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Actualités en continu

Par Roger Picon

OBSERVATOIRE
de la situation des Droits
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L'ARDHD milite pour la Démocratie
et la Justice à Djibouti
et pour l'instauration d'un régime
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toutes les libertés fondamentales
et les Droits Humains.

12/03/10 (B541) ALERTE ROUGE pour 50 familles qui ont été expulsées de leurs terres par les mercenaires à la solde du "pseudo" Président de la République de Djibouti (16ème anniversaire de l'arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie) (lien avec l'article)

10/03/10 (B541) Contribution qui nous est adressée par un lecteur. NE TOUCHE PAS A LA CONSTITUTION REPUBLICAINE (lien avec l'article)

10/03/10 (B541) Un correspondant nous envoie ce document que nous publions à sa demande. VERITE : Lettre ouverte à IOG par le conseils des SAGES de GALBED-GOUNTI ( en brousse) (lien avec l'article)

10/03/10 (B541) LDDH / Trois extraits du rapport de la Rapporteuse Spéciale des Droits de l’Homme.< (lien avec l'article)

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09/03/10 (B541) Yémen Express (3 articles en Français) (lien avec l'article)

09/03/10 (B541) Point de vue. Un lecteur qui se présente comme "militant" à Djibouti nous envoie cette contribution que nous publions sous sa responsabilité. (lien avec l'article)

08/03/10 (B541) LDDH / Faut-il prendre les armes ou baisser les bras face à des répressions Impunies sous l’œil vigilant des Chancelleries de la place ? (lien avec l'article)

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07/03/10 (B541) Yemen Express (3 articles en Français) (lien avec l'article)

07/03/10 (B541) Nouvelles de Somalie (6 articles en Français) (lien avec l'article)

07/03/10 (B541) Le Journal de la Flibuste (10 articles en Français) (lien avec l'article)

07/03/10 (B541) Ethiopie / Ethiopie: un groupe rebelle affirme avoir mis 54 soldats hors de combat (Romandie News -Ch- avec AFP) (lien avec l'article)

07/03/10 (B541) Jamhuuriya Online - Munaasibadii Qarniga oo Lagu Caleemo-saaray Ugaaskii 19aad ee Beesha Ciise (Info lecteur) (lien avec l'article)

07/03/10 (B541) Ouest France : Les Douanes et les Stups saisissent du khat, plante à mâcher, à Brest (lien avec l'article)

07/03/10 (B541) Communiqué de l'UDDESC pour dénoncer le projet de violation de la constitution par Ismaël Omar Guelleh (lien avec l'article)

07/03/10 (B541) 16ème anniversaire de l'arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Un membre du Comité nous écrit pour signaler le rôle important de Yann Molitor pour la libération d'Hasna (Dont acte) (lien avec l'article)

05/03/10 (B540) Dans une interview qu'il a accordée à l'ARDHD, au lendemain des assises nationales de l'ARD, qui se sont tenues à Djibouti en fin de semaine dernière, Cassim Ahmed Dini, membre du bureau politique et délégué plénipotentaire de l'ARD, répond aux questions de Jean-Loup Schaal et présente la situation de l'opposition à Djibouti, le projet politique et les choix stratégiques qui ont été adoptés lors des dernières assises. (A écouter et/ou à télécharger) (lien avec l'article)

 
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12/03/10 (B541) ALERTE ROUGE pour 50 familles qui ont été expulsées de leurs terres par les mercenaires à la solde du "pseudo" Président de la République de Djibouti (16ème anniversaire de l'arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie)

Expulsées sous les ordres de Guelleh, 50 familles afar ont été contraintes par la force des armes et sous la torture, à se réfugier à Eli Daar et à Manda en Ethiopie (région 2 Afar).

Est-ce pour remercier Jean Marie (et son FRUD repenti) qui lui ont apporté un soutien honteux, pour le changement de la Constitution qui lui permettra de briguer un troisième mandat, qu'Ismael Omar Guelleh a lancé ses hordes de mercenaires "importés" d'Ethiopie et de Somalie à l'assaut des populations civiles désarmées et pacifiques du nord du pays ?

Il faut savoir que plusieurs centaines de personnes viennent d'être arrêtées, torturées, puis expulsées manu-militari. Bannies de leurs terres ancestrales, ces familles n'ont pas eu d'autre choix que de se réfugier en Ethiopie pour rejoindre les milliers de réfugiés djiboutiens qui "sur"vivent déjà là-bas sans statut ni assistance d'aucune sorte.

Ce nouveau crime a été commis sous les yeux de la communauté internationale et en particulier des pays présents militairement et diplomatiquement sur notre sol : la France et les USA. Jusqu'à cette minute où je vous écris, ces pays ne se sont fait remarquer que par le silence poli ("embarrassé ?)".

Les diplomates français et américains, viendront-ils ensuite reprocher à ces populations installées depuis des siècles sur leurs terres, de prendre les armes contre un régime qui les dépossède par la force et qui les contraint à l'exil ?

La diplomatie française, en particulier, ne pourra pas dire qu'elle ne savait pas !

Le jour venu, s'il y avait un déclenchement des hostilités entre une résistance légitime et les mercenaires incorporés dans l'AND, les haut-commandements français et américains apporteront-ils leur aide aux forces armées de Guelleh, sous forme de renseignements, d'utilisation de moyens d'intimidation (hélicoptères), d'assistance médicale, de transports militaires aériens, comme ils l'ont déjà fait dans le passé ?

Le harcèlement systématique des populations Afar du nord et du sud de la République de Djibouti n'est malheureusement pas un fait nouveau !

Mais c est la première fois que le régime agit sur une grande échelle. Tout comme l'ont fait dans le passé, certains régimes fascistes dont je me refuse à dire le nom, le régime de Guelleh est-il en train de passer au niveau industriel.

Jamais, il n'avait osé auparavant, s'attaque à un nombre aussi important de citoyens et de les bannir au motif qu'ils ne pouvaient pas présenter de CNI et de preuve de leur nationalité. Guelleh se gardant bien de dire qu'il a toujours refusé de leur donner des papiers djiboutiens, alors que ces familles vivent paisiblement sur leurs terres depuis des siècles. Le droit du sol, cela existe ? Non ?

Je lance un appel pressant a la communauté internationale, au Gouvernement éthiopien, au HCR d'Addis et de Paris afin qu'ils se mobilisent, face à cette situation d'urgence, pour

- d'abord apporter une assistance urgente à ces familles en les installant dans des camps d'accueil,

- puis pour faire pression sur le régime dictatorial, afin de lui imposer, le retour de ces familles sous protection internationale et la fin de ces déplacements de population réalisés en toute illégalité.

Je lance un autre appel au HCR d'Addis, afin qu'il accélère l'instruction des dossiers d'enregistrement et de réinstallation de tous les réfugiés djiboutiens, afin de les présenter rapidement aux pays susceptibles de les accueillir.

Omar Gabasse
Co-representant des réfugies Djiboutiens en Europe.

__________________________________ Note de l'ARDHD

L'ARDHD adhère sans aucune réserve à cet appel et son Président Jean-Loup Schaal, co-représentant des réfugies djiboutiens le soutient totalement.



10/03/10 (B541) Contribution qui nous est adressée par un lecteur. NE TOUCHE PAS A LA CONSTITUTION REPUBLICAINE

C’est parti le projet pour la violation de la Constitution djiboutienne a débuté officiellement avec le 31éme anniversaire du parti unique au pouvoir.

Monsieur le Président de la République ou plutôt le Président d’une poignée d’hommes et des femmes non rassasiés de détourner les fonds publics, je ne sais pas si je peux encore vous dire Président, car le mot Président désigne une personne qui gouverne ou dirige un peuple dans le bon sens de la démocratie et de la justice. Alors que vous, votre seul rêve est de détruire ce petit pays pauvre et modifier sa constitution pour le seul but et objectif de continuer de s’enrichir et de creuser encore plus profondément le fossé humain, financier et justice entre les djiboutiens.

Permettez-moi de vous rappeler que ‘ La Constitution d'un État a valeur de loi, est à la fois l'acte politique à valeur juridique et la loi fondamentale qui unit et régit de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des rapports entre gouvernants et gouvernés au sein de cet État, en tant qu'unité d'espace géographique et humain. La Constitution garantit les droits et les libertés de la communauté humaine concernée’.

Je mets en évidence le sentiment que fait naître chez les citoyens djiboutiens la question de la révision constitutionnelle telle qu’elle se présente aujourd’hui. Pourquoi vous changez la constitution, ce n’est pas pour l’intérêt du peuple djiboutien qui souffre de ce que vous avez déjà semer à savoir la pagaille, le désordre, l’anarchie, la peur, l’intolérance, l’injustice et la corruption.

Ce n’est pas pour cette population de balbala, de PK 12, d’Arhiba, de Quartier 1, 2, etc…., d’Obock, de Tadjourah, Ali-Sabieh, Arta et Dikhil mais pour ceux de Haramous et de Héron, qui ne cessent de remplir la mer et continuent de construire ces ultras modernes villas avec de l’eau minérale, alors que mon cousin citoyen de Layableh ou d’Arhiba ne boivent pas de l’eau potable.

Il faut souligner, que les modalités de révision constitutionnelles, est le résultat d’un arbitrage des constituants entre trois nécessités. D’une part, la volonté et la nécessité de ne pas livrer les institutions à une instabilité quasi congénitale, c’est-à-dire qui aurait été préparée, facilitée et favorisée par la loi fondamentale elle-même. Une telle instabilité aurait pour conséquences, par exemple, la fragilisation et la non pérennité ou encore la non permanence des institutions démocratiques, l’instabilité politique avec tous ces inconvénients sur le développement de la nation, bref, une sorte de précarité institutionnelle, politique voire sociale.

D’autre part, il y a la nécessité de se ménager des voies de sortie plus ou moins étroites, certes, mais possibles, réalistes, praticables, si l’on ose dire. Il s’agit de ne pas tomber dans l’excès inverse qui consisterait à conduire la société dans une espèce d’impasse ou de cul-de-sac institutionnel. Il est, en effet, indispensable de se préserver la possibilité d’introduire dans la loi fondamentale des amendements, des améliorations souhaitables et même requises susceptibles de l’enrichir, de la compléter, de la rendre plus efficiente et plus efficace par rapport aux objectifs que l’on veut atteindre.

Et enfin, il apparaît que la révision ne devrait pas être source de polémique ou de débat. Et c’est là justement tout le problème de la considération de la révision dans l’absolu. L’histoire contemporaine de l’Afrique et l’actualité fourmillent d’exemples qui font réfléchir et rappellent à l’envi l’exigence d’objectivité et de retenue qui s’imposent devant les questions de révision constitutionnelle.

En effet, selon les pays, la modification de la constitution a entraîné des problèmes, voire des guerres. On peut citer, avec des nuances, les cas de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Congo-Brazzaville, du Togo etc. On peut citer aussi les cas différents du Burundi et du Rwanda qui mettent en exergue le fait que les constitutions n’ont pas tenu compte du contexte, avec tous les inconvénients qui en découlent, hélas.

Quels voix tu as entendues, pour nous demander de briguer un troisième mandat, ce n’est pas celui de Farah qui habite sous une tente à Cheik Moussa, ni de Safia de Djebel, ni de Hamadou de Sagalou, ni d’Assoweh qui travaille à Edmonton dans le froid et la neige qui a fuit l’injustice, le chômage qui touche qu’une partie désignée du peuple djiboutien. Mais vous avez entendu les propositions de Rifki ton ministre rapporteur, de Boulaleh Barreh ou de Dileita. Pense plutôt à ta mort, au jour de jugement et aies peur de Dieu pour ne pas finir comme pharaon, au lieu d’aimer le pouvoir, l’argent, et les maux de ce pauvre peuple qui souffrent en douceur.

Si aujourd’hui, nos valeureux guerriers comme, ANDOLEH, HARBI, ou OUDOUN entendaient votre désir, ils se seront amputés de leur appareil génital pour repartir au combat et cette fois-ci pas contre l’ennemi colonial qui t’as donne son autorisation avec cette visite éclaire, mais contre celui qui s’est prit pour un messie.

J’en terminerai, ne touche pas à la Constitution pour le bien être de la République de Djibouti, et vous devez partir en 2011 comme la Constitution républicaine la prévoit.

A.B
Amérique du Nord
Militant Actif de L’Union pour la Démocratie et la Justice
U.D.J



10/03/10 (B541) Un correspondant nous envoie ce document que nous publions à sa demande. VERITE : Lettre ouverte à IOG par le conseils des SAGES de GALBED-GOUNTI ( en brousse)

Monsieur le Président, veuillez écouter attentivement les conseils des honnêtes gens, les paroles de vos ancêtres qui vivent en brousse, dans le coin le plus reculé, loin de la civilisation et la modernité.

Depuis longtemps, avec l’âge qui avance, on se pose beaucoup de questions, tels que la vie et la réussite d’un peuple, le changement de la situation, l’évolution mondiale.

Il y a des moments où dans la vie, l’homme ne voit que lui-même. Il s’enferme dans un cercle ; il refuse de voir la réalité et de se dégager des attaches solides du clan, de la famille, des proches et des mafias qui le flagornent.

Il y a des fois où l’homme cherche à évaluer sa personnalité et à mesurer ses responsabilités envers le peuple et le pays.

Il se dit :

- qu’est-ce que je deviens ?

- qu’est-ce que j’ai fait de mes pouvoirs ?

- qu’est-ce que je suis en train d’en faire ?

- qu’est-ce que je dois mieux faire ?

- est-ce que je dois mieux écouter le peuple ?

- est-ce que je dois quitter sans effusion du sang ?

______________________________________

Monsieur le Président , qu’est-ce que la vie ?

C’est tout un mélnage de volonté, de courage, d’intelligence, de savoir être et de savoir assumer des responsabilités, d'être loyal, d'avoir de l ’amour propre et surtout de prendre soin au regard de DIEU, car c'est celui qui vous a remis cette responsabilité et il vous demandera des comptes ; le mal et le bien envers le peuple.

L’être humain est faible, il n’est pas éternel. Il ne sait jamais, si demain sera un bon jour pour lui.

L’homme doit analyser :

- le pur et l’impur

- les ténèbres et la lumière

- l’amour et la haine d’un peuple

- l’ouverture et le blocage

- la vie meilleure et la pauvreté

- la démocratie et la dictature

Cher Président, la situation est catastrophique ! Le pays est au bord du gouffre. Le peuple a atteint le point de non retour. La haine est galopante au sein de chaque communauté.

L’heure de changement a sonné et les citoyens sont près a gagner la liberté et d’aller jusqu’au bout ,et même s’il le faut a mourir .

Vous devez prendre conscience, qu'il est temps d’écouter, de juger les faits, de mieux comprendre la voix du peuple, de voir les choses clairement, de mesurer les perte et surtout d’éviter le pire, qui guette le pays.

N’écoutez pas la voix du diable qui a juré votre perte ! N ’oubliez pas vous avez encore la dernière carte dans vos mains. Surtout ne tentez pas de jouer avec le feu. La constitution est telle qu'elle est et elle est pas modifiable par vous et pour vos seuls intérêts personnels.

DERNIER CONSEIL :

Monsieur le President :

- Ecoutez l’appel et les cris d’un peuple qui se multiplient et qui parviendra à vous arracher sa liberté, si vous la lui refusez ( voir prêt à mourir pour gagner le changement)

- Quitter le pouvoir tranquillement et la tête haute, car le peuple vous donne encore cette chance, aujourd'hui.

- Evitez un bain du sang entre les communautés que vous avez contribué largement à diviser,

- Evitez nous la guerre civile, car elle est à nos portes,

- Mettez un terme à l’insécurité, car le pays sera divisé.

On peut penser, que l ’on a gagné beaucoup d’argent ou que l'on posséde des grandes immeubles, des voitures de luxe. Avec cet inventaire, certains hommes pensent avoir réussi leur vie, la politique, être des leaders d’un peuple innocent.

Mais la réussite est-elle mesurable dans l'accumulation de biens matériels ? Non évidemment, car il y a d'autres critères à prendre en compte ::

- Comment les responsabilités ont-elles été assumées ? et au bénéfice de qui ?

- Comment la démocratie a-t-elle été respectée ?

- Le peuple a-t-il été écouté ?

- Les changements réclamés par la majorité des habitants ont-ils été réalisés ?

Combien de gens célèbres et puissants n'ont réussi au fond qu'un grand échec. Par exemple, si pour parvenir à cette puissance éphémère, 'ils ont commis des actes graves impardonnables contre un peuple innocent et faible sans ressource ni aide.

L’humanité se trouve au centre de décision et dans les mains des grands décideurs du monde et DIEU seul est le juge.

La domination par la force et l’argent par tierces personnes pour détruire un peuple n’est ni autorisé ni accepter par le monde moderne et civilisé.

- le bien, c’est ce qui te convient

- le mal, c’est ce qui risque t’attirer des ennuis

- l’essentiel, c’est l’épanouissement du peuple qui demande le changement

Monsieur le Président, les sages de la brousse suivent de prés la situation du pays et les aspirations des citoyens. Il est très important que vous réfléchissiez à cela pour voir la réalité en face. Il n'y a pas d'autre alternative pour vous que de céder le pouvoir à son terme constitutionnel, sinon les conséquence seront très graves et vous en porterez seul, toute la responsabilité..

LE CONSEIL DES SAGES EN BROUSSE.
Cheik Diraneh dagadalole ( oreilles troués)
Cheik Adaweh dagolé ( le sourd )



10/03/10 (B541) LDDH / Trois extraits du rapport de la Rapporteuse Spéciale des Droits de l’Homme.<

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 9 MARS 2010.

Trois extraits du rapport
de la Rapporteuse Spéciale
des Droits de l’Homme.

L’Observatoire pour la Protection des Droits de l’Homme a transmis à la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) le Rapport de la Rapporteuse Spéciale de l’ONU.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se félicite et témoigne ses remerciements à la Rapporteuse Spéciale de l’ONU pour sa Lettre d’Allégations.

Le Défenseur Djiboutien Noël Abdi Jean-Paul attend toujours la réponse de la Présidente de la Cour Suprême afin de permettre à son Avocat International du Barreau de Paris Maître TUBINA de plaider en sa faveur.

Après la main levée de la Juge d’instruction, le Défenseur Noel Abdi Jean-Paul est libre de ses déplacements et ses mouvements.

Toutefois, il attend toujours la réponse de sa demande de NON LIEU, qu’il avait demandé durant l’Enquête au Cabinet de la Juge d’Instruction, car aucune plainte ne figurait dans son dossier et n’avait pas été déposée avant son arrestation.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’étonne des propos, à notre avis, déplacés, lors de son intervention télévisée de dimanche 7 mars au soir.

Après deux jours d’atelier sur les Droits Economiques-Socio-Culturels ces propos ont été prononcés dans le contexte d’une campagne pour un 3ème mandat anticonstitutionnel par un certain Fennischer Représentant Régional de l’Afrique de l’Est du Haut Commissariat des Droits de l’Homme des Nations Unies.

Il est fort possible, que le Représentant Résident à Addis-Abeba n’avait pas eu le temps de s’informer sur la situation désastreuse ici en République de Djibouti en matière des Droits de l’Homme, notamment et pour exemple : lors des déroulements de l’Atelier organisé par le PNUD, les cheminots Djiboutiens ont été arrêtés et incarcérés à Nagad le Samedi 6 mars puis relâchés tard dans la nuit.

Ces mêmes Cheminots ont été repris le dimanche 7 mai 2010, alors qu’ils manifestaient pacifiquement pour obtenir trois mois d’arriérés de salaires et à cent mètres de l’Ambassade des Etats-Unis pays d’accueil des Nations Unies.

Aucune réaction diplomatique n’a été perçue jusqu’aujourd’hui car ces cheminots n’ont pas droit à la visite d’un médecin d’autant plus que certains d’entre eux sont malades.

Ils sont aux nombres de 90 Arbitrairement détenus à Nagad Force est de constater qu’il n’avait pas eu aussi le temps de s’informer de la Lettre d’Allégations de la Rapporteuse Spéciale de l’ONU, car un régime dictatorial qui s’apprête à un Coup d’Etat Constitutionnel, un régime qui ne respecte pas les Convention signé avec le BIT et l’OIT, un régime qui daigne même de répondre, ce régime ne mérite pas d’éloges d’un Haut Fonctionnaire des Nations Unies surtout en cette périodes d’une crise sociale sans précédent avec tous les risques d’une reprise d’un nouveau conflit armé.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est sidérée par le silence du Représentant du haut Commissariat des Droits basé à Addis-Abeba, qui n’a pas eu le temps de s’inquiéter de la situation des défenseurs Djiboutiens « non étatisés » qui militent dans des conditions difficiles pour la Protection des droits de l’Homme et contre l’Impunité.

En effet,

« La Rapporteuse spéciale regrette, au moment de la finalisation du présent rapport, l’absence de réponse à la communication en date du 9 avril 2009.

Elle exhorte le Gouvernement à répondre au plus vite aux craintes exprimées dans celle-ci.

Elle considère les réponses à ses communications comme partie intégrante de la coopération des gouvernements avec son mandat.»

NOEL ABDI Jean-Paul

_______________________________________________

Partie concernant Djibouti

Djibouti - Lettre d’allégations

717.
Le 9 avril 2009, la Rapporteuse spéciale, conjointement avec le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, a envoyé une lettre d’allégations au Gouvernement sur la situation de M. Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue Djiboutienne des droits humains (LDDH). M. Noël Abdi a été le sujet d’un appel urgent envoyé par le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression et l’ancienne Représentante spéciale du Secrétaire général concernant la situation des défenseurs des droits de l'homme le 13 mars 2007.

Nous accusons réception de la réponse du Gouvernement de Votre Excellence en date du 23 mars 2007. Selon les informations reçues :

718. Le 4 avril 2009, M. Noël Abdi aurait été arrêté dans le centre-ville de Djibouti par des éléments du Service de recherche et de documentation de la gendarmerie nationale. Ceux-ci lui auraient signifié, en ne produisant aucun mandat d’arrêt, que cette arrestation était motivée par des « injures publiques à l’autorité judiciaire » que M. Noël Abdi aurait proférées dans une note d’information en date du 26 mars 2009, dans laquelle il avait dénoncé les « graves manquements de la justice Djiboutienne et en particulier son absence d’indépendance, illustrés par la non motivation et la non-rédaction de certains jugements et décisions de justice en particulier dans les procès sensibles comme celui du père Sandro ». M. Noël Abdi aurait ensuite été conduit à la Brigade Nord de la gendarmerie de Djibouti avant d’être placé en garde à vue.

719. Le 5 avril 2009, M. Noël Abdi aurait été déféré devant le parquet en comparution immédiate et entendu par le substitut du procureur dans le cadre d’une procédure de flagrant délit.

Il aurait ensuite été interrogé par le juge d’instruction, devant lequel il aurait nié toute injure à l’autorité judiciaire, avant d’être libéré.

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720. Selon les termes de la décision de l’instruction, M. Noël-Abdi serait désormais placé sous contrôle judiciaire, se verrait opposer une interdiction de sortie du territoire ainsi qu’une obligation d’émarger de façon régulière auprès du cabinet du juge d’instruction, dans l’attente de l’ouverture d’une enquête à son encontre.

721. Des craintes sont exprimées quant au fait que l’arrestation de M. Noël Abdi et son placement subséquent sous contrôle judiciaire serait liés à ses activités pacifiques de défense des droits de l’homme.

Observations

722. La Rapporteuse spéciale regrette, au moment de la finalisation du présent rapport, l’absence de réponse à la communication en date du 9 avril 2009. Elle exhorte le Gouvernement à répondre au plus vite aux craintes exprimées dans celle-ci. Elle considère les réponses à ses communications comme partie intégrante de la coopération des gouvernements avec son mandat.

Partie concernant l’Erythrée

Eritrea - Letter of allegations

787.
On 12 August 2009, the Special Rapporteur, together with the Special Rapporteur on the promotion and protection of the right to freedom of opinion and expression, sent a letter of allegations to the Government in relation to the arrests, detention and deaths of journalists in Eritrea since 2001.

788. We would like to draw the attention of your Excellency’s Government to the fact that information regarding the alleged deaths of Mr. Seyoum Tsehaye (or Fsehaye), Mr. Dawit Habtemichael and Mr. Yusuf Mohamed Ali, as well as the detention of Mr. Medhane Tewelde (also identified as Medhane Haile), Mr. Temesghen Gebreyesus, Mr. Said Abdulkader, Mr. Emanuel Asrat and Mr. Fessehaye “Joshua” Yohannes was the subject of a letter of allegation sent to your Excellency’s Government on 29 November 2006.

789. In addition, a letter of allegation regarding the death of Mr. Fessehaye “Joshua” Yohannes allegedly as a result of the treatment he had received under detention and of very harsh conditions in Dongolo prison was also sent to your Excellency’s Government on 9 March 2007. As yet a response to these letters of allegation has not been received from your Excellency’s Government.

790. According to additional information received, Mr. Said Abdulkader, Founder and Editor of Admas and former journalist with public-owned Haddas Eritrea, was arrested on 20 September 2001 and believed to have died in detention in March 2005.

791. Mr. Medhane Tewelde (or Medhane Haile), former Deputy Editor of Keste Debena, was arrested on 18 September 2001 and detained in cell no.8 in Eiraeiro Prison Camp. It has been reported that he died in February 2006, and that his body has never been handed over to his family.

792. Mr. Mattewos Habteab, Editor and co-Founder of Meqaleh, was arrested on 19 September 2001 and is currently detained in Dahlak Island Prison.

793. Mr. Dawit Isaac, owner and co-Founder of Setit, was arrested on 23 September 2001 and has been detained in an unknown location. He was allegedly moved to a hospital in February 2009 due to serious illness.

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794. Mr. Temesghen Gebreyesus and Mr. Emanuel Arsat, whose information was the subject of the letter of allegation dated 29 November 2006; remain under detention in Dahlak Island Prison and Eiraeiro Prison Camp respectively.

795. It has been reported that the journalists were detained in September 2001 as a result of interviewing members of the opposition and reporting on the alleged crackdown against government critics which took place in July 2001. The licenses of all of the country’s eight independent newspapers were also reportedly withdrawn in September 2001.

796. Concern was expressed that the continued detention of the above-mentioned journalists as well as the withdrawal of the licenses of independent newspapers is a direct attempt to stifle freedom of expression in Eritrea.

Observations

797. The Special Rapporteur regrets that, at the time of the finalization of the ciurrent report, no response had been received from the Government regarding the letter of allegations sent on 12 August 2009.

The Special Rapporteur remains concerned at the large number of arrests, detention and deaths of journalists in the country since 2001 which has a serious impact on the right to freedom of opinion and expression and the functioning of an independent civil society and media.

The Special Rapporteur wishes to bring to the Government’s attention the provisions contained in the Declaration on Human Rights Defenders (Declaration on the Right and Responsibility of Individuals, Groups and Organs of Society to Promote and Protect Universally Recognized Human Rights and Fundamental Freedoms) and in particular article 6 point b) and c) which provide that everyone has the right, individually or in association with others as provided for in human rights and other applicable international instruments, freely to pulish, impart or disseminate to others views, information and knowledge on all human rights and fundamental freedoms; and to study, discuss, form and hold opinions on the observance, both in law and in practice, of all human rights and fundamental freedoms and, through these and other appropriate means, to draw public attention to those matters.

Partie concernantl’Ethiopie

Ethiopia - Letter of allegations

798
. On 21 January 2009, the Special Rapporteur, together with the Special Rapporteur on Violence against Women and the Special Rapporteur on the promotion and protection of the right to freedom of opinion and expression, sent a letter of allegations to the Government, in relation to concerns about the restrictions to the effectiveness of human rights organizations in Ethiopia that may result from the adoption of the “Proclamation for the Registration and Regulation of Charities and Societies” (hereinafter: “the Proclamation”).

799. The Proclamation was the subject of an urgent appeal sent on 17 July 2008 by the Special Rapporteur on the situation of human rights defenders and the Special Rapporteur on the promotion and protection of the right to freedom of opinion and expression. No reply has been received to date from your Excellency’s Government to the communication.

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800. The Proclamation was adopted on 5 January 2009 by the Ethiopian Parliament. The adoption of the law was preceded by several months’ negotiations during which the draft was subject to amendments.

801. While we consider the stated aim to enhance the transparency and accountability of civil society organization is legitimate, we are of the opinion that the law in its current form will result in serious restrictions on the activities of NGOs working on a host of human rights issues. The strict implementation of the Proclamation would render it nearly impossible for civil society organizations to carry out their work in Ethiopia.

802. The Proclamation establishes three categories of non-governmental organizations (referred to in the Proclamation as “charities” or “societies”): Ethiopian Charities or Societies; Ethiopian Residents Charities and Foreign Charities. Ethiopian Resident Charities are defined as those “formed under the laws of Ethiopia and which consist of members whom all dwell in Ethiopia and who receive more than 10% of their funds form foreign country sources”.

Foreign Charities are defined under the provisions of the Proclamation as “Charities that are formed under the laws of foreign countries or which consist of members who are foreign nationals or are controlled by foreign nationals or receive funds from foreign country sources”.

803. As a result of these provisions, even Ethiopian NGOs formed under Ethiopian laws and consisting of Ethiopian members would not be defined as Ethiopian Charities in case they receive more than 10% of their funding from “foreign country sources”. “Income from foreign source” includes any transfer made from a foreign source, including from Ethiopians living abroad.

The consequences of the definition are serious, as Foreign and Ethiopian Resident Charities are expressly banned from carrying out any work related to: ‘the advancement of human and democratic rights’; ‘the promotion of equality of nations, nationalities and peoples and that of gender and religion’; ‘the promotion of the rights of the disabled and children’s rights’; ‘the promotion of conflict resolution or reconciliation’; ‘the promotion of the justice and law enforcement services’.

804. The Proclamation expressly bars Ethiopian NGOs which receive more than 10% of their funding from foreign sources from working on the areas listed above. It would also make any work by foreign NGOs in these fields illegal without the written consent of the Ethiopian government. Section 1.3.2 (b) namely provides that the Proclamation shall not be applicable to “international or foreign organizations operating in Ethiopia by virtue of an agreement with the Government of the Federal Democratic Republic of Ethiopia.

805. The Proclamation establishes the Charities and Societies Agency (hereinafter: the Agency) with wide-ranging discretionary powers to refuse to accord legal recognition to NGOs, to disband NGOs that have already been legally recognized, and to subject NGOs to intrusive patterns of surveillance. The Agency will be governed by a Chief Director who will be nominated by the government.

The Agency will have a Charities and Societies Board (hereinafter: Board) consisting of seven members, nominated by the government.

The powers of the Agency are broad and vaguely defined. For instance, the Agency may refuse to register an NGO if “the proposed Charity or Society is likely to be used for unlawful purposes or for purposes prejudicial to public peace, welfare or the good order in Ethiopia” . In most cases the decisions of the Agency are not subject to the right of appeal. Foreign and Ethiopian Resident Charities have no right to appeal the Agency’s decisions in court.

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806. All NGOs, including those already established, are required to register with the Agency within three months of their establishment. The licence shall be renewed every three years. The Agency may “from time to time institute inquiries with regard to Charities or Societies” and may, by order require the NGO or any officer or employee to furnish any information in their possession which relates to any Charity or Society” .

807. The Proclamation also prescribes criminal penalties for administrative infractions. Although the lengthy prison sentences contained in previous drafts of the law had been removed from the final Proclamation as adopted, it still contains a provision which foresees that “any person who violates the provisions of this shall be punishable in accordance with the provisions of the criminal code”. This provision is extremely vague, especially given that the previous prison sentences foreseen for violations of the Proclamation have been changed into fines.

808. Article 31 of the Ethiopian Constitution guarantees the right to freedom of association “for any cause or purpose” except in cases where organizations are formed “in violation of appropriate laws” or in order to subvert the Constitution. Article 30 of the Constitution guarantees the right to freedom of assembly, and Art 29 guarantees the right to freedom of expression. All of these rights are subject to caveats articulated in the Constitution, but at the same time Art 13 requires that the rights be interpreted “in a manner conforming to the principles of the Universal Declaration of Human Rights, International Covenants on Human Rights and international instruments adopted by Ethiopia”.

809. Several provisions of the Proclamation, especially those restricting the work of foreign and Ethiopian NGOs are not consistent with Art 22 of the International Covenant on Civil and Political Rights and Ethiopia’s Constitution. Furthermore, as a UN member state, Ethiopia is required to uphold the UN Declaration on Human Rights Defenders. The Declaration, which was adopted by the General Assembly by consensus on 9 December 1998, does not contain new rights, but merely articulates existing ones so that it is easier to apply to the practical role and situation of human rights defenders.

Response from the Government 810. The Government responded in a letter dated 16 February 2009 to the communication sent on 21 January 2009. The Government confirmed that the Charities and Societies Proclamation No. 12/2009 was passed by the Parliament. Its principal objectives, as stated in the Proclamation, are ensuring citizens right to association and aiding and facilitating the role of CSOs in the overall development of the people of Ethiopia. A necessary element in implementing these objectives is ensuring transparency and accountability.

While the Government admits that the Rapporteurs basically cited provisions in the Proclamation with accuracy, it noted that it would be hard to agree with the interpretations and implications given to most of the provisions cited in the letter. Statements such as the Proclamations would restrict “effectiveness of human rights organizations”, that the Agency has “powers broad and vaguely defined”, and some of the provisions are “not consistent with Article 22 of the International Covenant on Civil and Political Rights and Ethiopia’s Constitution” are some of the statements which would not accurately describe the word and spirit of the Proclamation.

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811. Regarding the Universal Declaration of Human Rights, the Government does not deny the universality of the human rights enshrined in the UDHR. One way or another, and irrespective of the instrument’s formal validity, the Government considers this document to guide human rights standards and implementation in the world. The Government further believes that the two Covenants and other international (and regional) human rights instruments to most of which Ethiopia has subscribed have ensured the interpretation and concrete application of the Declaration. The Government also holds no reservations towards the Declaration on the Right and Responsibility of Individuals, Groups and Organs of Society to Promote and Protect Universally Recognized Human Rights and Fundamental Freedoms. The Government recognizes the Declaration’s objectives of reiteration and calling the attention of all concerned to universaland fundamental human rights standards.

812. With regard to the 2004 report by the Special Representative of the Secretary-General on the situation of human rights defenders (A/59/401), the Government appreciates the “encouragement” the Rapporteurs have extended towards the Government for the implementation of the recommendations on good practices on NGO regulations. While generally the Government does not object the recommendations on good practices adopted by the then Special Representative – and as a matter of fact many of the recommendations are reflected in the new legislation, it should be stressed that the implementation of most of their commendations requires an ideal situation, which the country finds very hard.

813. For example, the recommendations require registration to be optional. In a developing country like Ethiopia, in a country where self-regulation by charities and societies is mostly nonexistent, and a country where the government has yet to devise a mechanism where charities and societies have to answer to their members, contributors and beneficiaries, it would not be easy to imagine charities and societies ride free. Assuming that there is no requirement of registration –which in effect means no requirement of reporting on financial and administrative matters – in what ways, under the country’s present circumstances, is a charity to be accountable.

One objective of the Proclamation has been to introduce the rule of law in the formation, operation and dissolution of these organizations. As identified by the Rapporteurs, the Proclamation aims at ensuring transparency and accountability, which were missing in the operation of the society since the time they started operating. The only way to ensure rule of law in the operation of charities and societies in the country is registration and supervision by the Government.

814. While Ethiopian Charities are free to involve in any charitable activity, certain limitations are imposed on non-Ethiopian charities. The restricted charitable activities, listed in the Proclamation, relate to political activities, which the Government believes should not be left to foreigners and foreign funds. The State is at the early stage of democratization.

This process of democratization has to take root in the country and its people before it is exposed to the undue influence of foreigners to the whole political system. Foreigners are normally free in the exercise of human rights in the country.

But for the exercise of political rights, natural limitations have tobe put in place if the exercise of public affairs is required to be free and the sovereignty and independence of a State and its people are to be maintained. Other activities – activities which do not affect the political system of the country and activities which overlap with the traditional charitable activities – are identified and allowed in the Proclamation. Foreign charities and societies, without discrimination, can engage in those activities.

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815. As to the Agency, ensuring accountability and transparency has been one of the motives for the issuance of the legislation. The Agency, which is entrusted with the implementation of the Proclamation, registers and recognizes charities and societies and ensures the observance of the law. In addition to supervision through inquiries and investigation of reports, the Agency may suspend or cancel CSOs that do not abide by the law. But these powers should not lead to the assertions that the Agency has intrusive powers and that the Agency’s powers are “broad and vaguely defined”.

First of all, the Agency has to exercise its powers on the basis of the Proclamation and other laws.

The Proclamation provides clear powers and responsibilities of the Agency.

These powers given to the Agency are nothing but reasonable in light of the supervisory functions of the Agency. Second, the decisions of the Agency are appealable to the Board of Charities and Societies, which has two representatives of charities and societies as its members.

Third, Ethiopian charities and societies are also allowed to appeal to the Federal High Court.

816. In relation to the severity of punishment, “fine” is the only penalty that the Proclamation has introduced. While amount of fine is fixed considering such factors as the gravity of the offence and the ability to pay, the fines provided in the Proclamation, the Government believes, are nothing out of the ordinary. As to other forms of punishment, the Proclamation refers to the Criminal Code.

With or without reference, the Criminal Code applies to crimes and punishment without distinction of anyone including charities and societies and officers associated with them. If persons involved in charitable activities commit crimes as defined in the Criminal Code, exclusion of criminal law from the operation of “charitable activities” would be out of reason.

817. As a federal legislation, the Proclamation is issued by the HPR. As in any democratic society, the HPR, which obtains authority from the Constitution, must abide by the Constitution and the international human rights standards zealously embraced by the Constitution. Two of the provisions that caused the concerns of the Rapporteurs are Article 19 on freedom of expression and Article 21 on peaceful assembly. However, the Government finds it hard to see how these fundamental rights are restricted by the Proclamation.

The Proclamation does not profess to regulate freedom of expression and assembly. They are regulated by separate legislations, which allow the exercise of those rights without distinction. 818. Regarding freedom of association of Article 22 of the Covenant, the Proclamation takes the “realization of citizen’s right to association” as a prime motive in enacting the Proclamation. But still this right should be in line with the fundamentals of political rights. Should foreigners be allowed to form political organizations to exercise their right of association? Obviously the Ethiopian laws, like the laws of any other sovereign State, do not allow political association to foreigners.

This is not discrimination. Such prohibitions are associated with the sovereignty of a country, which would be lost if foreigners got engaged in such crucial public affairs.

819. It is the Government’s firm belief that the Covenant’s reservation of public affairs to citizens (Article 25) is triggered by the traditional concern of sovereignty. Presently political activities are becoming more and more intertwined with other social and charitable activities. Hence caution has to be exercised in allowing foreigners to carry out “charitable”activities lest the State would fall under the influence of external forces.

The issue then would be to determine the extent of freedom of association permitted to foreigners and foreign funds. In deciding this delicate matter, the Government has limited the operation of foreign charities on some charitable activities that the Government believes would substantially involve public affairs.

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820. The Covenant’s rights to freedom of expression, freedom of assembly and freedom of association are the same as the Constitution’s. Compatibility with the Covenant’s provisions should be presumed to imply compatibility with the Constitution’s provisions. The Constitutions article 29 (the right of thought, opinion and expression) and article 31 (the right of assembly, demonstration and petition) are governed by other laws such as Peaceful Demonstration and Public Political Meeting Procedure Proclamation No. 3/1991 – which is in line with the Constitution and international human rights standards ensures the right to peaceful assembly and demonstration – and the Freedom of the Mass Media and Access to Information Proclamation No. 590/2008 – which implements some aspects of the Constitution’s freedom of expression.

821. Under Article 31, which is more related to CSOs, the Constitution enshrines the freedom of association for “any cause or purpose”. But it also envisages the existence of “appropriate” laws to prohibit some organizations. The Proclamation on CSOs may be considered such a law with regard to foreign CSOs.

The appropriateness of prohibition by the Proclamation against the participation of foreign CSOs in some charitable activities should be tested in light of the rights of participation in public affairs. Under the Constitution, participation in public affairs is reserved for citizens. On the basis of the Government’s appreciation, the unlimited involvement of foreigners in charitable activities has in the past impaired the free exercise by citizens of their rights to participate in public affairs.

As stated before, allowing all “charitable” activities to foreigners would also expose the State to undue influence of its political system. Hence the Government has taken the legitimate measure of limiting involvement of foreigners in the political undertakings of the country.

822. Since the beginning of the Government’s desire to overhaul the legal framework for CSOs some ten years back, suggestions on the possible content of a future legislation have been gathered from stakeholders. After preparing the initial draft, the Government tabled the draft for public discussion. Before the final draft was sent to the Parliament, extensive discussions before the Council of Ministers had taken place. A number of consultative meetings with charities and societies had also been conducted. High profile consultative meetings with NGOs chaired by higher officials such as the Minister of Justice, and, even on two occasions, chaired by the Prime Minister himself, are believed to have given NGOS the opportunity to comment on the draft legislation and provide their recommendations.

On various occasions, public debate/dialogue with the participation of prominent civil societies, political parties and professionals, aired via national television, was conducted. In the HPR as well, before the passage of the Proclamation, the committee of the House had invited concerned organs especially CSOs for public hearing o ftheir views before the House.

823. Given the number of amendments made on the initial draft on the basis of recommendations from various stakeholders, it is difficult to state the exact extent of incorporation of the views of CSOs in the final legislation. However, the amendments made on the initial draft mostly owe themselves to the recommendations by civil society. To mention few, the penalty of imprisonment was removed from the final legislation; a third category of “Ethiopian Resident Charities and Societies” was introduced; the possibility of a police officer or an agency or other government official having had the right to attend in all meetings of CSOs was removed; two of the seven members of the Charities and Societies Board, the highest organ of the regulatory Agency, were made to be nominated from Charities and Societies themselves.

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Observations 824. The Special Rapporteur wishes to thank the Government the detailed response provided regarding the “Proclamation for the Registration and Regulation of Charities and Societies”. However, the Special Rapporteur remains concerned that the law significantly restricts the space for independent human rights activity in the country and has a profound effect on the independence of civil society.

The Special Rapporteur firmly believes that human rights activities and monitoring, including the denunciation of human rights abuses, should not be considered as political activity and restricted. In this connection, the Special Rapporteur wishes to draw the attention of the Government to the Declaration on Human Rights Defenders ((Declaration on the Right and Responsibility of Individuals, Groups and Organs of Society to Promote and Protect Universally Recognized Human Rights and Fundamental Freedoms) which clealy states in its article 1 that “Everyone has the rights, individually and in association with others, to promote and strive for the protection and realization of human rights and fundamental freedoms at the national and international levels”.

The provisions of the Declaration clearly refer to “everyone” and should not be construed to refer to citizens of a given country. However, under the “Charities and Societies Law” even Ethiopian citizens are prevented from engaging in human rights activities, in case more than 10% of the budget of the non-governmental organization is received from above. Such provisions are contrary to not only the Declaration on human rights defenders, but also to relevant provisions of the International Covenant on Civil and Political Rights andthe Universal Declaration of Human Rights



10/03/10 (B541) Vérité -> VERITE : POURQUOI, LES LEADERS, TOURNENT – ILS EN ROND ?

A Djibouti de nos jours, la situation est dramatique : la population est à l’agonie et elle sombre dans la misère totale.

Le régime du roitelet claironne régulièrement que le pays est stable et qu’il fait bon y vivre et qu’il y aura la pluie après le beau temps.

IOG joue la carte d’un homme sans pitié qui ignore complètement la réussite et la vie de tout un peuple. Il n’aime pas l’harmonie ni les mérites des hommes murs.

A chaque fois ses discours sont la même, ils sont toujours déguisés, il crie au loup et il détourne les fonds, les aides et les biens du pays.

IOG organise des forums, des Etats généraux. Quelques jours après, aucun changement n’est réalisé, les missions essentielles ne sont pas assurées, elles sont même oubliées complément ; c’est la routine !

Dans le royaume d’IOG ,il faut être un waraba pour avoir le titre de haut-fonctionnaire ou le rang d’un ministre dont le champ d’activité et les fonds des projets sont controllés par la QABYO.

Les départements suivants souffrent du manque de transparence et de bonne gestion de la part du régime au pouvoir : la SANTE – L’EDUCATION – LA JUSTUCE - LA FINANCE – LE TRAVAIL – LA FONCTION PUBLIQUE – LA SECURITE PUBLIQUE - LES PORTS , L’AEROPORT ET SES INFRASTRUCTURES .

IOG fait passer l’intérêt d’un groupe particulier avant l’intérêt général des citoyens. L’Etat n’a plus les moyens d’assurer le minimum. Il y a de l’argent mais il n'est pas pour le pays et sa population. Le roitelet ne veut pas partager ni donner à ceux qui ont besoin et qui sont en situation d’urgence : les enfants, les familles, les personnes âgées et les citoyens privés de toutes ressources.

IOG est a bout du souffle. Politiquement il est bloqué. Il n’a plus aucune marge de manœuvre pour retrouver le soutien ne serait-ce que de quelques uns.

HE ! Voilà les leaders de l’opposition qui tournent autour du pot, sans réaction affirmée ni visible. Pourtant ces derniers ont connu maintes fois, sur ordre de l’homme fort du régime, les arrestations, la violence, les humiliations et Gabode.

Vous êtes des hommes murs politiquement. Nous on vous demande de trouver de bonnes idées, de tracer la voie, de créer des stratégies nouvelles pour sortir le pays de la boue mouvante.

Compte-tenu de vos réactions limitées, les vieux dinosaures repêchés par IOG, profitent de votre silence et ils continuent à servir des mensonges aux populations sous vos yeux.

Vu la racaille qui siège à l'Assemblée et le nombre de faux opposants en Col blanc comme Anaoud, Jean–Marie et consorts qui soutiennent les yeux bandés ce régime dans le seul but de pour sauver siège ou leurs petits intérêts personnels.

Ces derniers n’ont plua aucun crédit aux yeux des citoyens. Ils ne participent pas à la prise des décisions importantes, qui est réservée aux grands barons. Tout simplment leur rôle est limité au fait d'assister aux grands discours des malfrats notoires à la solde d’IOG.

Certains leaders sont très respectés au sein de la communauté. Ils ont du poids et des idées claires. Ils pourraient causer des surprises au régime. Tandis que d’autres n’hésitent pas à livrer le fond de leur pensée pour toucher directement la réalité.

Cher leaders de l’opposition, soyez vigilants ! Plus vous aurez servi et participé à l’évolution du pays, plus vous serez reconnus. Vous avez une bonne connaissance de la situation, car vous avez assumé des postes à responsabilité au sein de l’administration pendant qu'IOG travaillait encore dans l’ombre, sous son oncle

L'oppostion peut-elle contrecarrer les plans et les méthodes d'IOG et de ses collabos ?

Soyez unis pour être en mesure d’assumer les hautes charges et pour démontrer que vous êtes honnêtes, justes, sincères et décidés à prendre la tête du mouvement de libération du pays. Pour cela il vous faudra :

- toucher le cœur du peuple

- proposer un plan et un programme crédibel de reconstruction du pays,

- guider les populations vers l’objectif à atteindre

- agir la main dans la main avec les autres leaders,

Mes frères leaders de l'oppositon ! Soyez sérieux ! Le changement est proche et il demande seulement que vous donniez le coup d'envoi ...

- Fini l’intérêt personnel (exonération des factures, promesse d'un siège à l'AN, dans une administration ou une institution, ou le reclassement d'un enfant.

- Fini les mensonges

- Fini le double jeu

- Fini le changement de cap à la dernière minute

- Fini d’être le candidat d'une seule région ou d'une ethnie.

La terre brûle sous vos yeux ! Ne pas réagir, ce serait une grande erreur. Ne pas chercher la vérité et surtout ne pas soigner les plaies seraient une honte encore plus forte pour vous. Car vous porteriez une partie de la responsabilité .

Le pays a besoin de vous ! Mettez de coté, les divergences entre vous. Car le peuple souffre ; il réclame le changement et il a besoin de vous.

Le peuple est fatigué des mensonges à répétition qui lui ont été servis depuis tant d’années à la fois par ce régime despotique et par les manigances mesquines des faux opposants ou des leaders sans scrupule.

Ensemble, agissez rapidement, car la communauté attend de pied ferme, les leaders convaincus, courageux, talentueux et vertuexu afin de déclencher le mécanisme d'un changement qui est urgent.

La population vous dira un grand merci et vous serez inscrit dans l’histoire des Djiboutiens.



09/03/10 (B541) Association pour la démocratie et le développement ADD - Compte-rendu de la manifestation du 6 mars devant l'Ambassade de Djibouti.

Contact : add-djibouti@hotmail.fr

Compte rendu de la manifestation du 6 mars 2010
contre le 3è mandat de Guelleh

Cette fois, c’est bien parti, la mobilisation des démocrates djiboutiens à Paris contre le 3ème mandat d’Ismael Omar Guelleh fut un franc succès.

Malgré le froid et la distance, les djiboutiens sont venus nombreux (environ 300) à manifester le 6 mars 2010 entre 14h30 et 16h30, devant l’ambassade de Djibouti à Paris, contre le 3ème mandat présidentiel qu’a l’intention de briguer le chef d’Etat de Djibouti, en avril 2011.

Les manifestants, venus de la Belgique et de plusieurs régions françaises (Bretagne, Poitou Charente, Picardie, Ile de France, Pays de la Loire , etc…), ont scandé pendant 2 heures des slogans hostiles au 3èm mandat de Guelleh, à la présidence à vie que prépare ce dernier. Ils ont aussi condamné les exactions despopulations civiles (tortures et bannissements).

C’est la 1ère fois, qu’une manifestation de telle ampleur réunit des partisans des partis politiques, de la résistance, des associations de la diaspora et des mouvements syndicaux tous opposés au 3ème mandat de Guelleh et tous favorables à l’unité de l’opposition.

Quelques leaders de l’opposition et syndicaux ont fait le déplacement :
- Daher Ahmed Farah, président du MRD (Mouvement pour le Renouveau Démocratique) ;
- Hassan Mokbel et Houmado Abdallah, dirigeants du FRUD ;
- Abdoulfatah Omar Osman et Doubad Mohamed, dirigeants syndicaux exilés.
- Dirigeants et militants de l’ADD, sont venus en force.

En solidarité avec le peuple djiboutien et les forces démocratiques qui luttent contre le régime de Guelleh, plusieurs démocrates français et africains ont participé à cette manifestation : Sylvie Jan, ancienne Présidente de la Fédération Internationale Démocratique des Femmes (FIDF) représentait le PCF, des membres des VERT, de NPA, et des responsables de l’Amicale Panafricaine ainsi que plusieurs dirigeants de l’AFASPA (Association Française de l’Amitié et Solidarité avec les Peuples d’Afrique) dont la secrétaire générale Michèle Decaster, des responsables des Femmes Solidaires, la présidente de Survie Ile de France, et le directeur des Afriques en lutte .

Fait à Paris, le 7 mars 2010



09/03/10 (B541) Interview audio de Cassim Ahmed Dini - Mise à jour (Un autre format audio)

Plusieurs lecteurs nous ont fait part des difficultés qu'ils rencontraient pour écouter l'interview que Cassim Ahmed Dini a donnée à l'ARDHD jeudi dernier.

Nous avons travaillé avec les membres de l'équipe et nous avons identifié une cause possible qui serait liée à une erreur dans la conversion du fichier son, dans un format qui est moins répandu au sein de la communauté de nos lecteurs.

Nous prions M. Cassim et tous les lecteurs et de nous excuser. Nous avons modifié les formats et tous les liens. Par sécurité nous redonnons un nouveau lien pour écouter l'interview dans un format WMA qui est plus répandu.



09/03/10 (B541) L'actualité en image par Roger Picon - Humour



09/03/10 (B541) Nouvelles de Somalie (3 articles en Français)

______________________ 3 - WALFADJRI

Somalie : Washington prépare une offensive contre les milices Chebab

L’Administration Obama craint de voir la Somalie devenir une république islamique. Elle a décidé d’aider le gouvernement de la transition à reprendre la capitale Mogadiscio dont une bonne partie est contrôlée par les milices Chebab. Les Forces spéciales américaines entraînent, depuis quelques mois, des soldats somaliens, dans la perspective de cette offensive qui devrait avoir lieu dans quelques semaines.

Les forces spéciales américaines s’apprêtent à lancer une vaste offensive militaire pour déloger les milices Chebab qui occupent une bonne partie de la capitale, Mogadiscio. C’est du moins ce que croit savoir le New-York Times qui cite un responsable de l’Administration Obama parlant sous le couvert de l’anonymat. Washington veut aider le gouvernement de la transition à étendre son contrôle dans Mogadiscio ainsi que dans les provinces de l’intérieur.

Les forces spéciales entraînent, depuis déjà quelques mois, des militaires somaliens en prélude à cette grande offensive, qui pourrait intervenir, si l’on en croit cette même source, dans les toutes prochaines semaines. Les stratèges militaires américains qui ont encore en mémoire la sanglante attaque contre les Gi’s qui avait fait, on se le rappelle, plusieurs morts, pendant l’opération ‘Restore Hope’, dans les années 90, ne veulent pas cependant prendre des risques inutiles pour la vie de leurs soldats.

Ils comptent procéder par des frappes aériennes massives sur les positions tenues par des insurgés islamistes pour permettre aux troupes somaliennes qui seront appuyées par les forces spéciales de reprendre la capitale. L’Administration américaine craint, en effet, de voir la Somalie devenir une république islamique, comme le souhaitent, du reste, les Chebab.

La pacification de ce pays englué, dans une interminable guerre civile, depuis la chute de l’ancien président Siad Barré, en 1991, permettrait aussi, selon les vœux de Washington, de lutter contre la piraterie dans le Golf d’Aden et de l’océan indien. La Somalie est morcelée, depuis près de vingt ans, en trois micro-Etats dirigés par des clans rivaux.

Les Français comptent également jouer leur partition, dans cette croisade, contre les milices islamistes accusées par les Occidentaux, de vouloir exporter le Djihad vers d’autres pays. Les Chebab qui se réclament de la nébuleuse Al-Qaïda, avaient récemment annoncé leur intention d’envoyer des combattants, au Yémen, pour soutenir les insurgés islamistes qui se battaient contre l’armée gouvernementale, dans la zone frontalière avec l’Arabie saoudite.

Des instructeurs militaires français seraient, en effet, en train de former des soldats somaliens dans le désert de Djibouti, selon lemonde.fr. Le gouvernement de transition (Gt) ne contrôle qu’une petite portion de la capitale Mogadiscio. Il est confiné, depuis le retrait, en 2008, des troupes éthiopiennes de la Somalie, dans le quartier administratif où se trouve le Palais présidentiel et quelques ministères ainsi que dans la zone de l’aéroport qui est souvent l’objet de bombardements par les milices islamistes. Le Gt survit seulement grâce à la présence des troupes de l’Union africaine, notamment burundaises et ougandaises.

Les autres pays africains ayant refusé d’envoyer des militaires dans ce bourbier où les seigneurs de la guerre dictent leur loi. Les milices Chebab contrôlent actuellement la plus grande partie du territoire somalien, notamment le centre et le sud du pays où ils appliquent la loi islamique. Ils ont interdit, la semaine dernière, la distribution des vivres par le Programme alimentaire mondial, dans les zones sous leur contrôle alors que plus de 3,5 millions de Somaliens sont aujourd’hui menacés par la famine. Ils accusent les fonctionnaires du Pam d’être des agents à la solde des Occidentaux qui agissent contre l’Islam. Ces combattants islamiques sont soutenus par l’Erythrée qui compte y étendre son influence pour contrer l’Ethiopie qui est la première puissance militaire de cette région meurtrie de la Corne de l’Afrique.

M. A. DIALLO

______________________ 2 - L'Etoile (Canada)

Un groupe islamique basé en Somalie est inscrit sur la liste de groupes terroristes du Canada

Un groupe islamiste somalien qui a tenté de radicaliser et de recruter de jeunes Canadiens a été inscrit sur la liste des groupes terroristes du Canada.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Vic Toews, a indiqué dimanche que la décision du gouvernement de bannir Al-Shabaab visait à protéger les familles canadiennes contre les activités de cette organisation.

Cette liste interdit à toute personne au Canada de même qu'à tout Canadien se trouvant à l'étranger de faire sciemment affaire avec des actifs appartenant à Al-Shabaan ou contrôlés par eux, a expliqué le ministre Toews dans un communiqué.

Al-Shabaab est banni dans plusieurs pays occidentaux.

______________ 1 - Quotidien du peuple (Chine) avec Xinhua

Le gouvernement somalien et un groupe islamiste modéré jurent de lutter contre les Shebabs

Le gouvernement somalien et le groupe islamiste modéré Ahlu Sunnah, qui combattent le mouvement radical des Shebabs, ont réitéré samedi leur détermination à coopérer dans leur guerre contre les insurgés.

Au cours d'une rencontre de haut niveau entre le gouvernement de transition et le mouvement Ahlu Sunah, qui contrôle plusieurs parties du centre de la Somalie, les deux parties ont répété le projet d'unification de leurs forces dans la lutte contre les Shebabs, selon Sheikh Omar Sheikh Mohammed Farah, chef des Opérations pour Ahli Sunnah.

Sheikh Mohamed a ajouté à l'issue de la rencontre tenue au palais présidentiel à Mogadiscio que les deux parties ont aussi convenu de soutenir totalement un récent accord conclu lors des discussions à Addis Abeba, la capitale éthiopienne.

L'accord stipule que le groupe Ahlu Sunnah devrait être incorporé dans le gouvernement. Le mouvement Sufi a réussi à chasser les Shebabs radicaux de plusieurs districts du centre de la Somalie.

Les Sufis, habituellement opposés à la violence, ont pris les armes contre les Shebabs qui contrôlent l'essentiel du sud et du centre de la Somalie suite au début de la démolition des tombes des vénérés spécialistes sufistes et à l'interdiction des rituels de la secte par le groupe radical.

La rencontre, qui a vu la participation du président somalien Sheikh Sharif Sheikh Ahmed, du Premier ministre et du président du parlement somalien ainsi que d'autres dirigeants de premier plan d'Ahlu Sunnah, survient dans un contexte de spéculation dans les médias d'une imminente offensive gouvernementale pour recupérer les positions rebelles.



09/03/10 (B541) Le journal de la Flibuste. Regain d'activité chez les pirates, mais ils subissent aussi des revers sérieux. (7 articles en Français)

_______________________ 7 - Mer & Marine

Le thonier français Talenduic attaqué au large de la Somalie

Le thonier-senneur français Talenduic, de l'armement Cobrepêche, a été attaqué vendredi par des pirates, alors qu'il était en pêche au large de la Somalie.

Ne pouvant manoeuvrer pour s'échapper sans perdre ses filets, le navire a fait appel aux autres thoniers présents à proximité et embarquant des équipes de protection de la Marine nationale.

Le Trévignon et le Torre Giulia se sont immédiatement déroutés pour l'assister, alors que les trois embarcations pirates (un bateau-mère et deux esquifs) prenaient d'assaut le Talenduic. Face aux pirates armés, les équipes de protection embarquées (EPE) à bord des thoniers ont appliqué les mesures nécessaires pour mettre fin à l'abordage (sommations, tirs de semonce...)

Dans leur fuite, deux bateaux pirates ont chaviré, le bateau-mère ayant percuté le Trévignon alors qu'un des deux esquifs était renversé par une vague.

Les chalutiers ont alors manoeuvré pour secourir les naufragés.

Six hommes ont été recueillis à bord d'un des trois thoniers, sous contrôle des EPE.

_______________________ 6 - Mer & Marine

La frégate Nivôse capture 10 bateaux et 35 pirates

En l'espace de trois jours, la frégate de surveillance Nivôse a réalisé la plus importante prise de pirates dans le bassin somalien depuis le lancement de l'opération Atalante, en décembre 2008. En tout, 35 individus, quatre bateaux-mères et 6 esquifs ont été interceptés par le bâtiment français. Intégré le 19 février à la force européenne Atalante de lutte contre la piraterie, le Nivôse, basé à La Réunion, a eu depuis une activité très soutenue. Elle a mené sa première mission opérationnelle au sein de l'EUNAVFOR en escortant entre Mombasa (Kenya) et Mogadiscio (Somalie) un navire transportant du fret au profit de la force de l'Union Africaine en Somalie (AMISOM).

Le Nivôse a pris en charge l'Alpha Kirawira à sa sortie du port de Mombasa le 23 février au matin, où il avait effectué une escale technique de 24 heures. Quatre jours de mer plus tard, le cargo chargé de containers arrivait avec le Nivôse au large de Mogadiscio. Après avoir déchargé à quai sa cargaison durant la nuit, l'Alpha Kirawira a repris la mer pour quitter les eaux somaliennes, toujours sous la protection du Nivôse.

Jeudi et vendredi dernier, la frégate française a, ensuite, été engagée dans deux opérations d'interception de pirates. La première a concerné trois embarcations qui avaient attaqué jeudi le bâtiment hydro-océanographique Beautemps-Beaupré. Repoussés par l'équipe de protection embarquée du BHO, les pirates ont été pistés par l'hélicoptère Panther du Nivôse puis interceptés vendredi matin par la frégate. Onze individus ont été transférés à bord. Plus tard dans la journée, la frégate recevait l'ordre de rejoindre un autre secteur, à 90 nautiques du premier, où des pirates avaient également été signalés.

Arrivé sur zone, le Nivôse a neutralisé un bateau mère et deux esquifs. Onze autres pirates ont été capturés. Alors que samedi, deux pirates supplémentaires étaient interceptés, le bâtiment a, de nouveau, été engagé hier dans une opération, qui s'est soldée par la capture d'un troisième groupe de 11 pirates.

Cette opération s'est déroulée dans le cadre d'une action combinée avec le pétrolier ravitailleur italien Etna, navire amiral d'Atalante, ainsi qu'un avion de patrouille maritime espagnol. Ce dernier a repéré les pirates, interceptés par les hélicoptères de l'Etna et du Nivôse, ainsi que les embarcations rapides de la frégate française. Des tirs de semonce ont été nécessaires pour dissuader les pirates de prendre la fuite, précise l'Etat-major des Armées.

_______________________ 5 - Nouvel Obs avec AP

Golfe d'Aden: 35 pirates présumés capturés par la Marine française

La frégate française "Nivôse" a intercepté dimanche 11 pirates opérant au large des côtes de Somalie, portant à 35 le total des captures du week-end, annonce l'état-major de l'armée française.

Les captures de dimanche résultent d'une action combinée de la frégate française, du pétrolier-ravitailleur italien "Etna", navire amiral de l'opération européenne Atalante menée dans le golfe d'Aden, ainsi qu'un avion espagnol de patrouille maritime.

Grâce aux renseignements de ce dernier, les embarcations rapides de la frégate ont intercepté un bateau-mère et deux skiffs. "Des tirs de semonce ont été nécessaires pour dissuader les pirates de prendre la fuite", précise l'état-major dans un communiqué.

L'armée française précise que la frégate "Nivôse" est intervenue quatre fois depuis vendredi, intercepter successivement 11 pirates présumés puis 11 autres vendredi, deux supplémentaires samedi et 11 dimanche, contribuant à la saisie de quatre bateaux-mères et six skiffs.

_________________________ 4 - Breizho

Capture de pirates en série
La Marine nationale appréhendent 35 pirates au large de la Somalie.


Semaine chargée pour la frégate française Nivôse qui patrouille au large de l'Afrique de l'est dans le cadre de l'opération européenne Atalante pour assurer la protection des routes maritimes menacées par la piraterie.

En quatre interventions successives, les marins français ont capturé 35 pirates somaliens qui maraudaient en haute mer à bord de six skiffs et quatre bateaux servant de bases à leurs opérations.

Les dernières interceptions ont eu lieu en coordination avec l'Etna, un pétrolier-ravitailleur italien et un avion espagnol de patrouille maritime. Une partie de ces pirates s'apprêtaient à attaquer des thoniers bretons.

_________________________ 3 - Le Figaro avec AFPD

Des pirates secourus par leurs victimes

Six pirates opérant au large de la Somalie et dont l'embarcation avait chaviré ont été secourus par des pêcheurs français qu'ils avaient attaqués, a-t-on appris aujourd'hui auprès de l'état-major à Paris.

Vendredi, le Talenduic, thonier français en campagne de pêche au large des côtes somaliennes, avait repéré 3 navires suspects. "Ne pouvant manoeuvrer pour s’échapper sans perdre ses filets, il relayait l’alerte aux navires à proximité", a précisé l'état-major sur son site. Deux autres navires, le Trevignon et le Torre Giulia, se sont immédiatement déroutés pour l'assister, alors que les trois embarcations pirates prenaient d’assaut le Talenduic.

Mais ce bateau, comme tous les thoniers français opérant dans cette zone dangereuse, avait à son bord des militaires ("équipes de protection embarquées", EPE) qui ont repoussé l'abordage, a indiqué l'amiral Christophe Prazuck, de l'état-major. "Dans leur fuite, deux bateaux pirates ont chaviré, le bateau-mère ayant percuté le Trevignon, tandis qu'un des deux skiffs d'attaque versait sur une vague", selon l'état-major.

"Les chalutiers ont alors manoeuvré pour secourir les naufragés. Six hommes ont été recueillis à bord d'un des trois thoniers", sous contrôle des militaires de l'EPE, selon la Défense française. L'amiral Prazuck n'a précisé ni la destination, ni le sort des pirates secourus.

_________________________ 2 - Ouest France

Des pirates libèrent un navire contre une rançon

Un bateau de pêche thaïlandais, capturé en octobre par des pirates somaliens, a été libéré dimanche contre paiement d'une rançon. Heradeere, village de pêcheurs situé à 300 kilomètre au nord de la capitale, Mogadiscio, est considéré comme une base des pirates somaliens.

Le bateau avait été détourné par des pirates le 29 octobre alors qu'il se trouvait à environ 200 milles nautiques au nord des Seychelles et à 650 milles de la côte somalienne. Il avait à son bord 23 marins russes, 2 Philippins et 2 Ghanéens.

_________________________ 1 - Ouest France

Des pirates à bord d'un thonier de Concarneau

Le «Torre Giulia» et le «Trévignon» font route actuellement vers les Seychelles, avec 6 pirates à bord du premier cité. Les deux thoniers ont repoussé une attaque de pirates vendredi à 12 h 15 (heure française) à 345 milles au large des Seychelles et à 420 milles des côtes somaliennes.

«Nous étions dans les eaux internationales !» confie Alain Dervout, patron du Trévignon, joint dimanche matin par téléphone.

Le «Talenduic» était en pêche. C'est lui qui aurait le premier repéré trois skiffs de pirates. Le «Trévignon» et le «Torre Giulia» se sont alors portés à son secours. Lors de la manoeuvre d'évitement, l'une des embarcations des pirates a coulé. Les marins les ont embarqué à leur bord.

22 pirates sont actuellement à bord du «Nivôse», frégate française sur zone dans le cadre de l'opération internationale Atalante de lutte contre la piraterie. Les commandos marines sont toujours présents à bord des thoniers français et ont largement contribué à la protection des navires bretons.

A bord des thoniers, l'ambiance est tendue. «Une attaque de pirates, ce n'est pas anodin, même si on est défendu par les militaires» poursuit Alain Dervout. «Ce n'est pas classique. L'an dernier, les attaques avaient démarré en mai, cette année, ça commence beaucoup plut tôt.» La présence des pirates à bord est une première pour les thoniers français. «Ils sont bien traités. Certainement mieux, que si nous étions à leur place.» Les thoniers ne devraient pas être aux Seychelles avant mardi dans la journée.

Isabelle JÉGOUZO.



09/03/10 (B541) Yémen Express (3 articles en Français)

_____________ 3 - Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: un détenu d'Al-Qaïda hospitalisé tue un garde

Un détenu membre d'Al-Qaïda, hospitalisé à Sanaa, a tué un de ses gardes et blessé grièvement un autre, lors d'une tentative d'évasion dimanche, a indiqué le ministère de la Défense.

Citant une source médicale, le site internet du ministère de la Défense (26Sep.net) a précisé que l'homme, d'origine somalienne, était de nationalité allemande.

"Les gardes de l'hôpital de la République à Sanaa ont mis en échec la tentative d'un élément d'Al-Qaïda, impliqué dans plusieurs attaques terroristes, et qui était hospitalisé depuis plusieurs jours", écrit le ministère de la Défense sur ce site.

"Il souffrait de problèmes (de santé) et c'est pour cela qu'il a été hospitalisé", ajoute-t-il.

"Le terroriste, qui s'appelle Charif Mobaïli, a réussi par surprise à arracher le pistolet d'un garde qui l'aidait à aller aux toilettes et lui a tiré dessus ainsi que sur un autre garde", rapporte encore le ministère.

L'un a été tué et l'autre, grièvement blessé, a été opéré.

D'autres gardes ont réussi à entrer dans la chambre dans laquelle s'était barricadé le détenu et sont parvenus à le maîtriser.

Une source médicale avait indiqué auparavant que le détenu avait tué deux gardes parmi les cinq qui étaient chargés de le surveiller à l'hôpital.

Après l'incident, le prisonnier a été reconduit en prison, ont indiqué des témoins.

Les autorités yéménites affirment avoir arrêté plusieurs membres ou membres présumés d'Al-Qaïda depuis le lancement en décembre d'une campagne contre les partisans de la branche locale du réseau d'Oussama ben Laden, qui a revendiqué des attentats contre les missions diplomatiques, les installations pétrolières et les touristes au Yémen.

Le 4 mars, elles ont fait état du démantèlement d'une cellule d'Al-Qaïda qui planifiait des attentats ainsi que de l'arrestation de ses 11 membres lors d'une opération des forces de sécurité à Sanaa qui a coûté la vie au père de l'un des suspects appréhendés.

Pays le plus pauvre de la péninsule arabique, le Yémen, secoué par une rébellion dans le nord et un mouvement sécessionniste dans le sud, fait figure de sanctuaire pour les extrémistes islamistes. Le pays est devenu ces deux dernières années une base pour Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa).

Cette branche, animée depuis plus d'un an par des Saoudiens et des Yéménites, a notamment revendiqué la tentative d'attentat de Noël dernier contre un avion de ligne américain entre Amsterdam et Detroit.

_____________ 2 - Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Couvre-feu imposé dans le sud du Yémen

Les autorités yéménites ont imposé une interdiction de circulation des véhicules pendant la nuit à al- Dhalee, une province du sud du Yémen en proie à des troubles, dans l'optique de rétablir l'ordre suite à des affrontements entre les troupes gouvernementales et les séparatistes.

Au moins dix séparatistes et sept policiers ont été blessés dans les affrontements qui ont éclaté lorsque la police a tenté d'arrêter des militants et des leaders recherchés du Mouvement pro- indépendantiste du Sud, selon un officiel de la sécurité.

Le directeur de la sécurité provinciale d'al-Dhalee, le colonel Ghazi Mohsen, a confié à Xinhua que la répression vise à arrêter les hors-la-loi accusés de tuer et de blesser de nombreux personnels de la sécurité dans la province agitée.

"Le coup de balai de la sécurité vise aussi des hommes armés du Mouvement (séparatiste) du Sud qui ont ouvert le feu ce matin sur les patrouilles policières à al-Dhalee ville, blessant sept policiers," a-t-il déclaré.

Mohsen a confirmé l'arrestation de quatre leaders du Mouvement du Sud qui auraient inciter les manifestations demandant au sud de faire sécession d'avec le nord.

Le responsable de la sécurité a indiqué qu'une interdiction de circulation des véhicules dans la nuit a été imposée à compter de ce soir et se prolongera jusqu'à demain dans plusieurs parties des districts de la province.

____________________________ 1 - JDD

Yémen: Un détenu tente de s'évader

Un détenu d'Al-Qaïda a tenté de s'évader dimanche de l'hôpital de Saana, la capitale du Yémen, où il est actuellement soigné. Selon un responsable de l'hôpital, le patient s'est emparé du pistolet de l'un des agents qui gardaient sa chambre, puis ouvert le feu avant de se précipiter vers l'escalier. L'activiste a pu être rattrapé mais ses complices, présents à l'entrée de l'établissement, ont pris la fuite.

Deux gardes ont été touchés dans la fusillade: blessés dixit le responsable de l'hôpital, tués d'après la chaîne de télévision Al Arabia.

Aucune victime civile n'a été recensée.



09/03/10 (B541) Point de vue. Un lecteur qui se présente comme "militant" à Djibouti nous envoie cette contribution que nous publions sous sa responsabilité.

Pour un refus de la révision de la Constitution

Depuis quelques mois certaines voix s’élèvent tant au pays que parmi la diaspora Djiboutienne en Europe et aux Amériques pour dénoncer les dérives du régime en place et plus spécialement son projet de réviser la constitution afin de permettre à l’actuel dictateur de briguer un 3ème mandat. Ce projet est maintenant officialisé par le RPP à son dernier congrès.

Aden Robleh Awaleh, président du PND, a été un des premiers à dénoncer cette violation flagrante de la loi fondamentale de notre pays. Il est temps pour les forces de l’opposition de se regrouper autour d’une figure connu afin de s’opposer efficacement au renouvellement du bail d’IOG. A cet effet Aden Robleh me semble la personnalité la mieux placée pour porter le message des milliers de Djiboutiens piétinés qui subissent de plein fouet la hausse continuelle des produits de premières nécessité (lait, riz, sucre, etc.).

Aden Robleh a été un militant de longue date pour l’indépendance de la république de Djibouti. Très peu de Djiboutiens ont consacré autant de temps de leur courte vie à ce projet d’émancipation et de liberté. Juste un rappel de quelques temps fort pour illustrer ce passé douloureux à notre jeunesse.

Aden Robleh Awaleh après avoir été Secrétaire Général des étudiants et stagiaires de Djibouti en France de 1965 à 1967 fut élu Secrétaire Général du F.L.C.S. (Front de Libération de la Côte des Somalis) en 1969 et le restera jusqu’en 1977 date de notre indépendance. Il a dirigé l’action diplomatique ainsi que l’action sur le terrain des militants du F.L.C.S. voué à la cause de la libération de Djibouti du joug colonial. Certains hauts fonctionnaires aujourd’hui bien placés feignent de l’ignorer souvent parce qu’ils étaient du mauvais côté à cette époque, à l’instar de l’actuel occupant du palais de l’escale, où sont trop jeune pour le savoir.

Nous profitons de ce petit billet pour leur rappeler que l’indépendance nationale a été obtenue de haute lutte et ceux qui se sont succédés à la tête du pays-deux proches cousins- n’ont pas apportés une miette à cette entreprise de luttes et de sacrifices. Des prises d’otages, des sabotages, des emprisonnements, des meurtres ont jalonnés cette période et la France n’a finalement cédé que sous les coups de butoirs successifs du F.L.C.S.

Aden Robleh a failli payer de sa vie puisque les laquais (bien Djiboutiens) coloniaux ont tenté de le tuer ne réussissant finalement qu’à le blesser gravement 3 jours avant la proclamation de cette indépendance pour laquelle il avait tant donné. En 1986 devant le glissement vers la corruption, la gabegie et l’affairisme du régime, Aden Robleh, alors simple député, publia un livre où il relatait une partie de l’histoire récente de Djibouti. Mal lui en pris car aussitôt il fut la cible d’harcèlement constants de plus en plus menaçants. Coupures d’électricité, d’eau, chantages, etc… rien ne lui fut épargné.

Craignant pour sa vie il réussit in extrémis à quitter Djibouti pour un nouvel exil. Il poursuivi son action politique sur le plan international laquelle abouti in fine à l’ouverture et l’acceptation par le régime Gouled du multipartisme en 1992.

Actuellement membre du parlement panafricain, Aden Robleh Awaleh fidèle à son sens de l’histoire, a décidé qu’il est temps de dire non à la violation constitutionnelle qui s’annonce et à une monarchie d’un autre temps qui risque d’épuiser les ressources Djiboutiennes déjà limitées.

Dans une récente interview à la voix de Djibouti -première radio indépendante Djiboutienne d’information fondée par la diaspora- il met en garde le Djiboutiens contre les souffrances qui les attendent s’ils ne se lèvent pas comme un seul homme pour s’opposer au viol de la constitution.

En temps que simple militant de base de l’opposition, je conseille à mes aînés de dépasser les querelles intestines et de confier la direction du refus de révision de la constitution à Aden Robleh Awaleh, personnalité jouissant de la légitimité historique et de la stature internationale requise. Djibouti est à un tournant et IOG est cerné à la frontière nord par le Frud et l’Erythrée et au sud par un front Issa récemment formé.

IOG qui a fréquemment recours aux féticheurs et autres voyantes doit méditer longuement l’histoire récente du Niger.

Le jour de son intronisation -suite à son premier du hold-up électoral- le 9 avril 1999 coïncidait avec un coup d’Etat au Niger qui avait pour but de déposer un militaire ayant voulu s’accrocher au pouvoir. 10 ans plus tard un autre président -Mamadou Tandja- changea la constitution, dissout le parlement et la cour constitutionnelle. Un nouveau coup d’Etat vient de mettre fin à sa folle dérive.

Refusons ensemble la révision constitutionnelle en préparation par ce régime honni de tous.



08/03/10 (B541) LDDH / Faut-il prendre les armes ou baisser les bras face à des répressions Impunies sous l’œil vigilant des Chancelleries de la place ?


Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 8 MARS 2010.

Faut-il prendre les armes ou baisser les bras face à des répressions Impunies sous l’œil vigilant des Chancelleries de la place ?

En cette Journée Internationale de la Femme, en République de Djibouti c’est le désastre pour bon nombre de Femmes djiboutiennes, qui ont vu :

- leurs logements bradés par le Chef de l’Etat,

- leurs maris constamment incarcérés, au vu et au su de tous, puisque les faits se sont déroulés à deux pas des Ambassades des Etats-Unis, du Yémen, de l’Ethiopie, de la France et de la représentation du PNUD.

La Femme Djiboutienne est confrontée, dans ce contexte, à diverses violations socio-économiques insupportables et condamnables, assimilables à des persécutions physiques et morales pires et plus vicieuses que celles que nous avions connues durant la période coloniale.

Les faits.

Samedi 6 mars 2010,
Après plus de trois mois de salaires non payés par les Autorités Djiboutiennes (alors que leurs camarades dépendant des Autorités Ethiopiennes sont payés) des Agents du Chemin de Fer ont manifesté pacifiquement. Cette action a été sauvagement réprimée. Plus d’une centaine de cheminots ont été incarcérés à Nagad pour n'être relâchés que beaucoup plus tard dans la soirée.

Dimanche 7 mars 2010,
Les cheminots ont organisé une nouvelle manifestation. Cette fois en face du Ministère des Transports à cent mètres de l’Ambassade des Etats-Unis, mais aussi à cent mètres de l’Ambassade d’Ethiopie.

Malheureusement les cheminots ignoraient que toutes les manifestations pacifiques dans cette Zone névralgique sont formellement interdites.

Reste à savoir, en vertu de quel texte juridique ?

Néanmoins, force est de constater que depuis hier dimanche 7 mars 2010 soixante quatre (64) travailleurs (sur plus d’une centaine) ont été embarqués manu militari après un tri "sélectif" réalisé, semble-t-il, sur des critères d’appartenance probablement politiques ou/et tribales.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains lance un appel pressant aux Ambassades des Etats-Unis, de l’Ethiopie et de la France à réagir promptement pour dénoncer les répressions inadmissibles et intolérables, qui se sont abattues sur les travailleurs cheminots, alors qu'ils manifestaient pacifiquement. Ils ont été arbitrairement incarcérés à Nagad depuis le 7 mars 2010.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme d'interpeller les Ambassades accréditées en République de Djibouti pour qu'elles confirment ou démentent :

- l'existence d'accords secrets qui auraient été signés avec les Autorités Djiboutiennes et aux termes desquels, cette Zone serait déclarée comme domaine privée.

- le fait que ces terrains, appartenant au domaine public, leur aient été cédés en pleine propriété ....

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) constate et dénonce avec fermeté les mesures inhumaines et indignes qui frappent l’ensemble des Djiboutiennes à savoir :

  • les violations, par le Chef de l’Etat Monsieur Ismaël Omar Guelleh, des Droits fondamentaux et de la Démocratie en République de Djibouti,
  • les bradages du patrimoine public, le non-paiement des salaires des Agents de l’Etat ou de ceux sous la tutelle de l’Etat comme les cheminots de la Société du Chemin de Fer Djibouto-Ethiopienne, en particulier les cheminots dépendant directement des Autorités Djiboutiennes,
  • toutes les arrestations illégales, en violation flagrante de la Constitution Djiboutienne, notamment en ses articles : 10, 12, 14, 15 et 16,
  • et elle exige la libération immédiate de tous les travailleurs illégalement détenus à Nagad suite aux diverses manifestations pacifiques contre les abus de pouvoir à l'encontre des cheminots. Ces derniers manifestaient, à juste titre et pacifiquement contre les bradages de leurs logements, contre le non paiement de leurs salaires et arriérés de salaires.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rappelle que les délits ou crimes « de violations d’ententes commerciales sont réprimées plus sévèrement que les violations des droits humains ». Elle considère que le bradage du patrimoine collectif et le non-paiement des salaires sont des faits assimilables à la torture morale. Ces faits sont plus graves que ceux commis contre la Dignité de la Personne Humaine.

NOEL ABDI Jean-Paul



07/03/10 (B541) Désormais il faut déposer des plaintes contre IOG pour les multiples crimes commis mais encore impunis. Commençons par une plainte urgente et fondée pour séquestration de mineur ... (Lecteur, chef coutumier Issa)

Je propose de créer un forum sur la libre expression relatif à la série de crimes commis par/et sous IOG !

Plainte n°1 :
Pour séquestration et détournement d’un adolescent, en la personne de l’OUGAS des ISSAS tant attendu par notre communauté,

Destinataires :
les Juridictions internationales compétentes.

Plaignant et partie civile :
Un viel Issa, chef coutumier et sympathisant de la LDDH.

Contre :
le dictateur sanguinaire Ismaël OMAR GUELLEH

Exposé des faits et des motifs de la plainte :
- dans un contexte de Voyouterie de la politique régionale de l’Igad,
- dans un contexte où les mascarades électorales se multiplient dans notre sous-région, en particulier à Djibouti, au Somaliland et en Ethiopie. A noter que ces mascarades électorales sont cautionnées par les Forces prépositionnées en République de Djibouti.
- Provocations et intimidations lors l’Intronisation à Zeila (35 km de Djibouti ville) de notre élu, l'Ougass des Issas.

Après un long périple, des provocateurs, sans aucun doute commandités par le candidat à un 3ème mandat anticonstitutionnel ont bafoué, souillé l’intronisation de notre jeune Ougass. Au motif d'assurer sa sécurité ensuite, il a été kidnappé à Zeila et conduit sous haute protection à Djibouti. Le commandant des opérations était le Général Zakaria, qui n'aurait agi selon ses déclarations que dans l’unique but de protéger la personne royale, des pillages et des affrontements suivis de tirs en l’air mais à balles réelles.

Actuellement, notre jeune Ougas n’a pas terminé les déplacements qu'il doit effectuer tout d'abord vers Bulaxar non loin du cimetière de SHEICK ISSA l’ancêtre des Issas ;

Puis il doit encore suivre sa longue formation sur le droit coutumier spécifique aux Issa ;

Rappelons qu'il n’a pas encore commencé ses épreuves de purification intérieure et spirituelle ;

Selon la tradition, le jeune Ougas devrait durant dix mois au moins, se déplacer en faisant "du porte à porte" jusque dans les coins les plus reculés, loin des villes polluées par la corruption, les vols et les crimes, polluées et spoliées par le politique ;

Or que constate-t-on aujourd'hui ?

Que le jeune Ougas a été kidnappé et conduit à Djibouti. Qu'il est assigné à résidence en compagnie de neuf vieux dans l'ancienne résidence de Barkat Gourad. La villa de l'ancien Premier ministre est actuellement séquestrée et encerclée par un détachement visible de la Garde républicaine.

Je tiens à rappeler que la Villa de Barkat Gourad avait été mise à disposition du Président somalien, proclamé par la volonté d'Oould, missionné par le Conseil de Sécurité de New-York.

Les autres accompagnateurs de notre Roi ont été dispersés dans trois hôtels dont Dar El Salam qui appartient à un député.

Ceux qui sont hébergés à Assamo, propriété du vieux député Djama Djilal de l’époque de Barkat Gourad ont commencé une grève de la faim car ils refusent de manger les repas des Impies.

La situation est grave et tout un chacun se demande où veut en venir le sanguinaire IOG ?

Après avoir semé la guerre entre les Islamistes somalis, IOG a-t-il pour projet de semer la guerre entre les frères issas d’Ethiopie et de Djibouti ?

L’avenir le dira !

Par ces motifs

Les vieux de la Communauté des Issas de Djibouti :

- dénoncent les tentatives des spoliations et des détournements du Jeune Ougas récemment intronisé, ainsi que de la séquestration abusive et intolérable de plusieurs vieux qui accompagnent et encadrent le jeune Ougas ;

- exigent leur libération immédiate et sans condition, (Du jeune Ougass et des vieux qui l'entourent) ,

- demandent que des poursuites soient lancées contre l'Impie, qui a juré en tant que Chef de l’Etat de la République de Djibouti, sur le Saint Coran :

  • de respecter la Constitution Djiboutienne,
  • à respecter sans interférence aucune à la liberté d’expression, à la liberté de circulation (liberté d'aller et de venir pour toute personne vivant en République de Djibouti), à la Liberté de manifester, à la liberté des religions, des cultures, de l’Histoire et du Respect des Traditions ancestrales etc, etc…


07/03/10 (B541) Humour : Ce que pourrait être la retraite de Paulette et de Guelleh si leur projet de violation constitutionnelle est mis en échec, par la campagne internationiale qui se développe et par le rassemblement des oppositions autour de ce thème. A moins que ne soit Gabode ... ? (ARDHD)



07/03/10 (B541) Yemen Express (3 articles en Français)

_________________________ 3 - JDD

Affrontements dans le sud du Yémen

Des combattants séparatistes et des forces yéménites se sont affrontés samedi dans le sud du Yémen, faisant dix blessés dans les rangs des premiers et trois parmi les seconds, ont fait savoir les autorités.

Les violences de samedi ont éclaté lorsque des militaires ont tenté d'arrêter un suspect mis en cause dans l'assassinat d'un responsable des services de renseignement de la province de Dalea.

Sept séparatistes ont été interpellés au cours de l'opération.

Les forces de l'ordre avaient encerclé la veille la ville de Dalea et procédé à des perquisitions dans plusieurs habitations, ce qui a donné lieu à des échanges de tirs, selon la presse locale et des témoins.

_________________________ 2 - Le Figaro avec AFP

12 blessés dans le sud du Yémen

Douze personnes, en majorité des policiers, ont été blessés dans des échanges de tirs aujourd'hui entre manifestants sudistes et forces de l'ordre dans la ville de Daleh, dans le sud du Yémen, a indiqué une source médicale.

Les tirs ont commencé lorsque des policiers ont tenté d'arrêter des activistes sudistes qui appellent à une séparation de cette partie du pays du nord, ont rapporté des témoins.

"L'hôpital de Daleh a admis douze blessés, en majorité des policiers", a indiqué une source médicale locale, ajoutant que "certains des blessés sont dans un état critique". Après ces incidents, les forces de l'ordre ont bouclé la ville et y ont imposé un couvre-feu, selon les mêmes témoins.

Jeudi, un manifestant et deux policiers ont été tués lors d'affrontements qui ont émaillé des manifestations en faveur de la sécession du sud. La partie sud du Yémen est agitée depuis des mois par des manifestations et des actes de violences sur fond de mécontentement populaire, les habitants s'estimant l'objet de discriminations et disant ne pas bénéficier d'une aide économique suffisante.

Le sud-Yémen était un Etat indépendant jusqu'en 1990.

_________________________ 1 - Nouvel Obs avec AP

Onze membres présumés d'Al-Qaïda arrêtés au Yémen

Le ministère yéménite de l'Intérieur a annoncé jeudi l'arrestation de onze membres présumés du réseau Al-Qaïda.

Les onze hommes ont été arrêtés alors qu'ils se réunissaient dans la maison de l'un d'entre eux à Sanaa. Le père d'un des suspects a été tué par la police lorsqu'il a ouvert le feu sur les forces de l'ordre pendant l'intervention, précise le ministère.



07/03/10 (B541) Nouvelles de Somalie (6 articles en Français)

__________________________ 6 - Le Monde

Washington prêt à aider le gouvernement somalien à reprendre Mogadiscio

Des forces spéciales américaines pourraient aider le gouvernement somalien qui prépare une offensive militaire pour reprendre le contrôle de Mogadiscio et en déloger les insurgés islamistes, qui veulent exporter leur djihad, rapporte le New York Times. Citant un responsable américain ayant requis l'anonymat à Washington, le quotidien affirme que l'offensive gouvernementale pourrait être lancée dans les prochaines semaines.

"Vous verrez des frappes aériennes et des opérations des forces spéciales", a précisé cette source anonyme.

Des conseillers américains supervisent depuis plusieurs mois l'entraînement des forces somaliennes qui doivent être engagées dans cette offensive, indique le NYT. Les Américains ne sont pas les seuls à être impliqués : en plein désert djiboutien, la France entraîne en toute discrétion des soldats somaliens et tandis que deux agents français ont été enlevés, le 26 août. Depuis fin 2009, le gouvernement de transition somalien (TFG), qui ne contrôle qu'une petite partie de la capitale, promet d'en finir avec les insurgés islamistes Shebab et de "libérer" la ville.

Le mouvement Chabab contrôle également la plus grande partie du centre et du sud de la Somalie, un pays ravagé par la guerre civile depuis 1991 et confronté à sa pire crise humanitaire depuis la famine de 1991-1992, avec 3,64 millions de personnes, soit la moitié de la population, ayant besoin d'une aide extérieure, selon le Programme alimentaire mondial (PAM). Les islamistes Chabab, qui se réclament d'Al-Qaida, ont interdit dimanche dernier la distribution d'aide de l'agence onusienne.

____________________________ 5 - Yahoo avec AP

Somalie: des insurgés bloquent l'acheminement de l'aide alimentaire (PAM)

Un porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM) a affirmé lundi que des insurgés islamistes somaliens bloquaient l'acheminement de l'aide alimentaire à plus de 366.000 personnes déplacées en Somalie. Lire la suite l'article

Peter Smerdon a précisé que les camions n'étaient plus autorisés, depuis deux semaines, à passer un poste de contrôle dans le corridor d'Afgooye, près de la capitale Mogadiscio, où se trouvent les plus importantes concentrations de personnes déplacées par les violences.

Le groupe insurgé islamiste al-Shabab a interdit au PAM de distribuer de l'aide dans les zones placées sous son contrôle, car celle-ci empêche selon lui les agriculteurs locaux de vendre leurs récoltes. Il a également accusé le PAM de distribuer de la nourriture impropre à la consommation humaine et de soutenir secrètement des "apostats", ayant renoncé à la foi musulmane.

Le PAM avait déjà cessé, début janvier, de distribuer de l'aide dans la plupart des régions du sud et du centre de la Somalie en raison de menaces d'al-Shabab.

La Grande-Bretagne a annoncé lundi son intention d'interdire al-Shabab, qui pourrait être actif dans la diaspora somalienne du Royaume uni. Un décret du ministre de l'Intérieur, Alan Johnson, ferait de l'appartenance au groupe un délit et interdirait aux Britanniques de collecter des fonds à son profit. Le texte doit encore être approuvé par le Parlement, ce qui s'annonce largement comme une formalité.

Le groupe est déjà interdit aux Etats-Unis. Soupçonné de liens avec al-Qaïda, al-Shabab est considéré depuis 2008 comme une organisation terroriste par le département d'Etat américain.

____________________________ 4 - JDD

Somalie: Al Chaabab veut grossir ses rangs

Les rebelles islamistes somaliens ont interdit les cours d'anglais et de sciences dans des écoles de la ville d'Afmadow, reprochant aux établissements de ne pas libérer certains élèves pour grossir les rangs de l'insurrection.

Les membres du mouvement Al Chabaab ont donné un mois à trois écoles pour se soumettre à cette injonction et modifier leur programme en accord avec la loi islamique, disent des habitants de cette localité.

"Ils nous ont demandé de fournir des élèves à leur milice pour qu'ils combattent à leurs côtés mais nous avons rejeté cette demande", a raconté un enseignant ayant requis l'anonymat

_____________________________ 3 - Le Figaro avec AFP

Somalie: 15 tués dans des combats

Au moins 15 personnes ont été tuées depuis hier soir dans des affrontements entre milices claniques dans le centre de la Somalie, a-t-on appris de sources concordantes.

Provoqués par une dispute pour le contrôle de points d'eau, des combats ont éclaté entre miliciens de deux clans rivaux dans le village de Baadweyne, dans la région de Mudug.

"Au moins quinze personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées", a indiqué un habitant de Baadweyne, Ahmed Hirsi, interrogé au téléphone par l'AFP.
Les violences ont débuté jeudi dans la soirée et se poursuivaient vendredi matin. Ils opposent des miliciens des sous-clan Suuleyman/Habergidir et Qubeeys/Dir, a précisé la même source.

"Des notables tentaient de résoudre la crise par une médiation, mais les deux clans ont appelé en renforts des combattants des districts voisins", a ajouté, Awale Yasin, l'un de ces notables locaux, qui a fait état pour sa part de 18 tués.

_____________________________ 2 - Le Monde

Somalie : affrontements meurtriers entre milices claniques

Au moins quinze personnes ont été tuées depuis jeudi soir dans des affrontements entre milices claniques dans le centre de la Somalie. Provoqués par une dispute pour le contrôle de points d'eau, des combats ont éclaté entre miliciens de deux clans rivaux dans le village de Baadweyne, dans la région de Mudug. "Au moins quinze personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées", a indiqué un habitant de Baadweyne

"Des notables tentaient de résoudre la crise par une médiation, mais les deux clans ont appelé en renfort des combattants des districts voisins", a ajouté l'un de ces notables locaux, qui a fait état pour sa part de dix-huit tués

_____________________________ 1 - APA NEWS

La Somalie salue la décision de Londres d’inscrire Al Shabab sur sa liste terroriste

Le président du gouvernement fédéral de transition (TFG) en Somalie, Sheik Sharif Sheik Ahmed a bien accueilli la décision prise cette semaine par les autorités britanniques d’inclure le mouvement somalien, Al Shabab, affilié au réseau Al Qaïda.sur sa liste des groupes terroristes.

Au cours d’une conférence de presse tenue jeudi au palais présidentiel, le président Sheik Sharif a déclaré que son gouvernement était ’’très heureux’’ d’apprendre cette décision de la Grande Bretagne.

“La décision britannique d’ajouter Al Shabab sur la liste des organisations terroristes allait dans le bon sens, mais est elle intervient tardivement, car il ne fait aucun doute que les Shababs sont des terroristes. Nous saluons cette décision et appelons tous les gouvernements à faire de même avec Al Shabab”, a dit le président.

Le président a fermement condamné l’interdiction faite par Al Shabab aux agences humanitaires, tels que le Programme alimentaire mondial, qui ne peut plus intervenir en Somalie, du fait des menaces de mort sur toute personne qui s’aventurerait à travailler avec les agences d’aide alimentaire.

“Des Somaliens sont en train de mourir et ont besoin de l’aide internationale, et les restrictions de ce groupe barbare contre le PAM montrent que ces terroristes sont résolus à détruire la vie de tous les Somaliens”, a-t-il ajouté.

Les dirigeants d’Al Shabab, un mouvement qui figure déjà sur la liste des organisations terroristes du gouvernement américain ont déclaré par le passé qu’ils étaient très heureux d’être sur cette liste et pris l’engagement de lutter pour gouverner le monde entier sur la base de leur modèle islamique inspiré par les Talibans.

En 2006, le groupe constituait l’aile militaire de l’Union des Tribunaux islamiques en Somalie, qui avait vaincu les puissants seigneurs de la guerre au cours de la seconde moitié de cette année, avant d’être chassé à leur tour par les troupes gouvernementales somaliennes, avec l’appui des troupes éthiopiennes à la fin du mois de décembre 2006.

Les combats, dans la seule capitale Mogadiscio, auraient fait plus de 21.000 civils somaliens tués et déplacé plus de 1,5 millions d’autres.



07/03/10 (B541) Le Journal de la Flibuste (10 articles en Français)

___________________________________ 10 - RFI

Un chimiquier norvégien piraté au large de Madagascar

Un pétrolier battant pavillon des Iles Marshall a été attaqué et détourné par des pirates, le 5 mars 2010, au nord-ouest de Madagascar, au large de la Grande île. Il avait à son bord vingt et un membres d’équipage, originaires de pays asiatiques selon l'armateur norvégien. Le bâtiment ferait route actuellement vers les eaux somaliennes.

L'UBT Ocean, qui transporte du fioul, faisait route des Emirats arabes vers la Tanzanie. Selon l'armateur norvégien, le chimiquer avait choisi de passer exprès au large de Madascagar pour éviter la zone où sévissent habituellement les pirates. Mais le vendredi 5 mars, vers 5h30, le capitaine du navire joint par téléphone la compagnie Broevigtank pour signaler l'attaque. « Nous avons des pirates à bord » précise t-il avant que le contact ne soit rompu. Depuis, plus de nouvelles des vingt et un membres de l'équipage.

Les propriétaires norvégiens indiquent que le bâtiment battant pavillon des Iles Marshall se dirige actuellement vers le nord en direction des eaux somaliennes.

Une zone sillonnée depuis 2008, par la force navale européenne, Atalante qui traque les pirates somaliens. Onze d'entre eux ont justement été capturés vendredi 5 mars par une frégate française et deux bateaux ont été détruits. C'est la raison pour laquelle ces derniers temps, les pirates ont tendance à déplacer leur champ d'action vers l'est et le sud de l'Océan indien, s'aventurant maintenant jusqu'au large de Madagascar.

____________________ 9 - Bruxelles 2 - Europe de la Défense

Le Nivose intercepte 22 pirates. Un navire de la "Royale" attaqué

Une frégate française participant à l'opération européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta a intercepté et neutralisé, vendredi 5 mars, successivement, deux groupes pirates, dans le sud de l'Océan indien, entre Seychelles et Kenya, a annoncé le QG européen de Northwood et l'Etat-Major des armées.

Les pirates qui opéraient à partir d'un bateau-mère et de 2 skiffs avaient attaqué, plus tôt, jeudi, un navire français, le batiment hydro-océanographique Beautemps-Beaupré de la Marine nationale, 180 miles à l'est de Mogadiscio (selon la marine nationale) (*). Les sommations d'usage (radio, avertissement sonore et visuel) n'ayant pas donné d'effet, il a fallu que l'équipe de protection embarquée fasse des tirs de semonce pour que les pirates qui s'apprêtaient à monter à bord avec des échelles mobiles déguerpissent et rejoignent leur bateau-mère. Le navire a donné l'alerte aux forces présentes sur la zone.
Un avion de patrouille maritime, basé aux Seychelles, les avaient repérés et suivis. Le chef de la force sur zone, le Rear Admiral italien Gumiero a alors décidé d'intervenir. C'est la frégate française, le Nivose, qui a été chargée de l'approche.

Au petit matin du vendredi, le Nivose a donc repéré les skiffs à 350 miles des côtes somaliennes (environ 2 Sud, 47 Est), et lancé son hélicoptère Panther et un RHIB avec une équipe d'intervention. Les suspects n'ont pas attendu leur arrivée : ils ont commencé à balancer par-dessus bord tout ce qui pouvait être une preuve de leurs forfaits (échelles, armes...). Un délestage observé par les marins français qui s'approchaient à grande vitesse. A l'arrivée, sur place, ils ont pu saisir les skiffs qui contenaient encore tout un attirail de piraterie, comme un lance-roquette (pas très utile pour la pêche !), des grappins et plusieurs fûts d'essence. Le bateau-mère et un des skiffs pirates ont été détruits. Et les 11 pirates à bord appréhendés ont été transférés sur le Nivôse.

Cela fait d'ailleurs plusieurs jours qu'entre Seychelles et Kenya, les pirates sont revenus, apparemment avec plusieurs bateaux-mères et skiffs. Une demi-douzaine de skiffs pirates avaient été repérés par les forces multinationales et l'alerte donnée aux navires croisant dans la zone. Un bateau de pêche espagnol, l'Albacan, a été attaqué dans des conditions analogues jeudi matin. Et deux autres, dont le thonier Intertuna II et le navire auxiliaire, basé aux Seychelles, l'Artxanda Atunsa, ce vendredi matin. Un troisième, l'Intertuna III, a pu fuir.

Des thoniers français ont également été attaqués.

C'est lors de ces dernières attaques que le Nivose a réalisé la deuxième opération de la journée. Sur ordre du commandement d'Atalanta, il s'est donc déporté de 90 nautiques vers le sud-est. Et le même procédé que dans la matinée s'est répété. Hélicoptère, approche par RHIB et intervention. « Deux skiffs et un bateau-mère ont été appréhendés avec 11 suspects à bord, un bateau-mère et un skiff ont été détruits », a précisé l'Etat-Major des armées.

Le Nivose détient 22 suspects à bord. La destination des pirates n'est pas encore connue. Il y a plusieurs hypothèses. Dans le premier cas, un bateau français était impliqué et un juge français pourrait être saisi. Mais il n'y aucun flagrant délit. Donc il sera difficile de traduire en justice les suspects. Et même si de très fortes présomptions pèsent sur ce groupe, notamment avec les vues aériennes, il n'y a pas de preuves formelles. Dans le second, les autorités seychelloises pourraient être saisies, au premier chef. Tout est là aussi question de preuves. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'à chaque fois, un skiff a été gardé intact par les marins du Nivose, afin de pouvoir remettre les intéressés à l'eau en bordure des côtes somaliennes.

(*) Le Beautemps-Beaupré est intervenu, en juillet 2009, à la demande de l'Etat-Major des armées sur l'accident d'avion de l'Airbus A310 de Yemenia Airways au large des Comores.

________________________ 8 - Ouest-France

Beau temps, belle mer : les pirates reviennent

Trois navires français ont été impliqués dans des incidents avec des assaillants somaliens.Onze suspects ont été interceptés par une frégate.

Vendredi matin, dans l'océan Indien, la frégate française Nivôse a capturé onze pirates somaliens et détruit trois de leurs bateaux. Ces pirates avaient été impliqués dans un incident mettant en cause un autre navire de la Marine nationale.

Jeudi soir, le bâtiment hydro-océanographique Beautemps-Beaupré a évité une attaque de pirates, alors qu'il naviguait à 180 milles nautiques à l'est de Mogadiscio. Trois navires suspects se sont approchés du bâtiment qui a transmis un « message d'alerte » à tous les navires de la zone.

« Dès réception de l'alerte, l'état-major de l'opération Atalante a ordonné à la frégate Nivôse, qui patrouillait à 150 nautiques de la zone, de faire route vers le lieu de l'attaque », a précisé le ministère de la Défense. L'hélicoptère de la frégate a pisté les deux skiffs et leur bateau-mère. L'intervention s'est conclue sur « la reddition des pirates ».

Le beau temps actuel, au large de la Somalie, provoque une recrudescence des actes de piraterie. Jeudi, à 650 km des côtes, un thonier espagnol a repoussé une attaque, après un échange de tirs entre assaillants et gardes privés embarqués à bord.

Ce scénario s'est répété, vendredi, avec un autre thonier espagnol puis avec deux bateaux de pêche français, le Trévignon et le Torre Giulia (qui naviguait jusqu'à l'an dernier sous pavillon italien) de l'armement concarnois Cobrecaf. Défendus par des commandos de Marine français, les deux navires ont repoussé l'agression.

Forte de onze navires, la flotte thonière française suit les migrations du thon vers le Sud, en direction du canal de Mozambique (entre Madagascar et le continent africain), ce qui l'éloigne de la Somalie et, théoriquement, des zones les plus dangereuses.

________________________ 7 - Presse canadienne avec AP

Des bateaux français impliqués dans des accrochages avec les pirates somaliens

Avec la fin de la saison des pluies, les pirates somaliens redoublent d'activité: ils ont provoqué vendredi quatre accrochages, dont un impliquant des militaires français, au large de la côte est de l'Afrique.

Dans un communiqué diffusé vendredi soir, le ministère français de la Défense a fait savoir que sa frégate "Nivôse", engagée dans la force navale européenne de lutte contre la piraterie dans le golfe d'Aden (opération Atalante), avait intercepté dans la journée 22 pirates présumés au large des côtes somaliennes.

"Onze individus" ont d'abord été capturés lors d'une intervention contre "un bateau-mère et deux skiffs rapides" "pistés depuis la veille après une tentative d'attaque sur le bâtiment hydro-océanographique Beautemps-Beaupré, à 180 nautiques à l'est de Mogadiscio", indique le communiqué. A 90 nautiques plus au sud, "trois autres navires" ont ensuite été neutralisés par le "Nivôse".

Dans l'incident le plus sérieux de la journée, six pirates ont pris en chasse le bateau de pêche français "Torre Giulia", selon le commandant John Harbour, porte-parole de l'opération Atalante.

Un détachement de militaires français à bord d'un bateau de pêche situé à proximité, le "Trévignon", a alors tiré des coups de semonce en direction des pirates. Le "Trévignon" s'est ensuite dirigé vers leur embarcation et l'a percutée, précipitant ses occupants à la mer. Quatre pirates ont été repêchés mais les deux autres sont portés disparus, a précisé John Harbour.

Dans un autre incident, la force navale européenne a intercepté un groupe de 11 pirates sur un "vaisseau-mère" et deux embarcations, qui avaient attaqué un autre bateau français. Assaut également repoussé par du personnel militaire à bord.

Dans les deux autres accrochages recensés vendredi, des pirates ont attaqué deux thoniers espagnols au large du Kenya, selon le ministère espagnol de la Défense. Les navires ont contacté les forces navales espagnoles dans la zone qui ont dépêché un avion. Grâce à ce soutien aérien et à la présence de gardes privés à bord, ils ont repoussé les assaillants.

L'an dernier, près de la moitié des 47 bateaux détournés au large de la Somalie l'ont été aux mois de mars et d'avril, la période la plus dangereuse de l'année pour les navires dans le golfe d'Aden et l'océan Indien.

Une recrudescence des attaques est probable dans les semaines à venir, a averti John Harbour. Cette année, les équipages sont toutefois mieux préparés à faire face à la menace ou sont accompagnés de personnels de sécurité armés à bord. "Nous savons que la saison des pluies est terminée. Nous savons que (les pirates) arrivent", a déclaré le commandant Harbour.

_____________________________ 6 - Ouest France

Piraterie : ça chauffe au large de la Somalie

Trois navires français ont été impliqués, hier et aujourd’hui, dans des incidents avec des pirates somaliens. Onze suspects ont été interpellés par la Marine nationale.

Vendredi matin dans l'Océan indien, la frégate française Nivôse a capturé 11 pirates somaliens et détruit deux de leurs bateaux. Ces pirates auraient été impliqués dans un incident mettant en cause un autre navire de la Marine nationale.

Jeudi soir, le bâtiment hydro-océanographique Beautemps-Beaupré a évité une attaque de pirates alors qu’il naviguait à 180 milles nautiques à l'est de Mogadiscio. Trois navires suspects se sont approchés du bâtiment qui a transmis un « message d'alerte » à tous les navires de la zone. « Dès réception de l'alerte, l'état-major de l'opération Atalante a ordonné à la frégate Nivôse, qui patrouillait à 150 nautiques de la zone, de faire route vers le lieu de l'attaque », a précisé le ministère de la Défense. L’hélicoptère de la frégate a pisté les deux skiffs et leur bateau-mère, permettant matin une intervention qui s’est conclu sur « la reddition des pirates. »

Le pirate aime le beau temps

Le beau temps actuel au large de la Somalie provoque une recrudescence des actes de piraterie. Jeudi, à 650 km des côtes, un thonier espagnol a repoussé une attaque après un échange de tirs entre assaillants et gardes privés embarqués à bord. Ce scénario s’est répété vendredi, avec un autre thonier espagnol puis avec deux bateaux de pêche français, le Trévignon et le Torre Giulia (qui naviguait jusqu’à l’an dernier sous pavillon italien). Défendus par des commandos de Marine français, les deux navires de l'armement concarnois Cobrecaf ont repoussé l’agression.

Forte de 11 navires, la flotte thonière française suit à cette saison les migrations du thon vers le sud, en direction du canal de Mozambique (entre Madagascar et le continent africain), ce qui l’éloigne de la Somalie et théoriquement des zones les plus dangereuses.

Philippe Chapleau.

_____________________________ 5 - Le Monde

Une frégate française capture 11 présumés pirates somaliens

La frégate française Nivôse a capturé 11 présumés pirates somaliens et détruit deux de leurs bateaux, vendredi matin dans l'Océan indien, ont annoncé le porte-parole de la force navale antipiraterie européenne Atalante et le ministère français de la Défense.

Jeudi, le bâtiment hydro-océanographique de la Marine nationale, le Beautemps-Beaupré, a repoussé une attaque de pirates au large des côtes somaliennes.

Il naviguait à 180 milles nautiques à l'est de Mogadiscio lorsqu'il a repéré trois navires suspects. Alors que le bateau-mère des pirates présumés se tenait à distance, deux esquifs rapides ont mis le cap sur le navire français pour l'aborder, a rapporté le ministère de la Défense sur son site internet.

"Le Beautemps-Beaupré a procédé aux sommations d'usage, par radio, moyens sonores et visuels, avant que l'équipe de protection embarquée (EPE) ne doive procéder à des tirs de semonce pour repousser les pirates déterminés à monter à bord à l'aide d'échelles mobiles", est-il ajouté.

Les pirates ont alors renoncé, tandis que le bâtiment hydro-océanographie a transmis un "message d'alerte" à tous les navires de la zone.

"Dès réception de l'alerte, l'état-major de l'opération Atalante a ordonné à la frégate Nivôse, qui patrouillait à 150 nautiques de la zone, de faire route vers le lieu de l'attaque", a poursuivi le ministère.

Le temps que la frégate arrive sur les lieux, un hélicoptère a pisté les deux esquifs et leur bateau-mère, permettant ainsi vendredi matin une intervention "combinée du Panther (l'hélicoptère, ndlr) et de deux embarcations du Nivôse" et "la reddition des pirates". "11 personnes ont été transférées à bord du Nivôse", a affirmé le ministère.

"On était clairement en présence d'un groupe pirate", même s'il n'avait pas été pris sur le fait, a déclaré à l'AFP le capitaine de frégate John Harbour, porte-parole d'Atalante. Il a précisé que le Nivôse avait détruit "le bateau mère et un des deux esquifs".

Faute de flagrant délit, ces Somaliens seront probablement renvoyés, désarmés, en Somalie, sans être traduits en justice, a-t-il estimé, soulignant toutefois que la décision relevait des autorités françaises.

_____________________________ 4 - EITB

Trois nouveaux thoniers basques visés par des pirates


Deux thoniers ont été attaqués, un troisième navire s'est enfui après avoir vu les pirates. Jeudi, autre thonier basque de la même compagnie a été victime d'une attaque de pirates.

Des pirates somaliens ont attaqué deux thoniers basques, vendredi matin, dans l'Océan indien. Basés à Bermeo (Biscaye), les deux bateaux (Intertuna II et Artxanda) sont parvenus à échapper à l'attaque. Un troisième bateau, Intertuna III, s'est enfui avant d'être attaqué par les pirates.

L'attaque s'est produite au lendemain d'une autre tentative de détournement. Jeudi, le thonier basque Albacan était également parvenu à échapper à une attaque de pirates, au large du Kenya.

Les navires navigant dans la zone sont en alerte maximale. Les attaques et les détournements de navires étrangers se sont multipliés depuis 2008 au large de la Somalie, dans le golfe d'Aden et dans l'océan Indien. Depuis plusieurs mois, les thoniers espagnols ont embarqué des gardes de sécurité privés qui peuvent utiliser, après en avoir reçu l'autorisation, des armes de guerre pour se défendre des attaques.

_____________________________ 3 - Le Monde

Une frégate française coule deux bateaux de pirates somaliens

La frégate française Nivôse a capturé onze présumés pirates somaliens et détruit deux de leurs bateaux, vendredi 5 mars dans l'océan Indien, a annoncé le porte-parole de la force navale antipiraterie européenne Atalante.

A la suite d'une attaque avortée jeudi contre un navire français, à une centaine de milles au nord d'une autre attaque perpétrée le même jour contre un bateau de pêche espagnol, le commandement d'Atalante avait envoyé le Nivôse patrouiller la zone, a déclaré le capitaine de frégate John Harbour.

Sur place, l'hélicoptère de la frégate a survolé trois bateaux suspects – apparemment un bateau mère et deux esquifs – dont les occupants se sont mis à jeter du matériel par-dessus bord. Le Nivôse a alors "envoyé des commandos à bord des bateaux suspects, fait monter à son bord les onze présumés pirates et détruit le bateau mère et un des esquifs", a-t-il raconté. Faute de flagrant délit, ces Somaliens seront probablement renvoyés, désarmés, en Somalie, sans être traduits en justice.

_____________ 2 - Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

La Suède maintient son soutien à la mission de lutte contre la piraterie au large de la Somalie

Le gouvernement suédois a indiqué jeudi qu'il continuerait de soutenir la mission de lutte contre la piraterie de l'Union européenne au large de la côte somalienne cette année.

La Suède enverrait un navire de guerre, un hélicoptère et un total de 175 officiers et soldats pour prendre part à la mission de l'UE, dont le nom de code est Opération Atlanta, a affirmé le gouvernement dans une déclaration.

La participation suédoise dans la mission pourrait commencer en mi-avril et durer pour une période maximum de six mois, selon la déclaration.

Au cours des quatre premiers mois d'avril à août, la Suède pourrait assurer le commandement d'Atlanta, précisément Carlskona, a annoncé le texte.

La Suède a offert trois navires à la mission du 15 mai au 15 septembre de l'année dernière.

L'UE a officiellement lancé sa mission de lutte contre la piraterie au large de la Somalie à la fin de 2008, la première opération expéditionnaire maritime du bloc des 27 nations.

____________________ 1 - Bruxelles 2 - Europe de la Défense

Un patrouilleur espagnol en renfort pour Atalanta

La Ministre espagnole de la Défense, Carme Chacon, l'a annoncé, tout à l'heure, au Parlement européen, juste avant son audition par les députés de la commission Défense. L'Espagne va envoyer un deuxième navire dans l'Océan indien pour l'opération européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta. Une annonce qui tombe à pique alors qu'un navire de pêche vient de se faire attaquer dans le bassin somalien.

Il s'agit, en fait, du renfort promis par les Espagnols, lors de l'entretien en bilatéral entre la ministre espagnole le Read-Admiral Hudson qui commande l'opération Atalanta, à Palma de Majorque, à la réunion informelle des ministres de la défense (1). Il sera ainsi spécialement dédié aux nouvelles fonctions de surveillance et de contrôle des ports somaliens et de neutralisation des bateaux-mères. « Nous savons de quel port partent ces bateaux mères, nous allons nous concentrer sur la surveillance de ces ports. » a-t-elle expliqué.

Le Vencedora (P-79) est un patrouilleur doté d'un effectif de 100 militaires. Long de 88 mètres, il peut développer une vitesse de 25 noeuds et est doté de plusieurs armes : 4 missiles HARPOON, 1 canon OTO MELARA 76/62, 1 mitrailleuse OERLIKON 20/120, 2 mitrailleuses BROWNING 12,7, 4 lance-torpilles CHAFF.

Il partira dans la première moitié de mars. Avec cet envoi, le ministère de la défense espagnol précise qu'il ne dépasse pas la limite maximale de 395 hommes autorisée par le Congrès des députés, le 21 Janvier 2009, pour participer à l'opération Atalanta l'Union européenne. L'Espagne a engagé un navire (Navarra) et un P3 Orion.



07/03/10 (B541) Ethiopie / Ethiopie: un groupe rebelle affirme avoir mis 54 soldats hors de combat (Romandie News -Ch- avec AFP)

Un groupe rebelle éthiopien, le Front de libération de l'Oromo (OLF) a indiqué dans un communiqué transmis samedi à l'AFP, avoir mis hors de combat 54 soldats éthiopiens au cours de deux attaques en février, ce que le gouvernement a démenti.

"Le commandement de l'est de l'OLF annonce que nos braves combattants de la liberté ont mis hors de combat 54 soldats de la force d'invasion éthiopienne", indique le communiqué précisant que les attaques ont eu lieu les 18 et 25 février dernier dans le nord-est du pays.

"Au cours de la première attaque de l'armée de l'OLF (...) à Gaara Kolbaa, sept soldats éthiopiens ont été tués et plus de huit blessés. (...) Différents équipements militaires dont six mitrailleuses ont été prises", ajoute le texte.

"La deuxième attaque (...) a eu lieu à Gulufa, faisant 27 morts et 12 blessés dans les rangs ennemis", précise le communiqué sans donner de détails sur les pertes dans les rangs des rebelles.

Interrogé par l'AFP par téléphone samedi, le ministre éthiopien de la Communication, Bereket Simon, a démenti ces déclarations de l'OLF.

"Je peux vous assurer qu'ils essayent simplement de remonter le faible moral de leurs combattants terroristes", a-t-il affirmé.

"Ils sont en fuite. Ils ne peuvent en aucune façon faire ce genre de choses", a-t-il ajouté.

Créé en 1973, l'OLF demande l'indépendance de la région Oromo d'Ethiopie. Les Oromos sont la plus grande ethnie en terme de population d'Ethiopie, qui compte au total 80 millions d'habitants.

Mi-janvier, les autorités éthiopiennes avaient annoncé la reddition de plusieurs responsables politiques et militaires de l'OLF.

L'OLF est allié à un autre groupe rebelle, le Front national de libération de l'Ogaden (ONLF) qui mène des opérations contre les intérêts économiques éthiopiens dans cette région frontalière avec la Somalie.

L'OLF a fait partie du gouvernement de transition éthiopien de 1991 à 1995, après la chute du régime marxiste du colonel Mengistu Haïle Mariam.

Mais depuis, il lutte contre le gouvernement éthiopien et exige la création de l'Etat indépendant de l'Oromia. Cette région, qui est la plus peuplée d'Ethiopie, recèle des ressources naturelles: or, platine et gaz naturel.



07/03/10 (B541) Jamhuuriya Online - Munaasibadii Qarniga oo Lagu Caleemo-saaray Ugaaskii 19aad ee Beesha Ciise (Info lecteur)

______________________________ Note de l'ARDHD

Un lecteur a tenu à nous demander de publier cet article en Somali, dont nous n'avons pas la traduction à l'heure actuelle.

Il nous a envoyé une courte synthèse, que nous ne pouvons pas recouper ce week end, faute de traducteur disponible : "Cet article précise que l'intronisation du jeune OUGAAS Moustapha Mohamed Ibrahim a ZEYLA s'est bien déroulée." Selon notre lecteur : "de nombreux journaux auraient qualifié le couronnement du jeune ougass comme la cérémonie du siècle.".
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Il est clair que le contexte dans lequel s'est déroulé la cérémonie a suscité une vive contreverse. De nombreux observateurs nous ont rapporté des incidents (même violents) qui auraient été déclenchés par les forces djiboutiennes armées, envoyées par le régime de Guelleh. Des journaux locaux s'en sont fait l'écho.

D'autres lecteurs veulent faire valoir un autre point de vue : qu'il ne se serait rien passé de violents. Sans ne vouloir faire aucun procès d'intention, certains se demandent si ces contre-feux ne sont pas allumés pour venir au secours / soutenir le régime de Guelleh et ses ambitions d'un troisième mandat ? Mais rien ne permet de l'affirmer avec certitude.

Nous mettons un terme à la polémique et nous ne publierons plus aucun article sur le sujet, estimant avoir donné la parole aux défenseurs de chaque thèse, pour permettre aux lecteurs de se forger leur propre opinion.

L'équipe de l'ARDHD félicite le nouvel Ougas.
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Saylac (Jam)- Ugaaskii 19aad ee Beesha Ciise Ugaas Beesha Ciise Mustafe Maxamed Ibraahin, ayaa shalay si ballaadhan loogu caleemo saaray magaalada Saylac oo dhawr bilood ka hor loo boqray xilka beeshiisu u dooratay.

Munaasibadda caleemo-saarka oo ay dadka intooda badani u arkayeen dhoolatus ay beesha Ciise soo abaabushay, marka loo eego madaxda iyo masuuliyiinta ka soo qaybgashay oo uu ka mid yahay Ra’iisal-wasaaraha dalka Jabuuti oo aan waligii hore u iman Jamhuuriyadda Somaliland oo 18-kii sanno ee u dambeeyay ahayd qaranka madaxbanaan oo ay jabuuti dad iyo dal wadaag ba ahaayeen, waxa halkaa ka muqan karta miisaanka ay u lahayd Jabuuti munaasabada caleemo-saarka Ugaaskani.

Xafladda caleemo-saarka Ugaaska oo ahayd mid waqti dheer laga soo shaqaynayay dhaqaale badanina uu ku baxay muuqaal ahaan waxay ahayd madal qurxoon oo ay isku arkeen dad ku kala nool saddex dawladood oo kala ah Somaliland oo ay ka joogeen wasiirada Arrimaha Gudaha, Dalxiiska iyo Dhaqanka, xildhibaano, Itoobiya oo uu hor kacayay wasiirka Hidaha iyo Dhaqanka Maxamuud Dirir Guuleed, xildhibaano iyo masuuliyiinta kililka shanaad iyo dawlada Jabuuti oo ay ka joogeen Ra’iisal-wasaare Maxamed Dheleyte iyo koox wasiiro ah. Waxa kale oo si weyn uga muuqday salaadiinta iyo madaxdhaqmeedka beelaha dega Somaliland, Jabuuti iyo Itoobiyaba.

Madasha caleemo-saarka Ugaasku ka dhacday oo ahayd teendho aad u weyn oo lagu sheegay inay ahayd tii lagu qabtay shirkii nabadaynta Soomaaliya ee magaalada carta ee dalka Jabuuti lagu qabtay oo la soo furay, isla markaana ay fadhiyeen kumanaan qof, ayaa halkaasi lagu saaray Ugaaska cumaamadda caleemo-saarka, isla markaasina loogu duceeyey, waxaana guud ahaanba dadka si weyn uga muuqanayey farxad iyo rayrayn ay u qabeen Ugaaska cusub.

Caleemo-saarkan Ugaaska 19aad ee beesha Ciise ayaa lagu tilmaamay tii ugu miisaanka badnayd qarnigan ee lagu boqro madax-dhaqmeed Geeska Afrika, waxaana guud ahaanba si weyn loo adkeeyey ammaanka madasha, iyadoo ciidanka Qaranka Somaliland iyo booliska magaalada Saylacba ay si wada jir ah uga qaybqaadanayeen.

Dhinaca kale, caleemo-saarka Ugaaska beesha Ciise waxa si weyn looga hadal hayay magaalada Boorama ee gobolka Awdal oo ay daku isweydiinayeen caleemo saarka Ugaaska Ciise iyo magaalada Saylac oo ah magaalo qadiim ah oo ay ku duugan tahay xadaarad iyo ilbaxnimo dheer oo kumanaan qarni soo jiray, waxaanay bulshada ku dhaqanka magaalada Boorama marka aad la sheegaysato ee dareenkooda waydiiso ay ka sinaayeen in beel kastaa xaq u leddahay inay arrimeheeda dhaqanka maarayso beesha Ciisena ay xaq u leedahay inay hoggaan doorato, balse waxa ay hadana dadku dareen wyn ka bixinayeen sababta keentay in ugaaska Beesha Ciise lagu caleemo saaro magaalada Saylac oo ay u arkaan magaalo deegaankeeda la wadaago.

Dad badan oo aanu rayigooda waydiinay ayaa tilmaamay in arintan ay saamayn iy lug weyni ka dambayso oo ay hagayeen masuuliyiin ka tirsan Jamhuuriyada Jabuuti, qaar kale waxay eedo u soo jeediyeen hoggaanka jamhuuriyada Somaliland oo ay wax ka saareen ogolaanshaha munaasabadan iyo sibir saar uu heshiis ka dambeeyo.



07/03/10 (B541) Ouest France : Les Douanes et les Stups saisissent du khat, plante à mâcher, à Brest

C’est du jamais vu à Brest. Mercredi, une opération conjointe des Douanes et de la Brigade des stups de Brest a permis de stopper un trafic naissant de khat. Cet arbrisseau d’Afrique de l’Est produit des feuilles à mâcher, aux propriétés psychotropes et addictives bien identifiées.

Les deux colis de khat saisis à Brest provenaient d’Ethiopie. Ils avaient été commandés par une femme de nationalité somalienne, âgée de 29 ans, demeurant à Brest.

Au cours de sa garde à vue, elle aurait expliqué vouloir revendre les 17 kg au sein de la communauté africaine de Brest.

La marchandise et son expédition lui sont revenus à environ 300 euros.

La revente lui en aurait rapporté près de 12 000.



07/03/10 (B541) Communiqué de l'UDDESC pour dénoncer le projet de violation de la constitution par Ismaël Omar Guelleh

République de Djibouti - Réf : 002C/AN10 - Suisse, le 04/03/2010

COMMUNIQUE

La première décision officielle de la modification illégale et anti-démocratique de la constitution nationale Djiboutienne a lieu publiquement le mercredi 03 février 2010 au cours du congrès du parti politique, Rassemblement Populaire pour le Progrès.

Au pouvoir depuis l’accession à l’indépendance de la république de Djibouti. Monsieur Ismaël Omar Guelleh, président de la république, président du parti au pouvoir, premier magistrat de la justice, chef de l’armée, chef du gouvernement et ainsi de suite, a tenu au cours de son intervention les propos suivants : «… la constitution ne me permet pas d’instaurer un royaume, de brader le territoire Djiboutien, d’interdire le multipartisme à Djibouti mais par contre il m’est possible de la retoucher.

J’invite sur le terrain de jeux à ceux qui ne font que gazouiller dans leurs coins … »

Sur cet extrait nous pouvons lire en premier lieu que Ismaël Omar Guelleh a officiellement confirmé sa détermination de modifier la constitution nationale afin de rester au pouvoir au détriment des principes démocratiques et du souhait des Djiboutiens.

D’ailleurs tout le monde sait qu’il n’existe pas un article ou des lois permettant à un président d’un état de transformer pour ses intérêts personnelles les lois nationales. Ce qui est contradictoire aux instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux. Et en deuxième lieu il nous fait savoir indirectement la future politique de son troisième mandat.

Un proverbe somalien dit : « Doqon garab dhig hadii u garanwaayona gosha ugali.» Ce qui signifie en français (un idiot, tu lui tire sur les ailes et s’il ne réagit pas tu l’achèves).

Il est tout à fait clair que les partis politiques (oppositions et inféodés) n’auront plus droits de cités à Djibouti, qu’il y’aura à la tête du pays un royaume familiale mais l’expression « bradage du territoire Djiboutien » reste un point d’interrogation.

De ce fait, l’UDDESC appel à tous les organisations, les partis politiques et toute personne influente ou opposée à cette nouvelle mascarade anticonstitutionnelle de se retrouver à une table pour mettre en place des démarches concertées.

L’UDDESC, s’engage de son coté à instruire des plaintes et des dénonciations devant les institutions régionales et internationales.

Non à une falsification de la constitution nationale.

Non à une régression économique, politique et sociale.

Non à la mascarade anti-démocratique.






07/03/10 (B541) 16ème anniversaire de l'arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Un membre du Comité nous écrit pour signaler le rôle important de Yann Molitor pour la libération d'Hasna (Dont acte)

C’est avec une attention toute particulère et un grand plaisir, que j’ai lu, dans les colonnes de l’ARDHD, l’interview exclusive que Mohamed Hassan a accordé à l’équipe conduite par Jean-Loup Schaal. Il a exprimé sa gratitude envers toutes celles et tous ceux, qui ont permis en février 2008, la libération de la petite Hasna, dont il est le père.

Comme toutes celles et tous ceux qui se sont impliqués pour faire reconnaître le droit, régulièrement bafoué, des réfugiés djiboutiens d’Addis-Abéba, je n’ai pu retenir mon émotion à l’annonce de l’arrivée des premiers d’entre eux, peu avant noèl 2009.

Le papa d'Hasna a pris la parole, pour s’adresser à toutes ces femmes et à tous ces hommes qui se sont mobilisés pour leur cause, qu’il considère désormais comme les siens. Il les a chaleureusement remerciés !!

Cependant, une personne a été oublié !

Mohamed Hassan ignorait certainement son action et cela explique qu'il ait omis de la citer.

Pourtant, bien que ce soit dans la plus grande discrétion, cet homme a apporté une contribution très importante dans le combat qui se livrait pour la libération d’Hasna

Il s’agit de Yann Molitor, président de l’Association des familles des exilés djiboutiens (Afed). Yann a été présent dans toutes les batailles conduites par l’ARDHD, Survie et bien d’autres associations, contre les autorités éthiopiennes, pour leur arracher la libération d'Hasna.

Il a fait partie du comité qui a travaillé d’arrache pieds tous les jours, jusqu’à l’obtention de la LIBERTE pour Hasna, tout comme Ali Coubba, qui est membre de l‘Afed, qui a été remercié à ce titre.

Ce petit oubli n'est pas intentionnel, car Mohamed Hassan n'en avait pas été informé, mais il m'a semblé juste de remercier aussi Yann Molitor.



05/03/10 (B540) Dans une interview qu'il a accordée à l'ARDHD, au lendemain des assises nationales de l'ARD, qui se sont tenues à Djibouti en fin de semaine dernière, Cassim Ahmed Dini, membre du bureau politique et délégué plénipotentaire de l'ARD, répond aux questions de Jean-Loup Schaal et présente la situation de l'opposition à Djibouti, le projet politique et les choix stratégiques qui ont été adoptés lors des dernières assises. (A écouter et/ou à télécharger)

1 - Pour écouter en direct (durée ~16 minutes) :



2 - Pour télécharger (MP3)

Lien de téléchargement (~2,5 Mo)