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De N à M .....

Inspiré des caricatures de Roger Picon

OBSERVATOIRE
de la situation des Droits
de l'Homme à Djibouti

L'ARDHD milite, depuis 1992,
pour la Démocratie et la Justice à Djibouti
et pour l'instauration d'un régime
qui respecte tous les citoyens, toutes les libertés fondamentales
et les Droits Humains

Mis à jour 6/11/15
L'ARDHD dénonce - la vague de répression sans précédent, qui s'abat à Djibouti contre tous ceux qui s'opposent pacifiquement, - les arrestations des opposants, - la torture généralisée pour instaurer un climat de terreur.
Le dictateur qui s'est auto-attribué un 4ème mandat, majoritairement refusé par le pays, se trouve aussi confronté à des difficultés importantes par exemple : budgétaire, affaire Borrel, plainte pour génocide et crimes contre l'humanité, biens mal acquis à Paris, contestation de la fraude électorale massive, lourde condamnation financière de la République de Djibouti dans le procès que Guelleh avait intenté contre A. Borreh (à Londres)....
Par réacton, le régime se durcit de façon dramatique et la communauté internationale doit réagir pour empêcher une catastrophe à Djibouti et de nouveaux massacres de femmes, d'enfants et d'hommes sans défense, comme le dernier en date du 21 décembre 2015 avec 62 morts et disparus et 52 blessés.
Sans compter les risques d'affrontement dans le Nord avec l'arrivée de troupes éthiopiennes, à proximité de la frontière avec l'Erythrée, et surtout la mainmise de la Chine sur l'économie.

03/12/2016 (Brève 876) La LDDH nous informe de nouvelles arrestations arbitraires à Randa (Nord Djibouti) de jeunes qui manifestaient pour réclamer des emplois (lien avec l'article)

02/12/2016 (Brève 875) Selon la LDDH, MOHAMED AHMED EDOU dit JABHA, au lieu d'avoir été libéré, selon la décision de la Chambre d'accusation, serait détenu à Nagad, zone de torture et de non-droit. (lien avec l'article)

29/11/2016 (Brève 874)Le 19 octobre 1995, le corps sans vie du magistrat français est retrouvé à Djibouti,sur la côte est du continent africain. Dans la nuit, le juge a été assassiné. (France-Inter / Affaires sensibles (Par Fabrice Drouelle) (lien avec l'article)

26/11/2016 (Brève 873) L’affaire du juge Borrel, la liberté d’expression et la critique de l’instruction (Par Jean-Baptiste Jacquin dans Le Monde, article partiellement réservé aux abonnés) (lien avec l'article)

26/11/2016 (Brève 872) Affaire Borrel : un combat pour la liberté d'expression des avocats (Par Marc Leplongeon dans Le Point) (lien avec l'article)

25/11/2016 (Brève 871) Djibouti / Chine : Une annexe et des techniciens du parti communiste chinois bientôt à Djibouti. (Par Hassan Cher dans HCH24) (lien avec l'article)

25/11/2016 (Brève 870) Petition pour soutenir la plainte de Femmes Solidaires et du COFEDVI devant l'ONU pour réclamer une enquête internationale sur le viol organisé et impuni des femmes par les militaires de Djibouti (lien avec l'article)

25/11/2016 (Brève 869) MEDIAPART - L’asassinat du juge Borrel, un scandale judiciaire sans fin (Par Michel Deléan) (lien avec l'article)

25/11/2016 (Brève 868) Devenu « l’antichambre de la Chine », Djibouti prend un sérieux « risque », selon son ministre des Affaires étrangères(Chemin d'Afrique - Blog sur L'OBS) (lien avec l'article)

24/11/2016 (Brève 867) VOA (La Voix de l'Amérique / Deux associations demandent à l'ONU d'enquêter sur des accusations de viols à Djibouti (avec AFP) (lien avec l'article)

21/11/2016 (Brève 866) French.China/ Djibouti : explosion d'un conteneur de munitions périmées dans un camp militaire (lien avec l'article)

18/11/2016 (Brève 865) Blog Freedjib sur MEDIAPART / Djibouti : une année catastrophique pour les Droits de l’Homme (lien avec l'article)

17/11/2016 (Brève 864) RFI (14/11) Djibouti: l’affaire Borrel relancée par une plainte de la famille (lien avec l'article)

16/11/2016 (Brève 863) Les incessantes et couteuses croisades judiciaires de Djibouti (Secret-Defense) (lien avec l'article)

15/11/2016 (Brève 862) Affaire Borrel : une nouvelle plainte (La dépêche du midi) (lien avec l'article)

15/11/2016 (Brève 862) VERITE / Portrait d'un spécialiste en torture : le P'tit ZAK. Ex Officier de la Gendarmerie mis à l'écart récemment par IOG (Cf LOI) (Portrait publié sous la responsabilité de son auteur) (lien avec l'article)

11/11/2016 (Brève 861) LOI : suspension de deux des plus hauts responsables de la Police et de la Gendarmerie. (lien avec l'article)

09/11/2016 (Brève 860) UDJ : Oh ! Cupidité, quand tu nous tiens ! (Par Ahmed Hachin Loita) (lien avec l'article)

06/11/2016 (Brève 859) Aref, le corbeau repenti, apparaît dans la presse française comme un acteur possible dans le financement de la campagne de Sarkozy par la Libye !!! Cité à plusieurs reprises dans plusieurs article, dont Le Monde et le Blog Zinc, ci-dessous) (lien avec l'article)

06/11/2016 (Brève 858) LDDH : à quel prix ???? (lien avec l'article)

06/11/2016 (Brève 857) La Colère des  Tadjouriens. (Lecteur de Tadjourah) (lien avec l'article)

29/10/2016 (Brève 856) Libérez Jabha ! Les photos de l"importante manifestation qui a rassemblé de nombreuses djiboutiennes, des djiboutiens et des responsables d'organisation, à Bruxelles, le mercredi 26 octobre 2016 (lien avec l'article)

27/10/2016 (Brève 855) Est-ce grâce à sa campagne de publicité pour inviter les états à investir dans l'installation de bases militaires sur le territoire de la République, il semble que Guelleh ait réussi à attraper des clients. (Campagne diffusée sur le site ARDHD dans la catégorie "humour" (lien avec l'article)

27/10/2016 (Brève 854) Communiqué du 17/10 - Survie partie civile dans le procès en appel de Simbikangwa : contre l’impunité des auteurs du génocide des Tutsi (lien avec l'article)

26/10/2016 (Brève 853) La Diplomatie.fr/ Djibouti : disculpé, l’opposant Jabha n’a toujours pas été libéré de prison (lien avec l'article)

25/10/2016 (Brève 852) Le Monde / Afrique : Ethiopie : le sultan des Afar s’implique dans la crise. (lien avec l'article)

22/10/2016 (Brève 851) Appel de la diaspora djiboutienne de Belgique pour la libération de Jabha -Rassemblement le mercredi 26 Oct à Bruxelles (lien avec l'article)

20/10/2016 (Brève 850) LDDH : plusieurs dizaines de malade atteint par le Choléra, laissés sans soin par le régime.... ! (lien avec l'article)

2010/2016 (Brève 849) Radio-Trottoir : confirmation de l'intervenant lors de la Conférence tenue à l'école militaire la semaine dernière : "Je parlais du Président Silanyo et non d'IOG" (lien avec l'article)

15/10/2016 (Brève 848) Radio-Trottoir : "08/10/2016 (ARDHD) Président de Djibouti ou du Somaliland qui perdrait la tête ?" (lien avec l'article)

13/10/2016 (Brève 847) Radio-Trottoir "Guelleh ne serait-il plus en état "mental" de gouverner ? (ARDHD) (lien avec l'article)

12/102016 (Brève 846) LDDH : L'arbitraire à Doraleh. Des familles expulsées manu militari sans compension, sauf de violents coups.... ! (lien avec l'article)

08/10/2016 (Brève 845) RFI / Djibouti: l’opposant Jabha reste en prison malgré l’annulation de la procédure (lien avec l'article)

07/10/2016 (Brève 844) Blog 'FreeDjibouti' sur Mediapart / Djibouti : la double erreur de Guelleh (lien avec l'article)

07/10/2016 (Brève 844) Blog 'FreeDjibouti' sur Mediapart / Djibouti : la double erreur de Guelleh (lien avec l'article)

21/09/2016 (Brève 842) LDDH : exécution extra-judiciciaire de deux jeunes chameliers près du Mont Moussa Ali. (lien avec l'article)

 
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__________________
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03/12/2016 (Brève 876) La LDDH nous informe de nouvelles arrestations arbitraires à Randa (Nord Djibouti) de jeunes qui manifestaient pour réclamer des emplois

Selon un communiqué signé par M Omar Ali Ewado, sur en-tête de la LDDH, nous apprenons que le régime aurait fait arrêter et détenir illégalement de nombreux jeunes dans la tristement célèbre brigade de Gendarmerie de Tadjourah, qui s'est souvent illustrée pour actes de torture sur les populations civiles sans défense.

La LDDH indique le nom de ces jeunes, originaires de Randa, qui ont osé exprimer publiquement leur envie d'avoir un emploi ....

Il s'agirait en particulier, de :

ALI HASSAN ALI dit ALI BABA
ALI CHEHEM ALI dit Jacques
KAMIL ALI KAMIL
ABDO HAMADOU ALI KAKIS
IDRISS ALI HAMADOU
ABDILLAHI CHEHEM AITIASSO

mais aussi de nombreux autres, dont il serait difficile d'obtenir les identités, en raison de l'état d'urgence, qui a été décrété dans le nord du pays.

L'ARDHD se joint à la voix de la LDDH pour dénoncer ces arrestations arbitraires et illégales et pour alerter l'opinion internationale sur les risques avérés de torture et de mauvais traitement. Elle demande leur libération immédiate.



02/12/2016 (Brève 875) Selon la LDDH, MOHAMED AHMED EDOU dit JABHA, au lieu d'avoir été libéré, selon la décision de la Chambre d'accusation, serait détenu à Nagad, zone de torture et de non-droit.

Selon un communiqué signé par M Omar Ewado et sur en-tête de la LDDH, Mohamed Ahmed Edou dit Jabha, aurait été exfiltré de la sinistre prison de Gabode, où il était détenu illégalement, puisque la Chambre d'accusation avait annulé toute la procédure à son encontre.

Jabha, selon le signataire, serait détenu désormais à Nagad, un haut-lieu de la torture et des incarcérations illégales, qui n'est pas géré par l'Administation pénitencière et donc placé en dehors de toute légalité.

Les observateurs craignent que le détenu soit soumis à des actes de torture particulièrement cruels, en vue probablement de lui extorquer des aveux qui permettraient de relancer une instruction à son encontre. On se souviendra que le Premier Ministre djiboutien avait affirmé devant le Parlement que Jabha ne serait jamais libéré tant qu'il serait en exercice.

Nous soutenons l'appel de M. Ewado pour la libération sans condition de Jabha, conformément à la décision de Justice et en dépit de l'obstruction du Premier Ministre qui n'a aucune légitimité pour s'y opposer.



29/11/2016 (Brève 874)Le 19 octobre 1995, le corps sans vie du magistrat français est retrouvé à Djibouti,sur la côte est du continent africain. Dans la nuit, le juge a été assassiné. (France-Inter / Affaires sensibles (Par Fabrice Drouelle)

Lien pour réécouter l'émission sur le site de France Inter (Durée ~ 56 minutes) https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles

Ecouter sur notre site :

Le 19 octobre 1995, le corps sans vie du magistrat français est retrouvé à Djibouti,sur la côte est du continent africain. Dans la nuit, le juge a été assassiné.

Cette affirmation, on peut aujourd’hui la formuler car elle a été reconnue à la fois par la science et par la justice.

Il a pourtant fallu des années pour que cette vérité soit dévoilée. Car très vite, trop vite, la thèse du suicide s’est imposée pour expliquer cette tragique découverte.

Cette affirmation, on peut aujourd’hui la formuler car elle a été reconnue à la fois par la science et par la justice.

Il a pourtant fallu des années pour que cette vérité soit dévoilée. Car très vite, trop vite, la thèse du suicide s’est imposée pour expliquer cette tragique découverte.

Bernard Borrel est le troisième magistrat assassiné sous la Ve République, après les juges Renaud et Michel. Pour inscrire le nom de cet homme à cette liste dramatique, une femme, Elisabeth Borrel, veuve de Bernard, se bat depuis vingt ans pour savoir, et faire savoir, ce qui s’est passé en cette nuit du 18 au 19 octobre 1995. Comprendre pourquoi, comment et par qui, son mari a été assassiné.

Dans cette affaire, Elisabeth Borrel, ses avocats et certains journalistes se sont confrontés à deux Etats, la France et Djibouti, dont les relations issues d’un passé colonial, ont gêné l’enquête. Ils se sont ainsi confrontés au secret d’Etat, cette disposition qui permet de jeter le voile sur une affaire dont le mystère, après plus de vingt ans, n’est toujours pas résolu.

En seconde partie d’émission, Fabrice Drouelle reçoit Elisabeth Borrel, l’épouse du juge et David Servenay, journaliste indépendant et fondateur de La Revue dessinée… Il a travaillé sur l’affaire Borrel.



26/11/2016 (Brève 873) L’affaire du juge Borrel, la liberté d’expression et la critique de l’instruction (Par Jean-Baptiste Jacquin dans Le Monde, article partiellement réservé aux abonnés)

Lien avec l'article
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/11/24/l-affaire-du-juge-borrel-la-liberte-d-expression-et-la-critique-de-l-instruction_5037399_1653578.html

Après une condamnation de la France par la CEDH, la mise en cause de l’instruction par l’avocat de la veuve Borrel revient devant la Cour de cassation.

La justice française n’en a toujours pas fini avec l’affaire du juge Bernard Borrel, retrouvé mort en octobre 1995 à Djibouti. Plus de vingt ans après que le corps de ce magistrat détaché fut retrouvé carbonisé au pied d’une falaise, l’instruction n’est toujours pas bouclée.

La thèse du suicide suivie les premières années s’est écroulée. Depuis 2002, c’est bien un acte criminel qui fait l’objet de l’information judiciaire. Mais les rebondissements n’ont pas cessé. Le 8 novembre, la veuve du juge Borrel et ses deux enfants ont déposé plainte pour « faux en écriture publique aggravé » après la destruction de plus de 70 scellés, notamment un briquet, un short et une sandale appartenant à Bernard Borrel et trouvés sur les lieux du crime.

La justice a détruit ces pièces en 2014 à la suite d’une mention erronée, sinon mensongère, dans le dossier faisant état d’une ordonnance de non-lieu. Un certain nombre d’éléments « concourt à démontrer l’éventualité, voire la probabilité d’une action volontaire destinée à empêcher la manifestation de la vérité », estime la famille Borrel dans sa plainte.

Vendredi 25 novembre, l’assemblée plénière de la Cour de cassation va devoir se pencher sur un tout autre volet de l’affaire. Un volet qui a valu à la France une condamnation (...).



26/11/2016 (Brève 872) Affaire Borrel : un combat pour la liberté d'expression des avocats (Par Marc Leplongeon dans Le Point)

Lien avec l'article
http://www.lepoint.fr/justice/affaire-borrel-une-honte-pour-la-justice-francaise-17-03-2016-2026153_2386.php

La Cour de cassation se prononcera en décembre sur la condamnation en diffamation de Me Morice, avocat de la famille du magistrat assassiné à Djibouti en 1995.

Rarement affaire aura autant cristallisé les dysfonctionnements de l'institution judiciaire. Plus de vingt ans après la mort du juge Bernard Borrel, en octobre 1995, les conditions de son décès n'ont toujours pas été éclaircies. Le magistrat, qui était en mission auprès du ministère de la Justice de Djibouti et qui avait eu à connaître plusieurs affaires sensibles mettant en cause des personnes proches du pouvoir, a-t-il été assassiné ou l'a-t-on poussé au suicide ? Lui, dont le corps avait été retrouvé au bas d'une falaise, en partie dénudé et carbonisé, un jerrican d'essence non loin de la dépouille.

Après des années d'instruction, des dépaysements et dessaisissements de juges, une condamnation fracassante de la France par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), le dossier Borrel a été à nouveau examiné ce vendredi après-midi devant la Cour de cassation, qui devait réexaminer la condamnation pour diffamation de l'avocat historique de la famille, Olivier Morice.

- « Connivence »

Tout remonte au 7 septembre 2000. Ce jour-là, Me Olivier Morice, avocat de la veuve Borrel, décide d'attaquer frontalement dans le journal Le Monde les juges d'instruction Roger Le Loire et Marie-Paule Moracchini. L'avocat remet publiquement en cause leur impartialité, les accuse de « connivence » avec le procureur de la République de Djibouti, et affirme qu'ils ont dissimulé une pièce fondamentale de la procédure. Des propos qui lui valent immédiatement un procès pour diffamation, qu'il perd, avant de laver son honneur en avril 2015 devant la CEDH. L'arrêt est resté célèbre et est aujourd'hui enseigné dans les écoles de droit : il dispose que l'avocat n'a pas outrepassé les limites de la liberté d'expression, et que ses propos étaient de nature à « révéler un dysfonctionnement grave du service de la justice ».

Vendredi, devant la Cour de cassation, l'avocat général a expliqué que l'avocat n'était pas un journaliste, et qu'il n'était donc « pas tenu à un devoir d'objectivité ». Des propos salués par Me Morice qui a dit attendre « un grand arrêt de principe sur la liberté d'expression des avocats, hors du prétoire ». La décision est attendue le 16 décembre prochain.

- Multiples ingérences politiques et diplomatiques
« Pendant des années, on a expliqué que Bernard Borrel, ancien major de l'École nationale de la magistrature (ENM), s'était suicidé à Djibouti parce qu'il était pédophile. (…) Vous imaginez un instant ce que sa femme et ses enfants ont entendu ? » interrogeait Me Morice en mars dernier. Ajoutant que l'affaire Borrel était une « honte pour la justice française ».

Au lendemain de la mort du juge, en 1995, l'ambassade de France et la DGSE s'étaient empressées de conclure au suicide. Une version des faits reprise par les juges Moracchini et Le Loire, avant que le dossier change de main en 2000. Et que le nouveau juge d'instruction, Jean-Baptiste Parlos, ainsi que ses successeurs privilégient la thèse de l'assassinat. Depuis, le dossier est une succession d'errements judiciaires. Les demandes d'audition et les mandats d'arrêt internationaux sont ignorés des autorités concernées, les juges se heurtant à l'immunité diplomatique des suspects, protégés par la France. Ultime ingérence : le 29 janvier 2005, le ministère des Affaires étrangères français promet par communiqué aux autorités djiboutiennes qu'une copie du dossier d'instruction leur sera bientôt transmise. Du jamais-vu !

Face à toutes ces pressions, les juges d'instruction, dont Sophie Clément, tiennent bon et parviennent même à perquisitionner la chancellerie et le Quai d'Orsay. En novembre 2015, coup de massue : la ministre de la Justice Christiane Taubira annonce la destruction de scellés réalisés « dans le cadre de l'information judiciaire conduite sur la mort du magistrat Bernard Borrel ». L'Inspection générale des services judiciaires est saisie. On apprend que les indispensables preuves ont été détruites sur la foi d'une mention manuscrite ajoutée à la hâte sur un document… La famille du juge Borrel décide de porter plainte. En mars dernier, Me Morice avait appelé à ce que « la justice française ait enfin le courage de se remettre en question ». « Nous espérons que même avec la destruction des scellés, ceux qui ont commandité le meurtre de Bernard Borrel seront un jour jugés », avait-il conclu.



25/11/2016 (Brève 871) Djibouti / Chine : Une annexe et des techniciens du parti communiste chinois bientôt à Djibouti. (Par Hassan Cher dans HCH24)

Lien avec l'article
http://www.hch24.com/actualites/11/2016/djibouti-chinois-une-annexe-et-des-techniciens-du-parti-communiste-chinois-bientot-a-djibouti/

« Le Parti communiste chinois (chinois simplifié : 中国共产党 ; chinois traditionnel : 中國共産黨 ; pinyin : Zhōngguó Gòngchǎndǎng) est le parti dirigeant la République populaire de Chine (RPC) depuis 1949, ainsi que de facto le parti unique2.

Énorme structure sociale, le PCC dirige la politique en République populaire de Chine à tous les niveaux depuis son accession au pouvoir en 1949. Wikipedia»

Etrange coup de foudre de Guelleh pour le parti communiste chinois et en général la méthode communisme chinois.

Des sources proches du régime de Djiboutien viennent de nous apprendre que Guelleh a accepté l’ouverture d’une annexe du parti communiste chinois à Djibouti au nouvel an. Des techniciens et administrateurs du parti communiste chinois seront installés dans différentes institutions du régime djiboutien et à la direction du parti état djiboutien de Guelleh, Rassemblement Populaire pour le Progrès – RPP. http://www.rpp.dj/

Nous avions été témoin que Guelleh a utilisé  tous les moyens possible pour évincer de la scène politique ses adversaires politiques et en particulier les partis de l’opposition.

La police politique a mis en place un programme de création des nouveaux acteurs maisons dit « société civile de la 3ème voie ». Cette nouvelle création jouera le rôle des partis politiques de l’opposition avec la tolérance d’une certaine marge de critique à l’égard du régime de Guelleh.

Les autres acteurs des politiques admis et acceptés par Guelleh seront les partis satellites au RPP.

« Le développement et l’indépendance de Djiboutien passera par la méthode du communisme chinois » nous dit Guelleh.

Hassan Cher



25/11/2016 (Brève 870) Petition pour soutenir la plainte de Femmes Solidaires et du COFEDVI devant l'ONU pour réclamer une enquête internationale sur le viol organisé et impuni des femmes par les militaires de Djibouti

Pour signer la pétition (Merci de le faire et de relayer l'information autour de vous)
https://www.change.org/p/secr%C3%A9taire-g%C3%A9n%C3%A9ral-des-nations-unies-pour-une-enqu%C3%AAte-internationale-sur-les-violences-faites-aux-femmes-%C3%A0-djibouti

PETITION : POUR UNE ENQUETE INTERNATIONALE À DJIBOUTI

Adressée au secrétariat général des Nations unies

Les femmes djiboutiennes luttent depuis plus de 25 ans, contre les viols commis par l’armée djiboutienne dans le Nord et le Sud-Ouest du pays. Ces viols sont utilisés comme arme de guerre, portent atteinte à l’intégrité des femmes et à leur dignité humaine et traumatisent profondément les populations, particulièrement dans les zones pauvres et rurales. En mars 2016, toujours dans l’impunité la plus totale, des militaires djiboutiens ont violé des femmes.

Le 12 mai 2016, après deux grèves de la faim, le Comité des Femmes Djiboutiennes contre le Viol et l'Impunité (COFEDVI) avec Femmes solidaires et soutenu par de nombreuses autres associations au niveau européen, obtiennent une résolution du parlement européen 2016/2694(RSP) qui dénonce avec fermeté ces viols et invite les Nations Unies à enquêter sur les violences faites aux femmes à Djibouti. Contre l’impunité dont profitent les agresseurs, soutenons les femmes djiboutiennes en lutte pour la justice, le respect de leur intégrité et leur dignité.

Signez cette pétition pour demander aux Nations Unies la mise en place rapide de cette enquête

Premiers-premières signataires: Jean-Yves LE BOUILLONNEC, député du Val-de-Marne, vice-président de la commission des lois et maire de Cachan; Laurence COHEN, sénatrice du Val-de-Marne; Marie-George BUFFET, députée de Seine-Saint-Denis, ancienne ministre; FEMEN; Monseigneur Jacques GAILLOT, évêque; Dominique RAIMBOURG, député de la Loire-Atlantique, président de la commission des lois; Daniel BREUILLER, maire d’Arcueil, vice-président de la métropole du Grand Paris; Sabine SALMON, présidente nationale de Femmes solidaires; Carine DELAHAIE, rédactrice en cheffe de Clara-magazine; Jean-Michel Arberet, maire adjoint d'Arcueil. Bruxelles, Vivre Ensemble; Jacqueline BELHOMME, maire de Malakoff et vice-présidente de Vallée Sud Grand Paris; Hélène BIDARD, maire-adjointe de Paris chargée de l’égalité femmes-hommes; Geneviève COURAUD, présidente de l'Assemblée des Femmes; Michèle COSNARD, maire adjointe de Gentilly; Annie GUILBERTEAU, directrice générale de la fédération nationale des CIDFF-CNIDFF; La Voie des Femmes (Belgique); Nadine HERRATI, maire adjointe de Gentilly; Christian METAIRIE, premier adjoint d'Arcueil, vice-président du conseil départemental du Val de Marne; Progress Lawyers Network (Belgique); Danielle SIMONNET, conseillère de Paris, élue du 20e arrondissement; Patricia TORDJMAN, maire de Gentilly; Cécile UNTERMAIER, députée de Saône et Loire; Isabelle VILATA, maire adjointe de Gentilly; Marie-Christine VERGIAT, députée européenne



25/11/2016 (Brève 869) MEDIAPART - L’asassinat du juge Borrel, un scandale judiciaire sans fin (Par Michel Deléan)

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https://www.mediapart.fr/journal/international/060515/l-affaire-borrel-maltraitee-par-la-justice-francaise

La Cour de cassation rouvre ce vendredi 25 novembre le dossier Bernard Borrel, l’un des plus sombres de notre justice. Une plainte pour faux en écriture publique vient par ailleurs d’être déposée après la destruction inexplicable de scellés criminels.

Depuis vingt et un ans, l’assassinat du juge Bernard Borrel – commis en 1995 à Djibouti – n’en finit plus d’être maltraité par la justice française. Ce vendredi, la Cour de cassation se réunira en assemblée plénière pour examiner un pourvoi déposé par l’avocat Olivier Morice, qui défend la famille Borrel aux côtés de Laurent de Caunes. Me Morice présente en effet une particularité assez incongrue : alors qu’il se bat pour faire la lumière sur cette affaire depuis deux décennies, il est à ce jour la seule personne à avoir été condamnée dans le dossier Borrel.

Le grand tort d’Olivier Morice est d’avoir osé critiquer publiquement, en 2000, la manière dont les juges Marie-Paule Moracchini et Roger Le Loire avaient conduit l’instruction du dossier Bernard Borrel (de 1998 à 2000) avant d’être dessaisis. Les deux magistrats avaient conclu un peu rapidement à un suicide de leur collègue, tout en refusant plusieurs demandes d’actes pourtant légitimes déposées par sa famille. Résultat, Olivier Morice avait été condamné pour complicité de diffamation envers des personnes dépositaires de l’autorité publique à 4 000 euros d’amende, ainsi qu’à des dommages et intérêts.

Prononcée au tribunal correctionnel de Nanterre (en 2002), confirmée par la cour d’appel de Rouen (en 2008, après un dépaysement) puis validée par la chambre criminelle de la Cour de cassation (en 2009), cette décision a valu à la France une condamnation retentissante par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), siégeant en Grand chambre, le 23 avril 2015. D’où le retour de l’affaire devant l’assemblée plénière de la plus haute juridiction française, devant laquelle le premier avocat général François Cordier se prononcera ce vendredi en faveur d’une cassation pure et simple, sans renvoi de l’affaire devant une autre juridiction.

Selon l’avis rédigé par François Cordier (75 pages dont Mediapart a pris connaissance), la condamnation de Me Morice constitue une violation de l’article 10 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme, qui garantit le droit à la liberté d’expression. Le magistrat retient notamment que les deux juges d’instruction avaient été dessaisis de l’affaire Borrel pour avoir refusé d’organiser une reconstitution en présence de la partie civile et de ses avocats, qu’une cassette vidéo tournée lors de leur déplacement à Djibouti n’avait pas été versée au dossier d’instruction, et que le procureur de Djibouti dénigrait Olivier Morice dans des écrits au ton très familier adressés à Marie-Paule Moracchini. Conclusion du magistrat : l’avocat de la famille Borrel était fondé à critiquer cette instruction, surtout dans une affaire d’intérêt général, et ayant un retentissement international.

Maltraitée par la justice française, l’affaire Borrel vient par ailleurs de donner lieu à un nouveau dépôt de plainte, pour « faux en écriture publique aggravé », le 8 novembre auprès du tribunal de grande instance de Paris. Plusieurs objets placés sous scellés après la mort du magistrat, le 19 octobre 1995 à 80 km de Djibouti, ont en effet été détruits récemment de façon inexplicable.

Le dernier juge d’instruction en date chargé d’élucider cet assassinat, Cyril Paquaux, souhaitait faire effectuer de nouvelles expertises scientifiques sur un briquet, un short et une sandale retrouvés sur les lieux du crime. Le 2 novembre 2015, le service du greffe du tribunal lui a répondu que ces scellés avaient été détruits le 4 décembre 2014, à cause de « la mention erronée d’une ordonnance de non-lieu ».

Cette affaire dans l’affaire a déclenché une enquête de l’Inspection générale des services judiciaires (IGSJ). Et en décembre 2015, celle-ci a conclu que « la thèse la plus plausible est celle d’une confusion entre le dossier Borrel et l’un des deux dossiers ayant donné lieu à une ordonnance de non-lieu du 16 septembre 2003 et consultés les 17 avril et 19 mai 2014 ».

C’est une adjointe administrative, en fonction au service des scellés depuis trente ans, qui aurait commis cette grosse boulette. Mais les avocats de la famille Borrel ne se satisfont pas de cette explication. Ils relèvent d’abord que cette affaire sort de l’ordinaire, et qu’elle est largement médiatisée.

Selon Olivier Morice et Laurent de Caunes, une simple consultation du logiciel de traitement des dossiers du tribunal aurait suffi à éviter la destruction des scellés. Ils notent en outre qu’un bordereau et un tampon ont été modifiés, que plusieurs personnes ont participé au processus administratif de destruction des scellés, mais que tout le monde n’a pas été interrogé. S’agissant d’une affaire d’État, ils s’interrogent sur des manœuvres et des manipulations qui auraient pu être opérées pour empêcher la manifestation de la vérité.

- Raison d’État et pressions sur la justice
Alors chargé de mission auprès du ministre de la justice de Djibouti au titre de la coopération entre les deux États, le magistrat français Bernard Borrel avait été retrouvé assassiné à Djibouti le 19 octobre 1995, son corps en partie dénudé et calciné. Depuis lors, la justice française a joué de lenteur, quand elle n’a pas purement et simplement essayé d’étouffer le scandale afin de maintenir de bonnes relations avec Djibouti, des hommes du pouvoir local étant très sérieusement soupçonnés.

Un témoin clé, l’ancien militaire Mohamed Alhoumekani, a même été interpellé, détenu, puis retenu au Yémen, sans raison légale. Des ministres, des intermédiaires, et le président djiboutien Ismail Omar Guelleh lui-même – par téléphone – ont fait pression pour qu’il modifie, sous la contrainte, le témoignage qu’il avait livré aux juges français en février 2000. Ancien membre de la garde présidentielle djiboutienne, Alhoumekani avait surpris en 1995 le chef de cabinet d’alors, un certain Ismail Omar Guelleh, s’enquérir, dans le palais présidentiel vidé de ses occupants, de la disparition d’un juge qualifié de trop « fouineur » : Bernard Borrel, dont le corps avait été jeté dans la nuit au fond d’un ravin.

Ce même Ismail Omar Guelleh a été élu président de la République de Djibouti en 1999. Toujours en poste, il a effectué depuis lors plusieurs visites officielles en France. Une demande de la juge d’instruction Sophie Clément, qui voulait l’entendre comme témoin dans l’affaire Borrel, a été rejetée en 2007, pour cause d’immunité présidentielle.

L’historique judiciaire de l’affaire Borrel est consternant. D’abord instruite à Toulouse, l’affaire est dépaysée au bout de deux ans vers le tribunal de grande instance de Paris, fin 1997. La juge désignée, Marie-Paule Moracchini, secondée par son collègue Roger Le Loire, privilégie la thèse d’un suicide du juge Borrel, qui est celle de la raison d’État. Les deux juges parisiens refusent d’entendre un témoin important, et s’opposent également à ce qu’une reconstitution soit organisée à Djibouti en présence de la partie civile. Les deux magistrats instructeurs finissent par être désavoués, et sont dessaisis du dossier par la chambre d’accusation de la cour d'appel de Paris en juin 2000.

Plus grave encore, le nouveau juge désigné, Jean-Baptiste Parlos, découvre alors qu’une pièce importante, l’enregistrement filmé d’un transport sur les lieux à Djibouti, n’a pas été versée au dossier d’instruction par ses collègues. Quand la juge Moracchini lui remet finalement la cassette vidéo, l’enveloppe comporte une carte manuscrite du procureur de Djibouti, Djama Souleiman, au ton plus qu'amical. « Salut Marie-Paule, je t’envoie comme convenu la cassette vidéo du transport au Goubet. J’espère que l’image sera satisfaisante. J’ai regardé l’émission “Sans aucun doute” sur TF1. J’ai pu à nouveau constater combien madame Borrel et ses avocats sont décidés à continuer leur entreprise de manipulation. Je t’appellerai bientôt. » Le courrier se conclut ainsi : « À très bientôt. Je t’embrasse. Djama ». De quoi douter – pour le moins – de l’impartialité de certains juges dans le traitement de l’affaire Borrel.

Le juge Parlos change de poste en 2002, et le dossier est repris par Sophie Clément, qui va le faire avancer non sans difficulté. La juge rassemble des indices sérieux et des témoignages suggérant que des officiels djiboutiens, jusqu'au sommet de l'État, ont pu être mêlés à l’assassinat de Bernard Borrel. Elle délivre deux mandats d’arrêt internationaux en 2006, qui visent des témoins clés, un Tunisien et un Djiboutien. Ces mandats d’arrêt ne sont pas suivis d’effet. Sophie Clément finit par changer de poste à son tour, en 2012. Le dossier est alors repris par un collège de trois juges d’instruction, sans avancée notable à ce jour.

Dans un deuxième volet du dossier Borrel, les pressions exercées par le procureur de Djibouti et le chef des services secrets sur un protagoniste important de l’affaire aboutissent tout de même à un procès pour subornation de témoin, à Versailles, qui donne lieu à des condamnations en mars 2008… puis à une relaxe générale en appel, en mai 2009. Fermez le ban.

Enfin, un troisième volet, qui concerne les pressions exercées par l’exécutif français sur la justice, a été rouvert en mars 2015. La chambre de l’instruction de la cour d'appel de Paris a ordonné la reprise du cours d'une information judiciaire pour « publication de commentaire en vue d’influencer une décision de justice » qui avait été clôturée par un non-lieu en décembre 2013.

Cette dernière affaire concerne la diffusion d’un communiqué stupéfiant du Quai d’Orsay, le 29 janvier 2005, visant à calmer l’État de Djibouti qui venait d’expulser six ressortissants français à cause de l’affaire Borrel. Ce communiqué annonce tout de go que « rien », dans les documents déclassifiés des enquêtes judiciaires sur l’assassinat du magistrat, « ne permet de conclure à la mise en cause des autorités djiboutiennes ». Mieux : « À la demande de ces mêmes autorités, une copie du dossier relatif au décès du juge Borrel sera prochainement transmise à la justice djiboutienne en vue de permettre aux autorités compétentes de ce pays de décider s’il y a lieu d’ouvrir une information judiciaire à ce sujet », annonce alors carrément le Quai d’Orsay.

Pour les avocats de la famille Borrel, il s’agit-là d’une immixtion flagrante du politique dans le judiciaire, de la diffusion d’un mensonge d’État, et d’une pression directement exercée sur la juge alors en charge du dossier principal, Sophie Clément, pour lui forcer la main.

Celle-ci a finalement refusé de transmettre une copie de son dossier à la justice djiboutienne. Et une enquête sur la genèse de ce communiqué sans précédent démarre en août 2005. Elle aboutit au placement sous le statut de témoin assisté, en 2007, des diplomates Hervé Ladsous et Pierre Vimont (en qualité de porte-parole et directeur de cabinet du ministre des affaires étrangères à l’époque des faits), ainsi, en juin 2010, que du haut magistrat Laurent Le Mesle (en qualité de directeur de cabinet du ministre de la justice à l’époque des faits).

Cette partie du dossier montre des interventions de l’Élysée tous azimuts pour retenir les juges tout en calmant Djibouti. Les juges Fabienne Pous et Michèle Ganascia, qui l’instruisaient à l’époque, ont d’ailleurs tenté d’effectuer une perquisition à l’Élysée, mais avaient été repoussées sans ménagement par les gardes républicains, et n’avaient pu rédiger leur procès-verbal sur place que sur une poubelle…

L’enquête montre également que bizarrement, quand il a quitté la direction des affaires criminelles du ministère de la justice pour devenir procureur de Paris, en décembre 2004, Jean-Claude Marin ne disposait pas de tous les éléments de ce dossier pourtant “signalé” : il manquait notamment un document important (un soit-transmis du 13 septembre 2004) dans lequel la juge Sophie Clément expliquait les raisons de fond pour lesquelles elle refusait de transmettre une copie du dossier Borrel à Djibouti. Encore une bizarrerie.

Peu après l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Élysée, et quelques heures seulement après que le nouveau président a reçu Élisabeth Borrel et son avocat, qui demandent un geste fort de l'État, c'est un communiqué… du procureur de Paris, Jean-Claude Marin, qui rend officiel l'assassinat du juge, le 17 juin 2007. « Si la thèse du suicide a pu un temps être privilégiée, les éléments recueillis notamment depuis 2002 militent en faveur d’un acte criminel », expose ce communiqué. « Les expertises anthropologiques, médico-légales et de police scientifique concluent à l’existence de lésions osseuses sur le crâne et sur l’avant-bras gauche, faites à l’aide d’un objet contondant, et à la découverte de deux produits inflammables de nature distincte versés sur le corps. Elles précisent que Bernard Borrel était couché sur le sol lorsque les liquides ont été répandus sur sa personne de manière aléatoire », expliquait alors le procureur de Paris. Un assassinat qui ne sera peut-être jamais jugé.



25/11/2016 (Brève 868) Devenu « l’antichambre de la Chine », Djibouti prend un sérieux « risque », selon son ministre des Affaires étrangères(Chemin d'Afrique - Blog sur L'OBS)

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http://chemindafrique.blogs.nouvelobs.com/archive/2016/11/24/devenu-%C2%A0l-antichambre-de-la-chine%C2%A0-djibouti-prend-un-serieux-594445.html

Djibouti pensait assurer son développement et son indépendance en accueillant des contingents miliaires étrangers sur son territoire, contre d’importantes redevances. Cependant, la coopération stratégique sino-djiboutienne se renforçant, nombreux sont les partenaires historiques ou les prospects à se détourner du pays d’Ismaïl Omar Guelleh, remettant en question la pertinence d’y posséder une base armée. Explications.

Djibouti recherche investisseurs. C’est le message que veut aujourd’hui envoyer la petite République de la Corne de l'Afrique, qui malgré sa croissance élevée (environ 7,4 % en 2016), peine à transformer l’essai. Largement tributaire des rentes touchées en louant des parcelles de son territoire pour accueillir des garnisons étrangères (plus de 120 millions de dollars par an) et de la fonction publique, Djibouti n’arrive pas à construire un tissu économique viable : 79,4% des Djiboutiens vivent sous le seuil de pauvreté relative, et le chômage touche près de 50% de la population. Djibouti occupe le 164ème rang sur le plan du développement humain (IDH). En outre, l’endettement de Djibouti s’empire : il se situait à 65.8 % du PIB en 2015 et devrait atteindre 75.8 % en 2016, puis 79 % en 2017.

S’il doit largement son attrait stratégique à sa position géographique, Djibouti n’est pas aidé par les troubles que traverse la région – en particulier l’Ethiopie, son principal partenaire commercial, vers lequel sont dirigées 78,4 % de ses exportations. Aussi, l’instabilité de son voisin a toute l’attention de Djibouti, « qui s’appuie clairement sur la dynamique de développement mise en place ces dix dernières années en Éthiopie ». D’après le ministre des Affaires étrangères djiboutien Mahmoud Ali Youssouf, « toutes les infrastructures que nous construisons ont pour but de servir le marché éthiopien et le perdre serait une catastrophe pour notre économie. » Une vulnérabilité qui n’est pas vue du meilleur œil par nombre d’investisseurs.

Afin de sortir de cette impasse, le pays cherche donc à attirer plus de capitaux étrangers. Seulement, ses choix politiques et stratégiques des dernières années sont loin d’avoir fait l’unanimité. Historiquement très proche de l’ancienne métropole française, le pays l’est aussi devenu des Etats-Unis et du Japon, qui y ont respectivement installé des bases en 2002 et 2010. Cependant, en acceptant l’implantation d’une importante base militaire chinoise (plus de 3000 soldats) sur son territoire, le président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh (IOG), a déséquilibré ces rapports. Le choix de commencer cette construction, en février dernier, à quelques kilomètres de la plus grande base américaine d'Afrique, y est certainement pour beaucoup.

La Chine avait grand intérêt à ce rapprochement. En effet, du fait de la piraterie dans le détroit du Bab el-Mandeb, depuis 2008, Pékin a déjà envoyé 60 navires dans le Golfe d’Aden afin d’escorter ses navires commerciaux. N’ayant pas de base logistique à proximité, l’armée chinoise rencontrait des difficultés pour les réapprovisionner. Avoir un pied-à-terre sur le continent, à proximité de l’un des principaux lieux de passages du commerce maritime mondial, représente une aubaine pour Pékin. Et ce d’autant que le déploiement de bases à l'étranger constitue une priorité de la nouvelle politique étrangère chinoise, instituée par la président Xi Jinping. Une collaboration qu’il compte solidifier par des engagements économiques de nature à faire de Djibouti l’« antichambre de la Chine ». 

Pour Djibouti, les avantages sont plus discutables. Certes, il y a les retombées économiques de ce nouveau bail de dix ans : Pékin paie annuellement 20 millions de dollars. A cela il faut ajouter les retombées indirectes de cet accord. On sait notamment que la base militaire sera doublée d’une zone franche de 48 km² et d’une plate-forme géante de transbordement de conteneurs. Elle garantit donc une quantité significative d’investissements réalisés par les entreprises chinoises, mais aussi djiboutiennes, grâce à des prêteurs chinois pas toujours très regardants en matière de conduite morale du régime djiboutien et de viabilité des projets. En contrepartie, leurs conditions sont souvent beaucoup moins arrangeantes que celles de la Banque Mondiale ou la Banque Africaine pour le Développement, qui mettait en garde contre « des projets d’infrastructures et leur entretien [qui] vont alourdir les charges fixes dans le budget de l’État ». 

Sans autre richesse à monnayer que sa situation, pour Djibouti, le risque de surendettement est bien réel. La cité-Etat pourrait finir par se brader à ses créanciers, prise à la gorge par ses dettes. De cette façon, China Merchants Holdings International est déjà entrée dans le capital du port de Djibouti en acquérant 23,5 % de ses parts. Plus globalement, le rapprochement sino-djiboutien, fusionnel, ébranle l’équilibre fragile établi entre le pays de Guelleh et ses autres partenaires, de plus en plus nombreux à envisager un désengagement du pays. 

La Chine promet bien sûr de compenser ces pertes. Elle se fait rassurante, et explique qu’il s’agit du début d’un partenariat durable, car Djibouti est une étape obligée de la Chine dans sa fameuse « nouvelle route de la soie ». Face à la défiance de ses anciens alliés, Djibouti choisit opte pour une certaine forme de provoque, assurant que, de toute façon, seules les banques chinoises lui prêtent assez de fonds pour ses projets. « Nous n’avons pas tendu la main au diable mais saisi une opportunité. Nous n’avions pas d’autres alternatives. Qui peut aujourd’hui dépenser des centaines de millions de dollars pour construire un train, des ports, si ce n’est la Chine ? Qui ne risque rien n’a rien », a récemment confié Mahmoud Ali Youssouf à Jeune Afrique. Reconnaissant, en creux, qu’un risque réel existait.



24/11/2016 (Brève 867) VOA (La Voix de l'Amérique / Deux associations demandent à l'ONU d'enquêter sur des accusations de viols à Djibouti (avec AFP)

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http://www.voaafrique.com/a/deux-associations-demandent-onu-enqueter-sur-accusations-de-viols-a-djibouti/3609913.html

L'ONG française Femmes Solidaires et le comité des femmes djiboutiennes contre le viol et l'impunité (Cofedvi) ont réclamé jeudi l'ouverture d'une enquête de l'ONU après des accusations de viols commis par l'armée djiboutienne.

Pour l'obtenir, les deux associations ont lancé jeudi une pétition internationale qui sera adressée au futur secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

Elles ont également adressé cet été des photocopies de plaintes et de certificats médicaux à la commission de l'ONU sur le statut des femmes. Celle-ci a demandé une réponse au gouvernement djiboutien qui n'a toujours pas réagi, selon Femmes Solidaires.

Au printemps, vingt Djiboutiennes avaient mené en France et en Belgique une grève de la faim pour interpeller la communauté internationale.

Cette mobilisation avait débouché sur l'adoption en mai d'une résolution au Parlement européen invitant "les Nations unies à enquêter sur la situation des droits de l'Homme à Djibouti, en particulier la situation des femmes dans ce pays".

"Nous demandons que cette résolution ne reste pas lettre morte", a déclaré Sabine Salmon, présidente de Femmes Solidaires, lors d'une conférence de presse à Arcueil, en région parisienne. Selon le comité des femmes djiboutiennes, 246 cas de viols par des militaires ont été recensés depuis 1993. "Les derniers datent de mars", a précisé Mme Salmon.

Ces femmes Afar - une ethnie qui vit dans une zone à cheval sur l'Ethiopie, Djibouti et l'Erythrée - accusent les soldats djiboutiens combattant depuis 1991 la rébellion Afar du Front pour la restauration de l'unité et la démocratie (FRUD armé) de se venger sur les populations civiles, notamment par des viols.

"Avec une enquête, le gouvernement djiboutien ne pourra plus dire que ces femmes mentent, qu'elles sont manipulées à des fins politiques", a expliqué Sabine Salmon.

Aïcha Dabalé, porte-parole en Europe du Cofedvi, a dénoncé "le silence complice des États militairement présents" à Djibouti - France, États-Unis, Allemagne, Chine et Japon - qui "ferment les yeux et laissent détruire les femmes" au nom, selon elle, "d'intérêts géostratégiques".

En avril, un porte-parole du gouvernement de Djibouti avait déclaré à l'AFP que "ces allégations n'avaient aucune crédibilité. Depuis 1991, aucune preuve n'a été fournie aux autorités djiboutiennes pour étayer ces affirmations".



21/11/2016 (Brève 866) French.China/ Djibouti : explosion d'un conteneur de munitions périmées dans un camp militaire

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http://french.china.org.cn/foreign/txt/2016-11/21/content_39752801.htm

Un conteneur de munition périmées a explosé dimanche après-midi, annonce un communiqué des forces armées djioutiennes (FAD) reçu lundi.

Selon ce communiqué, l'explosion qui a eu lieu dans le camp militaire Cheik Osman, le plus grand camp militaire de ce pays et principale base du fleuron blinde des FAD, n'a causé aucune perte humaine, ni de dégâts matériels.

Toujours selon ce même document, "le sinistre a été très vite maîtrisé".

Le haut commandement des FAD précise par ailleurs que "la vétusté des munitions a été l'origine de cette explosion." F



18/11/2016 (Brève 865) Blog Freedjib sur MEDIAPART / Djibouti : une année catastrophique pour les Droits de l’Homme

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https://blogs.mediapart.fr/freedjib/blog/171116/djibouti-une-annee-catastrophique-pour-les-droits-de-l-homme

Le président de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, est de plus en plus contesté. Refusant de quitter le pouvoir après pas moins de 17 ans – et la promesse de ne pas briguer de nouveau mandant en 2015 – son règne s’est caractérisé par un recours croissant à la violence.

A propos de Djibouti, le professeur Gregory Stanton, fondateur de Genocide Watch, et rédacteur de la résolution onusienne sur laquelle s’est fondé le Tribunal pénal international pour le Rwanda, résume la situation en ces quelques mots : un pays « où un dirigeant impopulaire refuse de se retirer ». Ismaël Omar Guelleh (IOG), actuel président, a ainsi fait modifier la Constitution en 2010 pour pouvoir briguer un troisième mandat. Il comptabilise aujourd’hui 17 ans au pouvoir – et un bilan humain catastrophique.

Le pays affiche une croissance honorable (6,7 % de moyenne sur trois ans) mais une pauvreté alarmante (70 % de la population). Face au clientélisme et au tribalisme de leur dirigeant, l’opposition a largement progressé durant les années d’IOG au pouvoir. Si les manifestations et les protestations ont atteint une taille considérable, les votes favorables au président n’ont pas diminué, bien au contraire. Ce dernier a été réélu en avril dernier pour un quatrième mandat avec un score stalinien – 86,68 % des voix.

Dernièrement, la corruption et l’ingérence étatique dans les affaires judiciaires ont trouvé une nouvelle fois à s’illustrer. Le leader de l’opposition Mohamed Ahmed, dit Jabha, a officiellement été disculpé de toute charge par la justice le 6 octobre dernier, et il n’a pourtant toujours pas été libéré. Ce dernier avait été arrêté par l’Armée djiboutienne le 1er mai 2010, visé par des accusation vagues : il était soi-disant « chef de bande » et travaillait secrètement pour l’Érythrée. Totalement farfelues, ces charges ont été écartées par la justice djiboutienne. Or, comme le confirme son avocat, maître Bérenger Tourné : « Mon correspondant sur place, maître Zakaria, qui a assisté à l’audience, assure que le maintien sur écoute de mon client est toujours en cours, et que sa remise en liberté n’a pas été effective alors même qu’elle a été ordonnée ». Le premier ministre Abdoulkader Mohamed Kamil a répondu à la polémique en ces mots : « tant que je suis aux affaires je ne laisserai pas sortir ce criminel de prison ».

Ce recours à la force contre l’opposition, la presse, et parfois le peuple-lui-même s’est emballé à l’approche des élections présidentielles d’avril 2016. Lors d’une manifestation pacifiste le 21 décembre 2015, 19 civils – dont une fillette de six ans – ont été tués par la garde présidentielle qui a ouvert le feu sur la foule. Ce jour-là, les dirigeants du principal parti d’opposition, l’Union pour le Salut National (USN), ont également été pris pour cibles par la police. A ce propos, le professeur Gregory Stanton, a mis en garde contre « des signes alarmants annonçant un nouveau génocide ». De fait, lors des semaines précédant le vote, les abus commis par IOG ont atteint une fréquence si alarmante, que le pays est désormais dans le collimateur de la Cour Pénale Internationale (CPI). Ce dernier est « sous l’étroite surveillance de sa procureure » (elle l’a notifié dans un courrier de réponse à l’équipe londonienne de la Ghana News Agency, déplorant des violations répétées des droits de l’Homme et de la liberté de la presse).

A la réputation grandissante d’autoritarisme d’IOG, il faut ajouter sa protection du président soudanais Omar al-Bashir. Celui-ci est confronté à cinq chefs d’accusation de crimes contre l’humanité, deux chefs d’accusation de crimes de guerre et trois chefs de génocide, pour des faits commis dans la région du Darfour au Soudan occidental. Il s’est rendu le 4 mai dernier à la cérémonie célébrant la réélection d’IOG à la présidence de la république djiboutienne. Selon le Statut de Rome, texte fondateur de la CPI, les États parties sont tenus d’exécuter deux mandats d’arrêt contre le président al-Bashir, publiés le 18 Mars 2009 et le 31 Août 2010. Cependant, IOG a failli à exécuter ceux-ci, prétextant ne pas « disposer des procédures nationales requises » afin d’appréhender et de remettre le suspect. Cette décision est peu encline à faire changer d’avis la Fatou Bom Bensouda, qui a signalé ce manquement manifeste au conseil de sécurité de l’Organisation des nations-unies (ONU).

L’indignation contre les exactions du pouvoir à Djibouti ont traversé l’Atlantique. Ainsi, des membres du Congrès américain demandent au gouvernement américain d’empêcher le président Ismaïl Omar Guelleh de Djibouti d’assister à la prochaine Assemblée générale de l’ONU à New York après que son gouvernement n’a pas accepté d’arrêter le président soudanais. Dans sa lettre à John Kerry, le député Lou Barletta, à l’origine de cette mobilisation, a exhorté le Secrétaire d’Etat de « refuser des visas pour assister à l’Assemblée générale au président Al-Bashir et tous les autres dirigeants du monde qui fournissent le refuge pour le seul chef en fonction mis en accusation par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ». Les membres du Congrès Bill Huizenga et David Trott ont, eux aussi rappelé Washington à l’ordre : « il est temps aussi pour les Etats-Unis d’exprimer son indignation devant les violations incessantes des droits de l’homme ». Ils ont par ailleurs souligné le fait que le département d’état avait par le passé reconnu ces violations, sans pour autant agir.



17/11/2016 (Brève 864) RFI (14/11) Djibouti: l’affaire Borrel relancée par une plainte de la famille

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http://www.rfi.fr/afrique/20161114-djibouti-affaire-juge-borrel-relancee-plainte-famille-faux-aggrave

Nouveau rebondissement dans l’« affaire Borrel ». Les avocats de la famille du juge français retrouvé mort en 1995 à Djibouti ont annoncé qu’une plainte pour « faux en écriture publique aggravé » a été déposée le 8 novembre dernier. En cause: la destruction en décembre 2014 des scellés contenant les objets retrouvés sur les lieux du crime.

Bernard Borrel est retrouvé mort le 19 octobre 1995, à 80 km de la capitale de Djibouti, son corps dévêtu est à demi carbonisé. Un briquet, un jerricane, son short et une sandale gisent à quelques mètres. Certains portent des empreintes ou des traces ADN qui n’appartiennent pas au magistrat français.

Lorsqu’en 2015 la cour d’appel demande des vérifications sur ces scellés, on s’aperçoit qu’environ 70 pièces ont été détruites par la justice un an plus tôt. La garde des Sceaux demande alors une enquête interne qui conclut à une « confusion » d’étiquetage : une mention indique qu’un non-lieu a été rendu dans cette affaire en 2003, ce qui est faux.

Selon Maître Morice, avocat de la famille Borrel, ce rapport est « confus », plein d’« incohérences », et la destruction de ces pièces pourrait être volontaire.Me Morice, l'avocat de la famille n'est pas convaincu. « Il y a tellement d'incohérences dans l'enquête qui a été effectuée par l'inspection générale des services judiciaires que nous avons demandé au garde des Sceaux un complément d'enquête. Nous n'avons jamais eu de réponse sur ce point, malgré des demandes réitérées, et c'est la raison pour laquelle nous avons directement déposé une plainte avec un caractère criminel puisqu'il s'agit de faux en écriture publique aggravé », explique-t-il.

Si les soupçons de la famille se confirment, il s’agirait alors d’une nouvelle tentative d’interférence dans ce dossier, souvent qualifié d’« affaire d’Etat ».



16/11/2016 (Brève 863) Les incessantes et couteuses croisades judiciaires de Djibouti (Secret-Defense)

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http://www.secret-defense.org/16/11/2016/
les-incessantes-et-couteuses-croisades-
judiciaires-de-djibouti/

Avec près de huit habitants sur dix vivant sous le seuil de pauvreté relative, et 42% sous le seuil de pauvreté absolue, le petit Etat de Djibouti, dirigé depuis 1999 par Ismaïl Omar Guelleh (IOG), ne semble pourtant pas particulièrement inquiet du sort de sa population. La misère dans laquelle se débat son peuple n’est en effet pas la préoccupation première d’IOG, qui préfère se lancer dans de dispendieuses batailles juridiques internationales contre ses opposants et même… Facebook.

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Aberrantes croisades judiciaires
Le régime djiboutien s’est engagé, depuis plus de quatre ans, dans une croisade judiciaire à l’encontre de l’homme d’affaires et compatriote Abdourahman Boreh. Instruite par la Haute cour de justice britannique, l’affaire concerne l’implication financière de Boreh dans la modernisation des installations portuaires de Djibouti. Une fois le projet mené à son terme, le régime a tenté d’évincer le businessman et le poursuit depuis devant la justice du Royaume-Uni. Mais pas à son avantage. Jugement après jugement, le gouvernement de Djibouti est sommé de régler les frais de justice d’Abdourahman Boreh. La Haute cour de Londres a ainsi condamné Djibouti à payer 3 millions de livres sterling à Boreh, en avril 2016, qui s’ajoutaient aux 9,3 millions de livres déjà demandés après la victoire de ce dernier lors d’un procès intenté par le régime pour trahison, pots de vin et corruption.

En tout et pour tout, le régime aurait déboursé la bagatelle de 90 millions de dollars afin de poursuivre – en vain – son ancien partenaire. « Une pure perte de temps », pour ce dernier, qui affirme n’avoir pas mis les pieds dans son pays depuis huit ans. Et de l’argent jeté par les fenêtres, selon un opposant au régime cité par NewsGhana : « Pour un pays dans lequel la pauvreté est si forte, cela représente beaucoup d’argent dépensé dans le seul but d’assouvir une vendetta personnelle de la part du président Guelleh ». Mais la frénésie judiciaire du régime ne semble pas connaître de limites. Dernière lubie présidentielle en date, l’assignation de Facebook en justice, pour avoir relayé des messages prétendument « offensants » à l’égard d’IOG.

Cette fois, c’est au tour de la Haute cour irlandaise, pays où est implanté le siège social pour les activités européennes, moyen-orientales et africaines du groupe, d’être le théâtre choisi par le régime de Djibouti pour porter le fer.

- L’enjeu ?
Restreindre, voire annuler, la publication de contenus publiés sur le réseau social par des opposants au président, et considérés par ce dernier comme « offensants » et « diffamatoires ». Dans sa requête auprès de la Haute cour de Dublin, IOG ne demande rien de moins que la suspension par Facebook des comptes incriminés, l’effacement des passages en question et la révélation par l’entreprise des noms, comptes emails, numéros de téléphone, adresses postales et adresses IP des comptes visés par la plainte. Si peu de doutes subsistent quant au succès d’une telle démarche, les menaces proférées par IOG ne sont pourtant pas à prendre à la légère.

Maydaneh Abdallah Okieh, un journaliste et opposant djiboutien, peut en témoigner, lui qui a passé cinq mois dans les geôles du régime pour avoir osé poster sur Facebook des photographies montrant la police en train de battre des manifestants opposés au président. Sans parler d’un autre journaliste du pays, Mohamed Ibrahim Waiss, battu lui aussi par des officiers de police djiboutiens, jusqu’à ce qu’il soit contraint de révéler le mot de passe de son compte Facebook, sur lequel ses tortionnaires ont par la suite publié des messages critiquant l’opposition au despote local.

- De l’argent pour les poursuites judiciaires, pas pour la population
De l’argent, Djibouti semble en trouver autant que nécessaire pour poursuivre de vaines croisades. Le contraste entre ces dépenses somptuaires et inutiles et le manque criant d’argent qui frappe le pays n’en est que plus saisissant. Malgré les sommes importantes que le régime retire de la présence militaire de nombreuses superpuissances sur son sol – les Etats-Unis, le Japon, la France et depuis peu, la Chine, ont tous une base à Djibouti –, le pays demande constamment de l’aide d’urgence de la part des organisations internationales. A peine deux mois après sa réélection, IOG a ainsi reçu de la Banque mondiale pas moins de 43 millions de dollars de prêts à conditions avantageuses, afin, notamment, de lutter contre la pauvreté endémique de sa population et le chômage des jeunes et de développer les services élémentaires dans un pays qui, non content de ne pas subvenir aux besoins de sa propre population, doit également pourvoir à ceux de milliers de réfugiés en provenance des zones de conflits situées dans les pays voisins.



15/11/2016 (Brève 862) Affaire Borrel : une nouvelle plainte (La dépêche du midi)

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La famille du magistrat Bernard Borrel, dont la mort en 1995 à Djibouti n'a jamais été élucidée, vient de déposer une nouvelle plainte en dénonçant la destruction de «pièces à conviction d'une importance majeure» dans l'enquête ouverte à Paris pour assassinat. Elisabeth Borrel, veuve du magistrat, et ses deux enfants ont déposé plainte le 8 novembre pour «faux en écriture publique aggravé».

Plus de 70 scellés, notamment un briquet, un short et une sandale appartenant à Bernard Borrel et trouvés sur les lieux du crime, avaient été détruits en décembre 2014. Leur destruction avait été opérée à la suite d'une mention erronée dans le dossier, indiquant qu'une ordonnance de non-lieu avait été rendue le 19 septembre 2003, alors que l'instruction ouverte en 1997 est toujours en cours.

Un certain nombre d'éléments «concourt à démontrer l'éventualité, voire la probabilité d'une action volontaire destinée à empêcher la manifestation de la vérité», estime la famille Borrel dans sa plainte.

L'un de ses avocats, Me Olivier Morice, a dénoncé de son côté des «dysfonctionnements extrêmement graves». «La thèse la plus plausible est celle d'une confusion» entre le dossier Borrel et un autre dossier qui avait donné lieu à une ordonnance de non-lieu le 16 septembre 2003, d'après le rapport de l'Inspection générale des services judiciaires.

Magistrat détaché à Djibouti (Djibouti), Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995. L'enquête française avait d'abord privilégié la thèse du suicide, avant de se réorienter sur celle d'un assassinat. Vingt ans après, l'enquête piétine. L'un des principaux suspects, Awalleh Guelleh, à l'encontre duquel un mandat d'arrêt a été délivré en 2006, est probablement mort.



15/11/2016 (Brève 862) VERITE / Portrait d'un spécialiste en torture : le P'tit ZAK. Ex Officier de la Gendarmerie mis à l'écart récemment par IOG (Cf LOI) (Portrait publié sous la responsabilité de son auteur)

Les lecteurs qui souhaiteraient nous faire part d'inexactitudes ou de proposition de correction peuvent nous écrire a equipe@ardhd.org

VERITE : PORTRAIT  D’UN HOMME SANS CULTURE NI PITIE : Un Ancien Officier de la Gendarmerie nationale.

Seize filles pour un garçon Le petit Zak est né à Djibouti et il a grandi ensuite à ARTA, fils d’un ex- gendarme Afar et d’une mère Isaak.

C’est à Arta qu’il a commencé à mendier des Bakchichs aux soldats du régiment de la Légion étrangère stationnés sur place. Dès le plus jeune âge, il a effectué de sales besognes ; par exemple il conduisait les soldats  chez  les femmes du quartier spécialisé, où se côtoyaient les drogués, les ivrognes et les proxénètes. C’est dans ce milieu malsain qu’il a fait ses premiers pas,

Durant son enfance il a fréquenté les bordels et il buvait de la bière à outrance, il a même entraîné d’autre enfants en faisant consommer  du vin rouge sans modération ce qui a causé plusieurs transferts au dispensaire d’Arta d’où l’infirmier Ali Darar leur a donné les premiers soins.

Ses parents ayant divorcé, sa mère quitta Arta avec lui pour la ville de Djibouti. Sans moyen pour l’élever, il a été placé dans le cercle fermé et insociable où se fréquentaient des gens mal intentionnés. Le petit Zak tomba malade et c’est alors qu’il perdit tous ses cheveux. Déjà, il avait des difficultés à communiquer et ses comportements souvent bizarres l’ont mis à l’écart de la société.

Il détestait jouer avec les autres enfants du quartier et de l’école, car il avait un handicap  et il préférait  rester souvent seul dans un chambre isolé, pendant que sa mère vendait  les fameux Kamire (gâteaux), les bonbons, les mougalgales dans le Souk  du quartier afin d’assurer la survie du petit.  Sa famille n’avait pas les moyens de lui donner des soins ou de le faire examiner par un médecin.

Le petit Zak, un enfant têtu, refusa de s’améliorer en aidant, par exemple, sa pauvre mère qui souffrait aussi. C’est pourtant grâce à elle qu’il a été élevé. Mais cette pauvre mère ne se serait jamais douté, qu’une fois  parvenu à l’âge adulte, ce garçon « difficile »  détruirait,
 et massacrerait des membres de sa tribu les Afar, des innocents, des citoyens djiboutiens :  qu’il pourrait être qualifié par certains d’ogre, d’aigri, de mercenaire ou de criminel patenté.

Devenu quand même Instituteur à  l’école de La Salle, il devait y enseigner dans des classes de CP, mais il avait une grande difficulté  pour  dispenser les cours car il n’était pas apte à assumer le travail qui lui avait été confié, c’est-à-dire de transmettre une connaissance à des enfants. C’est  une grande responsabilité qui  demande vigilance et compétence et notre petit Zak toujours  arrogant et agressif, se refusait à préparer les élèves pour les conduire à l’objectif. Un maitre de l’école ne doit-il pas être une personne humaine, juste, patiente, qui aime  aider ses élèves à résoudre les problèmes avec beaucoup d’’amour pour les autres.

- La paranoïa dans son rôle d'instituteur ? 
Le petit Zak  est l’homme qui a fait renvoyer de l’école deux élèves issus d’un milieu très modeste avec des parents n’ayant pas les moyens de payer la cotisation de l’école.  Pour convaincre le Directeur il a rédigé une lettre pleine  de mensonges qui a détruit ces enfants innocents. Comme il ne supportait pas les grincements des chaises et des tables au sein de la classe, il mettait régulièrement 2 à 3 élèves à la porte par jour sans en référer au Directeur. Avait-il un problème  de trouble mental qui l’aurait rendu agressif et qui lui aurait fait perdre le contrôle de lui-même ? Est-ce l’explication de son comportement agressif et injuste envers les enfants de la classe à qui il infligeait tant de punitions ?.

Ses collègues le détestaient. Suite à de nombreuses plaintes déposées par les parents des élèves, le responsable de l’établissement a adressé plusieurs blâmes au P’tit Zak : retards répétés, mise à la porte des élèves sans motif réel et mauvais traitement, mauvais comportement envers ses collègues, non présentation du livret pédagogique ...

Le petit Zak, cette personne de petite taille, s’évertuait dans sa jeunesse à courtiser les jeunes filles. Mais il n’avait ni la finesse ni la maitrise du vocabulaire pour draguer et convaincre une brebis au couleur du miel. Il n’arrivait pas à parler clairement et bien souvent il bégayait quand  il ne parvenait plus à maitriser plus la colère interne qui le rongeait.

Certaines filles  racontaient souvent, qu’il était parcimonieux, avec une moralité douteuse car il n’était pas un homme à qui l’on pouvait  se confier. De plus, il s’habillait mal et il marchait comme un individu sans ardeur ni d’énergie.

Coquin, il était une personne mesquine usant des balivernes pour tromper les jeunes filles. Faquin et handicapé, il n’avait trouvé la méthode  pour convaincre les belles filles de la capitale.

- Une incorporation difficile au sein de la Gendarmerie
En 1989, suite  à la recommandation de l’un de ses proches, bien que sans diplôme, il a été intégré au sein d’un corps noble mais où, à l’époque on enregistrait les mauvais  comportements, les dérives, les horribles tortures dans ses locaux. La mainmise du clan sur ce service était déjà visible et bien connue du peuple : beaucoup de citoyens  gardent toujours des séquelles physiques et combien d’autres y ont perdu la vie.

Aspirant mais sans formation, il  trainait  dans les couloirs et accomplissait le rôle d’officier de service car il n’avait aucune notion sur la façon de conduire des enquêtes, des recherches. Après deux années de routine sans bureau fixe (car il était détesté par  le fameux Mahdi Cheik (retraite)), suite à plusieurs appels d’Haramouss, il n’a plus été  le bienvenu dans le corps.

- La promotion avec le parrainage de Paulette
Mais c’est là que Paulette intervint en faisant transmettre au bureau du colonel Mahdi la nouvelle affectation du petit Zak, en qualité d’adjoint du Cdt de la compagnie de Djibouti sous les ordres du Lt Fod un homme juste et honnête qui est actuellement en retraite.

Toujours sous l’influence  de la Qabyo qui recrute tous les pervers qui pourraient assumer d’obscures besognes et  appliquer ses méthodes, sans état d’âme, pour liquider, détruire les citoyens et les leaders qui refusent les systèmes du clan. A-t-elle trouvé  dans la personnalité dépravée du P’tit Zak un futur obligé personnel capable d’agir sans état d’âme et sans pitié pour obtenir le pouvoir.

Voici comment le petit Zak, sur ordre de la Qabyo, a été promu Cdt de la compagnie de Djibouti. Est-ce ce qui marque le début de sa carrière  et sa dangerosité ? Seraient ses nombreuses fréquentations à la cour du clan où il avait les mains libres pour exécuter les ordres d’Haramouss ? 

Ensuite il a commencé à utiliser des moyens violents et barbares,  lors des enquêtes envers les membres  du FRUD ; il a détruit des citoyens, des paysans, des personnes âgées d’origine AFAR arrêtées  au nord du pays. Son seul objectif était de s’approcher davantage du clan qui dirige le pays, en se rendant indispensable. C’est l’homme qui aime  montrer qu’il peut massacrer des innocents au nom de La Qabyo.

Sur une simple enquête concernant des étudiants en grèves ou des étudiants au chômage qui revendiquaient  leur droit à la recherche d’un travail, ce criminel a  utilisé des moyens odieux pour les détruire au nom de de leur appartenance ethnique, durant des interrogatoires musclés conduits dans les brigades.

Lors des enquêtes ordonnées par le clan lui demandant des résultats rapides contre une ethnie et/ou des leaders de l’opposition,  c’est toujours le petit, le « nain » qui utilisait la force, la roulotte ou le supplice de l’eau, jusqu’à obtenir des faux aveux pour satisfaire le clan au pouvoir.

Bien que n’ayant pas suivi la moindre formation sérieuse  ni dans le  pays ni à l’étranger, le clan  l’a promu à la tête d’un corps de sécurité, uniquement en remerciement des actes criminels qu’il avait commis. On dit même que c’est l’homme  qui a contribué activement à la mort du colonel Abdi Bogoreh.

Le petit Zak aurait-il contribué à déboulonner son colonel, qui était son chef et un homme sage, honnête et  expérimenté et qui n’avait aucun ennemi au sein du pays. Contrairement à lui, le nain a commis des actes graves : par exemple,  il avait posé des micros dans le bureau et dans le véhicule de son chef pour enregistrer ses communications. Il compilait  les informations et les renseignements avant de les transmettre à l’étage supérieur et obtenir à tout prix la promotion dont il rêvait.

Certains affirment même, mais ce n'est pas vérifié, que c’est l’arme à la main, en présence d’autres mercenaires, qu’il aurait pu avoir achevé froidement son chef le prestigieux, le bijou rare Abdi Bogoreh, (vous connaissez l’histoire)

Aussitôt après sa mort  commanditée par le clan, au détriment des officiers plus formés et plus expérimentés que lui, le petit Zak  a obtenu le poste de chef de la gendarmerie.
________

Le petit Zak était le responsable des enquêtes politique louches ordonnées par la famille du clan.        
-              pour écarter les leaders d’opposition sur la scène politique
-              pour incarcérer tous ceux qui pensent autrement du clan
-              pour détruire les citoyens, les cadres, les intellectuelles
-              pour mettre a genoux les hommes honnêtes
-              pour contenir la population dans la pauvreté
-              pour essayer d’acheter  des membres d’opposition
                
Ces tactiques musclés  ne sont autre, la brutalité, l’agressivité, la violence, traiter sauvagement l’être humain, pousser l’innocent d’avouez des mensonges.

Les méthodes illégales utilisées par le tortionnaire malade et paranoïa envers les citoyens sont les suivants.
-              il déshabille, il torture, il menotte, il bande les yeux, il pise sur le victime, il donne des coups, il blesse gravement, il matraque, il refuse de donner a boire et a manger, il garde dans la geôle sans soin et voila certains meurs incognito.

Dans son palmarès, il a tué, agressé, traité très mal, violenté physiquement à des hommes honnêtes qui refusaient les systèmes du fils de l’oued,
-              Y Y GALAB
-              JEAN-PAUL NOEL
-              ABDI BOGOREH
-              ABDI HOUSSEIN
-              AFFAIRE BOREL ( UN MAGISTRAT FRANÇAIS)
-              ANFARE EBO
-              HASSAN CHEIKO
-              ALI DAHER
-              IDLEH FARAH
-              OSMAN ALI
-              HAMED EBO
-              BOURHAN CHEIK
-              SAID ALI
-              SAMAD RAGUEH
-              LES MENBRES DE FRUD
-              LES CIVILS AFARS RESIDANT DANS LE NORD
-              LES LEADERS ET SES MEMBRES de l’USN
-              LES PROFS, LES ENSEIGNANTS, LES CADRES NON CLAN
-              LES CITOYENS MODESTES
-              LES RETRAITEES QUI REVENDIQUE LEUR DROIT
-              LES CLANS ODAHGOBS, LES FOURLABAS, LES AFARS
-              LES MILITAIRES ODAHGOB  
 -     LES CITOYENS ISSU DU CLAN ISSA
 -     LES MOBILISE’S  ISSA
 -     LES HOMMES DES  ONG  DE DROIT DE L’HOMME
 -     LES JOURNALISTES, LES SYNDICALISTES

La souffrance et la mort de certains citoyens causé par le soin du nain  sont revenue perturber sa famille et lui a déjà donné une santé précaire. Cet officier sans expérience ni compétence, peu présentable au milieu des hommes en uniforme reçoit directement les ordres a Haramous.

C’est l’homme qui a recruté en masse des somalilandais au sein de la gendarmerie sans pièces identités ni critère, le corps noble de la gendarmerie est devenue une passoir, un centre pour former des milices étrangers dont leur futur mission serait de terroriser les citoyens, le recrutement de la population volante et étrangère sont les méthodes du régime et du clan en particulier pour détruire et éliminer l’avenir des jeunes  sans emploi ; leur mission est :     -   mise a la retraite massive pour reclasser les étrangers
- terroriser les opposants et les quartiers 
- détruire les jeunes membres  d’USN
- éliminer les jeunes gendarmes issus d’autre ethnie
- révoquer les anciens gendarmes
- détruire le corps de la gendarmerie
- affecter les milices aux cercles pour terroriser la population Afars, les Assajoks, les Dhikilois
- massacrer les Afars vivants dans la pauvreté et loin de la métropole.

Ce petit Zak est un tortionnaire endurci et hostile, toujours hanté par les démons qui lui ronge depuis sa jeunesse, il devient aigri. C’est le filou qui a créer au sein du SRG une salle de torture équipé des matériels sophistiqués avec des cameras cachés a l’appui, pour permettre le tyran et sa famille de pacotille de suivre a distance, la souffrance, l’humiliation, la torture et ses différents procédés, contre des innocents, des leaders, des cadres, des étudiants, des militaires, des policiers, des citoyens sans défense, voila le méthode du dictateur chevronné.

Les images sanglantes prisent lors des interrogations musclés  envers des leaders  d’opposition, les hommes des droits humains, les Afars, les citoyens sans défense sont choquants et ont laissés des traces et traumatismes aux proches et familles des victimes.

Les enfants dont leur parent ont disparu  et les autres que leur proche porte les séquelles croisent souvent le petit Zak dans la rue, mais ils attendent impatiemment le jugement  du criminel patenté.

Le petit Zak est malade, arrogant, agressif, il est toujours sur ses gardes, il n’a pas d’ami, il vit dans un cercle fermé, sa maison est blindé, il se méfie  même aux gendarmes, chez lui il a des civils Argos, des  étrangers Ethiopiens armés jusqu’au dent qui assurent sa protection, mais étant en paranoïa avancé  et surtout le mal qui ronge, il se réveille maintes fois pendant la nuit pour s’assurer qu’il est en vie.

Le nain de Djibouti a la santé précaire avec plusieurs maladies dans son carnet de soin.

-              trouble de conscience (les mains dans le sang)
-              trouble de vue
-              chute des cheveux (il porte souvent une perruque)
-              trouble de sommeil  (il a commis des actes graves)
-              trouble mental      (pendant l’été, trop de repos malade)
-              trouble en cholestérol (agressivité, instable, perversité)

Le petit nain nommé sans mérite ni compétence aux cancres de la gendarmerie qui exécutent avec zèle les mauvaises consignes et instruction verbale pour détruire le peuple, il donne les promotions de chef de brigade au critère voulu par le clan.

Ils sont compose  comme suit : 
-              brigade nord ( issack)
-              brigade 3/4/5 ( afar )
-              brigade  6/7 ( issack
-              brigade ambouli  ( gadabourci)
-              brigade engeila    ( darod)
-              brigade cheik moussa ( issack)
-              brigade pk 12       ( issack)
Cercles :
-              Tadjourah  ( issack)
-              Obock        ( issack)
-              A/sabieh     (gadabourci)
-              Dhikil         ( afar)

Il donne tous les chefs de brigade les consignes sévères,   à étouffer, d’incarcérer, de présenter le jour même devant le tribunal  aux membres d’USN, LES LEADERS D’OPPOSITION, les Afars arrêtés sans motif, de fouiller les maisons appartenant des gens honnêtes,
Brutaliser les jeunes habitants dans les quartiers, placer en dépôt les détenus sans l’avis d’un juge.   

Voici l’équipe criminelle et collaborateurs désignés par le petit Zak qui emploi la force pour terroriser le peuple dont leur mission est vaste :

-              assaut pendant la nuit aux domiciles des leaders d’opposition
-              humilier les responsables d’USN en pleine nuit devant femmes et enfants
-              massacrer les hommes Afars devant  femmes et enfants
-              tirer a balle réelle  sur des personnes âgés Afars résidant au nord du pays
-              assassinats ciblés
-              torturer des innocents Afars dans  les salles aménagés au sein des camps de l’armée au nord
-              destruction des  troupeaux, des puits, des toukoules appartenant au population Afar au nord
-              ratissage  dans le secteur éloigné de la ville pour effectuer des arrestations  avec violence, et placer dans les casernes pour torturer les jeunes.
-              Viols des innocentes, des gardeuses des chèvres
-              Intimidation des commerçants des cercles
-              Elimination physiques des personnes désigner par le clan
-              O.D.A. (Opération Destruction Afars)
-              Collecter des l’argent sales aux commerçants de la place
-              Arrestations et emprisonnements des jeunes Assajock qui refusent les systèmes du clan.
-              Sales opérations dans les quartiers de la capitale et balballa, pour étouffer les citoyens.

Alors, voici les acters  de la salle besogne :

-              cdt hebano (retraite)
-              cdt  ali hode  ( gabode)
-              cne abdi daher
-              cne hassan ahmed
-              cne mohamed issack
-              cne dini
-              cne abdulkarim
-              lt ahmed omar guedi
-              lt anoo   

tous les chefs de brigade qui travaillent pour le clan

Ces cancres sans formation et promus au choix sont des éléments dangereux et ils ont commis des actes graves et ciblés envers des citoyens modestes, les leaders, les cadres, les membres de l’opposition, la population Afar.

- Richesse et détournement des fonds :
Le petit Zak a dilapidé les fonds destines au fonctionnement du service, il a raquette les commerçants  Arabes de la place a des sommes importantes a des fins personnel.
Avec l’argent sale, il a construit au gabode 2 grandes bâtiments neuves, sans compter ;

-              L’argent des drogues qui transite dans la plaque tournante (Djibouti vers l’Europe).
-              Les vols d’ivoire et des diamants en provenance les pays voisins.
-              L’argent des objets trouvees de valeur d’où leur propriétaire était refoulé, (les nagadees d’origine ETHIOPIEN ET ERRITREAN.
-              Les vols des biens publics, des terrains, des matérielles de construction, des voiture au sein du Port de Djibouti.
-              Vols des camions remplis des marchandises de valeur destinée en Ethiopie
-              Vols des conteneurs remplis des objets de valeur appartenant à des citoyens commerçants.
-              Détournement les frais des uniformes des gendarmes.
-              Vente, et trafique des armes en somali, et somaliland.
-              Responsable le recrutement en masse des milices étrangères avec l’agent du contribuable.

En plus, avec la recommandation de sa seconde maman, la dame de fer auprès des riches Arabes de la place, il collecte de l’argent facile et sale sans ménager d’effort. Déception et échec dans sa carrière, il devient souvent aigri et parle avec brutalité envers ses subordonnés.

Souvent en pantomime bouffonné, sa morphologie, sa conduite, son style, sa manière d’habiller lui rend inferieur et ses ordres ne sont ni mesuré ni définie par le règlement qui régie le cops.

Outre les crimes ciblés et la violence quotidienne envers le peuple, le nain, le court, le chétive, rien que sa forme lui donne une infériorité personnelle qui réduit son commandement et son bien être.

Devant les hommes en tenue, il est complexé, il se remue mainte fois, se positionne, se hisse, se cherche et se montre qu’il est un chef, il confectionne des belles tenues, mais l’habit ne fait pas le moine car le nain reste toujours le nain abrouti.

Dans un pays libre, l’Officier ou le responsable de la force publique, juste, honnête et compétent est toujours apprécier et connu par le peuple qu’il serve et le personnel qu’il commande.

Leur qualification d’être  un bon leader sans reproche, loyale, impliquer, une aisance respectable est une forme de considération au sein du pays

A nos jours, il existe certains officiers laquais, inhumain, sans formation adéquate, tous promu au choix qui ne pourrait commander une brigade ou d’assumer leur mission avec compétence. Perdu du sens et de bonne réflexion, leur rôle essentielle est devenue de commettre des actes graves, des massacres, des assassinant, des tueries en masse, de détruire la population résidant au nord, les citoyens Djiboutien au sein de leur pays, pour seule motif :  
         -  de s’approcher le clan
         -   d’obtenir des promotions sans mérite
         -   de s’enrichir facilement
         -   de profiter de voler les biens du peuple
         -    de construire des bâtiments avec l’argent sale

Tous ceux qui ont participé activement en donnant des ordres, des instructions, des consignes et ceux qui ont agi en employant la force lors des enquêtes, des interrogatoires  musclés, des arrestations agressifs, des tortures inhumains, des conduites dans les geôles sans motif, la destruction de la population Afar, l’humiliation, la violence,  des tirs a balle réelle contre les leaders d’USN, assassinats ciblés, incarcérer des innocents sans mandat au sinistre prison Gabode.

Jusqu'à nos jours( 2016) les nomades, les éleveurs, les personnes âgés, les jeunes Afars vivant au nord, sont tous torturés par des gendarmes sélectionnés par le petit ZAK.

'tit ZakMais les morts dans la conscience, ils seront jugés  par groupe devant un jury composé les familles et proches des victimes, en plus ils sont fichés et inscrits avec photos a l’appui dans les bureaux de l’Immigration a l’Etranger et le Court Pénal Internationale.

VOICI L’IMAGE TACHEE DE SANG DU PETIT ZAK, A-T-IL TUE POUR DANSER DANS LA COUR DU CLAN, MAIS LA VIE EST COURTE ET IL POURRAIT AVOIR DES COMPTES A RENDRE AU PEUPLE ET A SES VICTIME DANS UN AVENIR PROCHE.



11/11/2016 (Brève 861) LOI : suspension de deux des plus hauts responsables de la Police et de la Gendarmerie.

Selon un article de LOI, Guelleh, à la demande de Paulette, aurait suspendu Abdillahi Abdi Farah, colonel commandant la Police et Zakaria Abdi Aden (le p'tit Zak) Colonel commandant de la Gendarmerie. Ils sont remplacés actuellement par deux officiers issus de la communauté Mamassan.

Il semblerait qu'une échauffourée qui aurait opposé des Gendarmes et des Policiers à l'aéroport d'Ambouli (et qui avait été relatée dans nos colonnes par un lecteur http://www.ardhd.org/mho/affiche_info.asp?articleID=16641) soit à l'origine de cette décision, prise pour éviter tout risque de Putsch...

Compte-tenu de leur passé respectif au service de la dictature et de leur acharnement contre les populations et les individus (torture, harcèlement, emprisonnent arbitraire, exécutions sommaires, etc...) l'équipe de l'ARDHD ne les regrettera pas.

Leurs brillants faits d'arme contre des civils sans défense ont été dénoncés sur nos sites. Ils avaient bénéficié de promotions remarquées dans l'Ordre national des Bourreaux de la République de Djibouti



09/11/2016 (Brève 860) UDJ : Oh ! Cupidité, quand tu nous tiens ! (Par Ahmed Hachin Loita)

Paris, le 07 novembre  2016

Oh ! Cupidité quand tu nous tiens !

Udj DjiboutiS’il y a deux mots pour caractériser l’être maléfique qui règne à Djibouti depuis 1999, ce sont les mots cupidité et insensibilité. Cupidité parce qu’il a montré à maintes reprises qu’il a cent dollars à la place du cœur. Pour lui pouvoir rime avec gain. Et les habitants de Doraleh apprennent à leurs dépens, maintenant, malgré les avertissements (lors des campagnes électorales)  des personnalités qui connaissaient ce régime.

Ces malheureux djiboutiens vivent, après l’expropriation dont ils ont été victimes, depuis plusieurs semaines dans de conditions indignes, inhumaines (cabanes de fortune) avec femmes et enfants, non loin de leurs habitations rasées à coup de pelleteuses.

 Ils n’ont pas voulu partir parce qu’ils ne savent pas où aller et ils ne bougeront pas d'un iota de leurs lieux de résidence ; ils ont leurs habitudes, leur cheptel. Ces habitations étaient construites à quelques kilomètres du Port de Doraleh, à l’époque où Abdourahman Mohamoud Boreh gérait l’installation de ce complexe portuaire. Les dirigeants de l'époque, en premier Abdourahman Mohamoud Borreh, avaient pris l'engagement d'installer les familles de Doraleh dans ce quartier et ainsi bénéficer des éventuelles retombées des installations portuaires

- Encore une promesse non tenue.
Comme toujours avec ce régime insatiable dont la notion de redistribution de richesses reste un vulgaire mot inventé par les occidentaux, les investisseurs étrangers ont plus de poids, de valeurs que les nationaux et leurs désirs sont des ordres.
 Il n’est un secret pour personne que le plus grand voleur de la Corne d’Afrique fait les yeux doux aux chinois qui sillonnent le monde avec de carnets de chèques plus épais que les dossiers des ministres d’IOG souventonstitués des documents Power Point disparates préparés par les épaves des ministères appelés conseillers techniques.

Insensibilité parce que ce dictateur est connu pour ce trait de caractère même devant les situations les plus dramatiques. C’est lui qui a sermonné les familles victimes des inondations de 2004 alors qu’ils s’attendaient à des paroles apaisantes ; c’est lui qui a qualifié les victimes de Buldhuqo de malfaiteurs mal intentionnés.

Chapeau bas aux habitants de Doraleh qui ont résisté jusqu’à présent aux assauts des milices de Guelleh ; ils ont même envisagé de porter plainte mais des énergumènes agissant au solde du dictateur les en ont empêché. En attendant, ils publient la liste des sinistrés  (voir la liste en bas de l’article) de cette injustice et se préparent à alerter la diaspora qui relaiera les informations pour informer la communauté internationale de cette expropriation sans précédent. Ils lancent également un appel sollennel aux organismes internationaux défenseurs des droits fondamentaux de l'Homme comme Human Right watch,

Bien sûr, nous autres, nous nous indignerons dans notre petit coin, pourvu qu’on ne nous entende pas mais nous ne réalisons pas que ce régime a réussi à installer dans nos petites têtes qu’ « il ne faut pas se mêler de ce qui nous regarde pas ». On se rappellera de cette énorme injustice le jour où  nous vivrons une situation similaire. Et nous la vivrons plutôt que nous le pensons.

Secrétaire Général
Hachin-Loita Ahmed

 



06/11/2016 (Brève 859) Aref, le corbeau repenti, apparaît dans la presse française comme un acteur possible dans le financement de la campagne de Sarkozy par la Libye !!! Cité à plusieurs reprises dans plusieurs article, dont Le Monde et le Blog Zinc, ci-dessous)

1°) - Le Monde LIBYE / SARKOZY : LE MONDE ÉVOQUE DE DISCRÈTES PRESSIONS SUR LES MEDIAS Par la rédaction le 03/11/2016 - 18h40

Lien avec l'article : http://www.arretsurimages.net/breves/2016-11-03/Libye-Sarkozy-Le-Monde-evoque-de-discretes-pressions-sur-les-medias-id20268"

Aref_financement campagne Sarkozy"Argent libyen : l’enquête impossible." Il n’y a pas que Mediapart qui enquête sur le dossier du potentiel financement libyen de la campagne de Sarkozy en 2007. Lancé en mars 2012 par le pure player (@si retraçait toute l’histoire ici), le dossier rebondit aujourd’hui dans Le Monde, qui publie le premier volet d’une enquête sur "Les liaisons dangereuses de la Sarkozie".

"Les indices s’accumulent sur un possible versement de fonds par Mouammar Kadhafi lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007", avance le quotidien, qui estime toutefois en Une que "les preuves manquent". Un constat que Le Monde faisait déjà en 2014, quand Mediapart a toujours présenté plusieurs documents comme des preuves.

Les journalistes du Monde Simon Piel et Joan Tilouine ont eu accès à l’enquête des juges du pôle financier Aude Buresi et Serge Tournaire, qui "disposent désormais de centaines de documents : notes des services déclassifiées, interceptions téléphoniques, témoignages sous X" sur ce dossier libyen. Bref, "tous les ingrédients d’une sorte d’enquête impossible", estiment les deux journalistes.

"UNE IMPRESSION TROUBLANTE"

De cette enquête, il ressort en tout cas "une impression troublante", expliquent-ils. "Ainsi, les enquêteurs ont obtenu pas moins de sept témoignages qui accréditent l’hypothèse du versement de fonds par Mouammar Kadhafi à l’équipe de Nicolas Sarkozy, appuyés par le carnet accusateur d’un ancien ministre libyen du pétrole. Beaucoup de fausses pistes et de témoignages invérifiables. Les magistrats doivent en outre compter avec une forte adversité, appuyée sur des réseaux tant politiques que médiatiques." Exemple ? "Cette confidence, qui les concerne directement, interceptée en mars 2015. «Oui, ils cherchent le lien avec Kadhafi mais ils ne cherchent pas au bon endroit.» Ces propos tenus au téléphone par l’avocat franco-djiboutien Mohamed Aref sur un possible financement par la Libye de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy ont fait sursauter les policiers qui écoutaient discrètement la conversation." Et cette confidence, Aref ne la faisait pas à n’importe qui : son interlocuteur n’est autre que l’avocat Siva Rajendram, qui a versé 500 000 euros à Claude Guéant, directeur de campagne de Sarkozy en 2007, contre deux tableaux flamands (affaire pour laquelle il a été mis en examen comme @si le rappelait ici).

Au cœur du "système" Sarkozy, Le Monde a identifié un personnage clé : Alexandre Djouhri. Ce "proche du patron des services de renseignement intérieur (DCRI) de l’époque, Bernard Squarcini" a par exemple organisé l’exfiltration du directeur de cabinet de Kadhafi, Bachir Saleh, "de Paris vers l’Afrique du Sud, en passant par le Niger, entre les deux tours de l’élection présidentielle française de 2012 et alors qu’il était visé par une notice rouge, un mandat d’arrêt d’Interpol". Et "qui a réglé, à travers la société Datco, la facture du jet privé dans lequel s’est envolé Bechir Saleh" ? Mohamed Aref, l’avocat qui assurait au téléphone que la justice ne cherchait pas "au bon endroit" les liens entre Kadhafi et Sarkozy.

LARGADÈRE ET DASSAUT, AU COEUR DE LA SARKOZIE MÉDIATIQUE

Désormais, avec ce nouvel article du Monde, le dossier libyen dispose par ailleurs d’un volet médiatique. "Les révélations médiatiques sont surveillées de près par l’entourage de l’ancien président, voire par Nicolas Sarkozy lui-même. Le 12 février 2014, alors que L’Express publiait un nouvel épisode du dossier, Nicolas Sarkozy demandait à son directeur de cabinet Michel Gaudin de «surveiller l’affaire de nos amis d’outre-Méditerranée». A chaque article sur le soupçon de financement libyen, M. Djouhri agite aussi ses réseaux dans les médias. Il commande à des journalistes «amis» des papiers favorables ou appelle directement les hiérarques – comme le communicant Ramzi Khiroun, conseiller spécial d’Arnaud Lagardère[dont le pole média regroupe entre autres Europe 1, JDD, Paris Match, ndlr] – pour se plaindre s’ils sont trop critiques."

Et avec certains journaux, ça marche plutôt bien : "Dans une conversation du 17 mars 2015, dix jours après la mise en examen de Claude Guéant, [Djouhri] appelle Rudi Roussillon, conseiller du Groupe Dassault et président du conseil de surveillance de la Société du Figaro. «Moi je pense quand même que tu devrais quand même faire faire un édito (…) que Thréard [Yves Thréard, directeur adjoint du Figaro] l’appelle, qu’il lui, qu’il prépare un papier.» «Je vais organiser un truc pareil», acquiesce le conseiller médias de Serge Dassault. Le quotidien se contentera d’une brève pour évoquer la mise en examen de M. Guéant mais invitera ce dernier au «Talk Le Figaro» où il aura tout loisir de dénoncer «une volonté de [l]’abattre».

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2°) Blog Zinc

Lien avec l'article : http://zinc.mondediplo.net/messages/41191

Financement libyen de la campagne de Sarkozy : l’enquête impossible

http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/11/03/financement-libyen-de-la-campagne-de-sarkozy-l-enquete-impossible_5024793_32

Les indices s’accumulent sur un possible versement de fonds par Mouammar Kadhafi lors de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

http://s1.lemde.fr/image/2016/11/03/644x322/5024791_3_f275_nicolas-sarkozy-et-mouammar-kadhafi-a_5e78d3c615f03077e6be05cb0e74e133.jpg

Trois ans et demi d’investigations poussées, toujours pas l’ombre d’une preuve définitive, mais de forts soupçons. Les juges du pôle financier Serge Tournaire et Aude Buresi tentent depuis avril 2013 de déterminer si la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy a bien fait l’objet d’un financement illicite libyen. Ils disposent désormais de centaines de documents : notes des services déclassifiées, interceptions téléphoniques, témoignages sous X… Tous les ingrédients d’une sorte d’enquête impossible, à laquelle Le Monde a eu accès.

Il en ressort une impression troublante. Ainsi, les enquêteurs ont obtenu pas moins de sept témoignages qui accréditent ­l’hypothèse du versement de fonds par Mouammar Kadhafi à l’équipe de Nicolas Sarkozy, appuyés par le carnet accusateur d’un ancien ministre libyen du pétrole. Beaucoup de fausses pistes et de témoi­gnages invérifiables. Les magistrats doivent en outre compter avec une forte adversité, appuyée sur des réseaux tant politiques que médiatiques.

En témoigne cette confidence, qui les ­concerne directement, interceptée en mars 2015. « Oui, ils cherchent le lien avec Kadhafi mais ils ne cherchent pas au bon endroit. » Ces propos tenus au téléphone par l’avocat franco-djiboutien Mohamed Aref sur un possible financement par la Libye de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy ont fait sursauter les policiers qui écoutaient discrètement la conversation.

- Caisse noire
Ce vendredi 27 mars 2015, M. Aref rassure au téléphone son confrère malaisien Siva Rajendram, tétanisé. Ce dernier a versé 500 000 euros sur le compte de Claude Guéant contre une prétendue vente de deux tableaux de l’artiste Andries van ­Eertvelt. Il fuit les autorités françaises qui le soupçonnent d’être l’un des maillons d’un possible financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy – plutôt qu’un simple amateur de peinture baroque flamande. « Dis-leur simplement que tu n’as rien à voir avec eux », lâche sèchement M. Aref, lui-même inquiet. Contacté par Le Monde, M. Aref assure pourtant « n’avoir jamais parlé du dossier libyen avec M. Rajendram ».

En ce début d’année 2015, les magistrats veulent, semble-t-il, accélérer la procédure. L’ancien secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, a été mis en examen ­samedi 7 mars, de même qu’un richissime homme d’affaires saoudien, Khaled ­Bugshan, soupçonné d’avoir mis à disposition ses circuits financiers pour opacifier les injections de liquide libyen. Non loin de Genève, à Chêne-Bougeries, les villas d’un banquier franco-djiboutien, Wahib Nacer, et de son voisin, Alexandre Djouhri, l’in­termédiaire préféré de la Sarkozie, ont été perquisitionnées. Tous sont soupçonnés d’avoir mis leurs compétences au service d’une caisse noire pour la campagne de ­Nicolas Sarkozy, remplie de cash venu de Tripoli. Tous attendent aujourd’hui avec ­inquiétude le résultat des investigations.

Les juges disposent de témoignages troublants. L’ambassadeur de France en Libye entre janvier 2008 et février 2011, François Gouyette, leur a ainsi indiqué avoir entendu parler d’un possible financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, mais ces rumeurs lui sont parvenues après 2011 et le début de la révolution libyenne. Deux personnes lui en ont fait état. Moftah Missouri, l’ancien interprète du guide, et une autre personne dont il a préféré taire le nom devant les magistrats. L’un d’eux parlait de 5 millions d’euros, l’autre de 50. Mais les magistrats n’ont pas pu recouper les faits révélés.

- « Les “mecs” en chemin ont détourné l’argent »
Fin septembre, le site Mediapart a relancé l’affaire en dévoilant l’existence d’un carnet d’un ancien ministre du pétrole libyen, Choukri Ghanem, qui mentionnent ­plusieurs versements pour un montant de 6,5 millions d’euros. Ce dignitaire du régime de Mouammar Kadhafi faisait aussi fonction de patron de la société pétrolière nationale et avait la manie de noter scrupuleusement les comptes rendus de ses entretiens. Le 29 avril 2007, durant l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle française, il résume les échanges tenus dans la ferme de Bechir Saleh, directeur de cabinet de Kadhafi, et, à ce titre, détenteur de bien des ­secrets, à une quarantaine de kilomètres de Tripoli. En voici la retranscription exacte :

« A midi, j’ai déjeuné avec El-Baghdadi ­[premier ministre] et Bachir Saleh à la ferme de Bachir. Bachir a parlé, disant avoir envoyé 1,5 million d’euros à Sarkozy quand Saïf ­[Al-Islam Kadhafi, fils du numéro un libyen] donnait 3 millions d’euros.

Mais on leur a dit que l’argent n’était pas arrivé. Il semblerait que les “mecs” en chemin l’ont détourné, tout comme ils lui ont pris 2 millions en provenance de Abdallah Senoussi [chef des services de renseignement libyen]. »

Choukri Ghanem écrit ses doutes quant à l’impact de ces 6,5 millions d’euros : « J’ignore s’ils croient vraiment qu’ils peuvent changer la politique de la France moyennant cet argent. D’abord, les montants qu’ils engagent sont dérisoires à l’échelle de l’Europe. Et puis d’autres pays paient bien plus. »

Contacté par Le Monde, Bechir Saleh, 70 ans, qui vit à Johannesburg, en Afrique du Sud sous la protection du président Jacob Zuma autrefois proche de Kadhafi, a un trou de mémoire : « Je ne suis pas au courant de cette réunion, ça ne me dit rien. » Choukri Ghanem, lui, a été retrouvé mort le 29 avril 2012 dans le Danube, en Autriche. Une crise cardiaque, selon les enquêteurs autrichiens. De quoi terroriser un peu plus les protagonistes de cette sombre histoire.

Bechir Saleh a été convoqué le 7 septembre par les enquêteurs français qui avaient tenté, en vain, de l’entendre par visioconférence quelques mois plus tôt. Mais il n’a pas quitté Johannesburg. Un homme lui rend parfois visite à l’improviste. M. Saleh lui doit la vie (et beaucoup de ses ennuis) pour avoir été exfiltré de Libye en 2011, en pleine guerre, vers Paris, via Djerba, en Tunisie.

Ce visiteur s’appelle Alexandre Djouhri. C’est un proche du patron des services de renseignement intérieur (DCRI) de l’époque, Bernard Squarcini, qui a mené cette mission délicate en lien avec l’ambassadeur de France à Tunis, Boris Boillon. Le tandem Alexandre Djouhri et Bernard Squarcini a ensuite orchestré l’exfiltration secrète de Saleh de Paris vers l’Afrique du Sud, en passant par le Niger, entre les deux tours de l’élection présidentielle française de 2012 et alors qu’il était visé par une notice rouge, un mandat d’arrêt d’Interpol.

C’est Mohamed Aref, l’avocat franco-djiboutien, proche de Djouhri, qui a réglé, à travers la société Datco, la facture du jet privé dans lequel s’est envolé Bechir Saleh. Ce qu’il dément formellement.

« Je connais cette société Datco, mais ce n’est pas à moi et je n’apparais pas dans les statuts, se défend M. Aref qui se dit plus proche de François Hollande que de la Sarkozie. Que certains aient utilisé mon nom pour brouiller les pistes, c’est une hypothèse. »

Alexandre Djouhri, qui apparaît comme un personnage central, est cité depuis une décennie dans nombre d’enquêtes sans jamais avoir été inquiété. Convoqué, lui aussi, le 7 septembre par les juges, il ne s’est pas présenté. Depuis mars 2015 et la mise en examen de Claude Guéant, Alexandre Djouhri a prudemment choisi de ne plus poser un pied en France. Tout au plus, confiait-il à son ami, le député Les Républicains Alain Marsaud, qu’il y passerait peut-être « un week-end » pour éviter une garde à vue.

En octobre, il séjournait à l’Hôtel Kempinski, à Djibouti, pays d’origine de Mohamed Aref, où il a pris le temps de déjeuner avec le gouverneur de la banque centrale, Ahmed Osman, un proche du président Ismaïl Omar Guelleh. Au bord des eaux turquoise du golfe de Tadjourah comme dans sa résidence suisse ou en Russie où son fils a épousé une descendante d’oligarque, il suit de près les avancées de l’enquête.

- « Le plus tôt serait le mieux »
Convaincu que Bechir Saleh constituait une porte d’entrée idéale vers la Libye, ses affaires et surtout son argent, Alexandre Djouhri a toujours pris soin de lui. Les enquêteurs ont ainsi mis en évidence qu’il l’avait invité à plusieurs reprises à séjourner au Ritz, à Paris, en 2007 et en 2008, pour un montant avoisinant… les 60 000 euros. Avec discrétion : l’argent de son compte à l’hôtel, ouvert au nom de son fils, avait été abondé de 500 000 euros issus d’un compte bancaire de l’un des membres de la puissante famille saoudienne Bugshan.

Dans le même temps, Alexandre Djouhri fait son possible pour que l’enquête sur l’argent libyen n’avance pas. Djouhri en est convaincu : les « socialos » ont pris attache avec Bechir Saleh pour qu’il « raconte des conneries » en échange de la levée de son mandat d’Interpol délivré à la demande des nouvelles autorités libyennes.

Le 11 mars 2014, « Monsieur Alexandre », comme il se fait appeler, retourne voir ­Bechir Saleh à Johannesburg. Il appelle dans le même temps un de ces hommes liges, Hervé Seveno, un ancien policier reconverti dans le privé à qui il demande de rédiger une lettre signée… Bechir Saleh qui innocente Nicolas Sarkozy. Selon les propres termes de M. Djouhri, l’idée de cette lettre est de « démentir catégoriquement toute implication dans le moindre financement de la campagne électorale de M. Nicolas Sarkozy ». Lui se chargera de la faire parvenir aux juges.

L’idée n’est pas de lui. Elle vient de Nicolas Sarkozy en personne et a été soufflée par son directeur de cabinet, l’ancien préfet de police Michel Gaudin, à Djouhri. Ce dernier s’interroge néanmoins sur la pertinence de la démarche lors d’une discussion téléphonique avec M. Gaudin le 21 mars 2014 :
« A mon avis, ça serait pas opportun pendant les municipales là… Non ?
– Compte tenu de l’accélération des choses (…). Après, on voit, mais vous pensez que ça pourrait se faire vite, donc, d’après ce que je comprends, répond M. Gaudin.
– Moi, je m’en fous, dit Djouhri. Posez-luila question [à M. Sarkozy] et moi, j’attaque. »

Deux heures s’écoulent. Michel Gaudin le rappelle pour lui préciser que, selon « le président », « le plus tôt serait le mieux ». L’on ignore aujourd’hui si cette lettre sera finalement envoyée aux magistrats.

Alexandre Djouhri est diablement efficace. Il obtient en temps réel des informations sur les procédures, grâce notamment à Hugues Moutouh, un ancien conseiller de Claude Guéant au ministère de l’intérieur. Aujourd’hui président du directoire de Guy Dauphin Environnement, il est soupçonné d’avoir transmis des informations confidentielles, émanant des « services ». Comme lors de l’arrestation d’un Saoudien en août 2014 sur lequel il communique des éléments. Ce qu’il dément avec vigueur.

« Je n’ai jamais transmis une information à Alexandre Djouhri, c’est pour moi une atteinte très grave à ma fonction d’alors. Je n’ai jamais œuvré pour entraver l’enquête. Je suis choqué et scandalisé. Je n’ai rien à voir avec cette affaire de financement libyen », affirme-t-il au Monde.

Les révélations médiatiques sont surveillées de près par l’entourage de l’ancien président, voire par Nicolas Sarkozy lui-même. Le 12 février 2014, alors que L’Express publiait un nouvel épisode du dossier, Nicolas Sarkozy demandait à son directeur de cabinet Michel Gaudin de « surveiller l’affaire de nos amis d’outre-Méditerranée ». A chaque article sur le soupçon de financement libyen, M. Djouhri agite aussi ses réseaux dans les médias. Il commande à des journalistes « amis » des papiers favorables ou appelle directement les hiérarques – comme le communicant Ramzi Khiroun, conseiller spécial d’Arnaud Lagardère – pour se plaindre s’ils sont trop critiques.

- « Vous m’interrogez sur un cousin ? Vous êtes fou »
Dans une conversation du 17 mars 2015, dix jours après la mise en examen de Claude Guéant, il appelle Rudi Roussillon, conseiller du Groupe Dassault et président du conseil de surveillance de la Société du Figaro. « Moi je pense quand même que tu devrais quand même faire faire un édito (…) que Thréard [Yves Thréard, directeur adjoint du Figaro] l’appelle, qu’il lui, qu’il prépare un papier. » « Je vais organiser un truc pareil », acquiesce le conseiller médias de Serge Dassault. Le quotidien se contentera d’une brève pour évoquer la mise en examen de M. Guéant mais invitera ce dernier au « Talk Le Figaro » où il aura tout loisir de dénoncer « une volonté de [l]’abattre ».

Alexandre Djouhri apparaît peu à peu comme le chef d’une « organisation ». Dans les écoutes, il parle d’« équipe » ou de « famille » dont le noyau dur se compose de deux personnes, en plus de lui-même : Mohamed Aref, cet avocat franco-djiboutien de 64 ans qui dit avoir rencontré « il y a trois ans » M. Djouhri, devenu un « ami » et un « client », et qui fait office de trésorier. Et un spécialiste des montages financiers, Wahib Nacer, 72 ans, banquier franco-djiboutien à la retraite, ancien de la filiale suisse du Crédit agricole – par ailleurs cousin germain et beau-frère de M. Aref. Ce dernier s’emporte lorsqu’on l’interroge sur M. Nacer : « Vous m’interrogez sur un cousin ? Vous êtes fou. Ne faites plus cela ! » Tous trois sont domiciliés à Chêne-Bougeries, une commune coquette près de Genève. Contacté à plusieurs reprises, M. Djouhri n’a pas donné suite. De son côté, M. Nacer n’a pu être joint.

- Location d’une « chambre »
Sur la comptabilité tenue par Wahib Nacer, le nom de M. Djouhri ne figure nulle part, selon les éléments de l’enquête. Monsieur Alexandre n’a que des espèces. Quand il n’en retire pas par millions au guichet d’une banque genevoise, il sollicite sa fille ou un autre « fournisseur », un employé de l’hôtel de luxe de La Cigogne surnommé « Spiros ».

Seules ses initiales, « AD », et ses alias, « Alpha », « El Attas » ou « Iskandar » (Alexandre en turco-perse) figurent sur les relevés saisis chez Wahib Nacer. Pour ses circuits complexes, « AD » a recours aux comptes bancaires de prête-noms. L’une des hypothèses des enquêteurs est que M. Djouhri ait été utilisé pour blanchir dans ses propres circuits financiers le cash libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy. Ils ne sont pas parvenus pour l’heure à l’établir de manière certaine. Un élément les intrigue particulièrement. Pourquoi Claude Guéant a-t-il loué entre le 21 mars et le 31 juillet 2007 un coffre de grande taille, une « chambre » dans le jargon, à l’agence Opéra de la BNP ? Pour entreposer des archives avait assuré l’intéressé, sans convaincre. Contactés par l’intermédiaire de leurs avocats, Nicolas Sarkozy et Claude Guéant n’ont pas donné suite.

- Trois jours de révélations sur le système Sarkozy
Le Monde révèle, au cours de trois publications successives, l’existence d’un vaste système délictueux, impliquant de hautes personnalités liées à Nicolas Sarkozy. Ce réseau, (dé)voué à la protection de l’ancien chef de l’Etat, est composé de policiers ou magistrats restés fidèles à l’ex-président, mais aussi d’hommes d’affaires, d’intermédiaires, de diplomates et même de journalistes. Une structure informelle qui apparaît aujourd’hui en pleine lumière, à la faveur de plusieurs enquêtes judiciaires, toutes conduites par le juge parisien Serge Tournaire, et auxquelles Le Monde a eu accès - en sus de nos propres investigations.

Elles mettent en lumière les dessous d’une organisation mise en place dès l’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’intérieur, en 2002, renforcée lors de son accession à l’Elysée en 2007, et qui s’est perpétuée après sa défaite en 2012.



06/11/2016 (Brève 858) LDDH : à quel prix ????

Logo LDDH DjiboutiLDDH
Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Djibouti, le 5 Novembre 2016

Communique de Presse

A quel prix ?

Selon les informations sûres et concordantes recueillies par la LDDH la Société Chinoise dénommée CFHEC et les sociétés locales de sous-traitances ne respectent aucune loi, aucun texte régissant le marché de travail de la République de Djibouti.

Actuellement cette société construit la base militaire de la Chine  et il nous a été signalé que cette société chinoise emploie exclusivement des chauffeurs éthiopiens (poids lourd) et des femmes de ménage éthiopiennes que la dite société a ramenés de l’Ethiopie où se trouve l’une de ses importantes installations en Afrique de l’Est.

Il est scandaleux qu’une Société Etrangère opérant sur le sol national emploie une si grande proportion des travailleurs étrangers en situations irrégulières et que ses travailleurs locaux ne sont ni déclares à la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale ni sur les registres de l’Hôtel des IMPOTS.  Une exonération inexplicable !

Les accidents de travail arrivent souvent  et les travailleurs djiboutiens sont livrés à eux-mêmes et  ne bénéficie même pas des soins élémentaires sur place.

Ainsi la Société CFHEC ne respecte aucune règle nationale en matière de risque et de santé en milieu de travail. Elle  ne dispose même pas des trousses de premier secours. Les travailleurs djiboutiens victimes des accidents de travail reçoivent une somme de 1000 à 2000 FD pour se faire soigner et cette somme si dérisoire ne permet aucun soin adéquat. Donc en quelque sorte, ils constituent  des employés au rabais.

Pire nous avons appris qu’aucun officiel djiboutien n’a accès à cette zone de non droit !

La LDDH dénonce et condamne vigoureusement une situation si scandaleuse et demande aux autorités du pays en général, et aux Ministères de la Défense et du Travail en particulier de rectifier à bon escient la conduite de cette société chinoise.

 


Le Président de la LDDH
Omar Ali Ewado



06/11/2016 (Brève 857) La Colère des  Tadjouriens. (Lecteur de Tadjourah)

Colère à TadjouraLa Colère des Tadjouriens.

Une grande manifestation s'est déroulée le 4 novembre et le 5 novembre à Tadjoura. Elle a réuni des milliers de personnes venues de tous les villages de l'arrière-pays : jeunes, vieux, femmes et enfants sont descendus dans la rue pour demander l'arrêt des provocations commises par le beau-fils du dictateur, Djama Okieh plus connu sous le pseudonyme de Djama Speed. Ce dernier prétend annexer le Lac Assal /(historiquement rattaché au district de Tadjoura) en le transférant à l'administration d'Arta, qui est un district qui a été artificiellement créé en 2003 en prenant 1900 km2 à la région de Dikhil.

Les Tadjouriens se sont levés comme un seul Homme pour montrer leur désapprobation face à cette injustice et aux provocations qui risquent de perturber encore davantage l'avenir déjà incertain de notre Patrie.

Rappelons que Djama Speed n'en est pas à sa première bavure (et ce ne sera pas la dernuère... ) car son beau-père le laisse agir en toute impunité. Par exemple, en décembre 2002, un jeune écolier du nom de Hafez, âgé seulement de 14 ans, a été tué par la gendarmerie sous les ordres de Djama Speed qui avait, à l'époque le portefeuille des Sports. Le dictateur l'a félicité en le promouvant au ministère de l'Education. Tout nous indique qu'il a le feu vert total de son beau-père.

La manifestation s'est déroulée dans le calme et l'on ne déplore aucun blessé ni aucune arrestation jusqu'à maintenant mais mes concitoyens craignent pour bientôt, lune violente campagne de répression (comme d'habitude...) ordonnée par le Ministre de l'Intérieur qui prendrait du plaisir à faire torturer les siens ?

Les Tadjouriens réclament entre autre,des embauches dans le futur port de Tadjoura qui emploie aujourd’hui 700 salariés "importés" de l'extérieur alors que le chômage a Tadjoura avoisine les 95%.

Nous espérons que la colère des tadjouriens sera entendu par le dictateur et que les provocations cesseront. Le Lac Assal doit rester attaché à Tadjoura comme il l'est depuis des décennies..

Nous vous remercions pour la publication de cette information. Affaire à suivre

Un lecteur de TADJOURA

Ci-après quelques photos de la manifestation.

 

Manifestation pour libérer Jabha à Djibouti
Manifestation pour libérer Jabha à Djibouti


29/10/2016 (Brève 856) Libérez Jabha ! Les photos de l"importante manifestation qui a rassemblé de nombreuses djiboutiennes, des djiboutiens et des responsables d'organisation, à Bruxelles, le mercredi 26 octobre 2016

Une trés forte mobilisation de la diaspora djiboutienne et de ses soutiens pour manifester à Bruxelles en faveur de la libération de Jabha, détenu arbitrairement et illégalement à Gabode, en dépit d'une décision de justice des plus hautes instances, qui a prononcé un non-lieu et une libération immédiate.

Il s'agit d'un nouvel abus et d'une énième violation des libertés publiques, de la justice et des Droits de l'homme qui est commise par le régime de Guelleh, sous l'autorité bienveillante des représentations diplomatiques et militaires de nombreux pays, dont la France, les USA, la Chine, le Japon, l'Allemagne, l'Union européenne (pour ne citer qu'eux).

L'équipe de l'ARDHD apporte tout son soutien à toutes celles et à tous ceux qui défendent la cause de Jabha et qui exigent sa libération immédiate, en vertu de la décision rendue par la justice djiboutienne.

Selon une information publiée par LOI, ce pourrait être le premier ministre djiboutien Aboulkader Kamil Mohamed, qui s'acharnerait pour maintenir Jabha en détention illégale. Le Premier ministre sera-t-il poursuivi un jour devant un Tribunal pénal pour séquestration ?

Manifestation pour libérer Jabha à Djibouti
Jabha (cercle rouge)
Manifestation pour libérer Jabha à Djibouti
Manifestation pour libérer Jabha à Djibouti Manifestation pour libérer Jabha à Djibouti


27/10/2016 (Brève 855) Est-ce grâce à sa campagne de publicité pour inviter les états à investir dans l'installation de bases militaires sur le territoire de la République, il semble que Guelleh ait réussi à attraper des clients. (Campagne diffusée sur le site ARDHD dans la catégorie "humour"

Certes il s'agit déjà d'un client fidèle, mais aujourd'hui il veut développer sa présence militaire, ce qui passe par une augmentation de la surface des terrains qu'il utilise. Selon la Revue de l'Afrique, le Japon aurait lancé des démarches en ce sens, pour contrer l'extraordinaire avancée de la Chine

Lien avec l'article : http://revue-afrique.com/chine-japon-base-militaire-djibouti/

Le Japon étend sa base militaire à Djibouti.

Le Japon va renforcer sa présence militaire en Afrique en étendant la base qu’il détient à Djibouti. Dans l’optique de freiner l’influence grandissante de la Chine dans cette région.

Des sources gouvernementales japonaises ont confirmé à l’agence Reuters, en fin de semaine dernière, que les autorités nippones ont demandé une autorisation à leurs homologues djiboutiens pour accroître la superficie de la base militaire qu’elles y détiennent. « En plus du terrain dont nous disposons actuellement, nous envisageons de louer les terrains alentours, précisément ceux qui sont situés à l’est de la base », a ainsi indiqué à l’agence de presse un fonctionnaire japonais. « Le Japon est en train de négocier sur ce sujet avec le gouvernement de Djibouti », a-t-il ajouté.

La base militaire, d’une superficie actuelle de 12,14 hectares, abrite les Forces d’autodéfense (FAD) japonaises déployées dans ce pays de la Corne de l’Afrique et jouxte le camp Lemonier, une base américaine. Il s’agit de la première base des FAD hors du territoire nippon, avec un total de 180 soldats ; elle a été établie en 2011 dans le but affiché de contrôler les activités de piraterie dans le Golfe d’Aden, face aux côtes somaliennes. La base a aussi offert un cadre à des exercices militaires conjoints avec les forces américaines.

- Contrecarrer l’influence de la Chine
L’extension de la base est justifiée par le besoin d’avoir suffisamment d’espace pour les pistes de décollage et d’atterrissage des avions japonais afin d’évacuer en cas d’urgence les ressortissants japonais. Mais un autre agenda, officieux celui-là, consisterait à contrecarrer dans le même temps l’influence croissante de la Chine, qui investit à tour de bras en Afrique et notamment, dans cette zone orientale. Un autre représentant de l’Etat nippon a souligné que « la Chine investit beaucoup d’argent dans de nouvelles infrastructures et dans l’accroissement de sa présence militaire à Djibouti. De fait, il devient indispensable que le Japon fasse de même et gagne de l’influence ».

Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’article 9 de la Constitution – édicté à la requête des Etats-Unis suite à sa victoire sur l’archipel – impose au pays d’utiliser des forces armées à des fins exclusives d’intermédiation dans la résolution de conflits. Elles ne sont pas autorisées à combattre en dehors du Japon. Néanmoins, le gouvernement du président Shinzo Abe a présenté en 2014 une nouvelle interprétation de cet article restrictif, qui englobe désormais le concept « d’autodéfense collective ». Et ce, malgré le refus manifesté par l’opposition et une grande partie des citoyens, qui ont estimé cette disposition anticonstitutionnelle et anti-pacifiste.



27/10/2016 (Brève 854) Communiqué du 17/10 - Survie partie civile dans le procès en appel de Simbikangwa : contre l’impunité des auteurs du génocide des Tutsi

Lien avec l'article : http://survie.org/genocide/nos-actions-en-justice/article/survie-partie-civile-dans-le-5174

17 octobre 2016 par Survie

En mars 2014, le premier procès d’un Rwandais accusé de génocide, Pascal Simbikangwa dit Safari, avait lieu à Paris. L’association Survie y était partie civile aux côtés d’autres associations (CPCR, FIDH, LDH, LICRA).

Le génocide des Tutsi au Rwanda a eu un profond impact sur notre association et l’a orientée vers une dénonciation sans équivoque du soutien criminel qu’apportent les autorités françaises aux dictatures africaines. En 1993, un an avant le génocide, une commission internationale à laquelle participait le président de Survie de l’époque, Jean Carbonare, alertait les responsables politiques français des massacres déjà perpétrés contre les Tutsi et du risque de génocide. Mais l’exécutif, en dehors de tout contrôle parlementaire, a préféré continuer de soutenir le camp des extrémistes Hutu.

Dès 1995, des plaintes avec constitution de partie civile ont été déposées par des membres de l’association contre des présumés génocidaires réfugiés en France. Par la suite, Survie a modifié ses statuts pour pouvoir ester en justice en son nom propre.
Lutter contre l’impunité est en effet essentiel pour empêcher qu’un génocide ne se retrouve banalisé et tombe dans l’oubli, mais surtout pour empêcher qu’un tel drame puisse se reproduire.

Après les procès en Belgique et la création en France du Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda – CPCR – les dossiers ont été étoffés et d’autres plaintes ont été déposées dans notre pays. La création du Pôle d’instruction contre les crimes contre l’Humanité et les crimes de génocide, qui compte plusieurs magistrats, greffiers et enquêteurs dédiés, permet enfin une avancée sur des dossiers dormant parfois depuis des années : présumés génocidaires réfugiés en France, plaintes contre des militaires français de l’opération Turquoise, plaintes déposées plus récemment par l’association, contre Paul Barril et au sujet des livraisons d’armes par la France pendant le génocide [1].

Pascal Simbikangwa, ancien officier des services de renseignement, appartenait au premier cercle du pouvoir rwandais. Il a été arrêté à Mayotte en 2008 dans le cadre d’une enquête pour falsification de documents administratifs, alors qu’une fiche Interpol existait contre lui pour une accusation de génocide. Son extradition vers le Rwanda a été rejetée et c’est donc en France que ce cadre du génocide a été jugé et condamné le 14 mars 2014 à 25 ans de réclusion criminelle par la Cour d’Assises de Paris pour « crime de génocide et complicité de crime contre l’humanité, pratique massive et systématique d’exécutions sommaires pour des motifs idéologiques et en exécution d’un plan concerté contre un groupe de population civile ».

Un tribunal français affirmait ainsi pour la première fois que le génocide des Tutsi n’était pas contestable - on peut noter que le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) avait retenu cette qualification dès 1998 (procès contre Jean-Paul Akayesu et Jean Kambanda), et qu’il affirmait le 16 juin 2006 que ce génocide était « un fait de notoriété publique », qui n’est donc plus à démontrer et ne peut être réfuté en justice.

Ce verdict de la Cour d’Assises de Paris fut une vraie brèche dans l’impunité en France des crimes commis lors du génocide des Tutsi
. Survie s’était réjouie d’avoir pris sa part dans ce procès.

Pascal Simbikangwa avait immédiatement fait appel de cette condamnation. Il comparaîtra donc devant la Cour d’Assises de Bobigny à partir du 25 octobre et jusqu’au 10 décembre 2016. Survie sera à nouveau partie civile et vous invite à être aussi présent que lors de son premier procès.

Contact presse [1] Voir la liste des plaintes dans lesquelles Survie est partie civile en ligne http://survie.org/genocide/nos-actions-en-justice/



26/10/2016 (Brève 853) La Diplomatie.fr/ Djibouti : disculpé, l’opposant Jabha n’a toujours pas été libéré de prison

Lien avec l'article : http://www.ladiplomatie.fr/2016/10/25/djibouti-disculpe-lopposant-jabha-na-toujours-ete-libere-de-prison/

Le 6 octobre dernier, la justice djiboutienne a tranché en faveur de Mohamed Ahmed, dit Jabha, et a ordonné sa libération. Malgré cette décision, le plus ancien détenu politique du pays, membre du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD), dort encore derrière les barreaux.

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Le pouvoir de la justice en question
Arrêté par l’Armée djiboutienne le 1er mai 2010 à proximité du Moussa Ali, au nord-ouest du district de Tadjourah, Mohamed Ahmed dit Jabha, figure de l’opposition, a officiellement été disculpé par le justice en début de mois et aurait dû, depuis, avoir retrouvé sa liberté.

Pourtant, celui que le président djiboutien accuse d’être un « chef de bandes » à la solde de l’Érythrée, malgré un dossier vide de preuve, est toujours écroué à la prison de Gabode où sa situation ne semble pas progresser en dépit de la décision de justice, comme le confirme son avocat, maître Bérenger Tourné : « Mon correspondant sur place, maître Zakaria, qui a assisté à l’audience, assure que le maintien sur écoute de mon client est toujours en cours, et que sa remise en liberté n’a pas été effective alors même qu’elle a été ordonnée », explique-t-il.

L’affaire Jabha semble aujourd’hui montrer les limites de la justice face à un gouvernement djiboutien tout puissant qui a fait des membres de l’opposition ses cibles de prédilection. « Tant que je suis aux affaires je ne laisserai pas sortir ce criminel de la prison » a ainsi déclaré il y a quelques jours le premier ministre Abdoulkader Mohamed Kamil à l’Assemblée nationale, avant de qualifier les manifestants qui apportent actuellement leur soutien au détenu à Bruxelles de « chiens ».

- Surveillance de la Cour pénale internationale
Au travers du cas Jabha, c’est l’État de droit que le gouvernement djiboutien continue de piétiner selon l’opposition du pays, qui rappelle la réélection controversée d’IOG pour un quatrième mandat le 8 avril dernier. Le passage en force et la violence semblent en effet faire partie de la stratégie privilégiée par le camp Guelleh pour diriger le pays et faire valoir son autorité. Le 21 décembre, 27 membres de l’opposition étaient assassinés par la garde présidentielle et l’armée à l’occasion d’une réunion privée. Ce jour-là, les dirigeants de l’Union pour le Salut National (USN) ont également été pris pour cibles par la police. Après ce terrible massacre, l’ONU a été interpelée via une lettre ouverte signée par les partis d’opposition et plusieurs organisations internationale pour alerter sur la situation à Djibouti et l’absence de processus démocratique qui pénalise l’ensemble de la population.

Depuis le début de l’année 2016, la Cour pénale internationale (CPI) urge le gouvernement de cesser de bafouer l’État de droit. Un avertissement qui a mis un coup de projecteur sur la répression grandissante dans le pays et lui permet désormais d’avoir un écho sur la scène internationale même si, pour le moment, peu de pays se sont exprimés sur les agissements du gouvernement Guelleh.

Pour la CPI, Djibouti a également manqué à ses obligations en ne procédant pas à l’arrestation du président soudanais Omar Al Bashir, en visite le 8 mai dans le pays pour assister à des cérémonies d’inauguration. L’Ouganda, pays qui recevait deux jours après Al Bashir, est également visé par la CPI pour son inaction. L’homme recherché par la justice internationale fait l’objet de deux mandats d’arrêts établis par la CPI « pour cinq chefs de crimes contre l’humanité, deux chefs de crimes de guerre et trois chefs de génocide », comme le précise le site de l’institution.

En tant que pays signataire du Statut de Rome, Djibouti est tenu de coopérer avec la Cour quand celle-ci en a besoin. Or, pour se défendre de tout laxisme en faveur d’Al Bashir, le gouvernement Guelleh prétexte l’immunité du président soudanais ou encore l’engagement de Djibouti dans le processus de pays au Soudan. Depuis, la CPI a pris la décision de référer la question à l’Assemblée des États Parties et au Conseil de sécurité des Nations unies, à qui il appartient maintenant d’agir.



25/10/2016 (Brève 852) Le Monde / Afrique : Ethiopie : le sultan des Afar s’implique dans la crise.

Lien avec l'article : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/10/24/ethiopie-le-sultan-des-afar-s-implique-dans-la-crise_5019256_3212.html#rvj95UbDigmPH0mZ.99

Le chef spirituel de cette région stratégique mais délaissée soutient la révolte des Oromo et des Amhara. En exil, il tente d’œuvrer à une solution politique.

Hanfare Ali Mirah est un sultan qui préfère être appelé Monsieur plutôt que Sa Majesté. A quoi bon pinailler sur un titre de noblesse lorsque son peuple souffre de la faim et de l’oppression, comme il dit. Le sultan des Afar d’Ethiopie, près de trois millions d’âmes essentiellement nomades qui vivent dans le nord-est du pays, est sorti de sa réserve.Il vient de publiquement exprimer son soutien au mouvement de révolte mené depuis près d’un an par la communauté oromo (majoritaire), rejoint en août par les Amhara. Ces ethnies traditionnellement rivales se sont réunies autour d’un ennemi commun : le pouvoir éthiopien, concentré entre les mains de la minorité des Tigréens depuis la chute du « Négus rouge », Menguistu Haïlé Mariam, il y a vingt-cinq ans.

- « Eviter une guerre civile »
« Les Afar n’aspirent pas à diriger le pays mais à mener l’Ethiopie vers une transition, explique le sultan intronisé en 2011, à la mort de son père qui a régné de 1944 à 1975. Il ne peut plus y avoir de retour en arrière. Il faut gérer la crise, négocier, tout faire pour éviter une guerre civile qui serait un désastre avec des massacres assurés. »

Visage rond chargé de gravité, l’homme, affable, nous a reçus dans une capitale européenne dont il préfère que nous taisions le nom. A 68 ans, le chef spirituel, qui a quitté l’Ethiopie en mars après avoir échappé, dit-il, à six tentatives d’assassinat par balles et par empoisonnement, s’est mué en diplomate. Le voilà qui multiplie les entretiens dans les chancelleries du Vieux Continent, avant de s’envoler vers Washington où il doit s’entretenir avec des membres de la diaspora éthiopienne. Et ce, en préparation d’une réunion au département d’Etat avec des représentants de chaque communauté et un émissaire du pouvoir.

« On veut suggérer un gouvernement de transition qui serait composé équitablement par tous les groupes ethniques, ce qui permettrait de former une commission électorale équilibrée pour assurer la succession », précise-t-il. Une manière de prendre au mot le premier ministre Hailemariam Desalegn qui s’est dit disposé, mi-octobre, à « réformer le système électoral ».

- Accaparement des terres
Pour le moment, l’Ethiopie s’enfonce dans une crise ethno-politique à laquelle s’ajoutent des tensions avec le voisin érythréen soupçonné par Addis-Abeba d’inciter les manifestants oromo à l’insurrection. Le 9 octobre, le premier ministre éthiopien a décrété l’état d’urgence pour six mois. Le gouvernement a annoncé l’arrestation de 1 600 personnes, principalement dans les régions oromo et amhara où se déroulent les manifestations et les heurts. L’armée, l’une des plus vigoureuses d’Afrique, est massivement déployée dans les grandes villes. L’Ethiopie est entrée dans une zone de turbulence. Et l’Afrique de l’Est reste dépourvue d’une autre puissance capable d’endosser le rôle de médiateur ou de stabilisateur.

Dans ce contexte, le ralliement des Afar, par la voix du sultan, vient renforcer le mouvement de révolte. Bien que marginalisée par Addis-Abeba, la région de l’Afar est stratégique comme point d’accès à la mer Rouge à travers Djibouti, hub portuaire dont le destin est en grande partie lié à celui de l’Ethiopie. Le 5 octobre, le gouvernement éthiopien a d’ailleurs inauguré en grande pompe une nouvelle ligne ferroviaire entre Addis-Abeba et Djibouti, construite par un consortium chinois.

La colère Afar trouve sa source dans un long et violent processus d’accaparement des terres sur les berges de la rivière Awash, l’une des principales sources d’eau du pays. D’une voix calme, le sultan évoque les centaines de milliers d’hectares qui se sont retrouvés entre les mains de Tigréens ou d’investisseurs étrangers accusés de rejeter des pesticides dans la rivière. Puis il poursuit sur ces mines de sel confisquées par des hommes d’affaires proches du pouvoir. A cela s’ajoute, dit-il, un détournement des eaux de la rivière, l’absence de projets d’infrastructures, d’éducation ou de soins, une privation de l’accès au crédit, et enfin la violence des autorités à l’encontre des manifestants qui osent protester contre cette asphyxie économique.

- « Risque d’escalade considérable »
Les Afar, comme les Oromo et les Amhara, s’estiment tenus à l’écart de la croissance, qui s’élevait à environ 10 % par an cette dernière décennie. Le gouvernement, inflexible pour le moment à l’égard de ces revendications, s’est fixé comme objectif de faire de l’Ethiopie un pays à revenu intermédiaire d’ici 2025.

« On est arrivé à un point où mon peuple ne peut plus survivre et, chaque jour, on meurt en zone Afar. » Le sultan Hanfare Ali Mirah

« La croissance du pays se fait au détriment de tous ceux qui ne sont pas Tigréens. Sans sa terre et ses animaux, un Afar se meurt et c’est ce qui se passe, soupire le sultan. Le processus d’accaparement a été graduel, mais on est arrivé à un point où mon peuple, qui était parvenu à se développer sans l’aide d’Addis-Abeba, ne peut plus survivre et, chaque jour, on meurt en zone Afar ». La région de l’Afar a également subi de plein fouet ce que les Nations unies ont qualifié de « pire sécheresse depuis cinquante ans », causée en partie par le phénomène météorologique El Niño qui a concerné toute l’Afrique de l’Est depuis fin 2015.

Le sultan Hanfare Ali Mirah veut encore croire à une solution politique. « Pour le moment, mon peuple, comme les Oromo et les Amhara, se défend. Mais il y a des affrontements armés dans certaines localités et le risque d’escalade est considérable, dit-il. On veut éviter de combattre. On exige simplement la justice. » La communauté internationale, qui a encensé l’Ethiopie pour avoir réussi à entamer son industrialisation, est aujourd’hui préoccupée et l’exhorte à entamer une « ouverture politique ».


22/10/2016 (Brève 851) Appel de la diaspora djiboutienne de Belgique pour la libération de Jabha -Rassemblement le mercredi 26 Oct à Bruxelles

APPEL DE LA DIASPORA DJIBOUTIENNE DE BELGIQUE POUR LA LIBERATION DE JABHA,le plus ancien prisonnier politique à Djibouti

 A l’appel de la Diaspora Djiboutienne de Belgique, un grand rassemblement de soutien à  Mohamed Ahmed « Jabha » est organisé ce mercredi 26 octobre 2016 devant les locaux de la commission européenne à Bruxelles.

Détenu arbitrairement et  torturé depuis juin 2010 à la sinistre prison de Gabode, il demeure le prisonnier personnel du dictateur Djiboutien qui s’était félicité de son arrestation en proclamant dans un discours au conseil de sécurité de l’ONU avoir « capturé le principal dirigeant du FRUD ».

Malgré  la récente décision de libération immédiate prononcée par la chambre d'accusation de la Cour d'Appel le 6 octobre 2016, annulant l’ensemble de la procédure visant Mohamed Ahmed dit  Jabha, le Président de la République a décidé son maintien en prison.

Les seules  charges qui pèsent sur sa personne n’étant que d’ordre politique comme l’atteste la déclaration du Premier ministre à l’Assemblée nationale : « Jabha ne sortira pas de prison tant que je serai aux affaires »

Au moment où le pays traverse une grave crise existentielle dans un contexte régionale plus qu’incertain, nous lançons un appel pour une réorientation de la question nationale en vue de la refondation d’une république qui ne laisse aucun de ses enfants  sur le bord du chemin.

Alors rendez-vous massivement le 26/10/2016 de 14h à 16h30 au rond-point Schuman afin d’exiger la libération immédiate de Jabha.

Contacts : 00 32 46 59 48 878
                    00 32 49 98 80 397
                    00 32 49 3876 186



20/10/2016 (Brève 850) LDDH : plusieurs dizaines de malade atteint par le Choléra, laissés sans soin par le régime.... !

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Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Djibouti, le 20 octobre 2016
                           

Communiqué de Presse

Plusieurs dizaines de malade atteint par le Choléra, laissés sans soin par le régime

Un dicton de la région d’Arta nous enseigne : « l’homme qui connait le travail court derrière le travail, celui qui ne connait rien court derrière les travailleurs ».

Le puissant Ministre de la Santé qui avait suspendu avant même sa prise de fonction au Ministère de la Santé quelques deux cent employés de ce Ministère ne semble pas être en mesure d’enrayer le Choléra qui s’est transposé à Djibouti après avoir sévi dans les régions du NORD.

Près de PK12, (à la périphérie de BALBALLA) loin des regards indiscrets un centre médical où sont traitées les personnes atteintes par cette terrible maladie semble être un mouroir, car sous équipe avec un déficit de personnel compétent les malades du Choléra ne sont pas soignés comme ils devraient être. Il n’est pas inutile de rappeler que le Choléra est une maladie très contagieuse et mortelle et sa présence dans la Capitale est une source d’inquiétude.

Selon les informations recueillies  par l’équipe de la LDDH, le Ministre de la Santé ne tolère pas que l’on parle de Choléra ; d’ailleurs un médecin du NORD a été suspendu de sa fonction pour avoir annoncé sur les antennes de la RTD, l’existence de cette maladie.

Le centre de PK12 accueille à l’heure actuelle plusieurs dizaines de malades atteints de Choléra qui ne reçoivent pas des soins adéquats à leur maladie. Ces personnes seraient-ils condamnées à mourir en silence à l’abri des regards des Communautés nationales et internationales ?

La LDDH dénonce et condamne sans réserve la gestion chaotique et erratique de la Santé Publique et lance un appel à l’aide à la Communauté internationale pour que les malades atteintes de Choléra puissent recevoir des soins adaptés à leur situation dramatique.


Le Président de la LDDH
Omar Ali Ewado



2010/2016 (Brève 849) Radio-Trottoir : confirmation de l'intervenant lors de la Conférence tenue à l'école militaire la semaine dernière : "Je parlais du Président Silanyo et non d'IOG"

Finalement, après une semaine, l'intervenant à qui nous avions prêté des propos concernant une possible deliquescence mentale permanente ou passagère d'IOG, vient de nous faire savoir qu'il parlait bien du Président du Somaliland et non de celui de Djibouti.

N'ayant pas réalisé d'enregistrements des débats, nous lui donnons acte de sa mise au point et nous considérons qu'il s'agit d'une erreur d'interprétation de notre part, que nous prions nos lecteurs d'excuser.

Nous rappelons que cette conférence était organisée dans des locaux militaires avec les organismes : DGRIS (Direction Générale des Relations Internationales et Stratégiques - Ministère de la Défense) et Afrique dans le Monde, avec le soutien de l'IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l'Ecole Militaire).

Nous rappelons aussi à toutes et à tous que la rubrique Radio-Trottoir qui avait été initiée par le regretté Jean-Paul Noël Abdi, permet de diffuser des informations qui ne sont pas encore vérifiées et c'était le cas.



15/10/2016 (Brève 848) Radio-Trottoir : "08/10/2016 (ARDHD) Président de Djibouti ou du Somaliland qui perdrait la tête ?"

Une intervenante lors de la conférence à l'école militaire, nous précise que l'intervenant, évoquant la santé d'un Président, aurait parlé du Président du Somaliland et non de Guelleh.

Pourtant l'anecdote à propos d'un récent conseil des ministres nous a été confirmé par une autre source.

Néanmoins, nous prenons la remarque au sérieux et nous maintenons nos réserves habituelles (Cf Rubrique Radio-Trottoir).



13/10/2016 (Brève 847) Radio-Trottoir "Guelleh ne serait-il plus en état "mental" de gouverner ? (ARDHD)

Selon des informations recueillies lors d'un séminaire qui s'est tenu dans les locaux de l'Ecole militaire à Paris, Guelleh ne serait plus en état "intellectuel" de gouverner.

C'est sa femme qui assurerait l'intérim de fait.

L'intervenant, grand spécialiste de la région, a même ajouté que lors d'un récent Conseil des Ministres, Guelleh n'aurait même pas reconnu son épouse lorsqu'elle est arrivée dans la salle du Conseil et qu'il lui aurait demandé à quel titre, elle venait ?

La guerre de succession est ouverte !!!

Bien entendu, comme cela a été rappelé, ces informations ne reflètaient que l'opinion de l'intervenant, mais elles ont été prononcées en public.

Comme c'est la règle dans la rubrique "Radio-Trottoir", ces informations sont publiées sous réserve de vérification complémentaire et de confirmation.



12/102016 (Brève 846) LDDH : L'arbitraire à Doraleh. Des familles expulsées manu militari sans compension, sauf de violents coups.... !

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Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Djibouti, le 19 septembre 2016
                           

Communiqué de Presse

L’arbitraire à Doraleh

L’arbitraire continue inlassablement à Djibouti. Hier ce fut le tour des habitants de la localité de DORALEH située à une dizaine de kilomètres de la Capitale de subir de plein fouet l’arbitraire.

Sommées de quitter leurs demeures dans la précipitation par le Directeur du Port, ces personnes ont été battues et restent séquestrées à l’heure actuelle par la Police.

Selon la version officielle, leurs habitations se trouvaient sur le chemin des rails du nouveau train, sans aucune indemnité de compension, ces citoyens sont purement et simplement appelés à quitter leurs demeures qui seront probablement détruites dans les jours à venir.

Les personnes arrêtées sont :
YASSER WAISS MOHAMED, qui a été sauvagement battu lors de son arrestation.
NADIRA MAHMOUD ELMI
MOKTAR ISMAIL FARAH
ILYAS ISMAIL FARAH
MOUSTAPHA DIRIE DJAMA
MADINA MOHAMED âgée de 70 ans.
FAISA ISMAIL FARAH
HAWA ROBLEH WABERI âgée de 60 ans.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains dénonce et condamne énergiquement la barbarie de l’action policière dont sont victimes régulièrement des citoyens sans défense et exige du régime en place à Djibouti, l’arrêt des dérives policières et le traitement humain à l’égard des habitants de DORALEH et enfin la libération de toutes les personnes arrêtés.      


Le Président de la LDDH
Omar Ali Ewado



08/10/2016 (Brève 845) RFI / Djibouti: l’opposant Jabha reste en prison malgré l’annulation de la procédure

Lien avec l'article original : http://www.rfi.fr/afrique/20161007-djibouti-mohamed-ahmed-jabha-appel-avocat-berenger-tourne

A Djibouti, la justice a ordonné jeudi 6 octobre la remise en liberté d'un opposant détenu depuis mai 2010. Mais celui-ci reste pourtant en détention.

La Chambre d'accusation a en effet annulé l'ensemble de la procédure visant Mohamed Ahmed, dit Jabha, membre du Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie (FRUD). Le gouvernement djiboutien l'accuse d'être à la solde de l'Erythrée. Si son avocat français, maître Bérenger Tourné qualifie cette décision de « bonne nouvelle » après cinq ans de lutte judiciaire, il demande néanmoins aux autorités djiboutiennes la libération de son client.

« Mon correspondant sur place, maître Zakaria, qui a assisté à l’audience, assure que le maintien sur écoute de mon client est toujours en cours, et que sa remise en liberté n’a pas été effective alors même qu’elle a été ordonnée », précise-t-il.

« Plus d’Etat de droit »

« Je demande aux autorités gouvernementales djiboutiennes de revenir à plus d’Etat de droit en donnant l’application à une décision de justice qui s’impose à elle. Je me réserve dans la foulée de demander aux autorités françaises d’enjoindre Djibouti de remettre en liberté monsieur Jabha », ajoute-t-il.

Pour l’avocat, la France, qui conserve des liens avec Djibouti, « ne peut pas tolérer cinq ans de tortures, de procédures vides, de droits de l’homme bafoués ».



07/10/2016 (Brève 844) Blog 'FreeDjibouti' sur Mediapart / Djibouti : la double erreur de Guelleh

Lien avec l'article original : https://blogs.mediapart.fr/freedjib/blog/061016/djibouti-la-double-erreur-de-guelleh

A l’abri des conflits qui déchirent la région, Djibouti était un modèle d’émergence dans une Afrique de l’Est tourmentée. Son potentiel n’avait de cesse de faire des envieux, si bien que son dirigeant se voyait déjà à la tête du Dubaï africain. Pourtant, la gestion calamiteuse du pays l’a fait passer à côté de l’essor que tous prévoyaient.

Surendettement, multiplication d’alliances contradictoires, pauvreté endémique, la république de la corne d’Afrique est en passe de devenir le plus gros gâchis du continent. 

Réélu en avril dernier pour un quatrième mandat, alors qu'il avait promis de se retirer à l'issue du troisième, Ismaïl Omar Guelleh (IOG) poursuit sa politique de rente de situation.  Les options étaient limitées dans un petit territoire (23 000 km2) très aride, où l’agriculture est quasi inexistante, les ressources minières limitées et l’industrie peu développée. Ce choix a permis à Djibouti d’afficher une dynamique économique portée par la croissance du PIB et des investissements étrangers. Cependant, malgré une croissance de près de 5 % sur les dernières années, le pays est gangréné par l'extrême pauvreté, qui touche encore 42 % de la population locale. Avec un taux de chômage très important (environ 60 %), de fortes inégalités et un faible niveau d'éducation, le pays n’a pas su transformer l’essai et assurer son essor. Si bien que Djibouti occupe le 170ème rang de l'indice de développement humain des Nations unies.

Afin de pallier cette fragilité de nature, Guelleh a choisi de multiplier les rapprochements stratégiques, dont le dernier avec le géant chinois. Dès février 2014, Djibouti organise un partenariat stratégique avec Pékin. Puis, tout au long de 2015, on a pu voir l’entrisme chinois s’apparenter de plus en plus à de l’emprise.

Aujourd’hui, le président djiboutien semble prêt à toutes les concessions pour plaire à son homologue chinois. La signature avec Pékin d’un accord de libre-échange permettant à la Chine d’utiliser ces installations portuaires à Djibouti à des fins de base de transit a consacré l’assise géographique de son allié, alors que la mise en place d’un cadre légal permettant, « l’afflux rapide de banques chinoises à Djibouti », selon le communiqué officiel, consacre son assise économique. Et pour cause. Il prévoit la création d’une chambre de compensation qui permettra de « ne pas perdre de devises dans les échanges avec la Chine », explique la présidence djiboutienne.

Malgré ces initiatives, Djibouti peine à tirer son épingle du jeu. Les faibles taxes et le recours systématique à une main d’œuvre importée limitent largement les retombées des projets menés au côté de Pékin. De plus, afin de correctement mesurer les montants accordés à titre d’aide au développement par la Chine, il faut également considérer le poids de leur répartition. Au vu des conditions des prêts consentis, on s’explique plus aisément cette économie à deux vitesses, avec une croissance stable mais un taux de pauvreté et de corruption élevé, pour une croissance sans développement. Devant les réticences de sa population et les mises en garde de ses alliés historiques, Guelleh affirme que « la Chine a le droit de défendre ses intérêts comme tout le monde » tout en se félicitant que les Chinois soient leurs « plus grands investisseurs ». Il se vente même d’être la capitale de la « Chinafrique ». Mais quel retour Djibouti obtient-elle en contrepartie de cet accueil ? 

Actuellement, les handicaps structurels de son économie ne sont pas soignés mais uniquement compensés à court terme par la « bienveillance » chinoise. Selon les prévisions du FMI, la dette publique extérieure du pays culminera à 79 % du PIB en 2017 et « la ligne fiscale actuelle semble intenable ». Les premières inquiétudes apparaissent alors même que le pays n’a pas débuté le remboursement du capital des principales dettes contractées auprès de l’Exim Bank China, à des taux que les autres pays africains n’acceptent plus – un remboursement prévu en dix ans, sans période de grâce, à un taux d’intérêt supérieur à 5 %. Le surendettement n’est plus une fiction – ni même une menace lointaine. Le port international de Djibouti, poumon de l'économie nationale, a déjà été cédée à hauteur de 23,5 % à la société China Merchants Holdings International.

A cela, il faut ajouter une donne diplomatique de plus en plus complexe. Pour les alliés historiques du pays, l’arrivée à une telle échelle des Chinois dans le jeu régional est un signal très négatif.  Un incident diplomatique avec les Emirats arabes unis a déjà valu à Djibouti de perdre les projets de bases des pays sur son territoire au profit de l’Erythrée, le grand rival. L’Inde, qui caressait elle aussi un projet d’implantation dans le pays s’est finalement tournée vers l’Arabie Saoudite, après l’annonce de l’établissement de près de 10 000 militaires chinois dans une base à Djibouti. Pour leur part, les États-Unis manifestent ces dernières années une volonté croissante de désengagement. Un total désengagement signifierait la perte de la modique somme de 63 millions de dollars par an pour le « loyer » de Camp Lemonnier. En outre, l’allié le plus ancien de Djibouti, la France, a elle-aussi commencé à envisager une rupture. 

A ce rythme, Djibouti risque de se retrouver nu et vulnérable plus rapidement que prévu – et le pari de Pékin est sans doute d’isoler son pied à terre afin de s’y rendre indispensable. Avec ça, le risque de vassalité s’accentue encore. Mais au-delà, le rapprochement avec Pékin venait d’un désir de multiplier ses associations. Une dynamique qui aujourd’hui s’inverse clairement. Aussi, si la croissance chinoise continue de ralentir, Djibouti pourrait payer le prix fort du fait de cette dépendance excessive. Au-delà des crises diplomatiques – avérées et à venir – qui le pays traverse, il a vu un nombre croissant d’entreprises occidentales se désengager récemment, en raison de l’autocratisme du régime d’IOG. Une dynamique dangereuse pour un pays qui cherchait justement à diversifier ses partenariats pour sortir du tête-à-tête qu’il a longtemps entretenu avec une poignée de pays.



07/10/2016 (Brève 844) Blog 'FreeDjibouti' sur Mediapart / Djibouti : la double erreur de Guelleh

Lien avec l'article original : https://blogs.mediapart.fr/freedjib/blog/061016/djibouti-la-double-erreur-de-guelleh

A l’abri des conflits qui déchirent la région, Djibouti était un modèle d’émergence dans une Afrique de l’Est tourmentée. Son potentiel n’avait de cesse de faire des envieux, si bien que son dirigeant se voyait déjà à la tête du Dubaï africain. Pourtant, la gestion calamiteuse du pays l’a fait passer à côté de l’essor que tous prévoyaient.

Surendettement, multiplication d’alliances contradictoires, pauvreté endémique, la république de la corne d’Afrique est en passe de devenir le plus gros gâchis du continent. 

Réélu en avril dernier pour un quatrième mandat, alors qu'il avait promis de se retirer à l'issue du troisième, Ismaïl Omar Guelleh (IOG) poursuit sa politique de rente de situation.  Les options étaient limitées dans un petit territoire (23 000 km2) très aride, où l’agriculture est quasi inexistante, les ressources minières limitées et l’industrie peu développée. Ce choix a permis à Djibouti d’afficher une dynamique économique portée par la croissance du PIB et des investissements étrangers. Cependant, malgré une croissance de près de 5 % sur les dernières années, le pays est gangréné par l'extrême pauvreté, qui touche encore 42 % de la population locale. Avec un taux de chômage très important (environ 60 %), de fortes inégalités et un faible niveau d'éducation, le pays n’a pas su transformer l’essai et assurer son essor. Si bien que Djibouti occupe le 170ème rang de l'indice de développement humain des Nations unies.

Afin de pallier cette fragilité de nature, Guelleh a choisi de multiplier les rapprochements stratégiques, dont le dernier avec le géant chinois. Dès février 2014, Djibouti organise un partenariat stratégique avec Pékin. Puis, tout au long de 2015, on a pu voir l’entrisme chinois s’apparenter de plus en plus à de l’emprise.

Aujourd’hui, le président djiboutien semble prêt à toutes les concessions pour plaire à son homologue chinois. La signature avec Pékin d’un accord de libre-échange permettant à la Chine d’utiliser ces installations portuaires à Djibouti à des fins de base de transit a consacré l’assise géographique de son allié, alors que la mise en place d’un cadre légal permettant, « l’afflux rapide de banques chinoises à Djibouti », selon le communiqué officiel, consacre son assise économique. Et pour cause. Il prévoit la création d’une chambre de compensation qui permettra de « ne pas perdre de devises dans les échanges avec la Chine », explique la présidence djiboutienne.

Malgré ces initiatives, Djibouti peine à tirer son épingle du jeu. Les faibles taxes et le recours systématique à une main d’œuvre importée limitent largement les retombées des projets menés au côté de Pékin. De plus, afin de correctement mesurer les montants accordés à titre d’aide au développement par la Chine, il faut également considérer le poids de leur répartition. Au vu des conditions des prêts consentis, on s’explique plus aisément cette économie à deux vitesses, avec une croissance stable mais un taux de pauvreté et de corruption élevé, pour une croissance sans développement. Devant les réticences de sa population et les mises en garde de ses alliés historiques, Guelleh affirme que « la Chine a le droit de défendre ses intérêts comme tout le monde » tout en se félicitant que les Chinois soient leurs « plus grands investisseurs ». Il se vente même d’être la capitale de la « Chinafrique ». Mais quel retour Djibouti obtient-elle en contrepartie de cet accueil ? 

Actuellement, les handicaps structurels de son économie ne sont pas soignés mais uniquement compensés à court terme par la « bienveillance » chinoise. Selon les prévisions du FMI, la dette publique extérieure du pays culminera à 79 % du PIB en 2017 et « la ligne fiscale actuelle semble intenable ». Les premières inquiétudes apparaissent alors même que le pays n’a pas débuté le remboursement du capital des principales dettes contractées auprès de l’Exim Bank China, à des taux que les autres pays africains n’acceptent plus – un remboursement prévu en dix ans, sans période de grâce, à un taux d’intérêt supérieur à 5 %. Le surendettement n’est plus une fiction – ni même une menace lointaine. Le port international de Djibouti, poumon de l'économie nationale, a déjà été cédée à hauteur de 23,5 % à la société China Merchants Holdings International.

A cela, il faut ajouter une donne diplomatique de plus en plus complexe. Pour les alliés historiques du pays, l’arrivée à une telle échelle des Chinois dans le jeu régional est un signal très négatif.  Un incident diplomatique avec les Emirats arabes unis a déjà valu à Djibouti de perdre les projets de bases des pays sur son territoire au profit de l’Erythrée, le grand rival. L’Inde, qui caressait elle aussi un projet d’implantation dans le pays s’est finalement tournée vers l’Arabie Saoudite, après l’annonce de l’établissement de près de 10 000 militaires chinois dans une base à Djibouti. Pour leur part, les États-Unis manifestent ces dernières années une volonté croissante de désengagement. Un total désengagement signifierait la perte de la modique somme de 63 millions de dollars par an pour le « loyer » de Camp Lemonnier. En outre, l’allié le plus ancien de Djibouti, la France, a elle-aussi commencé à envisager une rupture. 

A ce rythme, Djibouti risque de se retrouver nu et vulnérable plus rapidement que prévu – et le pari de Pékin est sans doute d’isoler son pied à terre afin de s’y rendre indispensable. Avec ça, le risque de vassalité s’accentue encore. Mais au-delà, le rapprochement avec Pékin venait d’un désir de multiplier ses associations. Une dynamique qui aujourd’hui s’inverse clairement. Aussi, si la croissance chinoise continue de ralentir, Djibouti pourrait payer le prix fort du fait de cette dépendance excessive. Au-delà des crises diplomatiques – avérées et à venir – qui le pays traverse, il a vu un nombre croissant d’entreprises occidentales se désengager récemment, en raison de l’autocratisme du régime d’IOG. Une dynamique dangereuse pour un pays qui cherchait justement à diversifier ses partenariats pour sortir du tête-à-tête qu’il a longtemps entretenu avec une poignée de pays.



21/09/2016 (Brève 842) LDDH : exécution extra-judiciciaire de deux jeunes chameliers près du Mont Moussa Ali.

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Ligue Djiboutienne des Droits Humains

Djibouti, le 21 septembre 2016
                           

Communiqué de Presse

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) vient d’apprendre l’exécution extrajudiciaire de 2 jeunes chameliers au pied de Mont Moussa Ali (District de TADJOUAH) par les forces gouvernementales. Cela s’est passé le 17 Septembre 2016.

Les 2 personnes exécutées sont:
HOUMED KAMIL MOHAMED
ALI OUMAR MOHAMED

Il y a lieu de rappeler :

- La mort sous la torture de 2 civils innocents HOUMED ISMAEL et de ABDO
MOHAMED MOMIN le 14 Février 2016 dans la gendarmerie de TADJOURAH.
- Un jeune djiboutien dénommé ALI MOHAMED HAISSAMA avait été exécuté le 23 Août 2015 à ASSAL.

Les auteurs de toutes ces exécutions bénéficient de l’impunité totale du Pouvoir Central et les proches de ces victimes n’ont même pas osé de porter plainte à de peur des représailles et vivent les deuils de leurs proches en silence.

La LDDH dénonce et condamne vigoureusement ces exécutions extrajudiciaires et demande que justice soit rendue car la vie humaine est trop précieuse.

Enfin la LDDH lance un appel à tous les défenseurs des droits humains de par le monde, à tous les pays amis démocratiques de Djibouti de faire pression sur le Pouvoir en Place à Djibouti pour l’arrêt des exécutions extrajudiciaires.


Le Président de la LDDH
Omar Ali Ewado