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23/06/2013 (Brève 146) Paris, Maison de l’Afrique, 22 juin 2013

Un grand nombre de Djiboutiennes et de Djiboutiens sont venus assister à cette réunion du 22 juin sur le thème

« Quelle refondation démocratique en République de Djibouti ?« 

Après une minute de silence, demandée (à juste titre) par un participant, en mémoire aux victimes du régime et en particulier, du jeune lycéen tué froidement à Obbock, sont intervenus successivement, Med Aïnaché, Jean-Loup Schaal, Maki Houmed Gaba et Ali Coubba.

Aïnaché a eu l’amabilité de nous adresser le texte de son intervention, qui est disponible sur le site. Nous espérons pouvoir recevoir les fichiers des enregistrements vidéos et si c’est le cas, nous les mettrons en ligne sur le site.

__________________________Avis de l’ARDHD
Il semble qu’il y ait désormais un consensus naissant au sein des différentes personnalités de l’opposition : la nécessité de s’unir pour mettre un terme à la dictature.

Cependant, un observateur extérieur pourrait regretter, au travers des différentes interventions, y compris celle (assez maladroite …?) d’Abdourahman Boreh, que les leaders ou les représentants des différentes tendances de l’opposition, prônent une union démocratique, mais de préférence, autour de la structure à laquelle ils appartiennent et dont ils ont vanté, chacun en ce qui les concernent, la supériorité, l’ancienneté ou la légitimité (à leurs yeux).

Même si l’on se dirige sur la bonne voie, il reste encore beaucoup de chemin à faire pour construire les fondements de la démocratie. Et auparavant, il faudra déjà s’accorder sur la volonté et les moyens de mettre un terme au régime dictatorial de Guelleh.

En dépit des apparences, certains continuent à douter d’une réelle volonté au njveau de tous les acteurs …. Ont-ils tort ?

PS : à noter que Jean-Loup Schaal, outre l’analyse qu’il a présentée de la situation, a tenu à la fin de son intervention, à attirer l’attention de l’ensemble de la communauté sur la situation désespérée des familles de réfugiés en Ethiopie et sur la nécessité de se mobiliser pour leur porter assistance.

16/05/02 Radio-Trottoir. Le crime paye à Djibouti, même avec les français !

Un
nouveau détournement gigantesque de fonds à
l’ONARS
C’est
un certain ABDILLAHI bien connu sous le nom de "Bene
Bidarlé",ex-commissaire du district d’Ali Sabieh,
puis d’Obock et beau frère de Tour-Tour (marié
à sa soeur) qui a été nommé à
la direction de l’ONARS (Office national des réfugiés
et des sinistrés).

Il semble
qu’il ait repris à son profit et sans attendre une
seconde, les bonnes vieilles méthodes et pratiques
de l’ancien directeur du HCR, qui avait obtenu une promotion
de Ministre dans le Gouvernement actuel, en récompense
des détournements commis. Cette promotion était
intervenue au lendemain de la plainte du HCR à son
endroit …..

Comment
procède ce nouveau directeur : il reçoit les
dons internationaux et il s’empresse de les récupérer
pour les revendre à des commerçants complices
du régime. Citons au hasard ABDOURAHMAN BORREH,TAHER
SAID SEIF, DJAMA JILAL, ABDILLAHI FARAH ABANEH,ELMI GUESSOD
etc… Il encaisse l’argent et il partage les bénéfices
avec les commerçants en question.

Ne soyons
pas injustes avec lui, il doit aussi arroser sur sa part,
la haute hiérarchie de l’Etat, afin de se garantir
l’impunité totale, en particulier, en cas d’un contrôle
diligenté par les organisations internationales qui
mettrait en évidence ces pratiques de voyou.

Le
frère de Dileyta, arrêté avec son épouse
sur plainte de l’UNICEF ! IOG le sanctionne aussitôt
en le plaçant à la direction de l’hôpital
Pelletier.

IOG est
cohérent. Il soutient le crime et le vice. Il accorde
des promotions à ceux qui ont fait leur preuve en matière
de détournements de fonds.

Compte-tenu
des besoins exceptionnels de l’Etat mafieu qu’il préside,
il a besoin de recruter en permanence des ‘grosses’ pointures
expérimentées dans l’art de détourner
les fonds. Où trouverait-il de meilleurs éléments
si ce n’est parmi ceux qui présentent un palmarés
convaincant ?

Avoir
volé l’UNICEF, le HCR ou l’ONARS, c’est une référence
dont Guelleh a besoin absolument.

Mohamed
Awad ROUBAK, qui aurait entretenu des rapports secrets avec
la Libye pour espionner les FFDJ, est toujours favorisé
dans les appels d’offre par l’Armée française
pour l’approvisionnement de ses troupes.

On note
avec intérêt qu’Ali Mohamed Awad Roubah se voit
toujours attribué des gros marchés par le Commissaire
des Armées françaises qui n’est pas rancunier…

Les français
renouvellent chaque période des appels d’offre et curieusement,
c’est toujours notre homme qui les emporte. Quel veinard celui-là.
Les militaires s’empresseraient-ils pour lui prouver leur
reconnaissance ?

Il y a
quand même de quoi être étonné lorsque
l’on sait que ce même homme a été convaincu
en 1977 d’espionnage au profit de la Libye et qu’il fut un
bourreau très en vogue dans les allées du pouvoir
avant l’indépendance.

Citons
aussi Abdourahman Borreh qui est adjudicataire de marchés
importants. L’Armée a-t-elle oublié que l’un
de ses officiers s’est suicidé à cause de lui
? (Un colonel qui avait accepté un peu trop facilement
de recevoir ses pots de vin et qu’il a pratiquement dénoncé
ensuite)

N’oublions
pas non plus, parmi les bénéficiares des commandes
françaises, MOHAMED ABDILLAHI connu sous le nom de
SAID BARKAT, ancien sergent de l’AND qui fut emprisonné
à Gabode pour avoir volé plusieurs tonnes de
ciment qu’il avait revendu à des civils.

Bien entendu,
ces trois personnes ne payent pas d’impôt puisqu’elles
n’ont aucun revenu et elles ne règlent pas les charges
sociales pour les personnes d’origine étrangère
qui travaillent pour eux.

Bref les
services de l’Armée française doivent se tromper
dans les analyses préalables sur la capacité
et l’honorabilité de leurs sous-traitants. Ou bien
????

16/05/02 L’ADI relate une intervention de M Abdikassin Salam Hassan, Président du GNT contre l’Ethiopie.

La situation
se tend dans la région. Maintenant le Président
du GNT accuse publiquement l’Ethiopie d’interventions militaires
et financières destinées à empêcher
le retour au calme en Somalie.

Après
Guelleh, c’est son ami et protégé Ab.Salam Hassan
qui monte au créneau contre l’Ethiopie.

Il est
clair que les tensions augmentent dans la région depuis
l’intervention des forces armées djiboutiennes en territoire
ethiopien et l’affaire lamentable du commando "Zakaria"
râtée.

D’après
nos informations, le Yémen et l’Egypte auraient déjà
pris partie en faveur de l’Ethiopie dont ils se seraient rapprochés.


aussi dans le domaine géo-politique, l’étau
se resserre autour de Guelleh, qui n’aura bientôt plus
qu’un seul pays ami autour de lui : la partie de la Somalie
contrôllée par le GNT.

Par ailleurs
les média lybiens ont confirmé l’arrivée
de Jama Ali Jama sur leur territoire …. dont nous avions
annoncé la venue dans un précédent article.

(Affaires
à suivre)

16/05/02 Le Parlement fédéral suisse vote une motion visant à geler l’argent des dictateurs.

Les représentants
suisses ont approuvé une motion qui vise à geler
l’argent ‘sale’ que les dictateurs ont déposé dans
les Banques suisses. Les USA auraient approuvé largement
cette décision.

Il faut que
Guelleh et ses proches se dépêchent de sortir leur
argent, car bientôt, il risque d’être bloqué
et ils ne le reverront plus jamais. Ah les pauvres ! Mais il n’y
en a pas qu’en Suisse !! Peut-être faudrait-il regarder
en Australie ou dans des pays plus exotiques.

Mais pourront-ils
le sortir avant qu’il ne soit trop tard pour eux ? Ce n’est pas
si évident que cela. Les transferts importants commencent
déjà à être mieux surveillés.
On peut rêver et imaginer que les Djiboutiens puissent récupérer
un jour une partie des sommes détournées par leurs
dirigeants.

Il serait
certainement utile que des partis ou organisation de l’opposition
informent officiellement le gouvernement fédéral,
afin qu’il effectue une enquête sur les avoirs qui pourraient
appartenir à Guelleh ou à ses proches et/ou associés
et qui ont été constitué avec les bénéfices
du pillage économique du pays.