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02/05/2013 (Brève 140) LA TERREUR pour conserver le pouvoir et le résultat des élections truquées.

1°) Alerte qui nous est adressée par le PDD
Le président du PDD, son Excellence Monsieur Mohamed Daoud Chehem,qui venait ,ce soir, en France pour assister au mariage de son fils,s’est vu dans un premier temps arrêter à l’aéroport international de Djibouti,au pied de l’avion puis confisquer par la police de l’air et des frontières les documents de voyage(passeport, billet,etc.). Lui apprend la police que tous les responsables de l’USN sont frappés d’interdiction de quitter le territoire.

2°) Alerte qui nous est envoyée par un correspondant.
Je viens de recevoir un appel désespéré d’une Djiboutienne dont le frère a été arrêté le 27 avril à Djibouti par la police .Elle a pris contact avec moi et je lui ai demande de m’écrire afin d’alerter l’équipe de l’ARDHD.

Voici son message : « Salut à toi. Mon frére s’appelle Kamil Mohmaed Ali dit Assa Kamil), militant de l’USN d’Arhiba. Agé de 40 ans, il est le père de quatre enfants. Il a été arrêté samedi 27 avril par la police devant le bureau de l’ONED, laors qu’il prenait son café. Il a été conduit directement à la Brigade du port.

L’
ONED est l’office de l’eau où il travaille. Il en était sorti pour prendre un café. »

Plus tard, au téléphone, cette femme m’a dit que l’on reprochait à son frère d’avoir oragnsié les manifestations qui se sont deroulées à Arhiba les semaines passées.

Elle a ajoute qu’en dépit de ses démarches, on avait interdit toutes les visites et ‘elle craint qu ‘il n’ait été torturé.

3°) Liste (non exhaustive et provisoire) de personnes qui ont été arrêtées et incarcérées illégalement. (Source USN)

Arrestations ce dimanche 28 avril 2013 de 21 personnes dont 5 femmes par les forces de l’ordre devant le palais de Justice de Djibouti.

Toutes les personnes arrêtées sont incarcérées à Nagad.

L’arrestation a eu lieu alors qu’elles étaient venues apporter leur soutien et dénoncer l’arrestation arbitraire du porte-parole de l’USN et président du MRD Daher Ahmed Farah.

Ces privations de liberté sont des éléments à charge devant les commissions des Droits de l’Homme.

Voici en particulier la liste des militantes détenues cette nuit à NAGAD : KALTOUNE HOUSSEIN GUIRREH, militante de l’USN
DJOUWERIA KADER ELMI, militante de l’USN
HABON BOGOREH ROBLEH, militante de l’USN
ISNINO HOUSSEIN ARREH, militante de l’USN
MIGIMO HASSAN ELMI, militante de l’USN

Voici une autre liste de militants hommes qui passeront eux-aussi la nuit à NAGAD :
ELMI OMAR LOH, défenseur de droit de l’homme à Djibouti.
ABDOULKADER MIGANEH KAMIL, militant de l’USN
SOULEIMAN HOCH FARAH, militant de l’USN
WAIIS HOCH SAID, militant de l’USN
HASSAN ROBLEH HOUSSEIN, militant de l’USN
SAID GALAB MIL, militant de l’USN
BILAL ADAWEH MOUSSA, militant de l’USN
BOUH HASSAN MERRANEH, militant de l’USN
MOHAMED ISMAEL HALAS, militant de l’USN
OSMAN ABDILLAHI ELMI, militant de l’USN
SAMIREH OUFFANEH OMAR, militant de l’USN
IDRISS MOUSSE ABDI, militant de l’USN
ALI OAMR RAYALEH, militant de l’USN
ABDI FATAH WARSAMA, militant de l’USN
HOUSSEIN AHMED ABDI, militant de l’USN
MOHAMED OMAR SOUGUEH, militant de l’USN

04/04/02 – Le GED appelle les étudiants, les enseignants et les associations à lui transmettre de toute urgence des informations sur la situation des blessés et des personnes incarcérées.

Objet
: Les acteurs du monde éducatif et les étudiants
djiboutiens doivent pouvoir
librement exposer les problèmes auxquels ils sont
confrontés.

 

Madame,
Mademoiselle, Monsieur,

J’ai
reçu des informations alarmantes concernant la
situation des étudiants et de leurs familles à
Djibouti à la suite de la manifestation du 2 avril.
Aussitôt, j’ai réuni les membres du GED présents
à Bruxelles pour étudier les actions à
mener.

Je
tiens à vous dire aussi que ces nouvelles ont soulevé
de vives réactions au sein de la communauté
djiboutienne exilée.

Quelles
que soient les revendications exprimées, aucun Gouvernement
ne pourra jamais justifier l’emploi de la force publique,
avec tous les excès qui ont été constatés.
Aucun Gouvernement ne sera jamais légitime en autorisant
des brutalités policières et des incarcérations
massives et arbitraires pour toute réponse à
une manifestation pacifique organisée par la jeunesse
préoccupée, à juste titre, par son
avenir professionnel.

 

Face
à cette répression intolérable, que
nous condamnons fermement, j’invite tous les destinataires
de cette lettre ouverte à nous transmettre dans
les meilleurs délais
et par tout moyen à
leur convenance des informations et des témoignages
précis sur la situation : nature des revendications
de la jeunesse et des enseignants, circonstances de la
manifestation et de la répression, nombre et état
des blessés, nombre des arrestations et lieu de
détention, …

Bien
entendu, connaissant les dérives policières
du régime, je prends l’engagement de ne jamais
divulguer les noms des personnes qui nous informeront.

A
partir de la synthèse des problèmes recensés
des témoignages, les membres du GED établiront
une note récapitulative et j’entreprendrai, dans
les plus brefs délais, des démarches auprès
des autorités de l’Union européenne, de
l’Organisation des Nations Unies et de l’Organisation
de l’Unité Africaine afin de dénoncer ces
pratiques et d’obtenir la libération des étudiants
et des familles incarcérés. Je leur proposerai
aussi d’étudier les possibilités de résoudre
les problèmes soulevés qui se posent à
la jeunesse estudiantine.

Dans
cette attente, je vous prie de croire, Madame, Mademoiselle,
Monsieur à l’assurance de mes sentiments les plus
attentifs.


Mahamoud Idriss Ahmed
Président
du Gouvernement en Exil de Djibouti