile.
23/02/02 Lettre ouverte de l'Association Survie à Monsieur Lionel Jospin : 5 engagements
23/02/02 J'ai effectué des recherches, ce n'est pas GPED mais GED. (Lecteur)
23/02/02 Le coin de l'humour
23/02/02 A lire dans La Lettre de l'Ocean Indien : DJIBOUTI - Le retour de l'affaire Borrel
23/02/02 Nous sommes tous des responsables
(Freeman)
23/02/02 Alerte d'Alliance Arrey Djiboutienne du Canada au sujet de la création du site de SITTI

bulletin B134
..bulletin B135b





Avis : nous ne pouvons pas vérifier toutes les informations transmises par les lecteurs.

Nous rappelons que les courriers des lecteurs sont publiés sous leur seule responsabilité et que l'action de l'ARDHD se limite à les insérer dans ces colonnes en ajoutant la mention 'Lecteur".

Pour des raisons de sécurité les publications sont anonymes, mais l'ARDHD conserve le double des messages E-Mail. L'ARDHD s'engage en contrepartie à publier les réponses à ces courriers et/ou les rectificatifs.

   

26/02/02 M.Guelleh et son sens de l'équité : "Tout pour moi et les miens, rien pour les autres" (Lecteur)

On voit déambuler dans les rues des quartiers universitaires de Montréal, au Canada, cinq jeunes gens (deux filles et trois garçons) dont la corpulence rappelle vaguement aux djiboutiens une silhouette bien connue: celle rondelette des Guelleh.

En effet, il s'agit des nièces et neveux de IOG, chef de l'état djiboutien. Les enfants des propres frères de IOG: abdi omar guelleh, youssouf omar guelleh et said omar guelleh.

L'état canadien a octroyé à Djibouti des bourses d'étudiants démunis dont les parents n'ont pas les moyens de payer les frais d'étude de 2500 dollars requis par session. Il s'agit de bourses d'exemption supplémentaires pour étudiants étrangers puisque les canadiens ne s'acquittent, eux, que de 800 dollars par session.

IOG ayant personnellement pris en main l'octroiement de ces bourses, au grand dam du ministère de l'éducation nationale, à qui revient habituellement ce rôle, en fait bénéficier uniquement ses jeunes nièces et neveux dont aucun ne possedait pourtant les qualifications et niveaux requis.

Et avec le sens de l'équité et de la justice que nous lui connaissons si bien, il y ajoute trois autres étudiants: la fille de ismail houssein tani (son chef de cabinet et propre cousin) et deux autres, respectivement fils de djama oudine et du frère de djama ali guelleh (tous deux de sa propre famille).

La générosité et le népotisme de IOG ne s'arrête pas là: une bourse de l'état djiboutien de 1500 dollars par mois est versé sur le compte bancaire de ses jeunes protégés.

Décidément les longues heures de lecture du saint Coran sont bien assimilées par IOG en ce qui concerne "la répartition équitable" des richesses du pays comme des bourses des étudiants.

"tout pour moi et les miens, rien pour les autres" semble être la devise préférée de IOG, en ce moment.

Un djiboutien indigné.
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26/02/02 Après 20 jours d'atermoiements criminels pour l'environnement, Guelleh finit pas prendre conscience de l'ampleur de la catastrophe écologique dans le Port de Djibouti ! (Selon l'ADI)

ADI/DJIB/1828/451 MOTS

Pollution : la République de Djibouti lance un appel urgent à la Communauté internationale


DJIBOUTI (ADI)- 25 février- La république de Djibouti a lancé aujourd’hui par la voix de son Ministre des Affaires Etrangères, un appel d’assistance à la Communauté internationale pour l’aider à juguler la grave pollution qui s’est déclenchée récemment au Port de Djibouti.

M. Ali Abdi Farah, Ministre dess Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale a présidé ce matin, conjointement avec le Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme, de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire, M. Abdallah Abdillahi Miguil, une conférence qui réunissait les diplomates des pays amis accrédités à Djibouti, et les représentants des organisations internationales.

M. Ali Abdi Farah a rappelé à l’auguste assistance les mesures prises déjà par le Gouvernement « pour faire face au problème qui menace la santé de la population, et mettre terme à l’expansion de la pollution. »

Compte tenu des faibles capacités financières et techniques de la République de Djibouti pour circonscrire la pollution, le Ministre a tenu à insister sur l’urgence de « cet appel à l’assistance international lancé par le Gouvernement djiboutien aux pays amis et Organisations Internationales. »

M. Abadallah Abdillahi Miguil, le Ministre de l’Habitat et de l’Environnement a quant à lui, expliqué que les premières mesures à entreprendre étaient de couvrir et fermer les lieux contaminés, et de déterminer le nombre des personnes contaminées.

Quant à la deuxième phase, celle-ci « nécessite la réalisation des travaux dangereux et coûteux » a précisé M. Abdallah Abdillahi Miguil, car elle consiste à changer les emballages et à traiter le sol contaminé.

« Cette même phase doit être exécutée par une Compagnie spécialisée dans le reconditionnement des déchets du prélèvement du sol et des matériaux contaminés et les préparer pour l’expédition. »

La troisième phase, quant à elle, est relative aux procédures spéciales et des zones isolées, aménagées pour y stocker les produits toxiques à l’intérieur du port ; car comme l’a dit le Ministre de tutelle, « le Port devra prévoir des infrastructures appropriées pour le stockage et la manipulation des marchandises dangereuses et s’équiper en moyens matériels et humains. »

Compte tenu de l’importance des travaux à réaliser dans la deuxième et troisième phase, et des moyens très faibles dont dispose son département, le Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire a enfin marqué qu’ « une assistance de la Communauté Internationale s’avère nécessaire. »

A cet effet, les assistants n’ont pas manqué de demander de précisions afin qu’ils puissent présenter à leurs autorités respectueuses (*) le rapport complet sur la catastrophe et pour pouvoir répondre à l’appel lancé par le Gouvernement djiboutien.

(*) dans le texte. Nos lecteurs auront rectifié bien entendu. L'impayable directeur de l'ADI est tellement omnubilé par le respect pour ses chefs, que sa langue fourche doublement !

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26/02/02 "Coup de force"… (SURVIE)


C O M M U N I Q U E Paris, le 26 février 2002


Dans plus d'une dizaine de pays, la Françafrique a institutionnalisé la tricherie électorale avec des coopérants très spéciaux - employés fictifs du Paris chiraquien ou affiliés des réseaux Pasqua, principalement. Tandis qu'ils diffusaient les mille et une ficelles de la fraude (depuis les listes électorales jusqu'au décompte des résultats), des juristes de haut vol, genre Charles Debbasch, pipaient les règles du jeu constitutionnel afin d'invalider les candidats gênants ou la contestation des scrutins. Ainsi fut validée au Togo la réélection-bidon du tyran Eyadema, contre l'élu du peuple Gilchrist Olympio. Le lot de consolation, une médiation "européenne" pilotée par Paris, a achevé de montrer sa finalité : le digestif d'une forfaiture.


Le scénario s'est répété au Tchad en juin 2001, avec la réélection de Déby contre un Yorongar porté par un raz-de-marée de votants. Il va avoir lieu au Congo-Brazzaville, où l'Union européenne va scandaleusement bénir, par l'envoi d'observateurs impuissants, le sacre électoral truqué d'un criminel contre l'humanité, Denis Sassou Nguesso.


À Madagascar, une nette majorité de l'électorat a élu le 16 décembre Marc Ravalomanana ; toutes sortes de manipulations de dernière heure (dont l'apparition de nouveaux bureaux de vote) ont rogné ce résultat, mais deux décomptes parallèles démontrent un solde supérieur à 50 %. Chéri par les réseaux françafricains, l'"amiral" Didier Ratsiraka, qui fit tirer sur la foule en 1991, refuse obstinément un examen de ces décomptes. Il préfère les "calculs" d'une Haute Cour constitutionnelle à sa botte qui, ramenant à 46,21 % le score du vainqueur, exige un second tour.


Marc Ravalomanana et ses partisans refusent ce nouveau round, selon le principe simple qu'un décompte truqué au premier tour le sera aussi au second. Paris, avec ses relais diplomatiques et médiatiques, a tout fait pour rendre inéluctable ce deuxième tour. Après deux mois de grandes manifestations non violentes et le refus par Ratsiraka de tout arbitrage international sur les chiffres du scrutin, l'élu du premier tour a décidé le 22 février de se proclamer Président.


Aussitôt le Quai d'Orsay, en phase avec l'Élysée, s'est indigné d'une " tentative de coup de force ". En 1998, face au renversement du dictateur nigérien Baré Maïnassara, trois fois désavoué par le suffrage populaire, les mêmes avaient crié à " l'interruption du processus démocratique " ! En était résulté, sans la "coopération" française, les élections les plus incontestées depuis des décennies en Afrique francophone…


La Françafrique n'aime pas Ravalomanana, trop imperméable à ses réseaux, trop soutenu localement. Elle le comparerait au " choléra ", bien obligée d'admettre que la corruption du régime en place est une forme de " peste ". Entre les deux, il faudrait ne pas choisir, c'est-à-dire ne rien changer. Or, le peuple malgache a choisi. Déjà, Ratsiraka fourbit l'arme ultime des dictateurs acculés : il attise chez les ethnies côtières la haine de l'ethnie de son vainqueur, maire de la capitale Antananarivo, et suscite des barrages miliciens.


Voici un peu plus d'un demi-siècle, la France coloniale opposa au désir d'indépendance des Malgaches le massacre de plus de cent mille d'entre eux.


La France néocoloniale continuera-t-elle de soutenir, contre une volonté politique explicite, le possible concepteur d'un cauchemar à la rwandaise ?
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26/02/02 Lettre ouverte à Freeman (A. WABERI le 25/02/2002)

Cher Freeman, le bien nommé,

Je reviens de Bamako et trouve votre lettre sur le site. D'habitude, je ne prends pas la peine d'écrire à tous ceux, nombreux, qui m'interpellent à propos de tel ou tel sujet concernant mon travail et/ou mes actions. D'abord parce que je privilégie le mode oral et direct quand l'intéressé se trouve en face de moi. Ensuite parce que je ne vais pas passer ma vie à me justifier auprès d'untel ou untel. Disons que cette fois je prends le parti de répondre à votre interpellation (je signale au passage que puisque vous usez d'un pseudo, je ne sais pas qui vous êtes alors que moi; je signe mes écrits et m'exprime à visage découvert - qui ne rélève pas du même statut narratif. c'est fort dommage pour quelqu'un qui me demande de justifier mes actes ou plutôt de coordonner mes actes et mes paroles. mais bon avançons).

Je vous réponds enfin parce que votre lettre est bien plus intelligente que celle de certaines personnes qui sans rien connaître du terrain s'agitent via le forum de "Djibnet" et ressassent le seul mot accolé à l'écrivain : "Engagement ! Engagement!".

Engagement de qui ? Auprès de qui ? Avec qui (mais où se cachent ceux qui poussent ces cris d'orfraie dans les arcanes d'Internet )? A quelle fin ? etc etc.

Ce qui ne veut pas dire, loin de là, me concernant, que j'apporte le moindre début d'excuse ou d'appui au régime détestable qui règne à Djibouti (mais une fois qu'on s'est indigné, surtout de loin, on n'a absolument rien réglé et je n'appelle pas cela de l'engagement ou de la réflexion constructive).

Ceux qui ont le temps de lire mes livres savent ce que je pense de tout ça ?

Ceux qui ont eu l'occasion de discuter avec moi, à Djibouti ou ailleurs, le savent également. Ceux qui me connaissent un peu aussi. Donc, eussé-je donné des réponses non diplomatiques ou elliptiques que l'article de La Nation n'aurait jamais vu le jour !!

Il me faut aussi vous préciser dans quelles conditions cet entretien a été donné : les journalistes de La Nation sont souvent des jeunes élèves ou presque et manquent de professionnalisme (et ce n'est pas de leur faute, bien sûr). Les deux personnages de l'Adi qui m'avaient interviewé n'ont manifestement pas retranscrit tout ce que je leur ai dit de vive voix (puisqu'ils m'ont enregistré plus qu'interrogé). Voilà pour la précision qui ne vaut pas excuse.

Pourquoi vais-je à Djibouti une fois l'an ?
Je vais commencer par une anecdote. Cette année j'ai participé à "Lire en Fête" en compagnie de mon précieux ami Nuruddin Farah, qui venait pour la première fois dans notre pays. Nuruddin m'a signalé qu'en six-sept jours nous avions dû rencontrer quelques sept mille étudiants et élèves (sans compter le seminaire que j'ai animé cette année auprès d'étudiants du PUD). Si vous multipliez 7000 personnes par le nombre d'années (5 sur 7 Temps des livres) où j'étais présent, ca en fait du beau monde.

Et quiconque a déjà assisté à une de ces séances au Palais du Peuple sait bien qu'une atmosphère sans pareille (de liberté, de chaleur, de vive confrontation...) y règne. Dans ces rencontres je fais partager mes vues sur notre société qui dépassent largement les pieuses indignations visant le pouvoir actuel (car après tout les peuples ont aussi les chefs qu'ils méritent). Les intervenants, du reste, ne me ménagent pas et c'est la règle en vigueur. Tout cela vaut bien quelques réponses tièdes et ironiques dans les pages insipides de La Nation.

Aux donneurs de leçons stériles mon profond mepris!

A Freeman mes amitiés !

Abdourahman A. Waberi

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25/02/02 Et si Guelleh profitait de la fête de l'Aïd el Adha pour faire un beau geste ! LIBEREZ LES PRISONNIERS POLITIQUES M. Guelleh !

De retour des lieux Saints un pèlerin devrait en principe avoir retrouvé l'esprit de tolérance et de pardon. Cela sera-t-il vrai aussi pour M. Guelleh ?

On pourrait imaginer qu'il ait réfléchi au cours du pèlerinage à la situation de ces douze hommes incarcérés injustement depuis 14 mois, dans l'enfer de Gabode par sa seule volonté et par son seul désir de vengeance. On pourrait imaginer qu'il appelle Hassan Saïd en lui disant : 'Libère les !"

on peut rêver et penser qu'il sera sensible à nos appels. Si ce n'est pas par bonté, qu'il le fasse au moins pour tenter de redorer un peu une image de marque bien ternie par toutes les affaires scandaleuses et les multiples violations des DH.

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25/02/02 : La première cause de notre paresse, à nous les Djiboutiens, c'est le Khat ! (lecteur)

Sachez tout d'abord que tout ce qui sera dit ici, ne sera que la pure Vérité.

Cela fait bientôt 25 ans, que mon pays est indépendant et rien n'y a vraiment change.

L'économie est en panne, L'État politique est pire que le joug colonial....

Et qui paye les 'pots-casses' : la population. Ce qui est encore plus désolant, c'est la passivité du peuple qui accepte tout ce qu'on lui impose.

Il n'existe aucun pays dans le Monde, où les Administrations étatiques ne travaillent que 4 heures/jour. La première cause de cette 'paresse' (qui nous est propre malheureusement, à nous les Djiboutiens) : le khat.

IOG, qui est ne en Éthiopie, doit en savoir quelque chose. Je veux dire par là, l'effet néfaste et dévastateur qu'à le Khat sur la population. Il contribue à annihiler toutes les formes de protestation contre l'état 'voyou'.

La preuve ? Il y a quelques années, avait été emprisonné le directeur du Trésor 'Bircaas'. Et le jour de son jugement, ce sont presque 300 personnes qui sont venus pour protester devant le Tribunal !!!

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25/02/02 Francophonie et Respect des Droits de l’Humain. (Par Roger Picon)



Appartenir à la grande famille de la Francophonie, estimée à plus de 170 millions de personnes, c'est prioritairement pratiquer la langue française mais cela devrait impliquer, en toute logique, de promouvoir les valeurs universelles de la démocratie qui sont l'un des fondements à partir desquels se décline la Francophonie.

En conséquence de quoi, le fait d'appartenir à ces Institutions, donc de Respecter les Droits de la personne humaine,

devrait être une réalité vécue au quotidien ; avec ses effets salutaires, pour toutes les populations des pays concernés.



Ouvrez votre fenêtre sur la République de Djibouti, ôtez vos lunettes à foyers divergents et dites-moi ce que vous y voyez ! je vous dirai alors ce que je pense du Respect de l'humain et du Droit d’expression ; ultime liberté, celle qui est

censée subsister lorsque l’on a tout perdu.



De Symposiums en Sommets de la Francophonie on constate à l'usage que bon nombre de discours mettent en évidence l'absolue nécessitée de restaurer l'état de droit et de développer la culture démocratique, notamment auprès de la jeunesse.

Depuis plus de 5 ans on y a ajouté la définition de normes et de sanctions clairement édictées, voire dissuasives, dans le cas de rupture de ladite démocratie par violations des droits des personnes, hommes et femmes.



Hormis le privilège pour les participants de passer un agréable séjour dans l’une des grandes capitales africaines, je me pose la question de savoir quelle est la finalité de ces Symposiums et Sommets de la Francophonie ?.



Qui n'a pas été tenté de croire que ces règles édictées sont applicables, y compris dans les pays des orateurs ?.

Or on constate à l'usage qu'il n'en est rien !.

J'en déduis que ce n'est au final que l'opportunité de « Discours ayant exclusivement valeurs de déclarations communes de bonnes intentions….. ».



Constat est fait que dans bon nombre d'États membres de la Francophonie, érigée en Institution, les atteintes aux droits fondamentaux de la personne, le dernier d'entre eux étant le droit d'expression, s'institutionnalisent telle une culture locale entretenue de l'impunité dans tous les domaines de la vie quotidienne.

Atteinte aux Libertés publiques, corruption devenant "un sport national" bien plus pratiqué que le foot ball, sans parler des violations aux droits de la femme, des enfants et de leur exploitation sous la forme d'esclavages les plus divers, prostitutions et autres sur lesquels il y aurait beaucoup à dire mais surtout à faire.



On observera néanmoins que peu osent aborder l'épineux dossier du "Tribalisme" qui est à l'origine de bien des maux, dont celui de l'accession à tous les pouvoirs par la falsification des élections et le maintien en l'état par la force de régimes dictatoriaux d'un autre âge aux effets catastrophiques pour une nation et sur l'avenir de sa jeunesse.



Tous ces discours solennels, ponctués d'applaudissements et de remerciements, ont valeur à mon sens de "poudre aux yeux aux fins d'amuser la galerie".

Aussi longtemps que ces règles ne seront pas confirmées par un sommet de Chefs d'État ou de gouvernement.. et mis en oeuvre............dans les pays signataires, aussi longtemps la Francophonie aura, elle aussi, son Arlésienne dans le domaine du Respect des Droits de l'Humain.

Chacun en parlera mais nul n'aura la volonté et le courage d'envisager d'en appliquer les règles.



Quand bien même ces normes seraient adoptées donc applicables en République de Djibouti, il y a fort à parier qu'Ismaël Omar s'assoirait dessus une fois encore comme il a pris l'habitude de le faire, entre autres, avec la Constitution djiboutienne, les Lois et les Droits des prisonniers politiques.



Par les incohérences d’une lenteur savamment entretenue et par le fait démontré que l'on voit ce qu'il nous convient de regarder et non ce qui dérange notre conscience, la crédibilité des institutions multilatérales de la Francophonie est aujourd’hui et plus que jamais mise en jeu.

La question est de savoir quand et comment ces Institutions et bien d'autres vont réagir avant qu’il ne soit trop tard ?.

Roger Picon

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24/02/02 Le représentant de l'UNICEF : une attitude constante et cohérente ... ! Mais est-elle orientée pour ou contre les enfants ?

Don de l'ARDHD à M. Jorje Meja, représentant de l'UNICEF à Djibouti


Notre humouriste a préparé cette affiche
qu'il offre généreusement au représentant de l'UNICEF à Djibouti
en espérant qu'il l'utilisera comme Logo distinctif
pour toutes ses correspondances.
Un bon dessin vaut mieux qu'un long discours,
ainsi il n'aura même plus besoin d'expliquer ni son rôle ni ses objectifs.

Nous découvrons avec stupéfaction et avec beaucoup de tristesse, que le représentant de l'UNICEF a signé une drôle de convention avec Djibouti ... Cela n'est pas anormal, mais devinez l'objet tel qu'il figure dans une dépêche de l'ADI :

"Le représentant de l’UNICEF à Djibouti, M. Jorje Meja, et le Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Loisirs et du Tourisme, M. Otban Goïta Moussa, ont signé aujourd’hui une convention relative à la mise en œuvre d’un programme de lutte contre la délinquance juvénile..."

Comme nous l'avons déjà signalé à plusieurs reprises, le digne représentant de l'UNICEF avait approuvé, de facto, que des enfants mineurs soient incarcérés à Gabode avec les adultes. (Nous lui avions décerné le titre d'homme de la semaine pour cet exploit héroïque). Puis fin novembre 2000, en s'exprimant au Palais du Peuple au cours d'une réception bon chic, bon genre, qu'il avait lui-même organisée, il avait oublié de parler des enfants ... Pas un mot. Etrange amnésie pour celui, dont c'est le fond de commerce ! (Bul 024)

Aujourd'hui il engage l'UNICEF dans un programme conjoint avec le régime dictatorial de Djibouti de lutte contre la délinquance juvénile ... Quels moyens compte-t-il utiliser pour atteindre ses objectifs ? Va-t-il habiller les policiers répressifs djiboutiens avec des uniformes de l'UNICEF, pour que les enfants ne se méfient pas d'eux et qu'ils puissent être capturés - direction Gabode ? Va-t-il acheter les uniformes ou les matraques avec le chèque de solidarité qu'il vient de recevoir au Sheraton ?

A propos cela nous rappelle un événement, lorsque des opposants politiques avaient été capturés par des véhicules au couleur d'organisation internationale. Mais c'était une autre affaire...

Il s'agit probablement d'une question de vocabulaire, mais s'il y a lapsus (à la rigueur, nous pourrions l'admettre) celui-ci est bien trop significatif de l'attitude et de la mentalité du représentant de l'UNICEF qui est constante, affirmée et renouvelée depuis plusieurs années.

Ah ! Comme nous aurions aimé l'entendre parler de prévention, de mesures d'accompagnement ou d'instruction, .... Mais cela le représentant de l'UNICEF, dont ce devrait la première mission, n'en a aucune idée ! Son confort et sa tranquillité avant tout et tant mieux, au fond, si les enfants délinquants sont bien châtiés et s'ils sont écartés par la Justice et avec son aide, de la voie publique. Ils ne lui demanderont plus quelques sous lorsqu'il proméne sa suffisance dans les rues de la capitale.

Il serait quand même grand temps que la direction générale de l'UNICEF, que nous respectons infiniment, se penche sur la situation à Djibouti et sur le rôle effectif de son représentant, qui donne une image de marque aussi regrettable d'une institution qui devrait être respectable et respectée.

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24/02/02 Question d'un lecteur au sujet des aides internationales offertes à Guelleh

Je suis un lecteur de votre site. Ma question est : "qu'est -ce qu'on peut faire contre les pratiques Mise en place par la Banque Mondiale ou FMI pour aider les dictateurs Africains ? "

Today, nous sommes dans le pétrin le plus noir à cause des ces Organisations qui soit-disant nous aident depuis la nuit des temps...

Est-ce qu'il existe un moyen legal pour dénoncer ces pratiques ?

Merci de votre reponse.

Réponse de l'ARDHD :
Merci de votre question.


Que faire ?
A notre avis, le seul moyen est de maintenir la pression en dénonçant les effets pervers de l'aide internationale lorsqu'elle est attribuée, sans contrôle véritable, à des tyrans/dictateurs qui falsifient les comptes qu'ils présentent aux Organisations. Cela a pour objectif de mettre mal à l'aise les décideurs Banque mondiale et FMI et de les interroger sur des problèmes de conscience.

Nous contribuons, avec nos moyens, à susciter/ exercer cette pression, mais il faudrait que les Djiboutiens se mobilisent pour préparer des pétitions à envoyer à la Banque mondiale et pour informer la presse. Vous nous donnez une idée que nous allons proposer rapidement sur le site à l'occasion de la journée du 1er mars que nous organisons pour un Boycott général et international de Guelleh : une pétition générale.

Par ailleurs, il serait utile qu'une opposition crédible se fasse entendre et qu'elle montre ses capacités à prendre la relève de façon démocratique. Tout n'est pas perdu dans ce domaine.


Je pense qu'à partir du 28 février, nous pourrions recevoir des informations intéressantes sur des initiatives précises. Mais n'anticipons pas ...

Sur un autre plan, vous me parlez d'action juridique : je pense qu'il faudrait que les Djiboutiens qui ont été victimes du régime (et ils sont nombreux) : torture, séquestration, viol, spoliation arbitraire, licenciement abusif, perte de proches à la suite d'exécutions sommaires, etc... se décident à déposer plainte devant les Tribunaux des Pays qui les accueillent. Ce moyen légal permettrait de faire connaître la situation dans les Pays et d'interpeller sérieusement les organisations internationales sur la destination des aides qu'elles accordent.

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24/02/02 Al Quaida implantée à Djibouti ?

Nous avons recçu de nombreuses informations à ce sujet. Elles ont été publiées sur le site :
- Attitude curieuse de l'Ambassadeur de Djibouti à Addis Abeba qui aurait aidé des jeunes djiboutiens à partir pour le Pakistan avant les événements du 11 septembre,

- Implantation à Djibouti de plusieurs associations inscrites sur la liste rouge américaine,

- Déclaration récente (N° B134) du Commandant en Chef de l'Otan qui n'exclue pas que Djiboutie serve de base aux Talibans de Ben Laden.

Notre humouriste a illustré cette information :

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23/02/02 Bulletin spécial N° 15 : notre bulletin spécial à l'occasion de l'ouverture du 2ème Festival Cinématographique Franco-Djiboutien.

Nous avons réuni toutes les affiches préparées par Roger Picon pour l'ouverture du 2ème Festival . Elles sont disponibles en exclusivité mondiale, en cliquant ici.

Une série d'affiches inédites et parfaitement réussies. A ne surtout pas manquer. Tous les fims de la semaine.

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23/02/02 Ordre des Brosses à Reluire. Nomination de Monsieur Wahib Ahmed Ben Ahmed.

Après avoir lu le communiqué du MSR signé par Monsieur Wahib Ahmed Ben Ahmed, nous avons été heureux de proposer sa candidature au sein des Brosses à Reluire. Il a été coopté à l'unanimité et au premier tour de scrutin.

Pour soutenir son dossier, nous avons sélectionné plusieurs phrases qui montrent vraiment son désir de plaire à tout prix à Guelleh et ce, au détriment même des évidences.

Le MSR, depuis sa création, a toujours respecté les principes de liberté et de paix....

... Une Paix que le MSR a pu défendre grâce à son organe de presse, AL-NASR, créé le 26 décembre 1997 et qui jouit d'une grand liberté d'expression. Il suffit de lire un exemplaire de ce canard pour comprendre que Guelleh, même de méchante humeur, n'aurait rien à redire ni à censurer. Beau travail de cireurs de pompes.

Donc fidèle à ses principes de liberté (c'est lui qui le dit plus haut), le MSR a apporté son soutien total et indéfectible à la victoire du Président de la République.

Ohé les gars, vous ne trouvez pas que vous en faites un peu trop ? N'y aurait-il pas une légère incohérence dans vos propos ? Comment pouvez-vous dire que vous respectez les principes de liberté et que vous vous êtes engagés totalement pour IOG ? Vous ne trouvez pas qu'il y a quelque chose qui est choquant ? *

Nous si ! Et pour saluer ce bel élan de vituosité qui tient de l'éliquibre magique, nous vous admettons dans l'Ordre des Brosses à Reluire au grade de "Clown".


CLOWN

Médaille décernée à Monsieur Wahib Ahmed Ben Ahmed
qui devra la porter à chaque fois qu'il rencontrera Guelleh
en témoignage de son attachement sans borne à la dictature
et au régime des violations des Droits de l'Homme.

Nous lui adressons nos plus sincères félicitations

* Si ce point ne vous choquait pas, nous avons trouvé une autre incohérence dans le fait que votre épouse pourrait avoir demandé l'asile politique en Belgique ... Celui-là finira peut-être par vous choquer un peu plus !
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23/02/02 A la suite de pressions gouvernementales, le MSR dans un communiqué, admet implicitement avoir délivré de fausses attestations pour aider des faux-réfugiés. D'autres partis politiques pourraient obéir prochainement au dictat Guelléen ?

Des communiqués seraient déjà en cours de rédaction au PND et au PRD, selon notre informateur. A vérifier dans quelques jours.

Dans un communiqué déjà paru, celui-là, et que nous reproduisons ci-dessous, nous apprenons que le MSR se range définitivement et sans réserve aux côtés de Guelleh. "Le MSR a apporté son soutien total et indéfectible et sa contribution à la victoire du Président de la République ..."

Le MSR, sous la signature conjointe de son Président Wahib Ahmed Ben Ahmed et de son ex-Président Galal Abdourahman certifie qu'il n'a jamais délivré d'attestation pour aider des réfugiés (probablement faux-réfugiés) à obtenir l'asile politique à l'Etranger. Et pour appuyer ce gros mensonge, il demande au HCR de se pourvoir en justice contre les heureux bénéficiaires de ces attestations qui ne pourraient être que des faux.

Comme par ailleurs l'épouse du Président Ben Ahmed aurait demandé l'asile politique en Belgique, nous aimerions bien savoir si elle est titulaire d'une attestation du MSR, forcément fausse puisque la situation de son mari et son engagement total et indéfectible aux côtés de Guelleh ne place pas la famille dans la catégorie des victimes du régime... Sera-t-elle attaquée en Justice par le HCR pour usages de faux ? Probablement pas, car ce pourrait bien être son mari qui a signé l'attestation ... fausse et pourtant vraie.

Le serpent se mord la queue en quelque sorte.


Nous adressons toute notre sympathie aux autorités belges qui doivent avoir bien du mal pour séparer l'ivraie du bon grain.

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23/02/02 C’est quoi la <<FrançAfrique>>? (Mohamed Qayad)

Il y a des mots qui dégagent de prime abord une connotation positive ou négative.

Le mot <<FrançAfrique>> relève de la dernière catégorie, car pour ceux qui ont regardé, ne serait-ce que de loin les relations franco-africaines, ils ne peuvent s’empêcher de se boucher le nez du fait de l’odeur nauséabonde qui s’en dégage. Comment résumer toutes les pratiques de ces relations en une seule formule ? C’est désormais fait depuis la naissance du mot <<FrançAfrique>> en attendant mieux.

C’est le mot le plus explicite en la matière. Il y a cependant une définition qui essaie de situer le noyau dure de ces relations, elle a été donnée dans <<France-Cameroun, croisement dangereux >> publiée par Agir ici et Survie.

<<La FrançAfrique>> désigne une nébuleuse d’acteurs économiques, politiques et militaires, en France et en Afrique, organisée en réseau et lobbies et polarisée sur l’accaparement de deux rentes : les matières premières et l’aide publique au développement.

La logique de cette ponction est d’interdire l’initiative hors du cercle des initiés. Le système, autodégradant, se régule dans la communication. Il est naturellement hostile a la démocratie. Le terme évoque aussi la confusion, une familiarité domestique touchant vers la pauvreté.

Ce mot vient d’être repris comme titre d’un ouvrage de François Xavier Vershave (La FrançAfrique le plus long scandale de la République).

L’auteur qui connaît la FrançAfrique, pour en être un des grands critiques, est un dirigeant de l’association Survie, qui édite entre autres les <<Billets d’Afrique>> et <<les dossiers noirs de la politique africaine de la France>>. Il est par ailleurs l’auteur de complicité de génocide ? La politique de la France au Rwanda>>(note Paris, LA découverte, 1994), sans oublier son dernier ouvrage NOIR SILCENCE qui arrêtera la Franceafrique ?

La FrançAfrique, sous-titre <<le plus long scandale de la République>> est riche. Il souligne trois lignes de force qui caractérisent les relations franco-africaines: l’opacité de l’information, les crimes dont les Africains sont toujours victimes, et les complicités des régimes africains.

L’opacité de l’information concerne en premier lieu la France dont la population non-initiee ne sais rien sinon que la France<<patrie des droits de l’homme>>, terre d’asile fait beaucoup d’efforts pour le développement. de l’Afrique. Cette ignorance est renforcée par le silence, le désintérêt ou mieux les complicités des médias français sur les problèmes touchant l’Afrique.

Aussi les hommes des réseaux n’hésitent pas à éliminer, y compris physiquement les Français qui la gènent (Mme Borrel est là pour confirmer mes dires).

C’est un euphémisme de dire que le nombre de victimes africaines est 5.000 fois supérieur à que ce que l’on nous a dit. C’est ainsi que les Français ordinaires ignorent l’implication de la France dans le génocide de 1994 au Rwanda. Des massacres de nature genocidaire des Bamilikes du Cameroun au début des années 60, que de nombreux assassinats des hommes politiques africains, opposants, aux préposés de la FrançAfrique ou membres du réseau qui s’égarent sur le chemin de l’indépendance.

Les crimes de la FrançAfrique vont de l’élimination physique (Felix Moumie, Tombalbay, Autel Bono, Sylvanus Olympio, le juge Borrel , etc) à l’encouragement des guerres civiles et conflits sociaux sur l’émancipation des haines ethniques (Rwanda, Congo, Zaïre, Djibouti, Centrafrique en passant par les crimes économiques qui ont plusieurs formes, en premier lieu le pétrole (Cameroun, Congo, Gabon et Tchad) l’encouragement du Biafra(1967-1970) afin de disloquer le Nigeria et mettre la main sur le pétrole Ces crimes politiques vont au-delà du pre-carré francophone puisqu'ils concernent désormais l’Angola, le Liberia, etc.

Les hommes à la base de cette politique française peuvent être regroupés en plusieurs catégories : les Présidents, Premiers ministres et les officiels qui tiennent un discours politiquement correct pour amuser la galerie(De Gaule, Giscard d’Estaing, Mitterrand, Chirac).

La deuxième catégorie visible, ce sont les ministres, les ambassadeurs et ces Messieurs Afrique dont les membres sont souvent des criminels recrutés à l’extrême-droite, afin d’éviter qu'ils aient une quelconque sympathie pour les Africains.

Ils servent des hommes à tout faire, des membres nobles du réseau dont la crème était, Jacques Fauchait et une série d’hommes intermédiaires. Les réseaux sont cousus, noués dans les sociétés comme la franc-maçonnerie et les Rose-croix. La troisième colonne de la FrançAfrique est constituée des complices, locaux qui participent aux destinées et à l’avenir de leurs peuples et parfois de leurs continents.

La crème fut Houphouet Boigny. De nos jours plus d’un sont toujours à leur poste, défiant toute initiative démocratique : Omar Bongo, Sassou Ngesso, Idriss Deby, Paul Biya, Charles Taylor, Blaise Compaore, IOG. Le gros morceau Sani Abacha est parti trop tôt.

Le régime d’apartheid fut le plus solide associé de la France, qui n’a jamais cru que ce régime allait disparaître. C’est ainsi que le représentant de l’ANC à Paris fut liquidé comme un poulet en 1987, il s’agissait de Dulcie September.

A un moment où ont eu lieu des procès en Assises comme celui de Bob Denard, la crème des criminels de la FrançAfrique, le jeu des ombres et des fausses lumières de la FrançAfrique n’est pas prêt a tirer le rideau. Chaque fois on parle de reformer, mais pourtant rien ne bouge. La droite comme la gauche font front unie quand il faut couvrir, les crimes en Afrique. C’est le ministre délégué a la coopération de la<< nouvelle politique>> de Lionel Jospin, en l’occurrence Charles Josselin qui disait au sujet du Rwanda <<ce ne sont pas les Français qui tenaient les machettes>>. Il oublie très vite l’aide précieuse que les autorités françaises et leurs militaires avaient apportée à un régime agonisant.

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23/02/02 Prochain remue-ménage dans les Ambassades de Paris et de Bruxelles ?

Nous apprenons le probable et prochain départ de l'Ambassadeur de Djibouti à Paris qui devrait être remplacé par un fonctionnaire d'orgine Mamassan et proche de Guelleh.

L'Ambassadeur à Bruxelles devrait aussi retourner au pays, mais à titre de sanction. Guelleh, qui sait attendre pour exercer sa vengeance, lui reprocherait la manifestation de Bruxelles. Cet Ambassadeur se serait laissé intoxiqué par les Associations qui avaient déclaré qu'elles renonceraient à manifester ! Il s'était empressé de faire passer l'information en urgence à Guelleh.

A son arrivée au Palais des Conférences, Guelleh avait donc été fort surpris de constater le nombre de manifestants et des pancartes et banderolles. . . qui étaient là pour l'accueillir dignement . . . . Guelleh n'aime pas les surprises et on peut imaginer que la carrière de Son Excellence s'arrêtera bien vite maintenant.

Il en avait gardé une vieille rancune à l'égard de son Ambassadeur. Le remplacement pressenti serait d'origine Afar.

Mais attention : entre l'un d'eux (devinez lequel ?) et Gouled, il y a des liens de famille par allaince et par nièce interposée. Vers un risque d'agravation des mauvaises relations entre le Palais de L'Escale et la Résidence d'ARTA ?

Question subsidiaires : ces deux Ambassadeurs vont-ils prendre l'avion pour retourner à Djibouti ou pour émigrer, au Canada par exemple où ils ont de nombreux anciens collègues qui les accueilleront et qui leur donneront tous les tuyaux pour essayer de rouler les services canadiens de l'immigration ? Les paris sont ouverts !

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23/02/02 DINI : la demande de renouvellement de sa carte de séjour en France a été rejetée par la France.

On dit que Dini serait venu en France, il y a quelques semaines, pour renouveler ses documents de séjour. Les Français lui auraient opposé une fin de non-recevoir qui l'aurait beaucoup affecté.

La France estimerait qu'à partir du moment où Dini a signé des accords avec Guelleh, il ne peut plus demander à bénéficier d'un droit d'asile qui ne se justifie plus. Logique, non ?

Pour obtenir un prolongement de son titre de séjour en France, il ne lui reste plus qu'à dénoncer les derniers accords et à faire reprendre les armes aux résistants du FRUD. Une situation tragique pour DINI : d'un côté un pays qui menaçait de saisir ses biens immobiliers s'il ne faisait pas la paix et de l'autre un pays qui ne lui renouvelle pas son titre de séjour tant qu'il ne fera pas la guerre.

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23/02/02 Lettre ouverte de l'Association Survie à Monsieur Lionel Jospin : 5 engagements.

Paris, le 22 février 2002


à Monsieur Lionel Jospin
Candidat à la présidence de la République




Nous nous engageons à ne pas cesser le combat pour une France :

- Activement engagée dans l'élaboration de modalités de juste échange avec les peuples qui souffrent de la misère et de l'oppression,
- Sûrement engagée dans la lutte contre la criminalité financière et économique qui contribuent à les y maintenir,
- Justement engagée dans le camp des principes de vérité et de justice,
- Fortement engagée dans l'établissement de nouvelles règles de vivre ensemble à l'échelle globale.


Elle sera, alors, "moderne".

SURVIE

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23/02/02 J'ai effectué des recherches, ce n'est pas GPED mais GED. (Lecteur)

J'ai lu l'appel concernant le GPED. Je ne suis pas d'accord avec les autres lecteurs. Pour moi, il doit s'agir du GED. Je n'ai pas encore beaucoup d'informations à ce sujet. J'en recherche et dès que j'en aurai, je vous les adresse.

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23/02/02 Le coin de l'humour

Une devinette.

Ismaël Omar, ses quelques rares amis et les "Collabos" à la dictature en place sont dans un bateau.

Le bateau heurte un banc de coraux et coule à pic.

Question : qui sera sauvé ? .

Réponse : le peuple djiboutien et la démocratie en RDD.

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Histoire d'actualité.




Ismaël Omar est assis sur le parvis de la présidence, il se tient la tête entre ses deux mains et il pleure.

Un passant s'arrête, s'approche de lui et pose la question.
- ça va pas, Excellence ?


- non ça ne va vraiment pas, Paulette n’arrête pas de dépenser de l’argent… pour acheter ceci . . pour acheter cela…

- mais tu viens de recevoir une aide de 1, 8 milliards de FD, tu n’as qu’à en écarter un peu plus qu’à l’habitude et produire en temps opportun de faux bilans une fois encore et « l’affaire est dans le sac ».

- oui ! effectivement. . surtout qu’ils ont mauvaise mémoire……… Mais j’ai un autre problème.

- Ah bon ! et lequel ?

- Ça bouge au sein de l’Armée ! et cela m’inquiète

- Tu n’as qu’à faire comme en décembre 2000. Tu envoies la SDS, tu mets les meneurs en tôle à Gabode mais tu ressorts quelques jours plus tard les généraux …Il y a de la place au niveau de tes Ambassades à l’étranger. Tu en nommes un ou deux comme Ambassadeur et ils te foutront la paix à des milliers de km d’ici !!!!

- Tiens ! c’est une bonne idée que tu viens d’avoir là. Mais j’ai encore un problème qui me préoccupe, tout à l’heure le Juge Parlos va débarquer avec Élisabeth Borrel et son Avocat….

Compatissant, le passant s’assoit sur les marches à coté d’Ismaël Omar et dit :

- Alors là je ne puis rien faire pour toi, surtout avec ces témoins qui vont ommencer à dire ce qu’ils savent …

Désolé pour mon Excellence . . . . . . mais je crois que mon Excellence est dans le pétrin jusqu'au coup.

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23/02/02 A lire dans La Lettre de l'Ocean Indien

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 23/02/2002
DJIBOUTI - Le retour de l'affaire Borrel
Le feuilleton judiciaire du décès du magistrat français Bernard Borrel, mort d'étrange manière en 1995 à Djibouti où il était en poste, n'a pas fini d'empoisonner les relations diplomatiques franco-djiboutiennes. (. . . ).

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Avec son talent habituel, Roger Picon a préparé cette illustration qu'il offre aux lecteurs de l'ARDHD :



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23/02/02 NOUS SOMMES TOUS RESPONSABLES ! (Lecteur)

Les années passent et n'arrêtent pas de donner raison aux détracteurs de cette façon typiquement djiboutienne de faire de la politique. Cette politique d'accaparement et d'utilisation du pouvoir au profit d'intérêts particuliers, cette politique de confusion et d'hémorragie des caisses publiques vers les comptes privées, cette politique de la médiocrité et du nivellement par le bas, cette politique sans grand dessein nationale. On a beau vouloir trouver des boucs émissaires, d'aborder la question sous divers angles, on n'en arrive pas moins à la conclusion que la source de nos malheurs se confond dans une sorte de responsabilité diffuse entre nos hommes politiques et les mauvais citoyens que nous sommes.

C'est vrai qu'il est de bon goût et surtout aisé de mettre tout sur le dos des politiciens véreux et corrompus. Ne pourrions nous pas dire qu'ils sont, après tous, le reflet de notre propre image. Ils ne viennent pas d'une autre planète. Nous avons souvent vécu dans les mêmes quartiers qu'eux, nous nous sommes souvent assis sur les mêmes bancs d'école qu'eux. Ils sont nous et nous sommes eux. Certes, leur responsabilité est grande. Elle est d'autant plus grande et encore plus inexcusable qu'ils ont choisi de servir la collectivité en vertu d'un mandat, d'un pacte de confiance qu'ils n'ont pas hésité à violer allègrement et dans l'impunité la plus totale.

A qui la faute ?

Peut être à notre passivité coupable et certainement à notre faiblesse d'âme et de caractère face à la compromission et aux avantages faciles tirés par certains. Au fil des années, la démission s'est mue en un réflexe de survie pour ne pas dire en une règle de vie et quant à la résistance, elle est devenue l'apanage des inconscients et des fous. Ceux qui presque volontairement se mettent en marge de la société. Ils sont montrés du doigt. On s'apitoie sur leur sort en chuchotant avec un air condescendant "quel inconscient. " Ce n'est certainement pas un DAF qui viendrait me contredire !

Quant à notre responsabilité en tant que citoyen et en tant que membre de la société civile, elle est aussi grande et restera à jamais grevée d'une lourde dette vis-à-vis des générations futures.

Comment pourrions expliquer à nos enfants et arrière enfants le gâchis et l'état de faillite de leur pays ?

Au lieu de leur laisser une richesse dont ils seront fiers, nous leur léguons une succession minée par les dettes, un patrimoine friable et rongée de l'intérieur tel une habitation par les termites. En somme, nous avons laissé hypothéquer leur avenir sans dire un mot et sans lever le moindre petit doigt pour dire stop.

Nous avons failli en tant que citoyen, failli en tant membre de la société civile, failli en tant que parents, failli sur toute la ligne.

Non, il ne faudra pas avoir peur des mots. Nous nous sommes comportés comme des citoyens et comme des parents hypnotisés, dont le discernement et la vigilance ont été anesthésiés par des psychotropes ou tout autre matière de ce genre.

Vous me direz que le mot est lâché. Oui, nous sommes un "pays drogué" dont le principal dealer est l'État ou du moins le régime qui le sert.

Oui, notre horizon est obstrué par cette herbe qui nous rend euphorique le temps d'une séance de khat et par la suite "zombifié" en attendant la prochaine livraison.

Oui, on broute des heures durant. Pendant ce temps, les murs se fissurent
autour de nous, la barque prend l'eau de partout, nos enfants se noient, notre avenir se rétrécie. . . . et on continue à brouter passif, oisif sans espoir et sans grande ambition pour le lendemain.


Quels mots trouver pour expliquer aux générations futures que nous sommes entrain d' entamer leur avenir en reculant ; qu'à l'inverse de ce qui se passe dans les reste du monde, ils vont certainement vivre beaucoup moins bien que leurs parents et peut être encore moins bien que leur grands parents ?

Je ne pense pas qu'ils seraient en mesure de comprendre cet anachronisme et cette marche en reculant vers le progrès. Et, ils auront raison.

Comment leur expliquer que nous avons contribué à les enferrer dans une voie sans issue et à faire d'eux des assistés ad vitam æternam ?

Pourquoi continueront ils à croire en un pays, une classe politique et même une famille qui ne leur offre comme horizon que misère et asservissement. Après tout, ils auront peut être raison de partir, d'aller là où l'herbe sera plus grasse, là où leur dignité sera préservée et là où ils auront foi en l'avenir.

Comment leur dire soyez fiers de votre pays, de ses réalisations et de ses "grands hommes". Ils n'auront ni un Gandhi, ni un Mandela pour en être fier. Ils n'auront que de piètres références. D'abord, un Gouled sans grande conviction et sans grand talent - quinze années de pouvoir et un triste héritage - et aujourd'hui, un Ismail Omar Guelleh, qui lui excelle dans un tout autre art que vous n'aurez pas grande peine à deviner.

De grâce, un sursaut et une ultime mobilisation pour rejoindre les grands peuples de ce monde. Ces peuples qui ont su prendre leur destin en main.

Ces peuples qui lèguent à leurs générations futures des raisons d'être fier de ce qu'ils sont et fiers d'être là où ils sont.

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23/02/02 Alerte d'Alliance Arrey Djiboutienne du Canada au sujet de la création du site de SITTI

Nous avons reçu ce message que nous publions à la demande des auteurs et sous leur seule responsabilité.
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Suite de l'annonce de l'ouverture du site Sitti ou Sittiland, nous sollicitons la publication de cette réaction sous notre seule responsabilité.

L'Alliance Arrey Djiboutienne a decidé d'émettre une alerte à l'occasion de l'ouverture du site de l'association (Sitti-Canada)

En effet, nous considérons que les principaux colloborateurs sont des proches partisans du farouche régime dictatoriale de Djibouti. Nous invitons tous les Djiboutiens et Djiboutiennes à rester extrêmement vigilants face à la propagande de cette Association-bidon, xénophobe et tribaliste au plus haut point.

Le peuple Djiboutien n'a pas besoin de faire un retour au moyen-age ni de se diviser. Notre pays traverse une situation dramatique et désastreuse qui a été causée directement par le régime du dictateur (IOG). Nous poursuivrons notre lutte jusqu'à la restauration de la Démocratie, le retour à la Liberte et à l'Egalite.

Nous demandons à l'opposition Djiboutienne à l'étranger de dénoncer les injustices et de reclamer les respect de nos droits fondamentaux.

Vive le Peuple djiboutien
Vive la Démocratie et la Liberté
Vive l'Opposition djiboutienne

Nous souhaitons remercier Monsieur Schaal pour ses encouragements et pour la part qu'il prend dans la lutte de notre peuple opprimé. Merci encore.

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23/02/02 Le jeu du mois de février 2002 (Par Roger Picon)

ATTENTION : DERNIERE SEMAINE POUR JOUER ET POUR NOUS DONNER VOTRE AVIS.

Le je sera clos le jeudi 28 février à minuit. Les résultats seront communiqués dans le numéro B136 à paraître samedi 2 mars. Nous avons véritablement besoin de toutes vos réponses pour fournir un résultat statistique cohérent.

Ce n'est qu'un jeu en apparence, mais comme vous le comprendrez, il permettra d'établir des résultats statistiques sur ce que pensent les Djiboutiens. Il vous suffit simplement de répondre de façon même anonyme par VRAI ou FAUX aux six affirmations suivantes. Les résultats seront publiées à la fin du mois de février.



ÉTAPE A : Prenez une feuille de papier et notez vos réponses.

1ére affirmation
IOG a soutenu directement ou indirectement le mouvement Al Quayda.
VRAI ou FAUX


2ème affirmation.
Le FMI finance largement et sans véritable contrôle le régime dictatorial de GUELLEH.
VRAI ou FAUX


3ème affirmation.
IOG a une ambition sincère et véritable pour son pays qu'il souhaite moderniser et faire évoluer économiquement. Il a un programme politique pour impliquer rapidement la population ou ses élus dans les décisions fondamentales de société.
VRAI ou FAUX


4ème affirmation.
IOG vient d'être proposé pour recevoir la rosette de la Légion d'Honneur en France.
VRAI ou FAUX


5ème affirmation.
IOG a renforcé sa crédibilité internationale en soutenant le processus d'ARTA qui a abouti au GNT en Somalie.
VRAI ou FAUX


6ème affirmation.
Bien qu'il soit issu Dun milieu modeste, la fortune personnelle accumulée par IOG le place aujourd'hui parmi les dix hommes les plus riches d'Afrique.
VRAI ou FAUX


Etape B - Cliquez ici
et donnez vos réponses aux six questions dans le message. (Exemple ci-dessous)

Exemple de réponse (Attention : les réponses proposées dans cet exemple ont été choisies au hasard ; elles ne sont pas obligatoirement les bonnes . . ) :

1) VRAI
2) FAUX
3) VRAI
4) FAUX
5) VRAI
6) FAUX

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L'HOMME
OU LA FEMME
DE LA
SEMAINE.

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e)
- soit par son zèle pour soutenir la dictature,
- soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc. .

Auront-ils à répondre un jour
de leurs actes
et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?


Rappel des personnages
déjà "élus" :

LA LIBERTÉ N° 17 -
Mme LEILA,
juge d'instruction
LA LIBERTÉ N° 19 -
Omar FARAH,
gendarmerie d'Ali Sabieh
LA LIBERTÉ N° 29 -
Le général Yacin YABEH,
LA LIBERTÉ N° 32 -
Le directeur de la Prison de Gabode,
LA LIBERTÉ N° 33 -
Ali Mohamed ABDOU,
procureur général
LA LIBERTÉ N° 35 -
Mme Hawa Ahmed YOUSSOUF
Ministre déléguée conjointement avec
M. Le Représentant de l'UNICEF
à Djibouti.
LA LIBERTÉ N° 36 -
M Ibrahim Idriss DJIBRIL,
Ministre de la Justice, conjointement avec M Mohamed Ali ABDOU, procureur général de Djibouti (2ème nomination)
BULLETIN N° 4 -
Lieutenant GUELLEH de la FNP
BULLETIN N° 7 -
Le responsable des forces de police
qui a donné l'ordre le 24 juin de tirer à balles réelles sur Daher Guedi FOUREH.
BULLETIN N° 16 -
M Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances.
LA LIBERTÉ bulletin N° 23 -
M. Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances (2ème nomination)
LA LIBERTÉ bulletin N° 28 -
Monsieur Abdallah Abdillahi Miguil,
Ministre de l'Intérieur
LA LIBERTÉ bulletin N° 29 -
Monsieur MOGUEH,
Ministre délégué aux affaires musulmanes
LA LIBERTÉ - bulletin N° 32 -
Madame Nima Ali Warsama,
Juge d'instruction
LA LIBERTÉ - bulletin N° 36
Monsieur Ali Mohamed Daoud -
Ministre de l'Agriculture et du développement rural.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 37
Le Lieutenant-colonel Abdourahman Ali Kahin,
Chef du groupement de police du district de Djibouti.

LA LIBERTÉ - bulletin N° 40
Le procureur IBRAHIM,
LA LIBERTÉ - bulletin N° 42
M. Idriss Arnaoud Ali, Directeur de Publication du Journal le Progrès, Président de la Commission Permanente de l'Assemblée Nationale et Secrétaire Général Adjoint du Parti RPP.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 43
le Président Sad Mahamoud Abkar, Cour criminelle de Djibouti.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 48
Hassan dit "Modaubé"
OBSERVATOIRE N° B106
DJAMA SOULEIMAN, procureur auprès du Tribunal de Première instance de Djibouti.
OBSERVATOIRE N° B132
ALI HASSAN,
chef de la Police, pour un acte gratuit de cruauté envers un blessé grave.

Directeur adjoint de la Police politique.

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Les principaux responsables
d'actes de torture
à Djibouti.

En attendant que la justice pénale puisse instruire les plaintes des victimes de mauvais traitements, de spoliation, de viols, de torture et d'emprisonnement arbitraire (. . . ), nous rappelons, chaque semaine, à l'opinion publique internationale les noms des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités par les victimes, et ce jusqu'à ce qu'ils soient inculpés.

- Colonel
Mahdi Cheikh Moussa,
- Colonel
Omar Bouh Goudade

- Lieutenant-colonel
Hoche Robleh


- Commandant
Zakaria Hassan

- Lieutenant Ladieh
- Lieutenant Mohamed Adoyta
- L'aspirant Haroun
- Le sous-officier Naguib
- L'adjudant Tane
- Kalifa
- Wagdi

Certains se seraient déjà réfugiés à l'étranger (USA et Canada) sous de fausses identités, mais ils sont placés sous surveillance, par les polices locales.

Nos informations sur la torture à Djibouti et les récits des victimes

-------- Sommaire ---------


L'Ordre des
Brosses à Reluire

Roger Picon

réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de Cireur de Pompes - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade d'hyène fonceuse - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade d'hyène repue - Premier échelon
Bulletin n° B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de Léche-bottes avec mention spéciale.

Bulletin n° B127

L'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Bulletin n° B134
M. Ismael Ibrahim Houmed, Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Bulletin n° B135
M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'.