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OBSERVATOIRE
de la situation des Droits
de l'Homme à Djibouti

L'ARDHD milite, depuis 1992,
pour la Démocratie et la Justice à Djibouti
et pour l'instauration d'un régime
qui respecte tous les citoyens, toutes les libertés fondamentales
et les Droits Humains

Mis à jour 6/11/15
L'ARDHD dénonce - la vague de répression sans précédent, qui s'abat à Djibouti contre tous ceux qui s'opposent pacifiquement, - les arrestations des opposants, - la torture généralisée pour instaurer un climat de terreur.
Le dictateur qui s'est auto-attribué un 4ème mandat, majoritairement refusé par le pays, se trouve aussi confronté à des difficultés importantes par exemple : budgétaire, affaire Borrel, plainte pour génocide et crimes contre l'humanité, biens mal acquis à Paris, contestation de la fraude électorale massive, lourde condamnation financière de la République de Djibouti dans le procès que Guelleh avait intenté contre A. Borreh (à Londres)....
Par réacton, le régime se durcit de façon dramatique et la communauté internationale doit réagir pour empêcher une catastrophe à Djibouti et de nouveaux massacres de femmes, d'enfants et d'hommes sans défense, comme le dernier en date du 21 décembre 2015 avec 62 morts et disparus et 52 blessés.
Sans compter les risques d'affrontement dans le Nord avec l'arrivée de troupes éthiopiennes, à proximité de la frontière avec l'Erythrée, et surtout la mainmise de la Chine sur l'économie.

23/01/2017 (Brève 911) L'UDJ canal historique, appelle au boycott des élections municipales en dénonçant une ènième mascarade électorale. Selon un communiqué signé par son secrétaire général. (lien avec l'article)

20/01/2017 (Brève 910) Les lycéens du Nord de Djibouti (Obock et Tadjourah), exclus du système scolaire, parcequ'ils sont issus de familles défavorisées. Désormais condamnés à errer dans les rues. (LDDH) (lien avec l'article)

13/01/2017 (Brève 909) Le jour de l'inauguration, Guelleh descend du train en cours de route ... parce qu'il n'est pas opérationnel ! Un énième fiasco ? (Source LOI) (lien avec l'article)

11/01/2017 (Brève 908) Libération du Docteur ADAWA HASSAN ALI GAANTA, ex Ministre de l’Education Nationale et de la Formation (ARDHD) (lien avec l'article)

10/01/2017 (Brève 907) Arrestation musclée à Djibouti du Docteur ADAWA HASSAN ALI GAANTA, ex Ministre de l’Education Nationale et de la Formation (Info confirmée par la LDDH) (lien avec l'article)

07/01/2017 (Brève 906) A lire sur AERION 24 news : Djibouti, un État contre nature ? (Par Christian Bouquet) Un article remarquable et bien documenté (Info lecteur) (lien avec l'article)

07/01/2017 (Brève 905) A lire sur l'AFASPA : Interview de Maitre Béranger Tourné (avocat de Mohamed Ahmed dit Jabba) dans Aujourd'hui l'Afrique #142 (de décembre 2016) (Article repris par Omar Gabasse) (lien avec l'article)

04/01/2017 (Brève 904) Curieuse épidémie au sein de la dictature djiboutienne. Le ou les doigts tendus vers le haut ! S'agirait-il de la confirmation d'une menace sur la population ?(Humour ARDHD) (lien avec l'article)

03/01/2017 (Brève 903) Abdoulkader Kamil Mohamed a été élu à l'unanimité des membres présents dans l'Ordre prestigieux des Bourreaux de la République (ARDHD) (lien avec l'article)

01/01/2017 (Brève 902) Bien que relaxé par la Cour suprème de Djibouti, Jabha retourne illégalement en prison. (LDDH) (lien avec l'article)

29/12/2016 (Brève 901) Ne l'oubliez pas ! Hafez Mohamed Hassan, lycéen de 14 ans, tombait sous les balles du régime djiboutien d'Ismaël Omar Guelleh (ARDHD) (lien avec l'article)

28/12/2016 (Brève 900) L'équipe de l'ARDHD adresse tous ses voeux à toutes celles et tous ceux qui suivent ses publications sur les différents supports : web, Facebook et Twitter (ARDHD) (lien avec l'article)

24/12/2016 (Brève 889) RAPPEL URGENT ==> Signez la pétition pour demander à l'ONU d'ouvrir une enquête internationale sur les violences faites aux femmes à Djibouti. (Femmes solidaires & ARDHD) (lien avec l'article)

23/12/2016 (Brève 898) L'équipe de l'ARDHD souhaite une joyeuse fête de Noël à tous les chrétiens à travers le monde. (lien avec l'article)

22/12/2016 (Brève 897) Commémoration des massacres de Buldhugo et d'Arhiba à Djibouti Un devoir de mémoire - Communiqué de l'UDJ Canal Historique daté du 17/12 sous la signature de Saïd Houssein Robleh (lien avec l'article)

22/12/2016 (Brève 896) TPLF'S SURVIVAL DEPENDS ON ITS NEVER-ENDING PLOYS - Cmmuniqué de l'ARDUF (Afar Revolutionary Democratic Unity Front) (lien avec l'article)

20/12/2016 (Brève 895) Compte-rendu des manifestations des 17-18 décembre 2016, Paris, Djibouti et Bruxelles sous la signature de Maki Houmed-Gaba (ARD) (lien avec l'article)

18/12/2016 (Brève 894) Manifestation du 17 décembre devant l'Ambassade de Djibouti pour commémorer les massacres d'Arhiba (1991) et Boulduqho (2015) et toutes les violations des DH commises dans le pays sous les ordres directs d'Ismaël Omar Guelleh. (ARDHD) (lien avec l'article)

 
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23/01/2017 (Brève 911) L'UDJ canal historique, appelle au boycott des élections municipales en dénonçant une ènième mascarade électorale. Selon un communiqué signé par son secrétaire général.

Enième mascarade électorale : L'U.D.J appelle au boycott


UDJ canal historiqueLes élections municipales de 2017 qui permettront la formation des équipes qui dirigeront les différentes communes de la capitale et des conseils régionaux pointent leur nez et nous interpellent, nous responsables politiques de l'opposition.

La victoire de l'USN aux législatives de février 2013, fruit de l'engouement et de l'engagement de la population djiboutienne fut usurpée par le régime en place sans autre forme de procès.

Une répression féroce qui avait pour objectif d'étouffer les aspirations légitimes du peuple fut la seule réponse du régime face aux manifestations pacifiques.

Après plusieurs mois de face à face tendu, le régime lâcha du lest en initiant un accord-cadre trompeur après moult réunions de préparation. Ce rapprochement entre les deux parties suscita beaucoup d'espoir au sein de la population qui voulait en finir avec l'impasse politique née de la crise postélectorale. Comme chaque régime dictatorial qui se respecte, il enterra unilatéralement l'accord et accusa l'opposition.

Profitant de la cacophonie créée par les divergences de points de vue au sein de l'opposition, les élections présidentielles de 2016 furent une promenade de santé pour l'usurpateur de Djibouti.

Pour revenir aux pseudo-élections municipales de 04 février 2017, il faut être crédule pour espérer des élections libres et transparentes.

Fait surprenant, toutes les listes électorales sont triées par le Secrétaire Général du RPP, Monsieur Ilyas Moussa Dawaleh, ministre-commerçant, cet homme qui monte aux yeux de la famille régnante, joue au faiseur de roi.

Le régime n'est plus intéressé par cette élection, pour preuve il n'y a pas des bailleurs, l'absence remarqué des observateurs électoraux qui n'apparaissent que le jour de l'élection. Des sources sures nous rapportent qu'il n'y a plus de cartes d'électeurs pour voter. Désormais, la carte d'identité suffira ; une première à Djibouti, ce qui n'augure rien de bon.

Ni l'opposition ni la société civile digne de ce nom ne sont représentées dans ces élections communales. Force est de constater que des nouveaux groupes ont fait leur apparition, ces derniers jours, pour se présenter et légitimer encore une fois cette mascarade du régime, mais personne n'est dupe. Tout le monde s'accorde à dire que ces listes dites indépendantes sont des ramifications du parti au pouvoir censées habiller cette énième usurpation du pouvoir du peuple.

Pour L'U.D. J, forte de son expérience, rejette et ne participera pas à cette nouvelle mascarade communale et par conséquent appelle la population djiboutienne au boycott massif parce que c'est une tromperie de plus.

Fait à Paris, le 22 janvier 2017.
Le Secrétaire Général de l'UDJ :
Hachin Loita Ahmed

E-mail: hachinloita@email.com
Signé Hachin Loyta Ahmed



20/01/2017 (Brève 910) Les lycéens du Nord de Djibouti (Obock et Tadjourah), exclus du système scolaire, parcequ'ils sont issus de familles défavorisées. Désormais condamnés à errer dans les rues. (LDDH)

Selon un communiqué qui nous a été adressé par Ali Omar Ewado, en qualité de Président de la LDDH, plusieurs dizaines de lycéens de Tadjourah et d'Obock auraient été renvoyés des établissements scolaires pour un motif sordide.

En effet leurs familles, qui se débattent dans la pauvreté puisque le régime leur refuse l'accès aux emplois et aux services, n'ont pas les moyens de régler les frais de scolarité de leurs progénitures.

Voilà un nouvel exemple dramatique qui démontre, s'il en était besoin, à la fois des mensonges du dictateur, qui ne perd jamais une occasion pour prétendre qu'il fait tout pour sa population alors que les faits prouvent systématiquement l'inverse, mais aussi la volonté de punir les populations du Nord, en les condamnant à la pauvreté, à l'ignorance, aux harcèlements policiers et au manque de soins.

Nous soutenons les appels de la LDDH
- vers les organisations internationales, en particulier celles qui s'occupent des enfants et des jeunes (comme l'UNICEF et aussi l'UNESCO)
- aux responsables djiboutiens, en particulier au sein du Ministère de l'Education nationale pour qu'ils revoient leur copie et qu'ils mettent un terme à cette situation honteuse d'abord pour eux-mêmes mais aussi pour tout le pays.



13/01/2017 (Brève 909) Le jour de l'inauguration, Guelleh descend du train en cours de route ... parce qu'il n'est pas opérationnel ! Un énième fiasco ? (Source LOI)

Selon un article (accès payant) de La lettre de l'Océan indien, l'inauguration sur-médiatisée du tronçon djiboutien de la nouvelle voie ferrée (Djibouti - Addis Abeba), entre Nagad et la frontière, aurait été en réalité un fiasco général.

D'abord l'électrification de cette partie, qui n'avait pas été prévue dans la commande initiale passée à China Civil Engineering Construction, n'aurait pas satisfait aux essais préliminaires qui auraient occasionné l'électrocution de deux jeunes ...

Ensuite faute de matériel, il aurait fallu faire venir une rame en provenance d'Ethiopie qui aurait été redécorée rapidement et maladroitement aux couleurs djiboutiennes.

Rêve ferroviaires de Guelleh pour DjiboutiVue les difficultés techniques non résolues, Guelleh serait descendu (en marche ? **) du train à Holl-Holl, après avoir renoncé à poursuivre le trajet jusqu'à la frontière. Pas de quoi justifier toute la campagne médiatique autour de cette réalisation, financée par une entreprise chinoise, mais dont les échéances devront être payées pendant de nombreuses années par les Djiboutiennes et les Djiboutiens.

Sont-ils toujours prêt à payer pour sauver les rêves de grandeur et l'orgueil du couple dirigeant et de leurs obligés, qui y ont certainement trouvé matière à s'enrichir ...

Cette épisode est-il un enième échec pour Guelleh ? Dans un précédent article de 2011, nous avions tourné en dérision les rêves de grandeur ferroviaire de la famille A relire 12/10/2011 (B625) Ah les beaux projets !!! Le train cela fait rêver !! Mais un train d'enfer pour les populations ? (Humour - ARDHD)

Jouet pour Guelleh
** Guelleh aurait-il voulu imiter un célèbre Président de la République française, Paul Deschanel, qui était descendu du train en marche dans la nuit du 23 ou 24 mai 1920 et qui s'était présenté ensuite au garde-barrière incrédule en lui disant : "je suis le Président de la République" (Sic !) Source http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2008/09/27/1274678_paul-deschanel-president-de-la-republique-tombe-du-train-pres-de-montargis-dans-le-loiret-en-1920.html



11/01/2017 (Brève 908) Libération du Docteur ADAWA HASSAN ALI GAANTA, ex Ministre de l’Education Nationale et de la Formation (ARDHD)

Nous venons de recevoir, via nos correspondants, la confirmation de la libération du Docteur Adawa, après 48 heures de garde à vue. Nous n'avons aucune information sur le type d'interrogatoire qu'il a subi et surtout s'il été victime de violences physiques.

Ce que nous savons à l'instant d'écrire ces lignes, c'est que tous les objets saisis lors de la perquisition ne lui ont pas été restitués : voiture, matériel informatique, tel portable, ni son passeport qui a été confisqué.

Les motivations de cette arrestation brutale et de la saisie de ses objets personnels seraient la conséquence d'une intervention en Afar sur une radio qui émet en langue Afar. On l'accuserait d'incitation à la haine et probablement de soutien à un mouvement armé, mais ce dernier point reste à vérifier.

Nous nous réjouissons de cette libération et nous lui souhaitons de retrouver le calme et le repos auprès de sa famille, en espérant que les différentes alertes imédiatement lancées sur les sites et sur les réseaux sociaux aient contribué à cette issue favorable.



10/01/2017 (Brève 907) Arrestation musclée à Djibouti du Docteur ADAWA HASSAN ALI GAANTA, ex Ministre de l’Education Nationale et de la Formation (Info confirmée par la LDDH)

Adawa Hassan ex ministre de l'éducation à Djibouti
Selon plusieurs sources confirmées par le communiqué que nous a adressé M. Omar Ali Ewado, en qualité de Président de la LDDH, le Docteur ADAWA HASSAN ALI GAANTA, ex  Ministre de l’Education Nationale et de la Formation, a été arrêté de façon musclée, dans la nuit du 9 janvier 2017.

Selon ces mêmes sources, au moment de son arrestation, les hommes de main (Policier, Gendarmes, ???) se seraient livrés à un saccage total de l'habitation, terrorisant sa femme et ses enfants et pillant les ordinateurs et tout le matériel Hi-Fi de la famille.

On sait que Adawa Hassan, nommé Ministre de l'Education et de la formation, avait été limogé sur ordre de Guelleh, 5 mois seulement après sa prise de fonction.Ses prises de position, en particulier en faveur du déploiement d'écoles dans les zones rurales et plus spécifiquement dans le nord du Pays, avait suscité la colère du dictateur.

Depuis son limogeage, il animait une page Facebook où il émettait des critiques à l'encontre de la pensée unique que le clan au pouvoir entend imposer au pays.

Très récemment, il nous avait fait part de ses craintes à propos d'une arrestation imminente et surtout il avait dénoncé l'attitude des autorités françaises qui, bien qu'elles n'ignoraient pas l'urgence, lui avaient refusé de renouveler un visa de voyage, se fondant sur des motifs purement administratifs, peu convaincants au regard de la situation. Ont-elles une part de responsabilité dans cette nouvelle violation des Droits de l'Homme ?

L'ARDHD soutient l'appel de la LDDH qui dénonce et condamne sans réserve l’arrestation arbitraire et illégale du Docteur ADAWA HASSAN ALI fondée sur ses opinions et elle exige du régime en place à Djibouti la libération immédiate et inconditionnelle du Docteur ADAWA.



07/01/2017 (Brève 906) A lire sur AERION 24 news : Djibouti, un État contre nature ? (Par Christian Bouquet) Un article remarquable et bien documenté (Info lecteur)

Lien avec l'article original : http://areion24.news/2016/12/12/djibouti-etat-contre-nature/

Nulle critique implicite ne se cache derrière ce titre, mais un simple constat : rien ne prédisposait ce petit morceau de territoire à devenir un État, créé de toutes pièces par la colonisation européenne. Et sa survie demeure étroitement liée à la protection assurée par des puissances étrangères.

- « Quels hommes peut nourrir une terre pareille ? »
En 1887 déjà, Pierre Loti écrivait : « Quels hommes peut nourrir une terre pareille ? » (1). Effectivement, une terre pareille semble totalement inhospitalière.

La géographie physique est implacable. Djibouti est une fournaise désertique et minérale, où les sols caillouteux sont souvent basaltiques et restituent les très fortes chaleurs, sans que l’homme puisse trouver de l’ombre faute de végétation arborée. Les pluies sont faibles et rares, et les petites vallées sont désespérément sèches, car deux ou trois années peuvent se succéder sans aucune précipitation. Très présent, le volcanisme est encore actif, comme l’a montré l’éruption de l’Ardoukoba en 1978, et des traces du grand rift est-africain sont visibles au fond du Goubet. Les géologues surveillent d’ailleurs très attentivement la progression de son écartement.

Quelles populations peuvent donc vivre ici ? Forcément des nomades, car les terres cultivables sont rares, et les sols pauvres et peu arrosés ne donnent dans le meilleur des cas que de maigres pâturages saisonniers. Ainsi, avant l’arrivée des colonisateurs, l’espace était-il essentiellement parcouru par des éleveurs et leurs troupeaux, mais aussi par des caravanes qui assuraient les échanges commerciaux entre la mer Rouge et l’arrière-pays. Il s’agissait d’écouler les produits agricoles des montagnes éthiopiennes, de vendre le sel du lac Assal, et surtout d’alimenter un important trafic d’esclaves capturés à l’intérieur des terres et revendus de l’autre côté du Bab-el-Mandeb (la « Porte des Larmes »). Cette activité a d’ailleurs perduré, puisque Joseph Kessel faisait état dans Fortune carrée (1931) de 5000 à 7000 individus capturés et revendus chaque année.

Bien que très faiblement peuplé, cet espace était – relativement – administré par des organisations politiques traditionnelles, notamment par plusieurs sultanats qui contrôlaient de vastes territoires à partir de petites agglomérations sédentaires : le Rahayto autour d’Obock, le sultanat de Tadjourah, celui du Goba’ad autour de Dikhil, et celui de l’Aoussa à partir de Yoboki vers l’ouest. Naturellement, il n’y avait pas de frontières linéaires entre les territoires, comme toujours dans les régions désertiques parcourues par des nomades.

- L’invention de Djibouti
C’est pourquoi « le territoire autour du golfe de Tadjourah n’est ni nommé ni pensé en tant que tel avant l’installation française dans le dernier quart du XIXe siècle » (2). On peut se demander pourquoi les Français ont prêté attention à cette région si déshéritée et si peu accueillante, alors qu’ils recherchaient des territoires susceptibles de favoriser leur développement économique. En fait, il faut se souvenir que les grands voyages maritimes de l’époque avaient impérativement besoin d’eau douce, de bois et de lieux de stockage du charbon. Il fallait donc identifier des lieux propices sur les côtes bordant les itinéraires des bateaux.

C’est dans cette perspective qu’au XIXe siècle, les Anglais avaient repéré et investi le petit port d’Aden, au Yémen, pour en faire un dépôt de charbon, et ils avaient pris pied en 1858 sur un rocher qui barre le Bab-el-Mandeb et qui devait avoir par la suite une grande importance stratégique : l’îlot Périm, où ils installèrent un relais télégraphique. Les Français jetèrent alors par défaut leur dévolu sur le littoral occidental de la mer Rouge, notamment sur Tadjourah, petit port bien protégé mais où ils n’étaient pas les bienvenus, car ils risquaient de faire de l’ombre à l’intense trafic d’esclaves qui disposait là de sa tête de pont.

Ils se replièrent donc sur Obock, « acheté » au sultan local en 1862 pour 10 000 thalers de Marie-Thérèse, où ils ouvrirent un port de charbonnage. Mais l’eau y était sulfureuse et c’est finalement le site de Djibouti qui fut choisi en 1888 pour y implanter une escale de ravitaillement, et pour devenir en 1896 le chef-lieu de la nouvelle colonie (la Côte française des Somalis). La « capitale » comptait alors à peine 5000 habitants.

Il est intéressant de noter que l’ouverture du canal de Suez en 1869, pourtant œuvre de la France, ne semble pas avoir modifié la perception géopolitique que les autorités françaises avaient de ce confetti d’empire. Pour Djibouti, la valeur ajoutée ne fut que relative. En fait, que la route maritime vers l’Asie passe par la Méditerranée ou par le cap de Bonne-Espérance ne changeait pas grand-chose à la position stratégique de Djibouti, qui restera un pis-aller par rapport à Aden.

- La fabrique du territoire
Les premiers traités signés par la France étaient approximatifs sur les frontières à tracer dans l’arrière-pays. Et c’est pourtant ce lointain hinterland qui semblait intéresser les Français, comme l’écrivait à l’empereur le prince Napoléon en août 1958 : « La France a dans l’Abyssinie un centre de catholicisme qu’il est dans son intérêt de protéger ». Peut-être est-ce – en partie – pour cette raison que fut entrepris, en 1897, le gigantesque chantier du chemin de fer reliant Djibouti à Entotto, alors capitale de l’Éthiopie, à 2400 m d’altitude. Véritable colonne vertébrale de la région, longue de 783 km et achevée en 1917, cette voie ferrée allait irriguer et drainer le pays.

Pour autant, la puissance coloniale, qui n’avait jamais vraiment souhaité s’installer là, a géré Djibouti a minima, sans prendre de véritables initiatives de développement. Port d’escale charbonnier, la colonie l’est plus ou moins restée, évoluant parfois vers le port de l’oubli.

Les principaux problèmes rencontrés par les autorités françaises sont venus de la croissance de la population, qu’il fallait gérer sur un territoire sans ressources. La ville de Djibouti, qui comptait 17 000 habitants en 1947, et 62 000 en 1967, atteignait 118 000 habitants au début des années 1970 et cet entassement urbain ne manquait pas de créer des tensions sociales. Il a même fallu construire un véritable barrage en barbelés en 1966 autour de la capitale pour filtrer les migrants, c’est-à-dire les Djiboutiens, nomades en voie de sédentarisation, venant de l’intérieur du pays pour profiter des avantages de la ville. Cette ségrégation ne manqua pas d’exacerber les sentiments nationalistes et indépendantistes. Pourtant, après avoir refusé l’indépendance par référendum en 1958, Djibouti en écarta de nouveau l’opportunité à l’issue d’un vote (contesté) en mars 1967. La colonie devint alors le Territoire français des Afars et des Issas (TFAI) avec un début de délégation de pouvoir aux élites locales. Il fallut attendre le référendum de mai 1977 pour voir naître la République de Djibouti, à l’intérieur des frontières tracées lors de l’occupation française.

À l’évidence, pourtant, ces frontières étaient également « contre nature ». De l’autre côté, l’Éthiopie et la Somalie semblaient n’attendre que la décision d’indépendance du TFAI pour se partager ses 23 000 km2 de montagnes caillouteuses et stériles, peuplées d’Afars et d’Issas, donc logiquement rattachables à l’un ou à l’autre voisin selon l’appartenance identitaire. On rapporte qu’en juin 1970, à l’occasion d’une visite d’État à Paris, l’empereur d’Éthiopie Hailé Sélassié aurait déclaré au président français Georges Pompidou que « Djibouti resterait à l’Éthiopie »…

S’il n’en fut rien, c’est parce que l’intérêt stratégique du lieu n’avait jamais été perdu de vue par la France. En se retirant, celle-ci avait laissé derrière elle une base militaire de plus de 3000 hommes (aujourd’hui réduite à 1900) disposant de toutes les facilités maritimes, aériennes et terrestres pour l’entraînement des troupes et la surveillance de la région. À la clé, il y avait un loyer de l’ordre de 30 millions de dollars par an, soit un pourcentage important du budget de l’État, lequel allait désormais reposer uniquement sur des ressources exogènes. En même temps, ce « parapluie militaire » assurait une forme de stabilité sociopolitique, qui explique en partie que le début de guerre civile entre Afars et Issas entre 1991 et 1994 fut assez rapidement réglé.

- Djibouti, produit de la géopolitique mondiale
À partir des années 1990, l’importance, la croissance (et la survie ?) de Djibouti ont été directement liées à plusieurs événements internationaux.

Il y a d’abord eu la fin de la guerre d’indépendance de l’Érythrée, qui déboucha en 1993 sur une partition lourde de conséquences pour l’Éthiopie vaincue. En effet, l’ancien empire d’Hailé Sélassié était désormais coupé de tout accès direct à la mer, et son axe de désenclavement allait inévitablement passer par Djibouti, que ce soit par le chemin de fer – en réalité bien dégradé – ou par la voie routière. Et, depuis plus de vingt ans, de longues colonnes de camions assurent quotidiennement les importations et les exportations de l’Éthiopie entre Addis Abeba et le port djiboutien. C’est un étrange revirement de fortune si l’on a encore en mémoire les paroles du négus en 1970…

À peine dix ans plus tard, la stratégie américaine visant à traquer Oussama ben Laden (originaire du Yémen voisin) conduisit Washington à implanter en 2002 à Djibouti une base militaire encore plus lourde que celle de son homologue française. C’est ainsi que plus de 4000 soldats américains sont installés dans le camp Lemonnier (autrefois occupé par la Légion étrangère), disposant de toutes les facilités pour intervenir, notamment à l’aide de drones, sur une très large zone allant du Yémen au Mali. En contrepartie, les États-Unis versent un loyer annuel récemment réévalué à 63 millions de dollars, qui contribue à conforter encore davantage le budget de l’État djiboutien.

Progressivement, le site de Djibouti est donc devenu la plaque tournante des opérations régionales de stabilisation politique. La déliquescence de la Somalie et l’apparition d’une piraterie maritime intense au large de ses côtes ont amené l’Union européenne à lancer, en 2008, l’opération « Atalante », dont le quartier général est installé à Djibouti. Une quinzaine d’États fournissent des avions, des navires et des hommes, et les opérations semblent efficaces puisque les attaques sont passées de 168 en 2008 à 3 en 2014. La fin d’« Atalante » est programmée pour décembre 2016, et si Djibouti en a tiré de nombreux avantages en termes de retombées financières, on commence néanmoins à entrevoir les limites d’un modèle économique reposant sur l’hébergement de bases militaires dont l’existence est conjoncturelle.

Pourtant, il faut croire que la conjoncture est demeurée – paradoxalement – favorable, puisque le Japon, à son tour, a ouvert à Djibouti une base en 2010, illustrant ainsi la réalité de sa remilitarisation, en même temps que la nécessité de protéger ses navires de commerce dans cette zone troublée (3). Plus de 10 % du trafic maritime régional sont effectués sous pavillon nippon, et l’essentiel des produits japonais d’exportation emprunte le couloir de la mer Rouge. Et c’est ainsi que le Trésor public djiboutien empoche chaque année un nouveau loyer de 30 millions de dollars…

Last but not least
, la Chine a fini par s’inscrire dans le paysage en ouvrant aussi une base militaire, qui devrait être opérationnelle en 2017 et compter jusqu’à 10 000 hommes. Le premier motif était le même que ses concurrents étrangers : protéger ses navires de commerce, notamment sur cette nouvelle « route de la Soie » qui doit la relier à l’Afrique australe. Il est d’ailleurs intéressant de lire l’exposé des motifs tels qu’ils ont été définis lors de la signature des accords en 2015 : « La Chine envoie des escortes navales dans le golfe d’Aden, et dans les eaux somaliennes. La question de leur ravitaillement en nourriture et en carburant s’est posée. Nous sommes parvenus à un consensus avec le gouvernement de Djibouti pour disposer d’un soutien logistique pour nos escorteurs » (4). On se croirait revenu à la fin du XIXesiècle, lorsque Français et Anglais exploraient les sites les plus favorables pour faciliter la navigation de leurs bâtiments.

Mais, contrairement à la France, aux États-Unis et au Japon, la Chine ne verse pas de loyer pour compenser son implantation. Comme souvent ailleurs en Afrique, sa contrepartie consistera à développer une zone franche près des ports de Djibouti et Doraleh, pouvant créer jusqu’à 200 000 emplois directs, avec construction de routes, d’autoroutes, d’installations portuaires, ainsi que la réhabilitation du chemin de fer qui dessert l’Éthiopie. Il est également prévu d’exploiter les gisements de sel du lac Assal et de construire un port minéralier à Tadjourah. Cependant, cette aide est loin d’être gratuite, et, même si les perspectives sont impressionnantes, on ignore encore à quel niveau d’endettement cet appui conduira l’État djiboutien.

- Quelle marge d’autonomie reste-t-il à Djibouti ?
Aussi exogène soit-elle, cette dynamique assure un PIB flatteur de près de 1700 dollars par habitant, soit trois fois plus que celui de l’Éthiopie, et dix fois plus que celui de la Somalie, ces deux voisins qui rêvaient d’annexer le petit territoire artificiel au départ des Français. Mais ces chiffres qui n’ont guère de sens cachent une réalité sociale moins reluisante : 42 % des Djiboutiens vivent au-dessous du seuil de pauvreté, 50 % de la population active est au chômage, et le pays se classe au 170e rang de l’indice de développement humain. L’immense bidonville de Balbala, qui borde la capitale à l’ouest de l’oued Ambouli, illustre le paradoxe d’un pays à qui la nature n’a pas donné les moyens d’assurer le minimum vital à ses 900 000 habitants.

La nature ? Comme on l’a vu, elle est inhospitalière, et les ressources dites « naturelles » ne sont encore aujourd’hui que des hypothèses. Il y aurait des indices d’or, de cuivre, d’uranium, de manganèse, de titane, mais rien n’a été prouvé. Quant au sel du lac Assal, il manque d’iode et ne peut être utilisé que dans l’industrie. Il reste l’espoir né de la géothermie, versant positif d’une nature par ailleurs peu généreuse, mais pour l’heure le potentiel de ce secteur est resté inexploité.

Toute l’économie tourne donc autour des activités du port. D’abord pour des raisons commerciales, qui dépendent à la fois de l’enclavement de l’Éthiopie et d’une conjoncture sous-régionale favorable à Djibouti. Mais si l’Éthiopie trouve un autre axe d’échange avec le littoral – ce qui n’est pas impossible quand on regarde la carte – et si les conditions offertes par le port de Djibouti perdent de leur compétitivité – ce qui est inévitable en économie de marché –, le pays sera confronté à une crise sérieuse.

Quant à son statut de plate-forme militaire stratégique de lutte contre le terrorisme, il lui a déjà valu quelques revers intérieurs (l’attentat de mai 2014), et pourrait s’estomper au fil du temps, soit parce que les menaces de déstabilisation diminuent, soit parce que les implantations étrangères deviennent budgétairement trop lourdes pour les États impliqués.

Dans ce cas, et faute d’avoir développé des projets de développement endogènes alternatifs, Djibouti se retrouverait face à la réalité des origines : un « État contre nature ».

Le contexte politique intérieur confirme d’ailleurs la spécificité du cas djiboutien, puisque le régime est resté le même depuis l’indépendance : Hassan Gouled Aptidon, premier président de la République en 1977, a été remplacé en 1999 par son ancien chef de cabinet, Ismaël Omar Guelleh, qui a été réélu le 8 avril 2016 pour un quatrième mandat. Après avoir déclaré en 2011 : « En 2016, je m’en irai. Cette fois-ci je peux vous le jurer », il s’était ravisé peu avant le scrutin en affirmant : « Les Djiboutiens m’ont interdit de partir ».

Sous le parapluie sécuritaire international, Djibouti pratique une démocratie très encadrée, où la liberté d’expression est admise mais peu utilisée. Prudent, un spécialiste écrit : « Sur le plan politique, le pays a encore une grande marge de manœuvre pour améliorer son système démocratique, instaurer un véritable État de droit, encourager la liberté d’expression, garantir des élections libres et transparentes, renforcer le dispositif sécuritaire, combattre la corruption et le clientélisme, remédier à la défaillance de l’administration publique et rétablir la confiance de la population dans la capacité du gouvernement à insuffler le changement tant attendu dans la gestion des affaires de l’État » (5).

Ce vaste programme pourrait se révéler urgent à mettre en œuvre car, à trop dépendre de l’extérieur, un pays peut rapidement se retrouver démuni. Un flash de politique-fiction suffit à inquiéter : si l’État islamique s’effondre au Moyen-Orient, si les pirates disparaissent des côtes somaliennes, si l’Éthiopie infléchit ses corridors de désenclavement, et si les promesses chinoises s’avèrent léonines, l’ancien confetti de l’empire français sera réduit à néant et devra prendre un nouveau départ. Avec un handicap (ou une richesse ?) incontournable : la capitale compte 475 000 habitants, contre 17 000 en 1947.

Cette hypertension démographique constitue un enjeu majeur. Au moment de quitter Djibouti, Dominique Ponchardier, l’un de ses derniers administrateurs français, estimait que la France n’avait rien fait d’autre sur ce territoire que laisser des cheveux blancs (« Tu sais ce que je veux leur donner ici ? Des cheveux blancs. Si la France part d’ici en laissant derrière elle quelques milliers de beaux vieillards, je saurai que j’ai fait quelque chose de plus dans ma vie que trente romans policiers » (6)). En multipliant les centres de santé et en diminuant sensiblement la mortalité dans un pays où la vie était particulièrement rude et les populations difficiles d’accès, la puissance coloniale avait favorisé la croissance démographique. Or, par un autre curieux revirement de l’histoire, c’est bien la transition démographique que les autorités djiboutiennes devront gérer avec clairvoyance.

Parmi les solutions, certains pensent à l’émigration. En 2008, un projet surréaliste de pont enjambant la mer Rouge entre Djibouti et le Yémen et prenant appui sur l’îlot Périm (clin d’œil de l’Histoire) était sorti des cartons. Long de 28,5 km, il aurait permis la création d’une ville nouvelle au nord d’Obock (Madina al-Nour). Il est probable qu’il aurait constitué la soupape par laquelle des milliers de jeunes chômeurs, parfois diplômés, se seraient expatriés au Moyen-Orient. Mais, là encore, l’initiateur était étranger puisqu’il s’agissait de Tarek ben Laden, frère de celui contre lequel s’était ligué une partie du monde. Il se disait prêt à financer la construction de l’ouvrage d’art, pour un montant de 70 milliards de dollars. Le dossier est provisoirement retourné dans ses cartons.

Ismaël Omar Guelleh se flatte d’avoir une vision pour son pays. Il est temps de la dévoiler, car tant que Djibouti sera offert en location au plus offrant, il s’exposera à des lendemains qui déchantent. Et l’impatience qui bout sous les tôles surchauffées du bidonville de Balbala est une bombe à retardement.

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Notes
(1) « Obock, en passant », Revue Bleue, no 9, 1887.
(2) Simon Imbert-Vier, « L’invention de territoires djiboutiens », in Amina Saïd Chiré (dir.), Djibouti contemporain, Paris, Karthala, 2013, p. 41-64.
(3) Philippe Leymarie, « À Djibouti, la première base du Japon à l’étranger depuis 1945 », Le Monde Diplomatique, 20 janvier 2011.
(4) Sébastien Le Belzic, « Djibouti, capitale de la Chinafrique », Le Monde Afrique, 25 janvier 2016.
(5) Aden Omar Abdillahi, « Géopolitique de Djibouti : des incertitudes de la naissance à l’espérance de l’âge adulte », Djibouti contemporainop. cit., p. 155.
(6) Cité par Romain Gary dans Les Trésors de la mer Rouge, p. 55. Ponchardier, ancien résistant, était également l’auteur de la série des Gorilles, aux éditions Fleuve Noir, sous le pseudonyme de Dominique Antoine.



07/01/2017 (Brève 905) A lire sur l'AFASPA : Interview de Maitre Béranger Tourné (avocat de Mohamed Ahmed dit Jabba) dans Aujourd'hui l'Afrique #142 (de décembre 2016) (Article repris par Omar Gabasse)

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Note de l'ARDHD : bien que datant de quelques semaines, cette interview permet de bien comprendre la situation (en dehors de toute légalité) de Mohamed Ahmed dit Jabha, libéré par ordre de la Cour suprème qui a annulé toute la procédure et pourtant maintenu en détention et torturé sur la simple volonté du premier ministre, désormais dignitaire dans l'Ordre des Bourreaux de la République Abdoulkader Kamil Mohamed.
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Mohamed Ahmed dit Jabba,
un Mandela djiboutien, le Mumia Abu Jamal de la Corne de l’Afrique

Mohamed Ahmed dit Jabba, militant du FRUD (Front pour la restauration de l’unité et la démocratie) est détenu à Djibouti depuis mai 2010 : il est le plus ancien prisonnier politique à Djibouti. L’OMCT (Organisation mondiale contre la torture) et maintes organisations de solidarité internationale (dont l’AFASPA) se sont alarmées de son cas auprès des autorités djiboutiennes.

Nous avons interviewé Me Bérenger Tourné, son Conseil, pour avoir de ses nouvelles et un point sur le contentieux avec le pouvoir djiboutien.

Aujourd’hui l’Afrique

Aujourd’hui l’Afrique (AA) : Me Bérenger Tourné, merci de nous recevoir pour cette interview. Vous êtes le Conseil de M. Mohamed Ahmed dit Jabba, quel est le contentieux entre lui et le pouvoir de Djibouti qui fait que ce militant est en prison depuis mai 2010 ?

MeBérenger Tourné (MeBT): L’unique raison pour laquelle mon client a été et est toujours incarcéré est qu’il est militant du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD)

Il est un Mandela djiboutien, le Mumia AbuJamal de la Corne de l’Afrique.

(AA) : Quels sont les motifs pour lesquels il a été incarcéré ?

(Me BT) : Jabha a été inculpé des chefs d’intelligence avec une puissance étrangère, d’attentat et d’organisation d’une formation paramilitaire, alors même qu’aucun élément tangible n’est rapporté en procédure.

À défaut de preuve, on lui a fait signer de faux aveux lors de sa garde à vue, en langue française qu’il ne parle ni ne comprend, alors qu’il n’avait ni avocat, ni interprète… Une vraie parodie de justice.

(AA) : Quelles ont été ses conditions de détention et comment Ont-elles évolué ? Comment ces conditions impactent-elles sur son intégrité physique, sa santé ?

(Me BT) : Ses conditions de détention, tant lors de sa « mise au secret » qui a durée plus d’un mois, qu’à la Prison centrale de Gabode pendant plus de cinq ans et désormais au centre de détention de NAGAD, sont dramatiques. Son quotidien est la torture et l’absence de soin. L’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) l’a dénoncé à plusieurs reprises. Elle recense des privations de nourriture, simulations d’exécutions, violences physiques, etc. La situation de mon client est extrêmement préoccupante.

(AA ) : Nous avons appris que M. Mohamed Ahmed dit Jabba a été mis en liberté en appel par la Chambre d'accusation mais qu'il est toujours en prison. Comment cela est-il possible ? Pourquoi le pouvoir de Djibouti s'acharne-il sur ce militant ?

(Me BT) : Nonobstant le pourvoi formé contre cet arrêt par le procureur général de Djibouti, mon client aurait dû être immédiatement remis en liberté puisque cela a été ordonné par la Cour d’appel de Djibouti qui a par surcroit annulé toute la procédure pour vices de fond.

À cet égard, mon correspondant à Djibouti qui est aussi député, Me Abdillahi Zakaria, n’a pas manqué d’interpeler le Gouvernement djiboutien quant à cette détention arbitraire lors des questions au Gouvernement du 19 octobre 2016.

C’est alors que le Premier Ministre de l’Etat de Djibouti a cru pouvoir lui répondre sans ambages : « Tant que je serai aux affaires, je ne laisserai pas [Jabha] sortir de prison », ajoutant ensuite de manière ignoble que : « Après tout, qu’on le tue ou pas ce fameux Edou ou Jabha, qui va pleurer pour lui dans ce pays ? Qu’on le mette en prison, qui va pleurer ? Personne ne le connait, vous-même qui le défendez, vous ne le connaissez pas », reprochant alors à mon confrère et député de ne pas «avoir souffert des méfaits de ce criminel ».

Ce sont là des menaces de mort. Rien moins.

(AA) : Quelles sont les perspectives pour ce qui concerne M. Mohamed Ahmed dit Jabba ?

(Me BT) : L’acharnement du pouvoir exécutif djiboutien à l’encontre de mon client me fait craindre le pire. Lors de l’audience de la Cour Suprême qui s’est tenue le 20 novembre dernier, mon client n’a pas été extrait de la Prison, sans aucun motif. J’ai immédiatement interrogé le Parquet, en vain. Cette affaire a été renvoyée au 18 décembre prochain aux fins de comparution de mon client.

La mainmise du politique sur la Justice me fait craindre le pire.

J’ai bien saisi plusieurs institutions françaises (notamment la Présidence de la République) et internationales, dont le Haut Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme Groupe detravail sur la détention arbitraire, qui devraient interpeler le régime djiboutien et l’enjoindre à respecter le droit humanitaire et les décisions de sa propre justice.

J’espère que ce ne sera pas autant de coups d’épée dans l’eau…Mais de toute façon, il faut rester mobilisé et on se battra jusqu’au bout, jusqu’à sa remise en liberté.



04/01/2017 (Brève 904) Curieuse épidémie au sein de la dictature djiboutienne. Le ou les doigts tendus vers le haut ! S'agirait-il de la confirmation d'une menace sur la population ?(Humour ARDHD)

Sans ne chercher toutes les photos semblables, l'équipe de l'ARDHD a relevé des détails curieux.

  • D'abord, le RPP s'affiche avec un doigt tendu vers le haut,
  • Ensuite Guelleh avec deux, (car c'est le plus fort ?).

Quand on connaît la signification populaire d'un doigt tendu vers le haut (nous ne la rappelerons pas ici, pour des raisons évidentes de politesse) on ne peut que s'étonner.

RPP Guelleh

Ce geste considéré comme très vulgaire, au moins en Europe, s'adresse-t-il aux populations djiboutiennes, qui ne cessent de subir la Loi de Guelleh et de ses obligés, de perdre son mince pouvoir d'achat, d'être asservi par une organisation impitoyable qui les écrase.

Si c'est bien le cas, ces gestes n'ont qu'un seul mérite : celui d'être clair ! Comme cela les Djiboutiennes et les Djiboutiens ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas qu'ils se faisaient "entuber" par les grands mafieux !!!



03/01/2017 (Brève 903) Abdoulkader Kamil Mohamed a été élu à l'unanimité des membres présents dans l'Ordre prestigieux des Bourreaux de la République (ARDHD)

Hier, une foule nombreuse s'était réunie devant la primature pour féliciter le nouveau nominé dans l'Ordre prestigieux des Bourreaux de la République. Les personnalités se succédaient pour accéder à la salle de réception de la primature où le Prince de Pacotilles et son épouse RPP (Reine Paulette de Pacotilles) allaient décorer le nouvel impétrant.

C'était un évennement exceptionnel dans la mesure où jamais encore, Premier ministre (sans véritable pouvoir..) de Djibouti, n'avait pu accéder à cet honneur suprème.

Il faut se souvenir que vendredi dernier au cours d'une assemblée extraordinaire des membres de l'ordre, Abdoulkader Kamil Mohamed avait été coopté à une majorité confortable comme Chevalier de l'Ordre.

Aboulkader Kamil, premier ministre de Djibouti, intronisé dans l'ordre des bourreaux de la républiqueC'est surtout son attitude sans faiblesse ni concession à l'égard de MOHAMED AHMED EDOU dit JABHA, célèbre et irréductible opposant à la politique officielle, qui avait emporté l'adhésion des membres de l'Ordre des Bourreaux de la République. N'est-ce pas le Premier ministre, qui balayant d'un revers de la main la décision de libération immédiate prononcée par la plus haute Cour de Justice, avait déclaré sans trembler "Tant que j’aurai la charge de la primature Mr JABHA ne sera jamais libre ".

Ordre des Bourreaux de la République de DjiboutiPar cet acte exceptionnel de bravoure, ce pied de nez à des juges rebelles à l'autorité du dictateur, il a prouvé une qualité qui manquait tant aux premiers ministres qui l'ont précédé à la primature djiboutienne : le courage !!!, Abdoulkader Kamil s'est illustré et il a obtenu (enfin ?) la reconnaissance de la première dame du pays, pourtant très sélective dans le choix des personnalités et aventuriers reconnus, dignes de faire partie de l'entourage de son Prince déclinant. Et c'est elle qui avait insisté encore pour que la remise de la décoration soit célébrée en grandes pompes à la primature, jugeant qu'il n'était pas encore digne d'accéder à la grande salle des fêtes du Palais de l'Escale, réservée exclusivement aux proches et aux carabistouilleurs chevronnés de tous poils.



01/01/2017 (Brève 902) Bien que relaxé par la Cour suprème de Djibouti, Jabha retourne illégalement en prison. (LDDH)

Selon un communiqué reçu ce jour et signé par Omar Ali Ewado sur papier à en-tête de la LDDH, MOHAMED AHMED EDOU dit JABHA aurait de nouveau été transféré à Gabode pour une nouvelle incarcération.

Après avoir bénéficié d'une relaxe et d'une mesure immédiate de libération, prononcée par la plus haute Cour de Justice de la République de Djibouti, il avait malgré tout été conduit dans le centre de rétention de Nagad, haut-lieu de la torture et des incarcérations arbitraires, (non soumis à l'autorité judiciaire). Après un passage de plusieurs semaines dans ce lieu de sinistre renommée, il aurait été reconduit directement à Gabode.

Comment une décision de la plus haute instance peut-elle être ainsi bafouée ?

Parce que dans une République où il n'y a plus d'Etat de Droit, la volonté du Premier Ministre (qui n'a pourtant pratiquement aucun pouvoir dans la gestion des affaires du pays) mais qui a été exprimée publiquement permet d'envoyer un innocent/opposant en prison et de l'y laisser croupir durant des années comme c'est le cas pour Jabha. « Tant que j’aurai la charge de la primature Mr JABHA ne sera jamais libre ».

Alors la Cour suprème n'avait plus qu'à s'incliner devant le pouvoir dictatorial, quitte à se contredire après quelques semaines.

Ce tragique exemple confirme bien que le régime que Guelleh applique à Djibouti est celui d'une République bananière où le Droit et la Justice sont ceux définis par la Princesse et le Prince de Pacotilles, confortés par le concours silencieux des diplomaties étrangères.

L'ARDHD soutient l'appel d'Omar Ali Ewado qui demande une libération immédiate et sans condition de Jabha, qui souffre actuellement de séquelles physiques et psychologiques graves, conséquences des nombreuses tortures qu'il a subies.



29/12/2016 (Brève 901) Ne l'oubliez pas ! Hafez Mohamed Hassan, lycéen de 14 ans, tombait sous les balles du régime djiboutien d'Ismaël Omar Guelleh (ARDHD)

Hafez mohamed hassan

Alors qu'il manifestait pacifiquement pour dénoncer le manque d'installation sportive, armé de son cartable, Hafez Mohamed Hassan, lycéen de 14 ans, tombait le 30 décembre 2012 sous les balles des forces de l'ordre spéciales, agissant sur ordre de la plus haute hiérarchie.

Ne l'oublions pas ! Son assassinat, car il faut bien appeler cet acte par son nom, est et restera l'un des symboles de la brutalité du régime de Guelleh, qui n'a aucune considération pour la population qu'il est censé protéger, qui arrête, emprisonne et torture toutes celles et tous ceux qui osent élever la moindre protestation.



28/12/2016 (Brève 900) L'équipe de l'ARDHD adresse tous ses voeux à toutes celles et tous ceux qui suivent ses publications sur les différents supports : web, Facebook et Twitter (ARDHD)

A l'aube de cette nouvelle année, toute l'équipe de l'ARDHD adresse ses voeux à toutes ses lectrices et ses lecteurs. Une nouvelle année, c'est l'occasion de lancer de nouveaux projets ! Et de préparer un programme d'action.

Nous espérons que tous les membres qui se réclament d'une opposition engagée et sincère (et sans arrière-pensée ...) se réunissent sans considération ethnique pour élaborer un programme politique réaliste et convaincant, afin d'assurer la gestion du pays et qu'ils préparent une feuille de route réaliste, acceptée par tous, pour mettre un terme à la dictature.

Il est temps, en 2017, que les opposants cessent de se diviser et de se combattre. Le salut ne viendra que de l'Union de l'opposition autour d'un programme et de personnalités reconnues, qui soit soutenu par tous. Sachant que la responsabilité est énorme, puisqu'il faut que chacun cesse d'oeuvrer pour ses propres intérêts, mais qu'il prenne conscience du fait qu'il est responsable avant tout des conditions de vie, de santé, d'éducation de toute une nation.

Nous envoyons ce message à tous les opposants sincéres et convaincus, afin qu'ils se réunissent sous une bannière commune. Faute de quoi, Guelleh et ses obligés continueront de dominer le pays, d'asservir les populations et de vendre le pays à des nations étrangères qui n'ont pas le souci des populations du pays. Ces prédateurs ne se géneront pas pour obtenir un cinquième mandat et continuer à piller les richesses du pays, pour leur seul profit.

Bonne annnée à toutes et à tous



24/12/2016 (Brève 889) RAPPEL URGENT ==> Signez la pétition pour demander à l'ONU d'ouvrir une enquête internationale sur les violences faites aux femmes à Djibouti. (Femmes solidaires & ARDHD)

Lien pour signer : https://www.change.org/p/secr%C3%A9taire-g%C3%A9n%C3%A9ral-des-nations-unies-pour-une-enqu%C3%AAte-internationale-sur-les-violences-faites-aux-femmes-%C3%A0-djibouti

La pétition initiée par "Femmes Solidaires" et le "COFEDVI" continue à accumuler les signatures. A l'instant, nous avons noté 700 signatures, mais il en faut plus pour atteindre l'objectif.

Merci à toutes celles et à tous ceux qui sont motivés par le respect de la personne humaine et surtout par la protection des femmes contre toutes les formes de violence, de signer la pétition.



23/12/2016 (Brève 898) L'équipe de l'ARDHD souhaite une joyeuse fête de Noël à tous les chrétiens à travers le monde.

L'équpe de l'ARDHD souhaite une joyeuse fête de Noël à tous les chrétiens dans le Monde. Elle a une pensée particulière pour toutes celles et tous ceux qui vivent dans des régions où ils sont victimes de leur croyance. Elle espère surtout que les engagements religieux de chacun ne soient plus utilisés, par des minorités, pour justifier des actes criminels, car aucune des religions, qui se réclament du Livre, ne pronent la violence.

Bien au contraire, elles réclament la paix et le respect de tous, qu'ils pratiquent la même religion ou une autre. Nous espérons aussi que les dirigeants dictatoriaux cesseront d'utiliser la violence religieuse ou ethnique et la haine des autres pour s'accrocher à un pouvoir illégitime et condamnable et pour imposer une pensée unique, qui retarde le développement et qui contraint des pans entiers de leur population à l'appauvrissement et à la résignation.

Enfin elle tient à remercier toutes celles et tous ceux qui lui ont adressé des messages de paix et d'encouragement. Joyeux Noël à toutes et à tous.



22/12/2016 (Brève 897) Commémoration des massacres de Buldhugo et d'Arhiba à Djibouti Un devoir de mémoire - Communiqué de l'UDJ Canal Historique daté du 17/12 sous la signature de Saïd Houssein Robleh

UDJAu nom du Peuple djiboutien, au nom du parti UDJ et à mon nom personnel , je voudrais saisir cette occasion pour rendre un vibrant hommage aux victimes et à leurs proches des massacres d'Arhiba et de Buldhuqo et je demande solennellement à toute l'assistance d'observer une minute de silence pour  nos  martyrs.

Nous commémorons aujourd'hui ici à Bruxelles et à Paris ces deux dates sombres de l'histoire de la République de Djibouti qui est aux mains d'une dictature ; la plus féroce d'Afrique depuis 1977 qui nous a privé des libertés fondamentales pendant ces 40 années d'indépendance.

Deux dates qui marquent deux hon-ibles massacres commis par les forces armées gouvernementales dans la capitale de Djibouti sur des populations civiles et chaque fois à l'aube du matin sous les yeux vigilants des bases militaires  étrangères installées à   Djibouti.

L'aube du mercredi 18 décembre 1991 fut commis le massacre d'Arhiba et puis récemment  à l'aube du lundi 21 décembre 2015 fut perpétré  le massacre  de Buldhuqo  .

Et l'auteur de ces 2 massacres n'est autre qu'un seul homme, le dictateur Ismail Omar Guelleh, chef de la sécurité du pays  d'alors en  1991 et actuel Président   autoproclamé.

Un ancien agent de la police coloniale française devenu Président de Djibouti et qui n'a pourtant jamais  été élu de manière transparente par le Peuple djiboutien qui n'a connu que   2 présidents  IOG et son prédécesseur,  son oncle Hassan  Gouled Aptidon.

Hélas,  les djiboutiens  vivent encore avec ces tragédies.

Un Peuple pris en otage par un dictateur malade et fou qui exerce un terrorisme d'Etat sur son peuple avec une répression violente et dans une misère abjecte , le tout enfenné dans une prison  à ciel ouvert.

Un pays devenu, ces dernières années, un salon militaire international  et l'objet de toutes  les convoitises avec la présence de toutes les puissances militaires  du monde  : les Etats­ Unis , la France , la Chine , le Japon, l'Allemagne, l'Italie ... qui déploient au total environ20 000 soldats sur un territoire de 23 000 Km2

Alors que la manne financière issue de toutes ces bases militaires  s'élève à 258 millions  d'euros/an, mon Peuple  vit une situation affreuse où les familles djiboutiennes enterrent chaque jour des dizaines de leur proches morts du cholera et de paludisme par manque  des soins et des médicaments  dans une totale ignorance par l'Etat qui se refuse de parler de ces fléaux à la télévision  et à la  radio nationales pour prévenir la population  et empêche pire  les organisations internationales  de venir  aux secours à ces populations  sinistrées.

Aussi, il n'y a pas un an de cela, en avril 2016 , une cinquantaine de jeunes djiboutiens et djiboutiennes ont péri dans la méditerranée, une première dans l'histoire de Djibouti.

Leurs corps n'ont pas été rendues aux familles. Pire, aucun hommage ni un message de condoléances n'ont été rendues aux familles des naufragés avec le même mépris toujours.

La torture, la mort en détention, les arrestations et les emprisonnements arbitraires bref l'humiliation et l'oppression sont leur lot quotidien.

Mon pays traverse les moments les plus sombres de son histoire mais il se libérera un jour de sa cage aux fauves.

Et ce jour-la, la punition du Peuple sera forte et amère.

Nous nous sommes retrouvés aujourd'hui  encore pour  lutter contre l'oubli qui guette, Nous nous  sommes retrouvés  pour que les victimes vivent encore dans    nos mémoires,

Nous nous sommes retrouvés pour rappeler au Peuple djiboutien et au monde entier que le régime de Djibouti se transforme de jour en jour , sous nos yeux, en une dictature familiale implacable.

Restons mobilisés pour que les responsables de ces atrocités soient placées devant leurs responsabilités

Les faits sont têtus et ces crimes sont imprescriptibles.

Justice sera rendue un jour pour toutes ces victimes de la dictature et le Peuple djiboutien reconquerra sa dignité et sa fierté

Vive la République de Djibouti.

Le Président de l'UDJ:
Député  Said Houssein Robleh



22/12/2016 (Brève 896) TPLF'S SURVIVAL DEPENDS ON ITS NEVER-ENDING PLOYS - Cmmuniqué de l'ARDUF (Afar Revolutionary Democratic Unity Front)

The brutal minority regime of Tigray People’s Liberation Front’s (TPLF) retaliations to the yearlong protests in the Oromia, Amhara and other parts of the country have been extra-judicial killings, throwing thousands of innocent civilians in jail, blocking access to social media. In short untold massive human rights violations, most of those barbaric acts were executed under the guise of “State of Emergency” in order to lawfully target the political oppositions and civilians who are protesting against the political, economic and social injustice and the lack of democracy.

ARDUF believes that the imposition of the State of Emergency by TPLF/EPRDF is to deploy military forces to legalise its unlawful killings, arbitrary detention, imprisonment and to labelling opposition leaders as anti-peace and terrorist elements. As a result of the State of Emergency Law, Ethiopian civilians live under constant state of fear and violations of human rights. TPLF/EPRDF regime, on the other hand, promised to undergo “extensive reform” and substituted some Ministers on the Federal and Regional levels by Professors and PhDs recruited from the higher institution of learning. Above all, it unleashed a slanderous campaign to discredit opposition groups by playing them against each other particularly on social media.

Even the superficial manoeuvre of reshuffling officials has not been materialized so far in the Afar Region. We are sure that they will NOT bring Professors or Doctors (PhD) from institutions of higher learning in the Afar Region as they pretend to do in Tigray and the Federal level because there are none in that regard. We also pretty sure that TPLF will NOT give the Afar the right of Self-Determination to freely determine their political status and freely pursue their economic, social and cultural development.

Since the last meeting in 2015, held in the District of ABAALA (ABQAALA) (Zone 2 of the Afar region), the Afar people have been facing unprecedented political, economic, social, security problems and severe hunger. The ruling clique appointed by the TPLF have failed to meet their legal, moral, ethical and political responsibilities and obligations to address the needs of the Afars. Instead of promoting Equal Opportunities Policy and Equality before the law, they engaged in promoting tribalism and divide and rule policies. Tribalism is now overriding the national law. Afar people are confused, frustrated and disappointed. They are angry and they have almost totally lost faith, trust and confidence in the ruling clique. ARDUF demands their immediate resignation to minimize the suffering and to give the Afar freedom to decide their destiny. In the last 20 years, only three well known TPLF servants have dominated the scene in the Afar Region, initially rendering service as ERRAND BOYS and later co-opted by the TPLF into establishing the Afar Regional assignee namely the Afar People’s Democratic Organization (APDO).

It seems those three ERRAND BOYS are irreplaceable.

The popular protest continues despite the regime’s use of massive and brutal force instead of addressing the root cause of the problem. Such measures have not worked in the past and will not succeed at present as the upraising is re-bouncing back stronger than ever. While the upraising flares in other parts of the country, the much waited for countrywide mass uprising against the regime could not be coordinated. The new Coalitions being formed must heed the lessons of yesterday, if it is to bear fruit and manifest itself in a nation-wide concerted action.

ARDUF can confirm that the call and the struggle to put an end to decades of systematic exclusion and marginalization, respect for the rule of law; genuine self-rule and democratic opening will continue with more determination than ever. Neither the State of Emergency accompanied by the deadly crackdown on protesters nor the gross violations of human rights or the slanderous campaign to discredit the opposition will stop the democratic aspirations of the Ethiopian people. The uprisings and resistance will continue until our democratic demands and objectives are achieved in spite of the TPLF’s never-ending ploys.

ARDUF calls on all Ethiopian opposition forces and civil societies to reject and denounce the politics of divide and rule by an iron fist and oppression of TPLF/EPRDF regime and support a democratic struggle to eliminate the fascist regime and to establish a genuine Democratic Federalism based on the rule of law in Ethiopia.

VICTORY FOR ARDUF
LONGO LIE FOR ETHIOPIA
Military Command Centre (MCC)
Information Desk of ARDUF
Afar Revolutionary Democratic Unity Front (ARDUF)



20/12/2016 (Brève 895) Compte-rendu des manifestations des 17-18 décembre 2016, Paris, Djibouti et Bruxelles sous la signature de Maki Houmed-Gaba (ARD)

L’Alliance républicaine pour le développement (ARD) a participé le samedi 17 décembre 2016 à deux manifestations à Paris et à Bruxelles commémorant les massacres de civils commis à Djibouti par les forces armées nationales.

(Les photos et les vidéos sont disponibles à l'adresse suivante : http://www.ardhd.org/photos/r1217_arhiba/r1217_manif.html)

Le représentant en Europe de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD) s’associe à l’ensemble de l’ARD et à tous les Djiboutiens épris de justice pour présenter une nouvelle fois ses condoléances les plus sincères aux familles des victimes des massacres à Djibouti.

Un quart de siècle après la tuerie de 59 civils à Arhiba, quartier populaire de Djibouti-ville, et un an après la tuerie de quelque 20 civils à Buldhuqo, près de Djibouti-ville, aucune enquête n’a été diligentée pour rechercher les responsabilités des auteurs malgré les plaintes déposées par les proches des victimes.

Les victimes du massacre d’Arhiba le 18 décembre 1991 ont été rassemblées au petit matin sur un espace vague de leur quartier pour faire d’objet d’une fusillade en règle par les forces armées nationales, en représailles à un camouflet subi par ces mêmes forces armées dans un face à face avec des opposants djiboutiens dans le nord du pays.

A la manifestation de Paris avaient fait le déplacement les personnalités et les activistes Laurence Dawidowicz, Jean-Loup Schaal, Gisèle Noublanche, Ahmed Kassim Isse, Hassan Mokel, Mohamed Kadamy, Houmado Abdallah, Maki Houmedgaba, Fatouma Hamadou Ali, Hachin Loita, Yacine Ibrahim et Patrick Falcou.

De nouveau, le 21 décembre 2015, les mêmes forces de police et de gendarmerie ont mené une attaque sanglante contre des civils réunis à Buldhuqo près de Djibouti-ville pour une cérémonie religieuse de la communauté Yonis Moussa, provoquant une vingtaine de tués et de nombreux blessés.

A Buldhuqo, comme ce fut le cas aussi à Arhiba, la police a fait irruption tôt le matin sur le lieu de la cérémonie utilisant balles réelles et gaz lacrymogènes, rejointe dans la même heure par une gendarmerie faisant usage de fusils d’assaut, avant que police et gendarmerie soient trouvent le renfort de tireurs positionnés sur les hauteurs de colline environnant les lieux et tirant sans discontinuer sur la même foule prise en étau.

La commémoration de Paris organisée par l’ADD et celle de Bruxelles organisée par la CAB ont rassemblé plusieurs dizaines de personnes soudées et déterminées à ne jamais cesser de demander justice pour les victimes civiles tombées sous la tyrannie d’Ismaël Omar Guelleh.

La même commémoration a eu lieu ce dimanche 18 décembre 2016 à Arhiba près du cimetière où reposent les nombreux corps identifiés.

La Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) a édité un « répertoire des victimes pour la mémoire et pour la justice » où figure l’essentiel des victimes civiles des conflits qui perdurent à Djibouti malgré les nombreux accords signés avec les mouvements d’opposition.

Maki Houmed-Gaba
Représentant de l’ARD en Europe
ardeurope@yahoo.fr
Fait à Paris, le 18 décembre 2016

 



18/12/2016 (Brève 894) Manifestation du 17 décembre devant l'Ambassade de Djibouti pour commémorer les massacres d'Arhiba (1991) et Boulduqho (2015) et toutes les violations des DH commises dans le pays sous les ordres directs d'Ismaël Omar Guelleh. (ARDHD)

La diaspora djiboutienne de Paris s'était donné rendez-vous ce samedi 17 décembre 2016, à proximité de l'Ambassade de Djibouti à Paris 16ème pour commémorer les massacres de masse qui ont été commis à Djibouti et pour dénoncer les incessantes violation des droits de l'homme perpétrées chaque jour par les agents impitoyables du régime dictatorial.

En cliquant sur ce lien, vous accèderez à notre page spéciale avec toutes les interventions enregistrées en Vidéo des différentes personnalités présentes et des photos.