ARDHD
Observatoire de la situation
des Droits de l'Homme
à Djibouti
4ème année


Bulletin d'information et d'alerte N° B 138
Du 16 mars au 22 mars 2002

 

20/03/02 Alerte pour les 12 prisonniers politiques et réaction aux déclarations inadéquates du Procureur de la République
20/03/02 Le Procureur Général de Djibouti, Ali Mohamed Abdou, est élu Homme de la Semaine.
20/03/02 Lettre ouverte du GIDEU au Secrétaire général de la Ligue arabe pour l'informer de la situation catastrophique des D.H. à Djibouti
20/03/02 « Ce n'est pas parce qu'il y a une indignité dans la vie qu'il faut s'en accommoder. » (Transmis par un lecteur)
20/03/02 "Le temps du colmatage est terminé"(Transmis par un lecteur)
19/03/02 Annonce de la journée internationale pour la libération des prisonniers politiques du 23 mars.
19/03/02 Pourquoi le juge Borrel aurait-il été assassiné ? (Témoignage d'un lecteur)
18/03/02 Un nouvel outil de recherche sur le site ARDHD, en expérimentation depuis aujourd'hui.
18/03/02 Communiqué de mise au point du FRUD-ARME
17/03/02 Le jeu de LOI. Comment jouer avec IOG, sans se faire tuer ! (par Roger Picon)
17/03/02 Radio-trottoir : un grand froid entre Paris et Djibouti ! ISMAEL OMAR GUELLEH SERAIT PLUS SENSIBLE AU PARFUM DU DOLLAR QU'A CELUI DE l'EURO.
15/03/02 REBONDISSEMENT DANS l'AFFAIRE BORREL (RFI)
15/03/02 A lire dans LOI : Voix dissonantes au Frud
15/03/02 Espoir (Poeme de Dany Guyot)
15/03/02 LETTRE OUVERTE AU GOUVERNEMENT ET AUX AUTORITES DJIBOUTIENNES (GIDEU)

bulletin B137

..bulletin B139




Avis : nous ne pouvons pas vérifier toutes les informations transmises par les lecteurs.

Nous rappelons que les courriers des lecteurs sont publiés sous leur seule responsabilité et que l'action de l'ARDHD se limite à les insérer dans ces colonnes en ajoutant la mention l'Lecteur".

Pour des raisons de sécurité les publications peuvent être publiées de façon anonyme, mais l'ARDHD conserve le double des messages E-Mail. l'ARDHD s'engage en contrepartie à publier les réponses à ces courriers et/ou les rectificatifs. Elle se réserve la possibilité de mettre un terme aux polémiques.

   

20/03/02 Le Procureur Général de Djibouti, Ali Mohamed Abdou, est élu Homme de la Semaine.

Pour sa déclaration sur RFI, dans laquelle il a démenti tous les propos alarmants de la LDDH, concernant l'état de santé des 12 prisonniers politiques en grève de la faim depuis le 27 février 2002. Pour le fait qu'il bafoue le droit et la constitution en les maintenant en prison sans jugement. Pour faire traîner depuis quinze mois, le traitement du dossier de ces hommes, injustement incarcérés, en utilisant des moyens dilatoires.

"Je m'insurge contre les propos fantaisistes et sans fondement d'un Opposant
en manque de sensation politique, qui pense à prodiguer à ces personnes inculpées."


Pour toutes ces raisons, nous lui décernons le titre d'Homme de la Semaine, afin de le signaler particulièrement à l'opinion internationale et aux services occidentaux en charge de l'étude des dossiers des réfugiés, dans l'hypothèse où il lui prendrait l'envie, un jour, de s'expatrier avec sa famille, comme l'ont fait tant d'autres.

Peut-être sera-t-il un jour recherché par une justice internationale devant laquelle il devra répondre des faits énoncés ci-dessus et de bien d'autres commis uniquement pour s'attirer les faveurs de la dictature et non pour appliquer le droit.

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20/03/02 Alerte pour les 12 prisonniers politiques et réaction aux déclarations inadéquates du Procureur de la République



Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 7 MARS 2002


Mise au point sur la déclaration politique du Procureur Général du Tribunal
de Djibouti en réponse à la déclaration du Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains, Défenseur des Droits de l'Homme qui s'inquiétait de l'état de santé, suite à la grève de la faim et du refus récent aux épouses de rendre visite à leur mari en Détention Arbitraire depuis 15 mois.


Hungguri siyaasaddeed iyo Caddaladda kala dhawra, kala dhawra. ( Il faut
toujours séparer les ambitions politiques et l'exercice de la Justice. ).


Quinze mois, jour pour jour, de détention arbitraire, de 12 policiers, détention arbitraire décidée par le Ministère public ;

Quinze mois, jour pour jour, que 12 policiers demeurent en détention arbitraire pour un soit disant coup d'Etat ;

Quinze mois, jour pour jour, de détention arbitraire de 12 policiers en grève de la faim depuis mercredi 27 février 2002 pour protester contre l'injustice, contre l'opacité et les manoeuvres dilatoires, contre le manque de transparence et la dérive du procès vers le politique et les tentatives de division tribale et/ ou clanique ;

Suite aux déclarations, sur les ondes de RFI le 06/03/02, du Président de la
Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) sur la situation alarmante des
détenus arbitraire en grève de la faim.


Le 07/03/02 sur les ondes de RFI, le Procureur Général a répondu par une
déclaration de démenti formel aux aspérités bassement politiques.


Le Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) regrette les
propos du Procureur Général, qui tend à mener le débat judiciaire sur un faux terrain politique avec des termes et un langage de «leader d'un Parti Politique au Pouvoir » ( Voir à la fin du Communiqué les deux interviews).


Le Président de la LDDH regrette les propos frisant la diffamation et l'intimidation prononcés par le Procureur Général lors de son interview diffusé aujourd'hui par RFI.

Le Président de la LDDH s'élève contre la légèreté avec laquelle le Procureur Général confond la politique et la déclaration d'un Défenseur des Droits de l'Homme dénonçant la non-assistance médicale et les tortures morales et psychiques infligées à 12 policiers en détention arbitraire.

Le Président de la LDDH précise haut et fort en parfait diapason avec les Défenseurs des Droits de l'Homme, qu'il continuera avec détermination et conviction à s'opposer, à combattre l'impunité, à dénoncer et combattre toutes les détentions arbitraires, à dénoncer et combattre toutes les infractions aux Lois en vigueur, toutes les infractions à la Constitution notamment son titre II sur le respect des Droits de la Personne Humaine, toutes les infractions et violations de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, toutes les violations des instruments internationaux portant sur les libertés fondamentales comme celui de la libre circulation des Biens et des Personnes et le Droit d'Aller et Venir.

Le Président de la LDDH souhaite et demande à certains Juges debout de ne
pas hésiter à mettre en veilleuse leur ambition politique, leur ambition personnelle, surtout lorsqu'ils exercent leur noble fonction de magistrat,
leur noble responsabilité à faire respecter en toute impartialité les Lois
en vigueur, lorsqu'ils exercent leur noble devise « en mon âme et conscience
».

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) prend bonne note du récent
engagement du Procureur Général « à audiencier leur affaire en toute priorité » ; toutefois, elle émet toutes ses réserves quant au lot des vices de formes, aux infractions et aux violations, qui, inéluctablement, éclateront en plein jour, si le droit à la Défense sera assuré aussi par des Avocats en provenance de l'extérieur, si l'acceptation de la présence d'Observateurs des Défenseurs des Droits de l'Homme sera admise avant et lors des procès, si la transparence, la non-ingérence et la non-interférence par des ordres de l'Exécutif seront réellement effectives, alors la sérénité de la Justice primera.

M. NOEL ABDI
Jean-Paul

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Interview par M. ABDI ADEN du Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) M. Jean-Paul NOEL sur les ondes de RFI le 6 mars 2002.


Les visites sont pratiquement interdites depuis le jour de la grève. Hier après-midi, je me suis encore rendu à la prison de Gabode pour m'inquiéter de la situation.


J'ai appris que même les épouses ne pouvaient pas les visiter puisqu'il y avait une épouse qui était là et s'inquiétait de l'état de son mari.


Un Capitaine est déjà hospitalisé, un autre Caporal, hier après-midi, qui était très souffrant, l'un des deux Procureurs a, paraît-il, refusé qu'on l'hospitalise et la situation du Colonel, d'un Commandant, et de deux Sous-Lieutenant est alarmante.

Nous pensons que la situation actuelle est très, très grave, très grave dans la mesure où, même les premiers soins ne sont pas donnés, les visites des
Procureurs sont plus régulières que les visites des médecins, nous pensons que là, il y a un cas de non-assistance à personne en danger et nous lançons un Appel pressant à l'Observatoire des Prisons, ainsi qu'à l'Organisation Mondiale contre la Torture (OMT).



Interview par ABDI ADEN du Procureur Général M. Ali Mohamed Abdou sur les ondes de RFI le 7 mars 2002.


Il est tout à fait faux de prétendre que nous refusons la visite des familles à la prison de Gabode, pour la raison toute simple que toutes familles peuvent se rendre aux jours de visite fixés par l'Administration pénitentiaire, et aux heures fixées par l'Administration pénitentiaire conformément aux dispositions légales en vigueur.

Je m'insurge contre les propos fantaisistes et sans fondement d'un Opposant
en manque de sensation politique, qui pense à prodiguer à ces personnes inculpées.

Il faut le rappeler les faits criminels des tentatives de coup d'Etat, avec les circonstances que ce coup d'Etat a entraîné mort d'hommes et destruction
d'édifices publics.


Qu'ils ont intérêt à garder leur sérénité, que cette affaire sera jugée et qu'il ne sert à rien de faire le jeu de politicien en manque de sensation.

Donc, je prends l'engagement d'audiencier leur affaire en toute priorité, et je me ferais en devoir de répondre à toutes leurs suggestions.

Tout ce que je leur demande c'est d'être en bonne santé et d'être en forme
pour l'audience future qui aura lieu très prochainement.

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20/03/02 Lettre ouverte du GIDEU au Secrétaire général de la Ligue arabe pour l'informer de la situation catastrophique des D.H. à Djibouti

Lettre ouverte
à Amr Moussa,
Secrétaire général de la Ligue Arabe
Beyrouth

 

le 22 Mars 2002

 

Excellence,


Le Sommet de la Ligue Arabe va se dérouler à Beyrouth (Libnane ) le 22 et 25 Mars 2002, réunissant plus les 22 chefs d'états. Par la présente lettre, nous voulons porter à votre connaissance les événements récents dans notre pays pour témoigner que le gouvernement de Djibouti ne tient pas compte des interventions de la communauté internationale au sujet des Droits de l'Homme et continue de poursuivre sa politique de violation des Droits de l'Homme a Djibouti .

Nous nous adressons à vous, en votre qualité de secrétaire général de Ligue arabe, afin que celui-ci exige de manière plus forte le respect des droits de l'Homme à Djibouti, ce qui passe obligatoirement par la résolution de la question des prisonniers politique .

Le monde arabe porte une responsabilité certaine pour l'avenir de la République de Djibouti et de son peuple, elle se doit d'intervenir de tout son poids pour la paix, pour une solution au problème des prisonniers politique Djiboutiens (comme le demande ce peuple) et doit se montrer exigeante sur les droits humains, tant dans l'intérêt des peuples Djibouti, que dans celui des peuples de l'Union arabe .

Les Pays arabes sont fidèles au respect des Droits de l'Homme, à la Liberté et à la Démocratie, le Sommet de la Ligue arabe ne peut garder le silence devant les actes totalitaires et répressifs des autorités Djiboutiennes.

Nous pensons que des actes forts de la Ligue arabe sont nécessaires pour que la république de Djibouti prenne le chemin de la paix et de la démocratie.

Nous avons été alertés sur l'état de santé des prisonniers politique qui est très préoccupant.


Nous vous demandons d'intervenir auprès du Gouvernement Djibouti en faveur de la libération des prisonniers politique .

GIDEU, organisation dont le but est d'œuvrer pacifiquement pour les Droits de l'Homme, la Liberté et la Démocratie à Djibouti, demande instamment aux délégations des pays de la Ligue arabe participant au Sommet d'user de votre influence auprès des autorités Djiboutiennes pour faire respecter le Droits de l'Homme et sur les principes démocratiques .

Votre intervention serait en cohérence avec les valeurs qui animent la Ligue arabe et pourrait contribuer à ce que le Gouvernement djiboutien fasse un premier pas vers la Démocratie.

En espérant que vous prendrez en considération notre requête,

Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire général, nos respectueuses salutations.

Harbi Elabe
Gideu@hotmail.com

Note de l'ARDHD : notre association s'associe pleinement à la démarche du GIDEU, qu'elle soutient sans réserve.

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20/03/02 « Ce n'est pas parce qu'il y a une indignité dans la vie qu'il faut s'en accommoder. » (Transmis par un lecteur)

Le Front pour la Restauration de l'Unité et de la Démocratie (FRUD) est, depuis jeudi dernier, le premier parti d'envergure à se prononcer officiellement en faveur du boycott des élections législatives à venir. Un boycott, un rejet de l'élection en fait, "au-delà duquel il y a lieu de lancer, déjà, l'idée d'une alternative pour le pays", pour paraphraser le président du FRUD.


Est-ce qu'il y a une place, même minime, pour le courant démocratique dans le jeu institutionnel aujourd'hui ? (...) Djibouti peut-elle se permettre de prolonger le statu quo actuel ?", finalité des négociations en cours et des élections à venir. l'instance suprême du FRUD répond par la négative.

Emanant pour cause d'un acteur ayant eu à mener le combat contre le régime actuel de tout temps. "Nous ne sommes pas une association mais bien un parti politique", ironise le président du FRUD pour rétablir le débat en ses termes appropriés. "'on ne peut accuser le FRUD, le nôtre, d'avoir fui ses responsabilités "pour avoir assumé toutes ses positions de façon publique". Notamment celle consistant à rejeter une négociation et une élection scellées en amont.


"La technologie de la fraude est une spécialité du régime (...) Les informations que nous avons nous laissent penser que des discussions ont lieu et que les quotas sont quasi définitivement répartis en fonction de la servilité des structures sur lesquelles compte s'appuyer le régime (...) (Je sais ainsi) que l'on a réservé quelques sièges à Mr DINI."

« Et à cette recomposition autoritaire d'une classe politique factice, les démocrates républicains sur le dos desquels se fera la chose sont tenus d'opposer la réaction politique salutaire : "Ce n'est pas parce qu'il y a une ndignité dans la vie qu'il faut s'en accommoder." Partant de ce déchirant constat, le leader du FRUD énonce le souhait que "'ensemble des forces se réclamant de la démocratie se montrent conséquentes".

"Nous avons entamé la politique dans la clandestinité", rappellera-t-il, par ailleurs, en guise de réponse à l'interrogation quant au sort de son parti en dehors des institutions. Et pour l'immédiat, le FRUD, assure son président, se fixe la mission de mener campagne pour le boycott. "Nous allons prendre langue avec les forces démocratiques" pour une éventuelle initiative commune. Mais il est d'ores et déjà acquis, insiste le président, que "Djibouti est arrivée à la fin d'un cycle historique lourd" qu'il s'agit surtout de fructifier. "De toutes les façons, de toutes les avancées réalisées à Djibouti, aucune n'a jamais été le fait du régime", conclut l'orateur.

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20/03/02 "Le temps du colmatage est terminé" (Transmis par un lecteur)

Le président du Front pour la Restauration de l'Unité et de la Démocratie (FRUD), a été, ce week-end, l'hôte de la ville de Bruxelles .Une occasion pour le leader du FRUD de rencontrer, outre l'encadrement local du parti, les représentants de la société djiboutienne de la ville. Le choix de la ville de Bruxelles n'est pas fortuit. C'est le siège de l'opposition en exil ou « gouvernement en exil ».


D'emblée, le numéro un du FRUD a eu à retracer le cheminement de son parti depuis sa création. "Nous avons un parcours, nous avons des convictions et nous sommes déterminés à les faire aboutir", martèlera le président en soulignant qu' "autant nous ne nous laisserons pas entraîner sur le terrain de la surenchère et de la démagogie, autant nous ne cèderons pas un iota par rapport aux valeurs sur lesquelles est construit notre parti".


Abordant la situation du pays, le président du FRUD dressera un tableau noir. Ce qui lui fera dire que "le régime djiboutien a accompli l'un des désastres les plus graves de notre histoire". Pour étayer ses dires, l'orateur signalera qu'"aucun problème social n'a été réglé. Bien au contraire, les choses sont en train de s'accumuler et de s'aggraver. La jeunesse djiboutienne est poussée au bord de l'explosion".


Les élections et les négociations en cours ont été également des moments
forts de l'intervention de numéro un du FRUD.


Parlant du dernier communiqué de DINI, le leader du FRUD rappellera : "Nous ne sommes pas de ceux qui surfent sur le sang des martyrs et nous nous sommes interdits toute compétition partisane... »


S'agissant des prochaines élections, on décèlera dans les propos du leader du FRUD une tendance lourde au rejet de cette consultation électorale. Qualifiée comme "une fumisterie de plus", par l'orateur, qui rappellera la situation grave du pays, citera également la loi électorale, qu'il considère comme "une codification de la fraude".


Il rappellera aussi les propos tenus à ce sujet devant l'ancien président du FRUD, Mr DINI par rapport à la crédibilité des négociations et surtout de l'élection à venir : "Quand on conteste le droit à la vie et à la liberté d'expression à des citoyens, comment voulez-vous me convaincre qu'ils vont respecter notre voix dans l'urne ?»


A une question sur les accords du 12 mai dernier, il répond que « le document que nous avons rédigé lors des Assises Nationales tenues à Garbanaba du 18 au 21 novembre 2000 pose les jalons d'un Etat de droit. Nous savons quelle est l'antithèse de ce pouvoir. Nous savons aussi qu'il ne pourra jamais l'accepter, à moins qu'il ne décrète sa mort et sa disparition. Nous maintiendrons la pression jusqu'à satisfaction de cette plate- forme. Et elle se fera avec, sans ou contre ce pouvoir. C'est à lui de choisir la solution la moins fatale pour lui. Le temps du colmatage est terminé. La population est mobilisée. Elle attend toujours. Le combat continue».

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19/03/02 Annonce de la journée internationale pour la libération des prisonniers politiques du 23 mars.
Nos développeurs ont réalisé la bannière animée pour annoncer cette journée. Elle est installée sur notre site et elle présente tous les prisonniers politiques.


Avis à tous les Webmaster : nous sommes à votre disposition pour vous envoyer cette bannière, si vous souhaitez l'installer sur votre site, afin de renforcer l'annonce de cette journée.

Il suffit de nous envoyer un mail à l'adresse : equipe@ardhd.org et nous vous renverrons le fichier ban1.swf (env. 100 Ko).

Merci à toutes les Associations de vous mobiliser pour le 23 mars et de nous informer de ce que vous avez entrepris pour attirer l'attention de l'opinion internationale sur la situation dramatique de ces douze prisonniers politiques. Nous assurerons la publication de vos informations.

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19/03/02 Pourquoi le juge Borrel aurait-il été assassiné ? (Témoignage d'un lecteur sous sa responsabilité)


Note de l'ARDHD : un lecteur, apparemment concerné et bien informé nous a transmis ce témoignage que nous publions avec toutes les réserves possibles. Nous n'avons aucun moyen de vérifier ni les faits ni les accusations potentielles que notre Association ne porte pas. Si nous avons quand même décidé de le publier, c'est parce qu'il présente une version cohérente des événements qui auraient pu conduire à la mort du Juge Borrel. Nous laissons aux lecteurs le soin de se forger leur opinion et de nous adresser s'ils le souhaitent des rectificatifs ou des confirmations. Le reste appartient à la Justice qui suit cette affaire.

Avant de commencer, je tiens à présenter mes condoléances aux familles des deux djiboutiens morts dans l'écrasement de leur avion. Qu'ALLAH, les accueille dans son paradis.

Encore une mise en scène du frud-guellien pour torpiller la réconciliation et pour détourner l'attention des Djiboutiens de l'affaire du juge qui aurait pu avoir été assassiné sur ordre de Guelleh.

Je viens de lire notre journal et je tiens à remercier tous ceux qui ont travaillé pour que notre site soit opérationnel et nouveau.

Le FRUD vient encore de se diviser pour la seule raison du fric et pour plaire au Prince qui pourrait être rattrapé par l'histoire (affaire Borrel). Guelleh ne veut pas que le peuple djiboutien sache qui aurait pu commanditer l'assassinat du Juge Bernard Borrel.

Le juge Parlos, qui est venu à Djibouti, devrait aussi se rendre en Érythrée parce que ce pays abrite un dénommé Awaleh Guelleh Assoweh qui était présent lors de la discussion entre les barons du crime. Le juge et Madame Borrel ne trouveront rien à Djibouti sauf des déclarations anodines pour affirmer que personne n'a rien vu ni entendu, même Moumin Bahdon Farah qui était à l'époque Ministre de la Justice après son coup manqué contre l'actuel Président de l'Assemblée nationale, M Said Ibrahim Badoul.

Madame Borrel, je vous conseille de vous renseigner pour savoir où est passé le Sergent Mohamed Hassan Farah qui était emprisonné avec Awaleh Guelleh. Lors de la visite du Président érythréen M Afworki, Guelleh avait demandé aux services secrets érythréens de surveiller de près Awaleh Guelleh. On dit qu'il est en train de constituer un nouveau front Issa contre la dictature mise en place et soutenue par la France.

M. Parlos vous devriez poser des questions à l'Ambassadeur de France de l'époque, M Jean-Marie Momal (1995-1997) qui a été remplacé ensuite par M Bernard Le Tourneau (qui était avant en poste en Arabie saoudite).

Historique de ce décès et ce que je sais.
en septembre 1990, un attentat est perpétré à Djibouti par l'actuel homme fort du régime M Guelleh. C'est à la suite des terribles combats qui opposaient Issa et Gadaboursi en Somalie du nord, que les troubles ont éclaté. Ces combats étaient tellement féroces qu'il y a eu des échos jusqu'à Djibouti (il y avait déjà eu la même bataille en 1949).


l'Armée nationale djiboutienne avait participé à ces combats sous l'autorité du Colonel Zakaria Cheik Ibrahim. Le gouvernement avait décidé de punir les Gadaboursi qui étaient à Djibouti puisque chaque parti soutenait sa tribu.

M Guelleh avait alors imaginé, au cours d'une réunion secrète qui avait eu lieu dans une maison blanche, prés de l'0ued d'Ambouli et l'actuel pont italien, que le sang Issa devrait être vengé coûte que coûte

C'est alors qu'à Djibouti, on a enregistré des exactions, des tueries ainsi que des bagarres qui ont éclaté dans chaque quartier de la capitale (bien orchestrée par Guelleh et par son frère Idriss). Les quartiers les plus chauds étaient : Balbala, Carton, Quartiers 6 et 5 et enfin Quartier 7.

Guelleh aurait imaginé de faire commettre un attentat contre les intérêts de la France pour accuser les Gadaboursi. Le Ministre de l'Intérieur, de cette époque, M khaireh Allah Arred (dit Kayreh Pakistan) était, en haut lieu, le seul à ne pas être au courant de ce plan diabolique.

La place où avait eu lieu l'attentat était gardé par des agents de la FNS (actuelle FNP). Le Général Yacin Yabeh était parti 24heures plus tôt et il avait laissé le Commandement par intérim au Colonel God ainsi qu'à l'officier d'origine arabe Ali Hassan.

Après l'attentat, le Colonel God avait été placé aux arrêts de rigueur, tandis que le Commissaire Ali Ibrahim Goudal était suspendu de ses fonctions. Alors l'enfer s'est abattu sur la communauté Gadaboursi de Djibouti.

Les anales de l'histoire doivent être consultées. C'était un septembre noir .tous les gens ont été torturés à la Villa Chistophe, à la Brigade nord, à la Brigade d'Ambouli et enfin dans les Brigades 3, 4 et 5.

Souvent ceux qui torturaient avaient des liens de parenté avec ceux qui souffraient et qui subissaient, mais la furie, lorsqu'elle est lancée, ne connaît pas de limites. Le Ministre Gadaboursi, M Souleiman Farah Lodon ne pouvait pas parler s'exprimer, de même que M. Elabeh. Je tiens à dire que la tribalisation avait atteint alors un seuil critique et que le pays frôlait la guerre civile.

Nous tenons à remercier les habitants d'Arhiba (qu'Allah les aide) pour l'appui qu'ils ont donné aux jeunes Gadaboursi qui fuyaient la torture et la répression sauvage de Guelleh (En les cachant, ils ont sauvé des dizaines de jeunes d'une mort programmée).

Compte-tenu du fait que les Gadaboursi n'étaient pas responsables de cet attentat et que la France exigeait que l'on trouve les auteurs de cet attentat, le Juge Borrel est venu à Djibouti.

Le pouvoir de Guelleh n'a pas pardonné non plus aux frères Afars, d'avoir protégé les jeunes Gadaboursi et il a organisé la tuerie d'Arriba, le 18 décembre 1991 (bien calculée). Guelleh savait bien manœuvrer. Pour contrer le rapport
d'Amnesty international, il a distribué de l'argent sale à ceux qu'il avait torturés.


C'est à ce moment qu'a commencé l'exil forcé pour des centaines de Djiboutiens qui ont émigré au Canada et en Hollande (en Hollande, j'ai rencontré des gens qui avaient été torturés sur ordre de Guelleh.

Le Juge Borrel est venu à Djibouti pour demander à voir et à discuter avec les torturés et pour préparer un rapport à remettre au Parquet de Paris. Guelleh
avait été averti des agissements de ce Juge. Les Services secrets djiboutiens filaient de près le Juge Borrel qui continuait tranquillement son enquête et qui avait en main des preuves claires de la culpabilité de Guelleh dans l'attentat du Café de Paris.


Posez donc la question à l'Ambassadeur de l'époque M Claude Soubeste qui a été remplacé ensuite par M. Régis de Benenet. Le Ministre de l'époque M. Moumin Bahdon Farah en savait quelque chose. M Guelleh ne supportant pas que ce juge vient fourrer son nez dans les affaires de l'État, il aurait décidé de l'éliminer avant que celui-ci ne puisse rentre en France avec son rapport pour le Parquet de Paris. Le Ministre de l'Intérieur français, M. Charles Pasqua devrait lui aussi savoir des choses sur l'assassinat du Juge Borrel.

Pour Guelleh, il était urgent d'agir avant que ce Juge ne parte. Je me suis souvent posé ces questions :
Pourquoi Guelleh aurait-il fait supprimer ce Juge et pourquoi lui ? Beaucoup de juges sont passés au pays et ils n'ont jamais été inquiétés, mais pourquoi celui-la ?.


Le Juge, s'il était rentré à Paris, aurait du ouvrir une instruction judiciaire contre Guelleh et celui-ci n'aurait pas pu se présenter aux élections de 1999. La France, vu ce dossier, aurait exercé des pressions terribles sur le vieux Gouled pour qu'il livre Guelleh à la Justice française comme l'avait fait le Soudan avec Omar el Bachir en livrant le terroriste Carlos. Guelleh ne voulait pas devenir Carlos et il aurait alors imaginé cette mascarade. Les gens qui savaient quelque chose sont avec lui comme le Président bidon du PND M Mahdi ainsi que Houmed Souleha, l'ancien Président de l'Association des Droits de l'Homme et des Libertés (il est passé plusieurs fois par la Villa Christophe pour avoir trop parlé sur RFI)

Aujourd'hui le courant de l'histoire pourrait rattraper ce dictateur et qu'ALLAH l'attende lui aussi dans la tombe pour régler bien des cas. Madame Borrel, votre mari n'est pas mort pour rien et sachez que la Communauté des Djiboutiens exilés est avec vous et vous soutient.


Parmi ceux qui auraient pu être les commanditaires du septembre noir et de l'attentat :


Ismail Omar Guelleh
Hassan Saïd
Colonel Hoche (décédé)
Comnadant Mahdi
Sous Lieutenant Iftin "père"
Député Djama Djilal
Général Yacin Yabeh
Djama Ali Guelleh (il a ordonné de couper le courant à cette heure )
Moumin Bahdon Farah
Ismail Guedi Hared
Aden Chideh
Général Zakaria
Hassan Gouled (ancien Président)
Député Djama Aouled
Commissaire Salah Omar Hildid
l'entrepreneur Idriss Gahoundé importateur de Mitsubishi


Je laisse le soin au juge d'interroger tous ces personnages. Que la justice suive son cours librement.

Un torturé de Guelleh
qui a fui, pour se réfugier en Hollande.

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18/03/02 Un nouvel outil de recherche sur le site ARDHD, en expérimentation depuis aujourd'hui.

Depuis le temps que nous en parlions, le service de recherche multi-critères est désormais opérationnel. La version de test que nous vous proposons est limitée dans le temps. Elle concerne tous les numéros de La Liberté du 0 au 40, soit la période comprise entre le 26/09/99 et le 17/06/00.

Vous pouvez l'utiliser et nous faire part de vos avis et de vos critiques. Lorsque tous les articles auront été insérés dans cette base, nous disposerons d'un outil de recherche incomparable sur plus de 3.000 articles parus sur le site.

Cliquez ici pour tester ce nouveau moteur de recherche

Nous tenons à remercier l'Association RAWT qui a développé bénévolement cette application. Ses membres se sont beaucoup investis pour apporter leur contribution personnelle dans la lutte contre la dictature et nous leur adressons publiquement les félicitations qu'ils méritent largement.

A partir de maintenant, nous avons besoin d'aide pour transférer les articles dans cette base et nous lançons un appel aux bonnes volontés qui auraient du temps disponible et qui souhaiteraient s'investir ... Il n'est pas nécessaire de résider ni en Région parisienne, ni même en France, pour transférer les articles. La formation est relativement simple, mais il faut disposer d'un ordinateur et d'une connexion (de préférence haut débit) avec internet. La saisie se faisant on-line.

Si vous voulez contribuer à la saisie : cliquez ici

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18/03/02 Communiqué de mise au point du FRUD-ARME

FRONT POUR LA RESTAURATION
DE
l'UNITE ET DE LA DEMOCRATIE
- FRUD - Armé -


Djibouti, le 17 mars 2002

COMMUNIQUE DE MISE AU POINT

Dans un communiqué de presse l'fait à Bruxelles le 8 mars 2002' l'ancien représentant du FRUD en Europe, M. MOHAMED KADAMI, se disant l'Président du comité provisoire du FRUD' prétend remettre en cause la légalité organisationnelle qui a présidé à la signature de l'Accord de Paix du 12 mai 2002 : ce qui appelle de notre part les remarques suivantes :

1) M. MOHEMED KADAMI avance que le Président DINI a signé l'Accord de Paix sans consulter le Conseil Central ; ce qui est une contrevérité puisque, dans se réunion extraordinaire tenue le 22 mai 2001 à Garbanaba. Ce même Conseil Central a unanimement approuvé le contenu de l'Accord du 12 mai 2001, tout comme il avait approuvé celui du 7 février 2000 lors de son congrès extraordinaire d'Awas des 5 et 6 avril 2000 au cours duquel le Président DINI avait d'ailleurs été officiellement mandaté pour finaliser les négociations débutées à Paris. Enfin, les Assises Nationales tenues à Garbanaba du 18 au 21 novembre 2000 ont confirmé ce mandat de finalisation.

2) La réunion extraordinaire du Conseil Central du 22 mai 2001, qui a approuvé le contenu de cet accord, a en même temps décidé la dissolution de l'organisation militaire, la démobilisation et le désarmement ; ce qui fut intégralement accompli comme l'atteste le l'bûcher de la Paix' du 7 juin 2001 au cours duquel ont été brûlées toutes les armes déposées par nos combattants. Il ne reste donc pas de rebelles en armes, ni au Nord ni au Sud de la République de Djibouti.

3) Etant une organisation où tout débat constructif est le bienvenu, le FRUD-armé reconnaît à M. MOHAMED KADAMI le droit d'être en désaccord avec les acquis de cet Accord. Toutefois, seul le décalage dû à l'éloignement spatial l'autorise à en ignorer la véritable légitimité. C'est parce qu'il est loin des retards de salaires, de l'appauvrissement généralisé et du gâchis causés par la guerre, qu'il peut encore se permettre de prôner la poursuite des combats fratricides : le Peuple djiboutien est fatigué de cette guerre et n'aspire aujourd'hui qu'à une Paix juste et durable pour se consacrer, avec des dirigeants responsables, au Développement du pays.

4) Quant à des l'Assises Nationales' d'une organisation armée, d'ailleurs inexistante, qui ne seraient tenues les l'5 et 6 mars 2002 dans le district de Tadjourah', il est regrettable que notre ancien Représentant en Europe verse aussi maladroitement dans une désinformation qui ne peut que nuire à l'avenir de sa crédibilité : une réunion dont il serait tenu informé à 6.000 km aurait certainement eu quelque écho à Djibouti-ville situé, à 60 km de son prétendu lieu de déroulement et encore plus dans la région de Tadjourah.

'Il est plus difficile de faire la guerre que la paix' disait Clemenceau. Notre Organisation a résolument opté pour la voix difficile de la Paix, convaincue que les conditions politiques et institutionnelles (acquis majeur de l'Accord de Paix du 12 mai) sont aujourd'hui réunies pour que le changement que le Peuple djiboutien appelle de ses vœux et attend avec impatience devienne réalité. C'est, avec l'application de toutes les dispositions contenues dans cet accord, son fonctionnement actuel en tant que parti politique et sa transformation prochaine en FRUD-National, l'œuvre de longue haleine qui attend notre Organisation, confortée en cela par le soutien populaire qui lui est déjà témoigné.

C'est à tout ce travail de Reconstruction du Pays et d'amélioration des conditions de vie des djiboutiennes et des djiboutiens que le FRUD-armé invite son ancien Représentant en Europe à s'associer, à la place légitime que lui accorde le respect dû à son engagement et à ses sacrifices : la Réalité se situe sur le seul terrain du concret, pas sur Internet !


Le secrétaire à la Communication du FRUD-armé
Porte-parole
ALI MAHAMADE

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17/03/02 Le jeu de LOI. Comment jouer avec IOG, sans se faire tuer ! (par Roger Picon)

Attention IOG est connu pour être un très mauvais joueur. Vérifiez qu'il n'est pas armé avant de jouer avec lui. Si vous gagnez, surveillez aussi vos arrières : on ne sait jamais l'un de ses sbires pourrait vous planter un coup dans le dos puis vous asperger d'essence avant d'enflammer votre dépouille et de la déposer au bord de l'eau .... C'est la nouvelle forme du suicide à la djiboutienne !

Le jeu de Loi, version Ismaël Omar.
(par Roger Picon)



Nous proposons à nos lecteurs un jeu librement inspiré du " Jeu de l'oie " et qui se pratique par lancement d'un dé. On peut y jouer seul ou à plusieurs.

Vous tombez sur la case 1.
C'est la case justice. Vous avez deux choix : vous relancez votre dé et vous éloignez au plus vite ou vous avez la possibilité de rester sur cette case mais, dans ce cas, vous devrez bénéficier de la protection d'Ismaël Omar.


Vous tombez sur la case 2.
Attention DANGER. Cette case est celle de l'opposition politique. Méfiez-vous des virages dangereux ou des changements de route ce malgré vos engagements passés et la confiance qu'avait fondé en vous le peuple. Si vous avez mauvaise mémoire ou désertez vos idéaux, allez vous abreuver à la case 9.


Vous tombez sur la case 3.
Vous avez le besoin de soins médicaux. Désolé, l'hôpital Pelletier et ses annexes ne sont plus en mesure de le faire. Par ailleurs si vous vivez en périphérie du pouvoir politique en place vous pouvez être pris en charge dans l'un des hôpitaux parisiens avec gratuité des soins et voyage aller-retour inclus. Cela s'appelle l'égalité des Droits face à la maladie.


Vous tombez sur la case 4.
Vous êtes opposant politique exilé. Vous tournez en rond depuis de nombreuses années car refusant d'adhérer à toute initiative en faveur d'une Union de l'opposition politique. Ce faisant vous faites le jeu du pouvoir en place. Le faites-vous par intérêt caché, par tribalisme d'un autre âge ou par ambition démesurée.


Vous tombez sur la case 5.
Vous êtes opposant politique, membre du PRD, fondé par le regretté Mohamed Djama Elabé. Vous êtes la cible privilégiés du pouvoir en place et subissez les actes les plus bas, les gestes les plus vils pour tenter de vous contraindre à mettre un genou au sol. Cela s'appelle le respect de la pluralité politique.


Vous tombez sur la case 6.
Bien.. très bien, vous avez une conduite exemplaire, voire aveugle, vis à vis du pouvoir politique en place. Vous méritez une récompense qui peut se traduire par le maintien de vos propriétés immobilières, immeubles - maisons - bars .., à laquelle Sa majestueuse majesté peut ajouter quelques milliers de dollars. Continuez et aller vous abreuver à la case 9.


Vous tombez sur la case 7.
Vous êtes sous la surveillance du SDS, Tout ce que vous dites ou faites est placé sous contrôle. Suivant que vous serez pauvre ou puissant, vous prenez le risque d'être placé dans l'une des cases 12 ou 10 … en simple visite.


Vous tombez sur la case 8.
Vous êtes sous la surveillance du SDS, Vous êtes devenu indésirable. Pour diverses raisons vous expatriez. La nation voit ainsi ses enfants s'éloigner. Gardez courage, le jour du retour est proche.


Vous tombez sur la case 9.
Vous êtes un bon … animal de compagnie.. pour le pouvoir en place. C'est bien ! très bien ! sa majestueuse majesté peut essuyer ses escarpins sur votre pelage en échange d'une écuelle.
Prenez garde tout de même, il va exiger toujours plus de vous et si vous veniez à prendre conscience de votre situation d'asservi à ses volontés vous iriez soit en case 10, si vous êtes puissant, ou en case 12 si vous n'avez que peu d'intérêt pour lui.


Vous tombez sur la case 10.
Vous n'avez plus aucune resposablité ni commandements. Désormais vous avez du temps libre. Pour vous occuper, IOG vous offre un séjour de moyenne durée au Centre National d'Hébergement de Gabode : massage, relaxation, temps libre.


Vous tombez sur la case 11.
Jusqu'à présent, vous aviez réussi à ne pas vous faire remarquer. Toujours prêt à défendre les réalisations du régime et à louer son père protecteur, le dictateur. Et voilà que votre ordinateur vous trahit, on retrouve des traces de consultation de sites interdits : GED, ARDHD, etc... Vous reculez d'une case et vous vous positionnez sur la 10

Vous tombez sur la case 12.
Castatrophe, vous passez plusieurs tours (de 2 à 6 ans) en Centre d'hébergement national, mais section longue durée. La nourriture se raréfie, les amis s'éloignent, le monde vous oublie, c'est le trou noir. Vous ne sortirez que si un adversaire tombe sur cette case. Le principe est que l'un remplace l'autre et que la case ne doit jamais être vide.

Vous tombez sur la case 13.
Le patron du jeu a des soucis. Alors il vous insulte et il vous gifle en public. Vous êtes morfondu, humilié, mais vous gardez votre poste et vos revenus officiels et occultes. Vos petits trafics personnels ne sont pas touchés, simplement pour être de nouveau en cours, vous versez un pourcentage plus important aux bonnes oeuvres du patron, par l'intermédiaire de sa femme.

Vous tombez sur la case 14.
Le jeu est fini. C'est le premier qui arrive sans encombres à cette case qui a gagné. En principe, c'est toujours IOG qui gagne, mais il y aura peut-être une exception avec vous et vous serez le Président du Gouvernement national de transition. Ne rêvez quand même pas trop !

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17/03/02 Radio-trottoir : un grand froid entre Paris et Djibouti ! ISMAEL OMAR GUELLEH SERAIT PLUS SENSIBLE AU PARFUM DU DOLLAR QU'A CELUI DE l'EURO.

Selon des informations obtenues de sources généralement bien informées, les rapports entre Paris et Son Excellence de Djibouti ne seraient plus au beau fixe, si tenté que l'on puisse avoir jamais cru que le chef de l'État français et son Premier Ministre ait pu apprécier, ne serait-ce qu'un instant, la dictature de l'abject pratiquée par Ismaël Omar alors qu'ils n'ont jamais cessé affrimer que tout doit être mis en oeuvre pour favoriser l'instauration d'États de droit au sein des pays qui composent la Francophonie.

La Francophonie, cette belle Institution que chacun ressort chaque année à pareille époque pour recevoir un coup de lustrage afin éviter qu'elle ne rouille dans ce qui fait l'un de ses fondements, le respect de l'humain..

A l'évidence et pour la diplomatie française, la réélection extrêmement contestable du Président zimbabwéen Robert Mugabe qui vient de promulguer de surcroît une loi sur l'information et qui s'en prend à la liberté de la presse indépendante et étrangère, aurait bien plus d'importance que la dictature, l'absence totale de liberté à Djibouti et 12 militaires emprisonnés depuis décembre 2000 dans la sinistre prison de Gabode et qui, face à l'indifférence du grand frère qui ferme les yeux, n'ont eu d'autre alternative que d'entamer une grève de la faim.

Que Son Excellence, qui a falsifié en toute impunité les élections présidentielles d'avril 1999 et qui s'est assis sur la Constitution ainsi que sur toutes les lois, se rassure ; nul ne va lui demander de promulguer une loi qui s'en prendrait à la presse indépendante et étrangère à Djibouti !.

Pour qu'Ismaël Omar promulgue une telle Loi ou nous ponde un décret interdisant la liberté de la presse encore faudrait-il que " l'objet" de l'interdit ait une existence dans le pays, ce qui est loin d'en être le cas. A l'exception de quelques journaux de l'opposition, placés sous un contrôle qui ne dit pas son nom, il n'y a pas de presse libre à Djibouti. Le pouvoir fait d'ailleurs régulièrement saisir les numéros des titres étrangers, lorsqu'un article le dérange. Il a bien tort, car alors tout le monde cherche une copie du fameux numéro, ne serait-ce que pour savoir pourquoi il a été interdit ....

Comme l'ont dit communément, en ce qui concerne Son Excellence en matière de dictature Ismaël Omar Guelleh.... "à trop tirer sur la corde ... elle risquerait de se casser".
La mainmise politico-financière qu'exerce une certaine intelligentsia parisienne sur l'ancien territoire français, qu'elle soutient financièrement à coup de milliards déduits des impôts des Français ......sans savoir ce qui en est fait, irriterait bon nombre des partenaires embarqués dans le bateau de l'Europe et qui, de plus, voient d'un très mauvais oeil le maintien d'un régime dictatorial à Djibouti et toutes les atteintes graves aux droits de l'homme qui ne cessent d'être dénoncées depuis des années.


On murmure même que les militaires allemands seraient prêts à "plier bagages" et à rentrer dans leurs foyers.

" Vini .. vidi ... pas vici mais vidi Kolossalllllllllle bordellem ! " doivent-ils penser ...
Son Excellence, expert en dictature, regretterait ce possible départ. Il ferait tout pour l'éviter car sinon "la pompe à fric" pourrait connaître quelques ratés.


Il aurait du mal de se défaire de la "force des mauvaises habitudes" dans laquelle il se complait, a fortiori avec les bailleurs de fonds pourtant si généreux et si peu regardants jusqu'à présent.

Tentez l'expérience de solliciter votre banquier pour un "prêt à fonds perdus" ne serait-ce que pour un montant de quelques milliers d'euros, vous verrez ce qu'il vous répondra !. Il faut être Son Excellence, docteur es dictature, pour prétendre et obtenir souvent de telles faveurs.

Tout cela aurait irrité Son Excellence, agrégé en dictature ; chacun sait que lorsque Ismaël Omar est irrité, il s'en prend à son entourage ; il n'y aurait que sa "diseuse de bonne aventure" qui pourrait le calmer en le rassurant ou en lui indiquant des pistes (dont la plupart mènent à Gabode).

Peut-être une relation freudienne avec la dite-dame ? Ne sait-on jamais ; avec Guelleh, rien ne peut plus nous surprendre !.

On dit même que le seuil d'intolérence étant atteint contre lui. Ismaêl Omar pourrait faire appel au billet vert à l'odeur caractéristique : celui du Dollar qui sent mauvais compte-tenu de ses origines : drogue, commerce d'armes, racket, trafic en tous genres ! C'est son ami Sadam Hussein qui risquerait de ne pas être content ; encore un ami de perdu me direz-vous !

Remarquez que Son Excellence, roi de la dictature, n'est plus à cela près.

A force d'envoyer ses supposés amis et ses "collabos" en séjour à Gabode pour vérifier si la soupe est bonne, tester la literie ou compter les blattes, il s'est constitué autour de lui des réseaux d'inimitiés profondes, qui lui font peut-être ce sourire un tant soit peu crispé mais qui attendent patiemment la moindre faiblesse : le moment où il mettra un genou par terre. Alors là, ils se transformeront en lions !

Tel qu'on le connaît, Son Excellence, Président de la dictature, a du penser à cette éventualité, particulièrement au cours de ces dernières semaines. En homme prévoyant, il s'est vraisemblablement préparé un point de repli dans un pays d'accueil. Mais il sait qu'il ne pourra plus utiliser les nombreuses propriétés qu'il a acquises en France avec l'argent qui aurait du revenir aux Djiboutiens.

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15/03/02 REBONDISSEMENT DANS l'AFFAIRE BORREL (RFI)


Ismaïl Omar Guelleh,
président de la République

Source AFP


Source ARDHD / R.Picon

Djibouti

Rebondissement dans l'affaire Borrel (Extrait RFI)

Le juge français Jean-Baptiste Parlos a ordonné une nouvelle autopsie. Bernard Borrel est ce juge français retrouvé mort en 1995 à Djibouti, alors qu'il était conseiller spécial du ministre de la Justice. Sa veuve a toujours soutenu la thèse de l’assassinat politique, contre la thèse officielle du suicide.

Après une reconstitution à Djibouti, du 23 février au 3 mars 2002, le juge parisien Jean-Baptiste Parlos n’aura pas tardé pour demander l’exhumation de Bernard Borrel. Le 7 mars, le magistrat a ordonné, pour la seconde fois, que l’on exhume le corps pour y pratiquer une autopsie. Une célérité qui tranche avec le rythme chaotique suivie par cette instruction hors normes. En six ans, l’affaire a déjà connu trois magistrats. Le quatrième veut une enquête exemplaire, c’est pourquoi il a accepté la présence et la participation des avocats d’Elisabeth Borrel, la veuve du juge, elle aussi magistrate à Toulouse, dans le cadre de la reconstitution. «Depuis notre voyage et la reconstitution, nous avons la certitude que cela ne peut pas être un suicide, tonne Maître Olivier Morice, on prétend que la victime se serait aspergée d’essence avant de s’immoler, mais seul le haut du corps est brûlé.»

Dans l'enquête à trous qui entoure l'affaire Borrel, les éléments de médecine légale sont en effet les plus troublants pour contester la thèse du suicide. Le 19 octobre 1995, sur les lieux de la mort, un belvédère situé à 60 kilomètres au sud de la capitale, les gendarmes retrouvent aussi une sandale carbonisée, mais les pieds de la victime sont intacts. L’expertise privée, conduite par le professeur Lazarini, une sommité de la médecine légale, relève qu'il n'y a pas de traces de suie dans les bronches, ni de produits de combustion dans les poumons. Conclusion : le corps ne peut donc avoir été brûlé du vivant du sujet.

Le déroulé des événements semble lui aussi très improbable. Bernard Borrel aurait d’abord enlevé une sandale, puis serait descendu de trois mètres sur des cailloux. Là, il serait donc aspergé d’essence avant de s’immoler, puis de parcourir 17 mètres dans une pente assez raide formée de gros cailloux de pierre volcanique. Or, à la première autopsie, ses plantes de pieds nues ne portaient aucune trace de coupure ou de plaie. Enfin, le magistrat «déprimé», père deux jeunes enfants, se serait recroquevillé seul entre deux pierres. Un scénario jugé parfaitement fantaisiste par maître Morice. Le collège des trois experts de médecine légale désigné par le juge Parlos, pourront aussi effectuer des analyses toxicologiques, jamais réalisées, afin d’apporter de nouveaux éléments à l'enquête.

Une décision rarissime
Cette décision rarissime d'exhumer à nouveau le corps de Bernard Borrel marque un nouveau tournant dans ce qui ressemble à la chronique d'une enquête ratée, truffée d'absences. A l’origine, il n’y a pas d'autopsie effectuée à Djibouti. Les premiers enquêteurs n’ont même pas le réflexe d’opérer des relevés d’empreintes ou des prélèvements sur les taches de sang découvertes près du corps. Un peu plus tard, c'est un dossier médical qui disparait à l'hôpital militaire français de Djibouti : le dossier de Bernard Borrel qui contient, entre autres, les radios des poumons censées prouver le suicide. Il y aussi, dans les bizarreries de l’enquête, ce pompiste qui assure avoir servi le magistrat, le jour de sa disparition. Que dit ce témoin ? Que la victime était accompagnée d’un «autre Blanc». De qui s’agit-il ? Question sans réponse.


Quatre ans après les faits, un ancien lieutenant djiboutien, adjoint de la Garde présidentielle, témoigne devant les deux premiers magistrats parisiens chargés de l'affaire, les juges Roger Le Loire et Marie-Paule Moracchini. Mohamed Saleh Alhoumekani leur raconte une conversation ayant eu lieu le 19 octobre 1995, le lendemain de la mort. Lors de cette discussion, avec notamment le patron des services secrets de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh aurait affirmé : «Le juge fouineur a été tué sans aucune trace». Un témoignage qui accrédite la thèse de l'assassinat et accuse l'homme qui, en 1995, était le chef de cabinet du président Hassan Gouled Aptidon. Aujourd'hui, IOG est président de la République. Le témoignage du lieutenant ne sera pas vraiment pris en compte par les deux magistrats qui, finalement, sont dessaisis du dossier l’an dernier.

Aujourd’hui, le quatrième magistrat veut une enquête exemplaire. C'est pour cela qu'il a ordonné cette seconde exhumation. Pour mener une nouvelle autopsie dont il espère que la vérité sortira grandie.

DAVID SERVENAY
15/03/2002


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15/03/02 A lire dans LOI : Voix dissonantes au Frud

LA LETTRE DE l'OCEAN INDIEN - 16/03/2002
DJIBOUTI - Voix dissonantes au Frud
Alors qu'Ahmed Dini se prépare à transformer le Frud-A
rmé (ex-rébellion Afar) en un parti politique légal dénommé Frud-National (LOI n°987), certains militants afars s'opposent à cette orientation. (...). [Total : 172 Mots].
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15/03/02 Espoir (Poeme de Dany Guyot)

Lorsque les mots sont inutiles
Et que parler semble futile
Clapir comme un chacal
Ne fera pas fuir le Mal
Face à la dictature d'un despote
Brandissez l'étendard de la révolte
Si pour l'avenir de vos enfants
Il vous faut verser le prix du sang
Sous la même bannière
Unissez vous, mes frères
Afin que le monde
Un jour, vous entende.
Alors le vent du désert
Balayant votre misère
Séchera vos larmes
Et ravivera la flamme
D'un nouveau demain
D'un nouveau destin.

Dany Guyot

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15/03/02 LETTRE OUVERTE AU GOUVERNEMENT ET AUX AUTORITES DJIBOUTIENNES (GIDEU)



New York, le 15 Mars 2002

Nous dénonçons la répression menée à l'encontre du Peuple djiboutien. A ce jour, 12 prisonniers politiques Djiboutiens se trouvent en prison, dont 8 qui ont commencé une grève de la faim, il y a plus de 33 jours. Sous le chef d'accusation d'infraction de la Loi de Sécurité Intérieure de l'Etat, le Gouvernement djiboutien applique des lois marxistes, et refuse de se conformer aux normes définies par le Droit International, relatif aux conventions des Droits de l'Homme et aux Droits du Peuple djiboutien. Les prisonniers politiques se trouvent injustement emprisonnés à Gabode et ils sont soumis à une double peine, sur l'article 16 du paragraphe II de la loi constitutionnel des droits et devoirs de la personne humaine, pilier de la Constitution Djiboutienne, mise en vigueur en 1994

Nous dénonçons également le manque d'éthique professionnelle du Procureur général, M. Ali Mohamed Abdou et du Ministre de la Justice qui ne prennent pas acte des tortures et des déclarations d'innocence de tous les prévenus.


Selon l'article 5 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et spécifié dans la Convention contre la Torture et Autres Traitements ou Peines Cruelles, Inhumaines ou Dégradantes des Nations Unies Résolutions n°2106A (XX) et 40/173, la torture est définie comme : " Tout acte par lequel sont infligés intentionnellement à une personne des douleurs ou des souffrances graves, physiques ou mentales, dans le but d'obtenir de sa part ou d'une tierce personne de l'information ou une confession…quand ces douleurs ou souffrances sont infligées par un fonctionnaire publique ou une autre personne dans l'exercice de ses fonctions publiques, à son insu, ou avec son consentement ou acquiescement

" La répression judiciaire, tortures, mauvais traitements, discrimination… auxquels ils sont soumis est intolérable face au Droit International. Leur état de santé nous inquiète puisqu'à ce jour, les 12 prisonniers politiques djiboutiens, incarcérés depuis le 7 décembre 2000, ont décidé de se mettre en grève de la faim illimitée, à l'intérieur de l'enceinte pénitentiaire. Nous demandons au Gouvernement djiboutien de mettre un terme à toutes ces exactions, qui ont aboutià l'incarcération de plus de 300 Djiboutiens rien que pour l'année 2002.

Attendons que le nécessaire soit fait dans l'immédiat pour la mise en liberté inconditionnelle de tous les prisonniers politiques djiboutiens et la levée de l'application de la Loi de Sécurité Intérieure de l'Etat. Nous réitérons notre demande pour que les Autorités djiboutiennes garantissent aux prisonniers et à leurs défenseurs les conditions nécessaires pour la libre réalisation de leurs activités en application des droits et des libertés fondamentales.

Nous rappelons que la Convention Afrique des Droits de l'Homme, le Pacte International de Droits Politiques et Civils, la Déclaration sur la Protection de toutes les Personnes contre la Torture et Autres Mauvais Traitements, Peines Cruelles, Inhumaines, la Déclaration Interafricaine de Droits de l'Homme, à l'Ensemble de Principes de la O.N.U. pour la Protection de Toutes les Personnes Soumises à toutes Formes de Détention ou de Prison protègent les prisonniers politiques



Le sentiment d'injustice ressenti par la Communauté djiboutiennne, les membres des familles des prisonniers, ainsi que les mouvements politiques et les ONG, s'est traduit par diverses mobilisations à laquelle l'État à répondu par la répression.

Malheureusement, aujourd'hui il existe une justice à double vitesse, ou plutôt il n'existe pas de justice au Djibouti. Le seul espoir pour les futures victimes est que la pression de l'opinion internationale oblige le Gouvernement à agir pour la défense du principe d'égalité devant la loi . Nous exigeons donc la libération inconditionnelle et immédiate de tous les prisonniers politiques.

Nous continuerons d'avancer avec détermination sur le chemin des droits de l'Homme. C'est une lutte pour la Dignité, la Justice, c'est une lutte pour la Vie.


23 mars 2002 : journée internationale pour la libération des 12 prisonniers politiques incarcérés dans l'enfer de Gabode et en grève de la faim




Vive la démocratie
Vive la république de Djibouti

Harbi Elabeh
Gideu@hotmail.com


SOS SOS . Help ! help ! J'habite à Balbala. Aidez-nous à sortir de la misère. Mon frère est mort de famine.

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l'HOMME
OU LA FEMME
DE LA
SEMAINE.

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e)
- soit par son zèle pour soutenir la dictature,
- soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc. .

Auront-ils à répondre un jour
de leurs actes
et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?


Rappel des personnages
déjà "élus" :

LA LIBERTÉ N° 17 -
Mme LEILA,
juge d'instruction
LA LIBERTÉ N° 19
-
Omar FARAH,
gendarmerie d'Ali Sabieh
LA LIBERTÉ N° 29
-
Le général Yacin YABEH,
LA LIBERTÉ N° 32 -
Le directeur de la Prison de Gabode,
LA LIBERTÉ N° 33 -
Ali Mohamed ABDOU,
procureur général
LA LIBERTÉ N° 35 -
Mme Hawa Ahmed YOUSSOUF
Ministre déléguée conjointement avec
M. Le Représentant de l'UNICEF
à Djibouti.
LA LIBERTÉ N° 36
-
M Ibrahim Idriss DJIBRIL,
Ministre de la Justice, conjointement avec M Mohamed Ali ABDOU, procureur général de Djibouti (2ème nomination)
BULLETIN N° 4
-
Lieutenant GUELLEH de la FNP
BULLETIN N° 7 -
Le responsable des forces de police
qui a donné l'ordre le 24 juin de tirer à balles réelles sur Daher Guedi FOUREH.
BULLETIN N° 16 -
M Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances.
LA LIBERTÉ bulletin N° 23
-
M. Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances (2ème nomination)
LA LIBERTÉ bulletin N° 28
-
Monsieur Abdallah Abdillahi Miguil,
Ministre de l'Intérieur
LA LIBERTÉ bulletin N° 29 -
Monsieur MOGUEH,
Ministre délégué aux affaires musulmanes
LA LIBERTÉ - bulletin N° 32 -
Madame Nima Ali Warsama,
Juge d'instruction
LA LIBERTÉ - bulletin N° 36
Monsieur Ali Mohamed Daoud -
Ministre de l'Agriculture et du développement rural.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 37
Le Lieutenant-colonel Abdourahman Ali Kahin,
Chef du groupement de police du district de Djibouti.

LA LIBERTÉ - bulletin N° 40

Le procureur IBRAHIM,
LA LIBERTÉ - bulletin N° 42
M. Idriss Arnaoud Ali, Directeur de Publication du Journal le Progrès, Président de la Commission Permanente de l'Assemblée Nationale et Secrétaire Général Adjoint du Parti RPP.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 43
le Président Saīd Mahamoud Abkar, Cour criminelle de Djibouti.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 48
Hassan dit "Modaubé"
OBSERVATOIRE N° B106
DJAMA SOULEIMAN, procureur auprès du Tribunal de Première instance de Djibouti.

OBSERVATOIRE N° B132

ALI HASSAN,
chef de la Police, pour un acte gratuit de cruauté envers un blessé grave.


OBSERVATOIRE N° B138
Le Procureur général Ali Mohamed Abdou, pour déni de justice envers les prisonniers politiques et pour des déclarations mensongèrfes sur RFI
a Police politique.

------------ Sommaire ---------------


Les principaux responsables
d'actes de torture
à Djibouti.

En attendant que la justice pénale puisse instruire les plaintes des victimes de mauvais traitements, de spoliation, de viols, de torture et d'emprisonnement arbitraire (. . . ), nous rappelons, chaque semaine, à l'opinion publique internationale les noms des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités par les victimes, et ce jusqu'à ce qu'ils soient inculpés.

- Colonel
Mahdi Cheikh Moussa,
- Colonel
Omar Bouh Goudade

- Lieutenant-colonel
Hoche Robleh


- Commandant
Zakaria Hassan

- Lieutenant Ladieh
- Lieutenant Mohamed Adoyta
- l'aspirant Haroun
- Le sous-officier Naguib
- l'adjudant Tane
- Kalifa
- Wagdi

Certains se seraient déjà réfugiés à l'étranger (USA et Canada) sous de fausses identités, mais ils sont placés sous surveillance, par les polices locales.

Nos informations sur la torture à Djibouti et les récits des victimes

-------- Sommaire ---------


l'Ordre des
Brosses à Reluire

Roger Picon

réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de Cireur de Pompes - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade d'hyène fonceuse - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade d'hyène repue - Premier échelon
Bulletin n° B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de Léche-bottes avec mention spéciale.

Bulletin n° B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de l'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Bulletin n° B134
M. Ismael Ibrahim Houmed, Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de l'Somnifère'.

Bulletin n° B135
M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de l'Clown'.