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20/04/2013 (Brève 134) A lire sur Billets d’Afrique, la lettre mensuelle de Survie, une longue interview d’Abdourahman Waberi et d’Ali Coubba « Le silence du Gouvernement français est indigne ». Propos recueillis par Raphaël de Benito (Article publié avec l’aimable autorisation de la rédaction de billets d’Afrique)

Abdourahman A. Waberi est écrivain, actuellement professeur de littératures et cultures françaises et francophones à George Washington University aux Etats-Unis).

Ali Coubba est docteur en histoire contemporaine et auteur de “Djibouti, une nation en otage”.

Ils réagissent à la violente crise politique qui secoue Djibouti.

Billets d’Afrique : Où en est la contestation un mois après le scrutin législatif contesté?

La contestation se poursuit sans perdre de sa cohérence ou de sa véhémence. La rue djiboutienne ne décolère pas. Sur le plan politique, la coalition USN (Union pour le salut national) garde le cap. Les semaines précédentes, des manifestations épisodiques se sont déroulées devant le palais de justice pour protester contre les arrestations et condamnations en catimini des opposants ciblés par les forces de l’ordre.

Une justice téléguidée par le palais présidentiel tente de neutraliser les responsables de la société civile. Plus fortement suivies, les manifestations de masse, après la prière générale du vendredi midi, impressionnent le pouvoir qui pensait que le mécontentement populaire allait s’essouffler une fois les «meneurs» jetés en prison et sévèrement condamnés à un emprisonnement allant de deux à douze mois, avec privations de droits civiques pour deux ou trois d’entre eux.

Quatre à six semaines plus tard, le caractère bon enfant et déterminé déconcerte également le pouvoir dictatorial qui a sombré dans le mutisme. Ses partisans semblent comme tétanisés. Tout le monde se rend compte maintenant que la contestation à Djibouti a un caractère inédit. Côté pouvoir, on privilégie répression policière et intimidation.

Or, les arrestations de masse opérées par le régime, un peu plus de 600 hommes, femmes et enfants, ont été jetés en prison entre le 23 février et le 28 mars 2013, restent sans effet. La rue est toujours bondée les vendredis midis.

En dépit de la campagne de licenciement ayant visé les fonctionnaires sympathisants de la coalition USN, en particulier ceux qui se sont présentés aux bureaux de vote en tant que délégués de l’opposition, la tension ne baisse pas d’un cran. Bien au contraire. Sur le plan politique, après avoir procédé à tous les recours possibles, les élus de la coalition USN refusent non seulement de siéger dans la nouvelle assemblée fantoche mais sont en train de mettre en place une nouvelle assemblée beaucoup plus conforme aux choix des électeurs. Mais le plus intéressant pour nous, c’est de faire un autre constat.

Avant, le peuple djiboutien faisait le jeu du pouvoir et se complaisait à être victime et bourreau, jeu sinistre qui allait finir par le détruire.

Heureusement, le schéma traditionnel d’une nation divisée, entre partisans de la dictature et opposants, est révolu. Dans l’histoire de Djibouti, jamais le régime n’a été contesté à la fois par les populations du Nord, du Sud-Est, et de la capitale, dans un même mouvement de rejet.

Il faut souligner qu’il est discrédité dans le milieu afar, depuis 36 ans. Voir le discrédit de la part des autres composantes et surtout les populations somali qu’il croyait avoir à sa disposition, à la fois comme vivier électoral et comme «instrument» de répression à l’encontre de ses adversaires, a dû ruiner les dernières illusions au palais présidentiel.

Notre seule inquiétude concerne les violences dont pourrait user le pouvoir contre les civils. Car toute violence gratuite contre la population risque de radicaliser les manifestants, de désorganiser les services publics et de provoquer le chaos dans la ville de Djibouti.

Il semble que le processus voulu par la dictature se soit déroulé selon le schéma suivant : d’abord le vote visible dans les bureaux de votes des grandes villes, ensuite le rassemblement puis la publication des résultats par circonscriptions sans le détail bureau par bureau. Est-ce là que la fraude s’est jouée ?

Oui, si on se limite à la circonscription de Djibouti, c’est le scénario que vous décrivez qui a eu lieu. En effet, dans la capitale, le scrutin s’est déroulé dans des conditions de transparence que les délégués de l’USN n’ont pas contestés. La surprise est venue lors de la publication des résultats.

Le score victorieux de l’USN a été attribué à la majorité présidentielle, parfois en majorant d’une manière artificielle les résultats. Heureusement les délégués de l’USN avaient eu le bon réflexe de faire des copies de procès verbaux signés par les assesseurs. Par conséquent, l’opposition estime avoir remporté la majorité parlementaire dans la capitale et dans deux autres circonscriptions électorales, à Ali-Sabieh et à Arta. Ailleurs, à Tadjourah, Dikhil et Obock, il n’y a pas eu de consultation électorale.

D’après M. Aden Mohamed Abdou, un responsable de l’USN qui a fait un compte rendu détaillé du déroulement du scrutin dans une vidéo, les militaires – certainement sur ordre de la présidence inquiète de la tournure prise par la votation – ont empêché les électeurs de voter dans certains bureaux.

Dans d’autres, les urnes pré-remplies ont servi à faire le décompte des voix. Ailleurs, les délégués de l’opposition ont été chassés de lieux de vote. La publication de résultats par bureau de vote est pourtant le minimum requis pour une élection sincère! D’habitude, le ministère de l’Intérieur publie le soir même de la consultation électorale les résultats de chaque bureau de vote.

Donc, premier accroc à la tradition dénoncée aussitôt par l’opposition.

Deuxième accroc, le Conseil constitutionnel a attendu deux semaines avant de parapher les résultats du scrutin parlementaire. Ce retard témoigne d’une inquiétude certaine au sommet de l’Etat. D’après la rumeur qui a circulé dans les allées du pouvoir, le président du Conseil constitutionnel, M. Ahmed Ibrahim, ancien ambassadeur de Djibouti en France, aurait refusé de cautionner des fraudes aussi flagrantes.

Plusieurs jours ont été nécessaires pour ramener ce dernier à la raison… à coups de menaces et de chantage. On saura un jour ce qui s’est réellement passé.

L’ambassadeur de France a déclaré qu’il n’y avait pas eu de fraudes visibles dans les bureaux de vote. Est-ce vrai dans tous les bureaux de vote du pays ? Comment a t-il pu le vérifier ?
L’ambassadeur a dit qu’à sa connaissance le processus semble s’être déroulé convenablement dans les bureaux de la capitale. Le propos sciemment vague, sans parler de la précaution diplomatique habituelle, ne dit rien sur cette élection. Tout juste, ce que les Américains appellent un «lip service» des plus gênés car les observateurs n’ont pu se rendre que dans quelques bureaux de la capitale triés sur le volet.

De plus, dans cet entretien de moins de deux minutes, il n’a jamais parlé de scrutin, de décompte, encore moins de résultats chiffrés et pour cause. Enfin, l’opposition a relevé des entorses à la loi électorale avant, pendant et après ce scrutin. Tout cela est documenté et disponible, notamment sur Internet. Pour mémoire, les entorses et les tripatouillages sont un sport national. En 2010, le président avait modifié la constitution nationale pour pouvoir briguer un troisième mandat illégal.

Nous ne sommes pas à un viol anti-constitutionnel près à Djibouti.

Quel est votre sentiment après la réaction a minima de la diplomatie française et européenne?

Elle ne nous surprend pas. Le port de Djibouti est devenu un enjeu de première importance dans la région. Les intérêts géostratégiques, énergétiques et commerciaux, expliquent sans doute la frilosité de Paris. Le reproche peut être adressé, dans les mêmes termes, aux Etats-Unis et au Japon. Leur silence assourdissant en dit long sur la nature des relations diplomatiques entretenues avec Djibouti.

Elles possèdent des zones d’ombre, peu recommandables. En revanche, nous sommes indignés par le silence du gouvernement socialiste qui n’accompagne pas maintenant la volonté de changement exprimée par la population. Maintenant que le rejet de la dictature ne fait plus de doute: ses électeurs «naturels» l’ont boudée. A ce stade, de nouvelles déclarations de Paris appelant au respect des droits de l’homme seront les bienvenues.

Ces chancelleries attendent peut-être que les manifestations acquièrent un caractère virulent et qu’il y ait mort d’hommes. A ce moment-là, la gestion de la crise deviendra difficile pour tous les protagonistes. En réaction et par dépit, les Djiboutiens pourraient conserver par la suite le sentiment d’avoir été trahis par Paris, Washington et Tokyo.

Nous avons le précédent tunisien qui a durablement empoisonné la coopération avec Paris. Plus que jamais se posera alors la question de «bases militaires étrangères» qui remettent en question la souveraineté nationale. La transition démocratique, comme on l’a observé dans d’autres pays, va de pair avec le nationalisme.

La France et l’UE préconisent un recours juridique tout en sachant que les institutions juridiques et constitutionnelles sont aux mains du pouvoir. Cela équivaut-il à une validation implicite ?

Bien sûr, nous sommes habitués à la langue de bois de la France et de l’Union européenne qui, en dernier ressort, préfèrent de loin le statu quo au changement de régime en Afrique ou ailleurs. La transition démocratique serait pour elles une période d’instabilité, non seulement dans le pays concerné mais aussi dans toute la région. La valeur géostratégique de Djibouti, après les contagions provoquées par le «printemps arabe», incite encore à plus de réticence à aider les forces démocratiques. Mais ce serait une erreur de se voiler ainsi la face.

Pour l’instant, indépendamment de la nature du régime, la coalition USN joue la légalité et a déposé le recours auprès du conseil constitutionnel. Ce pouvoir étant au bout du rouleau, elle ne veut pas lui donner des prétextes pour tirer à balles réelles sur les civils.

Que pensez-vous des accusations du régime Guelleh dénonçant l’infiltration islamiste de l’USN?

Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage. Ces accusations sont trop grossières et intentionnellement mises en scène par la dictature. Il faut savoir que la coalition USN est composée de six partis politiques dont seulement quatre sont légaux. Le Mouvement pour le développement et la liberté (MoDel) qui a vu le jour en décembre 2012 et que le pouvoir a refusé de reconnaître, est soutenu par des membres de la société, des enseignants et des prédicateurs.

Ce sont des activistes, des acteurs de la société et non des affreux terroristes comme le pouvoir s’évertue à les présenter. Quand l’un des trois prédicateurs visés travaillait avec le pouvoir, ce dernier abritait donc des terroristes dans son sein.

Ce n’est pas très sérieux, le pouvoir tente de discréditer l’opposition démocratique qui se bat contre lui depuis 36 ans. Quant à l’islam, il représente les valeurs positives autour desquelles le peuple djiboutien (musulman à presque 100%) peut réaliser le consensus le plus large.

Outre la présence d’une importante base militaire française, le silence français n’a t-il pas été «acheté» par le nouvel activisme de Guelleh en faveur de l’intervention française au Mali ?

A la suite d’une élection parlementaire ou présidentielle dans le pré-carré, le silence des autorités françaises est une constante de leur diplomatie. Plaider pour plus de démocratie à Djibouti s’inscrirait dans une démarche positive. Il est vrai que la base militaire de Djibouti est un dispositif important dans la politique de défense française.

Dès qu’une crise frappe le continent africain, les troupes à Djibouti sont mobilisées. Nous espérons que dans un avenir pas trop loin les différentes composantes de Paris (Elysée, Quai d’Orsay, Bercy et le ministère de la Défense) parleront d’une seule et même voix. Ici comme ailleurs, l’exemple tunisien joue contre la stratégie (déni, aveuglement et répression).

Avec un partenaire plus soucieux du sort du peuple djiboutien, ses intérêts géostratégiques seront mieux garantis qu’aujourd’hui. Paris ne doit pas oublier que la base américaine a relégué à la seconde place la France. En outre, Iraniens et Turcs aimeraient disposer d’un pied à terre à Djibouti. La question de plus en plus sensible d’hydrocarbures acheminés par la mer Rouge (50% du total), la lutte contre la piraterie et le commerce maritime (15% du trafic mondial) passant par le golfe d’Aden, imposent une nouvelle approche diplomatique.

Un dernier mot sur la disparition de l’écrivain nigérian Chinua Achebe ?

Une immense perte pour tout le continent et pour le monde entier. Mais comme disait Birago Diop (1906-1989), le poète et conteur sénégalais, les morts ne sont pas morts. Il faut relire son magnifique poème spirituel (Souffle) qui date de 1948.

Propos recueillis par Raphaël De Benito
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* Note biographique
1°) Abdourahman A. Waberi est né le 20 juillet 1965 à Djibouti Ville, dans ce qui s’appelait encore la Côte française des Somalis, l’actuelle République de Djibouti.Il quitte son pays en 1985 afin de poursuivre des études en France, d’abord à Caen,
puis à Dijon et enfin à Paris.

Écrivain, il a publié depuis une dizaine d’ouvrages,
dont une trilogie sur Djibouti: Le pays sans ombre (Le Serpent à plumes, 1994),
Cahier nomade (Le Serpent à plumes, 1996) et Balbala (Le Serpent à plumes,
1997), Passage des larmes (Editions Jean-Claude Lattès, septembre 2009).
Résidant à Washington, il est actuellement professeur de littératures & cultures
françaises et francophones à George Washington University (Etats-Unis).

2°) Ali Coubba, né 1961 à Aïri-Tadjoura (Djibouti), docteur en histoire contemporaine et auteur de Djibouti, une nation en otage (L’Harmattan, 1993), Le mal djiboutien: rivalités ethniques et enjeux politiques (L’Harmattan, 1995), et Ahmed Dini et la vie politique à Djibouti (L’Harmattan, 1998), est connu pour son engagement politique et une critique acerbe faite du régime, à l’époque de la présidence de Hassan Gouled (1977-1999).

Il a quitté son pays à la fin de l’année 1990, suite à des sévices corporels subis de la part d’un «escadron de torture» sous les ordres du chef de la police politique de l’époque, Ismail Omar Guelleh, l’actuel président de la République. En décembre 2004, il a créé un parti politique d’opposition, Uguta-Toosa, deux termes afar et somali signifiant «Levez-vous ! Défendez-vous!».

Résident à Reims, il enseigne depuis plusieurs années dans un lycée professionnel à Epernay.

21/02/02 Le représentant de l’UNICEF à Djibouti confirme son efficacité légendaire et reconnue …. Il ne refuse pas de prendre l’argent en tout cas…

Selon
une dépêche de l’ADI, le représentant de
l’UNICEF à Djibouti vient de recevoir 204.000 FD. Que
va-t-il en faire ? Aider des enfants pauvres, victimes ou malades.
Payer des livres et des cahiers ?

Eh
bien non M. Jorje Mejia déclare que « l’UNICEF
orientera cette contribution en direction des enfants de la
rue », pour « identifier le meilleur moyen d’améliorer
leur condition de vie. »

Qu’est-ce
que cela veut dire ? Qu’il va lancer une étude pour savoir
ce que l’on pourrait faire avec de l’argent. Les sympathisants
qui ont acquis les billets de loterie par générosité
sont-ils satisfaits de cette mesure ? Il y a fort à parier
que non ! Ils pensaient certainement que leur contribution généreuse
aiderait à améliorer des cas difficiles ou malheureux,
mais certainement pas qu’elle servirait à financer une
étude … Quel scandale !

nous
avions déjà eu l’occasion d’attirer l’attention
de l’opinion internationale sur la conduite scandaleuse du représentant
de l’UNICEF en mai 2000. Il était allé visiter
la prison de Gabode où étaient emprisonnés
avec les adultes (et probablement violés) une trentaine
de mineurs (ayant commis le crime d’avoir sniffé de la
colle sur la voie publique). Il avait trouvé tout cela
normal et il l’avait confirmé à sa sortie de l’établissement.
LA
LIBERTÉ N° 35

Le
représentant de l’UNICEF à Djibouti mène
une vie confortable : belle villa, chauffeur, bon salaire et
… peu de travail obligatoire. On comprend qu’il ne veuille
pas risquer de perdre cette aubaine en déplaisant à
Guelleh. Et en plus Guelleh lui réserve-t-il quelques
faveurs supplémentaires pour qu’il dise oui à
tout ? cela nous ne le savons pas ..

Mais
notre impression persiste … et nous nous demandons si le sort
des enfants djiboutiens et des enfants non-djiboutiens livrés
à eux-même et soumis à toutes les pressions,
y compris les plus affreuses, est susceptible de l’intéresser.
Ne parlons même pas d’un minimum de compassion, car il
semble en être dépourvu.

Bravo
à la direction de l’UNICEF qui maintient ‘ce diplomate’
en poste à Djibouti.
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Cérémonie
de remise d’un chèque symbolique à l’UNICEF
au Sheraton Djibouti

DJIBOUTI
(ADI)- 20 février- Une cérémonie de remise
d’un chèque symbolique pour l’UNICEF a été
organisée par le Sheraton Hôtel de Djibouti ce
mercredi soir.

Ce chèque
d’un montant de 204.000 FDJ, destiné à l’Enfance,
provient de la recette d’une tombola organisée par
le Sheraton le Jour de l’An 2002.

Le Directeur
du Sheraton, M. Peter. F. Stadelmann, qui a procédé
à la remise de ce chèque symbolique au représentant
de l’UNICEF, M. Jorje Mejia, a tenu à remercier
tous les sponsors qui ont contribué à pour que
cet événement ait lieu.

Pour
sa part, le Représentant de l’UNICEF, n’a pas
manqué, à son tour d’apprécier ce
geste hautement symbolique dédié à l’enfant
djiboutien, en invitant « le secteur privé à
s’engager à développer le potentiel de l’enfant
djiboutien (…) en créant des centres de loisirs,
et en encourageant les activités culturelles, éducatives,
et sportives. »

M. Jorje
Mejia a en outre déclaré que « l’UNICEF
orientera cette contribution en direction des enfants de la
rue », pour « identifier le meilleur moyen d’améliorer
leur condition de vie. »

21/02/02 M Aloumekani, l’un des plus importants témoins dans l’affaire Borrel, est intervenu de matin sur RTL en Belgique.

Y-a-t-il
eu tentative d’utilisation abusive de ses déclarations
?

Monsieur
Aloumekani a été interviewé par RTL le
21 février 2002, à la suite de ce qui pourrait
avoir été une indiscrétion (concertée
ou non par la Justice française) de policiers français.

La
police française aurait fait état d’une partie
des déclarations de M. Aloumekani dans le cadre de la
commission rogatoire du 8 février. Monsieur Aloumekani
que nous avons joint au téléphone confirme qu’il
a bien dit en fin d’interrogatoire, qu’il n’accusait pas formellement
le Président Guelleh ni les hommes présents, pour
la bonne raison qu’il ne disposait pas d’éléments
suffisants pour porter une telle accusation.

En
s’en tenant à cette seule partie de ses déclarations,
ceux qui ont choisi d’ébruiter partiellement un rapport
d’audition (pourtant protégé, en principe, par
le secret de l’instruction) auraient-ils voulu faire croire
à un retournement de situation ?

Sont-il missionnés par la France pour étouffer
l’affaire et pour blanchir IOG, comme nous le pensons depuis
longtemps ? Incapables de répondre à cette question,
nous la laissons ouverte.

Mais
ce qui est important et ce que M. Aloumekani a confirmé
publiquement dans l’interview ce matin, c’est qu’il a bien été
le témoin d’une conversation au Palais Présidentiel
(entre plusieurs hommes qu’il a parfaitement identifiés),
dans laquelle il a bien été question de l’élimination
du juge Borrel (le petit juge fouineur) et du registre de passage

Il
ne revient pas sur sa déclaration initiale. Bien au contraire,
il la confirme. Simplement avec un sens des responsabilités
que nous saluons, il s’estime incapable d’accuser formellement
Guelleh et ses sbires dans ce qui pourrait être l’assassinat
Dun juge français. Après tout, il est témoin
Dun événement qu’il a rapporté aux juges
français. C’est aux juges français qu’il appartient
de prononcer ou non des accusations, pas à un témoin.

Cela
dit, la façon dont la justice française semble
prendre les choses : l’extrême habileté pour sélectionner
des petites phrases en dehors de leur contexte et pour les rendre
publiques (de façon indirecte) pourraient nous laisser
penser que l’indépendance des magistrats est assumée
de façon particulière. Mais il est vrai que nous
sommes des gens mal intentionnés qui racontons n’importe
quoi ….

Le
mécanisme d’étouffement français est-il
toujours en action ? (Cf
notre information du 5 mai 2000)

La
France chercherait-elle, comme nous le laissons entendre depuis
plusieurs semaines; à protéger Guelleh, pour qu’il
maintienne son régime dictatorial et criminel ?

NB
: Monsieur Aloumekani a souhaité que cette précision
soit publiée sur notre site, afin que sa déclaration
ne soit pas exploitée sous un aspect tronqué et
trompeur qui aurait pour résultat de faire croire à
l’inverse de ce qu’il a dit ….

21/02/02 QUESTION A ABDOURAHMAN WABERI ! Le rôle de l’écrivain dans la cité.

Freeman

J’ai souhaité
réagir à l’interview de A. Waberi sur la Nation.

l’interview
de ABDOURAHMAN WABERI sur le site de la Nation
<http://www.lanation.dj/news/2002/ln14/national5.htm>

cette interview
est touchante à maintes égards. L’évocation
de certains souvenir m’interpellent personnellement. J’ai bien
aimé sa façon à lui de parler de la culture.
Il en a une approche saine. Sa nostalgie me renvoie à
la mienne.

Cette proximité
je l’explique par le simple fait que nous avons été
camarade de promotion au Lycée de Djibouti.

Et c’est
à ce titre que j’aimerai qu’il nous explique la tiédeur
de ses réponses à deux questions du journaliste
de la NATION

Extrait
interview de la Nation :

Question
: vous suivez normalement l’évolution de votre patrie
en vivant à l’extérieur du pays ?

Réponse
: Oui, grâce à l’ADI notamment et à La Nation
! (rire)

Question
: Alors quelle évolution relevez-vous ?

Réponse
: Cela fait presque huit ans que je reviens tous les ans au
pays. Ça tourne toujours ! Je pense qu’il y a beaucoup
de jeunes qui sont partis, des gens qu’on avait formé
pour enseigner, il y a quelques années et qui ne sont
plus là ! Ça, c’est un peu dommage ! Mais le fait
que l’université existe, ça c’est une évolution
positive ! Et ça a l’air calme au niveau politique !

je trouve
ces réponses quelque peu politiquement correct. Un peu
langue de bois et un peu trop tiède pour un A. Waberi.
Dans cette même interview, A. Waberi affirme en parlant
du rôle de l’écrivain que : c’est celui qui dit
haut et fort ce que les autres n’arrivent pas à exprimer
ou n’osent pas dire.

C’est aussi
ma définition. Je pense aussi qu’il a une certaine obligation
morale à l’égard de ces concitoyens. Cette même
obligation qui pèse sur les intellectuels Dun pays. On
en attend toujours beaucoup d’eux. Quand un pays traverse une
période difficile, c’est toujours les premiers à
réagir. C’est toujours eux qui jouent le rôle de
phare pendant les périodes de grande obscurité.
Et nous traversons une très longue période d’obscurité
et d’obscurantisme à Djibouti. Ce même pays qu’il
semble chérir par dessus tout car c’est souvent le théâtre
de ses nouvelles et de ses romans.

Waberi à
la chance d’avoir un nom. Il ne le doit à personne si
ce n’est à son talent . et c’est tant mieux. Et j’espère
que sa reconnaissance en tant qu’écrivain ira en se renforçant.
A mon sens – à moins que je me trompe et là ,
il est en droit de nous le dire : " Chers compatriotes,
ne nourrissez pas trop d’espoir sur ce que je pourrai vous apportez
à travers mon rôle d’écrivain. Je ne fais
pas partie des écrivains engagés. Ce n’est pas
mon rôle de donner un avis sur ce qui se passe au pays….
"

Ce peut
être une prise de position et c’est respectable. Mais
qu’il nous le dise ! ce sera plus clair pour tout le monde et
moi le premier.

Abdourahman,
j’espère que tu me liras et que tu nous donnera une réponse.

Un camarade
de promotion et un compatriote.

A très
bientôt.

Pour
répondre : ardhd@ardhd.org
qui transmettra

21/02/02 SELON LE COMMANDANT EN CHEF DE L’OTAN / El Qaîda s’implante à Djibouti (Information transmise par un lecteur)

Par la voix de son commandant en chef, l’Otan
n’exclut pas que la République de Djibouti soit utilisée
comme base de redéploiement de l’organisation terroriste
El Qaîda.

Les Djiboutiens-talibans d’origine somalienne
ou yéménite et membres d’El Qaîda sont-ils
de retour à Djibouti pour relancer la guerre terroriste
en perte de vitesse ce temps-ci et pour préparer de nouveaux
attentats terroristes contre des cibles américaines et
européennes à partir du territoire de la république
de Djibouti ?

Cette question mérite d’être posée
si l’on croit le général américain Joseph
Ralston, commandant suprême de l’Organisation du traité
de l’Atlantique Nord (Otan) et chef des forces américaines
en Europe, en Méditerranée et en Afrique.

Cette hypothèse a été aussi
soulevée par un chef de tribu pakistanais qui a aidé
des Afghans arabes, dont des Somaliens, des Yéménites,
des Djiboutiens, à rentrer chez eux après le démantèlement
des talibans et d’El Qaîda en Afghanistan.

En visite en Allemagne récemment, où
il a animé une conférence sur des questions militaires,
Ralston a accordé une interview exclusive au quotidien
USA To day dans laquelle il évoque le redéploiement
des membres d’El Qaîda et affirme que Djibouti «est
un exemple de pays qui accorde son soutien à la guerre
contre le terrorisme, mais qui pourrait être utilisé
comme base de lancement d’attaques terroristes».
«Il
existe des régions en Somalie, en Éthiopie et
au Yémen proche de Djibouti qui ne sont pas gouvernées»,
selon Joseph Ralston qui cite également le Liban, la
Géorgie et les Balkans, «ces régions sur
lesquelles nous devons nous concentrer», dit-il.

Le commandant de l’Otan met également
en garde contre le fait que des terroristes d’El Qaîda
chassés d’Afghanistan cherchent à s’installer
dans des pays «très souvent engagés officiellement
dans la guerre contre Oussama Ben Laden et son organisation
d’El Qaîda», en Europe et ailleurs.

Le général américain a
déclaré que sous sa direction, les forces américaines
et celles de l’Otan ont intensifié leurs efforts au cours
des dernières semaines pour neutraliser les terroristes
et leurs réseaux. Parmi les actions menées figurent
l’interception en mer Rouge de vaisseaux jugés «suspects»
et l’amélioration de l’échange d’informations
entre les services secrets américains et ceux de l’Otan.
Il a aussi mis l’accent sur «la difficulté à
atteindre certaines régions où les terroristes
peuvent se déplacer et même s’entraîner sans
être repérés», citant la frontière
Djibouto-Somalienne et Djibouto-Ethiopienne entre autres.

Pour sa part, Maulana Javed Ibrahim Paracha,
ancien politicien, chef spirituel qui dirige un séminaire
religieux à Kohat, une petite ville de garnison située
près de la frontière avec le Pakistan, affirme
avoir accueilli des centaines d’Arabes afghans fuyant l’Afghanistan
après les raids de l’aviation américaine. Dans
une interview accordée au quotidien britannique The Guardian
qui a effectué un reportage en trois séries sur
les réseaux d’El Qaîda et la guerre d’Afghanistan,
Maulana Paracha affirme que, par le biais du Conseil suprême
sunnite qu’il dirige, il se charge de renvoyer dans leurs
pays respectifs les Arabes afghans venus du Soudan, de la Somalie,
de Djibouti, du Yémen, d’Arabie Saoudite, du Maroc ou
d’Égypte.

Après avoir expliqué les circonstances
dans lesquelles ces membres d’El Qaîda arrivent à
rejoindre leurs pays d’origine à coup de milliers de
dollars, Maulana Paracha soutient qu’il détient des informations
que «de nombreux Arabes ont quitté la région
et se trouvent actuellement dans leurs pays». «Certains
d’entre eux m’appellent pour me dire merci», ajoute-il.
Il y a enfin les réseaux de prise en charge de ces terroristes
arabes qui fuient l’Afghanistan mais qui ne peuvent rejoindre
leur pays d’origine, essayant de trouver refuge en Europe ou
en Afrique.

Bien entendu, le pays de prédilection
reste la Grande-Bretagne, en dépit d’une loi antiterroriste
jugée «musclée» par les experts juridiques.
Dans une enquête publiée sur les réseaux
d’El Qaîda en Afrique et sur ce qu’il appelle «The
Red Sea Connection», l’hebdomadaire américain Time
magazine écrit que les extrémistes de cette région
ont pris un rôle prépondérant dans les activités
des cellules dormantes d’El Qaîda en Afghanistan«et
ont également développé un véritable
savoir-faire dans les activités de soutien». Time
cite à cet égard Magnus Ranstorp, un expert des
questions de terrorisme à l’université de Saint-Andrews,
en Écosse, selon lequel les
extrémistes arabes sont passés maîtres dans
le trafic des cartes de crédit, la falsification de documents
d’identité et les faux chèques. «Ils sont
devenus les maîtres dans les réseaux de soutien
logistique, fournissant des appartements et les papiers nécessaires
pour permettre à des groupes de lancer des attaques terroristes»,
indique Magnus Ranstrop.

Note
de l’ARDHD : Et si le transit des Djiboutiens talibans avait
bien eu lieu via l’Ambassade d’Addis, comme le prétendait
le groupe DDD il y a quelques semaines ?
Le
groupe donnait l’impression d’avoir des informations très
précises sur ce point, en dépit des tentatives
de démenti rédigées par Me AREF.

21/02/02 Communiqué de SITTI-CANADA à l’occasion de l’ouverture de son site.

Nous
publions ce communiqué ‘sans ajout ni corrections’ sous
la responsabilité des dirigeants.

Sitti-canada
959 Wellington St Ottawa
Ontario , K1Y 4W1
Canada
Tel:(613) 725 5671 Poste 340
Fax(613) 725-5661

Des Idées
Pour nos Communauté

Réunis
Mardi en conclave dans le cadre de leurs consultations périodiques
et régulières, les dirigeants du Sitti (Association
culturel de Issas au Canada )

C’est avec
fiérté qu’ont vous invite à lire le nouveaux
site-Web du Sitti-Canada. (www.sitti.org)
Vous y trouverez les fruits d’un travail approfondi de réfléxion
mené par des membres de l’ Association Sitti-Canada à
l’intérieur de nos instances au cours des derniéres
années. Une démarche qui a culminé lors
du congrés de l’association Sitti-Canada tenu en septembre
2001 dans la Capital du Canada Ottawa.

Sitti-Canada
dispose aujourd’hui d’un programme novateur, bien ancré
dans les préoccupation de nos membres et résolument
tourné vers l’avenir. Ce Programme couvre tous les domaine
de notre vie collective et dessine les contours précis
d’un projet communautaire stimulant , généraux,
exigent certes , mais réaliste.
L’objectif est à la fois ambitieux et incontournable.

L’Association
porte la dénomination sociale de "La communauté
culturelle de Sitti au Canada". Le mot "Sitti"
désigne la ville où le xeer de la 1ère
confédération africaine a été crée,
entre la 1ère moitié du 16ème siècle
et le début du 17ème siècle. Sitti est
situé prés de la frontière que la République
de Djibouti qui jouxte l’Éthiopie. Le Xeer est la constitution
politique, le droit pénal et le code d’éthique
qui fonde cette confédération et qui la justifie.
Sitti représente une valeur historique pour le peuple
de cette région et c’est pour honorer les sages qui ont
élaboré les lois et règlements du xeer
nous avons adopté le nom de Sitti. Vous savez tous que
l’année 1755 représente un symbole important dans
l’histoire du Peuples Issa la création du Heer-Issa.

La communauté
culturelle de sitti au Canada Association est à but non
lucratif

La culture
constitue le fondement et l’essence d’une société.
la culture Issa
ouverte sur le monde , respectueuse de la liberté et
la diversité de ses formes d’expression.

(Canada)cette terre d’immigration nous a permis aux nouveaux
arrivant de s’intégrer à son espace et à
sa culture spécifique, qui sont le creuset d’un peuple
nouveau, et de l’enrichir de leur différences propres.

Enfin ,
Sitti-Canada nourrit l’idéal d’une communauté
ouverte et tolérante, Francophone avant tout par sa culture
dans ses fibres .
Sitti-Canada annonce clairement ses couleurs sur l’intégration
harmonieuse des membres de toutes la communauté du sitti-canada
et sur l’établissement d’un nouveau pacte au sein la
société canadien.

un communaute
à batir pour mieux vivre maintenant , pour l’avenir de
nos enfants.


Sitti-canada@hotmail.com

BONNE FETE
DE AID A TOUS LES MUSULMANTS DU MONDE


959 Wellington St Ottawa, Ontario K1Y 4Y1

21/02/02 L’ARDHD souhaite une bonne fête de laidà tous les lecteurs.

L’équipe
de l’ARDHD souhaite une bonne fête de laidà tous
ses lecteurs de religion musulmane et plus particulièrement
au peuple djiboutien opprimé par la dictature. Elle continue
à mener la lutte à ses côtés pour
qu’il obtienne enfin la justice, la paix et la liberté,
qui sont les composantes de ses droits fondamentaux.

L’ARDHD
pense aux victimes civiles innocentes de MM. Gouled et Guelleh
et elle transmet tous ses encouragements aux prisonniers politiques
injustement incarcérés à Gabode.

20/02/02 La greffière du Tribunal d’Instance du 4ème arrondissement de Paris aurait de bien étranges pratiques.

(Soupçon
sur une possible attitude raciste, si les faits sont confirmés
?)

S’il on
juge en fonction de la mésaventure survenue à
une personne née à Djibouti sous l’autorité
coloniale de la France. Cette personne s’est présentée
au Tribunal d’Instance du IVème arrondissement de Paris
pour demander le certificat de nationalité française
auquel elle peut prétendre. La greffière lui a
demandé de fournir de nombreux documents originaux (pas
toujours faciles à réunir), ce qui est absolument
normal.

Après
plusieurs mois, la greffière lui a annoncé verbalement
que sa demande avait été rejetée par le
Tribunal, sans jamais lui donner la copie écrite du jugement.
On sait que les greffes ne sont pas pressés, mais quand
même. Le dossier a-t-il bien été présenté
en audience ? nous n’en savons rien, puisqu’il n’y a aucune
pièce confirmant un jugement, et nous pouvons légitimement
nous poser la question dans le contexte actuel.

Quelques
jours après cette réponse négative, notre
personne s’est présentée au Greffe pour demander
la restitution des pièces originales de son dossier.
Elle fut un peu surprise d’entendre ce qu’elle nous a rapporté
: je ne vais quand même pas vous rendre votre dossier,
car vous iriez immédiatement vous présenter dans
une autre Mairie où il serait accepté …’

Le témoin
qui nous a fait part de cette information est formel. Il semble
que l’on ne puisse pas contester sa version, car en dépit
de l’envoi d’une lettre recommandée de mise en demeure
de restituer le dossier, la greffière n’a toujours pas
lâché sa proie ….

Nous en
sommes tombés de notre chaise et nous appelons à
l’aide toutes les Associations qui luttent contre le racisme
à se rapprocher de nous pour envisager une intervention
à l’encontre de cette personne aux attitudes peu conformes.

Une plainte
va être déposée très rapidement contre
elle, si elle persiste à séquestrer le dossier.

Dernière
minute : certaines mauvaises langues se demandent même
si Guelleh aurait pu acheter ou faire pression sur la Greffière
du 4ème ar. de Paris. Mais c’est peu probable à
notre avis et nous nous refusons à l’envisager.

Un bon conseil
en attendant le dénouement que nous espérons heureux
de cette affaire. Si vous êtes étrangers, évitez
de vous présenter au Greffe du Tribunal d’Instance de
Paris 4. L’accueil y est plus que moyen …