ARDHD
Observatoire de la situation
des Droits de l'Homme
à Djibouti
4ème année


Bulletin d'information et d'alerte N° B 143
Du 20 avril au 26 avril 2002

   

25/04/02 A lire sur LOI : ETHIOPIE - Pénurie d'essence suite à une grève
25/04/02 A lire sur le site du GED, un article fort bien expliqué sur les risques d'une éventuelle dévaluation du FD.
24/04/2002: Lu sur le site du GED : appel à manifester à Bruxelles le mercredi 24 avril contre le racisme.
24/04/02 Quelles peuvent être les conséquences du résultat des élections présidentielles en France sur la coopération avec Guelleh ? (Par Roger Picon)
24/04/02 A propos de l'article paru dans Addis Tribune (Lecteur)
23/04/02 L'Agence Djiboutienne d'Ismaël (ADI) ne manque pas de toupet. Les " dindons " de la farce macabre d'Ismaël Omar.
22/04/02 Le Haut-Commandement militaire s'exprime dans l'ADI sur tous les avantages consentis aux blessés démobilisés !! C'est impressionnant !
22/04/02 Un Djiboutien arrêté dans le cadre de l'enquête du 11 septembre doit rejoindre la France sous 48 heures (AP)
22/04/02 Devant la Présidence de la République, manifestations des mobilisés handicapés. (LDDH)
22/04/02 Deux prisonniers 'oubliés' à Gabode et libérables depuis un an, commencent une grève de la faim pour protester contre leur maintien illégal en détention
22/04/02 Afar-Issa Clash Causes Fuel Shortage Panis Extrait d'Addis Tribune (Addis Ababa)
20/04/02 Un cousin de Guelleh, condamné en Suède, sous le coup d'une mesure d'expulsion, après avoir purgé une peine de prison ferme. (Lecteur)
20/04/02 Le Maire de Djibouti et Abdillahi "nouveau" ont été relâchés par la Police belge vendredi soir vers 21 h 30
20/04/02 L'Ordre des Brosses à Reluire admet un nouvel impétrant sélectionné pour son sens élevé de la flagornerie ... Zakitaha, qui signe dans La Nation.
20/04/02 Le régime donne l'ordre de tirer sur la foule, faisant 3 morts et des dizaines de blessés . Que dit l'ADI ?
20/04/02 La tragédie du jeudi 18/04/02 suscite de nombreux courriers de lecteurs.
19/04/02 Interpellation à Bruxelles du Maire de Djibouti Daher Ismaël Kahin et de Abdillahi "nouveau" par la police Belge.
20/04/02 La mégalomanie pousse un Dictateur aux dernières extrémités. (par Roger Picon)
19/04/02 LE DROIT AU CHAPITRE : LE BILAN (par AÏNACHÉ)

bulletin B142b

bulletin B144

 

Avis : nous ne pouvons pas vérifier toutes les informations transmises par les lecteurs.

Nous rappelons que les courriers des lecteurs sont publiés sous leur seule responsabilité et que l'action de l'ARDHD se limite à les insérer dans ces colonnes en ajoutant la mention l'Lecteur".

Pour des raisons de sécurité les publications peuvent être publiées de façon anonyme, mais l'ARDHD conserve le double des messages E-Mail. l'ARDHD s'engage en contrepartie à publier les réponses à ces courriers et/ou les rectificatifs. Elle se réserve la possibilité de mettre un terme aux polémiques.

   

25/04/02 A lire sur LOI : ETHIOPIE - Pénurie d'essence suite à une grève
LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 20/04/2002

La grève de cinq jours, la semaine passée, des camionneurs reliant l'Ethiopie à Djibouti, a engendré un début de pénurie d'essence à Addis Abeba. (...). [Total : 218 Mots].
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25/04/02 A lire sur le site du GED, un article fort bien expliqué sur les risques d'une éventuelle dévaluation du FD.

Lien : http://www.gouv-exil.org/15_communique/com001.htm

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24/04/2002: Lu sur le site du GED : appel à manifester à Bruxelles le mercredi 24 avril contre le racisme. (et non le jeudi 25 comme cela avait été annoncé par erreur)

Le Président du GED demande aux Djiboutiennes et Djiboutiens de Bruxelles de s’associer à la manifestation organisée par les associations pour le respect des droits humains et de lutte contre toutes les formes de racisme et d'exclusion.

Bruxelles, le 24 avril 2002.



Au nom du Gouvernement en Exil de Djibouti et de l’opposition politique djiboutienne, le Président du GED, Mahamoud Idriss Ahmed, demande instamment aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens qui demeurent à Bruxelles ou en périphérie de la capitale de participer à la manifestation organisée par les associations de respect des Droits humains et de lutte contre toutes les formes de racisme et d’exclusion qui se déroulera aujourd’hui mercredi 24 avril 2002.



Cette manifestation, à laquelle participeront de nombreux élus belges dont M le Sénateur Jean Corni, débutera à 16 heures à la Gare de Luxembourg (métro Trône).

Mahamoud Idriss Ahmed
Président du GED

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24/04/02 Quelles peuvent être les conséquences du résultat des élections présidentielles en France sur la coopération avec Guelleh ? (Par Roger Picon)

Le " cocorico " d'Ismaêl Omar pourrait n'être qu'un couac, plus dure sera sa chute.

En prolongement des résultats du premier tour des élections présidentielles en France, quelques pourraient être les interprétations des uns, des unes et des autres il est un fait que cette situation va faire obligation au monde politique de regarder le " pays réel " en face et à trouver dans l'urgence le moyen de rétablir les choses dans cette France qui reste, quoi que certains puissent en penser, la patrie des droits de l'homme et de la liberté.

La question est de savoir quelles pourraient-être les incidences sur la politique future de la France à l'égard de la dictature, de " la gabegie " imposées par Ismaël Omar en République de Djibouti ?.

Ce que l'on peut en penser c'est que la France, comme l'Union européenne ne contribueraient plus financièrement à l'avenir et avec la même facilitée au " panier percé " mis en place, entretenu par Ismaël Omar à son profit et à celui de ses quelques " complices inféodés " qui ferment les yeux devant l'abject ou règnent sur le pays par la terreur, en violation de tous les droits humains.

Fini le temps où les instances internationales et la France, principal bailleur de fonds de l'UE, considéraient qu'après avoir donné 1000 FDJ, si 300 FDJ parvenaient à servir directement l'intérêt de la population djiboutienne ….c'était un moindre mal et qu'il convenait de ne pas s'immiscer dans les " affaires intérieures d'un état souverain ".
Un état qui entretient la pauvreté du peuple et ne survit que par l'apport incessant d'aides internationales ne peut se prévaloir d'une quelconque souveraineté ; ce serait trop facile.
Il a une obligation de résultats vis à vis du peuple et de ses bailleurs de fonds.


Dans les nouvelles dispositions chaque pays, attributaire de ces aides nécessaires au redressement économique et aux projets prioritaires, aurait l'obligation d'en justifier le bon emploi ce qui signifie clairement que les possibilités de détournements vont s'amenuiser.

Habitué qu'il est à falsifier les réalités, à s'accorder de tout en laissant croire qu'il pourrait être l'ami de tous, le " cocorico " que pourrait lancer Ismaël Omar après ces présidentielles françaises pourrait n'être au final qu'un couac.

Rappelons-nous qu'en un temps au sommet de Cotonou, le président Chirac avait clairement exprimé au président Gouled le refus de la France de considérer pour l'avenir Ismaël Omar comme représentatif de la Nation djiboutienne.

Souvenons-nous ce que fut l'attitude d'Ismaël Omar suite aux déclarations de l'envoyé de Paris fin 1995 qui précisait " que la France ne traiterait qu'avec un seul interlocuteur dans la succession à la présidence de la République de Djibouti qui semblait se dessiner ".
Il fit incarcérer ses deux compères du RPP et l'on sait maintenant quelles furent les dispositions qu'il prit à l'égard du regretté Mohamed Djama Elabé.


Si la réaction d'Ismaël Omar eut le don de " prendre de vitesse " la France d'alors, plus ancrée à résoudre ses difficultés de cohabitation qu'à se pencher sur le problème djiboutien, rien n'autorise à affirmer qu'elle cautionnerait aveuglément le régime dictatorial mis en place par Ismaël Omar qui n'a pas de cadre économique admissible et se révèle de plus en plus sanguinaire.


" La Politique a parfois des logiques que la raison humaine rejette " serait-on tenté de dire en la circonstance mais il nous faut aussi admettre que l'Union Européenne et la France ne sauraient tolérer plus longtemps que les limites de l'acceptable ne soient franchies en matière de " mauvaise gouvernance " et de violations des droits humains.

En ordonnant que sa garde républicaine tire à balles réelles, Ismaël Omar a démontré l'extrême fragilité de son pouvoir de la terreur et son refus d'instaurer un dialogue démocratique dans la République de Djibouti.


Les artifices fallacieux utilisés par le passé pour tromper l'opinion publique internationale et ses instances ont fait " long feu ".


Lorsque le bruit des balles résonne face à la population c'est que la fin du régime est proche.

L'Union Européenne, et la France dans le cadre de la Francophonie, ne pourraient pas s'arranger d'un tel régime qui contreviendrait gravement à la politique commune de l'UE redéfinie récemment qui s'est fixée comme objectif prioritaire de faciliter l'émergence et de ne soutenir dans tous les domaines que les " Etats de droits" notamment en Affrique et certes pas les dictatures desquelles l'opinion publique internationale ne s'accommode pas.

Roger Picon.


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24/04/02 A propos de l'article paru dans Addis Tribune (Lecteur)

C'est dommage que l'ARDHD prenne position en faveur de l'une des deux communautés impliquées dans le clash interethnique éthiopien. On était au courant qu'une action armée commune Afaro-Tigreenne avait eu lieu contre les Issas entre Gademedow et Gabelelou. Les combats ont eu pour conséquence plusieurs dizaines de morts et blessés.


Mais comme l'extrait officiel d'Addis Tribune le sous-entend, c'est la mesentente ethio-djiboutiennne qui est a l'orgine de l'attaque concertee Afaro-Tigreenne et non la propagande soumise a l'ARDHD.


Sans en dire plus j'espere que mon point de vue sera publie.
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Note de l'ARDHD :

Merci cher lecteur pour votre réaction.


Mais je vous en prie, ne nous reprochez pas de répercuter une informations qui provient d'une autre source et qui a été diffusée sur Internet. Cette information concerne un événement important sinon grave. Ce sont des lecteurs qui ont souhaité qu'elle soit publiée, car elle relate des faits, qui pourraient avoir leur importance dans l'avenir.

Ne connaissant pas suffisamment la situation particulière en Éthiopie et dans cette région, et refusant tout débat à caractère ethnique, nous nous sommes bien gardés de la commenter.

Rappelez-vous que nous nous sommes fixés, pour mission, dans ce site, de diffuser de l'information, car Guelleh bloque l'information. L'information dérange toujours quelqu'un. Tout le monde aimerait ne retrouver que les informations qui sont favorables à sa pensées, à ses espérances et à ses objectifs ... tandis que certains refusent qu'il y en ait d'autres. (Je connais quelqu'un qui fait cela très bien à Djibouti. Seules les informations qui lui conviennent sont publiées)


Alors ils s'en prennent (aimablement) à notre Association, l'accusant de travailler uniquement en faveur des uns. Très rapidement de petites menaces sont prononcées : c'est la dernière fois que je regarde votre site ... l'Observatoire a perdu sa crédibilité, etc... Les Afars nous ont reproché d'être pro-Issa, les Issa d'être pro-Afar, etc...

Et le mal ethnique continue à sécréter la division qui permet à Guelleh de régner et d'asservir le peuple.

L'ingratitude existe aussi ... Ceux qui critiquent, oublient parfois que le site informe gratuitement depuis plus de trois ans (sans publicité ni contribution financière) toute la communauté djiboutienne aussi bien à Djibouti que dans le monde : qu'il permet de faire passer des informations que Guelleh a caché au peuple, etc.. Que son seul but est d'aider les Djiboutiens et de dénoncer les crimes commis par le pouvoir. C'est le support de tous les Djiboutiens et non celui de l'ARDHD : ils peuvent s'y exprimer librement et anonymement de plus !

Le site publie (à de très rares exceptions) tous les communiqués, tous les rectificatifs et toutes les contributions qui lui sont adressées. Qui pourrait dire le contraire ? En général ceux qui se laissent emporter jusqu'à la critique, sont ceux qui n'ont jamais adressé la moindre contribution et qui ne participent donc pas à l'élaboration de leur support.

Dans votre cas, nous comprenons très bien que vous puissiez ne pas être d'accord avec une information parue dans un média éthiopien, mais ne cherchez pas à entraîner l'ARDHD dans un débat ethnique qui n'a jamais été le sien. Au lieu de nous adresser des reproches, il serait plus constructif de nous adresser un rectificatif, une précision ou un autre éclairage de la situation, que nous serions heureux de publier. Ce serait faire preuve de maturité et ce serait plus démocratique ...

La balle est dans votre camp ! A votre plume.

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23/04/02 L'Agence Djiboutienne d'Ismaël (ADI) ne manque pas de toupet. Les " dindons " de la farce macabre d'Ismaël Omar.

Fidèle à sa tradition de " falsification des vérités " l'ADI ( Agence Djiboutienne d'Ismael…et de désinformation ) ne manque pas de toupet en réagissant 4 jours plus tard, soit le 22, pour essayer maladroitement de donner, sur le plan international, une image contrefaite des événements du jeudi 18 avril 2002 justifiant ainsi l'ordre donné de tirer à balles réelles sur des militaires qu'elle reconnaît comme étant des invalides de guerre ainsi que sur leurs familles qui les assistaient dans leur déplacement.

" Le parquet aurait ouvert une enquête axée sur l'éclaircissement des circonstances dans lesquelles ont pu survenir de tels incidents… " a t-on l'aplomb d'écrire comme si les morts et les blessés n'étaient que des incidents, des accessoires très secondaires…dans une logique " guellienne " que nous saurions admettre.

En se risquant à banaliser grossièrement une telle attaque, odieuse et intentionnelle, à l'égard d'invalides de guerre et de leurs familles qui les accompagnaient, le journaliste, auteur de cet article insipide, s'est délibérément placé en marge du respect de l'humain comme l'ont fait Hassan Saïd et le Lieutenant colonel Adbo Abdi Dembil, " exécuteurs des basses œuvres d'Ismaël Omar " qui devront répondre de leurs actes assassins, en temps et en heure, devant un Tribunal pénal.

Là ne s'arrête pas l'humiliation faite aux militaires djiboutiens, pour faire bon poids, bonne mesure l'ADI en " rajoute une couche " et nous impose un supposé communiqué du Haut Commandement militaire qui s'attache à tenter de dresser un bilan idyllique des actions supposées accomplies en faveur des démobilisés invalides.

De qui se moque t-on ? qui espère t-on tromper par de telles hypocrisies imaginaires ?.

Comme dans la magistrature il existe un " journalisme debout " et " un journalisme assis ".
En l'espèce, l'ADI ( Agence Djiboutienne d'Ismaël…et de désinformation ) a créé le " journalisme couché devant l'abject ", sans un mot de compassion pour les familles de ces militaires décédés ou blessés et leurs enfants.


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22/04/02 Le Haut-Commandement militaire s'exprime dans l'ADI sur tous les avantages consentis aux blessés démobilisés !! C'est impressionnant !

Note de l'ARDHD : nous avons été imrpressionnés par la liste des avantages qui sont consentis généreusement à ces malheureux. Pensez donc :

- 26 logements au total, pour plusieurs centaines de personnes, construits grâce à une collecte réalisée auprès de leurs camarades (aucune charge pour l'Armée, en conséquence),
- une rémunération qui a pris fin de façon inattendue, en février,
- l'Eau et l'Electricité gratuite, uniquement pour ceux qui bénéficient d'un traitement de faveur décidé par IOG,
- ......


Avec tout cela, on ne comprend même plus qu'ils aient osé manifester. Le Haut Commandement de l'Armée a du commettre une erreur, qu'il se refuse à reconnaître ! ils ne manifestaient que pour témoigner leur reconnaissance pour toutes ces faveurs et pour toutes ces bontés exceptionnelles et ils voulaient se rapprocher du Palais présidentiel pour s'incliner devant IOG.

En un mot, il ne faut pas se foutre de la "gu..." du monde, ni des anciens soldats blessés, ni du peuple djiboutien, ni de l'opinion internationale. Ce genre de déclaration n'a d'efficacité, que dans la mesure où elle met en en évidence le manque de respect et de considération du régime pour ceux qui ont servis sous les ordres du dictateur et qui en sont maintenant les victimes à double titre : blessés et ruinés.

De là, à dire que l'Armée nationale aurait pu avoir intérêt à 'réduire' le nombre de pensionnés vivants, afin de diminuer les charges, il y a une marge .... probablement étroite, que seul un dictateur sanguinaire comme IOG pourrait avoir outrepassé depuis longtemps. Dans le civil, cela s'appelle du "dégraissage", mais on ne tue pas.

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Extrait de l'ADI

Dans son communiqué remis à la presse, le Haut Commandement de l’Armée indique que depuis 1991, les Forces armées djiboutiennes supportent et s’occupent d’un ensemble d’handcapés allant du simple blessé superficiel au paraplégique total. L’armée fournit des efforts remarquables pour apaiser les souffrances de ces derniers. Le communiqué poursuit que "les actions entreprises en leur faveur sont éloquentes et parlent d’elles-mêmes :

  • la continuation de la perception de la solde avec un régime de faveur depuis leurs blessures et ce jusqu’au 1er février 2002, sans pour autant participer pleinement à la vie active,
  • la collecte de solidarité de tous les officiers, sous-officiers et MDR des Forces armées, ce qui a eu pour conséquence, la construction de 26 logements sociaux dans un domaine militaire spécialement attribué à leur faveur et 25 autres sont en cours de construction,
  • la gratuité de l’électricité et de l’eau pour tous les personnels logés sur directives de M. le Président de la République, Chef Suprême des Armées " constitueraient les principales mesures réalisées dans ce cadre.
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22/04/02 Un Djiboutien arrêté dans le cadre de l'enquête du 11 septembre doit rejoindre la France sous 48 heures (AP)


PHOENIX, Arizona (AP) - Malek Seif, ressortissant de Djibouti vivant en France, arrêté après les attentats du 11 septembre, a 48 heures pour quitter les Etats-Unis, a ordonné lundi un juge fédéral américain. Fin février, il avait admis avoir menti aux enquêteurs fédéraux et reconnu être coupable d'une arnaque à la sécurité sociale.

Dans le cadre d'un accord avec la justice, le juge Paul Rosenblatt a condamné Seif à la peine qu'il a déjà servie en détention préventive et a ordonné qu'il soit escorté jusqu'à l'aéroport de Phoenix, où il prendra un vol vers la France.

Jamais inculpé pour terrorisme, Seif connaissait l'un des pirates de l'air présumé du 11 septembre, ainsi que deux autres personnes arrêtées dans une école de pilotage et une mosquée de Phoenix.

"Je suis venu dans ce pays pour avoir une carrière de pilote professionnel, pas pour blesser quelqu'un", a-t-il confié au juge. "J'ai fait mon erreur. Je reconnais mon erreur. Laissez-moi rentrer chez moi pour que je puisse continuer ma vie".

Il est notamment accusé d'avoir usé d'une fausse identité grâce à laquelle il a obtenu l'asile en 1998. Il affirmait être de nationalité somalienne et avoir fui vers un camp de réfugiés du Kenya.

Ayant obtenu sous ce nom une carte de sécurité sociale, il a ensuite utilisé cette fausse identité pour toute une série de documents, permis de conduire, assurance, comte en banque, etc.


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22/04/02 Deux prisonniers 'oubliés' à Gabode et libérables depuis un an, commencent une grève de la faim pour protester contre leur maintien illégal en détention

Djibouti, Gabode le 1/04/02

MM. FARAH DARAR BOUH
ET ALI WABERI DARAR
Emprisonné depuis le 3/07/95

à Monsieur le Ministre de la Justice

Objet : Grève de la faim

Monsieur le Ministre,

Nous avons le regret de vous informer que nous entamons une grève de la faim le Lundi 8/04/02 pour protester contre l'illégalité flagrante de notre détention alors même que nous avons fini de purger notre peine.

En effet, le 23/10/99 nous avons été condamnés à une peine de 13 ans 'emprisonnement et cette peine s'est terminée le 27 Juin 01 par le bénéfice des mesures de remises de peine et autres grâces présidentielles intervenues depuis la date de notre condamnation sans oublier le temps passé en dépôt.

Le décompte de notre peine a été effectué, avec nous même, par la direction de la prison qui nous a déclaré légalement en fin de peine le 27 Juin 01 sur la liste des détenues libérables à cette date-la..

Malheureusement, on nous a empêché de sortir ce jour là alors même que nous avions passé toutes les formalités comme d'autres détenues. Pour seule explication, on nous a appris que le parquet général venait d'ordonner notre maintien au détention par simple appel téléphonique.

Depuis lors, nous restons séquestrés à Gabode et toutes nos tentatives et requêtes pour obtenir une libération n'ont jamais abouti.

En égard à cette situation de non droit et honteusement arbitraire et après 7 ans passés en prison, nous demandons à être libérés en application des lois en vigueur et sans autres préjugés.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de nos meilleures salutations

Les intéressés



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22/04/02 Devant la Présidence de la République, manifestations des mobilisés handicapés. (LDDH)



Le Président


COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 20 AVRIL 2002


Ces manifestations se sont terminées dans un bain de sang.

Jeudi 18 avril 2002, des victimes de guerre des Forces Armées djiboutiennes se
sont rassemblées à moins de cent mètres du Palais présidentiel.

Dés 8h du matin, les Forces d'interventions de Police et des manifestants invalides
de guerre se trouvaient face à face.

Cette manifestation pacifique aurait pour objectif d'envoyer des émissaires, ou plus
exactement une délégation, qui devrait se rendre auprès du Chef de l'Etat afin de lui
soumettre et lui expliquer leurs doléances, leurs revendications.


Environ, une heure après, ordre fût donner aux Forces de l'ordre de disperser les
manifestants handicapés et leurs familles qui les accompagnaient.


Face à la lenteur de la répression des Forces de Police, qui n'osaient pas employer
la manière forte contre ces handicapés, contre ces personnes fragilisées, quand une
fusillade éclata, blessant grièvement plusieurs personnes, et quatre auraient été
évacuées dans un état dit : " cliniquement mort ".

Immédiatement, la panique et la rage s'instaurèrent et la manifestation pacifique fut
sauvagement réprimée.


Il va s'en dire, que les handicapés physiques, sans défense, et dans l'impossibilité
de se sauver furent les premières victimes durement touchées.


Face à ces répressions inhumaines, qui sont sans précédant non seulement en République de Djibouti, mais très probablement dans le monde entier, ces répressions sont inadmissibles et horribles.

Comment comprendre une telle répression intolérable, alors que ces jeunes auraient répondu présents à l'appel à la mobilisation nationale, appel lancé par l'ancien président de la République, appel lancé " pour sauver le pays contre une invasion des troupes d'un pays voisin " alors qu'en réalité, c'était le début d'une guerre fracticide entre les Forces Armées et le Frud-Armée.

Comment réagir face à cette répression inacceptable contre des jeunes qui se sont mobilisés pour défendre et sauver leur patrie, des jeunes qui ont perdu une partie de leur corps et qui sont à jamais handicapés, à jamais invalides, à jamais dépendants.

Que faire contre une volonté politique à vouloir toujours couvrir des bavures policières qui malheureusement tuent à chaque fois ?

Que faire contre une volonté politique de vouloir couvrir toujours les auteurs d'homicides volontaires ?

Que faire contre une volonté politique certaine, qui consiste d'accorder l'impunité aux éléments , qui froidement, utilisent des balles réelles pour soit-disant " canaliser " , " maîtriser " des manifestations pacifiques ?

Pourquoi aurait-on tiré à balle réelle contre des manifestants ?
Pourquoi ? contre des handicapés, des invalides qui ne supportent plus de vivre dans la misère, sans autre revenu que celui de la mémoire d'avoir versé son sang pour la patrie, d'avoir versé leur sang pour la défense de l'intégrité du Territoire nationale.


Qui est en fait cet Officier Supérieur de la Garde Présidentielle ? Est-ce lui le tueur ?
Est-ce bien celui qui passe du béret bleu au calot noir, puis récemment au béret rouge ? Est-ce bien celui, qui grimpe facilement d'échelons, de grades ? Est-ce bien celui que l'on surnomme le " tueur des portes ", pour avoir tiré sur le portail extérieur d'un Opposant ?


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains ( LDDH ) demande à la Justice de son pays d'obéir qu'à leur conscience, et de s'atteler rapidement afin de déterminer le ou les auteurs des présumés homicides volontaires ;

La LDDH ne peut que déclarer qu'elle est et restera aux côtés des victimes de cette répression inqualifiable, et fera tout ce qui est en son pouvoir pour combattre l'impunité ;

La LDDH est très, très préoccupée, depuis le 18 avril 2002, par les descentes à des heures illégales des Forces de répressions dans les logements d'un certain nombre des participants de la manifestation des handicapés, elle est aussi très inquiète de la " chasse aux sorcières " appliquée par la police politique à un certain nombre des participants à cette manifestation, voire même à des proches.

M. NOEL ABDI Jean-Paul

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22/04/02 Afar-Issa Clash Causes Fuel Shortage Panis Extrait d'Addis Tribune (Addis Ababa)

April 19, 2002
Posted to the web April 19, 2002


Fighting between Afar and Issa communities along the main Djibouti highway, from Gadamaitu up to Giwane resulted in fuel shortage panic in the capital last week and early this week. Long queues were observed in the capital until early this week. Fuel truck drivers that shuttle between Addis and Djibouti last week refused to go beyond Awash without army protection after one driver was killed in the shoot-out between the two communities. In areas like Awash, fuel attendants said they had no fuel to sell for three days last week.

The Ethiopian petroleum Enterprise, however, said there is no shortage of fuel and there is enough stock at its depots. Trucks are now shuttling between Addis and Djibouti, according to the Enterprise.

For the last decade the Issas with their herds of livestock have encroached further and further into Afar territory, and have allegedly been responsible for several robberies on vehicles along the main road. The Afars say the government has generally been sympathetic to the Issas, with an eye to maintaining good relations with the government in Djibouti, which is dominated by ethnic Issas.

The various peace committees set up to deal with the problem of the Issa incursions have generally ruled in the Issas' favour, and year by year have allowed the Issas to move further and further into Afar territory. The Afar now regard themselves at war, with Sultan Ali Mirah and others last week contributing food for the fighters defending Afar land, sources told Addis Tribune. Meetings were held recently in Awash town between Afars and elders from the pastoralist Oromo communities, the Kireyou and Ito, to establish a common defense line, to prevent the Issas from encroaching further, the same sources said.

"We the Afar have responded to every call for Ethiopia's defense, but when we are invaded we have been left to deal with the invaders by ourselves. The Djibouti government very well armed them, with heavy and modern weapons against our Klashinkovs. The government is making a very big mistake to take the side of the Issas, and to allow them to move further and further into our land. Next year they will be in Addis Ababa, and maybe that's when people will wake up," said an Afar in Awash town explaining why they feel let down.

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20/04/02 Un cousin de Guelleh, condamné en Suède, est sous le coup d'une mesure d'expulsion, après avoir purgé une peine de prison ferme. (Lecteur)

La Cour d'Appel de Malmö, la 3ème ville de Suede a non seulement confirmé la condamnation du Tribunal correctionel de Kristianstad, mais elle a augmenté la peine qui est passée de 5 à 6 ans. Elle a confirmé aussi la mesure d'expulsion d'Ismail Mohamed.

Ismail Mohamed se prétend de Nationalité Somalienne, mais dans les faits, c'est un Djiboutien. Il est un cousin proche d'Ismail Omar Guelleh.

Quel est le chef d´inculpation ?

Avoir contaminé sciemment avec la maladie du Sida plus de 10 jeunes filles suédoises dont la plus jeune n'était agée que de 16 ans. Bien que se sachat atteint de cette maladie, il s'était volontairement refusé à appliquer les prescriptions et les conseils d'hygiène donnés par ses médecins.

En première instance, le Tribunal correctionel de Kristianstad l'avait condamné à 5 ans de prison ferme et à l´expulsion définitive immédiatement aprés avoir purgé sa peine de prison, soit le 20 mars 2002. Il avait fait appel de la décision, qui vient d'être confirmée et même agravée par la Cour d'Appel.

Ismail Mohamed était arrivé en Suéde, il y a 3 ans.


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20/04/02 Le Maire de Djibouti et Abdillahi "nouveau" ont été relâchés par la Police belge vendredi soir vers 21 h 30.

On nous signale que le Maire de Djibouti et son accompagnateur sont sortis libres du Commissariat de Police vers 21 h 30, après un interrogatoire serré de trois heures environ. Soulagé, d'après les témoins, Le Maire aurait pu embarquer dans le dernier Thalys à destination de Paris.

Il devait reprendre l'avion à Paris, ce matin, pour rejoindre Djibouti. Selon des sources bien informées, les deux hommes auraient fait des déclarations parfois contradictoires et ils auraient jusitifié leur présence par une réunion à Namur sur les villes des états "en voie de développement. Ils auraient signé un procès-verbal dans lequel ils pourraient avoir confirmé que la responsabilité de tout accident regrettable survenant à l'un des membres du GED pourrait être recherchée dans l'entourage de Guelleh et/ou des personnalités dépêchées sur place pour exécuter les ordres présidentiels et criminels. Nous n'avons pas été en mesure de vérifier ce dernier point.

Le troisième personnage de cette équipée rocambolesque, M Ali, avait déjà quitté, selon eux, la ville de Bruxelles, ce que la Police n'avait pas pu vérifier vendredi soir.

Les deux hommes ne se seraient pas exprimés non plus sur leurs familles réfugiées en Europe. Nous espérons que les autorités djiboutiennes se refuseront, contrairement à ce qui s'est déjà pratiqué, à demander des comptes aux familles des membres du GED restées à Djibouti. Et nous savons de quelle façon la Police de Guelleh demande des comptes ....

La question que nous nous posons après cet épisode est de savoir si la population djiboutienne, enfin rassurée sur le sort de son Maire, peu populaire, se mobilisera en masse pour lui assurer (volontairement ou contrainte) une haie d'honneur à son arrivée à l'aéroport. Mais il ne doit pas trop y rêver ... ! D'autant plus que Guelleh a peut-être des questions à lui poser et qu'il pourrait lui reprocher les maladresses qu'il a commises au cours de son épopée avortée plus certaines déclarations faites devant la Police belge.

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20/04/02 L'Ordre des Brosses à Reluire admet un nouvel impétrant sélectionné pour son sens élevé de la flagornerie ... Zakitaha, qui signe dans La Nation.

ARDHD : nous lançons un appel aux lecteurs pour qu'ils nous envoient le nom complet de ce journaliste qui signe sous le nom de ZAKITAHA, car nous préférons l'inscrire sous son nom que sous celui d'un pseudonyme ...

Cette semaine le comité de cooptation de l'Ordre des Brosses à Reluire a approuvé à l'unanimité des membres la candidature du journaliste qui a signé dans La Nation un article intitulé "Vers un apprentissage serein de la Démocratie".

C'est un chef d'oeuvre !

Pour sa magnifique envolée, pour le paysage idyllique qu'il dépeint en parlant des dernières élections présidentielles, pour son don incomparable dans l'inversion de la réalité, le comité a décidé de l'élever au grade de "Baratineur patenté".

Le Comité a particulièrement apprécié la façon dont il décrit la liberté des électeurs et l'égalité de traitement des candidats. Un vrai conte de fées. Nous sommes certains que M Moussa Idriss a apprécié, en connaisseur, tout l'humour distillé par ce cireur de pompes, sans foi ni loi ...

Pour ce remarquable morceau de bravoure, il mérite de devenir célèbre et nous ajouterons son nom à la liste des meilleurs chantres du régime, pour que la communauté internationale puisse mieux le connaître. Nous sommes certains que Guelleh lui fera remettre la petite somme qu'il mérite pour ce travail d'orfèvre.

Journaliste "vendu",
ZAKITAHA,
nous t'élevons à la dignité de

BARATINEUR PATENTE
Désormais tu pourras porter cette décoration
qui ne te quittera plus jamais.

Nous reproduisons le texte intégral de l'article qui a valu cette reconnaissance prestigieuse de la part de notre association.

Vers un apprentissage serein de la démocratie (Extrait de La Nation)
Par définition, la démocratie est le système politique dans lequel la masse populaire détient le pouvoir. Autrement dit, à chaque élection, c'est le peuple qui est sollicité pour choisir ses gouvernements . Et, vendredi 12 avril, c'était le tour des djiboutiens de manifester leur choix afin d'élire les présidents des annexes R.P.P dans Djibouti-ville et ses alentours. Au total, 19 centres de vote ont permis à nos concitoyens de s'exprimer librement. Et, c'était très inédit.

Des campagnes à "l’américaine"

Comme à l'accoutumée, chaque campagne électorale permet ou oblige à ses futurs élus d'étudier le terrain a conquérir. Ainsi le président et son concurrent n'ont pas échappé à cette règle ordinaire. Chacun de leur côté, ils ont employé les moyens les plus démocratiques afin d'accéder au poste tant convoité de Président de l'annexe de son choix.

En effet, les techniques d'approche pour sensibiliser les électeurs étaient différentes selon les candidats. Pour certains, des affichages ont été mis en valeur devant chaque annexe, sans oublier de distribuer parfois, des fascicules, qui rassemblaient les idées importantes du candidat. Pour d'autre, des comités de soutien ont été rapidement crées afin d'attirer le maximum d'électeurs de la cité.

Pendant au moins deux mois, les djiboutiens ont été largement mobilisés pour choisir les futurs Présidents des annexes respectives.

Des électeurs mûrs pour un programme attractif

Avant d'exprimer sa voix, chaque votant a bien choisi son camp, en se basant sur des critères précis et clairs. L'électeur d'aujourd'hui, a négligé l'appartenance tribal et clanique au profit des valeurs véhiculées par le candidat. Pour cela, des programmes ont été proposés de manière significative dans des livrets. Et, parmi les nouvelles idées, on peut retenir les principales qui sont :

- diminuer les chômage des jeunes,
- sécuriser le quartier,
- redynamiser le parti en intégrant des cadres jeunes au sein du bureau exécutif, etc...

Cependant, c'est le vendredi dernier à 7 h piles que les votants se sont pressés aux urnes. Et, malgré la longueur des files d'attente, qui était loin d'être négligeable, ils ont clairement prouvé leur maturité politique dans une corne d'Afrique instable. En gardant le sourire, chacun s'est acquitté de son devoir de citoyen en votant dans la plus grande transparence.

Finalement, c'est à 18 h 00 mn que la vote a pris fin dans chaque annexe. Ensuite, c'était le tour du dépouillement de bulletins de vote.

Un bilan positif

Théoriquement, Djibouti-ville et ses environs totalisaient un chiffre proche de 12000 électeurs. Nombreux sont ceux qui ont voulu prêter leur voix avec 8152 votants.

C'est seulement 152 bulletins qui ont choisi l'option "abstention" comme moyen de vote.

Ces chiffres sont très éloquents, car ils montrent encore une fois l'intérêt particulier que portent les djiboutiens à l'élection des annexes.

Personne ne doute que nos concitoyens seront prêts à affronter les futurs élections législatives de Décembre 2002. En tout cas, l'avenir nous le dira !

ZAKI TAHA

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20/04/02 Le régime donne l'ordre de tirer sur la foule, faisant 3 morts et des dizaines de blessés . Que dit l'ADI ?

Le pays est en émoi. Toute la communauté djiboutienne est sous le choc. Et pourtant l'impayable directeur de l'ADI considère pratiquement qu'il s'agit d'un non-évennement et il publie la dépêche la plus courte que nous n'ayons jamais lue.... Elle est certainement représentative du manque de considération de Guelleh pour le Peuple .... qu'il a asservi et qui commence à se rebeller .. Même pas un mot ni pour les victimes ni pour les familles !!

ADI/DJIB/2084/83 MOTS
1 mort et 10 blessés après une manifestation de démobilisés : le parquet de Djibouti ouvre une enquête


DJIBOUTI (ADI)- 18 avril- Une manifestation d’un groupe de démobilisés devant le Palais Présidentiel a dégénéré ce matin en affrontement avec les forces de l’ordre.

On déplore pour le moment 1 mort et 10 blessés.

Une enquête a été aussitôt ouverte par le parquet pour connaître les circonstances de ces incidents et déterminer les responsabilités.

ADI- 15H35 GMT- 18 AVRIL 2002.

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20/04/02 La tragédie du jeudi 18/04/02 suscite de nombreux courriers de lecteur.

Mes condoléances aux familles des victimes
Devant les dérives institutionnelles que connaît le pays et qui engendrent des victimes innocentes qui s'ajoutent à la longue et triste liste qu'avait engendrée la guerre du FRUD, de nouveaux martyrs tombent sous le regard et avec la bénédiction provocante d'un système à tendance monarchique, tentant de s'imposer en adoptant des pratiques révolues et en déconnexion totale et volontaire avec les réalités du terrain.


L'échec de cette politique de façade, atteinte d'une myopie préméditée, dont l'acuité visuelle ne semble pas s'améliorer et niant tout besoin et tout conflit internes et mobilisant des moyens faramineux pour des discussions de conflits externes (Somalie), visant à s'accorder une incertaine crédibilité externe face à un certain échec interne, est prévisible et sûr.


La pièce sans fin continue. Les acteurs de la mort préméditée de Djibouti, ainsi que tout membre des institutions et tout pays, ayant de près ou de loin soutenu l'établissement de ce système souffrant de mégalomanie et portant les germes de l'échec permanent et de la destruction, doit assumer sa totale responsabilité historique, juridique et politique dans le chaos, l'inertie, le blocage et le désastre qui secouent le pays, résultat d'un habituel et inimitable échec dont ils sont porteurs de germes.

Cependant, le choix d'un système, vestige misérable, vieillissant et désastreux d'un passé difficilement assumé et consumé avec son lot de victimes, de restriction des libertés, de dilapidation de biens publics et de biens de la nation, de gaspillage pour faire semblant de vouloir reconstruire un pays à forte majorité de jeunes n'est pas gratuit.


Devant les appels légitimes de détresse et de désarroi des populations et d'une jeunesse délaissées, sacrifiées et ignorées durant des années, le système mégalomane s'affole, se précipite en sortant d'un long silence suspect pour recourir à son héritage du passé : la provocation, la désinformation et la répression volontaires, expédiant rapidement des convois militaires pour contraindre des populations désarmées réclamant des droits légitimes, à mourir en silence.

Mes condoléances vont aux victimes de la bêtise et de l'arrogance d'un système inerte, irresponsable, en manque d'idées, de perspectives et d'objectifs. Un système qui se cherche dans son passé.
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Ma reconnaissance au mouvement des démobilisés et de la jeunesse djiboutienne

Je tiens à m'incliner avec émotion et respect devant les nombreuses victimes de cette tragédie qu'ils soient décédés ou simplement blessés. Je tiens à exprimer à leurs familles et à tous leurs proches mes condoléances les plus attristées et ma sympathie la plus profonde.


Qu'ils sachent bien que l'esprit de sacrifice de toutes les victimes restera gravé dans les mémoires, que leurs noms ne seront jamais oubliés et que l'histoire les honorera pour l'éternité.


Je tiens à dire mon admiration à la population dans son ensemble et plus particulièrement à la jeunesse pour le courage et la détermination dont elle a fait preuve, mais aussi pour avoir su, confrontée à un vide politique fortement et amèrement ressenti, se structurer avec une extraordinaire rapidité et organiser dans l'union des manifestations d'une ampleur impressionnante.


Je tiens à leur dire ma reconnaissance pour avoir su éviter les pièges et les manœuvres directes ou indirectes du pouvoir visant à diviser les djiboutiens, et pour avoir fermement inscrit leurs revendications et leur action dans le cadre de la démocratie et de la liberté, dans le cadre de la justice sociale, dans le cadre de la justice tout court, consciente d'être l'avant-garde d'un peuple entier en lutte pour la conquête de ses droits.


Je tiens à les féliciter pour les efforts considérables qu'ils ont déployés pour donner aux manifestations organisées un caractère pacifique, limitant ainsi les débordements résultant du comportement scandaleux et des provocations criminelles des forces de l'ordre, notamment des forces de gendarmerie.


Je tiens à condamner avec énergie les auteurs et commanditaires de ces actes criminels qui apportent la démonstration manifeste que, quant au fond, pas grand-chose n'a changé dans le gouvernement du pays, que la dictature et son système répressif sont toujours là, prêts à entrer en action dès que s'élève une contestation sérieuse.
Je tiens à dire toute ma considération à tous les sites du Net et à tous ceux, vivant dans d'autres pays, organisés ou à titre individuel qui, en ces jours difficiles, ont exprimé une solidarité active ou simplement leur sympathie à la population djiboutienne en la comprenant et en la soutenant dans ses revendications et dans ses manifestations et en condamnant la répression sanglante dont elle est l'objet.


Je leur demande d'étendre et d'intensifier leur manifestation de solidarité et de sympathie. Il ne fait aucun doute que, ce faisant, ils se trouveront en harmonie avec l'immense majorité du peuple contraint au silence, et qu'ils ne feront que défendre ses intérêts.


Je tiens à remercier tout ce monde étranger qui suit avec attention les évènements en cours en marquant sa sympathie pour les manifestants et pour leurs causes et en réprouvant l'incompréhension, l'intolérance et la brutalité du pouvoir en place.


Et je lui dis, Djibouti nouvelle, actuellement en gestation, a besoin de votre soutien et de votre aide. Je suis sûr que vous ne la décevrez pas.


Dans le combat libérateur engagé, les obstacles ne manqueront pas comme ils n'ont pas manqué dans le passé. Mais ils seront vaincus les uns après les autres. Il appartient à tous les patriotes, à tous les démocrates et à toutes les femmes et tous les hommes de progrès de faire en sorte que la durée de ce combat soit écourtée et que les sacrifices qu'il appelle soient limités. La responsabilité qui pèse sur leurs épaules est énorme.
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" la barbarie IOGienne "

J’ai sous les yeux un fax du Mouvement de soutien aux demobilisés blessés et un autre du Comité des citoyens de Balbala. Tous deux appellent à une collecte urgente de médicaments pour les blessés de la répression sanglante.

A lire la liste, on comprend que les hôpitaux de la ville manquent de tout. Ia va de l’anti-inflammatoire Feldène au sparadrap en passant par l’alcool chirurgical et l’antibiotique injectable. Et plus je lis et relis cette liste et ces deux appels, plus je me gratte la tête perplexe. Parlons-nous bien de Djibouti-ville, capitale de la République de Djibouti ? S’agit-il vraiment d’une zone située dans la corne de l’Afrique ou d’une contrée albanaise criblée par les obus ou encore du camp de réfugiés palestiniens de Jénine sous blocus israélien ?

Quand un blessé de nationalité djiboutienne vient à manquer de Paracétamol, les discours anesthésiants d’IOG deviennent extrêmement douloureux, à la limite du supportable. Quand les médecins à Djibouti-ville n’ont même plus de compresses pour cacher les trous béants des balles, voir à la télévision, tous les soirs l’orifice buccal de IOG mâcher les mots avec délectation devient humainement atroce. C’est que nous ne sommes pas loin du génocide, du nettoyage ethnique. Mais à bien y réfléchir, la liste des médicaments devrait être bien plus longue, et pas seulement pour les blessés .

Il faut une collecte nationale pour la communauté nationale. Il faut des anti-dépresseurs pour toutes les régions du pays lorsqu’on voit le Ministre de la Santé aligner les bourdes. Il faut des containers de Maâlox pour digérer l’arrogance et la suffisance d’un Président, seul bipède sur cette planète à affirmer que le scrutin d’avril 1999 a été démocratique et honnête. Il faut des tonnes de Tranxène pour calmer la furie d’un Djiboutien dont sa fille lycéenne a été déshabillée en public par des " agents de l’ordre " puis amenée à Nagad.

Mais peut-on encore, aujourd’hui, demander à un régime malade de soigner des blessés lorsqu’il n’est même plus capable de nourrir ceux qui leur tirent dessus ?

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C'est peut-être le début de la fin


Le moins que l'on puisse dire sur la perception et la prise en main de la montée en puissance de la contestation populaire, c'est que le Pouvoir actuel, à force de tenter de concilier l'inconciliable, d'équilibrer entre les contradictions qu'il projette lui-même et les équivoques qu'il entretient, est en train, purement et simplement, au lieu d'une relance économique et de quelques éclaircies de bien-être d'opter pour un nouveau style de gouvernance et d'investir dans la production d'une nouvelle culture de répression qui ébranlera, inéluctablement, la capacité d'absorption et d'ouverture du système politique.

La frustration enregistrée chez une fraction de la population à l’occurrence les étudiants hier, les démobilisés aujourd'hui, le sentiment d'injustice qui reprend de l'intensité, la tentative d'intimidation opérée à l'endroit de certains cadres pour des délits fantomatiques, le mépris manifeste à l'égard de toute dissidence politique ou idéologique et de toute résistance populaire à connotation revendicative, sont autant de segments susceptibles d'enfanter des réflexes convergeant vers l'embrasement généralisé.
Une situation explosive qui, malheureusement, fortifie la position du Pouvoir qui, justement, nourrit sciemment la contestation et l'opposition afin qu'il n'y ait plus de stabilité, même relative, qui permet réellement d'autres alternatives à la démarche actuelle. C'est pratiquement le processus développé par les totalitarismes pour asseoir leur présence qu'il qualifie de régulatrice et s'octroyer toutes les permissivités possibles.


La mise hors d'état de nuire de toutes les volontés constructives et les énergies saines, aux lieu et place des réseaux et arrière bases mafieuses, participe de cette volonté abjecte d'étouffement et de manipulation dans laquelle excelle le Pouvoir actuel qui se complaît dans son isolement intérieur et ses prouesses hypocrites extérieures.


L'hypertrophie des moyens utilisés pour mater la colère des démobilisés et des retraités est significative de la discrimination longtemps intériorisée, depuis quelques temps, par le Pouvoir, surpris par une résistance citoyenne venue bousculer les canaux traditionnels de communication et de revendication et fausser les calculs d'allégeance et de compromission en vogue dans Djibouti de l'humiliation et de la déception et non de la fierté et de la dignité promises dans les moments d'ébriété électorale.


Si l'ex-Président Gouled a jeté les bases de la violence tribaliste, le régime actuel est parti plus loin en exacerbant les rancunes existantes et en suscitant d'autres.
Une telle alternative relève de la haute voltige suicidaire, de l'outrage constitutionnel et de l'insolence politique. De tels procédés laissent, évidemment, peu de place au soutien populaire et à l'adhésion au nouvel ordre national établi unilatéralement et accessoirement à l'effort sécuritaire, sans qui aucune initiative de sortie de crise, aussi louable ou diabolique soit-elle, ne peut aboutir.


Le régime perd graduellement ses repères fondamentaux et continue, malgré tout, de persister dans son obscure logique de marginalisation massive de la population.

La crise des démobilisés peut être le signe de la fin d'un système en agonie dont les soubresauts sont révélateurs du désarroi dans lequel il se trouve devant une opposition citoyenne qu'il croyait neutraliser avec le temps. Si la solidarité nationale se concrétise grâce à cette opportunité, ce sera le début de la fin d'un régime qui a surtout réussi l'exploit, en trois années, de se mettre tout le monde à dos.


Inconsidéré au plus profond de sa plus petite rallonge représentative, le régime pense qu'en créant une atmosphère d'angoisse et de tension, la société des agressés finira par jeter l'éponge et s'accommoder d'une tutelle illégitime.

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19/04/02 Interpellation à Bruxelles du Maire de Djibouti Daher Ismaël Kahin et de Abdillahi "nouveau" par la police Belge.

Suite aux informations qu'elle a reçues, la Police belge a procédé à l'interpellation du Maire de Djibouti Daher Ismaël Kahin qui était accompagné d'Abdillabi nouveau. (Cf notre article dans le numéro B 142b)

Les deux hommes ont été interceptés alors qu'ils allaient prendre place à bord du train Thalys pour Paris. La Police belge avait mobilisé des moyens importants pour quadriller les abords de la Gare du Midi et toutes les stations de métro environnantes. Elle avait avertie ses collègues français de la Gare du Nord à Paris dans l'hypothèse où ils aient pu embarquer malgré tout à bord du train.

Bien que le Maire de Djibouti soit porteur d'un Passeport diplomatique (de complaisance ?), il a été interpellé et conduit pour être interrogé dans les locaux de la Police belge. N'étant pas en mission officiel, ni résident à l'Ambassade, il n'a pas bénéficié d'une immunité diplomatique. Il devait s'expliquer sur les plaintes qui sont déposées contre lui et sur le fait que sa fille expulsée de Londres a déposé un dossier de demande d'asile auprès de la Belgique. Elle aurait dénoncé dans ce dossier le régime de Guelleh et fait état de pression contre elle-même et sa famille, ce qui semble bien entendu, invraisemblable compte-tenu de la position de son père ...

Le Ministère belge des Affaires étrangères a été tenu informé par la Police belge. Des sources, qui ont souhaité garder l'anonymat, nous disent qu'une lettre officielle de protestation pourrait être envoyée à l'Ambassadeur de Djibouti à Bruxelles, pour lui signaler qu'il s'agirait d'un deuxième incident de cet ordre.

Ce vendredi à 21 h, les deux hommes étaient toujours interrogés par la Police.

Cette interpellation (qui survient après l'expulsion d'Haroun par le Canada) montre que les criminels djiboutiens n'auront bientôt plus d'asile en Europe et qu'il suffit de déposer des plaintes contre eux pour être pris au sérieux par les Polices nationales. D'autres plaintes pourraient être déposées dans un proche avenir ...

La carrière de Daher Ismaël Kahin.
Il a commencé sa carrière, comme inspecteur des R.G. à l'époque coloniale, puis il est devenu Directeur de la Police nationale après l'indépendance. Mis officiellement à l'écart, il était considéré comme un "bras cassé". En réalité, il était chargé de missions spéciales par Guelleh. C'est ainsi, qu'accompagné par le défunt frère d'IOG, il aurait été liquidé deux membres du FLS, qui résidaient en Ethiopie ... Le personnage est considéré comme un être abject et il est détesté par toute la population djiboutienne qui lui reprocherait sa cruauté, son injustice, sa brutalité et son arrogance. Il y a fort à parier qu'il se conduira aussi mal dans les locaux de la Police, ce qui devrait prolonger l'interrogatoire. Est-ce bien lui qui avait fait détruire et raser le marché de détail ?


La carrière d'Abdillahi "nouveau"
Proche parent du général, il l'aurait trahi de façon ignoble. Après ce coup glorieux, il se serait réfugié à Bruxelles où il aurait obtenu l'asile politique sur la base de déclarations mensongères. Le fait de se faire interpeller en compagnie d'un membre éminent du régime ne va certainement pas contribuer à faciliter sa résidence. On dit que les Policiers belges se seraient étonnés de découvrir qu'un réfugié politique entretienne des relations étroites avec l'un des membres éminents du régime Guelleh et on les comprend ...


Dernière minute : LE GED porte plainte devant la Police belge.
Nous venons de lire sur le site du GED, que le Président avait déposé plainte et qu'il avait informé les autorités des menaces qui péseraient sur la vie des membres de son Gouvernement, afin de demander une protection officielle pour prévenir toute tentative d'assassinat qui serait commandité directement ou indirectement par Guelleh. lien


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20/04/02 La mégalomanie pousse un Dictateur aux dernières extrémités. (par Roger Picon)

C'est bien connu, l'histoire est là pour le démontrer, la dictature permet de s'octroyer tous les pouvoirs mais elle rend fou.

Par méconnaissance des " choses de l'Etat ", l'incapacité chronique d'instaurer une " bonne gouvernance " dans tous les domaines de compétence de l'Etat, la mégalomanie et l'hégémonie d'un homme sur tous les pouvoirs le conduisent aujourd'hui à la déraison et finissent par mettre en péril un pays, l'avenir d'une Nation avant de faire payer au peuple les pots cassés tout en faisant ordonner l'usage des armes lorsqu'il manifeste.

Tels trois coups de tonnerre les trois morts, anciens combattants, de ce jeudi 18 avril 2002 sont hélas la parfaite incarnation des conflits qui grondent au sein de la population, à tous les niveaux des administrations, des Forces de Police Nationale et de l'Armée Nationale Djiboutienne.

On pourrait discourir sans fin sur les raisons qui incitent Ismaël Omar à agir ainsi mais de là à faire ordonner à ce que le bruit des balles résonnent face à la population il y avait un pas énorme qu'il a franchi et qui n'en restera pas là.

Bien au delà du nombre de morts, il vient de créer un choc dont il ne mesure pas encore aujourd'hui l'importance mais surtout les conséquences.

Cette odieuse attaque délibérée sonne l'hallali du régime sanguinaire.

L'Opposition djiboutienne doit resserrer les rangs et démontrer qu'elle a la capacité de succéder à Ismaël Omar en maîtrisant la situation et en évitant, autant que faire se pourra, que le sang ne soit versé et qu'une fois encore des innocents ne paient la démence d'un homme.

Roger Picon.

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20/04/02 LE DROIT AU CHAPITRE : par AÏNACHÉ


LE BILAN


Une fois de plus nos compatriotes viennent de subir la foudre lancée, par le tenant du pouvoir, lors de la manifestation d'hier matin (jeudi 18.04.02). Nous ne comprenons pas comment une manifestation pacifique de citoyens, quelles que soient leurs motivations se transforme systématiquement, chez nous, en un carnage.


Il y a à peine une quinzaine de jours, nous déplorions la même brutalité policière et l'emprisonnement de plus d'une soixantaine d'adolescents inquiets de leur avenir. Nous constatons que les mécontentements se multiplient, que le pouvoir perd de plus en plus son sang-froid et que comme, toujours, son mode de dialogue reste le gaz lacrymogène et les fusils chargés de balles réelles délibérément braqués sur les manifestants.


Nous présentons nos plus sincères condoléances aux familles endeuillées et nous souhaitons un bon rétablissement aux nombreux blessés.


Nous attirons la vigilance de nos compatriotes et de la Communauté Internationale devant les risques d'une réaction brutale et systématique du pouvoir, contre toutes les manifestations et plus particulièrement, lors du défilé du 1er mai prochain.


Cette journée du 1er mai, fête du travail, les travailleurs djiboutiens à l'instar de tous les travailleurs du monde entier, souhaitent exprimer leurs doléances dans le cadre de la loi de la République et dans la tranquillité.


Nous soutenons à l'avance, tous les Travailleurs qui manifesteront pacifiquement et dans la dignité. Nous mettons en garde le Pouvoir contre des agissements irresponsables qui auraient pour conséquence de transformer les manifestations citoyennes légitimes en un affrontement sanglant avec les forces spéciales de police.


Nous saisissons cette douloureuse occasion pour attirer l'attention des hommes et des femmes épris de liberté, sur le sort des douze Officiers et Sous-Officiers en grève de la faim depuis plus de deux mois dans la sinistre prison de Gabode.


Pendant que la situation économique et sociale de tous les Djiboutiens se détériore, les membres du Gouvernement fêtent le troisième anniversaire de l'accession du président de la République à leur manière, en se confondant en remerciements et en féléicitations réciproques.


Dans le communiqué rendu public à l'issu du Conseil des Ministres du mardi 09.04.02, on peut lire ceci.

" A l'occasion du début de la troisième année du mandat du Président de la République M. Ismaîl Omar Guelleh, les membres du Gouvernement se sont félicités des nombreuses actions réalisées durant ces trois dernières années et surtout la consolidation de la paix dans notre pays. Les membres du Gouvernement ont remercié le président de la République de la confiance qu'il leur témoigne, l'ont félicité de sa volonté à remettre en question l'action du Gouvernement pour une meilleure appréciation de ses effets et enfin les Membres du Conseil entendent poursuivre l'exécution de la politique du Gouvernement conformément au message politique et d'orientation du Président de la République ".


Contrairement aux habitudes, ce qui saute aux yeux, c'est la sobriété du message et l'absence d'un véritable bilan présentable pour ces trois années du mandat. Cela n'a pas donné lieu à l'organisation d'une grande festivité dont le Président est très friand pour marquer l'évènement. Il est vrai qu'il n'y a pas de quoi être fier, d'étaler un bilan sans gloire.


Il est compréhensif que les membres du Gouvernement remercient celui grâce à qui ils occupent " en titre ", des postes dans le gouvernement mais est moins habituelle, la modestie qu'a fait preuve le Président. Je le cite : " Le Président de la République M. Ismaîl Omar Guelleh souligne l'importance du travail d'équipe au sein du gouvernement. Il rappelle que les qualités qui doivent compter pour un homme politique sont l'impartialité, l'intégrité, la justice et l'équité et que les responsables pour être à la hauteur de leur mission doivent être au service et à l'écoute des sollicitudes permanentes de la population. Il exhorte les membres du Gouvernement à doubler leur détermination et leurs efforts pour le redressement économique du pays ". Vous mesurez bien sûr le décalage entre le discours et la réalité.


Sans vouloir être cruel, il n'est pas superflu de rappeler quelques aspects de la réalité que vivent nos compatriotes.

- Lorsque sa propre élection est empreinte de doutes étayés ouvertement devant la justice par des hauts dignitaires de l'Etat.
- Lorsqu'il est pratiquement interdit dans les grandes capitales démocratiques et que les dirigeants démocratiquement élus évitent d'être vu en sa présence.
- Lorsqu'il a consacré sa première année, sous l'impulsion de l'ONU et de l'OUA, sur un sujet noble, la réconciliation de nos frères somaliens, mais transformé par sa méthode, en un cirque tribal, malgré l'abnégation des Djiboutiens qui avaient adhéré à la cause comme le reste de la communauté internationale.
- La seconde année, avec l'appui de la France et de la Communauté européenne, a été entièrement ou presque consacrée à ce que les uns appelaient la négociation et les autres la discussion, entre deux belligérants, le FRUD-Armée et le gouvernement, à l'abri des oreilles considérées indiscrètes de la population Djiboutienne. Comme on pouvait s'en douter la situation demeure figée !
- La troisième année, que nous venons de terminer s'est transformée en une gigantesque kermesse. En énumérant les principales festivités, il faut tout d'abord signaler le Séminaire de Réflexion sur l'action du Gouvernement qui s'est soldé par un gros gag et une frustration des véritables acteurs de l'évènement, c'est à dire les fonctionnaires qui ont été obligés de préparer en lieu et place des politiques l'action du gouvernement. A cette occasion, le président se transformait en un " Monsieur Loyal " orchestrant la mise en scène de ses ministres en ridiculisant certains publiquement. Suivi de la tournée promotionnelle à l intérieur du pays où la population se voyait obligée de venir l'accueillir. Bien sûr avec compensation. D'ailleurs, le district d'Ali-Sabieh vient de recevoir la récompense promise. C'est à dire une télé !!!! Et les autres ?
- Les membres du Gouvernement n'ont pas fait état dans leurs remerciements, du coup d'Etat avorté, des violations des Droits de l'Homme, de l'emprisonnement arbitraire des Officiers et des Sous-Officiers qui se meurent dans la sinistre prison de Gabode, pour avoir eu le tort d'obéir à leur chef.
- Ils n'ont pas eu un mot, non plus sur l'angoisse de la jeunesse matraquée et emprisonnée à la moindre manifestation ect…ect….ect….

La liste est longue et il serait fastidieux de continuer à l'énumérer. L'heure est plus au recueillement devant la douleur des familles endeuillées, à la solidarité aux blessés, plutôt que de tomber dans la facilité de faire un bilan que les principaux intéressés s'ingénient à cacher.

AÏNACHÉ


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l'HOMME
OU LA FEMME
DE LA
SEMAINE.

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e)
- soit par son zèle pour soutenir la dictature,
- soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc. .

Auront-ils à répondre un jour
de leurs actes
et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?


Rappel des personnages
déjà "élus" :

LA LIBERTÉ N° 17 -
Mme LEILA,
juge d'instruction
LA LIBERTÉ N° 19
-
Omar FARAH,
gendarmerie d'Ali Sabieh
LA LIBERTÉ N° 29
-
Le général Yacin YABEH,
LA LIBERTÉ N° 32 -
Le directeur de la Prison de Gabode,
LA LIBERTÉ N° 33 -
Ali Mohamed ABDOU,
procureur général
LA LIBERTÉ N° 35 -
Mme Hawa Ahmed YOUSSOUF
Ministre déléguée conjointement avec
M. Le Représentant de l'UNICEF
à Djibouti.
LA LIBERTÉ N° 36
-
M Ibrahim Idriss DJIBRIL,
Ministre de la Justice, conjointement avec M Mohamed Ali ABDOU, procureur général de Djibouti (2ème nomination)
BULLETIN N° 4
-
Lieutenant GUELLEH de la FNP
BULLETIN N° 7 -
Le responsable des forces de police
qui a donné l'ordre le 24 juin de tirer à balles réelles sur Daher Guedi FOUREH.
BULLETIN N° 16 -
M Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances.
LA LIBERTÉ bulletin N° 23
-
M. Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances (2ème nomination)
LA LIBERTÉ bulletin N° 28
-
Monsieur Abdallah Abdillahi Miguil,
Ministre de l'Intérieur
LA LIBERTÉ bulletin N° 29 -
Monsieur MOGUEH,
Ministre délégué aux affaires musulmanes
LA LIBERTÉ - bulletin N° 32 -
Madame Nima Ali Warsama,
Juge d'instruction
LA LIBERTÉ - bulletin N° 36
Monsieur Ali Mohamed Daoud -
Ministre de l'Agriculture et du développement rural.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 37
Le Lieutenant-colonel Abdourahman Ali Kahin,
Chef du groupement de police du district de Djibouti.

LA LIBERTÉ - bulletin N° 40

Le procureur IBRAHIM,
LA LIBERTÉ - bulletin N° 42
M. Idriss Arnaoud Ali, Directeur de Publication du Journal le Progrès, Président de la Commission Permanente de l'Assemblée Nationale et Secrétaire Général Adjoint du Parti RPP.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 43
le Président Sad Mahamoud Abkar, Cour criminelle de Djibouti.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 48
Hassan Saïd dit "Modaubé" Chef de la Police
OBSERVATOIRE N° B106
DJAMA SOULEIMAN, procureur auprès du Tribunal de Première instance de Djibouti.

OBSERVATOIRE N° B132

ALI HASSAN,
chef de la Police, pour un acte gratuit de cruauté envers un blessé grave.

OBSERVATOIRE N° B138
Le Procureur général Ali Mohamed Abdou,
pour déni de justice envers les prisonniers politiques et pour des déclarations mensongères sur RFI.

OBSERVATOIRE N° B142b
Le Lieutenant-Colonel Abdo Abdi Dembil et le Lieutenant Mohamed Djama, officiers de la Garde présidentielle, pour avoir donné l'ordre de tirer à balles réelles, le jeudi 18/04/02, sur les vétérans de la guerre contre les résistants du FRUD, qui manifestaient pacifiquement pour réclamer le paiement des arrièrès qui leur sont dus
.


Les principaux responsables
d'actes de torture
à Djibouti.

En attendant que la justice pénale puisse instruire les plaintes des victimes de mauvais traitements, de spoliation, de viols, de torture et d'emprisonnement arbitraire (. . . ), nous rappelons, chaque semaine, à l'opinion publique internationale les noms des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités par les victimes, et ce jusqu'à ce qu'ils soient inculpés.

- Colonel
Mahdi Cheikh Moussa,
- Colonel
Omar Bouh Goudade

- Lieutenant-colonel
Hoche Robleh


- Commandant
Zakaria Hassan

- Lieutenant Ladieh
- Lieutenant Mohamed Adoyta
- l'aspirant Haroun (expulsé par le Canada et déchu de la nationalité canadienne)
- Le sous-officier Naguib
- l'adjudant Tane
- Kalifa
- Wagdi

Certains se seraient déjà réfugiés à l'étranger (USA et Canada) sous de fausses identités, mais ils sont placés sous surveillance, par les polices locales.

Nos informations sur la torture à Djibouti et les récits des victimes

-------- Sommaire ---------


l'Ordre des
Brosses à Reluire

Roger Picon

réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Bulletin n° B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Bulletin n° B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Bulletin n° B134
M. Ismael Ibrahim Houmed, Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Bulletin n° B135
M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Bulletin n° B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie", au grade de "Baratineur patenté".