02/09/02
Selon un lecteur, le jeune Adel Taher et son compagnon
pourraient avoir disparu .....
Un
lecteur nous informe que le jeune Adel Taher et son compagnon
d'infortune Nadem Ali pourraient avoir disparu. Les informations
que nous recevons sur le sujet sont parfois contradictoires.
Pour les uns, ils seraient toujours incarcérés
à Ali Adde, pour d'autres ils auraient été
relâchés après avoir été
priés de signer une déposition au commissariat
; déposition dont nous ne connaissons pas le contenu
mais qui pourraient bien contenir des aveux de culpabilité,
mettant en cause les services secrets yéménites
accusés en l'occurrence d'espionnage au détriment
des américains ....
Depuis,
ils pourraient avoir disparu et personne n'aurait entendu
parler d'eux. Disparition à Djibouti aurait souvent
été synonyme d'enlèvement et d'exécution
arbitraire. Rien ne nous permet de l'affirmer : ils peuvent
se cacher ou avoir choisi de s'exiler en franchissant
discrètement une frontière.
Hors
ces hypothèses qui ne sont pas vérifiées,
nous n'avons pas d'autres informations et nous serions
très intéressés de recevoir des détails
avec si possible leurs photos.
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02/09/02
Sauver le Petit Hassan : ne pas se laisser tenter par
une confusion entre la récupération politique
et la dénonciation des carences scandaleuses de
la classe politique au pouvoir.
Nous
avons reçu par e-mail, ce courrier qui ne comporte
pas le nom du signataire ce qui pourrait, en fonction
de son contenu, laisser la porte ouverte à différentes
suppositions. Malgré cela, en application de nos
règles de fonctionnement, nous le publions in extenso,
estimant avec regret qu'il pourrait être préjudiciable
à l'enfant de le mettre sur la place publique.
Mais avions-nous une autre alternative que de nous ranger
à la demande explicite de son auteur, sans être
taxés de censure ?
Nous
regrettons simplement que l'interlocuteur ait fait le
choix d'un style polémique et qu'il préfère,
à certains moments, se positionner en donneur de
leçons. En effet, ce choix ne nous semble pas tout
à fait opportun, sauf s'il y avait matière
à satisfaire d'autres motivations parallèles,
que des lecteurs, plus au fait de la situation locale,
pourraient interpréter sans difficulté.
Refusant
de nous laisser engager dans une polémique aussi
inutile que stérile, dans les circonstances actuelles,
nous nous limiterons à faire deux brèves
remarques.
1
- La première remarque concerne la différence
à faire entre " récupération
politique " et " dénonciations de faits
politiques entre l'asservissement d'une population entière
".
Nous
reprenons le titre choisi : " pas de politique pour
sauver le petit Hassan "
Aucune
personne censée ne pourrait dire le contraire !
Prétendre que l'ARDHD pourrait avoir un objectif
politique à Djibouti serait une interprétation
dénaturée qui porterait à sourire
si ce n'étaient les circonstances, puisque n'étant
pas Djiboutiens nous ne pouvons pas nourrir d'ambition
de cet ordre !
Mais
attention, il convient d'éviter l'amalgame entre
ce que l'auteur qualifie de " récupération
politique d'une situation ", qui ne se justifie pas
en effet et " la dénonciation de faits tragiques
et inadmissibles conséquences de l'irresponsabilité
des décideurs politiques ", qui doivent être
dénoncés fermement, ce que nous continuerons
à faire, même si cela déplaît
au pouvoir, à ses proches et à ses partisans
Dans
un autre contexte, nous aurions pu nous interroger sur
les véritables motivations de l'auteur lorsqu'il
pratique la confusion (volontaire ?) entre ces deux notions
fondamentalement distinctes ? Il est clair que, depuis
quatre ans, si l'ARDHD n'a jamais pratiqué la récupération
politique, elle dénonce ouvertement et sans faiblesse
les dirigeants du régime, car ils sont responsables
personnellement du délabrement de l'Etat, de la
Justice, de l'Economie, de l'Education et surtout de la
Santé, qui est notre sujet. Nous serions incapables
d'imaginer que ce soit cet aspect de nos actions qui puisse
déranger notre interlocuteur, sauf alors à
se poser des questions de fond sur ses engagements personnels
en faveur de la pérennité du régime
actuel
mais nous refusons de l'envisager !
Sur
les bases établies de cette différence,
nous voulons croire que l'auteur s'est laissé un
peu emporté dans la conjoncture et nous ne saurions
donc lui en tenir grief. En effet, comme nous l'avons
toujours écrit, la priorité est de sauver
cet enfant, et toutes les interventions qui vont dans
ce sens, doivent être reconnues, encouragées
et soutenues, en dehors de toutes divergences d'appréciation
ou d'objectifs. Même si nos alertes n'avaient eu,
pour effet, que de renforcer la prise de conscience des
acteurs susceptibles d'intervenir, l'ARDHD en serait fière.
Mais nous savons qu'elles ont aussi eu d'autres impacts
concrets, sur lesquels nous resterons discrets.
Sur
l'aspect purement politique, l'auteur affirme que les
autorités djiboutiennes ne sont pas intervenues
à quelque niveau que ce soit et nous le citons
: " A propos de " Politique " et pour
votre information, nous pouvons vous assurez que nous
n'avons reçu à ce jour aucun appui de quelque
autorité politique que ce soit, y compris de celles
en charge de la Santé Publique ". Cela
prouve, sans erreur possible, que la politique à
Djibouti est en cause puisqu'elle n'est pas intervenue
Serait-ce
alors se rendre coupable " de récupération
politique " que de condamner cette situation affligeante
où les services de santé n'interviennent
pas dans un cas aussi tragique ? Faut-il rappeler que
ce pays a reçu tant d'aides pour améliorer
le secteur de la Santé publique et les soins, qu'il
bénéficie conjoncturellement d'une présence
militaire internationale importante (France, USA, Allemagne,
..), disposant certainement de moyens médicaux
et de possibilités d'évacuation vers des
hôpitaux équipés. Répondraient-elles
par la négative à une demande d'assistance
médicale officielle ? ?
Notre
rôle s'est limité à dénoncer
la situation qui a conduit à l'établissement
de ce constat pour tenter de susciter des améliorations
dans l'avenir au seul bénéfice du Peuple
djiboutien et de ses enfants et à mobiliser la
communauté djiboutienne exilée, souvent
par obligation.
2
- Eviter à tout prix la multiplication de cas semblables.
Dans
le prolongement direct du premier point, notre deuxième
remarque concerne la situation actuelle et celle des autres
enfants djiboutiens victimes de maladie et de manque de
traitements.
Faudrait-il
se voiler la face, comme pourrait le suggérer indirectement
l'auteur du message en occultant les graves responsabilités
politiques ?
Certainement
pas, car nous estimons qu'il est de notre devoir faire
tout ce que nous pouvons pour éviter que des situations
semblables ne se reproduisent et ne se développent
dans l'avenir. Il est inadmissible que des enfants malades
soient les victimes innocentes des carences et des dysfonctionnements
des différents services, privés de ressources
pour différentes raisons.
Si
nous ne disposons d'aucune information précise
aujourd'hui sur des cas d'autres enfants malades, cela
ne veut pas dire que celui du petit Hassan est un cas
unique : il y a vraisemblablement d'autres enfants oubliés
sans soin à Djibouti par le système et d'autres
familles dans la douleur.
La
gravité du cas du petit Hassan justifie pleinement
les moyens et la mobilisation de toutes les bonnes volontés,
sans aucune arrière-pensée, mais personne
ne peut être dupe : cela fait huit mois qu'il était
abandonné sans soin non seulement par la médecine
djiboutienne, mais aussi par la médecine militaire
française.
Qui
ne serait pas révolté en lisant cette phrase
douloureusement accusatrice de l'auteur, que nous reprenons
en lui en laissant la responsabilité : "
Ce contact (avec la famille) nous a permis d'accéder
au dossier du petit et de constater que l'enfant avait
été suivi par l'hôpital militaire
français Bouffard qui l'avait laissé rejoindre
son foyer familial, faute d'équipements sanitaires
adéquats ".
Nous
serions bien surpris d'apprendre que les solutions qui
pourraient être mise en uvre aujourd'hui (Evacuation
sanitaire par exemple) n'étaient pas accessibles,
il y a huit mois. Difficile à croire et à
admettre et en tout cas, très peu flatteur, pour
les médecins militaires français qui pourraient
alors être tenus pour responsables, sur les bases
de cette déclaration publique, de 'non-assistance
à personne en danger'.
3
- La troisième remarque aurait pu concerner les
motivations de son auteur.
Du fait de son anonymat (nous ne savons pas qui il est),
nous ne voudrions surtout pas émettre de suppositions
ou diffuser certains doutes que nous pourrions avoir sur
l'auteur.
Certes,
nous sommes un peu étonnés que l'essentiel
du message (et l'une de ses principales finalités)
soit consacré à démontrer, chronologie
à l'appui, que son action est la première
du genre. Comme il le dit en fin de compte, seule la santé
de l'enfant compte. Pour rassurer pleinement notre interlocuteur,
nous tenons à ce qu'il sache que nous ne sommes
pas intéressés par une première place
dans ce type de compétition. C'est la raison pour
laquelle, nous lui donnons volontiers acte des faits qu'il
rapporte sans chercher à les contredire, car il
est clair que nous n'avons rien à démontrer
dans ce domaine, d'autant plus que nous sommes situés
à 8.000 kms de Djibouti. Nos motivations, sont
limitées à l'aspect humanitaire, sans aucune
visée, en tout cas, en ce qui nous concerne, sur
le plan d'une notoriété qui n'est plus à
établir et qui est au service exclusif des Djiboutiens
lassés de la situation actuelle. Mais ce n'est
pas le sujet et nous refusons de nous y laisser entraîner
plus avant.
En
conclusion, ce message 'un peu surprenant' nous a été
adressé en réponse à des questions
classiques de notre part, pour recevoir des nouvelles
de l'enfant, être assurés de sa prise en
charge par l'hôpital militaire français ce
matin et obtenir une évaluation des besoins de
la famille sur le plan matériel, afin de lui adresser,
via la LDDH, l'intégralité des fonds recueillis
afin de l'aider à accompagner son enfant dans les
épreuves, y compris si elle doit effectuer un voyage
en France.
Enfin,
nous restons toujours très perplexes sur les finalités
réelles d'un accord passé avec le journal
La Nation (et/ou l'ADI), dont l'indépendance (c'est
le moins que l'on puisse dire) n'a jamais été
clairement établie. Nous ne suivrons pas l'auteur
sur les raisons des accords qu'il a négociés
avec ces deux média, car les organes de communication
officielle du pouvoir sont trop contestés par toute
l'opposition et relativement discrédités
pour leur engagement total au côté de la
dictature, de l'injustice et de la répression.
La soudaineté de l'information publiée par
La Nation ouvre, pour certains, la possibilité
d'une manoeuvre médiatique dont les fondements
seraient relativement éloignés des besoins
réels de ce malheureux enfant et de sa famille.
Sans aller jusque là, nous pensons qu'il convient
de rester assez prudent face à ce retournement
humanitaire, inhabituel et imprévu de La Nation.
Avant de mettre un point final à ce débat
qui n'aurait jamais du avoir lieu (au moins sur la place
publique) et pour rester sur un terrain purement apolitique,
nous renouvelons nos plus sincères félicitations
à cette personne pour ses initiatives, car elles
ont, fort heureusement, débouchées sur la
prise en charge du petit malade par les médecins
militaires français, ce qui est rassurant et probablement
la meilleure solution pour réaliser une évacuation
sanitaire urgente, si elle est encore possible, après
huit mois de non-traitement.
Bien
entendu, nous sommes à sa disposition et à
celles de tous ceux qui nous solliciteront pour organiser
la liaison entre :
- les Associations en France, que nous contacterons dès
que nous aurons été informés de la
suite qui sera donnée après le diagnostic
médical et qui ne manqueront pas de se proposer
pour suivre cet enfant en France,
- et les personnes responsables à Djibouti.
Nous
adressons surtout tous nos encouragements à la
famille du petit Hassan et nous prions pour que l'enfant
retrouve la santé et une existence normale. Ce
sera la récompense des efforts conjugués
de tous.
______________________________________
Texte du message :
Cher
Monsieur Schaal,
Suite
à vos différents écrits concernant
le cas du petit HASSAN, le Comité
de Soutien "SOS BEBE HASSAN", sis à Djibouti,
tient à vous faire part de
cette mise au point que vous voudrez bien diffusez sur
votre site, in
extenso.
Déroulement
des faits
1.
La constitution du Comité de Soutien « SOS
BEBE HASSAN » (la tante du
petit en est membre)date du jour même de la parution
de l'article de La
Nation à savoir le 22 Août 2002, dans l'après-midi
et au sein précisément
d'un mabraz de citoyens ordinaires.
2.
Samedi 24 : prise de contact avec la famille pour la mise
en ouvre des
actions à entreprendre d'urgence. Ce contact nous
a permis d'accéder au
dossier du petit et de constater que l'enfant avait été
suivi par l'hôpital
militaire français Bouffard qui l'avait laissé
rejoindre son foyer familial,
faute d'équipements sanitaires adéquats.
3.
Dimanche 25 : (1er jour ouvrable des banques de la place).
En accord avec
la famille le Comité procède à l'ouverture
d'un compte bancaire destiné à
collecter les fonds nécessaires à une éventuelle
évacuation.
4.
Lundi 26 : Rencontre d'une délégation du
Comité avec le Général de
l'Hôpital Bouffard, dossier du petit à l'appui,
pour demander la
réintégration du petit jusqu'à son
évacuation éventuelle. Requête acceptée
par le Général DURAND, gestionnaire de l'hôpital
Bouffard.
5.
Mardi 27 : Point de presse avec l'organe La Nation, à
l'origine de cette
mobilisation, pour rendre compte de nos actions. La Nation
relatera dans son
édition du Jeudi 29 Août de cet entretien
et l'ADI en fera une dépêche dans
l'après midi. Laquelle depêche que vous interpréterez,
hélàs, de manière
tendancieuse. En effet, ce n'est pas La Nation qui indiquera
faire preuve de
« transparence ». Mais plutôt nous qui
déclarerons à l'ADI notre requête
acceptée par La Nation pour disposer d'un espace
dans ses colonnes afin de
nous permettre de rendre compte « en toute transparence
» de l'évolution du
dossier et notamment des diverses donations.
6.
Dimanche 1er septembre : Intégration du petit à
l'hôpital Bouffard, comme
prévu, ce matin à 8 h, heure locale.
Ce
rappel des faits pour vous précisez que :
.
La mobilisation à Djibouti autour du petit HASSAN
provoquée par la lecture
du Journal La Nation a été immédiate
et donc antérieure à la vôtre....
. Notre Comité n'est l'émanation d'aucun
mouvement politique et ne roule
pour personne sinon que pour le petit Hassan.
.
A cet égard, contrairement à vos écrits
ce ne sont pas « les autorités de
Djibouti » qui l'ont suscité mais bel et
bien des citoyens et des citoyennes
de Djibouti, désintéressés, mus par
un élan de solidarité à l'endroit
d'un
petit compatriote malade et indigent.
.
L'Acceptation par Bouffard de réintégrer
le petit ne doit rien à vos
appels. Et, en toute modestie, vous nous contraigniez
à l'affirmer, ce geste
est à inscrire à l'actif de notre Comité
qui a entrepris les démarches
nécessaires sur place et ce, sans interférence
politique.
.
A propos de « Politique » et pour votre information,
nous pouvons vous
assurez que nous n'avons reçu à ce jour
aucun appui de quelque autorité
politique que ce soit, y compris de celles en charge de
la Santé Publique.
Pour
conclure :
De
grâce cessons toute récupération et
toute exploitation politique qui, en
définitive, ne feraient que nuire à la cause
que nous entendons tous
défendre.
Cela
dit, nous saluons vos efforts pour mobiliser la solidarité
Internationale autour de ce petit mais vous prions instamment
de vous garder
de mobiliser les énergies sur des bases politiques.
A cet égard toute
contribution doit se faire sans arrières pensées
et dans le seul but de
sauver l'enfant.
Ce
que nous souhaiterions, c'est d'avoir en dehors de Djibouti
un
interlocuteur unique, une sorte de Comité de Coordination
pour rationaliser
les différentes initiatives et susceptible de prendre
le relais en france,
une fois l'évacuation du petit assurée.
En effet, notre mission ne pourra se
limiter qu'à cette étape.
Merci
de votre compréhension.
Salutations
solidaires
Le
Comité de Soutien « SOS BEBE HASSAN »
_________________
Haut de page ________________
01/09/02
La nouvelle présentation du site de l'ARDHD : le
résultat du travail d'une équipe composée
exclusivement de djiboutiens apolitiques et entièrement
bénévoles qui ont décidé d'apporter
leur contribution personnelle à la lutte contre
la dictature et l'asservissement du Peuple.
Nous
tenons à remercier toute l'équipe de jeunes
djiboutiens qui ont consacré leurs temps de loisir
pour concevoir et pour réaliser intégralement
la nouvelle version de notre site, qui va entrer progressivement
en service, selon les résultats des tests.
Cette
nouvelle version apporte les avantages suivants :
-
qualité, clarté et ergonomie de la présentation,
- format facilitant la lecture, quel que soit le type
de configuration de l'écran (800 x 600, par exemple)
- organisation sous forme de base de données, afin
de rendre possible les recherches par mot, par date, par
sujet : cette équipe avait déjà converti
et inséré tous les articles de septembre
99 à juin 2000 dans la base, afin de mettre en
ligne un moteur de recherche multicritères. Elle
va poursuivre son travail jusqu'à ce que l'intégralité
des articles soit accessible. Nos publications représentent
à ce jour trois ans d'actualité à
Djibouti, au jour le jour
elles compléteront
la mémoire collective de la Nation.
Des
améliorations sont encore nécessaires :
des liens manquent encore, mais tous ces défauts
vont être corrigés rapidement.
Nous
tenons à renouveler nos remerciements et nos félicitations
à cette équipe bénévole qui
a souhaité conserver l'anonymat pour deux raisons
: la discrétion et la sécurité de
leurs familles restées au pays.
Un
grand bravo pour leur travail et pour leur engagement
sincère dans ce combat humanitaire !
_________________
Haut de page ________________
01/09/02
: Adel Taher n'est pas seul à Ali ADDE. Guelleh
lui a adjoint un père de famille qui a commis l'erreur
d'être présent à un mauvais moment
et de lui déplaire. (lecteur)
Je
souhaite attirer l'attention de nos chers lecteurs. Je
viens d'apprendre qu'Adel Taher a été incarcéré
avec un ami qui était en sa compagnie ce jour-là.
Il s'agit de NADEM ALI, marié et père de
deux enfants, dont le seul crime est d'avoir été
présent au mauvais endroit et au mauvais moment.
_________________
Haut de page ________________
01/09/02
En réponse à nos appels pour le jeune Hassan,
la communauté djiboutienne au Canada, s'est organisée
comme nous l'espérions.
Nous
avons reçu les premiers messages en provenance
du Canada, qui nous informent de l'organisation d'une
collecte sur place. Nous espérions recevoir ces
réactions et nous sommes heureux de constater que
la solidarité des Djiboutiens est une réalité
concrète.
__________________________________
Je prends en charge l'organisation de la collecte de fonds
au Canada, en faveur du petit Hassan Ahmed Hassan..
J'ai déjà contacté tous mes amis
qui, je le pense, devraient m'aider.
Je souhaite prendre contact avec la famille à Djibouti.
__________________________________
Bonjour,
Je vous remercie en avance pour votre générosité
et pour le temps que vous consacrez pour aider le petit
Hassan Ahmed Hassan. J'aimerais recevoir le compte bancaire
de SOS-AFRICA pour envoyer ma contribution.
J'aimerai
aussi utiliser les coordonnes de SOS-AFRICA pour faire
une page sur mon site web afin de mobiliser le plus de
personnes possibles.
Amicalement,
(Canada)
_________________
Haut de page ________________
01/09/02 Neuf officiers supérieurs
condamnés à de lourdes peines pour enlèvement
et séquestration de civils - cela vient d'arriver
au Chili.
Le
6 août 2002 - La justice chilienne a condamné
neuf membres du haut commandement de l'armée de
terre pour leur implication dans le meurtre du syndicaliste
Tucapel Jimenez, le 25 février 1982. Enlevé
par une patrouille de la Dina (renseignements militaires),
le leader de l'Association nationale des employés
des services fiscaux avait été retrouvé
égorgé dans les environs de la capitale,
Santiago. Les neuf militaires ont été condamné
à des peines de 541 jours à la perpétuité.
Note
de l'ARDHD : cela pourrait bien arriver à Djibouti
et dans un avenir plus proche qu'ils ne le pensent. Les
noms des principaux officiers supérieurs, responsables
d'actes criminels, sont publiés chaque semaine
sur notre site. Il ne restera qu'à ajouter à
la liste, les noms de ceux qui n'y figurent pas, afin
de les faire présenter à la justice ....
Utopie ? Probablement pas, car l'étau se resserre
autour d'eux, les lois évoluent et surtout la conscience
internationale change très vite ... Avis aux amateurs
....
_________________
Haut de page ________________
01/09/02
Sauver le petit Hassan Ahmed Hassan. Notre opération
continue. Merci de donner un nouvel élan à
votre mobilisation et à vos gestes de solidarité
...
 |
Durant
les deux derniers jours, nous regrettons de constater
que la communauté djiboutienne ne s'est pas
distinguée par un excès de zèle
en matière de solidarité.
Dès
le lancement de notre appel, nous avions reçu
plusieurs messages nous indiquant que des collectes
étaient lancées dans plusieurs villes
d'Europe.
Depuis
les messages se sont raréfiés. C'est
dommage, car l'espoir pour un peuple spolié
par ses dirigeants peut-être dans la solidarité
et dans l'union mais certainement dans la dispersion
ni le désintérêt collectif.
|
Même
s'il ne nous appartient pas d'émettre un jugement,
nous sommes un peu déçus de constater que
les dirigeants de l'opposition politique et les Djiboutiens
de façon plus générale, parfois prompts
à exiger une rectification, à signaler leur
point de vue ou à donner des leçons, n'aient
pas eu plus à coeur de venir en aide à un
enfant qui a été abandonné depuis
huit mois par le pouvoir et par les services de santé
djiboutiens involontairement impuissants, car manquant
totalement de moyens, du fait que les subventions les
concernant avaient été détournées
vers d'autres poches.
Nous
savons que la situation financière des émigrés
n'est pas toujours facile, mais il est toujours possible
de participer, même de façon minime ou d'envoyer
simplement un message d'encouragement à la famille.
Nous
espérons toujours que les Djiboutiens vont se réveiller
dans les prochaines heures, en particulier au Canada (et
aux USA), où la communauté djiboutienne
est relativement importante .... mais silencieuse sur
ce cas. Il serait souhaitable que des Djiboutiens organisent
localement des collectes pour centraliser les dons et
qu'ils les fassent parvenir selon les instructions suivantes.
La
réussite de cette opération exemplaire montrera
que les Djiboutiens, au-delà de tout clivage ethnique,
sont solidaires et qu'ils ont à coeur de venir
en aide à ceux qui souffrent au pays. Ce geste
sera, en plus, lourd de sens et de signification : il
montrera que l'opposition au régime de Guelleh
est forte et qu'il y a un rejet généralisé
de la dictature et de la spoliation du pays par la bande
de rapaces.
_____________________________________________
Fort
heureusement, la situation du petit Hassan pourrait être
moins inquiétante, car les militaires français
auraient accepté de participer à l'opération
de secours .... et de prendre en charge l'enfant. Mais
la famille doit être soutenue ...
En
effet, si les informations parues dans l'ADI sont exacts,
nous sommes rassurés de savoir que les services
médicaux militaires français de l'hôpital
Bouffard vont le prendre en charge à partir de
demain dimanche pour évaluer son état et
pour décider une évacuation sanitaire. Nous
les remercions à l'avance.
Nous
attendons malgré tout, que ces informations soient
vérifiées et nous restons très vigilants.
N'ayant pas une confiance absolue dans les informations
parues dans l'ADI et estimant que le montant de la collecte
de fond officiel pourrait se perdre en route (cela s'est
déjà vu dans le passé !), nous maintenons
notre appel pour constituer un fond qui sera acheminé
directement à la famille via la LDDH, et dont la
famille aura besoin de toutes les façons, ne serait
ce que pour accompagner l'enfant à Paris, si c'était
le cas.
Comment
effectuer votre don ?
1
- Par chèque bancaire ou postal libellé
Le chèque doit être libellé à
l'ordre de SOS-AFRICA.
Vous l'envoyez à ARDHD :
84 rue Saint-Louis en l'ile - 75004 PARIS France
Tel
: 33 / (0) 1 46 34 70 70 ...........
Fax : + 33 / (0)1 46 34 25 93
E-Mail : equipe@ardhd.org
2
- Par mandat
Le mandat doit être libellé à l'ordre
de SOS-AFRICA et nous être adressé de la
même façon.
3
- Par virement
Nous vous donnerons ce soir les coordonnées du
compte bancaire de SOS-AFRICA
Aujourd'hui
le montant collecté atteint la somme de 600 €.
_________________
Haut de page ________________
30/08/02
L'ouverture de la vie publique aux partis de l'opposition,
sans limitation de nombre, ouvre la voie à l'ODU
et aux partis qui la composent
(lecteur, militant du PND)
C'est
en ce mois de septembre que vont tomber les effets d'une
soi-disant Loi (jamais publiée à Djibouti)
qui aurait limité le nombre des partis politiques
à quatre pendant quatre ans.
Durant
cette période et afin de ne prendre aucun risque,
Guelleh avait pris soin de clôner tous les partis
d'opposition, de façon à n'avoir, contre
lui, que quatre partis (en réalité) entièrement
dévoués à ses ambitions : faux FRUD,
faux PND, faux PRD, vrai RPP.
Dans
la première quinzaine de septembre, la politique
devrait avoir le plus légalement du monde, un droit
de cité à Djibouti. Je peux vous assurer
que cela devrait chauffer, selon les informations que
j'ai reçues.
L'opposition
n'a pas l'intention de se laisser faire / rouler dans
la farine. Elle connaît les méthodes de voyou
qui sont celles de Guelleh et elle sait comment réagir.
Que ce soit le PND ou l'ODU, l'opposition a bien l'intention
de s'exprimer. Elle est constituée de la coalition
de tous les partis politiques d'opposition crédibles
et reconnus. Il y a trois ans, elle a participé,
dans l'unité, à l'élection présidentielle
et si Guelleh n'avait pas trafiqué honteusement
le scrutin, c'est son représentant qui aurait été
élu, car il disposait du soutien quasi unanime
de la population et des forces en présence, à
l'exception des 'obligés' de Guelleh au sein du
RPP (et encore, pas tous !)
L'ODU avec le soutien de tous les partis d'opposition
du pays est l'un des rares exemples d'union de l'opposition
en Afrique.
Dans
les autres pays africains un tel niveau de consensus au
sein de l'opposition n'a pratiquement jamais été
atteint. Toutes les ambassades accréditées
à Djibouti le savent bien et elles ont reçu
les représentants délégués
de l'ODU et des partis de l'opposition avec beaucoup d'égards.
L'ODU
saura mobiliser le peuple en faveur de la démocratie
ce qui est son objectif final et celui de tous les partis
d'opposition, spécialement le PND dont je suis
un membre actif.
Un
militant du PND exilé
_________________
Haut de page ________________
30/08/02
Le Ministre de l'habitat et de l'urbanisme A.A. Miguil,
aurait prouvé qu'il n'avait aucune proposition
à faire ni aucun projet dans une interview à
la BBC (Lecteur)
Je
viens d'entendre l'interview que le Ministre de l'Habitat
et de l'Urbanisme Abdallah Abdillahi Miguil a accordé
à l antenne Somali de la BBC ce mercredi.
Dans
cette interview le Ministre Miguil demontre une nouvelle
fois que la délégation djiboutienne s'est
envolée sans agenda, sans plan et sans idées
pour participer au sommet sur le Dévelopement durable
qui se tient en Afrique du sud.
Miguil,
qui ne maîtrise même pas sa langue maternelle
(Somali), était absolument ridicule. C'est une
honte pour tous les Djiboutiens qui parlent le Somali.
Il ignorait même comment dire le mot "biodiversité"
en Somali.
Aden
Nuh Dhuleh l'envoyé spécial de la BBC lui
a demandé quels étaient les projets qui
portainet un préjudice à Djibouti.
Le
ministre n'a pas su répondre. Savait-il même
de quoi il parlait et quel était le sujet principal
de l'interview ? On peut se le demander en lisant la suite
:
Le
journaliste lui a demandé ensuite si Djibouti avait
des projets communs avec les autres pays de la region.
Pour toute réponse, M. Miguil, qui etait complètement
hors sujet, lui a parlé de l'accord du 12 Mai avec
le FRUD. Accord qu'IOG n'a jamais respecté !
Pourquoi
le gouvernement a-t-il décidé d'envoyer
une délégation importante qui n'a ni ordre
du jour ni projet ? Combien de milliers de dollars vont-ils
être ainsi gaspillés alors que les salaires
ne sont pas payés dans la fonction publique et
que le peuple souffre de la soif, de la faim et qu'un
enfant est laissé sans soin, alors qu'il est victime
d'une attaque de méningite et plongé dans
un coma profond depuis plus de 8 mois.
Fouroun