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LES
FORCES GOUVERNEMENTALES
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COMMUNIQUE
DE PRESSE Après
le Meeting Electoral du 28/03/1999
A ordonné une marche pacifique de protestation jusqu'à la Présidence de la République contre les manipulations et l'absence de transparence des élections présidentielles du 9 avril prochain. Les forces de police à 50 mètres du Palais Présidentiel ont réprimé les manifestants (plus de 80.000) et faisant :
Tout en alertant l'opinion nationale et internationale de l'absence totale de Démocratie même à 10 jours des Elections présidentielles, nous exigeons :
MOHAMED MOUSSA TOURTOUR. ---------------------------- Retour Sommaire --------------------------------- |
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Le 29 mars 1999 L'ASSOCIATION
FRANCAISE dénonce avec fermeté les violences commises hier, le 28 mars 1999, par les forces gouvernementales à l'occasion de la campagne électorale. En effet, l'Opposition Unifiée avait organisé une réunion publique et une marche pacifique vers la Présidence de la République pour protester contre les manipulations, les irrégularités et les violations de la loi électorale, commises par le pouvoir dans le cadre du scrutin présidentiel du 9 avril prochain. Plus de 80.000 manifestants, qui ne réclamaient que le respect de la loi et des valeurs démocratiques, ont été victimes de violences de la part des forces de police qui ont fait 24 blessés, dont 3 très graves et plus de 300 arrestations suivies d'un internement immédiat au camp de transit de Nagad. L'Opposition Unifiée exige légitimement le strict respect de la loi électorale, l'envoi d'observateurs internationaux libres et indépendants, la distibution de cartes d'électeur dans les districts de l'intérieur, le refus du vote par ordonnances, correspondances et ordres de mission et la reconnaissance de la carte d'identité nationale comme seul document officiel. L'ASSOCIATION FRANCAISE DES AMIS DES DEMOCRATES DE DJIBOUTI constate que le pouvoir en place utilise les mêmes procédés que par le passé pour travestir le scrutin et usurper le pouvoir par le vol, la manipulation, la spoliation et le crime. Ces manoeuvres fraduleuses avaient été déjà dénoncées lors des dernières élections présidentielles par la mission d'observation électorale. L'A.F.A.D.D.
LE PRESIDENT,
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Reprise
partielle
Les
exaltations de civils par forces gouvernementales djiboutiennes s'intensifient
et visent à terroriser la population à l'approche des élections prévues Trois arrestations ont eu lieu à Weïma le 4 février 1999 où les personnes visées ont été emmenées à la garnison de Assa Gaïla puis sévèrement torturés, et demeurent détenus depuis. Ils appartiennent tous trois au campement dont le chef de tribu Aïdahis Hanfaré Ibrahim avait été assassiné le 18 novembre 1998 par ces mêmes forces. Ces trois
jeunes hommes, d'une même famille, sont : Houmed
Yaïdi Ali, 29 ans Il s'agit d'un cas manifeste de séquestration illégale, après torture. Entre le 8 et le 10 février 1999, Mohamed Omar Ali, aveugle âgé de 80 ans, et sa sœur Madina Omar Ali, 75 ans, ont été torturés à Alaïli Dadda. Mohamed Omar Ali souffre d'une fracture de la mâchoire, et n'arrive plus à s'alimenter normalement. Les soins lui ont été refusés. Sa sœur a été gravement violentée. Mohamed Orbisso Kamil, 35 ans, a été arrêté et battu à Bolli dans la deuxième quinzaine de février 1999, et souffre d'une fracture du fémur. Mohamed Moussa Hassan, a été agressé à Obock à coup de fusil devant la maison du commissaire à Obock, le jeudi 4 mars 99. Il a plusieurs fractures à la jambe.
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