ARDHD
Observatoire de la situation
des Droits de l'Homme
à Djibouti
4ème année

Bulletin d'information et d'alerte N° B 137
Du 9 mars au 15 mars 2002

 

14/03/02 Ça ? SURVIE vous invite à vous mobiliser et à participer à un rassemblement le 7 avril au Trocadéro en mémoire de toutes les victimes.
14/03/03 LE FRUD PLIE MAIS NE ROMPT PAS (Lecteur)
14/03/03 Vérifications faites, le Colonel Madhi n'est pas encore à Gabode. Il serait de nouveau placé aux arrêts de rigueur.
14/03/03 L'affaire Borrel relancée, vers la thèse de l'assassinat ? (Extrait du Figaro)
14/03/02 Qui empoche l'argent des bourses des étudiants ? Appel urgent à la mobilisation des boursiers. (Kaizer Soze)
13/03/02 Et si les véritables contestaires se trouvaient dans les rangs du pouvoir et non dans l'opposition ? (Radio-trottoir)
13/03/02 Réactions au communiqué du FRUD -«Je rejette la proposition de maintien d'éléments armés dans le Nord du pays» (Lecteur)
13/03/02 L'Ambassadeur de France vole de nouveau au secours d'IOG.
13/03/02 Guelleh aurait refusé l'enregistrement du FRUD- National en tant que Parti politique
13/03/02 COMMUNIQUE DU FRONT POUR LA RESTAURATION DE L'UNITE ET DE LA DEMOCRATIE -F.R.U.D.-
13/03/02 L'erreur du pouvoir de guelleh. - LA PLUME de CHINÉ pour le PRD.
13/03/02 LE DROIT AU CHAPITRE : LA CHAPE DE PLOMB par AÏNACHE
13/03/02 Le Colonel Madhi à Gabode ? Information lecteur à vérifier.
13/03/02 Stratégie de lutte contre le régime de Guelleh (GIDEU)
12/03/02 Comme Jean-Pierre Chevénement ne nous a pas répondu par E-Mail, Roger Picon l'a interrogé au cours d'une émission radiodiffusée. Il a répondu en direct.
12/03/02 Le RPP (rien pour le peuple), un parti qui n'a plus que son nom. (La plume de Chiné)
12/03/02 A LIRE DANS LOI -> CDE - La saga de la privatisation reprend
11/03/02 Hommage de la LDDH à tous les Défenseurs des Droits de l'Homme.
11/03/02 Information lecteur : le colonel Aden Ali Ahmed libéré à Ottawa...
10/03/02 Selon une déclaration de DINI à l'AFP, le FRUD devient un parti politique à Djibouti.
09/03/02 Réponse de Jean-Pierre Chevénement, candidat à la Présidence de la République française.
09/03/02 Radio-Trottoir : le beau Boeing de Guelleh serait tout cassé et ne pourrait plus voler.
09/03/02 La gestion, le suivi et le résultat des grands projets internationaux à Djibouti (Par Roger Picon)
09/03/02 Réponse de Jacques Cheminade, candidat à la Présidence de la République française.
09/03/02 Les interviews (presque) imaginaires. Cette semaine, un ancien diplomate ou le paradoxe poussé jusqu'à l'absurdité.

bulletin B136b

..bulletin B138

Avis : matériellement, nous ne pouvons pas vérifier toutes les informations transmises par les lecteurs.

Nous rappelons que les courriers des lecteurs sont publiés sous leur seule responsabilité et que l'action de l'ARDHD se limite à les insérer dans ses colonnes en ajoutant la mention 'Lecteur".

Pour des raisons de sécurité et par défaut, les publications peuvent être publiées de façon anonyme. Mais l'ARDHD conserve le double des messages E-Mail. Elle s'engage en contrepartie à publier les réponses à ces courriers et/ou les rectificatifs. Elle conserve la possibilité de limiter les polémiques.

   

14/03/02 Ça ? SURVIE vous invite à vous mobiliser et à participer à un rassemblement le 7 avril au Trocadéro en mémoire de toutes les victimes. Nous invitons les Djiboutiens à participer en mémoire aussi de toutes les victimes djiboutiennes innocentes de Gouled et de Guelleh.

Rwanda, 7 avril 1994 : un génocide annoncé est déclenché... La France qui, la première, aurait pu s'y opposer, consent. La "communauté internationale", qui ne dit mot, consent. Nous sommes au bout de l'horreur. Et pourtant, le crime continue.

Au nom de toutes les victimes d'un siècle de crimes

Pour que TOUT "ça" s'arrête ENFIN, nous nous rassemblons, une fois encore.

7 AVRIL 2002 DE 14H À 21H, ESPLANADE DES DROITS DE L'HOMME, PLACE DU TROCADÉRO (MÉTRO TROCADÉRO).

"Ça" ? La mise en œuvre du projet de domination coloniale, ses guerres, ses massacres, son racisme, son mépris. Le pillage des richesses africaines fondé sur le "droit" du plus fort, la destruction de la vie de l'autre fondée sur le mythe d'une "race", d'une culture "supérieures". L'assassinat des visionnaires africains déterminés à l'émancipation de leurs peuples à l'époque des mouvements pour l'indépendance. La mise en place consécutive de régimes "amis".

Le néocolonialisme, aux pratiques plus "subtiles", ses barbouzes, sa criminalité économique et financière, ses manœuvres pour maintenir en place des dictatures corrompues "utiles" au détriment des peuples. Son dédain pour ces derniers, dont les souffrances sont passées par "pertes et profits" de nos "intérêts". Jusqu'au soutien du régime rwandais de Juvénal Habyarimana dont la France n'ignorait pas qu'il préparait un génocide, puis au soutien du gouvernement intérimaire rwandais (GIR) qui l'a mis à exécution (un million de morts).

On ne s'arrêtera pas là. Viendra le soutien au retour au pouvoir du criminel contre l'humanité Denis Sassou N'guesso au Congo Brazzaville (50 à 100 000 morts). La connivence avec des fauteurs de fraude électorale (Togo,Tchad, Madagascar..) qui dépouillent des peuples du droit de choisir leurs dirigeants (dussent ces derniers, de part leur indépendance, déplaire aux nôtres). Y président l'arrogance occidentale, l'indifférence face aux dégâts que produit son appétit hors tout contrôle de pouvoir et de richesse, l'hypocrisie moralisatrice d'une réalité amorale.

Au nom des victimes rwandaises, et aussi algériennes, camerounaises, togolaises, nigérianes, tchadiennes, burkinabé, africains du sud, comoriennes, congolaises, malgaches…, et de tout " l'Outre Mer ". Au nom des leaders assassinés, Ruben Um Nyobé, Félix Moumié, Sylvanus Olympio, Outel Bono, Thomas Sankara, Dulcie September…

Ce rassemblement porte un projet : façonner un monde vivable pour les hommes qui "naissent égaux en dignité et en droit". Nous serons réunis avec des descendants, des témoins d'un siècle de destruction de l'humain, dont l'œuvre ne s'est pas éteinte. Avec ceux qui en subissent encore les meurtrissures. Ils vous en diront l'indignité, et la dignité du rassemblement qui dit, dans toutes les langues, le mot le plus beau de tous : NON. NON à ce que l'on a appelé, sans beaucoup d'imagination, "ça" : les corps et les âmes broyés. Et les ventres vides, l'horizon obstrué de néant.

Nous sommes déterminés - que le sachent notamment ceux qui aujourd'hui sont à la quête de nos suffrages - à y mettre fin, à laisser les fruits de ce combat à nos enfants en héritage.

Rendez-vous le 7 avril à partir de 14 heures au Trocadéro à Paris

Le 7 avril sur l'esplanade des droits de l'homme, au Trocadéro, à partir de 14 heures, nous attendons tous nos amis, et "tous nos amis que nous ne connaissons pas" comme dit la chanson.

Nous nous attendons les uns les autres - nos enfants, nos amis, nos voisins - ceux que nous aimons, ceux que nous ne connaissons pas encore et que nous allons connaître ..

Ensemble, nous mettrons en place des lumignons, que nous appellerons nos concitoyens "passants" à allumer avec nous. Ils symbolisent l'éclairage du crime et la lumière du projet que nous portons d'un monde vivable.

Le feu et le foyer. La vérité et la justice.

Vers 17 heures,

Paul Sankara, Daniel Um Nyobé, Odile Biyidi, Godwin Tete, Benjamin Toungamani, Saïd Charif, Jean-Luc Raharimanana, Oumar Diagne, Eugène Ebode…

prendront la parole, pour dire le passé, espérer l'avenir. Nous pourrons dire et espérer avec eux, et avec d'autres que vous et nous aurions conviés, d'autres encore qui auront entendu l'appel et qui nous rejoindront. Il sera question de ce qui nous rassemble. De ce à quoi nous disons NON. Et, aussi, ce à quoi nous disons oui.

Vers 21 heures les lumignons, qui ne sont que cire, mèche et feu, s'éteindront. L'espoir ne s'éteindra pas. Nous nous séparerons, pour ne plus nous séparer. Nous serons rassemblés au nom de ceux qui nous ont précédé sur la terre, engagés à en conserver mutuellement le souvenir particulier et commun. Au nom de ceux qui nous suivent sur la terre, de ceux qui nous suivront., nous serons rassemblés pour en protéger mutuellement l'intégrité physique, les droits, l'accès à la satisfaction des besoins fondamentaux. Les champs du politique et de l'humain sont inséparables, ils sont un seul et même terrain de construction et de combat.

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14/03/03 LE FRUD PLIE MAIS NE ROMPT PAS (Lecteur)

En signant l'Accord de Paix du 12 mai 2001, IOG a pensé que la parenthèse FRUD était transformée, que la boucle était bouclée, que c'était la fin de l'histoire. C'est mal connaître un mouvement démocratique, les ressorts, les ressources d'un mouvement de libération, fruit de 30 ans de luttes populaires pour la démocratie.
Son passé de flic ne le predispose pas à une telle compréhension. L'apport fondamental du FRUD dans le paysage politique djiboutien jusque là, marqué par les rivalités de personnes, sera l'approche collective de la chose politique.

Des hommes et de femmes s'organisent pour atteindre des objectifs élaborés en commun. La politique est une chose trop sérieuse pour la laisser aux mains d'une seule personne. Des milliers de gens se sont engagés dans ce mouvement pour atteindre des objectifs de démocratie, d'égalité, de justice et de progrès social, et non pour suivre tel ou tel chef. Le FRUD n'est pas un parti de clientèle ni un parti d'Etat comme le R.P.P., fonctionnant grâce aux subventions et aux fonctionnaires, ni un groupuscule. Il s'agit d'une organisation de masse avec des pratiques et une culture démocratiques.

Si quelques personnalités comme le docteur Abaté, Mohamed Adoyta ou Ahmed Dini ont incarné à un moment donné cette organisation, c'est parce qu'ils ont defendu avec plus ou moins de succès les objectifs fondamentaux du FRUD. Dès l'instant où elles ont abandonné les objectifs du mouvement, ils se sont maginalisés, parfois broyés par le système qu'ils ont combattu.

Le FRUD a continué sa marche altière malgrès la défection de certains de ses dirigeants…

Le FRUD, qui a payé un lourd tribut pour la démocratie, n'a pas dit son dernier mot. Tel semble être en tout cas le message des membres du FRUD qui se sont réunis dans le District de Tadjourah pour les Assises Nationales au début du mois de mars 2002.

Ces combattants, ces militants ont pris une décision historique en maintenant contre vents et marées la ligne politique initiale du FRUD qui refuse tout compromis avec la dictature.

Dans un environnement regional troublé, et un contexte local marqué par un pourrissement politique, social et économique le FRUD, en restant debout dans ses montagnes et ses plaines, offre un sanctuaire salutaire aux démocrates, aux opposants tétanisés par le système, et redonne l'espoir à toute une population.

La volonté du FRUD de continuer la lutte contre la dictature de Guelleh a trouvé des échos favorables parmi toutes les tendances politiques sauf le R.P.P. Cette volonté de la majorité des militants du FRUD de ne pas plier malgrè les pressions inouies, merite le respect et le soutien de la part de tous les démocrates qui aspirent à un changement profond dans ce pays.

Note de l'ARDHD : après trois défections, le petit noyau vital du FRUD semble renaître de ses cendres. Nous félicitons les membres de ce noyau qui ont décidé de ne pas trahir ni leurs idéaux ni leurs convictions et qui repartent à l'action.

Cependant, comme l'écrivait un lecteur, nous sommes persuadés que la lutte armée, qui n'a jamais été une fin en soi, n'est plus de mise aujourd'hui, car il serait criminel de provoquer de nouvelles victimes dans les deux camps. Mais ce n'est pas une raison pour laisser le terrain libre à l'usurpateur, au dictateur ...

A notre avis, comme nous l'avons souvent dit et écrit, la lutte contre Guelleh passe par une alliance des opposants autour de deux objectifs communs : renverser Guelleh et établir un gouvernement d'union nationale qui organise des élections libres. Les querelles intestines, les luttes d'influence et les vandetta tribales doivent cesser pour atteindre cet objectif.

Le choix entre les vrais opposants et les opposants de façade, ralliés en sous-main, ne sera pas une chose facile et nous sommes convaincus que ce sera l'un des obstacles à surmonter. De toutes les façons, nous avons l'impression que la jeunesse djiboutienne ne se trompera pas, car elle a déjà classé les personnalités dans l'une ou l'autre de ces catégories. Ne restera plus que les cas litigieux de ceux qui ont mieux caché leur jeu que les autres ...

Nous formulons le voeu de voir se réunir tous les opposants autour d'une bannière commune. Qu'ils se mettent au travail pour publier des propositions communes concrètes et un échéancier pour extraire l'usurpateur de sa synécure, de préférence, en lui demandant de rendre l'argent et d'accepter un jugement pour établir son niveau de responsabilité dans les crimes commis sous son autorité.

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14/03/03 Vérifications faites, le Colonel Madhi n'est pas encore à Gabode. Il serait de nouveau placé aux arrêts de rigueur.

Contrairement à l'information que nous avions reçue, le Colonel Madhi n'a pas été incarcéré à Gabode. Il aurait été seulement placé de nouveau aux arrêts de rigueur, parce qu'il avait fait la mauvaise tête en découvrant qu'il n'avait presque plus aucun commandement.

Cela dit, une rumeur dit qu'il serait bientôt incarcéré à Gabode sur ordre d'IOG et en plus, que des mandats d'arrêt internationaux pourraient être lancés par la France à son encontre et à celle d'Hassan Saïd dans le cadre de l'affaire Borrel. Les prisons françaises sont des palaces comparés à Gabode et à leur place, je n'hésiterai pas ..... mais ils n'utilisent peut-être pas les mêmes critères pour évaluer le confort d'une prison ! A force d'y avoir fait enfermer des gens (y comp^ris des innoncents), ils doivent avoir de bonnes notions du milieu carcéral, ces deux officiers là !

En tout cas, on a le sentiment que l'affaire Borrel est en train de rattraper la haute direction de la République . A suivre ...

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14/03/03 L'affaire Borrel relancée, vers la thèse de l'assassinat ? (Extrait du Figaro)

 

 

DJIBOUTI Six ans après la mort d'un magistrat français

La veuve de Bernard Borrel (photo), avait obtenu, dès 1995, une expertise privée du corps de son mari, réfutant la thèse du suicide.
(DR)

Affaire Borrel : le corps du juge exhumé


Sous la plume d'Alexandrine Bouilhet
[14 mars 2002]

Suicide ou assassinat politique ? Depuis quatre ans, la justice française tente d'éclaircir les circonstances de la mort du juge Bernard Borrel, dont le cadavre calciné avait été découvert dans un ravin, à Djibouti, en octobre 1995. Après avoir passé dix jours en mission sur les lieux du drame, à Djibouti, du 22 février au 3 mars, le juge parisien Jean-Baptiste Parlos a estimé indispensable d'ordonner une nouvelle autopsie. Par une ordonnance du 7 mars, le magistrat en charge de l'affaire Borrel exige une exhumation rapide du corps, qui repose actuellement dans un cimetière de Haute-Garonne. Le juge Parlos confie aux trois experts en médecine légale, qui l'ont accompagné sur place, le soin de procéder à l'examen de la dépouille.

Ce rebondissement intervient alors que l'enquête confiée depuis quatre ans à la brigade criminelle de Paris semblait s'enliser dans les méandres diplomatico-judiciaires. Cette fois, le juge Parlos, qui instruit également le dossier Ben Barka, a décidé de donner un coup d'accélérateur à sa procédure. Depuis le début de l'affaire, la veuve du magistrat, juge des tutelles à Toulouse, se démène pour convaincre ses pairs de ne pas jeter cette affaire aux oubliettes. « Le suicide, j'y ai cru sur le coup », confie Elisabeth Borrel, « mais, très vite, j'ai compris qu'on me menait en bateau ».

Grâce à ses appuis dans le milieu de la magistrature, la veuve avait obtenu dès 1995 une expertise privée du corps de son mari. Dans ses conclusions, l'expert mettait en cause la thèse du suicide. D'après le Pr Lazarini, Bernard Borrel était sans doute déjà mort, quand son cadavre fut enflammé. Cette expertise fut contredite par d'autres, alors que les policiers de la brigade criminelle s'entêtaient sur la piste du suicide. Plus tard, divers témoignages troublants, dont celui d'un ancien militaire djiboutien réfugié en Belgique, Mohamed Saleh Alhoumekani, impliquaient les plus hautes autorités de l'Etat djiboutien dans la disparition du juge.

De simple fait divers, le dossier Borrel devenait soudain une affaire d'Etat, suivie de très près par le Quai d'Orsay et l'actuel chef d'Etat de Djibouti, Ismail Omar Guelleh, dit « IOG ». A l'époque des faits où Bernard Borrel occupait le poste de magistrat détaché auprès du ministère djiboutien de la Justice, « IOG » était le plus proche conseiller du président Aptidon. Le juge français irritait ses homologues locaux avec sa vision « européenne » du droit. Choqué par certaines méthodes du pouvoir en place, Bernard Borrel était notamment intervenu dans la gestion de l'affaire dite du « Café de Paris », pour éviter que les responsables de cet attentat ne soient libérés.

En 1990, une explosion visant ce lieu de rendez-vous pour expatriés avait fait un mort et quinze blessés, dont de nombreux Français. L'enquête avait abouti, en 1998, à une condamnation par contumace de cinq militaires, à Paris. Malgré la rumeur insistante, IOG n'a jamais été impliqué dans cette affaire qui a empoisonné les relations franco-djiboutiennes. Bernard Borrel estimait que la justice s'était contentée d'épingler les exécutants. La veuve du magistrat considère que les interventions de son mari dans ce dossier sensible pouvaient constituer un mobile suffisant à son assassinat.

Cette version des faits a toujours été balayée par la justice française, qui a cherché à conclure ce dossier par un non-lieu, en prenant soin de ne pas prononcer le mot suicide, afin de préserver la famille Borrel. Ce projet a été contrecarré par la pugnacité de ses avocats, Mes Olivier Morice et Laurent de Caunes. Entamant un bras de fer avec les juges d'instruction, ils ont obtenu, par le biais de la cour d'appel de Paris, le dessaisissement des magistrats.

En juin 2000, le dossier a été confié au juge Parlos, spécialisé dans les affaires sensibles impliquant les pays étrangers. Le magistrat a accepté de se rendre à Djibouti en compagnie d'Elisabeth Borrel et de ses avocats. Sur place, le juge a demandé l'audition de huit témoins, dont l'ancien ministre de la Justice djiboutien. Il a surtout effectué un transport sur les lieux du drame, à 80 kilomètres au sud de la capitale. En observant la topographie du ravin rocailleux, d'où se serait jeté Bernard Borrel après s'être aspergé d'essence puis enflammé, Jean-Baptiste Parlos aurait réalisé qu'un tel scénario semblait plus que rocambolesque.

Dès son retour à Paris, il a exigé l'exhumation du corps aux fins d'autopsie. La famille Borrel ne s'est pas opposée à cette épreuve douloureuse. Les conclusions judiciaires des experts sont attendues avant le 15 juin.

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14/03/02 Qui empoche l'argent des bourses des étudiants ? Appel urgent à la mobilisation des boursiers.

Voilà bientôt deux ans que le BGDEF( service de bourse des étudiants en France) existe et on peut donc tirer un bilan. Selon les propos de Mr Doualeh responsable de ce service, l'Etat djiboutien payait à l'EGID la somme de 1.600 FF par étudiant et par mois.

L'économie réalisée n'a pas eu un impact direct sur notre bourse. Cette idée avait été défendue à l'époque par des lecteurs et publiée dans l'ARDHD.

Sachant que l'effectif des étudiants bousiers a été divisé par deux, passant de 300 à 150 à peu près, le constat est simple, je vous laisse faire le calcul.

Où est passé l'argent ? A qui profite-t-il ?

La bourse, qui n'a pas été revalorisée, depuis vingt ans déjà, ne nous permet plus de subvenir à tous nos besoins quotidiens. A cela, s'ajoute le non-paiement des bourses, un manque d'information et des problèmes de logement.

Les seules informations qui filtrent sont que Monsieur le Gestionnaire demanderait aux étudiants de se manifester avec plus de force. D'ailleurs il l'avait fait bien savoir en s'exprimant dans les lignes de "Liberté" numéro 27, dans ce qui ressemblait plus à un monologue qu'à une ouverture. Mais il faut bien lui reconnaitre ce mérite

Pour finir je demande à tous les étudiants qui se sentent consernés par ces revendications de se mobiliser. C'est un appel urgent et j'attend vos idées.

Mon numero: 06 83 61 78 97
Merci à l'équipe de ARDHD de publier cette lettre.
Cordialement

Kaiser Soze

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13/03/02 Réactions au communiqué du FRUD -«Je rejette la proposition de maintien d'éléments armés dans le Nord du pays» (Lecteur)

La société djiboutienne qui a connu les affres d'une guerre fratricide, une décennie durant, bien souvent seule, entend aller le plus loin possible sur le double chemin de la paix et de la démocratie. Et elle connaît la valeur de l'une et de l'autre parce qu'elle sait non seulement d'où elle vient, là où elle a été, mais aussi ce
qu'elle a parcouru et surtout ce qui lui reste à faire.

A l'évidence, ni la paix ni la démocratie ne sont encore des données achevées mais des processus complémentaires qui progressent et parfois reculent selon l'état des forces agissantes, des formations politiques, de la société civile. Ce qui est absolument sûr, c'est que l'une et l'autre sont devenus des projets
indispensables à une nation résolument tournée vers la concorde et l'avenir.

En tentant d'éviter autant que faire se peut les dérives et les dérapages du passé et de faire en sorte que l'émergence d'un Etat de droit et la réhabilitation de l'élite et du politique doivent se faire avec le moins de heurts possibles, parallèlement aux grands chantiers économiques.

Mais tout à fait balbutiant parce que encore à ses débuts, si l'on tient compte des attentes, des besoins, des tâches qui restent à accomplir. Dans ce sens, il faut peut-être relever l'importance accordée jusque-là à des valeurs fondatrices telles que le dialogue, la solidarité et l'intérêt général. Depuis peu, il est vrai, ces valeurs commencent à s'imposer comme règle de conduite. Et il n'est pas étonnant que
la fonction de consultation par exemple fasse l'objet d'un examen particulier dans le cadre du séminaire de réflexion sur l'action gouvernementale du 3 au 9 février dernier, parce qu'elle permet une plus grande participation des différents acteurs à
la prise de décision et limite, si elle ne met pas fin, les phénomènes de l'exclusion et de l'exclusive qui alimentent les extrêmes et encouragent le désordre social.
Dans les conflits les plus récents, l'exécutif a cherché dans le dialogue, la réponse aux questions qui se sont posées, avec des résultats inégaux et nous sommes persuadé, à juste titre d'ailleurs, que c'est la démarche à suivre et à consolider même si parfois , si ce n'est souvent , la communication a manqué laissant la place à la désinformation et à l'intox, ces anti-chambres des archaïsmes
renaissants.

A l'évidence, il n'appartient pas au Chef de l'Etat à lui seul, au gouvernement djiboutien, aux institutions de la République, mais à l'ensemble des acteurs et des partenaires de faire de ces valeurs le fondement de la république de Djibouti , d'ancrer dans les esprits les vertus du dialogue et de l'écoute et de rejeter de façon systématique l'appel à la violence et à la confrontation militaire.

Nous gagnerions certainement du temps et de l'énergie , et surtout nous épargnerions à notre société d'autres fractures et d'autres douleurs , si nous passions notre temps et si nous mobilisons nos intelligences à prospecter et à affiner davantage les moyens de pouvoir discuter avec humilité, mener un débat contradictoire, dans la sérénité, sans s'affronter ni s'insulter.

D'autant plus que l'on veuille ou non, nous sommes condamnés à vivre ensemble au sein de la même société, au sein de la même nation et que le progrès de la collectivité ne peut que bénéficier au bien-être de l'individu.

C'est pour cela que je rejette l'appel de Mr Kadamy pour le maintien des éléments armés dans le Nord du pays.

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13/03/02 L'Ambassadeur de France vole de nouveau au secours d'IOG.

Note de l'ARDHD : nous reprenons une dépêche parue dans l'ADI. Les salaires dans la fonction publique n'ont pas été payés depuis plus de huit mois. Guelleh continue s'enrichir sur le dos du pays qu'il étrangle financièrement et la France vient à son secours en lui donnant, ce mois-ci, plus de 5.000.000 de FF soit env. 800.000 €.

MERCI AUX CONTRIBUABLES FRANCAIS QUI DONNENT GENEREUSEMENT DE L'ARGENT A GUELLEH PENSANT QU'ILS AIDENT UN PEUPLE EN DIFFICULTE MAIS QUI IGNORENT QU'ILS FINANCENT LE MALHEUR DU PEUPLE DJIBOUTIEN ET SON ASSERVISSEMENT.

FELICITATIONS A MONSIEUR PATRICK ROUSSEL, AMBASSADEUR DE FRANCE, POUR SON EMPRESSEMENT A FINANCER EN PERMANENCE LA DICTATURE ET GUELLEH, QUI POURRAIT ÊTRE IMPLIQUE PROCHAINEMENT DANS L'ASSASSINAT D'UN MAGISTRAT FRANCAIS.

LA RAISON SERAIT LA MISE EN OEUVRE DES ACCORDS FRUD / GUELLEH, ALORS QUE TOUT LE MONDE SAIT BIEN QUE LE PROBLEME N'EST PAS REGLE ET QUE LE FRUD ENVISAGE MEME DE RECOMMENCER SES ACTIONS.


Et un grand merci aux français, toujours connus
pour leur générosité.
Avec ce nouveau cadeau, je vais pouvoir faire réparer mon avion ....

Signature d’un protocole d’accord entre Djibouti et la France (ADI)
ADI/DJIB/1897/257 MOTS

DJIBOUTI(ADI)- 12 mars- Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Chargé des relations avec le¨Parlement, Ali Abdi Faraf et l’ambassadeur de la France accrédité à Djibouti M.Patrick Roussel, ont signé aujourd’hui un protocole d’accord relatif à la mise en place, en République de Djibouti, d’un mécanisme de crédits déconcentrés financé par le Fonds Solidarité Prioritaire du Ministère français des Affaires Etrangères d’un montant de 800.000 Euros (environ 125 millions de FD).

D’après un communiqué parvenu à l’Agence Djiboutienne d’Information, ces projets éligibles à ce présent fonds qui est intitulée ‘Fonds Social de Développement’ contribueront, dans leur grande majorité, à l’œuvre de réhabilitation des zones touchées par le conflit qui a pris fin par la signature des Accords de paix et de la concorde civile, le 12 mai 2001.

Ce même communiqué affirme en outre que ces projets viseront en priorité des réalisations physiques dans les secteurs sociaux et les services collectifs. Les dynamiques micro-économiques de groupe, créatrice de revenus et d’emplois seront par ailleurs favorisées. Ces projets interviendront de préférence au bénéfice des populations pauvres en milieu urbain et rural.

En signant ce protocole les deux parties françaises et djiboutienne ont réaffirmé leur volonté d’œuvrer ensemble pour que les populations concernées puissent bénéficier, dans les meilleurs délais, de la remise en état d’équipements d’intérêt collectif nécessaire au développement économique et social des zones touchées par le conflit, consolidant ainsi le retour à la paix.

ADI – 8H 55 GMT – 12 MARS 2002

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13/03/02 FRONT POUR LA RESTAURATION DE L'UNITE ET DE LA DEMOCRATIE -F.R.U.D.-

Note de l'ARDHD : l'appel, que nous avions lancé hier, a été entendu et Kadamy nous a fait parvenir le communiqué du 8 mars 2002, ainsi qu'un article paru dans la revue Afrique Asie.
Nous publierons certainement un commentaire demain à ce sujet qui est important dans le contexte actuel et qui annonce la poursuite des actions du FRUD.

COMMUNIQUE DE PRESSE


Le 5 et 6 mars 2002 se sont déroulées dans le District de Tadjourah au Nord de Djibouti, les Assises Nationales du FRUD, précédées par de nombreuses réunions des militants, combattants, cadres dirigeants de l'Organisation dans différents endroits du pays et à l'extérieur.
Les membres du FRUD ont analysé la situation politique du pays ainsi que la crise interne qui paralyse leur mouvement.

TENANT COMPTE du refus quasi pathologique du Président djiboutien Ismael Omar Guelleh à toute ouverture et concession politique,

CONSIDERANT le caractère partiel de l'Accord de paix dit de réforme et Concorde civile signé le 12 mai 2001 entre le gouvernement et Mr Ahmed Dini pour le FRUD,

RAPPELANT que cet Accord ne contient ni les réformes démocratiques et institutionnelles ni celles des forces armées et de Sécurité sans lesquelles la sortie de la dictature reste impossible.

CONSTATANT qu'après 9 mois cet Accord de Paix n'a fait que renforcer la mainmise personnelle et clanique d' et de son lignage sur le pays qui ne cesse de se dégrader.

CONSIDERANT la paralysie du FRUD due à l'attitude anti organisationnelle de Mr Ahmed Dini qui a accepté l'inaccessible en signant l'Accord mutilé du 12 mai 2001 sans être mandaté par les instances dirigeantes du mouvement,

CONSCIENTS, que l'existence d'un FRUD fort est un élément indispensable pour un changement démocratique de cette citadelle clanique.

LES PARTICIPANTS ONT PRIS LES RESOLUTIONS SUIVANTES :

1- de continuer les luttes multiformes contre la dictature clanique et mafieuse d'Ismael Omar Guelleh jusqu'à une transition vers la démocratie et un Etat national,

2- de maintenir la structure politico militaire du FRUD et la désignation d'un Comité provisoire de 5 membres présidé par Mohamed Kadamy Youssouf jusqu'à la tenue du Congrès prévue pour août 2002,

3- de lancer un appel aux forces démocratiques pour un large rassemblement autour d'un pacte de transition vers la démocratie,

4- de proposer une conférence nationale souveraine pour permettre une sortie pacifique de cette crise et asseoir une paix, une authentique démocratie et la conciliation nationale.

Fait à Bruxelles le 8 mars 2002

Mohamed Kadamy Youssouf
Président du comité provisoire du FRUD

CONTACT : + 32 /(0)4 77 68 61 37
Tel : + 33 /(0)6 68 28 12 90

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Extrait de la revue N° 150 - MARS 2002 LE NOUVEL AFRIQUE ASIE

DJIBOUTI : Après dix ans de guerre entre le Frud et le régime en place, le pays et exsangue et l'économie sinistrée. Deux traités de paix n'ont pas pu changer le système politique, né de l'indépendance, qui reste réfractaire à tout changement.


Guelleh : victoire à la Pyrrhus

PAR MAMO ZELEKE

Le dernier accord signé le 12 mai 2001 entre Ahmed Dini pour le Frud (Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie) et le gouvernement de Djibouti illustre l'intransigeance du président Guelleh, qui a refusé les réformes démocratiques et institutionnelles. Il risque de nourrir des conflits plus durs et d'anéantir tout espoir de sortie de crise par des négociations.

Mais selon Ahmed Dini il faut agir vite, afin que l'élection présidentielle de décembre 2002 puisse se dérouler démocratiquement parce que si, comme précedemment, c'est encore le ministère de l'Intérieur et le gouvernement central qui organise tout, où donc sera le changement que le peuple désire ?

Optimiste. Ahmed Dini pense que le mouvement afar devrait se transformer en un large parti polotique, qui ne s'appellerait plus Frud 'armé' ni 'combattant'. Selon Dini, le Frud doit devenir tout simplement le Frud national et comprendre toutes les composantes de la population de Djibouti.

Néanmoins, une partie importante du Frud rejette cet accord entre Dini et Guelleh et désavoue son président qui aurait agi 'sans l'aval du Conseil national'. La fracture du Frud a suscité une grande déception parmi les Djiboutiens. La tendance Frud qui a dénoncé l'accord du 12 mai 2001 va tenir ses assises en avril 2002. Son principal coordinateur est Mohamed Kamady Youssouf, un des membres fondateurs du Frud. Représentant en Europe de l'organisation, il a été emprisonné de septembre 1997 à février 2000 après avoir été extradé d'Ethiopie, avec son épouse Aicha Dabale et d'autres dirigeants du Frud. Malgrè l'accord de paix signé entre Dini et Guelleh, le Frud 'armé' n'est donc pas mort et la présence des éléments armés dans le Nord du pays peut gêner le déplacement de l'armée française. Le 16 janvier 2002, le Frud a demandé aux éléments de l'armée française qui réparaient la piste de Tad-jourah-Terdo (Mabla) de regagner leur caserne.

SI CETTE PRÉSENCE ARMÉE DU FRUD SE TRANSFORME EN CONFLIT, cela peut mettre en danger la présence de la marine allemande qui, dans le cadre de la lutte internationale contre le terrorisme, va déployer un fort contingent (environ mille huits cents soldats) sur le territoire djiboutien conformément à un accord cadré paraphé le 10 janvier entre l'Allemagne et Djibouti. Le gouvernement central essaye en fait par tous les moyens de se placer comme centre logistique des éventuelles opérations anti-Somalie, ce qui, pense-t-il, lui vaudrait le soutien financier et politique de Washington.

Cependant la situation intérieure demeure sans changement, la pagaille persiste et la crise est profonde.

Si Ahmed Dini estime que des difficultés persistent dans la mise en œuvre de l'accord du 12 mai 2001, il n'est pas prêt à accepter l'existence d'une fracture sérieuse au sein de son mouvement. La réalité montre néanmoins que l'opposition est divisée, et rien de tangible n'a suivi l'accord signé par Dini avec Guelleh. Les deus factions du Frud peuvent seulement se conforter du fait que si Guelleh, le chef de ce régime corrompu, crie victoire, il ne s'agit que d'une victoire à la Pyrrhus, c'est-à-dire par défaut.

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13/03/02 L'erreur du pouvoir de guelleh. - LA PLUME de CHINÉ pour le PRD.

Dix ans déjà que l'enfant de la première constitution de la République de Djibouti est sorti du berceau. Pour tous les Partis qui la composent, c'est l'âge de la responsabilité et de la crédibilité.

Et la question se pose : l'opposition légale est-elle à la hauteur de la période historique actuelle ?.
Y a-t-il de vrais opposants qui répondent aux aspiration du peuple dans l'opposition que vous voyez dans le pays (PRD ,FUOD,et ODU - Opposition djiboutienne unifié...sans les exclus du RPP) ?

Le public djiboutien commence à avoir l'habitude de l'expression du Parti au pouvoir (RPP a la gomme), les critiques, les injures et l'emprisonnement, les anathèmes répétitifs, le PRD ceci, l'ODU cela et patati et patata ...de quoi fouetter une chèvre !

Mais finalement, qui sont ces gens, pourquoi n'arrivent-ils pas à nous surprendre par une idée originale, un projet de société neuf, une politique alternative socialement acceptable, un fonctionnement interne démocratique exemplaire ?.

On dirait que les seules leçons, retenues de la science politique, sont la soumission au chef Guelleh, la représentation clanique, le jeu de la division, la rumeur ...Exit : le travail de réflexion pour faire avancer la société, le travail d'éducation pour l'avenir .

Si l'on regarde la chose dans le détail, la variétéintrinsèque du pouvoir RPP peut expliquer pour partie le blocage intellectuel et l'idée fixe sur la seule période
électorale (le pouvoir pour le pouvoir).

Les catégories d'opposants qui vivent à Djibouti-ville.
Les détachés
Les redoublants
Les fâchés déçus.

Les détachés sont les politiciens un jour ODU-PRD ,le jour suivant RPP sans
aucune gène apparente. Ce sont ceux dont on dit parfois qu'ils reviendront tôt
ou tard dans l'union que préside l'ODU-PRD.

Les redoublants sont également sortis de la matrice du RPP, mais ils ont été
exclus bien avant le coup de colère de Gouled (Ladieh, Hamareithé, etc....). Le plus souvent, ce sont des hommes qui, au sein de l'opposition, prônait la division et le tribalisme. A l'époque, il fallait en faire mille fois trop pour être lâché par le Parti de la majorité des djiboutiens .Une catégorie a éviter.

Les fachés-déçus sont des ex-militants ou sympathisants de l'ODU- PRD qui ont souffert à cause des hommes du passé, des ex-brigants du pouvoir. Ils ont explosé face au système du revenez donc dans une semaine - un cirque sadique qui pouvait continuer pendant des années. Les fachés-déçus, si la rancoeur ne leur a pas complètement mangé la cervelle, peuvent aujourd'hui voir que l'ODU-PRD est en train d'évoluer positivement. Il y en a beaucoup dans notre mouvement qui pensent qu'ils seraient les bienvenus.

Ainsi depuis sa création, le RPP est toujours a la recherche de sa carte d'identité, toujours à la recherche d'une volonté politique unioniste (que le peuple comprenne). Faute de cohérence,de pensée politique propre, le RPP en est réduit a sauter sur tout qui bouge !

Ceci dérange énormément les sbires du iogisme et les empêche de dormir tranquilles comme ils l'avaient fait durant les 25 dernières années. Ils sont obligés, par des réflexes et des décisions séniles, de tenter vainement par la répression policière, de se faire supporter encore par les Djiboutiens qui se détournent à leur passage et qui les abandonnent a la triste fin qu'ils méritent.

En s'attaquant toujours au Président Daher Ahmed Farah, en usant de tous les moyens et méthodes honteuses possibles et disponibles et à travers lui le Parti du Renouveau Démocratique, premier Parti d'opposition, premier Parti légalisé et premier Parti national, ces simples d'esprit, ont été récemment recrutés pour continuer et terminer les basses oeuvres du guelleisme. Alors que tous les hommes dignes et sensés ont dit NON, ils pensent bêtement qu'ils réussiront à maintenir le couvercle, à bâillonner la Démocratie, à assassiner l'état de Droit et par la même occasion à canaliser toute l'ambition politique d'avenir de la jeunesse djiboutienne résolument tournée vers des jours meilleurs pour le 21 siècle.

C'est trop tard Guelleh, la roue de l'histoire ne s'arrête jamais et ne s'inverse pas non plus. La démocratie est bien ancrée dans le Peuple et dans sa jeunesse et plus rien au monde n'y changera quelque chose, mais aussi et rien ne pourra empêcher d'éclore l'oeuf de l'ambition politique de la jeunesse djiboutienne de l'an 2002.

C'est cela le réel danger pour le guelleisme agonisant et pour ses recrues de dernière heure et l'auxiliaire analphabète aussi paranoïaque que sénile qu'ils veulent imposer par la force et la répression comme Président (le fameux Ali Gaba du soit disant PRD) parce qu'il est de leur génération et surtout parce qu'il est de leur race. Cette race d'individus a l'appétit alimentaire sans limite toujours prêts à acheter les autres mais aussi à vendre leur âme pour arriver à leurs fins pour satisfaire leur libido.

C'est qui rend fou furieux le pouvoir de Monsieur Guelleh, c'est qu'en un rien de temps, le PRD avec à sa tête Daher Ahmed Farah surmonte ses difficultés internes, redynamise les fédérations (à l'exception du local no4, qui est la maison de Hamareithé Guelleh) mobilise et continue de se promouvoir auprès de la population.

Donc le Président Daher Ahmed FARAH n'est pas le Président d'un parti illégal ni encore moins d'un petit courant, mais il canalise la population djiboutienne pour demain soit meilleur.

INCHA ALLAH.

Au PRD, nous sommes un parti légal au sens juridique et politique du terme et nous ne sommes pas responsables de la cassure avec le RPP qui voit l'ombre du PND et de l'ODU partout.

Au PRD, nous considérons nos camarades de l'ODU et du PND, comme des groupes indépendants et importants de l'opposition. Nous agissons conformément à l'esprit et nous respectons les règles du jeux démocratiques de la constitution votée le 4 septembre 1992.

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LE DROIT AU CHAPITRE :

par AÏNACHÉ le 12.03.02

LA CHAPE DE PLOMB

Le bâillonnement de l'information prend la forme la plus archaïque et la plus abjecte qu'on ne puisse imaginer. A en croire plusieurs correspondants, nous sommes informés que le pouvoir très énervé par l'engouement suscité par les consultations de notre site, a réussi à suspendre sa diffusion.

Ainsi, les Djiboutiens sont privés de toute information, autre que la propagande gouvernementale. Ce qui n'est pas une nouveauté. Seul LE RENOUVEAU, publication du PRD non cloné, résiste courageusement lorsqu'il n'est pas saisi ou interdit.

Nous savons depuis toujours, qu'il est impossible de trouver la moindre information sur la vie politique, syndicale ou associative, même cloné, dans les colonnes du journal La Nation, ni la moindre dépêche signalant l'activité de telle ou telle organisation sur l'ADI encore moins sur les ondes de la RTD. Cette interdiction qui ne dit pas son nom est bien connu des Djiboutiens d'où la chasse effrénée et ingénieuse de nos compatriotes pour trouver l'information qu'on leur cache.

C'est ainsi que nous apprenons que beaucoup des Djiboutiens de la diaspora ont photocopié nos publications et ont inondé avec des complicités courageuses sur place, les boites aux lettres de Djibouti et de ses régions.

Merci à vous, compatriotes de la diaspora. Nous vous encourageons vivement à ne pas baisser la garde. Multipliez vos contacts coordonnez vos actions, échangez vos informations, vos réactions et actions sont indispensables. Ainsi, nous contribuerons ensemble à faire sauter la chape de plomb qui étouffe nos compatriotes.

Nous encourageons plus particulièrement nos compatriotes d'USA (GIDEU) qui sont les premiers à se manifester pour participer activement à notre action. A notre tour, nous nous associons et soutenons l'initiative de nos amis GIDEU pour faire de la journée du 23 mars 2002, journée internationale pour exiger la libération de 12 officiers et sous-officiers incarcérés sans jugement à l'horrible prison de Gabode, depuis 15 mois et qui viennent d'entamer leur 13ème jour de grève de la faim.

A la même occasion, nous remercions tous ceux qui se sont manifestés sur cette affaire et particulièrement la mère de famille qui a adressé une lettre ouverte à l'épouse du Président de la République. Malheureusement, je doute fort que cette courageuse mère de famille reçoive une réponse.

Souvenons-nous que ces soldats ont eux le seul tort d'obéir à leur chef. Le dit chef, soit-dit en passant, est en liberté. A la place de ce chef, j'aurai honte de laisser en prison ceux qui m'ont obéi. L'honneur d'un chef est de couvrir ceux qui sont sous ses ordres et non l'inverse. Où a t-on vu que le capitaine quitte le navire qui sombre, avant ses hommes ?

la liberté de choisir

Est-il nécessaire de rappeler que notre objectif prioritaire et de créer les conditions qui permettront de donner aux Djiboutiens la liberté de choisir leur gouvernement.

Nous voulons que les Djiboutiens ne craignent plus de s'exprimer et qu'ils participent à la vie politique, syndicale et associative de leur choix. Nous refusons les attaques et les injures personnelles ou familiales qui n'ont pour nous aucun intérêt. Nous privilégions uniquement et exclusivement le débat politique pour arriver à notre objectif.

Nos colonnes sont, bien entendu, ouvertes à tous ceux qui souhaitent s'exprimer et participer au débat démocratique indispensable pour arriver au changement souhaité par la grande majorité de nos compatriotes.

Nous saluons à ce propos l'action, courageuse et courtoise, menée depuis plusieurs années maintenant par la LDDH (Ligue Djiboutienne des Droits Humains) et son Président Jean-Paul Abdi Noël.

Vive la République de Djibouti

AÏNACHÉ

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13/03/02 Le Colonel Madhi à Gabode ? Information lecteur à vérifier.

Certaines rumeurs font état de l'incarcération du Colonel Madhi à Gabode, après une période d'arrêts de rigueur et la suppression de la majorité de ses responsabilités au sein de l'Armée.

Nous tentons aujourd'hui de vérifier cette information qui nous a été transmise par un lecteur.

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13/03/02 Stratégie de lutte contre le régime de Guelleh (GIDEU)

Groupe des intellectuels Djiboutiens au États-Unis G.I.D.E.U
Liberté Responsabilité Solidarité

Stratégie de lutte contre le régime de Guelleh

L'heure est venue de mettre un terme a ce régime dirigé par un dictateur

Pour lutter un régime dictatorial, comme celui de I.O.G , L'A.I.D.E.U envisage plusieurs possibilités, dont il se réserve le droit d'adapter la nature et la forme selon les circonstances.

Au cours de la conférence, L'A.I.D.E.U, mouvement démocratique de l'opposition Djiboutienne, les participants ont abordé les différents problème auxquels se trouve confronté le peuple de la République de Djibouti.

Tout d'abord nous tenons à vous féliciter, Monsieur le Président, d’avoir réussi à réaliser ce qui paraissait impossible ou inaccessible pour les Djiboutiens. Leur proposer concrètement du progrès et de la prospérité, Nous vous félicitons, Monsieur le Président ainsi que les membres de vote gouvernement virtuel, pour tous les efforts que vous avez consentis aux côtés de vos frères afin d'aboutir à des résultats satisfaisants et à des propositions constructives. Nous prions Dieu pour qu’il guide vos pas dans la consécration des nouvelles initiatives dont nous sommes convenus pour mettre fin à la corruption . Bonne initiative.

Le pouvoir est concentré les mains d'une infime minorité appartenant essentiellement à la famille du Président . Le Parlement , le Système judiciaire , le Parti R.P.P et les moyens d'information sont à la dévotion de cette minorité autour de laquelle gravitent des opportunistes de tout bord.

Suppression des libertés d'opinion, d'association et de publication, pour se maintenir au pouvoir l'équipe dirigeante ne recule devant aucun moyen : trucage électoral , assassinats, torture, détention arbitraire et obligation de faire allégeance au régime (et de payer) pour exercer la moindre activité professionnelle, qu'il s'agisse du domaine public ou privé.

Nous devons mobiliser le Peuple de Djibouti afin de répondre à ses attentes légitimes.

Partant du constat d'échec de la politique de Monsieur Hassan Gouleh et de son successeur autoproclamé, le Président I.O.G. nous avons pris conscience :

- de l'entrave que constituent le tribalisme , le népotisme, la corruption et le pillage des derniers publics

- de la menace que fait planer le tribalisme sur l'unité national.·

Considérant enfin qu'une telle situation risque de déboucher sur l'anarchie avec sa cohorte de violence que plus personne ne pourra contrôler, nous devons préparer l'alternance d'un régime archaïque qui conduit notre peuple vers une situation chaotique.

Le peuple djiboutien ne s'attendait pas au remplacement d’un régime tyrannique par un autre système de même nature.·

L'instauration de la Démocratie totale est le régime politique auquel le peuple aspire. Le peuple Djiboutien doit pouvoir exercer lui-même sa souveraineté, sans l'intermédiaire d'un organe représentatif ou par représentants interposés .·

Le voeu le plus cher du G.I.D.E.U est de voir naître sur son sol un État réellement démocratique et moderne.· La seule et unique voie qui puisse nous conduire à l'abolition du régime tyrannique et à l'instauration de la démocratie.·

- Sauvegarder l'unité nationale en rétablissant la justice et l'équité dans le respect de la dignité de tous.·

- Promouvoir les libertés d'expression , de publication , d'association et entreprise.·

- Élaborer un plan afin de mettre en valeur et d'exploiter les potentialité économiques du pays ·

- Stimuler et encourager les initiatives des mouvements politique

Le but du G.I.D.E.U est d'être le porte-drapeau du peuple Djiboutien dans la lutte contra le régime en place , mais aussi de jeter les bases du futur système politique qui doit servir de cadre institutionnel à notre pays.

Le G.I.D.E.U représente tous les opposants Djiboutiens à NEW-YORK (E-U) .Nous sommes ici pour montrer à la communauté internationale surtout aux Nations Unies, que le niveau de la corruption à Djibouti a atteint un niveau jamais encore atteint dans un État.

Des Groupes d’intellectuels Djiboutiens ont été constitués pour réfléchir et pour produire des propositions qui tiennent compte des réalités de Djibouti. Ils travaillent. Nos réflexions ont porté sur l'avenir de notre Pays et nous lançons un message d'espoir aux citoyens et aux citoyennes de Djibouti en proposant les lignes directrices pour l'édification d'un régime démocratique et égalitaire.

Le G.I.D.E.U s'est constitué autour de la conviction qu'il y a urgence de mobiliser le peuple Djiboutien.

Cher Jean-Loup Schaal, Président de l'ARDHD. Pour le courage, l'énergie et le dévouement qu'il vous à fallu déployer pour organiser une presse libre pour les Djiboutiens opprimés par deux dictateurs IOG et H.G.A , nous vous adressons le témoignage de nos sentiments reconnaissants.

Président Harbi Elabeh

gideu@hotmail.com

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12/03/02 Le RPP (rien pour le peuple), un parti qui n'a plus que son nom. (La plume de Chiné)

Comme nous le savons tous, l'anniversaire d'un parti politique doit se célébrer le jour de sa création. Mais à Djibouti, vu la misère sociale qui galope dans les rues, vu la dégradation des services publiques basiques (santé et éducation) et les lenteurs de salaires qui n'en finissent plus d'arriver, le Parti sclérosé de notre ami Guelleh n'a pas fêté son anniversaire, comme il avait l'habitude de le faire !

C'est donc un 4 mars noir pour tous les militants de ce Parti qui ont du adhérer de force, mais qui ne se sont jamais sentis comme des vrais militants associés à la vie politique de notre pays.

Rappelons, pour ceux qui n'ont pas connu les années folles du Parti (Aden Robleh le savait aussi) que ce Parti a été créé de toutes pièces par l'ancien dictateur pour surveiller de plus près la population et surtout les intellectuels qui rentraient au pays après avoir fini leur scolarisation dans les Universités françaises.

Un plagiat que Gouled avait su utiliser avec beaucoup d'attention. Notre ami Guelleh a hérité de ce Parti adossé sur le tribalisme où les opinions des militants
bidons ne sont jamais prises en compte.

L'ancien ministre de la justice M Moumin Bahdon Farah avait tardivement appris que le Secrétaire général adjoint, un certain Guelleh voulait prendre le leadership et transformer le Parti en une machine à diviser les gens. La doctrine qu'utilise le RPP est le tribalisme (la drogue des djiboutiens).

Le PRD et le PND sont devenus, à ses yeux, les bêtes noires, que le régime devait
éliminer de la course en affirmant que l'application des programmes de ces deux partis auraient mis le pays à genoux. A cela, il convient d'ajouter le racket officiel et le système de bakchich politicard qu'impose le RPP à la population de notre pays.

Le journal Le Progrès s'est mis en tête de s'imposer face au renouveau de DAF.. chose qui est censée égarer les lecteurs.

Cher Guelleh, cesse de mentir et dit clairement au peuple que tu n'a plus rien a lui donner et sauves-toi vite ! En effet, il vaut mieux que tu démissionnes immédiatement plutôt que de subir bientôt un sort semblable à celui qui a été réservé au Maréchal Mobutu Sesé Seko. Les 175 membres du Comité central dorment aujourd'hui parce qu'ils ont tous peur des conséquences de la terrible répression que tu poursuis et aussi de recevoir l'invitation à séjourner dans la sinistre prison de Gabode par laquelle sont passés la majorité des politiciens.

Cher Guelleh, ta mascarade a assez duré et le Peuple ne veut plus d'un homme qui est sans cesse jaloux de son périmètre de pouvoir.

Cher aîné, ,je ne vois pas d'autre alternative pour toi que la démission. Tu ne peux plus faire autrement aujourd'hui que de rendre des comptes au Peuple de la République de Djibouti. Alors de grâce, réfléchis avant qu'il ne soit trop tard, et ne sois pas imbu du pouvoir que tu as honteusement volé aux Djiboutiens un certain 9 avril 1999.

chiné dit assbaro.

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12/03/02 A LIRE DANS LOI -> CDE - La saga de la privatisation reprend

LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 09/03/2002
La saga de la privatisation du Chemin de fer djibouto-éthiopien (CDE) vient d'être relancée. (...). [Total : 52 Mots].


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11/03/02 Hommage de la LDDH à tous les Défenseurs des Droits de l'Homme.


Le Président

Note liminaire.

Cet " Hommage " a pour seul objectif de témoigner les remerciements et les encouragements à tous les Défenseurs des Droits de l'Homme, qui se battent pour la dignité humaine, pour la dignité du peuple de la République de Djibouti, pour la dignité de la citoyenne et du citoyen djiboutien.

Il se peut que certains intellos djiboutiens ou non djiboutiens s'insurgent contre l'emploi du mot " Hommage " je tiens à prévenir et à préciser que le mot " Hommage " n'est pas à titre posthume. Ce n'est pas " l'Oraison funèbre " de Bossuet.

Cet " Hommage " est naturellement un remerciement et une reconnaissance, cet " Hommage " est naturellement un encouragement des victimes djiboutiennes, remerciements et encouragements qui sont adressés, à travers Jean-Loup SCHAAL et ses amis de l'ARDHD, remerciements et encouragements qui sont adressés à tous les Défenseurs des Droits de l'Homme.

A mon avis, cet " Hommage " est, peut-être un sermon, qui revient à dire " riches, portez le fardeau des pauvres ", un sermon sur l'éloge des actions constantes et positives en faveur des opprimés djiboutiens.

Je souhaite, de tout cœur, que cet " Hommage " soit bien compris, soit compris au moins dans le sens du combat permanent contre l'injustice, contre les riches parvenus sur le dos de ceux qu'ils gouvernent.

Et comme dirait Bossuet dans le (Sermon sur l'Eminente Dignité des pauvres dans l'Eglise) : " car quelle injustice, mes frères, que les pauvres portent tout le fardeau, que tout le poids des misères aille fondre sur leurs épaules "

Avec mes sentiments déférents et mes fidèles amitiés

Jean-Paul,

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11/03/02 Information lecteur : le colonel Aden Ali Ahmed libéré ...

Le colonel Aden Ali Ahmed est sorti samedi 9/03/02, libre, de la prison d'Ottawa. Il est en tres bonne sante et les autorites canadiennes s'interrgoent sur son expulsion du Canada en direction de Djibouti.

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10/03/02 Selon une déclaration de DINI à l'AFP, le FRUD devient un parti politique à Djibouti.

AFP International - Lundi 4 Mars 2002 - 14:52 GMT - 15:52 Heure Paris

L'ancienne rébellion afar du FRUD-armée devient un parti politique.

DJIBOUTI, 4 mars (AFP). Le Front pour la Restauration de l'Unité et la Démocratie (FRUD-armée), ancienne rébellion afar, est devenu un parti politique, a annoncé son leader, l'ancien Premier ministre Ahmed Dini Ahmed dans un communiqué transmis lundi à l'AFP.

Ahmed Dini avait signé le 12 mai 2001 un accord de paix avec le gouvernement djiboutien qui a mis fin à dix ans de conflit.

"Le FRUD-armée est désormais toléré en tant que parti politique et va mener des activités partisanes", a indiqué M. Dini dans le communiqué. Le parti deviendra en septembre le FRUD-national, a-t-il précisé.

Une aile modérée du FRUD avait signé un accord de paix avec le gouvernement en décembre 1994.

kh/jhl/lp tmf

Note de l'ARDHD : il y a manifestement un fossé entre les déclarations de DINI et celles qui ont été attribuées au représentant du FRUD à Bruxelles par un lecteur dans notre précédent numéro.

Nous ne sommes pas en possession du communiqué du FRUD à Bruxelles (publié partiellement dans le numéro B136b) et nous lançons un appel au représentant du FRUD en Belgique et/ou aux lecteurs, afin que ceux qui en détiennent une copie puissent nous la faire parvenir pour qu'il soit publié intégralement sur ce site, ou si c'était le cas, qu'il apporte un démenti. A l'avance merci.

13/03/02 : Guelleh aurait refusé l'enregistrement du FRUD- National en tant que Parti.

On dit que Guelleh aurait débouté DINI dans sa demande d'enregistrement du Parti politique FRUD National. Il lui aurait simplement placé sous les yeux les termes de l'accord de mai, qui sont explicites et précis ... Dini avait bien accepté de signer le fait que son Parti serait toléré jusqu'en Septembre 2002 et qu'il ne pourrait être constitué légalement qu'à partir ce cette date. De quoi se plaindrait-il ? sur ce plan ? Nous aimerions tous qu'il respecte les autres points avec autant de ponctualité, car il semble que ce ne soit pas toujours le cas.