Alors comment
espérer, d'autant plus que le Conseil du Contentieux
Administratif du Tribunal de Djibouti est paralysé depuis
1994, et par-là toutes les actions contre les abus de
Pouvoir entre autres, d'autant plus encore, que la Chambre des
Comptes longtemps paralysée n'arrive pas à lancer
ses enquêtes contre le puissant lobby politico-administratif,
le puissant lobby des détournements des fonds publics
et de la corruption fiscale ?
Alors
que faire, si personne ne se sent vraiment concernée,
si tout le monde regarde avec silence la République
de Djibouti couler financièrement, même si des
beaux discours prêchent le contraire ? Alors que faire
?
L'objectif
principal de cette Diffusion n'est pas de dresser un tableau
comparatif entre les dires et la dure réalité
de tous les jours, mais plus exactement de mettre en exergue
quelques points fondamentaux sous l'angle de ceux, qui n'ont
pas été réalisés.
Toutefois
et à priori, il est impératif de remettre les
pendules à l'heure.
En effet,
le chef de l'Etat a dans le contexte de " l'examen de
conscience " dit :
"
En effet, quelle portée peut-on accorder au combat
pour les droits civils et politiques lorsque les droits économiques,
sociaux et culturels ne connaissent que de rares et modestes
avancées, quand il ne subissent pas de graves régressions.
"
Cette
semi-affirmation, si elle paraît vraie dans le contexte
de la mondialisation, elle peut être considérée
comme tendancieuse si on la place dans le contexte des Droits
civils, politiques, sociaux et économiques, notamment
en ce qui concernent les applications de tous les Droits non
seulement prévus par la Déclaration Universelle
des Droits de l'Homme, mais qui sont souscrites et qui sont
contenus et prévus dans leur ensemble dans et par la
Constitution djiboutienne du 4 septembre 1992.
Elle peut
être considérée comme tendancieuse, dans
la mesure où les ravages de la mondialisation ne doivent
pas et ne peuvent pas justifier les refus constants d'application
de ces Droits fondamentaux en République de Djibouti,
ne doivent pas et ne peuvent pas justifier les obstinations
à vouloir constamment bafouer les Textes juridiques
et les Instruments Internationaux sur les respects des Droits
de l'Homme, sur l'effectivité de l'Etat de Droit, de
la Bonne Gouvernance, de la totale transparence de la gestion
financière et administrative de l'Etat, du respect
et de la stricte application du Principe de la Séparation
des Pouvoirs, et d'une Justice totalement indépendante.
Avant
de présenter un des cas les plus flagrants, celui des
étrangers, qui vous permettra de juger par vous-même
de la situation exacte des violations des Droits de l'Homme,
car les rafles et les déportations des étrangers
des populations circonvoisines persistent encore, seule les
forces de répressions décident seules sans que
la Justice soit informée, sans que le Représentant
du HCR soit associé.
Il est
vrai que, depuis la signature du premier Accord de Paix à
Paris le 7 février 2000, les exécutions extrajudiciaires,
les blocus alimentaires et sanitaires contre nos populations
du nord du pays ont cessé, et si Amnistie International
n'a pas mentionné dans son rapport annuel la République
de Djibouti, c'est tout simplement parce que les Défenseurs
de Droits de l'Homme à Djibouti n'ont pas constaté
des sévices corporels et flagrants, ou des persécutions
massives des populations djiboutiennes.
Mais si
Amnistie n'a rien mentionné cela ne veut pas dire que
les Autorités Djiboutiennes respectent les Droits de
l'Homme, car si les violations physiques ont nettement diminué,
par contre tous les Droits civils, politiques, sociaux et
économiques sont constamment violés, et actuellement
aucune volonté politique ne se manifeste réellement,
à part quelques beaux discours, à part une propagande
systématique, une publicité rapidement médiatisée
dès que la moindre assistance financière se
dessine de la part des chancellerie de la place, du PNUD ou
de l'Union Européenne, sans oublier les multiples séminaires
et Etats généraux même si ces derniers
à la fin ne donnent aucune suite, et aucun suivi.
Avant
de vous présenter un cas des violations indignes pour
les dirigeants de la République de Djibouti, il est
intéressant de rappeler les trois premiers " considérant
du préambule de la Déclaration Universelle des
Droits de l'Homme "
" Considérant que la reconnaissance de la
dignité inhérente à tous les membres
de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables
constitue le fondement de la liberté, de la justice
et de la paix dans le monde,
Considérant
que la méconnaissance et le mépris des droits
de l'Homme ont conduit à des actes de barbarie qui
révolte la conscience de l'humanité et que l'avènement
d'un monde où les êtres humains seront libres
de parler et de croire, libérés de la terreur
et de la misère, a été proclamé
comme la plus haute aspiration de l'Homme,
Considérant
qu'il est essentiel que les droits de l'Homme soit protégés
par un régime de droit pour que l'Homme ne soit pas
contraint, en suprême recours, à la révolte
contre la tyrannie et l'oppression, "
III)
Présentation de la dure réalité des Etrangers
résidant à Djibouti.
1°)
Cas des réfugiés et des personnes déplacées.
La Charte
Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, en son article
12 stipule en ses alinéas 1 et 5 :
"
1 Toute personne à le droit de circuler librement et
de choisir sa résidence à l'intérieur
d'un Etat, sous réserve de se conformer aux règles
édictées par la loi.
5 L'expulsion
collective d'étrangers est interdite.
L'expulsion collective est celle qui vise globalement des
groupes nationaux, raciaux, ethniques ou religieux. "
Ici, à
Djibouti, les expulsions massives et illégales, les
expulsions collectives font légions, les plus fracassantes
remontent durant presque toute l'année 2000, et le
plus choquant fut la déclaration fulgurante du Ministre
de l'Intérieur M. Abdallah Abdillahi Miguil qui avait
déclaré à la RTD, déclaration
reprise par le journal de l'Etat " La Nation ".
Il avait déclaré qu'ils avaient procédé
à l'expulsion vers l'Ethiopie de cinq mille (5 000)
éthiopiens résidant illégalement en République
de Djibouti.
Pourtant
M. Miguil connaît bien les Droits des réfugiés
et des personnes déplacées, puisqu'il connaît
très bien le HCR, avec lequel il avait entretenu d'excellentes
relations avant qu'il ne soit Ministre, n'est-ce pas ?
Durant
cette même période des exécutions extrajudiciaires
auraient été exécutées juste après
leurs refoulements au delà de la frontière ceci
paraît-il, début 2000 (environ une trentaine)
, puis semble-t-il fin 2000 ( environ une cinquantaine),
Si ces
informations s'avèrent vraies alors l'Etat djiboutien
et les dirigeants de cette époque pourront être
poursuivis par les familles et par les proches des victimes
pour homicides volontaires ou complicités d'homicides
volontaires, et crime contre l'humanité : pour des
déportations et des exécutions extrajudiciaires
ou complicités d'exécutions extrajudiciaires.
Est-ce
vrai, qu'un parlementaire européen aurait récemment
déposé des plaintes auprès de la Cour
Pénale Européenne contre la République
de Djibouti pour exécutions extrajudiciaires ou complicité
d'exécutions extrajudiciaires d'Oromos ?
M.
NOEL ABDI Jean-Paul
_________________
Haut de page ________________
09/07/02
Mouvement d'humeur ! Les opposants djiboutiens sont-ils contre
IOG ? ou bien tout contre ? (lecteur)
En reprenant
cette réponse attribuée à Sacha Guitry,
je soulève une interrogation importante.
Il n'est
de secret pour personne que l'opposition djiboutienne se réunit,
discute beaucoup et souvent de la situation politique et économique
à Djibouti. Tous ses représentants s'accordent
pour regretter l'état de délabrement économique,
la corruption et la privation des libertés. Ils s'accordent
pour en attribuer la responsabilité à l'équipe
d'IOG.
Sur
ce point, il y a convergence totale.
Les divergences
commencent avec l'attribution directe et personnelle ou non
de la responsabilité de la situation à IOG.
La majorité des opposants préfère parler
de son équipe, car c'est une notion plus vague qui
évite d'avoir à s'engager officiellement contre
le Chef
Ceux-là désapprouvent le fait
de désigner un responsable, et ils préfèrent
désigner une nébuleuse
.
Au-delà
de ces divergences de forme, nous avons noté une autre
convergence au sein des opposants djiboutiens. Ils doivent
critiquer absolument tout ce qui bouge
tous ceux qui
font quelque chose. Si des hommes, un groupe ou un parti lancent
une initiative, il est de bon ton de la critiquer aussitôt
parce qu'elle est suspecte par essence même
.
Peu importe
la valeur du projet : il n'intéressera jamais personne
! Ce qui intéresse un opposant, ce sont les conséquences
possibles, probables ou imaginaires pour lui, pour sa carrière
et pour son avenir à lui.
Quelques
réactions possibles à titre d'exemple :
" si ce projet réussit, je ne serai pas impliqué
puisque je n'y ai pas participé
. Donc il est
urgent de le tuer dans l'uf "
" ce projet n'est pas porté par des gens convenables,
donc il sera mauvais pour les Djiboutiens "
On a l'impression
que le mot d'ordre absolu est de tuer dans l'uf toute
initiative, quels qu'en soient les auteurs.
L'ARDHD
avait écrit, il y a plusieurs mois, qu'un opposant
djiboutien préférait conserver IOG plutôt
que de voir un autre opposant au pouvoir. La situation est
plus confortable ainsi. Il peut critiquer ouvertement IOG
ce qui ne l'empêche pas de lui faire des propositions
par derrière
Il peut le vouer aux gémonies
et simultanément répondre favorablement à
ses invitations au Palais d'Haramous. Pas de problème
de conscience dans cette configuration politique
. !
Mais que
se passerait-il si un autre opposant venait à prendre
les commandes ? Il serait plus difficile de le critiquer sans
renier une ou deux décennies dans l'opposition (à
partir du moment où il a cessé d'être
ministre). Il faudrait peut-être même lui obéir
ou se soumettre
. Impensable !!!
Le Djiboutien
a la langue bien pendue pour critiquer : c'est un sport national
qui est reconnu et qui gagnerait à être inscrit
aux prochains J.O.
Une
recette.
Comment s'installer confortablement dans l'opposition, s'y
maintenir et profiter en même temps des largesses discrètes
d'un pouvoir en quête de soutien
. ?
Il suffit
de ne rien faire (pas d'écrit, pas de publication,
pas de projets), de parler beaucoup, de critiquer publiquement
mais avec mesure, les actes de l'équipe du Président
et surtout de tuer toutes les initiatives avec la plus
grande violence verbale.
Dans ce contexte, IOG aurait encore un bel avenir.
L'opposition
à son régime marche en ordre dispersé
et se tire dans les pattes
.
L'opposition
aux initiatives, qui pourraient mettre un terme à la
dictature, marche en rang serré.
Mes frères,
continuons gaiement à progresser jusqu'au fond du gouffre.
Les Djiboutiens paieront de toutes les façons, car
ils n'ont pas le choix, dans la mesure où ceux qui
devraient les défendre, n'ont aucun intérêt
personnel à le faire.
Mes frères,
si nous prenions les choses en main pour décider de
nous unir avec toutes les bonnes volontés et avec toutes
les intitiatives, autour d'un objectif commun : celui de mettre
un terme à ce régime ? Vous ne croyez pas que
nous serions plus en harmonie avec notre conscience et avec
nos principes culturels, religieux et personnels ?
.___________________________________________________
Note
de l'ARDHD
Nous
savons que cet article, qui est moins provocateur qu'il n'y
paraît, devrait susciter un tollé général.
Nous pouvons déjà anticiper l'utilisation du
terme 'perte de crédibilité' pour l'Observatoire
Car il est symptomatique de découvrir qu'un
opposant utilise toujours le mot " perte de crédibilité
" dès lors qu'un projet ou une idée ne
lui convient pas
. C'est une sorte d'anathème
définitif et assassin
.
Nous
savons que nous ne pouvons pas plaire à tout le monde.
La seule urgence, pour nous, concerne la population djiboutienne
qui souffre véritablement des dérives de ce
régime. Il est urgent de soutenir et de porter des
projets honnêtes qui ont pour objectif de contribuer
à mettre un terme à la dictature, aux abus de
droit, à la corruption et aux privations de tous ordres.
_________________
Haut de page ________________
07/07/02
Notre nouveau concours : trouver des définitions pour
les initiales du mot : CENI.
En juillet
2002, nous proposons à tous les lecteurs de nous adresser
la/les définition(s) qui leur semble(nt) convenir aux
initiales "CENI", dans le contexte politique actuel
à Djbouti et compte-tenu des intentions 'avouées
et inavouées' du dictateur pour mettre en place une
CENI, dépendant uniquement de lui ....
Nous vous
rappelons que CENI veut dire dans les autres pays d'Afrique
qui en ont adopté le principe : Commission électorale
nationale indépendante....
 |
Nous
avons réfléchi au sujet et nous proposons
quelques définitions pour lancer le concours
:
C'est
Encore une Nébuleuse
d'Ismaël ...
C'est Électoralement
une Nouvelle manuvre
d'Ismaël
......
(A
vous de jouer !!!)
Pour
nous adresser votre / vos définition(s),
il suffit de cliquer ci-dessous.
J'adresse
une définition pour les initiales de CENI
|
Nous publierons
les meilleures trouvailles au fur et à mesure.

Les lecteurs
peuvent jouer aussi avec CEDUP (Ces dupes). Voir notre article
ci-dessous.
_________________
Haut de page ________________
07/07/02
IOG pourrait-t-il être favorable à la CEDUP en
lieu et place de la CENI ?
S'exprimant
devant des journalistes, IOG a exprimé son profond
attachement à l'instauration d'une Commission Electorale
Nationale et Indépendante. Il a même affirmé
qu'il souhaitait aller plus loin dans ce domaine.
C'est
la raison pour laquelle, il vient d'annoncer la création
de la CEDUP. Pour ceux qui ne le saurait pas, la CEDUP, c'est
la Commission Electorale Dépendant Uniquement de la
Présidence.
Même
si le fonctionnement devrait être identique, la différence
pourrait être sensible ....et fortement ressentie au
niveau des Partis de l'Opposition ! (CEDUP
- Ces dupes ?)
_________________
Haut de page ________________
07/07/02
Chantage à la pauvreté du Peuple et au manque
d'eau, pour extorquer de l'argent à la communauté
internationale ?
(D'après une dépêche de l'AFP)
Djibouti
veut dessaler l'eau de mer pour ne plus avoir soif
(AFP 03/07/2002)
DJIBOUTI,
3 juil (AFP) - Territoire en grande partie désertique
de la Corne de l'Afrique, Djibouti manque d'eau. Pour ne plus
avoir soif, ce petit pays veut dessaler l'eau de mer.
Les chiffres
parlent d'eux-mêmes: quelque 10 millions de m3 sont
actuellement distribués chaque année à
Djibouti-ville et sa périphérie, alors que 17
millions sont nécessaires.
Dans les
zones rurales, les besoins se situent entre 6 et 10 millions
de m3 alors que l'approvisionnement actuel est de 3 à
4 millions.
"La
situation est difficile. L'eau coûte cher", explique
le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh, lors
d'un entretien avec l'AFP le 30 juin.
"On
nous dit qu'il n'y a pas d'autre espoir que de dessaler l'eau
de mer. Mais cela exige beaucoup d'énergie. Même
si l'investissement n'est pas très élevé,
c'est l'énergie qui coûte cher", explique-t-il.
"Sans
eau, il n'y a pas de développement, sans énergie,
il n'y a pas de développement", martèle-t-il.
"Nous
avions commencé il y a une quinzaine d'années
la lutte contre la soif. Mais là nous avons un projet
avec nos frères des Emirats, la Libye, et le Fonds
saoudien. Nous avons entamé des forages du nord jusqu'au
sud", précise-t-il.
"Pour
l'énergie, nous n'avons pas de pétrole mais
nous avons beaucoup de vent. L'énergie éolienne
est un grand espoir pour nous. Nous avons mis de l'argent,
et nos ingénieurs sont en train de mesurer la puissance
des vents", souligne le chef de l'Etat.
"Nous
pensons que l'année prochaine, nous allons pouvoir
mettre à la disposition des investisseurs et de la
population de l'énergie éolienne pas chère",
espère-t-il.
"Cela
va nous coûter cher. J'estime que pour les populations
rurales, les forages et les puits pourraient suffire. Mais
pour la population citadine, le dessalement s'avère
être la solution la moins chère, si nous trouvons
de l'énergie bon marché", conclut-il.
_________________
Haut de page ________________
07/07/02
Vers le mulipartisme à Djibouti ou vers un catalogue
des restrictions qui seront imposées spécifiquement
aux partis de l'opposition ?
Note
de l'ARDHD : Les dernières déclarations de Guelleh
reproduites par l'AFP laissent planer le doute sur sa réelle
volonté d'ouvrir le pays au multipartisme 'd'oppositon'.
Dans cette décalaration, nous avons déjà
perçu les bases d'une argumentation possible pour justifier
les raisons pour lesquelles seuls des partis favorables à
la majorité pourraient être autorisés.
Une
CENI dont les membres sont désignés majoritairement
par le Président et par celui de l'Assemblée
nationale actuelle, c'est quand même
la plus grande fumisterie que l'on ait rarement vue dans ce
domaine....
________________________________
Vers
le "multipartisme intégral" à Djibouti
DJIBOUTI,
2 juil (AFP) - Djibouti s'apprête à entrer en
septembre prochain dans l'ère du "multipartisme
intégral", puisque sa Constitution avait limité
le nombre de partis à quatre en 1992, pour une période
de 10 ans. (Ce n'est pas inscrit
dans la constitution, mais dans un texte, jugé illégal
par de nombreux juristes .... Note de l'ARDHD)
Pour ce
petit pays francophone à l'entrée de la Mer
Rouge, entre Afrique et Orient, ce sera une étape historique.
Depuis
l'indépendance en 1977, cette ancienne colonie de la
France, qui accueille la plus importante base militaire française
à l'étranger, n'a connu que deux présidents,
dont Ismaël Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999.
De l'indépendance
à 1992, le pays a vécu sous le règne
du parti unique dirigé par le premier président
du pays, Hassan Gouled Aptidon, "père de la Nation"
pour les uns, symbole des "années de plomb"
pour les autres.
Interrogé
par l'AFP dimanche dernier à Djibouti, le président
Guelleh, qui a été le directeur de cabinet du
président Aptidon dès 1977 avant d'être
élu à la magistrature suprême en 1999,
a évoqué ce tournant historique sans enthousiasme
particulier.
"On
ouvre la porte. Nous avons 170.000 électeurs, avec
une cinquantaine ou une soixantaine de partis, on ne sait
pas ce que sera le débat. Combien de tribus, de sous-tribus
va-t-on avoir?", s'est-il interrogé.
De plus,
"les campagnes électorales et les partis, cela
coûte cher", a-t-il souligné.
"Avant
l'indépendance, lorsqu'on était sous tutelle
française, il y avait ces histoires de partis. Les
partis naissaient pour les élections et mouraient après",
a-t-il poursuivi.
"On
va revoir la même chose", a-t-il prédit
avant d'ajouter: "si cela fait plaisir à nos parrains
européens..."
Après
l'entrée en vigueur de ce "multipartisme intégral",
des élections législatives sont prévues
en décembre ou janvier prochain.
Pour l'instant,
l'Assemblée nationale est dominée par le Rassemblement
populaire pour le progrès (RPP, ex-parti unique), qui
a raflé 55 des 65 sièges aux élections
de 1997.
Les 10
autres sièges sont revenus à l'aile du Front
pour la Restauration de l'Unité et la Démocratie
(FRUD), ancienne rébellion afar, qui avait signé
un accord de paix avec le gouvernement en décembre
1994, après trois ans de guerre civile.
Cette
aile du FRUD a conclu un pacte de gouvernement avec l'ancien
parti unique. Les observateurs ne la considèrent pas
comme une formation de l'opposition, qui n'est donc pas représentée
au Parlement.
Une autre
aile du FRUD, menée par l'ancien Premier ministre Ahmed
Dini Ahmed, a poursuivi la lutte armée jusqu'à
la signature d'un accord de paix en 2001, devenant alors à
son tour un parti politique.
Les deux
autres mouvements politiques, le Parti du renouveau démocratique
(PRD) et le Parti national démocratique (PND), ont
dû faire face à des scissions entre partisans
et opposants du gouvernement.
"Je
pense que si on continue avec le système électoral
actuel, on va revenir à peu près à la
même configuration", a déclaré le
chef de l'Etat.
Avec le
système majoritaire à un tour, actuellement
en vigueur, celui qui a le plus de voix remporte la région
entière. Il y a 5 régions électorales
dans le pays, et celle de Djibouti-ville compte 25 sièges,
soit un tiers de l'Assemblée.
Djibouti
compte un peu plus d'un demi-million d'habitants, dont les
deux tiers vivent dans la capitale.
"Je
pense que, pour pouvoir donner plus de chance à une
Assemblée plus représentative, il faudrait mettre
une dose de proportionnelle dans le système actuel
majoritaire. Sinon, on va encore nous critiquer", a ajouté
M. Guelleh.
Une commission
électorale indépendante devrait également
être créée dans les prochains mois.
_________________
Haut de page ________________
07/07/02
Guelleh veut faire venir les touristes à Djibouti.
Il va être obligé de délivrer des visas
.... Bonne nouvelle pour tous ceux qui se sont vus refuser
le leur : avocats, membres d'ONG, journalistes, .... !
Djibouti
veut attirer les touristes, pas seulement les soldats
(AFP 03/07/2002)
DJIBOUTI,
2 juil (AFP) - Principale base militaire de la France en Afrique,
Djibouti veut attirer les touristes et pas seulement les soldats,
en développant des "niches" comme la plongée
sous-marine, le trekking dans le désert ou les circuits
sur les traces de Rimbaud.
Ce petit
pays francophone, à l'entrée de la Mer Rouge,
entre Afrique et Orient ne manque pas d'atouts: plages de
sable fin, fonds sous-marin exceptionnels, désert aux
portes de la capitale, nature intacte, population accueillante.
Mais le
développement du tourisme se heurte également
à des obstacles de taille: un secteur touristique embryonaire,
un manque criant d'infrastructures, un transport aérien
trop couteux et un carburant surtaxé qui renchérit
toute communication intérieure.
De plus,
la saison chaude, de mai à août, est particulièrement
pénible pour des touristes venus de pays tempérés,
avec un thermomètre autour de 43-44 degrés à
l'ombre et un taux d'humidité très élevé
que peine à rendre supportable une faible brise marine.
Officiellement
plus de 15.000 touristes se sont rendus en 2001 dans ce pays
d'une superficie légèrement inférieure
à celle de la Belgique. Mais, selon les professionnels
du secteur, le nombre de "vrais touristes" n'est
en réalité que de 1.500, soit 10 fois moins.
En effet,
dans les 15.000 touristes officiellement recensés,
dont deux-tiers de Francais, figurent les parents et amis
venant rendre visite aux familles de militaires français
et coopérants installés à Djbouti.
"Ils
habitent chez leurs amis, utilisent la voiture de leurs amis,
visitent le pays avec leur amis", explique un professionnel
du tourisme. Vivant en circuit fermé, leur impact est
donc des plus réduits.
Il faut
donc attirer une nouvelle clientèle. Et ce n'est pas
facile.
"Nous
souffrons de l'anonymat. "On ne se réveille pas
le matin en disant qu'on va à Djibouti", indique
à l'AFP le jeune et dynamique responsable de l'Office
national du Tourisme et de l'Artisanat (ONTA) Mohamed Abdillahi
Waïs.
"Le
tourisme peut générer des revenus, créer
des emplois. C'est même le seul secteur susceptible
de créer des emplois dans des zones reculées.
Le tourisme pourrait +fixer+ les jeunes sur place", ajoute
M. Waïs qui a fait ses études d'histoire-géographie
à Rouen (France)
Dans ce
pays d'un peu plus d'un demi-million d'habitants, près
d'une personne sur deux vit en dessous du seuil de pauvreté,
est analphabète et sans emploi.
"L'avenir
est au tourisme thématique avec notamment le développement
des activités autour de la richesse sous marine, le
trekking dans le désert et les circuits culturels",
ajoute-t-il.
Les récifs
de Djibouti, dans le golfe de Tadjoura, sont parmi les beaux
du monde. Quand au lac Abbé qui offre un spectacle
insolite aux visiteurs, presque lunaire, plusieurs scènes
du film "La planète des singes" y ont été
tournées en 1968.
Et des
excusions sont déjà organisées au lac
Assal, bordé d'une véritable banquise de sel,
à 153 mètrs au-dessous du niveau de la mer.
(Enfin, ce qu'il en reste, après
les prélèvements de sel, autorisés par
Guelleh ! Note de l'ARDHD)
"Il
faut aussi créer des circuits sur les pas de Rimbaud,
qui a vécu un an à Tadjoura, et de l'écrivain
Henri de Monfreid. On a dit aux gens de recueillir des témoignages
sur leur passage", précise le responsable de l'office
du tourisme.
"Les
Ethiopiens ont créé la Maison de Rimbaud à
Harrar (est de l'Ethiopie, où le poète a également
séjourné)", a-t-il ajouté. Avant
de conclure: "Eux, ils ont su exploiter l'image et le
nom de Rimbaud".
_________________
Haut de page ________________
06/07/02
Les USA s'implantent à Djibouti .... sur les ondes
! Est-ce un début ?
(AFP)
Accord pour l'implantation de l'émetteur d'une radio
américaine à Djibouti
(AFP 19/06/2002)
WASHINGTON,
19 juin (AFP) - Les Etats-Unis et Djibouti ont conclu un accord
autorisant l'implantation dans ce petit pays de la corne de
l'Afrique d'un émetteur de la radio de langue arabe
financée par Washington, Radio Sawa ("ensemble"
en arabe), a-t-on appris mercredi de source officielle.
Cet accord,
signé mardi à Djibouti, autorise les Etats-Unis
à construire un émetteur en ondes moyennes pour
Radio Sawa, afin d'émettre en Egypte, en Arabie Saoudite,
au Soudan et au Yémen, ainsi qu'à gérer
deux stations en modulation de fréquence (FM) à
Djibouti même. L'une diffusera les émissions
de Radio Sawa, l'autre celles de Voice of America (VOA) en
anglais et en français.
La construction
de l'émetteur de Radio Sawa devrait être terminée
d'ici un an, selon l'organisme de supervision de la radio,
financée par le Congrès, le Conseil des gouverneurs
pour la radiodiffusion (BBG).
Radio
Sawa a commencé à émettre fin mars en
Jordanie, pour diffuser auprès de la jeunesse du monde
arabe "la vérité sur l'Amérique",
selon les déclarations de ses responsables. Cette radio
peut également être écoutée au
Koweït.
_________________
Haut de page ________________
02/07/02
: LE STATUT DE DJIBOUTI EN QUESTION
Après
les déclarations du président Ismaël Omar
Guelleh sur la nécessité de la révision
des accords de défense signés en 1977 entre
la France et Djibouti, l'opposition locale crie à la
" gesticulation " et à " l'inconséquence
". (Par Mohamed Berkani sur Afrik.com)
"
Nous pensons qu'il faut réviser les accords après
25 ans, surtout côté retombées économiques
", a déclaré le président de
Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, à l'Afp. Djibouti
abrite la plus importante base militaire française
en Afrique.
La France,
ancienne puissance coloniale, y entretient un effectif de
2 735 militaires, dont 1 576 hommes en permanence. Depuis
les attentats du 11 septembre dernier, Djibouti, de par sa
situation stratégique à l'entrée de la
Mer Rouge, a les faveurs des Etats-Unis qui veulent contrôler
la Corne africaine. Ce petit pays à la frontière
de l'Afrique et de la péninsule arabique jouxte notamment
la Somalie, soupçonnée d'abriter des réseaux
proches de Ben Laden.
Les accords
de défense, signés en 1977 entre Djibouti et
la France, ne sont pas pour autant remis en cause. Retombées
économiques L'impact économique de la présence
des Forces françaises de Djibouti et de leur famille
est estimé pour l'année 2001, par l'armée
française, à environ 128 millions d'euros, soit
25% du produit intérieur brut (PIB) de Djibouti, ou
encore 65% du budget du pays.
La décision
unilatérale du président djiboutien déclenche
la colère de son opposition. " Ce revirement
n'engage que le président. Le peuple est satisfait
de ces accords. Il se trompe s'il croit que les Américains
veulent changer ces accords. Economiquement, l'aide française
représente 30% du PIB et le budget de notre armée
est pris en charge par Paris ! Ces déclarations ne
sont que de la gesticulation. Le président a demandé
20 millions de francs à la France pour son propre profit
et n'en a eu que 12, d'où ces sautes d'humeur ",
analyse Daher Ahmed Farah, président du Parti du renouveau
démocratique (PRD).
Boudé
par l'ancien Premier ministre français, Lionel Jospin,
lors de son séjour parisien, le président djiboutien
compte sur le nouveau gouvernement pour remettre les relations
à plat. Le chef d'Etat ne remet toutefois pas en cause
la présence militaire française. " Aujourd'hui,
nous sommes beaucoup plus sereins que par le passé.
Nous avons
en face de nous un gouvernement qui a toutes les rênes
et qui, pour cinq ans, peut signer des engagements et avec
lequel on peut se mettre d'accord s'il y a modification ou
réforme ou révision ". La France restera
à Djibouti L'effectif des Forces françaises
à Djibouti (FFDJ) est passé d'environ 3 500
en 1999 à 2 735 en 2002. L'armée française
explique cette réduction par la professionnalisation
des armées.
"
Ce n'est pas un désengagement de la France de l'Afrique
ou un désintérêt. Notre matériel
est moderne, puissant et efficace. L'effectif est stabilisé.
Je n'ai pas connaissance de réduction des forces à
l'avenir ", explique à l'Afp le commandant en
chef des Forces françaises à Djibouti, le général
Alain Bevillard.
En
clair, la France entend bien rester à Djibouti. "
Le 27 juin dernier, pour la première fois dans l'histoire
de notre pays, deux détachements français ont
défilé aux côtés de notre armée
à l'occasion de l'anniversaire de notre indépendance.
Ils ont été chaleureusement applaudis par la
population, au grand mécontentement du président
", note Daher Ahmed Farah. Paris n'a pas encore réagi
aux déclarations du président Ismaël Omar
Guelleh.
_________________
Haut de page ________________
05/07/02
Radio-Trottoir était dans les coulisses du dernier
Conseil des Ministres : des révélations inattendues
...
Rifki
Abdoulkader Bamakhrama : Il est très bon le dossier
de Jeune Afrique. C'est super ! Ils nous font une publicité
d'enfer ....
Yacin
Elmi Bouh : Encore heureux ! Avec ce qu'il nous a coûté
! J'aurais pu faire redécorer mon appartement parisien
!
Guelleh
: Mais si je me souviens bien, il y a à peine six
mois que tu as refait décorer ton appartement.
Yacin
Elmi Bouh : C'est vrai, mais avec la pollution qu'il y
a en France, ça se salit à une vitesse inimaginable
!
Guelleh
: T'exagères pas un peu ?
Yacin
Elmi Bouh : Pas du tout ! Mais pour être franc,
les couleurs ne plaisent plus à ma femme. Elle veut
en changer ....
Guelleh
: C'est bien la première fois que tu parles de franchise
! Tu
nous étonneras toujours .... (...)
_________________
Haut de page ________________
05/07/02
A lire dans La Lettre de l'Océan Indien.
LA LETTRE
DE L'OCEAN INDIEN - 06/07/2002
AFD - Repli sur Djibouti
Dans le cadre d'une redistribution de fonctions au sein
de l'Agence française de développement (AFD),
le poste de Djibouti va voir ses compétences géographiques
un peu renforcées. (...).
LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 06/07/2002
ONU - Annan au secours de la Somalie
Dans un rapport présenté au Conseil de sécurité,
le 1er juillet, le secrétaire général
des Nations unies, Kofi Annan, a appelé toutes les
parties intéressées à faire pressions
sur les factions rivales en Somalie pour débloquer
le processus de réconciliation nationale qui est au
point mort. (...).
LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 06/07/2002
DJIBOUTI - Le président hausse
les enchères
Le président Ismaël Omar Guelleh a enfin accepté
de s'entretenir, la semaine passée, avec le chef
d'état-major de l'armée française, le
général Kelche, qu'il n'avait pas reçu
lors de ses précédentes visites. (...).
LA LETTRE DE L'OCEAN INDIEN - 06/07/2002
DJIBOUTI - En attendant le 4 septembre
Théoriquement, la limitation à quatre des partis
politiques légaux sera caduque après le 4 septembre,
soit au terme des dix années de période probatoire
prévues par la Constitution djiboutienne. (...).
_________________
Haut de page ________________
05/07/02
A lire dans LE POINT : Djibouti monnaie sa position
Mireille
Duteil
Confetti
de la Corne de l'Afrique, Djibouti semblait oubliée
du monde. Jusqu'au 11 septembre. Sa position stratégique
et son port, au croisement de la mer Rouge et de l'océan
Indien, face au Yémen, en font une escale convoitée
par les Occidentaux, Américains compris. Alors, le
30 juin, Ismaël Omar Guelleh, chef de l'Etat depuis 1999,
déclarait dans une interview qu'il souhaitait réviser
les accords de défen-se signés avec la France,
il y a vingt-cinq ans, lors de l'indépendance. Pour
la France, Djibouti est désormais la base militaire
la plus importante d'Afrique (2 735 hommes, dont 1 576 en
permanence). Pour Djibouti, cette présence s'est soldée,
en 2001, par un apport de 128 millions d'euros, assurant 65
% du budget et 25 % du PIB.
Aujourd'hui
courtisé, Ismaël Omar Guelleh estime que les retombées
financières de la présence française
sont insuffisantes. L'hiver dernier, l'Allemagne a versé
plusieurs milliards de dollars aux autorités pour y
installer temporairement 1 800 soldats lors de l'opération
militaire sur l'Afghanistan. Espagnols, Anglais et Italiens
ont utilisé l'escale de Djibouti lorsque les bateaux
de la coalition européenne contre le terrorisme ont
croisé dans le golfe d'Aden. Si les Américains
relâchent à Massaoua (Erythrée), ils utilisent
désormais Djibouti pour se ravitailler en carburant.
« Une compagnie vient même de s'installer provisoirement
près de l'aéroport », a précisé
le président djiboutien. Alors, certains diplomates
français s'interrogent : les Américains, qui
cherchent un point d'appui dans la région, ne vont-ils
pas nous chasser de Djibouti, une base qui nous est indispensable
pour protéger la Réunion ? « Ce-la s'est
passé ainsi en Indochine en 1954 », se souvient
l'un d'eux
_________________
Haut de page ________________
06/07/02
INGRATITUDE OU STRATEGIE AVANCEE ?
27 juin : les FFDJ défilent
à la Gloire du Dictateur,
28
juin : dans un déclaration à
la Presse, Guelleh annonce
qu'il va remettre en cause la présence de l'Armée
française
à
Djibouti au motif qu'elle ne lui rapporte pas assez !
