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01/09/10 (B567) Vérité -> Message d'un enfant d'Obock (lien avec l'article)

31/08/10 (B567) Yémen Express - Deux étrangers kidnappés dans le sud du Yémen - Un tribu du sud du Yemen libère deux étrangers - nouveaux heurts après une attaque ayant fait 10 morts dans le sud - 9 soldats et un civil tués dans l'attaque de samedi (4 articles) (lien avec l'article)

31/08/10 (B567) Le Journal de la Flibuste - Départ d'un navire hôpital de la marine chinoise pour une mission médicale à l'étranger - Pirates somaliens en ligne de mire - une attaque de pirates déjouée dans le golfe d'Aden (3 articles) (lien avec l'article)

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01/09/10 (B567) Vérité -> Message d'un enfant d'Obock

IOG, le fils du rail et son clan ont commis des crimes contre la population Afar.

Chaque année la machine infernale orchestrée par le représentant de la tribu "M" sur la plus haute marche du Palais, commenade à l'AND dirigée par ses hommes de main, des officiers inhumains et délinquants de terroriser les populations Afar. Ils sèment gratuitement la violence contre des gens honnêtes, des paysans et des personnes âgés sans défense et loin de la métropole.

Combien sont morts sous les balles, sous les chars et sous les gaz mortels utilisés contre une population qui vit dans la pauvreté totale ?

Depuis qu’IOG a volé le pouvoir "au nez et à la barbe" du monde entier, la population Afar agonise. Plus aucune aide ni soin ne lui est envoyée par ce régime. Les jeunes sont sans avenir et n'ont aucun espoir d’obtenir un emploi.

La population Afar est noble. Elle est constituée de citoyens djiboutiens à part entière. Quelque soit le prix à payer, ils ne céderont jamais leurs droits et prérogatives de citoyens. Ils refusent totalement la politique, les mensonges et les opérations de propagandes orchestrées par IOG et ses clans.

Où sont-ils mes frères, mes amis ? Abasse, Adoita, Aramisse etc …. ils ont fui la violence, les tortures sans motif, les arrestations arbitraires. Les voila, refugiés à Addis Abeba, attendant d’être intégrés dans un pays d’accueil.

Où sont-ils nos sultans, nos représentants, nos leaders, nos intellectuels , nos jeunes dirigeants des associations, nos élus locaux et nos chefs coutumiers ? Le moment est venu, agissez vous avec méthodes en union avec les autres communautés à la recherche de la liberté.

Chers frères, où sont passées nos infrastructures, nos ports de pêche, nos boutres, nos plateaux et notre épanouissement entre les citoyens, toutes ethnies confondues ?

Pour quelles sordides raisons, IOG veut-il détruire notre culture, nos biens et notre faculté à vivre ensemble, comme des Djiboutiens ?

Pour quelles raison, IOG veut-il effacer l’histoire de toutes les communautés de Djibouti ?

Pourquoi ? L’Armée d’occupation encercle et détruit des êtres humains, des vieillards, des femmes et des enfants dans leur propre région.

Pourquoi ? Notre région est-elle submergée par des hommes en tenue de combat ?

- pour étouffer les nomades
- pour violer les femmes et le filles
- pour anéantir les enfants des Afars
- pour rayer toute une population, de la carte, dans un immense génocide programmée avec préméditation,
- pour vendre la région a de riches Arabes

Chères Soeurs et chers Frères, n’écoutez pas ceux qui prétendent nous représenter dans les institutions officielles de la République. Ils véhiculent des mensonges. Ils sont tous soumis à la solde du fils de l’Oued. Ce sont des gens sans scrupule qui détournent les faibles.

Nos ministres et députés ont commis des fautes graves envers le pays et son peuple pacifique.

- ils sont faibles et ils n’osent pas se battre pour le respect de nos droits légitimes de citoyens à part entière,
- ces sont des perroquets qui signent vite ce qu'on leur soumentn sans ne jamais en vérifier le contenu,
- ils n’ont aucune crédibilité aux yeux du peuple
- ils sont manipulés sans cesse par la dame de fer
- leur seul objectif est de s’enrichir sur le dos des citoyens
- ils obéissent aveuglement à tous les puissants et aux étrangers pour sauver leur siège,

Chers Frères leaders dans l'opposition, Chères Soeurs et chers Frères de l’ensemble de la communauté Djiboutienne, notre vie, notre avenir, l'existence même de notre pays est en grand danger :c’est le moment ou jamais de

- s’organiser et de s'unir pour agir avec méthode et détermination,
- serrer les rangs pour montrer que vous êtes décidés à obtenir la victoire,
- bloquer toutes les tentatives du régime pour se maintenir à la tête du pays,
- faire des actes concrets pour atteindre ces objectifs

Guidez la popualtion pour mettre à genoux le fils de l’oued et son système !

Nous devons démontrer que le peuple est prêt à s'opposer par tous les moyens au troisième mandat.



31/08/10 (B567) Yémen Express - Deux étrangers kidnappés dans le sud du Yémen - Un tribu du sud du Yemen libère deux étrangers - nouveaux heurts après une attaque ayant fait 10 morts dans le sud - 9 soldats et un civil tués dans l'attaque de samedi (4 articles)

__________ 4 - Qotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Deux étrangers kidnappés dans le sud du Yémen

Des membres d'une tribu armés ont kidnappé deux travailleurs étrangers vendredi dans la province agitée d'Abyan, dans le sud du Yémen, espérant obtenir la libération d'un de leurs membres accusé d'avoir des liens avec Al-Qaïda, a confirmé à l'agence Xinhua un responsable de la sécurité provinciale sous couvert d'anonymat.

Les deux otages, un Turc et un Syrien travaillant pour une compagnie d'investissements étrangère, ont été enlevés vendredi soir par la tribu d'Al-Bakazim dans le district d'Ahwar de la province d'Abyan, a indiqué la source.

"Les étrangers kidnappés ont été transférés par les ravisseurs vers une région voisine dans le district d'al-Mahfad à Abyan", a précisé le responsable, ajoutant qu'une médiation tribale a été lancée pour tenter d'obtenir la libération des otages.

__________ 3 - Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Un tribu du sud du Yemen libère deux étrangers

Les éléments armés d'un tribu du sud du Yemen ont libéré deux étrangers samedi, un jour après les avoir enlevés pour obtenir la libération d'un des membres du tribu en détention, a indiqué le ministère yéménite de l'Intérieur.

"Le gouverneur de la province australe d'Abyan, Ahmed al- Maisery, a demandé au conseiller du district d'al-Mahfad de convaincre les kindappeurs du tribu de libérer les deux étrangers - un Turc et un Syrien, qui travaillent pour une compagnie étranger d'investissements", selon une déclaration du ministère de l'Intérieur.

Un officiel de sécurité provincial a affirmé à Xinhua que les membres armés du tribu à Abyan avaient enlevé deux travailleurs étrangers vendredi soir.

Au Yemen, enlever les étrangers devient monnaie courante alors que les hommes armés du tribu visent souvent les touristes ou les travailleurs étrangers pour presser le gouvernement de satisfaire leurs exigences.

La province d'Abyan est considérée comme une base d'al-Qaïda dans la péninsule arabique. La branche du groupe terrorite dans la région aurait été l'auteur d'une série d'attaques meurtrières survenues depuis le début de l'année, tuant ou blessant des dizaines d'agents de sécurité.

_________________________ 2 - AFP

Yémen: nouveaux heurts après une attaque ayant fait 10 morts dans le sud

De Fawaz AL-HAIDARI

De nouveaux heurts armés ont éclaté dimanche dans le sud du Yémen au lendemain d'une attaque sanglante contre l'armée attribuée à Al-Qaïda, alors que les autorités ont nié toute implication de troupes occidentales dans leur lutte contre le réseau extrémiste.

En dépit de la recrudescence des attaques dans cette région où neuf soldats et un civil ont péri dans une attaque à la roquette et la mitraillette samedi, le gouvernement yéménite a réaffirmé être capable de venir seul à bout du groupe d'Oussama ben Laden.

Selon des sources de sécurité et des témoins, des accrochages se sont produits à l'aube dans la ville de Loder, dans la province d'Abyane, théâtre ces derniers jours de très violents combats entre l'armée et des hommes armés soupçonnés d'appartenance à Al-Qaïda qui ont fait au moins 33 morts.

"Les troupes encerclent toujours des éléments terroristes retranchés dans quelques repaires à Loder" et ratissent la ville à leur recherche, a affirmé le ministère de la Défense dans un communiqué, après que l'armée a dit le 24 août avoir repris le contrôle de la plus grande partie de Loder.

La reprise des accrochages intervient en dépit d'une médiation de dignitaires tribaux, qui se sont engagés à obtenir le retrait des éléments d'Al-Qaïda de Loder, selon un responsable local.

Le groupe Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa) est très actif dans le sud du Yémen, où les attaques contre les forces de sécurité et les responsables gouvernementaux se sont multipliées ces derniers mois.

Samedi, neuf soldats et un civil ont été tués dans une attaque attribuée à Al-Qaïda contre un poste militaire dans la province d'Abyane, selon un dernier bilan.

"L'un des soldats survivants a raconté que les assaillants, qui criaient Allah Akbar (Dieu est grand), disaient vouloir venger leurs morts à Loder", a déclaré un responsable de la sécurité, en allusion à Al-Qaïda.
Vendredi et mercredi, des hommes armés avaient tué un soldat et quatre policiers dans des attaques dans le sud.

Un communiqué signé Al-Qaïda a revendiqué ces attaques. Mais le texte n'a pu être authentifié.

Dans ce contexte de violences, les autorités yéménites ont redit leur capacité de lutter seules contre "le terrorisme".

"La collaboration du Yémen avec la communauté internationale dans la lutte antiterroriste, que ce soit avec les Etats-Unis ou tout autre pays, se limite à l'échange d'informations qui facilitent la traque des terroristes", a dit un porte-parole officiel sur le site du ministère de la Défense, 26sep.net.

"Le Yémen n'accepte aucune présence militaire étrangère sur son sol et a des services de sécurité forts et capables de lutter contre le terrorisme", a-t-il ajouté.

"Nous sommes surpris des allégations sans fondement de certains médias sur la présence de soldats britanniques et de forces américaines pour aider à combattre le terrorisme au Yémen", selon lui.

Mercredi, un spécialiste américain de la lutte antiterroriste parlant sous couvert de l'anonymat a indiqué que Washington était de plus en plus préoccupé par la menace d'Al-Qaïda au Yémen, en parlant d'un danger "virulent".

L'ambassade des Etats-Unis à Sanaa a annoncé la semaine dernière sur son site internet avoir suspendu "tous les déplacements non essentiels de son personnel en raison des menaces d'Al-Qaïda" et appelé les Américains à éviter les lieux fréquentés par les étrangers et les endroits sans présence policière.

La communauté américaine du renseignement avait tiré la sonnette d'alarme sur la branche yéménite d'Al-Qaïda avant même la tentative ratée d'attentat sur un avion de ligne se rendant à Detroit le jour de Noël 2009. Cet attentat raté a été revendiqué par l'Aqpa, née de la fusion en janvier 2009 des branches saoudienne et yéménite du réseau extrémiste.

_________________________ 1 - AFP

Yémen: 9 soldats et un civil tués dans l'attaque de samedi

Neuf soldats et un civil ont été tués samedi dans l'attaque attribuée à Al-Qaïda contre un poste militaire dans le sud du Yémen, selon un nouveau bilan communiqué dimanche par un responsable de la sécurité.

L'un des soldats blessés a succombé, a précisé ce responsable sous le couvert de l'anonymat, assurant que l'attaque a été menée par Al-Qaïda.

"L'un des soldats survivants a raconté que les assaillants, qui criaient Allah Akbar (Dieu est grand), disaient vouloir venger leurs morts à Loder", ville du sud qui fût le théâtre récent de combats soldats et éléments de l'organisation, a déclaré ce responsable.

Un premier bilan donné samedi soir faisait état de huit soldats et d'un civil tués lors de l'attaque dans le quartier Al-Rai de la ville de Jaar, dans la province d'Abyane.

Vendredi, des hommes armés ont tué un soldat et en ont blessé trois dans la province de Lahej (sud), et mercredi, quatre policiers ont été tués et deux blessés à Zinjibar, ville de la province d'Abyane.

En dépit de la recrudescence des attaques attribuées ou revendiquées par Al-Qaïda, les autorités ont réaffirmé être capables de venir à bout des éléments armés du réseau extrémiste.

"La collaboration du Yémen avec la communauté internationale dans la lutte contre le terrorisme, que ce soit avec les Etats-Unis ou tout autre pays, se limite à l'échange d'informations qui facilitent la traque des terroristes", a déclaré dimanche un porte-parole officiel.

"Le Yémen n'accepte aucune présence militaire étrangère sur son sol et il a des services de sécurité forts et capables de lutter contre le terrorisme", a ajouté le porte-parole cité par le site internet du ministère de la Défense, 26sep.net.

Mercredi, un spécialiste américain de la lutte antiterroriste parlant sous couvert de l'anonymat a indiqué que Washington était de plus en plus préoccupé par la menace d'Al-Qaïda au Yémen, en parlant d'un danger "virulent".

L'ambassade des Etats-Unis à Sanaa a annoncé sur son site internet la semaine dernière avoir suspendu "tous les déplacements non essentiels de son personnel (...) en raison des menaces d'Al-Qaïda".

Elle a appelé les Américains vivant au Yémen à la vigilance, à éviter les lieux fréquentés par les étrangers et les endroits sans présence policière.



31/08/10 (B567) Le Journal de la Flibuste - Départ d'un navire hôpital de la marine chinoise pour une mission médicale à l'étranger - Pirates somaliens en ligne de mire - une attaque de pirates déjouée dans le golfe d'Aden (3 articles)

__________________ 3 - Radio-Chine avec XINHUA

Départ d'un navire-hôpital de la marine chinoise pour une mission médicale à l'étranger


Le navire-hôpital de la marine chinoise "Arche de Paix", avec à son bord 428 soldats, officiers et membres de personnel médical, a levé l'ancre mardi pour le Golfe d'Aden pour sa première mission médicale à l'étranger.

Au cours de sa mission de 87 jours, ce navire va offrir des examens de santé, des soins médicaux et des consultations psychologiques aux soldats et officiers en mission dans le Golfe d'Aden.

En outre, il proposera ses services médicaux aux habitants et donnera des conseils sanitaires aux enfants dans cinq pays africains et asiatiques, à savoir Djibouti, le Kenya, la Tanzanie, les Seychelles et le Bangladesh.

Le personnel à bord du navire projette aussi d'organiser divers programmes d'échanges avec le personnel médical de l'armée dans les cinq pays.

Guan Bolin, officier de haut rang du département logistique de la marine chinoise, a déclaré que les membres du personnel médical à bord du navire étaient tous expérimentés et qu'ils avaient tous passé des tests stricts vérifiant leurs compétences médicales et leurs aptitudes en langue étrangère.

Ils appartiennent à plus de 30 spécialités, dont la médecine générale, la chirurgie, l'orthopédie et les maladies infectieuses, a précisé M. Guan.

_______________________ 2 - L'Express

Pirates somaliens en ligne de mire

Gilles RIBOUËT

Comme les flibustiers d’antan, les pirates somaliens agacent. Les routes maritimes de la région sont moins sûres, les économies insulaires en pâtissent. L’Etat veut être partie prenante du règlement de la question car l’enjeu est commercial et aussi géopolitique.

On ne la voit pas mais la piraterie a des conséquences locales. «Les primes d’assurance sont nettement plus élevées et certains armateurs refusent même de déployer leurs bateaux dans ce secteur. Nous devons payer des compensations aux équipages, assurer leur formation et la mise en place de mesures préventives continues. Les coûts associés au piratage sont considérables d’où l’Emergency Risk Surcharge en Afrique de l’Est et pour les îles de l’océan Indien», explique Ranjoy Neerohoo, directeur de Maersk Line (océan Indien). Ceci oblige les opérateurs à prendre de nouvelles mesures.

«Pour maintenir au maximum un service fi able et régulier, nous avons dû déployer un quatrième bateau sur notre service océan Indien, desservant principalement l’Europe, le Moyen Orient, l’Inde et l’Amérique du Nord. Ce même service vient d’être revu et nous avons décidé, à partir de septembre, d’avoir deux touchés à Salalah, Sultanat d’Oman, qui est notre port de transbordement sur cette route, en vue d’améliorer le transit de l’export tout en maintenant le même transit à l’import. Cela a nécessité de longues négociations avec le port de Salalah et a augmenté considérablement nos coûts portuaires», ajoute Ranjoy Neerohoo.

«Les bateaux sont contraints de s’écarter des côtes somaliennes, les opérateurs de lignes maritimes ont augmenté leurs tarifs et les assurances également. Il y a une piracy surcharge sur chaque container de 20 pieds. Toutes ces augmentations ont des répercussions sur le prix final proposé aux consommateurs. Et malgré l’annonce de l’intention des Etats de la région de régler ce problème, nous n’avons noté aucune amélioration», développe Julien Audibert, Country Manager de Freight & Transit Company Ltd. (FTL Mauritius).

Et pour cause, la piraterie est le symptôme d’un problème terrestre : l’absence d’Etat de droit en Somalie. La menace somalienne fait réagir l’hôtel du gouvernement. Jusque-là, l’enjeu, sans être minimisé, n’était pas pris à bras le corps. Voilà donc de quoi réchauffer une diplomatie mauricienne souvent tiède.

Le Premier ministre, lors du sommet de la Southern African Development Community (SADC), à Windhoek, en Namibie, a rappelé à ses pairs l’importance de lutter contre la piraterie.

En octobre, nous accueillerons une conférence régionale sur le sujet. Pour l’ancien diplomateVijay Makhan, l’implication mauricienne est un peu tardive mais elle a le mérite d’être forte, compte tenu de l’impact de la piraterie sur notre économie et surtout de l’extension de l’aire de chalandise des pirates. Ranjoy Neerohoo partage cet avis : «Les autorités locales et régionales ont mis trop de temps à réagir et agir de manière commune.

Ce n’est pas un problème rattaché uniquement aux Seychelles, à Madagascar ou Maurice, ou encore au Kenya et à la Tanzanie. C’est un problème régional qui nécessite une politique et des mesures convergentes. Nous accueillons favorablement les discours durant le 30e sommet de la SADC et espérons voir des actions concrètes au plus vite.»

Les opérateurs sont directement concernés, c’est pourquoi «Maersk Line et le groupe A.P. Moller-Maersk dans son ensemble maintiennent des relations très proches avec les autorités et les marines dans les régions affectées. Maersk Line participe aux travaux de groupes de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur le piratage, échangeant au sujet des meilleures pratiques et soutenant les propositions qui cherchent la solution à long terme au problème d’assauts de piratage, comme une garde côtière régionale», explique, à titre d’exemple, Ranjoy Neerohoo.

Tout en étant ouvert «à toute proposition des autorités mauriciennes et autres», Ranjoy Neerohoo relève que «le problème de piratage ne peut être résolu par le groupe A.P. Moller-Maersk, Maersk Line ou l’industrie maritime. Il doit être pris en main par la communauté internationale et les autorités locales.»

C’est dans ce sens que le gouvernement étudie la possibilité de juger et de détenir des pirates somaliens sur notre sol. Le Kenya et les Seychelles ont déjà pris des mesures dans ce sens, les eaux territoriales de ces deux pays étant directement menacées. Maurice, par la Zone économique exclusive d’Agaléga, est également concerné.
Dans l’immédiat, l’implication mauricienne bute sur des aspects juridiques et législatifs.

Des amendements à la loi sont nécessaires, a rappelé au Parlement Navin Ramgoolam. Avocat basé à Paris et spécialisé dans le droit public international, Parvèz Dookhy confirme : «Il faut une réforme. D’abord pour que le juge mauricien puisse avoir une compétence (jurisdiction). Parce qu’en matière de piraterie somalienne, l’infraction n’est pas, du moins pour l’instant, commise dans les eaux sous juridiction mauricienne. Elle l’est en haute mer où le seul ordre juridique qui s’applique est celui dont le navire bat pavillon. Donc, il est nécessaire de donner une compétence dite universelle à Maurice, comme le Kenya et les Seychelles l’ont fait récemment.»

L’amendement de la loi est donc obligatoire. Le droit de la mer édicté en 1982 à Montego Bay défi nit la piraterie comme «tout acte illicite de violence ou de détention ou dépravation commis par l’équipage ou les passagers d’un navire agissant à des fi ns privées et dirigé contre un autre navire ou des personnes ou biens à bord en haute mer ou dans un lieu ne relevant de la juridiction d’aucun Etat.»

C’est à l’Etat somalien que revient la prérogative régalienne de sécuriser ses eaux. Mais puisque l’Etat de droit n’y existe plus depuis 1991, ce sont les puissances étrangères qui s’en chargent, d’autant plus que les actes de piraterie ne se cantonnent plus aux eaux territoriales somaliennes. Du coup, les pirates arrêtés sont jugés par des juridictions étrangères, comme récemment en Europe. Reste que les pays directement concernés souhaitent jouer ce rôle.

Les pirates somaliens arrêtés «par les forces de l’ordre d’autres pays», après qu’un «accord de transfèrement a été signé», pourront être jugés à Maurice une fois la législation modernisée et la piraterie défi nie dans les lois locales, souligne Parvèz Dookhy.

En outre, «bien que plus difficile, il faudra mettre en oeuvre un dispositif permettant aux pirates appréhendés de pouvoir bénéficier du respect des droits de la défense jusqu’à leur acheminement à Maurice. Je pense, par exemple, au droit d’avoir un avocat, d’être entendu par un juge, d’avoir un interprète, un médecin, etc. Parce que notre Constitution garantit les droits de la défense», ajoute l’avocat.

Pour Vijay Makhan, il y a un manque d’expertise locale et l’Etat ne pourra prendre à sa charge les coûts exorbitants de la création d’un tribunal spécial et de cellules. «Il faut être sûr du soutien financier des bailleurs de fonds internationaux, notamment les pays développés impliqués dans la coalition internationale contre la piraterie somalienne. Et si Maurice abrite un tribunal international, se posera la question de la sécurité de l’Etat compte tenu des liens présumés des pirates avec des mouvances terroristes.»

Les actes de piraterie ont doublé au large de la Somalie entre 2008 (111) et 2009 (219). Les économies insulaires de l’océan Indien, dont la nôtre, ont tout intérêt à s’attaquer au problème aux côtés des puissances étrangères (Etats-Unis, Europe, Inde, Chine). 12 % du commerce maritime marchand mondial croise au large de la Somalie, et une part importante de nos importations et exportations également.

La hausse des prix des denrées sur le marché local n’est, cependant, pas forcément une conséquence de la piraterie. «La piraterie est un bouc émissaire aisé pour justifier toutes les augmentations de produits importés», fait ressortir un professionnel proche des milieux portuaires. Cela dit, on ne peut nier l’impact de la piraterie sur les économies de la région.

Les propos de Ranjoy Neerohoo illustrent bien le point : «Maersk Line a dû revoir le service océan Indien afin de maintenir sa fiabilité, et ceci avec des coûts opérationnels plus élevés. Le port de Victoria, aux Seychelles, reste celui le plus affecté et aussi le plus compliqué. Nous sommes forcés de ne maintenir que trois touchés sur quatre à Victoria. Les bateaux de pêche opérant dans cette région demeurent des cibles attirantes pour les pirates et cela a une véritable incidence sur les exportations de thon du port de Victoria.»

Maurice a une carte géopolitique à jouer en s’impliquant à fond, par la voix du chef du gouvernement, dans le dossier. L’île peut asseoir une fonction de point focal régional, confortée en cela par les accords de coopération militaire passés avec la France et l’Inde, qui donneront lieu à des manoeuvres antipiraterie conjointes en octobre et novembre prochains.

En outre, la réunion sur la piraterie qu’accueillera le pays sera l’occasion pour les gouvernements, les agences internationales et régionales ainsi que les opérateurs de lancer de nouvelles pistes pour réduire l’emprise de la piraterie. Mais pour une solution durable, il faudra «redonner de l’autorité à l’Etat qui se désagrège », selon Parvèz Dookhy. Les symptômes maritimes des maux d’un Etat somalien incapable ne seront durablement réglés qu’à cette condition.

________________________ 1 - AFP

Somalie: une attaque de pirates déjouée dans le golfe d'Aden

Une attaque de pirates dans le golfe d'Aden a été déjouée dimanche par les efforts combinés des forces de l'Otan, de l'Union européenne et du Japon, a annoncé le quartier général des opérations anti-piraterie de l'Alliance atlantique de Northwood, au nord de Londres.

Un avion de patrouille maritime japonais a identifié samedi une embarcation suspecte avec sept pirates à bord, qui s'apprêtaient à attaquer un navire marchand passant dans le golfe d'Aden, a indiqué le QG dans un communiqué.

"Quelques minutes plus tard, un hélicoptère stationné sur le bâtiment de guerre danois Esbern Snare, participant aux opérations anti-piraterie de l'Otan dans cette zone a été déployé pour intercepter l'embarcation", précise le communiqué.

Les pirates présumés ont jeté leurs armes par dessus bord et se sont rendus.

Le bâtiment de guerre italien Its Libeccia, de la force navale anti-piraterie européenne, a contribué aux opérations en envoyant un hélicoptère. Le bâtiment américain USS Kauffman, qui participe aussi aux opérations anti-piraterie de l'Otan a pu se rapprocher de l'embarcation, et des militaires ont trouvé à bord des équipements de piraterie.

Le bâtiment danois, qui a participé à ces opérations, avait aidé à déjouer une autre attaque de pirates la veille, à l'appel d'un navire marchand.

L'Otan a donné à l'opération de lutte contre la piraterie Ocean Shield, une forme permanente depuis août 2009 et a décidé de la prolonger jusqu'à la fin 2012.

Plus de 200 actes de piraterie ont cependant été enregistrés en 2009 dans cette zone, ce qui constitue un record, avec des rançons versées pour un montant estimé à quelque 50 millions de dollars.



31/08/10 (B567) Nouvelles de Somalie (2) - Huit morts dans l'explosion d'une bombe en Somalie - Quatre soldats de l'Union africaine tués dans les combats à Mogadiscio - De nouveaux combats font quatre morts à Mogadiscio - L'UA appelle à soutenir le gouvernement somalien de transition - Le président somalien sollicite le soutien international - Nouveaux affrontements à Mogadiscio : au moins onze civils tués - le palais présidentiel attaqué (7 articles)

__________________ 7 - NouvelObs avec AP

Huit morts dans l'explosion d'une bombe en Somalie

Huit personnes ont été tuées et 14 autres blessées dans l'explosion d'une bombe en bordure de route à Mogadiscio, la capitale somalienne, selon des responsables médicaux et des témoins.

Ahmed Adma, le chauffeur du bus à bord duquel se trouvaient l'ensemble des victimes, a perdu connaissance après la déflagration mais n'a pas été sérieusement blessé.

D'après Ali Muse, chef du service ambulancier de Mogadiscio, trois femmes et cinq hommes ont été tués dans l'explosion.

Sa responsabilité n'a pas été revendiquée dans l'immédiat mais de nombreuses attaques en Somalie sont commises par le groupe extrémiste Al-Shabab, lié à Al-Qaïda, qui a juré de renverser le fragile gouvernement somalien soutenu par l'ONU.

La semaine dernière, Al-Shabab a menacé de mener une nouvelle guerre, menace qui a été suivie de neuf jours de violences consécutifs à Mogadiscio

___________________ 6 - Wayban avec AFP

SOMALIE : Quatre soldats de l'Union africaine tués dans les combats à Mogadiscio

Quatre soldats ougandais de la force de paix de l'Union africaine en Somalie (Amisom) ont été tués lundi par un tir de mortier à Mogadiscio, au cours de combats contre les insurgés islamistes shebab, a annoncé à l'AFP le porte-parole de cette force.

"Un obus de mortier a été tiré sur l'une de nos positions et a tué quatre de nos soldats", a déclaré le major Ba-Hoku Barigye, interrogé au téléphone par l'AFP.

Huit autres militaires ont été blessés dans cet incident. Toutes les victimes sont de nationalité ougandaise, a précisé le porte-parole.

De nouveaux combats se déroulaient lundi à Mogadiscio entre shebab et troupes gouvernementales soutenues par l'Amisom, au septième jour d'une vaste offensive des insurgés islamistes dans la capitale contre le gouvernement fédéral de transition (TFG).

_________ 5 - Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

De nouveaux combats font quatre morts à Mogadiscio

Au moins quatre personnes ont été tuées et dix autres blessées samedi dans les combats entre les insurgés islamistes et les forces gouvernementales à Mogadiscio, selon les témoins.

Les islamistes radicaux et les forces de l'Union africaine se sont battus sur la principale avenue dans la partie de Mogadiscio contrôlée par les forces gouvernementales, ont indiqué les témoins.

Les obus et les balles sont tombés sur le principal marché de Mogadiscio, tuant quatre personnes et en blessant dix autres, pour la plupart des commerçants et des acheteurs.

Les islamistes shebab ont affirmé avoir pris le contrôle de la principale base d'une milice pro-gouvernementale dans la capitale.

Le porte-parole des shebab, Ali Mohamoud Rageh, a déclaré lors d'une conférence de presse tenue dans la base que ses hommes allaient continuer à se battre pour renverser le gouvernement et chasser les troupes africaines du pays.

Des responsables somaliens ont minimisé la revendication de victoire des shebab, les accusant de prendre délibrérément pour cible les civils.

Les combattants islamistes avaient annoncé le lancement d'une guerre totale contrer les forces gouvernementales et les troupes de l'UA en début de cette semaine.

______________________________4 - CasaFree (Maroc)

Somalie : L'UA appelle à soutenir le gouvernement somalien de transition

L'Union africaine (UA) a appelé à soutenir le gouvernement somalien de transition (TFG) notamment dans la reconstruction harmonieuse de ses forces de sécurité nationales et le renforcement de leurs capacités, afin de lui permettre de " neutraliser " les éléments armés et de fournir des services de base à la population.

Lors de sa réunion tenue le 24 août, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA a encouragé la force africaine de paix en Somalie (AMISOM) à " continuer à jouer un rôle de coordination de l'ensemble des efforts de renforcement des capacités en Somalie ", invitant la communauté internationale à " assurer la subsistance et le maintien des forces de sécurité somaliennes ", indique un communiqué de l'organisation panafricaine, publié lundi à Addis-Abeba.

Prenant note des efforts déployés par le Gouvernement fédéral de transition, sous la présidence de Sheikh Sharif Cheikh Ahmed, pour la promotion du dialogue et de la réconciliation entre les somaliens, y compris en direction des groupes restés en dehors du processus de paix de Djibouti, le Conseil a encouragé le TFG et le groupe Ahlu Sunna Wal Jammaj (ASWJ) à mettre en œuvre l'Accord conclu à Addis-Abeba, le 15 Mars 2010.

Le Conseil a exhorté le TFG et ASWJ à " renforcer leur cohésion interne et à œuvrer résolument, de bonne foi et dans la transparence, pour la réconciliation nationale et l'unité entre tous les somaliens, conformément aux principes et objectifs de l'Accord de Djibouti d'août 2008 ", souligne le texte.

Il s'est, par ailleurs, félicité de la nomination de l'Ambassadeur Augustine Mahiga en qualité de Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et l'a encouragé à travailler en étroite collaboration avec le Représentant spécial de l'UA pour la Somalie et les acteurs régionaux en faveur de la paix et de la réconciliation nationale en Somalie.

Le Conseil a " fermement " condamné les attentats et autres actes de violence perpétrés par Al-Shabab et d'autres groupes terroristes contre le TFG, le peuple somalien et l'AMISOM, ajoute la même source.

_________ 3 - Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Le président somalien sollicite le soutien international

Le président somalien Sheikh Sharif Sheikh Ahmed a invité la communauté internationale lundi à aider son gouvernement à lutter contre les rebelles islamistes, qui lancent de nouvelles attaques à Mogadiscio, la capitale somalienne.

Dans une déclaration, le président somalien a renouvelé sa requ ête à l'endroit des membres de la communauté internationale pour qu'ils refocalisent leur attention sur la Somalie, prévenant que les "extrémistes des Shebabs intensifient leurs campagne de terreur".

"Il est assez difficilement pratique de s'attendre à ce que la Somalie seule contienne la néfaste alliance al Qaïda - Shebab alors que la Somalie sort de 20 ans de destruction et d'environnement politique chaotique," a indiqué le dirigeant somalien.

Il a affirmé que l'objectif des Shebabs va au delà de la Somalie comme l'a démontré l'attentat suicide du 11 juillet à Kampala, la capitale ougandaise. Plus de 70 personnes y avaient ét é tuées. Le groupe islamiste avait alors revendiqué l'attaque, estimant qu'elle intervenait en représailles à la présence des soldats ougandais au sein des casques bleus déployés dans le pays ravagé par la guerre.

"Dans la droite ligne des attaques suicides du 11 juillet à Kampala, le dernier attentat terroriste à Mogadiscio souligne que l'objectif des Shebabs et leurs amis terroristes est de causer un carnage dans l'ensemble de la corne de l'Afrique et au délà," a affirmé la déclaration.

Le dirigeant somalien a souligné le rôle de son gouvernement dans le rétablissement de la paix et de la sécurité dans le pays d'Afrique de l'Est.

"Puisque le terrorisme est devenu une menace transfrontalière, le Gouvernement somalien renouvelle sa demande pour un soutien urgent," a affirmé le président somalien.

Les rebelles islamistes des Shebabs ont déclaré une guerre totale contre les forces gouvernementales et de l'Union africaine (UA) et ont lancé une attaque suicide éffrontée sur un hôtel fré quenté par les officiels gouvernementaux somaliens, tuant au moins 30 personnes et blessant des dizaines d'autres. Environ 200 personnes, essentiellement des civils, ont été tués et près de 300 autres ont été blessés depuis le début de la récente vague d'attaques.

_____________________ 2 - La Tribune (Tunisie)

Nouveaux affrontements à Mogadiscio : au moins onze civils tués

Au moins onze civils ont été tués au cours de nouveaux combats survenus depuis vendredi dernier dans la capitale somalienne Mogadiscio entre les forces gouvernementales, soutenues par les troupes de l’Union africaine (Amisom) et les insurgés, ont rapporté hier des agences de presse. Un témoin a affirmé à des correspondants de presse que «de nombreuses personnes sont mortes, six civils ont été tués par un obus de mortier et trois sont tombés dans des échanges de tirs». «Deux autres civils» ont également été tués dans le quartier de Bakara, a affirmé un autre témoin à la presse.

Mogadiscio est le théâtre depuis lundi dernier de violents affrontements entre les forces gouvernementales soutenues par les troupes africaines et le principal groupe d’insurgés «shebab».

Les combats ont fait plus de 80 morts parmi les civils et des centaines de blessés. Mardi dernier, les insurgés shebab avaient attaqué un hôtel de Mogadiscio où se trouvaient de nombreux responsables du gouvernement somalien, tuant plus d’une trentaine de personnes, dont plusieurs parlementaires.

A la suite de ces développements, des positions de l’Amisom et des forces du TFG sont déployées en plusieurs endroits de cet axe stratégique, qui marque la limite des quelques quartiers de la capitale encore sous contrôle du gouvernement, sur une étroite bande de terre le long de la mer.

Les Shebab contrôlent le sud et une grande partie du centre du pays et poursuivent leurs attaques contre le gouvernement de transition à Mogadiscio.

_____________________ 1 - Métro (Montréal / Canada)

Somalie: le palais présidentiel attaqué

Un obus de mortier tiré par des insurgés liés à al-Qaïda a frappé le palais présidentiel somalien, lundi, tuant quatre casques bleus ougandais alors que les affrontements entre les militants et les forces pro-gouvernementales entrent dans leur deuxième semaine.

L'obus, qui a aussi blessé huit personnes, n'est pas tombé près de la résidence du président, a dit un porte-parole de l'Union africaine, le major Barigye Bahoku, qui a confirmé la mort des quatre Ougandais.

L'attaque contre le palais présidentiel survient une semaine après que les militants d'al-Shabab eurent pris d'assaut un hôtel situé tout près, tuant 32 personnes, dont quatre parlementaires.

La capitale somalienne, Mogadiscio, a connu lundi sa huitième journée consécutive de combats, qui ont commencé après qu'un porte-parole d'al-Shabab eut menacé de lancer une nouvelle guerre «massive» contre les soldats somaliens et de l'Union africaine. Al-Shabab, qui contrôle la majeure partie du centre et du sud de la Somalie, tente de renverser le fragile gouvernement soutenu par l'ONU et d'installer un régime islamique sévère à travers le pays.

Les combats de lundi à Mogadiscio ont aussi tué six civils, dont trois femmes qui sont mortes quand un obus de mortier est tombé sur le marché Bakara, a déclaré le chef du service ambulancier de la ville, Ali Muse.

Plus de 70 civils ont été tués et au moins 230 autres blessés depuis le début des affrontements le 23 août, a dit M. Muse. Le gouvernement somalien a demandé de l'aide pour soutenir sa lutte contre les militants.

Le président somalien, Cheikh Charif Cheikh Ahmed, a jugé irréaliste d'attendre des forces gouvernementales mal équipées qu'elles «contiennent la funeste alliance entre al-Qaïda et al-Shabab».

Le président a comparé l'attaque contre l'hôtel, la semaine dernière, aux violences en Irak, au Yémen et en Afghanistan, et a redemandé un meilleur appui international à son gouvernement.

«Le gouvernement somalien n'a ni le même soutien ni autant de ressources que ces pays. Mais il fait face à un ennemi semblable, voire plus puissant», a-t-il dit.

Le groupe al-Shabab, qui a des liens avec al-Qaïda et qui compte dans ses rangs des insurgés des guerres en Irak et en Afghanistan, est devenu plus menaçant au cours des derniers mois. Le mois dernier, il a revendiqué deux attentats à la bombe en Ouganda lors de la finale de la Coupe du monde, faisant 76 morts.

Le gouvernement somalien tente depuis des années d'asseoir sa légitimité, mais la corruption et sa faible emprise sur le pays — qui se limite à quelques pâtés de maisons autour de l'aéroport — a une efficacité limitée.

La Somalie n'a pas eu de gouvernement réel depuis 19 ans.



31/08/10 (B567) Nouvelles de Somalie (1) - les islamistes intensifient leur combat contre l'aide du PAM - Six civils somaliens tués dans des violences à Mogadiscio - quatre soldats ougandais tués dans les combats à Mogadiscio - un Afghanistan oublié.... - l'attaque de samedi attribuée à Al-Qaïda a fait 12 morts - six tués dans de nouveaux combats à Mogadiscio - La Somalie appelle à un soutien "urgent" - Des activistes tués par leurs bombes - Mogadiscio à feu et à sang - l'histoire sans fin (10 articles)

________________________ 10 - AFP

Somalie: les islamistes intensifient leur combat contre l'aide du PAM

Les insurgés somaliens shebab liés à Al-Qaida ont intensifié leurs actions pour stopper la fourniture de vivres par le Programme alimentaire mondial (PAM) et menacé de représailles ceux qui travaillent avec l'agence de l'ONU, a indiqué le mouvement islamiste radical.

Au cours des dernières 24 heures, les militants islamistes ont confisqué des tonnes d'aide alimentaire à des commerçants locaux qu'ils accusent de collaborer avec le PAM. Ils ont également brûlé des vivres provenant d'entrepôts de Mogadiscio.

"Le PAM veut empoisonner notre peuple mais nous ne laisserons jamais de tels ennemis nuire à la communauté tant que nous serons vivants", a déclaré Cheikh Ali Mohamed Hussein, un responsable des shebab à Mogadiscio.

"Nos troupes ont collecté les céréales périmées dans des entrepôts (...) où les commerçants les avaient stockées et nous les avons brûlées", a-t-il ajouté. M. Hussein a mis en garde les commerçants et les habitants contre les vivres estampillés PAM, sous peine de représailles.

"Nous demandons à tous les commerçants et les habitants de se tenir à distance du PAM. Toute personne trouvée en possession de denrées du PAM subira un châtiment", a-t-il prévenu.

Selon des témoignages de commerçants locaux, les islamistes s'en sont pris également à une trentaine d'entrepôts dans la ville de Beldweyn, à environ 400 km au nord de Mogadiscio, confisquant de la nourriture qu'ils disaient appartenir au PAM. Ils ont également intercepté un convoi d'aide alimentaire parti du centre du pays vers des villages de la région.

"Ils ont attaqué les entrepôts en ville et ont confisqué les clés aux propriétaires. Ils nous ont dit que toute la nourriture stockée là appartenait au PAM mais ce n'est pas vrai", a expliqué Hersi Ali, un commerçant local.

"Ces deux derniers jours, ils ont arrêté une vingtaine de camions chargés d'aide alimentaire en provenance du centre de la Somalie, les camions sont maintenant au poste de police sous la surveillance des shebab", a indiqué un autre commerçant qui a souhaité garder l'anonymat.

Fin février, les militants shebab qui contrôlent la plus grande partie du centre et du sud de la Somalie, ont interdit les opérations du PAM dans le pays, au risque d'aggraver la situation humanitaire de ce pays, déjà la plus alarmante de toute la Corne de l'Afrique.

Selon les Nations unies, quatre millions de personnes, soit la moitié de la population somalienne, dépendent de l'aide alimentaire d'urgence.

________________________ 9 - NouvelObs avec AP

Six civils somaliens tués dans des violences à Mogadiscio

Au moins six civils ont été tués lundi dans de nouveaux combats à Mogadiscio, alors que les affrontements entre militants islamistes et forces pro-gouvernementales entraient dans leur deuxième semaine.

Le fragile gouvernement somalien soutenu par l'ONU a demandé une plus grande aide internationale pour repousser les militants extrémistes du groupe Al-Shabab, qui contrôlent une bonne partie du sud et du centre du pays, dont d'importants secteurs de la capitale.

Les insurgés liés à Al-Qaïda ont menacé la semaine dernière de lancer une nouvelle guerre "massive", une menace suivie de huit jours d'affrontements consécutifs.

Plus de 70 civils ont été tués et au moins 230 autres blessés depuis le 23 août, a déclaré Ali Muse, le chef du service ambulancier de Mogadiscio.

Il a précisé que trois femmes avaient été tuées lundi après un tir de mortier sur le marché animé de Bakara dans la partie sud de la capitale, et que trois autres civils avaient été tués dans plusieurs secteurs de la ville. D'après lui, 17 personnes ont également été blessées dans des échanges de tirs entre les belligérants.

Le président somalien, Cheikh Charif Cheikh Ahmed, a jugé irréaliste d'attendre des forces gouvernementales mal équipées qu'elles "contiennent la funeste alliance Al-Qaïda/Al-Shabab", soulignant que les militants extrémistes avaient pour objectif de déstabiliser la région et au-delà.

______________________________ 8 - Ouest-France

Somalie : quatre soldats ougandais tués dans les combats à Mogadiscio

Quatre soldats ougandais de la force de paix africaine ont été tués ce lundi à Mogadiscio lorsque les rebelles ont tiré au mortier sur le palais présidentiel, a annoncé un porte-parole de l’Union africaine. Huit soldats ougandais ont également été blessés.

Le Burundi et l’Ouganda ont déployé 6 300 hommes à Mogadiscio pour surveiller le port et l’aéroport et protéger le président Cheikh Charif Ahmed.

____________ ________________ 7 - Agora Vox

Somalie : un Afghanistan oublié....


L’émergence des milices Al-Shabab en Somalie doit être resituée dans le contexte des décennies de mauvaise gestion, de dictature et d’abus qui les ont précédés. Suite à l’invasion éthiopienne soutenue par les Etats-Unis en 2006, la progression de l’UIC (Union of Islamic Courts) plus modérée, a été bloquée.

L’exode de quelques 300 000 personnes vers le Yémen en a été la conséquence. Cet état de fait a libéré un véritable espace aux extrémistes d’Al-Shabab comme principale force hégémonique, issus pourtant du conglomérat de l’UIC.

Et alors que les effets du bombardement de Kampala retombent, les gouvernements alliés aux Américains, l’Ethiopie et l’Ouganda, cherchent une fois de plus à faire du capital politique de la tragédie somalienne à des fins qui leur sont propres, avec un Obama complice.

L’émergence d’Al-Shabab n’est pas un accident de l’Histoire. D’un point de vue technique, on pourrait s’attendre à ce que la Somalie soit une entité géographique unifiée. En effet, tous les Somaliens parlent une même langue et ne souffrent pas de contentieux liés à des différences ethniques, comme tant d’autres anciennes colonies en Afrique.

Paradoxalement, la Somalie a toujours été marquée par de profonds clivages et dans le même temps l’élite somalie a toujours cultivé le rêve d’une ‘’Grande Somalie’’ en considérant qu’il est de leur devoir d’unir tous les peuples parlant le somali. Ce projet concerne également les Somalis qui vivent dans les pays voisins :

- la région de l’Ogaden en Ethiopie,

- les peuples Issas installés à Djibouti

- les Somalis qui habitent une région connue sous le nom de Northern Frontier District au Kenya…

La Corne de l’Afrique a dû faire face au même arbitraire en ce qui concerne les frontières héritées de l’époque coloniale ; des frontières qui ont séparé des peuples pourtant de même culture.

Mais le projet d’un Etat culturellement homogène, englobant les minorités somalies voisines, était dès l’origine voué à l’échec et contraire à la Charte africaine qui impose et garantit le respect des frontières. Par conséquent, l’irrédentisme somalien visant le Kenya et l’Ethiopie nourrit et aggrave ainsi l’animosité historique avec l’Ethiopie.

Pendant la Guerre Froide, la tension entre les deux pays a fourni à l’Union soviétique et aux Etats-Unis l’occasion de se servir de ces deux pays dans leurs conflits géopolitiques par nations interposées. La Corne de l’Afrique, dont fait partie la Somalie, est devenue le pendant de l’Afghanistan, du Vietnam et d’autres points chauds du globe de cette époque.

L’Ethiopie et la Somalie se sont livrées deux guerres majeures, et notamment une qui incluait la participation de forces cubaines en 1997-1978. Une force combinée comprenant des Ethiopiens, 15 000 Cubains et 1 500 conseillers soviétiques et leur armement ont défait l’armée somalienne.

Cette défaite a été le début de la fin d’un Etat somalien fonctionnel au vrai sens du terme. Elle a été suivie d’une longue guerre civile dans les années 1980 qui a abouti à la désintégration du pays. Des interventions maladroites que ce soit de la part des Etats-Unis ou des Nations Unies, au cours des années 1990, n’ont fait qu’empirer une situation déjà très dégradée.

Des seigneurs de guerre issus de clans ont remplacé la dictature centralisée de Mohammed Siad Barre qui gouvernait la Somalie de 1969 à 1991. Après la chute de Siad Barre, le Somaliland et le Puntland sont devenus deux entités séparées, relativement stables, mais non reconnues internationalement.

Pourtant, à la fin juin 2010, le Somaliland a organisé et tenu des élections qui sont les seules de la région à avoir satisfaites aux standards internationaux. Le candidat de l’opposition, Ahmed M. Maha Silanyo a remporté les élections au détriment du président sortant, Dahir Riyale Kahin. Tandis que la guerre civile règne dans la Somalie du Sud et la région de Mogadishu depuis au moins deux décennies.

En 1993, suite à la mort de 18 marines et après que deux hélicoptères Black Hawk aient été abattus, les Américains se sont totalement retirés du territoire somalien.

L’horrible scène d’octobre1993, qui montre la dépouille mortelle d’un soldat américain traînée dans les rues de Mogadishu - appelé l’effet CNN -, reste dans la mémoire de nombreux Américains. Elle a influé sur la décision de l’administration Clinton de retirer les troupes américaines du pays. La Somalie a connu un regain d’intérêt de la part des occidentaux seulement après le 11 septembre, par crainte qu’elle puisse devenir une pépinière pour le djihad global et un repaire pour des éléments d’Al Qaeda.

Il y a eu quatorze tentatives pour installer un gouvernement central en Somalie entre 1991 et 2010. L’actuel Transitional Federal Governement (TFG), dirigé par Sharif Sheikh Ahmed est la dernière version de ces tentatives. La plupart des Somaliens considère celui-ci comme une marionnette de l’Ethiopie, et ce même si Hillary Clinton déclarait à son propos « qu’il était le meilleur espoir du pays’’.

Son gouvernement contrôle à peine deux quartiers de Mogadishu et seulement grâce à la protection d’environ 3000 soldats ougandais et environ 2000 soldats du Burundi qui représentent la mission mal conçue de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). L’intervention ougandaise, burundaise et éthiopienne est très mal acceptée par les Somalis quelle que soit leur obédience.

La justification première de leur présence est ostensiblement le maintien de la paix. Mais il n’y a pas de paix à maintenir en Somalie. L’Ouganda et l’Ethiopie ont besoin de connaître la paix à l’intérieur de leurs propres territoires avant que de prétendre apporter la paix sur d’autres terres.

Pour rappel, les insurrections en Ethiopie concernent celle menée par l’Ogaden National Liberation Front (ONLF) dont la lutte pour l’autodétermination en faveur de 4 millions de Somalis ethniques s’éternise. Elle a coûté des milliers de vie et a été désignée comme ‘’ un autre Darfour’’ par certains observateurs. Depuis les années 1980, la région du nord de l’Ouganda est ravagée par un groupe meurtrier connu sous le nom de Lord’s Resistance Army. (LRA).

La première justification de l’intervention éthiopienne repose sur son intérêt à entretenir une Somalie faible et désintégrée. L’Ethiopie bénéficie ainsi de l’assistance financière, militaire et politique des Etats-Unis en se présentant comme un allié sûr dans la ‘’guerre contre le terrorisme’’. Elle reçoit la plus grande part de l’aide américaine de tous les pays de l’Afrique subsaharienne.

De même, l’Ouganda et le Burundi, bien que n’ayant pas de frontières communes avec la Somalie, interviennent afin de s’assurer d’un large soutien américain. En échange, les Etats-Unis restent muets lorsque ses dirigeants truquent les élections ou changent les termes de la Constitution afin de pouvoir se maintenir au pouvoir. De quelque côté que l’on se tourne, c’est un jeu machiavélique.

Si la quête de la paix était réelle, l’Ethiopie serait le dernier pays africain à être encouragé à envoyer des troupes en Somalie. Pourtant, en 2006, l’Ethiopie est intervenue avec le soutien américain pour empêcher l’ascendance de l’Union of Islamic Courts (UIC), composée de musulmans relativement modérés.

Cette intervention a permis d’imposer un semblant d’ordre pour la première fois en quinze ans. Mais elle a également permis qu’au sein de l’UIC, les extrémistes d’Al-Shabab triomphent comme force hégémonique. L’Ethiopie s’est officiellement retirée, mais seulement après s’être enlisée et avoir plongé la Somalie dans un chaos encore plus profond, déplaçant 300 000 Somalis et jetant le désarroi dans la société somalienne alors que des mouvements de sa base qui semblaient prometteurs ont été tué dans l’œuf par l’intervention éthiopienne.

Malgré ce retrait officiel, les troupes éthiopiennes exécutent encore sporadiquement des incursions en Somalie.

Compte tenu de la nature prédatrice des gouvernements du Burundi, de l’Ethiopie et de l’Ouganda, qui sont principalement des dictatures militaires ou des pays à parti unique, peu de crédit peut leur être accordé en ce qui concerne l’amélioration de la stabilité politique régionale de la Corne de l’Afrique.

Par exemple, lors de la dernière élection présidentielle, l’actuel président du Kenya, Mwai Kibaki, a été soupçonné d’avoir volé la victoire à Raila Odinga (qui appartient au même groupe ethnique que le père du président Barack Obama), devenu Premier ministre dans un gouvernement de coalition chancelant. Pourtant dans la région, le pays reste un allié en matière de sécurité et par conséquent à l’abri d’un examen sérieux de la part des Américains.

En 2006, l’administration Bush a fourni des renseignements à l’Ethiopie en prévision de l’invasion. Elle a aussi utilisé les installations à Djibouti, en Ethiopie et au Kenya à partir desquelles elle a perpétré, en 2007 et 2008, des attaques aériennes, et par missiles, contre des sites en Somalie soupçonnés d’appartenir à l’Al Qaeda. Les attaques aériennes ont causé la mort de plusieurs douzaines de civils et ont fait des centaines de blessés. En outre, elles ont révélé au grand jour l’implication américaine. Ces attaques aériennes périodiques se poursuivent sous l’administration Obama. Le meurtre de civils somalis ne fait rien d’autre que contribuer à pousser les gens plus loin dans le désespoir et l’extrémisme.

D’autant que de nombreux rapports crédibles accusent l’AMISOM de la mort de civils et d’autres excès.

Les attentats de Kampala ont été revendiqués par les islamistes somaliens shebab ont fait 76 morts le 11 juillet dernier. Ces responsables ont été "arrêtés" le 12 août. Le chef des renseignements militaires ougandais a présenté à la presse quatre suspects. Les quatre hommes sont tous de nationalité ougandaise.

Deux attentats avaient visé à Kampala un restaurant éthiopien et le bar d’un club de rugby qui retransmettaient la finale de la Coupe du monde de football. Dans le sillage des bombes de Kampala, Obama a déclaré « qu’Al Qaeda est raciste et ne se soucie pas des vies africaines ». Personne ne peut contester ces propos. Néanmoins la vraie question est de savoir si Obama est réellement soucieux des vies africaines.

Si vraiment il a à cœur la vie des Africains, pourquoi soutient-il des dictateurs comme Meles Zenawi en Ethiopie et Yoweri Museweni en Ouganda ? Des dictateurs qui, délibérément, sacrifient leurs soldats et des vies innocentes en échange de dollars ?

Dès lors, il n’est guère surprenant que Zenawi et Museweni manoeuvrent d’ores et déjà pour justifier des interventions élargies afin d’exploiter la tragédie de Kampala, avec la bienveillance d’Obama. L’ironie de l’affaire c’est qu’Al-Shabab espère aussi l’escalade et la régionalisation du conflit dans l’espoir de renforcer le soutien qui s’effiloche de la part des Somaliens en raison de la dure répression exercée par le mouvement et dont les Somaliens sont fatigués.

Se reposer sur l’Ethiopie, l’Ouganda et le Burundi pour le maintien de la paix en Somalie équivaut à envoyer des soldats indiens pacifier les zones tribales au Pakistan. C’est une contradiction dans les termes et une meurtrière méconnaissance du problème sur le fond. Cela mine les modérés et entretient le jeu des extrémistes. La volonté des Etats-Unis d’endosser les interventions est rarement assortie d’un engagement en faveur d’un effort global pour obtenir la paix.

Avec l’enlisement en Afghanistan et en Irak, il n’y a guère de volonté politique aux Etats-Unis pour gérer la complexité des tenants et aboutissants en Somalie. La Somalie n’a pas besoin d’une occupation renforcée par des voisins qui servent leurs propres intérêts. Un point de départ possible pour reconstruire la Somalie pourrait être l’utilisation de l’argent gaspillé pour AMISOM afin d’aider les Somaliens et l’expérience démocratique naissante au Somaliland au vu du désert démocratique dont souffre la région.

_________________ 6 - Le Vif (Belgique)

Yémen: l'attaque de samedi attribuée à Al-Qaïda a fait 12 morts

L'attaque menée samedi contre un poste militaire dans le sud du Yémen et attribuée à Al-Qaïda a fait 12 morts, dont 11 soldats, selon un dernier bilan du ministère de l'Intérieur publié lundi.

Le ministère a indiqué sur son site internet que les corps carbonisés de deux soldats avaient été découverts sur le lieu de l'attaque, ce qui porte le bilan à onze militaires et un civil tués. Le bilan précédent, communiqué dimanche par un responsable de la sécurité, faisait état de la mort de neuf soldats et d'un civil dans l'attaque.

"L'un des soldats survivants a raconté que les assaillants, qui criaient Allah Akbar (Dieu est grand), disaient vouloir venger leurs morts à Loder", ville du sud qui fût le théâtre récent de combats entre soldats et éléments d'Al-Qaïda, avait déclaré ce responsable.

L'attaque à la roquette avait eu lieu dans le quartier Al-Rai de la ville de Jaar, dans la province d'Abyane, où les membres d'Al-Qaïda sont très actifs. Par ailleurs, un responsable local a fait état d'une nouvelle attaque dimanche à Zinjibar, chef-lieu de la province d'Abyane. Des hommes armés à moto ont tiré sur un poste de garde des services de sécurité sans faire de blessé.

_________________ 5 - Romandie News avec AFP

Somalie: six tués dans de nouveaux combats à Mogadiscio

Au moins six civils ont été tués depuis dimanche à Mogadiscio, au cours de nouveaux combats entre insurgés islamistes shebab et troupes gouvernementales soutenues par la force de paix africaine (Amisom), a-t-on appris de sources concordantes.

Les violences ont débuté dimanche soir avec une attaque des shebab sur des positions des troupes du gouvernement de transition (TFG), dans le quartier de Sigale, dans le sud de Mogadiscio.

A l'issue de violents échanges d'artillerie et combats à l'arme légère, les forces du TFG "ont regagné du terrain et ont repris des positions clés dont s'étaient emparés" les shebab, a affirmé à l'AFP le porte-parole de la police, Abdullahi Hassan Bariise.

"Ils (les shebab) ont tenté de reprendre à nouveau ces positions mais nous les avons défaits", a ajouté le porte-parole, dont les déclarations n'ont pas pu être vérifiées de source indépendante.

Six civils ont été tués et seize blessés, a indiqué le chef du service des ambulances de la capitale, Ali Muse.

Ces déclarations sont "fausses", a affirmé pour sa part le porte-parole militaire des shebab, Sheikh Abdulaziz Abu-Musab, dans un communiqué.

"Depuis hier soir et ce matin, nous avons pris le contrôle de plusieurs positions ennemies. Les forces d'invasion chrétiennes (Amisom, ndlr) stationnées au palais présidentiel ont tenté de déployer des renforts", a-t-il expliqué.

"Nos moujahidines les ont attaqués ce matin et en ont tué plus de dix (...), nous gagnons du terrain et nos forces contrôlent tous les alentours des zones contestées", a-t-il assuré.

De violents combats se poursuivaient à la mi-journée, selon des témoins interrogés au téléphone par l'AFP, qui n'étaient pas en mesure de confirmer ou démentir l'avancée de l'un ou l'autre des belligérants.

Ces nouveaux affrontements interviennent après une semaine de violents combats à Mogadiscio où les shebab qui contrôlent la plus grande partie de la ville, ont lancé une offensive majeure contre les forces gouvernementales et l'Amisom.

Depuis le 23 août, les shebab qui se réclament d'al-Qaïda et contrôlent presque tout le centre-sud de la Somalie, ont progressé en direction du Parlement, à proximité directe de la présidence Villa Somalia.

Ils menacent désormais de couper l'avenue Maka al-Mukarama, axe routier stratégique encore sous contrôle de l'Amisom et du TFG, et qui relie l'aéroport, le port et la présidence. Les combats, lundi, se déroulaient à proximité de cette avenue.

Défendu par les 6.000 soldas ougandais et burundais de l'Amisom, le gouvernement somalien ne contrôle que quelques quartiers en bord de mer.

________________________ 4 - Le Figaro avec AFP

La Somalie appelle à un soutien "urgent"

Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed a appelé lundi la communauté internationale à soutenir "d'urgence" le gouvernement fédéral de transition (TFG), toujours plus menacé après une récente offensive des insurgés islamistes shebab à Mogadiscio.

"Malgré de maigres ressources, les forces de sécurité du TFG ont bravement défendu les installations publiques stratégiques" dans la capitale, et ils sont "déterminés à vaincre les shebab", affirme un communiqué de la présidence somalienne.

Cette déclaration intervient après une semaine de violents combats à Mogadiscio où les shebab qui contrôlent la plus grande partie de la ville, ont lancé une offensive majeure contre les forces gouvernementales et la force de l'Union africaine (Amisom).

"Le terrorisme est devenu une menace sans frontière, le gouvernement somalien renouvelle son appel d'urgence pour un soutien international", a déclaré le président Sharif, cité par le communiqué. Depuis le début de leur offensive "éliminer les apostats" le 23 août, les shebab qui se réclament d'al-Qaïda et contrôlent presque tout le centre-sud de la Somalie, ont progressé en direction du Parlement, à proximité directe de la présidence Villa Somalia.

Ils menacent désormais de couper l'avenue Maka al-Mukarama, axe routier stratégique encore sous contrôle de l'Amisom et du TFG, et qui relie l'aéroport, le port et la présidence.

De nouveaux combats, ayant fait au moins six morts depuis dimanche, se déroulaient lundi à proximité de cette avenue. Défendu par les 6.000 soldats ougandais et burundais de l'Amisom, le gouvernement somalien ne contrôle que quelques quartiers en bord de mer.

___________________________ 3 - JDD

Somalie: Des activistes tués par leurs bombes

Onze activistes, étrangers pour la plupart, ont été tués à Mogadiscio en préparant des bombes qui se sont déclenchées prématurément, a annoncé samedi le ministère somalien de l'Information.

Dix des activistes sont morts en préparant une voiture piégée et un autre alors qu'il posait une bombe en bordure de route.

Le mouvement al Chabaab, lié à al Qaïda, et d'autres milices islamistes combattent depuis le début de 2007 le gouvernement somalien soutenu par les Occidentaux qui ne contrôle qu'une partie de la capitale.

___________________________ 2 - Afrique Actu

SOMALIE : Mogadiscio à feu et à sang

Des centaines de civils ont fui les combats à Mogadiscio. Cette nouvelle flambée de violence en Somalie a fait plus de 80 morts. Elle inspire des articles à la presse allemande.

Beaucoup de morts à Mogadiscio après la dernière offensive des Chebab qui a commencé lundi après-midi par des combats d’une rare violence au nord, au sud et à l’ouest de la capitale somalienne. Les islamistes radicaux ont sonné la charge contre le palais présidentiel – le dernier bastion du gouvernement intérimaire dirigé par le président Sheikh Sharif Ahmed, dont les troupes, formées entre autres par l’armée allemande en Ouganda, se révèlent de plus en plus inefficaces.

Le siège de la présidence n’a été sauvé que grâce à l’intervention des soldats ougandais et burundais stationnés dans le cadre de l’Amisom. Mais le renforcement de cette force de l’Union africaine, qui doit passer de 6 000 à 8 000 hommes, est précisément ce qui a déclenché l’offensive des islamistes. Ils voulaient créer des faits avant que leur adversaire ne puisse se renforcer.

Cet accroissement des effectifs de l’AMISOM, ajoute notre confrère, est au demeurant contesté chez les spécialistes de la Somalie: il ne ferait qu’accroître le nombre des partisans des chebab, toute ingérence extérieure en Somalie étant honnie au plus haut point.

___________________________ 1 - Cap Acadie

Somalie: l'histoire sans fin


Par: Gwynne Dyer
nouvelle@acadienouvelle.com

La décision des Américains, en 2006, d'envoyer des troupes éthiopiennes en Somalie est l'une de plus grosses bourdes d'une décennie qui n'en a pourtant pas manqué. Cette semaine, les conséquences s'en sont durement fait sentir.

Lundi 23 août, la milice des shebab s'est lancée dans une «guerre massive» contre les 6000 soldats de la paix de l'Union africaine, pour la plupart Ougandais, chargés de protéger le gouvernement fantoche de Somalie. En réalité, ce gouvernement ne contrôle que quelques quartiers de Mogadiscio et ses membres ne sont qu'un groupe de chefs de guerre et de chefs de clans somaliens qui se sont autoproclamés «gouvernement fédéral de transition» (GFT) en 2004.

L'attentat-suicide, perpétré mardi par un groupe de shebab contre l'hôtel al-Muna, a fait 40 victimes, dont six «parlementaires». Inutile pour autant de s'attendre à un scrutin pour les remplacer, puisqu'ils n'avaient eux-mêmes pas été élus. Le GFT a totalement échoué en ce qui concerne la réunification du pays, et ce qui reste de ses membres est désormais cerné par les combattants shebab qui tiennent la plus grande partie de la capitale.

La région méridionale de la Somalie est enlisée dans la guerre civile depuis la chute du dernier gouvernement digne de ce nom, en 1991. Mais les violences actuelles sont la conséquence directe d'une décision américaine. En effet, en 2006, les États-Unis ont invité l'Éthiopie à envahir la Somalie, une stratégie effarante quand on sait que les deux pays sont ennemis depuis toujours. Mais Washington avait pour objectif de démanteler les tribunaux islamiques du pays.
Si le GFT n'a pas réussi à s'imposer et à restaurer l'ordre en Somalie, l'Union des tribunaux islamiques avait choisi une appro che différente.

Les tribunaux islamiques, qui appliquent la charia, étaient l'instrument qui devait permettre de reprendre le contrôle de la population et, de fait, cela a parfaitement fonctionné pendant environ six mois. Les zones où régnaient la paix et l'ordre se sont multipliées dans tout le sud de la Somalie, l'épicentre du conflit. Le commerce et l'emploi sont alors repartis à la hausse. Une solution spécifiquement somalienne était sortie de tout ce chaos.

Naturellement, certains des plus jeunes partisans de ces tribunaux islamiques se plaisaient à pérorer sur les vertus d'al-Qaïda, les turpitudes de l'Amérique et d'autres sujets dont ils ignoraient tout ou presque. Quasiment tous les mouvements populaires ont une branche jeune radicale, spécialiste des déclarations péremptoires et provocantes. Il appartient normalement aux adultes, dans l'organisation et au-dehors, de tempérer leurs ardeurs et, surtout, de garder la tête froide!

Hélas, les États-Unis, ou du moins leurs agences de renseignement, ont perdu leur sang-froid. La simple évocation du mot «islamique» a fait souffler un vent de panique dans l'administration Bush, qui avait, on le sait, la déplorable habitude de faire parler les armes avant de réfléchir.

Washington a donc estimé que l'Union des tribunaux islamiques, autrement dit la meilleure chance d'arracher la Somalie à une guerre civile perpétuelle, était l'ennemi à abattre. Comme le GFT n'était manifestement pas en mesure de traiter le problème, l'Amérique s'est tournée vers l'Éthiopie, ennemi héréditaire de la Somalie, pour fournir les troupes nécessaires.

Pour l'Éthiopie, une Somalie divisée et isolée n'avait que des avantages, d'autant que les États-Unis finançaient l'ensemble de l'opération. Les troupes éthiopiennes ont donc envahi le pays fin 2006. L'Union des tribunaux islamiques a été anéantie, ce qui a ouvert la voie aux jeunes extrémistes d'al-shebab (qui signifie la jeunesse en arabe). Dès lors, les attentats contre le GFT et les Éthiopiens se sont multipliés et Mogadiscio a replongé dans le chaos et la guerre civile. Au bout de deux ans, le gouvernement d'Addis-Abeba avait ruiné tout espoir de paix pour le pays; les troupes éthiopiennes se sont retirées et sont rentées au bercail.

Depuis fin 2008, les 8000 soldats de l'Union africaine sont seuls pour alimenter le mythe d'un gouvernement somalien proaméricain, mais les shebab semblent bien décidés à passer à l'offensive. Les deux attaques-suicides qui ont coûté la vie à 74 personnes à Kampala le mois dernier n'étaient qu'un avertissement adressé à l'Amérique pour qu'elle rappelle ses troupes stationnées en Soma lie. Et c'est maintenant le dernier petit bastion du GFT qui est dans la ligne de mire des shebab.

La moitié nord de l'ancienne Somalie, contrôlée par les États sécessionnistes du Puntland et du Somaliland, est en paix et le restera selon toute probabilité. En revanche, l'aveuglement de Washington, qui n'a pas su voir que l'Union des tribunaux islamiques aurait pu être son alliée de fait pour stabiliser le pays, prolongera le règne de la violence et du désespoir dans le sud du pays. Mais seuls les Somaliens seront concernés: ce sera sans conséquences internationales particulièrement graves au plan international. Alors, tout va bien.



31/08/10 (B567) La vie quotidienne à Djibouti et les risques pour la population. Un reportage documenté sur la réalité quotidienne des Djiboutiens, qui nous a été adressé par le Sergent Ariko.

____________________________ Note concernant les photos
Pour ne pas pénaliser les internautes qui n'ont pas de liaison à haut débit (en particulier à Djibouti), nous avons "dégradé" volontairement la qualité des nombreuses photos qui nous ont été proposées par l'auteur.

Cependant les internautes, qui le souhaitent, peuvent télécharger toutes les photos, dans leur qualité originale. C'est un fichier zip de 3,6 Mo : lien de téléchargement.
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La jeunesse au pays et le rejet grandissant d'IOG

Les jeunes s'organisent comme ils le peuvent pour s'occuper, car ils n'ont plus aucun espoir.

Non seulement, ils pratiquent des sports et des occupations collectives, mais ils commencent à prendre conscience des effets néfastes du pouvoir.

Témoin cette affiche que les jeunes du quartier 4 ont déchiré (ci-dessous). Cette "publicité" avait été collée sur une ancienne maison de la Gendarmerie nationale qui a été vendue, sans explication, au commerçant de Napoléon.



La photo placardée (ci-contre) par la Garde republicaine montre IOG en chef de chantier.

Mais les jeunes disent NON à IOG et à son 3ème mandat maudit et haram et ils ont arraché la moitié de la photo.

Ailleurs, par exemple, les jeunes du quartier 6 ont peint des graffitis sur les murs pour dire NON à IOG et à sa politique d'appauvrissement du pays et d'asservissement de la population.

Pendant ce temps, les mères réflechissent pour le sort maudit qui frappe leur enfants.

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IOG et sa clique utilisent le Khat pour endormir la population. Le khat vendu à Djibouti est-il trafiqué en plus pour développer l'accoutumance ???




Le Khat est devenu à djibouti un commerce, dont le pouvoir favorise la distribution à la population pour qu'elle oublie la situation économique et sociale. De plus, ce commerce rapporte très gros au Gouvernement.

90 % de la population consomme chaque jour du Khat, sauf les religieux qui le dénoncent. Plusieurs milliards rentrent dans les coffres d'IOG. Le Khat est importé d'Ethiopie, par avion, par voiture ou par camion. L'addiction est telle, que lorsque l'avion du Khat n'arrive pas, on risque l'explosion populaire.

En 1981, Hassan gouled avait essayé d'interdire la consommation du Khat. Cela avait dégénéré en un affrontement.

IOG, alors chef de Cabinet et grand patron de la sécurité, était immédiatement intervenu auprès de Gouled pour lui demander de lever l'interdiciton au risque de perdre le pouvoir.

Il faut savoir que le SDS utilise aussi le khat poour faire parler les gens ou pour acheter des renseignements.

Cette herbe "maudite" fait perdre tous leurs repères aux Djiboutiens, d'autant plus qu'il est probable que le Gouvernement djiboutien fasse traiter le Khat éthiopien avec des additifs qui développeraient considérablement l'addiction.

L'affaire serait un secret d'Etat !

Rumeur ou secret ? Comme, d'un côté Djibouti ne tient surtout pas à faire cesser l'empoisonnement de sa population et de sa jeunesse et que de l'autre, les Ethiopiens ne veulent pas perdre un marché de plusieurs milliards, il y a peu de chance pour que l'on puisse obtenir des informations fiables sur la nature de l'additif, éventuel.

Outre l'addiction, le Khat permet à certains jeunes de se faire un peu d'argent et d'acquérir leur dose quotidienne : ils deviennent des revendeurs de rue. Mais alors, ils consomment plus que les autres et ils perdent progressivement leurs facultés intellectuelles, jusqu'à une sorte de folie.

Même certains expatriés français se sont mis au Khat. Ce qui n'est certainement l'exemple que l'on pourrait attendre d'eux ...

Le Khat doit être accompagné : tabac à haute dose !

Sans chicha ni cigarettes, une partie de Kaht n'est pas une partie de Khat !

En totale contradiction avec les "belles" annonces officielles, le régime encourage fortement la consommation du Khat et surtout, il ne fait rien non plus pour empêcher le tabagisme, en particulier chez les plus jeunes.

Sur ces photos, on mesure l'ampleur que prend la cigarette, en particulier chez les jeunes et même les très jeunes. Dans ces conditions, toute la population de Djibouti est en danger et c'est le régime qui la condamne.

Les parent broutent et fument. Ils trouvent cela naturel : c'est considéré comme un rite social de bon ton et faisant partie intégrante de la culture et des traditions du pays. Les enfants copient les parents et s'adonnent, pour certains, dès leur plus jeune âge au Khat et aux cigarettes.

La chicha est devenue, après le Khat, la deuxième arme de l'Etat-voyou : on estime que 78 % des jeunes filles fument selon cette nouvelle méthode qui nous est venue de l'Egypte.

La chicha a ravagé les poumons de plusieurs filles et les conséquences à terme sont beaucoup plus préocupantes. Pourtant le pouvoir encourage les femmes à la consommer ...

Les quartiers ne sont plus que des taudis ... sans hygiene


Les parents vivent dans des baraquements en tôles mal assemblées, souvent sans eau courante et sans électricité, sans hygiène et sans protection contre les fortes chaleurs. Les enfants jouent dans la boue, après la pluie (quand il y en a), sinon, c'est dans la poussière. Ils se baignent dans un nid de microbes, à proximité des décharges et des sorties d'eaux usées ...

La violence se développe. Il sera difficile de l'enrayer !

La violence se développe malheureusement à tous les niveaux et principalement chez les jeunes. La pauvreté dans laquelle le régime a condamné leurs parents, le manque d'avenir, l'école qui ne remplit pas son rôle, sont autant de facteurs agravants.

Mais l'exemple vient d'abord d'en haut.

Quand un couple présidentiel d'opérettes peut donner l'ordre d'assassiner ou de faire incarcérer de hauts responsables, uniquement parce qu'ils ont cessé de lui plaire, tout devient permis ! C'est le début d'une spirale infernale.

Pourtant c'est la réalité !

Je vous livre ce constat objectif et très alarmant, pour que chacun comprenne l'état réel dans lequel IOG et son régime maudit ont mis le pays. Il est temps de réagir et d'agir car demain il sera trop tard. La population, qui est en grand danger aujourd'hui, sera condamnée demain si l'on ne fait rien pour elle.

Sergent ARIKO
Londres



31/08/10 (B567) Condoléances du Congrès djiboutiens pour la solidarité CDS à la famille et aux proches de Dr Hamad Daoud, à l'occasion de la disparition de son père.

Nous adressons nos sincères condoléances à notre frère Dr Hamad Daoud, représentant de l'A.R.D. en France, ainsi qu'à tous les membres de la famille à l'occasion du départ de notre père DAOUD MAHAMED.

Nous prions ALLAH pour qu'il l'accueille dans son paradis et qu’il donne à tous ses proches, la patience.

AMINE 

Président de CDS
Ismail BOUH ROBLEH



30/08/10 (B567) Sensible au courroux parfaitement auto-justifié de Paulette et suite à ce qui serait à imputer probablement "au simple compte d'une méconnaissance involontaire des usages locaux en Royaume de Pacotilles" commise par la représentation diplomatique française à Djibouti, l'ARDHD s'est réunie dans l'urgence pour proposer des compensations afin de réparer l'outrage à Princesse auto-proclamée. (Humour par l'équipe de l'ARDHD)

Comme cela a été dit, le fait que M Dominique Decherf, l’Ambassadeur de France ait personnellement décoré de la Croix de la Légion d’Honneur Mme Edna Aden Ismail, décoration amplement méritée par la carrière et les actions de cette femme remarquable.

Cela a provoqué une vive réaction de colère (légitime ?) de la part de Paulette, allant même jusqu'à susciter l'incident diplomatique. L'Ambassadeur de France aurait été convoqué par le Président autoproclamé au Palais de l’Escale pour fournir des éclaircissements sur le choix personnel de M. Sarkozy en faveur de cette personnalité incontestable.

Ismaïl Bobard et sa charmante et douce épouse, la belle Kadra Mahamoud Haïd auraient regretté en termes peu diplomatiques (utilisant pour mieux se faire comprendre, leur façon quotidienne de s'adresser à des subalternes) le fait que S.E. l'Ambassadeur de France ne se soit pas donné la peine de les informer officiellement au préalable en leur proposant des compensations.

Nos informateurs n'ont pas encore pu nous dire si les compensations exigées étaient évaluées en médailles ou en espèces ? Il faudra approfondir, quoique, connaissant les usages locaux, nous pensons, que la compensation demandée devrait être en subventions et en aides pour des causes virtuelles et non contrôlables, plus les médailles pour services loyaux(?) rendus.

Chacun sait que le couple princier de pacotilles est seul décisionnaire en tout domaine. En particulier c'est à lui, en vertu de la nouvelle constitution encore tenue secrète (publication probable après l'élection d'IOG pour son 3ème mandat - alors fini la rigolade pour les électeurs une nouvelle fois bernée par manque d'opposition réelle, qui découvriront en temps opportun, que les promesses pré-électorales n'ont rien à voir avec la dure réalité !).

Donc, en vertu de cette nouvelle constitution le choix de l’attribution des Légions d’Honneurs françaises est de la compétence exclusive du prince régnant, sans interférence de la France, dont le rôle est limité à entériner la décision.

Il en est de même pour la répartition des montants outrageusement exorbitants des aides publiques françaises au développement qui sont imposées par l'Escale.

Rappelons aux ignorant que ces montants s'évaporent ensuite, partiellement par distribution aux proches et aux acteurs préférés de la Corne l’Afrique et massivement par transfert électronique vers des banques situées dans des paradis fiscaux.

Une fois encore, il convenait de rappeler aux "Etrangers" ce sacro saint principe : c'est chose faite !

Sensible à l’indignation de Paulette, mais aussi à la haine qu'elle a développée à l’égard de Mme Edna Aden Ismail, imaginant dit-on de lui retirer sur le champ, la Grande étoile de Djibouti, le Comité stratégique de l'ARDHD a réfléchi à des solutions réparatrices.

L’erreur commise par la représentation diplomatique française à Djibouti est indamissible et inexcusable aux yeux du couple. Et ce ne sont ni la première, ni la dernière ! le Comité directeur de l’ARDHD, réuni dans l’urgence, propose des solutions pour réparer l'irréparable affront commis au nom de la France.

A l’unanimité des voix, les membres du Comité stratégique de l'ARDHD décident d’attribuer à :

Mme Kadra Mahamoud Haïd, alias Odette, alias Paulette, alias la QABYO, la Croix du Grand Ordre du Serpent à deux têtes, avec trois palmes, plus la proposition d'un droit de tirage exceptionnel et personnel, limité à 1 million d'Euro encaissable sur le Trésor public français, qui serait soumis à l'approbation de la Cellule africaine de l'Elysée (qui n'existe plus ?), mais qui agit toujours.

_________________________ Dernière minute

De source, généralement bien informée, nous apprenons que Paris aurait rectifié sa déplorable "erreur" en proposant à Dame Paulette, le kit intégral et complet, modèle non transmissible, pour favoriser les bi-nationaux, en version "réceptions officielles" et en version allégée "de voyages".

A savoir la grande Croix de l'Ordre de la Légion d'Honneur, le Mérite National, la Croix de guerre 1914-1918 avec trois palmes, la Croix de Guerre 1939-1945 avec cinq citations, la Croix de Guerre des Théâtres d’opérations extérieures avec agrafe Djibouti, l'Ordre des Palmes académiques, l'Ordre du Mérite Agricole, l'Ordre du Mérite Maritime, l'Ordre des Arts et des lettres, la Médaille de la reconnaissance française, plus un fauteuil (refait ?) réservé et à son nom, à l'Académie française...etc

Toujours selon des sources en provenance du Palais de l'Elysée, il aurait été simplement demandé à Mme Paulette de confirmer, par retour de courrier, l'adresse exacte pour la livraison du colis intégral contenant lesdites décorations et les diplômes correspondant :

Palais d'Haramous ou Prison de Gabode ?

Nul doute que la réponse sera expédiée par retour de courrier. Mais le temps de délivrer la lettre, l'adresse ne pourrait-elle pas avoir déjà changé ? Il ne faut pas exclure ce point, car les Djiboutiens sont soucieux et impatients d'offrir à leur princesse régnante, un nouveau cadre et décor de vie, qui conviendrait mieux à ses hautes qualités, ses mérites et ses aptitudes particulières.



30/08/10 (B567) Condoléances à l'occasion de la disparition de Monsieur Daoud Mohamed, père du représentant de l'ARD en France

_________________________ ARDHD

L'équipe de l'ARDHD se joint aux messages qui sont adressés par les membres de l'ARD et adresse ses condoléances au docteur Hamad Daoud, représentant de l'ARD en France, à toute sa famille et aux proches du disparu.

____________________________ ARD

Monsieur Daoud Mohamed, né en 1928 à Mabla, notable, spécialiste de la Tradition et de l'Histoire Afar s'est éteint aujourd'hui à Obock. Apprécié et respecté par tous ceux qui l'ont approché, Daoud Mohamed était aussi le père, fier à juste titre, du représentant de l'A.R.D. en France.

Son voyage en ces jours bénis est un signe d'augure d'une terre d'accueil meilleure!

Au nom du Président, du comité exécutif et des militants qui ont appris cette triste nouvelle, nous adressons nos condoléances attristées et la sincère compassion de l'ARD au docteur Hamad Daoud qui vit à Lille ainsi qu'à tous les membres de sa nombreuse famille.

QUE L'ETERNEL l'ACCUEILLE EN SON PARADIS DES JUSTES !!! INNALILLAH WA INNA ILEYHI RAJI'OUN.

Pour l'ARD le Porte-parole,
Mohamed Ali Abdou
Djibouti, dimanche 29 août 2010

___________________________ Message de l'ARD Europe

En ce jour béni du ramadan du dimanche 29 août 2010 un deuil a frappé notre mouvement l’ARD avec la disparition de Monsieur Daoud Mohamed, le père de notre représentant en France.

Le défunt octogénaire vivait à Obock où il a rendu son dernier souffle tôt ce matin. Daoud Mohamed était un notable connu et respecté de tous pour sa grande connaissance de la tradition afare.

Nous accueillons avec fraternité les condoléances reçues par notre mouvement et nous rejoignons tous ceux qui prennent part aussi nombreux à notre affliction pour adresser à notre tour nos sentiments de compassion en cette douloureuse épreuve au Docteur Hamad Daoud et à sa famille.

Pour le comité de rédaction de Réalité en ligne,

Maki Houmedgaba,
Représentant de l’ARD en Europe



29/08/10 (B567) Simple rappel d'un ancien parlementaire de la République de Djibouti. La Loi existe : il ne reste plus qu'à l'appliquer.

Enfin !

On peut enfin espérer que le pauvre candidat et prétentieux IOG va prendre connaissance de la Loi du 28 mai 1998 (ci-après), juste un an avant sa pseudo intronisation par usurpation avec l'appui des Forces Armées et la bénédiction de son Oncle.

Le pauvre candidat et prétentieux IOG va-t-il enfin prendre connaissance des risques de poursuite qui se dessinent pour juger de tous ses Crimes, jusqu’à présent impunis, et partiellement commis grâce aux Forces étrangères pré-positionnées dans notre Région.

Il est bon de rappeler que le défunt Hassan Gouled est actuellement enterré, mais hélas « emprisonné » dans un Camp Militaire, ce qui ne laisse aucune possibilité à ses anciens amis pour aller se recueillir sur sa tombe.

Pourtant son Oncle « au degré tribal » très, très proche, l'avait hautement favorisé en faisant tout ce qui était en son pouvoir, pour que son neveu puisse lui succéder.

Hassan Gouled avait-il renvoyé l'ascenceur pour remercier Guelleh pour tous les « coups tordus » qu'il avait exécuté en sa qualité de Chef de Cabinet mais aussi et surtout de Patron de la Sécurité. Les morts mystérieuses sont légions, les exécutions extrajudiciaires commises à Djibouti ou dans les pays voisins sont innombrables, sans compter les génocides d’Arhiba et du Nord-Ouest de notre Pays. .

Pourtant il y a une Loi ! Celle qui emporte l'adhésion de la République de Djibouti à la Convention sur la Prévention et la Répression des Crimes de Génocide : elle existe bien ! Elle a été régulièrement promulguée au JO !

Sera-t-elle un jour appliquée, non seulement par les Tribunaux Djiboutiens, mais aussi par les cours aux compétences internationales, comme celle de la Haye ?

Reste à savoir jusqu’à quand, avec la complicité active de ses partenaires de l’IGAD basée à Djibouti, le candidat usurpateur et violeur de la Constitution Djiboutienne va-t-il continuer à violer Mogadiscio, certainement motivés par des intérêts et profits personnels.

Pourtant cette Loi internationale a été régulièrement ratifiée par l’Assemblée djiboutienne en 1998, sous le règne de son oncle feu Hassan Gouled !

L’ancien Militant Indépendantiste Jean-Paul NOEL ABDI
Le 29 août 2010

_________________________ Texte de la Loi concernée

L'ASSEMBLEE NATIONALE A ADOPTE
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE PROMULGUE
LA LOI DONT LA TENEUR SUIT

VU la constitution en date du 15 septembre 1992 ;
VU la loi n°6/AN/79 du 1er février 1978 portant approbation de l'Adhésion de la République de Djibouti à l'Organisation des Nations Unies ;
VU le décret n°97-0191/PRE du 28 décembre 1997 portant remaniement des membres du Gouvernement de la République de Djibouti et fixant leurs attributions ;

Article 1er : La République de Djibouti adhère à la Convention sur la Prévention et la Répression du Crime de Génocide.

Article 2 : La présente loi sera exécutée comme loi de l'État, et publiée au Journal Officiel de la République de Djibouti, dés sa promulgation.

Fait à Djibouti, le 27 mai 1998,
Par le Président de la République,
Chef du Gouvernement,
HASSAN GOULED APTIDON.



29/08/10 (B567) Petites nouvelles du front (Par le Sergent Ariko)

Comme je l’avais annoncé (et bien qu’il y ait eu des informations contradictoires diffusées à ce sujet), le dictateur a bien offert un Iftar aux hauts-gradés des différents corps.

Toujours "comme prévu", ce sont des salades qu’il leur a servies en guise de discours. Chaque année pour le ramadan, on assiste à la même mise en scène minable …

Pas le moindre scoop, ni la moindre nouveauté !

Comme chaque année depuis 10 ans, Guelleh a répété qu’il allait se pencher sur les conditions matérielles des hommes et qu’il allait améliorer leurs conditions de vie. Toujours le même refrain ! Désormais chacun a compris : « Il nous ressort le même mensonge chaque année ». Certains officiers ne veulent plus cautionner ses propos en les répercutant aux hommes de troupes, car ils y perdent tout leur crédit.

Est-ce la raison pour laquelle, le Général Zakaria a du menacer de graves sanctions tous les officiers qui ne viendraient pas faire allégeance au dictateur, durant la cérémonie ?

En préparation des prochaines élections le dictateur a absolument besoin de retrouver la confiance des hommes qui portent l’uniforme.

Bien sur, il a déjà oublié ceux qui sont prisonniers des forces érythréennes. Parmi les prisonniers, l’officier le plus gradé est le Colonel Aden Ali Ahmed, chef de corps du C C O. Le régime semble avoir fait une croix sur ces effectifs : rayés des tablettes de Guelleh ?

Il se trompe lourdement, car nous, leurs frères d’armes nous n’allons pas les oublier.

L’opposition devrait-elle tenter aussi, de son côté, de faire pression sur le régime d’Asmara pour qu'il cesse de garder nos soldats afin de s'en servir comme des boucliers humains en cas de bataille contre les forces, dirigées par le dictateur corrompu et malfaisant.


On notera la présence du colonel Aden Ali Ahmed à côté du général Hassan Ali Kamil. Aujourd’hui avec 50 soldats et plusieurs officier de l’Armée et de la Police, il est toujours prisonnier des Erythréens.

Querelles entre deux ministres

Les ministres des finances Ali Farah Assoweh et de l’intérieur Yacin Elmi Bouh se sont déclarés la guerre sous l’oeil amusé du dictateur. Il les renvoie dos à dos. Les petits commérages à ce sujet font recette dans les mabrazes.

En revanche, ce combat de coqs n’intéresse pas du tout la population, qui n’a plus qu’un seul objectif : celui de survivre, de manger et si possible de se soigner.

L’Ambassadeur de France encaisse les reproches de Guelleh.

Dominique Decherf, l’Ambassadeur de France a décoré personnellement Edna Aden Ismail de la Légion d Honneur. Furieuse, Kadra Haid a demandé des explications à l’Ambassadeur qui lui a répondu, qu’il s’agissait d’une décision du Président Sarkozy. Par pure vengeance, la Paulette aurait ordonné au chef du protocole Djama Elmi Darar de lui retirer immédiatement sa médaille de l Grande Etoilde de Djibouti. A-t-elle ajouté : « Heureusement qu’il fait ses valises, car je ne supporterai pas plus longtemps un Ambassadeur qui décore une autre femme que moi ! »

L’Ambassadeur a été convoqué au palais présidentiel où il s’est fait copieusement réprimander, dit-on, par Guelleh, qui lui reprocherait le nouveau soutien de la Franceau Somaliland. A croire, aurait-il ajouté que la France change de camps et se détourne de Djibouti.

Guelleh sait que le groupe Bolloreh veut développer le port de Berbera.


Pour lui, c’est la preuve que la France ne veut plus de lui ni de ses méthodes de voleurs. Est-ce pour cette raison, qu’il a envoyé son ministre Saïd Barkhat, son conseiller politique Hachi Abdillahi Orah, ainsi que le ministre fatigué des missions « suicides » Ali Abdi Farah en visite officielle au Somaliland ?

Ils ont été reçus fort aimablement par le nouvel homme fort du pays. Mais ce dernier a opposé un refus catégorique à toutes leurs demandes. Siranyo ne porte pas dans son coeur IOG et il s’est contenté d’ajouter que le Somaliland n’avait plus de leçons à recevoir de Djibouti.

Le projet pour le port de Berbera va générer la création de centaines d’emploi pour les Somalilandais. La délégation d’IOG est rentrée bredouille. Bravo au Président Sirayio pour le camouflet qu’il a infligé au dictateur, sans foi, ni loi.

Baisse de moitié du salaire dans le secteur hospitalier ?

Le Ministre de la Santé a décidé (par réaction aux mouvements sociaux ?) de couper en deux les salaires des personnels de santé. La population est outrée de voir comment ce Ministre corrompu, ayant acquis malhonnêtement une immense fortune en détournant les aides internationales, traite les salariés. La révolte gronde et il est temps que chacun prenne conscience de la situation et se mette en travers du dictateur.

Les jeunes des quartiers passent à l’attaque. L’Education est en ébullition

Selon des informations que j ai obtenues, les jeunes des quartiers ont dessiné des graffitis sur tous les murs. Ils dénoncent la misère généralisée. Les parents n’ont plus aucun espoir pour l’avenir de leurs enfants et de plus les personnels de l’Education ont promis une rentrée sociale chaude à ce régime.

A tel point que le ministre de l’Education nationale Abdi Ibrahimn Absieh a même peur pour son fauteuil. il a été sommé de trouver une solution avant que le mouvement ne prenne de l ampleur.

Il faudra faire vite, car les enseignants, de leur côté sont bien décidés a ne pas faire de cadeaux à un régime qui n’a plus aucun sens des réalités

La paralysie de ces deux secteurs clefs (santé et éducation) sera-t-elle l’étincelle qui fera descendre les gens dans la rue ? On peut imaginer que le régime ne pourrait pas y survivre pendant longtemps, d’autant plus que le climat de tension qu’il a suscité avec la Police, la Gendarmerie et les Forces armées, n’est pas propice à un engagement de ces forces contre la population.

Les bailleurs de fonds auraient coupé tous les robinets ?

Il se murmure que les bailleurs de fonds, qui ont demandé des comptes au régime, auraient décidé d’avoir « la peau » d’Abdalah Abdillahi Miguil. Pour l’instant IOG le protège encore, mais pour combien de temps.

Les bailleurs de fonds ont prévenu la Présidence qu’ils bloquaient tout versement tant que ce monsieur sera ministre. Les pays arabes ont aussi emboité le pas. Le conseiller du dictateur Fahmy El Hag n’arrive même plus à se faire entendre des donateurs arabes qui financent le système.

Plus d'alternative ?

Y a-t-il encore une alternative possible et crédible à un soulèvement général annoncé de la population ?

La seule alternative qui protégerait le pays et ses habitants serait dans le départ d ’IOG et de sa femme, chefs de gang mafieux, avant que le pire n’arrive.

Sergent Ariko
Londres



29/08/10 (B567) Le Journal de la Flibuste - Une attaque de pirates déjouée - Un Somalien plaide coupable d'attaque d'un navire militaire américain (2 articles)

___________________________ 2 - Le Figaro avec AFP

Une attaque de pirates déjouée

L'intervention d'un hélicoptère militaire danois a permis de déjouer une attaque de pirates contre un navire marchand dans le golfe d'Aden, a annoncé un porte-parole de la Marine danoise. Le bâtiment de guerre danois Esbern Snare, dont la mission est de lutter contre la piraterie dans le cadre de l'opération navale de l'Otan Ocean Shield, a fait décoller de son bord un hélicoptère en réponse à un appel de ce navire marchand, a raconté à l'AFP le porte-parole qui a requis l'anonymat.

Les assaillants "tiraient sur le navire marchand" et "quand l'hélicoptère est arrivé (...) les pirates ont interrompu leur assaut et ont essayé de gagner la Somalie", a ajouté l'officier.

"Pour empêcher le bateau des pirates de s'y rendre, l'hélicoptère a procédé à un tir devant le navire et celui-ci s'est arrêté", a poursuivi le porte-parole.

L'agence d'information danoise Ritzau a précisé que le navire marchand attaqué naviguait sous pavillon panaméen et que les pirates avaient été désarmés, puis relâchés. L'Esbern Snare est actuellement le navire-amiral de la flottille dépêchée au large de la Corne de l'Afrique dans le cadre de l'opération de lutte contre la piraterie Ocean Shield, qui a une forme permanente depuis août 2009 et que l'Alliance atlantique a décidé de prolonger jusqu'à la fin 2012.

____________________________ 1 - Angola Press

Un Somalien plaide coupable d'attaque d'un navire militaire américain

Un ressortissant somalien, Jama Idle Ibrahim, a plaidé coupable vendredi aux Etats-Unis d'avoir participé à l'attaque à main armée d'un navire militaire américain dans le golfe d'Aden en avril et devrait purger 30 ans de prison.

Arrêté le 10 avril 2010 après l'attaque ratée de la frégate militaire américaine USS Ashland que les assaillants avaient pris pour un bateau commercial, M. Ibrahim a plaidé coupable devant un juge fédéral de Norfolk (Virginie, est) de trois chefs d'accusation: "attaque d'un navire dans le but de le piller", "violence contre personnes" et "agression à l'aide d'armes à feu", selon le texte de l'accord.

Les cinq autres chefs d'accusation pesant contre lui ont été abandonnés. Parmi eux, l'"acte de piraterie" que le juge Raymond Jackson, en charge du dossier, avait décidé d'abandonner le 17 août parce qu'il n'y avait pas eu d'abordage. La condamnation de M. Ibrahim doit être prononcée par le juge Jackson le 29 novembre.

Cinq Somaliens restent poursuivis dans cette affaire. Cinq autres, arrêtés après l'attaque d'un autre navire militaire américain, le USS Nicholas, le 31 mars au large des Seychelles, sont également poursuivis pour piraterie. Leur dossier est entre les mains d'un autre juge.



29/08/10 (B567) Yémen Express - huit soldats tués dans une attaque attribuée à Al-Qaïda - Yémen/sud: un soldat tué, trois autres blessés par des hommes armés (2 articles)

___________________ 2 - L'Express avec AFP

Yémen: huit soldats tués dans une attaque attribuée à Al-Qaïda


Huit soldats yéménites ont été tués samedi dans une attaque contre leur poste dans la province d'Abyane, dans le sud du Yémen, a annoncé à l'AFP un responsable des services de sécurité en accusant le réseau Al-Qaïda.

___________________ 1 - Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen/sud: un soldat tué, trois autres blessés par des hommes armés

Des hommes armés ont tué un soldat et blessé trois autres dans le sud du Yémen, où le réseau extrémiste Al-Qaïda est actif, a annoncé samedi le ministère de la Défense.

De son côté, le ministère de l'Intérieur a appelé au renforcement de la sécurité autour des quartiers généraux des services de renseignement à travers le pays, disant avoir placé en état d'alerte les forces de sécurité.

"Des éléments armés hors-la-loi ont ouvert le feu sur les membres d'une patrouille, tuant le soldat Bilal Hael" et blessant trois autres soldats vendredi soir dans la province de Lahej, a indiqué le lieutenant-colonel Salah al-Dawoudi sur le site du ministère de la Défense 26sep.net.

Une enquête a été ouverte.

Dans un communiqué séparé posté sur son site, le ministère de l'Intérieur a souligné "l'importance de redoubler de vigilance et de déployer des patrouilles dans la capitale et les provinces, en supplément des mesures de sécurité renforcées autour des bâtiments et complexes vitaux".

Plusieurs responsables des services de renseignement yéménites ont été tués en août dans le sud du pays, notamment à Lahej et Zinjibar où quatre policiers avaient été tués et deux blessés par des inconnus mercredi.

Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa) est actif dans le sud du Yémen où les attaques contre les forces de sécurité et les responsables gouvernementaux se sont multipliées ces derniers mois.

Le Yémen du sud, qui était un Etat indépendant avant 1990, est également le foyer d'une contestation animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d'autres à la sécession du sud.



29/08/10 (B567) Nouvelles de Somalie - A Mogadiscio, les violents combats se poursuivent entre islamistes et forces gouvernementales - Sanglante offensive des islamistes à Mogadiscio - onze civils tués - MSF fait face à de violents affrontements à Mogadiscio - Le Conseil de sécurité de l'ONU examine la situation en Somalie - Quatrième journée de combats à Mogadiscio, la population fuit. (6 articles)

_________________________ 6 - All Africa.com

A Mogadiscio, les violents combats se poursuivent entre islamistes et forces gouvernementales

De violents combats se sont poursuivis ce mercredi 25 août 2010, au troisième jour d'une vaste offensive des insurgés islamistes shebab contre les forces gouvernementales somaliennes et les troupes de l'Union africaine. Ces affrontements ont déjà a coûté la vie à au moins 65 civils depuis lundi dernier.

C'est à nouveau le bruit des armes automatiques qui a réveillé la capitale somalienne, après des échanges de tirs d'artillerie qui ont duré toute la nuit. Les civils tués ce mercredi matin, au moins six, sont tous les victimes d'obus de mortiers tombés sur leurs habitations. Des obus qui ont blessé 18 autres personnes qui ont été prises en charge par des ambulances.

Depuis lundi, le bilan ne cesse de s'alourdir. Pourtant, il est difficile d'avoir une vision précise de l'avancée des combats, qui ont continué de manière intensive ce mercredi, car les deux camps crient victoire. Le porte-parole militaire des shebab a indiqué avoir « pénétré plusieurs positions défensives du gouvernement », ne lui laissant que le contrôle de l'une des quatre routes principales de Mogadiscio. Cette déclaration a été immédiatement démentie par la Mission de l'Union africaine en Somalie (Amisom). Les troupes de l'Union africaine maintiennent avoir tué beaucoup d'insurgés et les avoir fait reculer avec leurs chars, alors qu'ils tentaient de marcher sur le Palais présidentiel.

_________________________ 5 - L'Humanité

Sanglante offensive des islamistes à Mogadiscio

Rosa Moussaoui

Plusieurs dizaines de civils, parmi lesquels des députés, ont trouvé la mort hier à Mogadiscio dans des attaques des insurgés salafistes. Les Chebabs somaliens ont lancé, lundi, une offensive d’ampleur visant à prendre le pouvoir.

L’offensive promise depuis des mois et lancée lundi par les Chebabs ensanglantait toujours, hier, la capitale somalienne. Depuis deux jours, Mogadiscio est le théâtre de violents combats opposant ces insurgés islamistes se réclamant d’al-Qaida aux forces gouvernementales, soutenues par les troupes de l’Union africaine (Amisom).

Dans la seule journée d’hier, plusieurs dizaines de civils ont été tués. Parmi eux, une trentaine de personnes, dont six à quinze parlementaires, selon les sources, ont trouvé la mort dans une attaque contre l’hôtel Mona, perpétrée, selon certains témoins cités par l’AFP, par des kamikazes. L’établissement, fréquenté par des responsables politiques, est pourtant situé dans une zone éloignée de la ligne de front, théoriquement sécurisée. « Ils ont massacré quinze députés », affirmait à la mi-journée le député Mohamed Hasan, cité par Reuters.

Des combats sans répit

Lundi, alors que commençaient les affrontements, un porte-parole des Chebabs annonçait une offensive d’ampleur « contre les envahisseurs chrétiens et le gouvernement apostat ». « Ils n’ont pas d’autre motif que de terroriser le peuple somalien », a dénoncé hier le ministre somalien de l’Information, Abdirahman Omar Osman. Le chef de l’Amisom, Boubacar Gaoussou Diarra, a lui aussi condamné des islamistes qui « continuent à tuer des civils innocents même pendant le mois du ramadan ».

Si les combats n’ont pas connu de répit depuis 2007, leur récente intensification confirme la fragilité du gouvernement fédéral de transition (TFG), en dépit de l’appui de la communauté internationale. La chute des tribunaux islamiques, chassés de Mogadiscio le 27 décembre 2006 par l’armée éthiopienne sous supervision de Washington, n’a pas ramené, loin de là, la stabilité dans ce pays longtemps livré au chaos. Depuis 2007, le conflit a tué plus de 21 000 Somaliens et déplacé 1,5 million de personnes. Malgré le déploiement des 6.300 soldats ougandais et burundais de l’Amisom, le gouvernement peine à regagner du terrain. Il ne contrôle, à ce jour, que quelques districts de la capitale.

Les civils pris pour cible

Les milices islamistes, elles, étendent leur autorité au sud et au centre du pays, dont elles contrôlent la majeure partie. Partout, elles sèment la terreur parmi des populations civiles prises entre deux feux. « À Mogadiscio, une grande partie de la population civile – dont un grand nombre de femmes et de jeunes enfants – est directement touchée par un conflit armé d’une grande violence. », alertait, le 4 août, l’ONG Médecins sans frontières. Mais au-delà des frontières de la Somalie, c’est une déstabilisation régionale que craignent aujourd’hui ses voisins.

En août, les islamistes somaliens ont multiplié les incursions et les raids en territoire kényan. Le 11 juillet, deux attentats suicides tuaient 76 personnes à Kampala, pendant la retransmission de la finale de la Coupe du monde de football. Des attaques revendiquées par les Chabaab, qui reprochent à l’Ouganda sa participation à la mission de l’Union africaine en Somalie. Fin juillet, les États de l’UA, inquiets de cette stratégie d’exportation de la violence, ont décidé l’envoi de 4 000 hommes supplémentaires en Somalie.

__________________________ 4 - Le Figaro avec AFP

Mogadiscio: onze civils tués

Au moins onze civils ont été tués depuis hier soir dans Mogadiscio au cours de combats entre insurgés islamistes shebab et forces gouvernementales somaliennes, soutenues par les troupes de l'Union africaine (Amisom), selon des témoins.

"De nombreuses personnes sont mortes dans notre quartier; six civils ont été tués par un obus de mortier, trois sont tombés dans des échanges de tirs. Toutes les familles ont fui le quartier de Sigale, plus personne ne s'y trouvait ce matin", a raconté à l'AFP un habitant, Muktar Hasan Nur.

Un autre témoin a indiqué que deux autres civils ont été tués dans le quartier de Bakara.

"Nous n'avons pas dormi la nuit dernière, chaque famille s'est abritée dans des maisons en dur, j'ai vu deux civils tués par des éclats d'obus", a précisé Abshir Muse.

Le bilan des victimes civiles des derniers combats, qui ont éclaté lundi dernier, s'élève maintenant à plus de 80 tués.

Les shebab, qui se réclament d'Al-Qaïda, concentrent leurs attaques sur le dernier axe stratégique tenu par les gouvernementaux et l'Amisom.

Les 6.000 soldats ougandais et burundais de l'Amisom, déployés dans des secteurs stratégiques comme l'aéroport, le port, la présidence et quelques importants carrefours, sont le dernier rempart empêchant les shebab de prendre le contrôle total de la capitale somalienne.

___________________________ 3 - MSF

Somalie : MSF fait face à de violents affrontements à Mogadiscio


La ville de Mogadiscio, dévastée par la guerre, fait face à une importante escalade de violence depuis le début de la semaine. Depuis lundi 23 août, MSF a soigné 127 blessés - de loin l'afflux le plus important depuis le début de l'année - dans l'hôpital de Daynile.

MSF envoie des médicaments et du matériel médical supplémentaires pour soutenir l'équipe de l'hôpital de Daynile. Un troisième chirurgien somalien viendra renforcer l'équipe, qui travaille sans relâche depuis lundi.

« Notre personnel en Somalie soigne les blessés de guerre et s'attache à répondre aux importants besoins médicaux dans un contexte de plus en plus instable, » déclare Thierry Goffeau, chef de mission MSF. « Nous comptons sur l'arrivée de matériel médical supplémentaire. Nous avons installé des tentes à l'extérieur de l'hôpital pour faire face à l'augmentation du nombre de patients. »

Tous les blessés pris en charge ont été victimes d'explosions ou de coups de feu. Ils souffrent de blessures multiples, essentiellement à l'abdomen, aux jambes et à la poitrine. À ce jour, 22 personnes ont dû subir des interventions chirurgicales d'urgence. Huit patients ont succombé à leurs blessures et quatre autres sont décédés avant leur arrivée à l'hôpital.

« Grâce au travail acharné de notre personnel à Mogadiscio, nous pouvons continuer à mener des opérations chirurgicales vitales auprès de la population somalienne, au milieu des affrontements, » ajoute Thierry Goffeau.


_______ 2 - Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Le Conseil de sécurité de l'ONU examine la situation en Somalie

Le Conseil de sécurité des Nations Unies s'est réuni mercredi pour examiner la situatioin en Somalie en proie à une crise depuis 1991.

Lors de la réunion, les membres du Conseil de sécurité doivent examiner également des moyens de combattre la piraterie au large de la Somalie et observer une minute de silence à une trentaine de personnes tuées mardi dans une attaque des insurgés contre un hôtel de Mogadiscio.Le représentant spécial de l'ONU pour la Somalie, Augustine P. Mahiga a condamné fermement mardi l'attaque suicide à Mogadiscio. "Cet acte inhumain et brutal, qui était clairement destinée à causer une effusioin de sang, défie l'entendement", a-t-il fait remarquer."Ils ne réussiront pas dans leur campagne violente, la population somalienne aspire à la paix qu'elle mérite et elle sera entendue. Le processus de paix continuera malgré les tentatives d'une miorité violente de l'interrompre", a-t-il souligné.Selon la presse, des insurgés somaliens vêtus d'uniformes de la police sont entrés dans un hôtel de Mogadiscio mardi matin et ont ouvert le feu, tuant au moins 33 personnes, dont six membres du Parlement. L'attaque s'est achevée quand les assaillants se sont eux-mêmes donnés la mort.

_____________________ 1 - Nouvel Obs avec Reuters

Quatrième journée de combats à Mogadiscio, la population fuit

Ibrahim Mohamed, Jean-Loup Fiévet pour le service français,
édité par Gilles Trequesser

Des centaines de Somaliens ont fui Mogadiscio jeudi au quatrième jour d'affrontements meurtriers entre les miliciens islamistes d'Al Chabaab et l'armée appuyée par le contingent de l'Union africaine (Amisom).

Des habitants, certains ayant empilé leurs maigres possessions sur des brouettes, d'autres tenant des grappes d'enfants, tentaient d'échapper aux combats de rue opposant les insurgés, réputés proches d'Al Qaïda, et l'armée nationale.Les Chabaab ont revendiqué l'attaque, mardi, d'un grand hôtel de la capitale proche de Villa Somalia (le palais présidentiel) qui a fait 33 morts, dont plusieurs députés.

Les deux camps affirment progresser sur le terrain.

"Nos combattants ont établi de nouvelles positions dans des secteurs pris aux forces ougandaises et burundaises (de l'Amisom) et à leurs laquais (...) y compris à proximité du palais présidentiel", affirme les Chabaab sur le site internet al kataib.Ces affirmations ont été réfutées par un porte-parole de la police, qui a fait état de lourdes pertes dans les rangs de la milice islamiste.Selon le ministère de l'Information, quelque 70 civils ont été tués et plus de 200 autres blessés lors de la dernière éruption de violence.Al Chabaab, qui veut imposer la charia (loi coranique) dans tout le pays, contrôle une bonne partie du sud et du centre de la Somalie.

Le gouvernement fédéral de transition (TFG), qui bénéficie du soutien des Nations unies, peut compter sur l'appui des 6.300 militaires de l'Amisom déployés sur le terrain.



29/08/10 (B567) Point de vue - Les propos contradictoires tenus par notre Ministre à Hargeysa et ceux qu'il diffuse à Djibouti, sont choquants (Lecteur)

Je fais partie de ceux qui ont été particulièrement choqués des propos et de l'attitude contradictoires de notre cher ministre. Peut-être a-t-il tout simplement retrouvé la liberté d'expression, au désormais irrésistible Hargeysa ?

Par la même occasion Djibouti serait même, de l'aveu de notre ministre, un contat frustrant pour les membres de notre gouvernement.

A l'étranger, certains critiquent ouvertement la volonté de présidence à vie du chef de l'Etat. Comparer de l'autre côté de la frontière, le Somaliland à "une grande démocratie occidentale et un exemple pour l'Afrique" et de l'autre militer activement pour le refus de l'alternance démocratique à Djibouti et le roisième mandat est une malhonnêteté intellectuelle de la pire espéce.

Saluer la démocratie d'un "non"-pays voisin et fouler à ses pieds la Constitution de son propre pays est criminel.

On aurait plus apprécié, même s'il on est pas d'accord avec lui, que notre ministre affiche sa fierté en évoquant les réalisations de notre pays (lesquelles ?) plutôt que de s'extasier devant les progrès démocratiques de nos voisins.

Peut-on louer l'avènement de la démocratie chez son voisin tout en la refusant à son peuple ? Voilà la vraie nature des gens qui nous gouvernent.

Et puis la question que l'on se pose : pourquoi avoir envoyé Ali Abdi et Mohamed Awaleh en Somaliland ? S'agissait-il d'une réunion de famille ? Ou le
pouvoir cherche-t-il à décrédibiliser les élections somalilandaises en les réduisant à une question tribale ? Cest curieux non... !

En tout cas bon vent pour nos frères du Somaliland.

Nous leur rappelon : "qu'ils doivent se méfier du régime crépusculaire djiboutien, comme de la peste " !!! Ils ne sont pas au bout de leurs surprises avec Guelleh à la tête de Djibouti.



28/08/10 (B567) Point de vue : Les échecs de Guelleh .. (Lecteur)

Durant les deux mandats qu’il a effectués à la tête de l’Etat, Guelleh n’a pas su saisir la chance qui lui était offerte par le peuple djiboutien, pour transformer le pays en un havre de paix et de prospérité. S’il l’avait fait, il aurait été considéré comme l’un des acteurs majeurs de l’histoire nationale, régionale et internationale.

Tous les échecs, qui lui sont imputables, sont tellement énormes, qu’ils sont visibles pour l’ensemble de la Communauté internationale. Le monde entier connait les dérives et les crimes qui sont commis par ce dictateur et de nombreux gouvernements étrangers l’ont mis sous surveillance.

Chacun se demande s’il acceptera de quitter ce navire qui était prometteur en 1999 mais qui a sombré sous son autorité défaillante et néfaste ….. ou s’il essaiera de se maintenir par tous les moyens dans le fauteuil, contre la volonté de la grande majorité des citoyens, avec tous les risques de débordement populaire.

Il serait impossible de dresser, dans un seul article, la liste de tous ses échecs, de toutes les promesses extravagantes jamais tenues. Essayons au moins de comprendre les raisons qui ont conduit à ce constat alarmant. Quels sont les points clés qui expliquent directement ce désastre national ?.

Dans le chapitre économique et social, c’est le vide total ! Aucun progrès n’a été constaté depuis 10 ans, sur aucun plan. Tous les ratios et les indicateurs sont au rouge, accusant des baisses et des diminutions.

Combien d’investisseurs étrangers sont-ils repartis par la petite porte, totalement ruinés ?

Les petites et moyennes entreprises meurent les unes après les autres majoritairement durant leur première année d’existence. Cela décourage non seulement les jeunes entrepreneurs potentiels mais aussi les étrangers à investir dans le pays. Ces derniers sont toujours accueillis à bras ouverts quand ils arrivent avec de l’argent. On leur garantir des avantages fiscaux et sociaux imbattables.

Combien sont repartis plus tard par la petite porte, ayant perdu tout leur capital.

C’est à ce moment-là qu’ils ont compris que le jeu du gouvernement consistait à prélever par différents moyens (taxes, racket, cotisations nouvelles, …) 100 % des bénéfices réalisées. 80% sont reversés au Président et aux membres du gouvernement et le reste est partagé entre les agents des administrations qui ont su adapter les taxes et les cotisations en conséquence.

Aucune production industrielle dans le pays.

Le secteur tertiaire, qui constitue la seule ressource du pays, est sous la domination sans partage de quelques proches de Guelleh et de son épouse. (Inutile de les nommer, tout le monde les connaît et ils se reconnaîtront). Il est impossible de les concurrencer, car eux ne sont pas soumis aux mêmes niveaux de taxation et de prébende et de charges.

Ces entreprises familiales ont le quasi monopole de l’embauche, mais ne sont soumises à aucune loi social : débauchent les salariés selon leur bon vouloir…

A cause de cela, dès le départ, tous les projets d’implantation d’entreprises (cimenterie, …) à Ali-Sabieh étaient voués à l’échec. C’est pourquoi notre pays est le seul pays au monde à n’avoir pas su favoriser le tissu industriel.

Pas de production, pas d’emploi. On importe 100 % des besoins et on ne réalise aucune valeur ajoutée locale.

Les jeunes cadres djiboutiens sont-ils moins compétents ?

On observe que les expatriés des entreprises internationales, sont payés, selon leurs qualifications et leurs responsabilités, entre 500 000 Djf à 5 000 000 Djf par mois

Au pays, les cadres diplômés djiboutiens, les mieux payés, travaillant honnêtement et avec acharnement souvent avec la peur quotidienne d’être licenciés, ne toucheront jamais plus de 400 000 Fdj.

Les Djiboutiens sont-ils moins bien cotés sur le marché de l’emploi ? Pour quelles raisons ? Sont-ils génétiquement moins intelligents, moins productifs, moins compétents, quand ils veulent travailler dans leur propre pays ?

Faut-il être un ressortissant indien, ou expatrié d’un autre pays pour être mieux payé chez soi ? Existe-il des quotas pour l’emploi des expatriés dans certaines fonctions ?

Aujourd’hui, les Djiboutiens suivent des études de plus en plus longues, dans tous les domaines et souvent dans des universités étrangères. Faut-il laisser ces jeunes diplômés à la merci d’une réglementation sociale aussi inexistante que non appliquée.

Les employeurs sont-ils légitimes à décider unilatéralement de l’avenir des jeunes, sans tenir compte de l’investissement humain et financier pour les former ?

Un système de taxation et de charges qui s’applique de façon différente, selon l’origine tribale des actionnaires

Les charges sociales et fiscales pour les entreprises établies à Djibouti sont très élevées et elles font peur aux investisseurs. Aucune politique sociale et fiscale n’a été mise en place pour harmoniser ces charges avec les pratiques mondiales, afin d’encourager les entreprises à investir et à embaucher.

Le Code des Investissements n’est pas jamais appliqué, selon les règles. Les bénéficiaires sont connus d’avance. Il faut les voir, chaque mardi, quand ils se rendent au supposé Conseil des Ministres du gouvernement de Guelleh. Si toutes leurs sociétés sont exonérés de tel ou tel impôt ou de telles charges, que reste-t-il à l’Etat ?

Ces sociétés bénéficiaires arrosent des fonctionnaires pour bénéficier de ces avantages éhontés.

L’emploi djiboutien est frappé par une discrimination à grandeur échelle, fondée sur les origines ethniques.

Les djiboutiens sont les plus vulnérables et les plus malheureux au monde quand il s’agit de rechercher un travail, car la réponse à la simple question « Quelle est ta tribu ? », va conditionner l’embauche ou le refus.

Pour un même travail, la disparité des salaires entre hommes et femmes est considérable.

Les femmes sont aussi touchées par une discrimination, mais fondée sur le sexe.

La valeur du travail n’existe pas,

Par exemple de nombreux fonctionnaires employés dans les ministères et les établissements publics ont la liberté de s’absenter à leur seul gré, sans supporter ni retenue de salaire ni de sanctions.

Le salaire minimum n’a pas été revalorisé depuis combien d’années. Il se situe autour de 100 dollars par mois. A titre comparatif, sachez qu’il n’est pas rare de voir qu’un dignitaire du régime se permette de commande 100 000 Fdj de khat, un jeudi, pour régaler ses amis du mabraze alors que de l’autre côté un brave citoyen, qui se lève dès la première prière du matin, qui tourne en rong jusqu’au soir n’a même pas 100 Fdj pour nourrir la famille, le soir.

Le projet de l’Agence Djiboutienne de Développement Social était un projet ambitieux et porteur d’espérance. Malheureusement, comme tant d’autres, ses ressources ont été détournées par un petit groupe de personnes connues. Le projet a suivi le même chemin que l’ancienne Banque de Développement de Djibouti.

Sur le plan social, la politique gouvernementale a pour objectif de maintenir la division entre les différentes couches de la société djiboutienne. Les djiboutiens ne se retrouvent plus, l’identité nationale s’appuie sur l’ethnie. Seules les personnes proches d’un tel ou d’un tel peuvent s’abreuver au doux robinet de l’Etat. Les autres iront boire l’eau des puits profonds, au mieux asséchés et au pire contaminés par des bactéries mortelles comme l’Oued d’Ambouli.

Les femmes, toujours plus vulnérables

Comme toujours, les femmes sont les plus vulnérables. Soumise à la merci d’un homme qui est souvent sans scrupule, qui consacre l’essentiel au khat et qui multiplie les conquêtes nocturnes faisant courir à son épouse de gros risques de santé. Dès qu’il rentre au foyer familial, il fait semblant d’être un honnête homme, ayant passé un moment avec de vieux amis.

Ces braves mères de famille, qui se reconnaissaient jadis au sein de l’UNFD, sont découragées, car ce sont les premières victimes de la société. Nombreuses sont celles qui ont fui à l’étranger. Regardez dans les grandes villes européennes et américaines. Là, ces femmes reprennent goût à la vie et malgré leur haine de la politique de Guelleh, elles sont fières de leur pays et elles rêvent d’y revenir avec leurs enfants.

L’avenir de ces enfants appartient désormais aux grandes puissances qui les ont adoptés, soit après leur arrivée, soit parce qu’ils sont nés sur place. Beaucoup de ces enfants n’ont pas appris à parler nos langues maternelles.

La santé, un secteur en coma dépassé !

Le secteur de la santé a été démnatelé par un homme dont le nom ne mérite pas d’être cité ici. Combien de mamans, qui ont accouché à Dar el Hanan, ont été violentées et retenues dans l’hôpital, parce qu’elles ne pouvaient pas payer les frais d’accouchement exhorbitants qui étaient exigés.

Les hôpitaux djiboutiens sont victimes de vandalisme. A cause du comportement indigne de ce Ministre envers les collaborateurs, tout se dégrade, même le nettoyage.

Les remarquables employés des hôpitaux sont découragés par la gestion et l’omniprésence inutile et fâcheuse de ce Ministre qui énerve les médecins et les personnels.

Combien de fonctionnaires de la santé ont été licenciés abusivement et contraints de fuir le pays ?

Ce Ministre est le pire Ministre que la République de Djibouti n’ait jamais connu depuis son indépendance. Tout le monde ne parle de lui, comme si son passage à l’ONARS ne lui avait pas suffi pour amasser frauduleusement cette fortune considérable, dont il se vante à tout instant.

Observez la situation désastreuse et honteuse du Projet Sida.

L’éducation, un secteur en faillite

Ne nous attardons pas plus sur ce domaine, car chacun sait le chaos qui règne dans le secteur de la santé en République de Djibouti. Demandons-nous simplement quelle a été la contribution de Guelleh dans ce domaine vital pour la nation djiboutienne ? Rien que pour cet échec, il y a suffisamment de raisons pour l’envoyer au diable et lui ôter tout espoir d’un nouveau mandat !

Le Gouvernement n’a jamais voulu admettre la crise profonde qui touche l’école publique. Certaines réformes proposées par le gouvernement, comme par exemple celle du Baccalauréat ont rencontré (à juste titre ?) une opposition massive des personnels, des élèves et des parents d’élèves.

Le Ministre de l’Education Nationale symbolise à lui tout seul, la destruction de l’école publique. Il ne fait rien pour restaurer un climat de confiance dans l’éducation sachant que ses enfants font des études dans des grandes écoles à Paris dont le coût par an est sans proportion avec le revenu d’un cadre moyen. Mais ce n’est pas lui qui paye : ses enfants bénéficient de bourses sur mesure et l’Ambassade de Paris règle les notes.

Les écoles sont dans un état lamentable, pas entretenues, pas de ventilateurs, pas de climatiseurs, des vieux murs datant des années 80, aucun système d’évacuation en cas d’urgence ou d’incendies, des escaliers qui risquent de s’écrouler. Allez voir le CES d’Ambouli, les écoles primaires de Balbala et d’Arhiba etc.….

Ces enfants sont l’avenir de demain mais actuellement, ils sont en danger.

Cette incapacité à écouter le personnel de l’éducation nationale est d’autant plus préoccupante que l’école a besoin de modernisations urgentes pour rénover le système éducatif dévasté par une méconnaissance de la réalité éducative du Gouvernement Guelleh.

Il est urgent de lutter contre l’échec scolaire en restaurant une école forte et en l’adaptant à la réalité économique et sociale du contexte régionale et mondiale.

Seuls les plus fortunés sont logés dans des Palais, au détriment des pauvres dont on brûle les habitations pour récupérer les terrains.

Il n’existe aucune politique de la ville en matière de logements sociaux. Soit on est un escroc, un voleur, un détourneur des fonds publics et on se fait construire une Villa au Héron, à Haramous ou à Gabode soit on est un citoyen honnête n’ayant que le souhait de vivre de son travail et on a le droit de vivre à proximité des égouts : Arhiba, Einguela ou sous les toits brûlants de Balbala.

Les transports en commun sont laissés à l’abandon

Djibouti est-il le seul pays au monde à ne pas disposer d’un réseau de transports en commun ? Les bus et surtout les bolides minibus de Balbala font la loi à Djibouti ville.

Ce sont eux qui ont le monopole des transports urbains. En majorité des chauffards, dont certains ne possèdent pas de permis de conduire, souvent drogués et assistés par des voyous qui font la pluie et le beau temps dans le bus.

La fumée des cigarettes et la musique assourdissante dans ces bus agressent les personnes les plus vulnérables (enfants, personnes âgées et malades).
Combien de textes de lois ont été publiés sur l’interdiction de fumer dans les transports en commun. Ces voyous font descendre les gens n’importe où.

Combien des filles ont été victimes d’attouchements et de menaces si elles n’acceptaient pas un rendez-vous nocturne. La majorité de ce petit monde travaille pour les propriétaires de bus qui ne peuvent être que des dignitaires du régime. Ils menacent sensiblement la vie du transport en commun national.

La question que l’on peut se poser serait de savoir les sujets sur lequel travaille le gendre du couple présidentiel, dans son super Ministère de l’Equipement et du Transport ?

Sans oublier l’état chaotique du Port et de l’Aéroport de Djibouti dont des articles ont été publiés à maintes reprises sur le site de l’ARDHD.

Pourrait-on endiguer le déclin programmé de la Nation ?

Nous assistons au déclin d’une Nation qui avait tant d’espoir en 1977. Je ne sais pas s’il sera facile d’arrêter la chute et de préparer la reconstruction. Mais cela vaut la peine d’être tenté.

Si Guelleh s’auto-reconduisait au pouvoir, la seule chose dont nous pouvons être assurés, c’est qu’il terminera son œuvre de destruction du pays, de ses infrastructures, des services publics et de l’économie nationale et qu’il continuera à transférer en toute impunité, toutes les richesses et les ressources nationales vers ses comptes privés.

Saura t-il tirer les leçons de son échec et partir ? Faudra t-il qu’il continue à détruire ce petit pays ? Nous attendons la réponse de Guelleh.

A.B
Amérique du Nord
Militant Actif de l’Union pour la Démocratie et la Justice
U.D.J