28/03/02
« Mais quelle opposition djiboutienne ?.. »
(lecteur)
Quand Guelleh siffle le matin les partis politiques, leur demande
de laisser tout tomber pour la journée et de se la rappliquer
en après-midi pour discuter autour d'un parti de Khat,
c'est dans la logique du système.
Le régime
pense pouvoir disposer à sa guise des formations politiques.
Et, apparemment, il a raison de penser cela. Puisque, dès
le coup de sifflet, ils étaient tous là, excepté
DAF.
Cette "discipline"
est dans l'ordre des choses lorsqu'il s'agit des partis dites
« de la coalition » ou tout simplement des bras politiques
du système. Bien dressés, ils ne pouvaient que se
pointer au rencard. Mais là où je tique, c'est lorsque
des partis opposés au régime, des formations qui
appellent au départ des dinosaures s'attablent eux aussi
autour des petits fours. Je fais peut-être preuve de naïveté,
mais je reste convaincu que la politique c'est aussi le respect
d'un certain nombre de principes. Je ne peux pas, par exemple,
dénoncer le caractère dictatorial des dirigeants
et leur prêter une oreille plus qu'attentive. Je ne peux
pas marteler à longueur de meetings (mabrazze) qu'il n'y
a plus rien à espérer de Guelleh et de sa clique
pour aller ensuite écouter quasi religieusement la partition
que me joue la clique sous la conduite de son chef d'orchestre.
Je ne peux
pas expliquer à des sympathisants de plus en plus désorientés
que IOG joue la montre et cherche à gagner du temps dans
la perspective des élections et en même temps l'aider
par ma présence à mieux huiler les rouages de son
horloge infernale. Je ne peux pas non plus appeler de toutes mes
forces à la moralisation de la vie politique et réduire
celle-ci à un fonds de participation dans lequel je tente
jalousement et férocement de garder des actions et un bout
d'orteil.
A ce jeu du
"j'y suis sans vraiment y être", du "j'y
vais, j'y vais pas", du "un pied dans le palais, un
autre en dehors" ou encore du "un coup, on bouffe ensemble,
un autre je me fais porter pâle" il y a un risque majeur,
celui de perdre son âme et de se tromper de combat. Encore
une fois.
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28/03/02
Les candidats à l'élection présidentielle
française ne se bousculent pas pour répondre à
nos deux questions concernant Djibouti.
Il y a plusieurs
semaines, nous avions posé la même question à
tous les candidats déclarés à l'élection
présidentielle française.
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Paris,
le 28 février 2002
Objet
: Quelle devrait être la position du Gouvernement français
face aux régimes qui violent les D. H., en particulier
celui de Djibouti ?
Madame, Monsieur,
C'est en votre
qualité de candidat(e) à la Présidence de
la République que je m'adresse à vous, pour connaître
le détail votre programme, dans le domaine dans lequel
l'Association, que je préside, est impliqué et pour
vous poser deux questions.
L'ARDHD, Association
pour le Respect des Droits de l'Homme à Djibouti se bat
depuis 1991 aux côtés des Djiboutiens opprimés
par deux dictateurs successifs : les Présidents Hassan
Gouled Aptidon et Ismaël Omar Guelleh, son neveu et successeur.
Ces régimes
sont coupables des plus hauts crimes : assassinats de citoyens
innocents, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires,
viols, sévices sur mineurs, détournement de fonds
publics, torture, soupçon grave d'assassinat d'un magistrat
français. La liste est malheureusement encore longue
!
Ces faits
sont parfaitement connus des autorités françaises
: ils se déroulent sous les yeux de nos diplomates, de
nos militaires et de nos coopérants. Et pourtant, la France
continue de soutenir ce régime, tant sur le plan financier
que sur le plan diplomatique.
L'importance
de la présence française (la plus grosse base militaire
française en territoire étranger : 3. 500 hommes
au minimum) dans un pays de 500 à 600. 000 habitants nous
donne une vision extrêmement précise de toutes ces
crimes. Et pourtant le Gouvernement français ne les a jamais
dénoncé.
Nos questions
:
1 - " Nous aimerions connaître votre position personnelle
et les mesures que vous pourriez prendre concernant précisément
Djibouti, afin de faire cesser toutes les atteintes aux droits
et à la dignité des hommes et d'obtenir la restauration
de la Démocratie, de la Justice et de la Liberté
pour tous les Djiboutiens ? "
2 - "
Plus généralement, quelle serait votre position,
si vous étiez élus, face à tous les dictateurs,
particulièrement nombreux en Afrique ? "
Afin de conserver
la transparence de notre enquête, nous allons poser les
mêmes questions à tous les candidats actuellement
déclarés et nous publierons les prise de position
sur notre site Internet : http://www. ardhd. org.
Je vous remercie
à l'avance des réponses que vous voudrez bien m'adresser,
par E-Mail, par Fax ou par courrier.
Recevez, Madame,
Monsieur, l'assurance de ma meilleure considération.
Jean-Loup Schaal
Président
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Nous avons
reçu une seule réponse précise, émanant
de
M. Philippe
BOURE
Candidat du Parti Social Républicain.
et des fins
de non recevoir de MM.
1
- MIGUET - RCF
Cette adresse e-mail est EXCLUSIVEMENT destinée à
une communication politique (?)
2
- Parti Socialiste
Nous avons bien reçu votre mail et vous en remercions.
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Doit-on en
déduire que Djibouti n'intéresse pas nos candidats
? Et pourtant, le montant des aides accordées à
ce pays est proportionnellement très important. La France
dispose dans ce pays de sa plus grande base militaire à
l'étranger et un juge français pourrait y avoir
été assassiné avec une mise en cause possible
des autorités locales.
Et surtout
les relations de la France avec Djibouti ont toujours été
très étroites. Le peuple djiboutien, qui subit la
dictature terrifiante du régime actuel, devrait pouvoir
compter sur la France pour l'aider à sortir de l'impasse
et pour reconstruire le pays et une existence digne.
Alors nous
attendons la publication définitive de la liste des candidats
ayant satisfait aux conditions préalables et nous allons
leur reposer la question. On verra leurs réactions !
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27/03/02
Les prisonniers politiques sont dans un état critique,
le peuple est affamé et terrorisé. Mais rien n'empêche
IOG de danser !
. 
Photo parue dans "La Nation" (Djibouti), n° 20,
lundi 11 mars 2002
Honnêtement,
ça ressemble plus à la démarche de l'éléphant
qu'à des pas de danse. Mais IOG mange tous les jours à
sa faim, Lui
et probablement beaucoup !
Nous
avons interrogé notre humouriste et voici ce qu'il nous
a répondu :
"La réalité dépasse parfois la fiction.
Jamais je n'aurais imaginé une telle scène pour
tenter de ridiculiser IOG. Pour paraphraser la publicité
de Sony :
J'en ai rêvé et c'est La Nation qui l'a fait à
ma place !"
On
pourrait ajouter : "Quand le juge n'est pas là, les
criminels dansent ! "
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27/03/02
Le
Gouvernement en Exil (GED) lance un appel à toute l'opposition
djiboutienne pour porter assistance au peuple djiboutien en danger
...
Gouvernement
en Exil de Djibouti
Bruxelles,
le 27 mars 2002
Projet pour porter assistance au peuple djiboutien
en danger.
Chères
surs et chers frères djiboutiens,
A partir de
la connaissance que nous avons des conditions qui prévalent
et du régime politique instauré depuis trop longtemps
dans notre pays, nous avons pleinement conscience de l'impossibilité
flagrante de nous exprimer dans notre pays, tous et en toute liberté
démocratique.
Nos droits
inaliénables, même notre simple droit d'expression,
sont bafoués par Ismaël Omar Guelleh qui a, comme
chacun le sait, falsifié honteusement les élections
présidentielles de 1999. En toute impunité, il a
accaparé tous les pouvoirs et la majorité des ressources
de la République. Il dirige en actionnant simultanément
deux leviers : celui de la terreur (y compris physique) et celui
du clientélisme.
Nous voyons
bien qu'il prépare déjà un nouveau 'rapt'
électoral. Pour s'assurer une victoire d'opérette
aux prochaines élections, il met en place des mesures,
des obstacles et des contraintes inadmissibles, afin de limiter
le choix des Djiboutiens aux seuls candidats qu'il aura désignés
(et qui lui sont totalement dévoués), au mépris
total de la Constitution et de nos Lois.
Le non-respect
avéré de ses promesses : celles qu'il a fait, celles
qu'il fait et celles qu'il fera, ne sont que d'odieux artifices
tout à fait illusoires, car au mieux, ils ne pourront que
lui permettre de gagner encore un peu temps avant l'échéance
inéluctable.
En tant qu'opposants
déclarés et porteurs d'un projet alternatif, garantissant
le retour à la démocratie, à la justice et
à l'expression de toutes les libertés constitutionnelles,
nous pensons qu'il est de notre devoir de contribuer à
hâter cette échéance, car ce sont les conditions
de vie de nos compatriotes qui sont gravement mises en cause.
Il y a
véritablement urgence et nous devons porter assistance
à un peuple en danger.
Nous sommes
certains que tous les opposants djiboutiens, quelle que soit leur
sensibilité, ont le même objectif prioritaire : celui
de mettre un terme à la dictature pour reconstruire. C'est
ce point qui doit nous réunir, afin de parvenir à
la mise en place d'un Gouvernement d'Union Nationale.
Ensuite, nous
pourrons exprimer nos différences dans un cadre démocratique
et légal. Ainsi ce seront les Djiboutiens, au travers de
consultations libres et transparentes, qui choisiront les programmes
et les initiatives qu'ils préféreront encourager
et soutenir.
Notre initiative,
en constituant le Gouvernement en Exil va exactement dans ce sens.
Tous les membres du GED travaillent à la rédaction
d'un programme pour assurer l'avenir et la renaissance du pays,
de son économie, de son dynamisme et du bonheur de ses
habitants redevenus citoyens à part entière.
Il ne s'agit
pas, à proprement parler, d'un programme politique, mais
plus simplement d'un plan de sauvetage et de reconstruction. En
ce sens, il ne devrait pas être concurrent des options ni
des programmes politiques des différentes organisations
de l'opposition. Nous prévoyons de le finaliser pour la
fin du mois d'Avril.
Ce programme
est très attendu par toutes les instances nationales et
internationales que nous avons rencontrées. Il servira
de support pour prouver aux différents Gouvernements, dont
celui de la France qui joue un rôle de premier plan à
Djibouti, que nous, les opposants, nous avons la pleine capacité
de prendre notre destin en main, d'assurer la transition dans
la stabilité et de mettre en place un régime démocratique.
Chères
Surs et chers Frères, je vous adresse cette lettre
ouverte à plusieurs titres :
- d'abord
pour vous informer officiellement au sujet de notre initiative
: de ses objectifs, de ses moyens d'action et de sa finalité,
- ensuite pour vous proposer de nous rejoindre, soit en envisageant
votre intégration dans le Gouvernement en Exil, soit
en vous associant sous une forme à définir, à
nos actions, personnellement ou au titre de votre organisation
: parti politique, syndicat, mouvement et/ou association.
Ce n'est que
dans l'Union et avec le concours de toutes les forces vitales
du pays (à l'intérieur et à l'extérieur),
que nous pourrons mettre un point final à ces années
de dictature.
Ce projet
commun de l'opposition aura acquis la crédibilité
nécessaire (et nous avons déjà reçu
les premières assurances) pour démontrer aux instances
internationales ainsi qu'aux bailleurs de fonds que le temps est
venu de cesser de soutenir abusivement le régime dictatorial.
Nous leur
prouverons qu'ils ont été abusés et que leurs
louables intentions sont systéma-tiquement détournées
par une organisation de fossoyeurs de notre économie. La
part majoritaire des aides et des subventions internationales
est écartée de sa finalité. Elles n'ont donc
pratiquement aucun impact positif sur les conditions de vie du
peuple. Et bien souvent, il faut même parler d'impact négatif
comme, par exemple, l'achat d'armement et le recrutement de mercenaires
pour sur-dimensionner les forces spéciales de la police
et de la répression.
Avant
de terminer cette lettre et de vous exprimer clairement mon optimisme
pour l'avenir et ma confiance dans les forces et dans les ressources
du peuple djiboutien, je vous renouvelle mon invitation, soit
à venir nous rejoindre, soit à vous associer à
notre initiative pour contribuer à mettre un terme à
la situation actuelle.
Fasse qu'Allah,
le miséricordieux, ait pitié de nos âmes si
nous venions à renoncer devant la difficulté, l'adversité
et l'abandon, devant l'indigne qui contraint notre Nation à
la misère et qui la relègue quasiment au dernier
rang des pays d'Afrique.
Levons-nous
ensemble mes surs,
Levons-nous ensemble mes frères dans la dignité,
avec courage et vers un même but ; l'avenir des enfants
et de notre Nation dépendent de nous et de nul autre.
Cordialement à vous.
Mahamoud
Idriss Ahmed,
Président du GED
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27/03/02
L'ADI se fait l'écho, dans une longue dépêche,
des éloges flatteurs de la critique française, sur
le nouveau livre d'Abdouraman Waberi : "Rift - Routes - Rail"
ARDHD
: nous adressons à Monsieur Waberi toutes nos félicitations
pour son dernier livre et nous lui souhaitons beaucoup de succès.
Il le mérite plus que largement. Donc nous vous recommandons
d'acheter son ouvrage.
ADI/DJIB/1974/393
MOTS
La critique salue « Rift-Routes-Rails », le dernier
livre de lécrivain djiboutien Abdourahman Ali Wabéri
DJIBOUTI -(ADI)-26
mars- « Rift-Routes-Rails », le quatrième recueil
de nouvelles et dernier livre de lécrivain djiboutien
Abdourahman Ali Wabéri, paru au début de cette année
aux éditions Gallimard, a été salué
par la critique.
Bernard Magnier,
poète, chercheur, spécialiste des littératures
africaines et principal animateur de la rubrique « Chroniques
Livres » dans les pages de MFI, fut lun des premiers
à écrire sur cet ouvrage, comme il la fait
déjà sur presque tous les livres dAbdourahman
Ali Waberi ; car, dune part, Magnier est un grand ami de
lécrivain djiboutien, qui lui a dailleurs dédié
son premier recueil de poèmes « Les nomades, mes
frères, vont boire à la grande ourse », et,
dautre part, un grand connaisseur de la République
de Djibouti où il a notamment séjourné en
novembre 2000 lors de la première édition de lévénement
littéraire « Lire en fête » auquel il
a participé en tant quinvité.
Dans son article,
Bernard Magnier a dabord souligné le caractère
poétique de « Rift Routes-Rails », qui met
en scène « cette âme de poète en quête
de sa propre identité », avant de mettre encore une
fois laccent sur « le style doux-amer » de lauteur
qui « fait déverser un océan de mots pleins
de sonorité et de mélodie. »
Pour sa part,
le magazine « Jeune Afrique Lintelligent »,
qui, apparemment, sintéresse beaucoup aux travaux
littéraires du jeune écrivain, comme latteste
dailleurs le grand nombre de chroniques et darticles
de presse dont ont fait lobjet luvre et la vie
dAbdourahman A. Wabéri dans les pages de ce magazine
au cours de ces trois dernières années, a salué
en « Rift-Routes-Rails » « une uvre tout
à fait originale », tout en parlant dun «
Wabéri [qui] fait du Wabéri » par son «
imaginaire qui sourd du pays natal » .
La chaîne
de télévision française TV5, quant à
elle, a, dans une émission quelle a diffusée
la semaine dernière et qui était consacrée
à Abdourahman Ali Wabéri et à lensemble
de son uvre, qualifié « Rift-Routes-Rift »
dune « uvre saisissante et poignante »
qui lance lauteur sur « les traces de ce Sony Labou
Tansi qui lui sert de maître à penser.»
ADI--19H00
GMT-26 MARS 2002
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26/03/02
Vu sur le site du GED : nomination d'un représentant aux
USA et aux Nations unies.

Hardi Elabe, récemment
nommé représentant du GED
pour les USA et les Nations unies |
|
Nomination
Après
étude et avis du Gouvernement, le Conseil adopte le décret
suivant, qui sera publié sur le site officiel du GED :
Le
Gouvernement en exil de Djibouti,
en la personne de son Président M. Mahamoud Idriss Ahmed,
nomme
M
Harbi Elabe , président du G.I.D.E.U
en qualité de représentant du Gouvernement en
Exil de Djibouti auprès les Etats Unis d'Amérique
et de l'Organisation des Nations Unies ".
Les
responsabilités et les attributions correspondantes à
cette fonction
seront précisées dans les prochains jours, par
décret.