Certaines
rumeurs font état de l'incarcération du Colonel
Madhi à Gabode, après une période d'arrêts
de rigueur et la suppression de la majorité de ses
responsabilités au sein de l'Armée.
Nous
tentons aujourd'hui de vérifier cette information qui
nous a été transmise par un lecteur.
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13/03/02
Stratégie de lutte contre le régime de Guelleh
(GIDEU)
Groupe
des intellectuels Djiboutiens au États-Unis G.I.D.E.U
Liberté Responsabilité Solidarité
Stratégie
de lutte contre le régime de Guelleh
L'heure
est venue de mettre un terme a ce régime dirigé
par un dictateur
Pour lutter
un régime dictatorial, comme celui de I.O.G , L'A.I.D.E.U
envisage plusieurs possibilités, dont il se réserve
le droit d'adapter la nature et la forme selon les circonstances.
Au cours
de la conférence, L'A.I.D.E.U, mouvement démocratique
de l'opposition Djiboutienne, les participants ont abordé
les différents problème auxquels se trouve confronté
le peuple de la République de Djibouti.
Tout d'abord
nous tenons à vous féliciter, Monsieur le Président,
davoir réussi à réaliser ce qui
paraissait impossible ou inaccessible pour les Djiboutiens.
Leur proposer concrètement du progrès et de
la prospérité, Nous vous félicitons,
Monsieur le Président ainsi que les membres de vote
gouvernement virtuel, pour tous les efforts que vous avez
consentis aux côtés de vos frères afin
d'aboutir à des résultats satisfaisants et à
des propositions constructives. Nous prions Dieu pour quil
guide vos pas dans la consécration des nouvelles initiatives
dont nous sommes convenus pour mettre fin à la corruption
. Bonne initiative.
Le pouvoir
est concentré les mains d'une infime minorité
appartenant essentiellement à la famille du Président
. Le Parlement , le Système judiciaire , le Parti R.P.P
et les moyens d'information sont à la dévotion
de cette minorité autour de laquelle gravitent des
opportunistes de tout bord.
Suppression
des libertés d'opinion, d'association et de publication,
pour se maintenir au pouvoir l'équipe dirigeante ne
recule devant aucun moyen : trucage électoral , assassinats,
torture, détention arbitraire et obligation de faire
allégeance au régime (et de payer) pour exercer
la moindre activité professionnelle, qu'il s'agisse
du domaine public ou privé.
Nous devons
mobiliser le Peuple de Djibouti afin de répondre à
ses attentes légitimes.
Partant
du constat d'échec de la politique de Monsieur Hassan
Gouleh et de son successeur autoproclamé, le Président
I.O.G. nous avons pris conscience :
- de l'entrave
que constituent le tribalisme , le népotisme, la corruption
et le pillage des derniers publics
- de la
menace que fait planer le tribalisme sur l'unité national.·
Considérant
enfin qu'une telle situation risque de déboucher sur
l'anarchie avec sa cohorte de violence que plus personne ne
pourra contrôler, nous devons préparer l'alternance
d'un régime archaïque qui conduit notre peuple
vers une situation chaotique.
Le peuple
djiboutien ne s'attendait pas au remplacement dun régime
tyrannique par un autre système de même nature.·
L'instauration
de la Démocratie totale est le régime politique
auquel le peuple aspire. Le peuple Djiboutien doit pouvoir
exercer lui-même sa souveraineté, sans l'intermédiaire
d'un organe représentatif ou par représentants
interposés .·
Le voeu
le plus cher du G.I.D.E.U est de voir naître sur son
sol un État réellement démocratique et
moderne.· La seule et unique voie qui puisse nous conduire
à l'abolition du régime tyrannique et à
l'instauration de la démocratie.·
- Sauvegarder
l'unité nationale en rétablissant la justice
et l'équité dans le respect de la dignité
de tous.·
- Promouvoir
les libertés d'expression , de publication , d'association
et entreprise.·
- Élaborer
un plan afin de mettre en valeur et d'exploiter les potentialité
économiques du pays ·
- Stimuler
et encourager les initiatives des mouvements politique
Le but
du G.I.D.E.U est d'être le porte-drapeau du peuple Djiboutien
dans la lutte contra le régime en place , mais aussi
de jeter les bases du futur système politique qui doit
servir de cadre institutionnel à notre pays.
Le G.I.D.E.U
représente tous les opposants Djiboutiens à
NEW-YORK (E-U) .Nous sommes ici pour montrer à la communauté
internationale surtout aux Nations Unies, que le niveau de
la corruption à Djibouti a atteint un niveau jamais
encore atteint dans un État.
Des Groupes
dintellectuels Djiboutiens ont été constitués
pour réfléchir et pour produire des propositions
qui tiennent compte des réalités de Djibouti.
Ils travaillent. Nos réflexions ont porté sur
l'avenir de notre Pays et nous lançons un message d'espoir
aux citoyens et aux citoyennes de Djibouti en proposant les
lignes directrices pour l'édification d'un régime
démocratique et égalitaire.
Le G.I.D.E.U
s'est constitué autour de la conviction qu'il y a urgence
de mobiliser le peuple Djiboutien.
Cher Jean-Loup
Schaal, Président de l'ARDHD. Pour le courage, l'énergie
et le dévouement qu'il vous à fallu déployer
pour organiser une presse libre pour les Djiboutiens opprimés
par deux dictateurs IOG et H.G.A , nous vous adressons le
témoignage de nos sentiments reconnaissants.
Président
Harbi Elabeh
gideu@hotmail.com
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12/03/02
Le RPP (rien pour le peuple), un parti qui n'a plus que son
nom. (La plume de Chiné)
Comme
nous le savons tous, l'anniversaire d'un parti politique doit
se célébrer le jour de sa création. Mais
à Djibouti, vu la misère sociale qui galope
dans les rues, vu la dégradation des services publiques
basiques (santé et éducation) et les lenteurs
de salaires qui n'en finissent plus d'arriver, le Parti sclérosé
de notre ami Guelleh n'a pas fêté son anniversaire,
comme il avait l'habitude de le faire !
C'est
donc un 4 mars noir pour tous les militants de ce Parti qui
ont du adhérer de force, mais qui ne se sont jamais
sentis comme des vrais militants associés à
la vie politique de notre pays.
Rappelons,
pour ceux qui n'ont pas connu les années folles du
Parti (Aden Robleh le savait aussi) que ce Parti a été
créé de toutes pièces par l'ancien dictateur
pour surveiller de plus près la population et surtout
les intellectuels qui rentraient au pays après avoir
fini leur scolarisation dans les Universités françaises.
Un plagiat
que Gouled avait su utiliser avec beaucoup d'attention. Notre
ami Guelleh a hérité de ce Parti adossé
sur le tribalisme où les opinions des militants
bidons ne sont jamais prises en compte.
L'ancien
ministre de la justice M Moumin Bahdon Farah avait tardivement
appris que le Secrétaire général adjoint,
un certain Guelleh voulait prendre le leadership et transformer
le Parti en une machine à diviser les gens. La doctrine
qu'utilise le RPP est le tribalisme (la drogue des djiboutiens).
Le PRD
et le PND sont devenus, à ses yeux, les bêtes
noires, que le régime devait
éliminer de la course en affirmant que l'application
des programmes de ces deux partis auraient mis le pays à
genoux. A cela, il convient d'ajouter le racket officiel et
le système de bakchich politicard qu'impose le RPP
à la population de notre pays.
Le journal
Le Progrès s'est mis en tête de s'imposer face
au renouveau de DAF.. chose qui est censée égarer
les lecteurs.
Cher Guelleh,
cesse de mentir et dit clairement au peuple que tu n'a plus
rien a lui donner et sauves-toi vite ! En effet, il vaut mieux
que tu démissionnes immédiatement plutôt
que de subir bientôt un sort semblable à celui
qui a été réservé au Maréchal
Mobutu Sesé Seko. Les 175 membres du Comité
central dorment aujourd'hui parce qu'ils ont tous peur des
conséquences de la terrible répression que tu
poursuis et aussi de recevoir l'invitation à séjourner
dans la sinistre prison de Gabode par laquelle sont passés
la majorité des politiciens.
Cher Guelleh,
ta mascarade a assez duré et le Peuple ne veut plus
d'un homme qui est sans cesse jaloux de son périmètre
de pouvoir.
Cher aîné,
,je ne vois pas d'autre alternative pour toi que la démission.
Tu ne peux plus faire autrement aujourd'hui que de rendre
des comptes au Peuple de la République de Djibouti.
Alors de grâce, réfléchis avant qu'il
ne soit trop tard, et ne sois pas imbu du pouvoir que tu as
honteusement volé aux Djiboutiens un certain 9 avril
1999.
chiné dit assbaro.
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12/03/02
A LIRE DANS LOI -> CDE - La saga de la privatisation reprend
LA
LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 09/03/2002
La saga de la privatisation du Chemin de fer djibouto-éthiopien
(CDE) vient d'être relancée. (...). [Total :
52 Mots].
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11/03/02
Hommage de la LDDH à tous les Défenseurs des
Droits de l'Homme.

Le Président
Note liminaire.
Cet " Hommage " a pour seul objectif
de témoigner les remerciements et les encouragements
à tous les Défenseurs des Droits de l'Homme,
qui se battent pour la dignité humaine, pour la dignité
du peuple de la République de Djibouti, pour la dignité
de la citoyenne et du citoyen djiboutien.
Il se peut que certains intellos djiboutiens
ou non djiboutiens s'insurgent contre l'emploi du mot "
Hommage " je tiens à prévenir et à
préciser que le mot " Hommage " n'est pas
à titre posthume. Ce n'est pas " l'Oraison funèbre
" de Bossuet.
Cet " Hommage " est naturellement
un remerciement et une reconnaissance, cet " Hommage
" est naturellement un encouragement des victimes djiboutiennes,
remerciements et encouragements qui sont adressés,
à travers Jean-Loup SCHAAL et ses amis de l'ARDHD,
remerciements et encouragements qui sont adressés à
tous les Défenseurs des Droits de l'Homme.
A mon avis, cet " Hommage " est,
peut-être un sermon, qui revient à dire "
riches, portez le fardeau des pauvres ", un sermon sur
l'éloge des actions constantes et positives en faveur
des opprimés djiboutiens.
Je souhaite, de tout cur, que cet "
Hommage " soit bien compris, soit compris au moins dans
le sens du combat permanent contre l'injustice, contre les
riches parvenus sur le dos de ceux qu'ils gouvernent.
Et comme dirait Bossuet dans le (Sermon sur
l'Eminente Dignité des pauvres dans l'Eglise) : "
car quelle injustice, mes frères, que les pauvres portent
tout le fardeau, que tout le poids des misères aille
fondre sur leurs épaules "
Avec mes sentiments déférents
et mes fidèles amitiés
Jean-Paul,
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11/03/02
Information lecteur : le colonel Aden Ali Ahmed libéré
...
Le
colonel Aden Ali Ahmed est sorti samedi 9/03/02, libre, de
la prison d'Ottawa. Il est en tres bonne sante et les autorites
canadiennes s'interrgoent sur son expulsion du Canada en direction
de Djibouti.
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10/03/02
Selon une déclaration de DINI à l'AFP, le FRUD
devient un parti politique à Djibouti.
AFP
International - Lundi 4 Mars 2002 - 14:52 GMT - 15:52 Heure
Paris
L'ancienne rébellion afar du FRUD-armée devient
un parti politique.
DJIBOUTI, 4 mars (AFP). Le Front pour la Restauration de l'Unité
et la Démocratie (FRUD-armée), ancienne rébellion
afar, est devenu un parti politique, a annoncé son
leader, l'ancien Premier ministre Ahmed Dini Ahmed dans un
communiqué transmis lundi à l'AFP.
Ahmed Dini avait signé le 12 mai 2001 un accord de
paix avec le gouvernement djiboutien qui a mis fin à
dix ans de conflit.
"Le
FRUD-armée est désormais toléré
en tant que parti politique et va mener des activités
partisanes", a indiqué M. Dini dans le communiqué.
Le parti deviendra en septembre le FRUD-national, a-t-il précisé.
Une aile
modérée du FRUD avait signé un accord
de paix avec le gouvernement en décembre 1994.
kh/jhl/lp
tmf
Note
de l'ARDHD : il y a manifestement un fossé entre les
déclarations de DINI et celles qui ont été
attribuées au représentant du FRUD à
Bruxelles par un lecteur dans notre précédent
numéro.
Nous
ne sommes pas en possession du
communiqué du FRUD à Bruxelles (publié
partiellement dans le numéro B136b) et nous lançons
un appel au représentant du FRUD en Belgique et/ou
aux lecteurs, afin que ceux qui en détiennent une copie
puissent nous la faire parvenir pour qu'il soit publié
intégralement sur ce site, ou si c'était le
cas, qu'il apporte un démenti. A l'avance merci.
13/03/02
: Guelleh aurait refusé l'enregistrement du FRUD- National
en tant que Parti.
On dit
que Guelleh aurait débouté DINI dans sa demande
d'enregistrement du Parti politique FRUD National. Il lui
aurait simplement placé sous les yeux les termes de
l'accord de mai, qui sont explicites et précis ...
Dini avait bien accepté de signer le fait que son Parti
serait toléré jusqu'en Septembre 2002 et qu'il
ne pourrait être constitué légalement
qu'à partir ce cette date. De quoi se plaindrait-il
? sur ce plan ? Nous aimerions tous qu'il respecte les autres
points avec autant de ponctualité, car il semble que
ce ne soit pas toujours le cas.
C'est
bien IOG. Sa devise : "Je respecte tout ce qui m'arrange
et je ne respecte pas ce qui me dérange", il l'applique
et personne ne s'en offusque vraiment.
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09/03/02
Réponse de Jean-Pierre Chevénement, candidat
à la Présidence de la République française.
Cette
réponse date du 26 février 2002. Quinze jours
: depuis cette date, nous n'avons rien reçu ..
Merci
de votre contribution.
Nous
vous répondrons dans les plus brefs délais.
12/03/02
Comme Jean-Pierre Chevénement ne nous a pas répondu
par E-Mail, Roger Picon l'a interrogé au cours d'une
émission radiodiffusée. Il a répondu
en direct.
Emission
"les auditeurs on la parole".
Radio France bleu. Lundi 11 mars entre 8 H
30.
Question de M Roger Picon adressée à Mr Jean
Pierre Chevênement, candidat aux Elections Présidentiielles
2002.
Monsieur le candidat, la Francophonie, vous connaissez ! Institution
qui regroupe plus de 70 pays.
Constat
est fait que, lors des sommets de la Francophonie on se limite
à de grandes déclarations d'intentions, sans
effet aucun pour ce qui concerne les Droits humains.
Malgré
les engagements pris à grands renforts de discours
on ne conditionne toujours pas là ce jour les Aides
financières aux pays qui continuent à pratiquer
toutes les violations aux Droits fondamentaux de l'humain,
ceux de l'homme, de la femme et de l'enfant.
Quel est
votre concept de la Francophonie et que souhaiteriez faire
si vous étiez élu à la Présidence
de la République ?
Réponse de Jean Pierre Chevênement.
Je dois dire que j'attache beaucoup d'importance à
la Francophonie.
D'abord
par ce que c'est notre langue et qu'ensuite c'est un pont
entre le Nord et le Sud.
Je pense
que nous devons réorienter notre politique vers le
Sud par ce que c'est là que se trouvent les problèmes
et qu'il faut les résoudre et bien évidemment
nous devons aider les pays à construire des états
de droits.
Je pense
qu'on ne peut pas se retrancher derrière des prétextes
pour ne pas faire notre devoir.
Nous avons
pris la responsabilité d'entrainer beaucoup de peuples
dans l'histoire du monde universel, nous avons donc des devoirs
à leur égard ; c'est ce que j'ai voulu signifier
en me rendant sur la tombe de Léopold sédar
Senghor il y a quelques semaines.
Nous avons
non seulement un devoir mais aussi une vocation car nous nous
manquerions à ce qu'est la France.
La France
doit être un pays au service d'une plus grande justice
internationale.
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09/03/02
Radio-Trottoir : le beau Boeing de Guelleh serait tout cassé
et ne pourrait plus voler.

A
la suite de l'information qui a été publiée
dans les colonnes de l'Observatoire, nous nous sommes renseignés.
Le bel avion du Président est effectivement très
âgé. Sa construction remonterait à 1969,
soit huit ans avant l'indépendance ... !
Il
serait tellement dégradé qu'il ne serait plus
autorisé à voler tant que des réparations
extrêmement importantes n'auront pas été
réalisées.
Certains
affirment, mais nous n'avons pas encore pu le vérifier,
que Paulette la croqueuse n'aurait pas dédaigné
recevoir une partie des 7 milliards de FD qui ont été
détournés dans cette affaire. Si cela était
confirmé, on pourrait alors se demander si elle a reçu
cet argent en cachette ou avec la bénédiction
du Chamelier ... Aurait-elle cherché à se constituer
son propre magot au cas où .... pour ses enfants par
exemple ?
Guelleh
pourra toujours continuer à voyager, mais sur Air France,
sur Yemenia, sur Ethiopian, sur Saudia ou sur Dawoo.... Nous
sommes certain que toutes ces compagnies respectables seront
heureuses de récupérer un riche client et qu'elles
se mettront en quatre pour l'accueillir avec déférence
et dans le plus grand confort : il ne manquera certainement
pas d'alcool s'il souhaite en commander.
Nous
leur recommandons quand même de se faire payer d'avance.
Avec l'Etat djiboutien, on ne sait jamais combien de temps
cela peut prendre, lorsque la prestation est déjà
rendue ...
Merci
à toutes les instances internationales qui avaient
financé ce bel avion, censé être la Gloire
et le Plaisir de Guelleh... et qui n'ont fait qu'enrichir
Guelleh.
13/03/02
: Dernières nouvelles - les yéménites,
véritablement mesquins, auraient exigé le paiement
des premières réparations déjà
effectuées, avant d'entreprendre les autres. A l'heure
actuelle, cet avion est un véritable danger. D'ici
à ce que Guelleh dénonce certains de ses proches
pour tentative de meurtre à l'aide d'un avion pourri
... ! Il n'y a plus qu'un petit pas ... !
13/03/02
Et si les véritables contestaires se trouvaient dans
les rangs du pouvoir et non dans l'opposition ?
C'est
quand même curieux : tous ceux, qui approchent le pouvoir,
rencontrent des membres de l'opposition dans les couloirs
du Palais, essayant parfois de se câcher maladroitement.
L'opposition politique aurait-elle décidé enfin
de mener une action d'envergure en faisant du sitting (de
l'occupation silencieuse) au Palais de l'Escale. C'est dommage
qu'elle ne nous informe jamais de ses actions, surtout dans
des cas comme celui-là.
En
revanche, il paraît que ça s'agite dans les rangs
des proches du régime et ça conteste. IOG aurait
décidé de liquider largement autour de lui.
Tout le monde peut y passer. Le colonel Madhi, le directeur
de la Nation, son directeur de Cabinet, le Ministre des affaires
présidentielles et ce n'est qu'un début. Y aurait-il
une révolte larvée au Palais ?
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09/03/02
La gestion, le suivi et le résultat des grands projets
internationaux à Djibouti
(Par Roger Picon)
En
soi, la gestion des grands projets est assez semblable
dans de nombreux pays. A Djibouti, la particularité
concerne le passage de la phase 3 à la phase 4. Il
faut intégrer les fuites financières qui sont
nettement plus importantes (compte-tenu de l'environnement
politique) que dans les autres pays. On notera que la différence
de volume entre la phase 3 et la phase 4 est imputée
directement sur les comptes de Guelleh.
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09/03/02
Réponse de Jacques Cheminade, candidat à la
Présidence de la République française.
Objet
: Quelle devrait être la position du gouvernement français
face aux régimes qui violent les D.H., en particulier
celui de Djibouti ?
Réponse de Jacques Cheminade
1) Votre
question dépasse de loin le cas de Djibouti. Partout
la France tient des discours généraux et généreux
concernant les D.H., le développement économique
et la justice sociale, mais ce ne sont que " paroles
gelées ". Par exemple, la part de notre PIB que
nous affectons à l'aide au développement dépasse
à peine 0,3 %, alors que nous nous étions engagés
à arriver à 0,7 %, et même 1 % à
la conférence de Rio.
A Djibouti,
avec notre présence, il suffirait simplement de vouloir
arrêter les abus et les crimes. C'est tout aussi simple
: les responsables de notre pays ne veulent pas. Nous avons
les moyens, nous n'en faisons pas usage.
2) L'Afrique
est abandonnée, comme les juifs ont été
abandonnés au cours de la Deuxième Guerre mondiale
ou comme les Palestiniens sont abandonnés aujourd'hui.
C'est honteux. Il n'y a même plus d'Etat, mais des sections
de territoire occupées par des milices (cas extrême
de la RDC) pour piller les matières premières
et les produits miniers.
Il faut
un nouvel ordre économique international qui rétablisse
la priorité du travail, de la production et de la justice,
non le système actuel de spéculation, de profit
à court terme et de pillage, accompagnement policier
et militaire compris.
Je me
bats contre tout cela.
Jacques
Cheminade
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09/03/02
Les interviews (presque) imaginaires. Cette semaine, un ancien
diplomate ou le paradoxe poussé jusqu'à l'absurdité.
Pour perpétuer
les grandes traditions du site, cette semaine l'équipe
de l'Observatoire a réalisé une nouvelle interview
(presque) imaginaire. Elle a choisi, au hasard, un personnage
qui aurait pu avoir été diplomate à l'Ambassade
de Djibouti aux USA et qui aurait pu, comme tant d'autres,
avoir déserté son poste pour passer à
l'ouest, c'est à dire au Canada.
Pour les
besoins de la circonstance, nous l'appellerons Monsieur Ali.
Tous ceux qui croiraient avoir trouvé une ressemblance
avec tel ou tel personnage en exil au Canada se tromperaient
certainement : la ressemblance ne pourrait être que
fortuite et nous dégageons toute notre responsabilité.
Donc M.
Ali pourrait être un homme bien connu pour ses prises
de position tranchées et pour ses longs communiqués
très détaillés et pas toujours extrêmement
clairs, de l'avis de certaines mauvaises langues.
L'Observatoire
: M. Ali. Nous tenons à vous remercier de nous
avoir accordé cet entretien dans le contexte qui prévaut
actuellement en particulier dans la lutte que vous avez engagée
récemment contre l'ARDHD à grands renforts de
mémorandums et de démonstrations complexes.
M.
Ali : Je vous remercie de m'écouter : les gens
ne savent plus écouter aujourd'hui. Permettez-moi d'abord
de vous dire que je m'exprimerai au nom de tous les partisans
sans aucune exception du PPPPPPPPPPD, le Parti des
Purs Partisans Pour la Paix, Pour la Patrie et Pour la Prospérité
du Peuple Djiboutien ou si vous préférez le
10PD et qu'ils sont nombreux. Mais je ne parlerai que
d'une seule voix car à Moi tout seul, je les représente
tous, qu'ils sont complètement d'accord avec moi et
qu'ils me sont totalement fidèles.
L'O
: C'est bien et nous le notons. Combien sont-il ?
M.
ALI : Vous ne m'avez pas écouté ni compris.
Ils sont très nombreux. Je ne vous donnerai pas de
chiffre précis car ces données sont absolument
confidentielles.
L'O
: Nous avons été informés du fait que
vous lanciez une grande campagne de mise en garde contre l'ARDHD
en ce moment. Pour quelles raisons ?
M.
ALI : L'ARDHD, c'est un repaire de colonialistes,
d'agents doubles, de barbouzes et de flibustiers. C'est le
refuge de tous les frustrés. C'est un repaire de brigands
et de repris de justice. En plus, je prétends officiellement,
sans y croire vraiment (mais gardez ce point pour vous), qu'ils
ont été chassés de Djibouti par Guelleh.
C'est
cela qui pourrait expliquer leur démarche et faire
comprendre qu'ils n'ont qu'un objectif : celui de porter préjudice
à IOG. C'est absolument inacceptable et intolérable.
Savez-vous aussi, qu'en parallèle, ils continuent à
servir IOG : ils font tous partie du groupe des agents spéciaux
d'information de Guelleh pour l'Europe et pour le Canada.
Et en plus ils travaillent aussi pour les services français
du renseignement.
En tant
que patriote, j'ai le devoir de mettre en garde la Communauté
des vrais réfugiés contre leurs agissements
sournois. C'est moi qui suis le premier à avoir démasqué
leur double jeu. Je suis le premier et le seul à avoir
compris tout cela et j'estime que cela me donne une légitimité
authentique pour les accuser des pires bassesses et même
(ça ne me coûte rien) d'en ajouter en les calomniant
sur un fond de pourritures. Je n'ai aucune information à
ce sujet, mais il faut sans cesse calomnier car il en restera
toujours quelque chose. C'est ma règle de vie et elle
m'a toujours rapporté gros.
L'O
: Excusez-moi, mais je ne comprends pas bien. Vous leur reprochez
d'un côté d'attaquer M. Guelleh et en même
temps, vous les accusez d'espionnage au profit d'IOG et de
la France. Pouvez-vous nous expliquer ces contradictions ?
M.
ALI : Il n'y a aucune contradiction. Si vous êtes
incapables de comprendre cela, il ne fallait pas me demander
cette interview. Si vous voyez une contradiction dans mes
propos, c'est la preuve incontestable que vous aussi, vous
travaillez pour Guelleh et pour le SDECE. Vous êtes
leurs complices.
L'O
: Le SDECE n'existe plus, c'est la DGSE maintenant,
mais vous avez le droit de penser ce que vous voulez
Ici, nous sommes dans un pays de liberté ! Passons.
Dans un long réquisitoire publié en 2000 sur
le site de l'ARDHD et que peu de personnes avaient eu le temps
de lire jusqu'à son terme avant de s'endormir, vous
vous êtes auto-décrit en victime du régime.
Vous avez dit notamment que vous aviez été contraint
de fuir Djibouti lors de votre dernier voyage parce que vous
vous sentiez menacé physiquement.
Vous aviez
d'ailleurs demandé une assistance y compris financière
à l'ARDHD lors de votre escale à Paris entre
Djibouti et le Canada. Donc vous aussi, vous avez été
contraint de quitter Djibouti. Où serait la différence
avec le cas des animateurs de l'ARDHD, tel que vous le décriviez,
il y a quelques instants ?
M.
ALI : Moi je représente les patriotes. Eux
non ! En plus sur le plan financier, ils n'ont pas été
généreux. Pensez donc, l'ARDHD a refusé
de me payer un billet d'avion en business entre la France
et le Canada.
Ils m'ont
fait cela à Moi, le seul opposant qui leur faisait
l'honneur de leur transmettre mes papiers à publier
! Ces ingrats, je ne suis pas près de les oublier et
rien que pour cela, je conduirai la guerre totale contre eux.
Ils ont été tellement mesquins que je ne leur
rendrai jamais les quelques malheureuses centaines de FF,
qu'ils m'avaient prêtées uniquement dans l'espoir
de m'humilier. Qu'ils ne comptent pas dessus ? Jamais, jamais,
ils ne les reverront.
L'O
: Expliquez-moi. Que leur reprochez-vous au juste
? D'être des agents de Guelleh ou des victimes, voire
des opposants.
M.
ALI : Mais c'est simple. Comment faut-il vous l'expliquer
? Je ne vais pas me répéter vingt fois. Je leur
reproche d'être les deux à la fois. Des opposants
farouches de Guelleh et des agents secrets de Guelleh.
L'O
: C'est un peu complexe en effet et pas très
clair. En consultant le site de l'ARDHD, j'ai constaté
que cette organisation avait, en effet, publié régulièrement
de nombreux textes signés par vous. Vous ne pouvez
quand même pas dire le contraire, ni surtout vous en
plaindre !
M.
ALI : Si justement, je me plains !
L'O
: Mais pour quelles raisons ?
M.
ALI : Parce que mes textes étaient confus et
totalement incompréhensibles pour les lecteurs. Si
l'ARDHD les a publiés, c'était uniquement pour
me porter préjudice et aujourd'hui, je lui demande
réparation, car les lecteurs ne m'ont pas compris.
L'ARDHD
est donc responsable (et je le prouve maintenant devant le
monde entier) de cette situation qui a profité pleinement
à Guelleh. Vous voyez bien que je détiens la
preuve irréfutable de leur duplicité et que
j'en fais la démonstration. Nul doute que ce sont des
agents de Guelleh.
D'ailleurs
je n'ai pas grand chose d'autre à faire en ce moment
qu'à me concentrer sur leur cas. Je travaille beaucoup
pour écrire des mémorandum, des notes d'information
qui inonderont demain le monde entier. Et je suis écouté,
croyez-moi, par des gens importants, que vous ne connaissez
même pas
L'O
: Vous maniez le paradoxe avec brio et je suis plein
d'admiration.
M.
ALI : Vous moquez-vous de moi ? C'est bien la preuve
que vous êtes missionné par Guelleh. Je suis
le seul vrai patriote. Tous ceux qui pensent le contraire
sont des traîtres, des impies, des voleurs et des suppôts
de Guelleh. En plus, vous, vous êtes français
et vous voulez détruire le Gouvernement djiboutien.
Si quelqu'un doit déstabiliser Guelleh, c'est Moi et
ce n'est pas vous.
Comprenez
bien, il ne peut pas y avoir plusieurs opposants en même
temps. Je suis le seul opposant légitime, l'unique,
celui de la première heure ! Tous les autres sont des
affabulateurs, des clowns, des manipulateurs dangereux ou
des opposants de la dernière minute. Regardez par exemple,
ces gens du GED, ils sont sortis de nulle part
. ou
plutôt si, ils sortent du giron de Guelleh. Ce sont
ses créatures, son produit. Contrairement à
eux, Moi, j'ai été le premier opposant de la
première heure, avant tous les autres et je n'ai jamais
goûté à la soupe du dictateur
L'O
: Mais vous avez travaillé pour IOG à
l'Ambassade de Djibouti aux USA, après avoir exercé
des fonctions au Ministère des Affaires étrangères.
M. ALI : Oui mais Moi, c'est différent, le
jour où j'ai commencé ma carrière, j'étais
déjà un vrai opposant ! Ensuite, si j'ai travaillé
à l'Ambassade, ce n'était pas pour bénéficier
des largesses bourgeoises du système mais pour bien
comprendre le système et pour mieux le déstabiliser
à partir de l'intérieur.
L'O
: Avez-vous été chassé de l'Ambassade
?
M.
ALI : C'est honteux de venir chez moi pour m'insulter.
J'appelle immédiatement mes avocats et je porte plainte
ce soir contre vous pour diffamation en entretien privé
et sans témoin. Il y a des lois vous savez, au Canada
et elles vous sont applicables. C'est Moi, qui vais vous chasser
de chez moi.
L'O
: Pourtant certains disent que vous auriez été
obligé de quitter précipitamment l'Ambassade
aux USA parce que l'on aurait pu vous reprocher certains faits
condamnables ?
M.
Ali : Je vais rétablir la Vérité
et je vous en ferai la démonstration. Considérez
qu'à ce moment, où je vous parle, c'est comme
si j'étais sous serment ! Le dernier jour, je suis
sorti de l'Ambassade par la grande porte, un soir et de mon
plein gré.
Par bonheur,
c'était juste la veille du jour qui avait été
fixé pour mon arrestation. J'avais été
effectivement prévenu par un cousin.
Si j'ai
emporté quelques souvenirs sonnants et trébuchants,
c'est uniquement pour poursuivre la lutte contre Guelleh,
mais cette fois de l'extérieur. Il fallait que j'ai
absolument les moyens d'assurer mon existence durant toutes
ces années d'exil. Alors en partant j'ai emporté
suffisamment d'argent pour m'engager (à vie) dans une
vie d'opposant aisé et autonome sans perdre de temps
dans un travail rémunérateur mais éloigné
de mes objectifs.
Je suis
un patriote, parce que je n'ai pas pris un centime de plus
que ce qui m'était strictement nécessaire et
pourtant au poste que j'occupais alors, j'avais la possibilité
de prendre beaucoup plus ! Ca, c'est le vrai patriotisme,
le désintéressement total, celui qui est poussé
à l'extrême et je viens de vous en faire la démonstration.
Imaginons,
une seule seconde, que je n'ai pas emporté de quoi
vivre décemment au Canada pendant toutes ces années
! Comment aurais-je pu défendre les intérêts
des Djiboutiens ? Le patriotisme, c'est aussi de priver l'adversaire
de ses moyens, y compris financiers, pour les retourner contre
lui.
L'O
: Toujours le paradoxe. Vous avez l'art de retourner
les situations à votre avantage, mais pourtant, ces
faits qui pourraient vous être reprochés, seraient
incontestables
Certains disent qu'il aurait manqué
de l'argent dans la caisse de l'Ambassade après votre
départ
bien sur, cela ne vous accuse pas formellement
.. D'autres auraient pu se servir le même jour.
M.
Ali : Qui vous envoie ? Votre maître IOG ? Vous
allez lui lécher les bottes ce soir ? Il vous a donné
ses ordres ce matin ? Des gens comme vous, on les envoie à
Gabode sans jugement
L'O
: La question n'est pas là ...
Miaulement
. Entre un chat
L'O
: Vous avez un bel aquarium et en plus vous aimez
les chats
. ?
M.
ALI : Oui, j'ai trois poissons rouges et un chat.
Ce sont les seules créatures qui ne m'ont jamais déçu
et qui m'écoutent toujours.
L'O
: Revenons à vos partisans. Pourrais-je en
rencontrer quelques-uns ?
M.
ALI : Décidément, vous êtes vraiment
idiot, je viens de vous les présenter tous les quatre
à l'instant !
Le
téléphone sonne..
Allô
! Ah ! C'est toi
Quel temps fait-il à Djibouti
? Tu n'as pas encore libéré les prisonniers
? Attends encore, ne te presse pas, tu le feras lorsqu'ils
seront bien affaiblis et qu'ils ne pourront plus se relever.
Une chance qu'ils aient entammé cette grève
de la faim. A ta place, j'aurais fait comme toi. Bon je te
rappelle tout à l'heure, parce que je reçois
des journalistes à présent. Pour l'ARDHD, compte
sur moi, je vais les détruire, les ratatiner, les écraser
jusqu'à ce qu'ils nous demandent pardon à genoux
Ce que tu n'as pas réussi en trois ans, je le
ferai en un mois.
M.
Ali : Excusez-moi, j'avais en ligne mon double ou
presque. Je veux dire le deuxième et unique opposant
de Guelleh.
L'O
: Mais qui est-ce ? Vous n'allez quand même
pas me dire, que c'était I ....
M.
Ali : Si, au contraire, je vous le dis. Le seul opposant
de Guelleh à part moi, c'est Guelleh lui-même.
Il ne cesse jamais de travailler contre son intérêt.
Par exemple, il s'entête, par orgueil, à maintenir
en prison ces 12 hommes qui sont innocents. Avec toute la
perversité qui m'anime, je lui conseille de les garder
en prison, comme cela il détruit son image. Il n'a
toujours pas compris mon double jeu ! Ah Ah Ah ...
N'est-ce
pas la preuve irréfutable que Guelleh est (en dehors
de moi, bien sur) le deuxième opposant sincère
et véritable au régime de Guelleh ? Dans ce
rôle d'opposant, il est parfaitement légitime,
alors qu'en tant que Président, c'est un usurpateur
et un fraudeur.
Je lutterai
contre lui jusqu'à mon dernier souffle. Pour y parvenir,
je dois lui apporter un soutien journalier sans faille. Comme
cela, il s'auto-affaiblit de jour en jour sans même
s'en rendre compte ...!
Et je
lui prendrai alors le pouvoir.
L'O
: Comment cela 'lui prendre le pouvoir" ?
M.
Ali : Vous êtes complétement bouché
ou quoi ? Pour quelles raisons, croyez-vous que je me donne
tant de mal, si ce n'était pas pour devenir le prochain
Président de Djibouti, poste qui me revient de droit,
compte-tenu de l'ancienneté de mon combat et des risques
que j'ai pris en acceptant des fonctions de première
importance au sein de l'Administration de ces deux tricheurs
: Gouled puis Guelleh ?
L'O
: Pourquoi pas, cela n'est pas criticable d'avoir
l'ambition de devenir le Président de Djibouti dans
le cadre d'une élection démocratique. Quel est
votre programme ?
M.
Ali : C'est extrêmement simple. Il faut faire
exactement l'inverse de ce que Guelleh a fait jusqu'à
présent, puisqu'il a échoué ! Et il n'y
a pas besoin d'élections démocratiques qui font
perdre du temps à tout le monde. Ce n'est pas compliqué,
vous pouvez comprendre cela oui ou non ?
L'O:
Mais encore, pouvez-vous nous donner un exemple, avant de
conclure ?
M.
Ali : Prenons par exemple le domaine de la justice
: je ferai libérer tous ceux qu'IOG a fait incarcérer
et je ferai emprisonner tous ceux qu'il a épargnés
!
L'O
: Toujours la contradiction. Nous vous remercions
pour cet entretien. Il ne nous semble pas utile d'ajouter
quoi que ce soit.
M.
ALI : Si je découvre que mon interview est
publiée dans les bulletins de l'ARDHD, je détiendrai
alors la preuve incontestable (qui me manque toujours) que
l'ARDHD est un agent de Guelleh, puisqu'elle s'attaque à
Moi, le seul partisan ayant la légitimité originelle
et exclusive pour défendre les Djiboutiens et pour
les guider dans l'avenir. Tous les autres, s'ils ne se rangent
pas derrière le PPPPPPPPPPD, ne sont que des
illusionnistes illuminés et anti-démocratiques.
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Nous avons pris congé de cet ancien diplomate. Nous
avions eu quand même l'impression de tourner en rond
pendant l'entretien ! Ou bien nous étions devenus totalement
idiots ou bien il y avait un manque de cohérence quelque
part. Nous laisserons aux lecteurs le soin relever les contradictions
qu'ils pourraient trouver..
De
notre côté nous ne pouvions pas nous empêcher
de nous poser des questions sur l'efficacité réelle
de ses engagements en faveur de l'opposition : nous avait-il
joué une grande comédie ? Se trompait-il de
cible ? L'avenir seul le dira..
Cet
exemple pris au hasard montre à quel point le cercle
très isolé constitué par certains anciens
diplomates djiboutiens est peuplé de gens particuliers,
mais que l'argent n'y fait pas défaut ... Pratiquaient-il
aussi en plus, un double jeu en faveur de Guelleh (?) La question
peut être posée.
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