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20/05/02 Le GED nous a donné de l’espoir. Ce qu’on veut maintenant, c’est de l’argent pour étudier et pour vivre. (Groupe Bouh Warsama)

Bonjour
monsieur J L schaal,

Je vous
demande de faire paraître cet article sur l’ARDHD et
je vous remercie d’avance.

Depuis
plus de deux mois, mes amis et moi, on lit tout ce qui s’écrit
sur l’ARDHD et sur les autres sites.

C’est
comme cela que l’on a appris dans le site du GED, que nous
pourrions bientôt recevoir des bourses pour poursuivre
nos études en belgique.

En Europe, on peut parler et écrire, mais on a besoin
de vivre et il faut sans cesse trouver des petits travaux,
dans les fast foods et ailleurs. C’est très épuisant,
car il faut étudier en même temps.

Nos familles à Dikhil, à Ali Sabieh et à
Djibouti n’ont pas beaucoup d’argent, ils ne peuvent pas nous
aider. Nos pères n’ont pas reçu de salaires
depuis plusieurs mois.

Faut qu’on
se débrouille tout seul et on est pas des voleurs.

Nous espérons
que Mohamed Saleh obtiendra les mêmes aides pour nos
frères et nos soeurs qui étudient en France
et qui ont les mêmes ennuis.

A Djibouti,
on avait tous demandé des bourses et on a rempli un
tas de papiers. 6 mois après on n’avait pas de réponse.

On nous
a dit il n’y avait pas d’argent. Demande au Ministre ! Il
n’a jamais voulu nous voir. Il est très occupé
Le Ministre et ce nest pas son role de s’occuper des bourses
des étudiants. Quand on est pauvre, on tourne en rond
à Djibouti

On a manifesté
et on nous a fait exactement ce qu’on eût les étudiants
qui ont manifesté le mois d’avril de cette année.

J’ai passé 30 jours à Gabode et jamais je ne
voudrais retourné.

J’ai pas
volé, j’ai pas tué mais mais on m’a frappé
et frappé encore.

Alors
ma famille m’a donné un peu d’argent et m’a aidé
à quitter Djibouti.

Si je
suis ici en Belgique, c’est grâce à mon cousin
qui m’héberge et à sa femme.

J’ai commencé
des études dans l’informatique et j’espère obtenir
mon diplôme dans deux années. Tous mes amis sont
dans la même situation et nous avons retrouvé
entre nous l’entraide des vieux. Le groupe de nous avons formé
est un groupe solidaire parce qu’on se connait lorsqu’on jouait
au foot et qu’on avait les mêmes difficultés
et que nous pensons qu’il faut que les jeunes ne se laissent
pas manipuler par Ismaël Omar Guelleh, le monstre de
l’Ethiopie, qui nous chasse de la terre de nos ancêtres.

Les vieux
chefs politiques qui nous demandaient de les aider, aujourd’hui
ils baissent la tête et préfèrent brouter
avec Ismaël Omar. Leurs enfants, ils recoivent des bourses
pour aller en Europe, aux Etats d’Amérique, c’est tout
ce qu’ils veulent, le restant ils s’en foutent.

J’ai vu assi un article sur l’ADI. Ils disent que IOG est
content de la visite du Commissaire belge.

Nous on pourrait croire que c’est Ismaël Omar qui a obtenue
son aide alors qu’on sait tous que c’est Mohamed Saleh et
Mahamoud qui ont expliqué la situation au Gouvernement
de Belgique.

Les amis
du dictateur, ils sont bien incapable de nous aider et en
plus ils mentent aux gens. On voit souvent Mohamed à
Bruxelles et on sait qu’il va dans les Ministères pour
expliquer notre cas.

J’ai une
question à poser aux futurs étudiants à
Djibouti.

Est ce
que vous croyez que le Gouvernement et le Ministère
de l’Education nationale vont vous aider, si votre père
n’est pas membre du RPP ? Je sais que c’est non.

Mon père
est de Dikhil et il fait pas de politique. Mes frères
et moi on a jamais rien eu .

Mes frères
sont à Djibouti. Ils sont au chômage, et mon
père c’est un bras cassé de l’Administration.
Mes deux soeurs vont quitter l’école pour chercher
du travail.

Le GED
nous a donné de l’espoir ? Ce qu’on veut c’est qu’ils
continuent et qu’on ait des preuves et surtout l’argent pour
nos études et pour vivre.

Ici, on
voit les enfants des Ministres et des haut-placés.
Ils se promènent toute la journée et ils dépensent
de l’argent, sans même étudier. Les copains nous
ont dit que c’était pareil à Toulouse, à
Bordeaux et Marseille.

Quand
ils nous voient, ils détournent la tête ou passent
sur un autre trottoir.

Ils veulent
pas nous parler car ils ont peur qu’on les agresse.

Alors
on s’est regroupés et j’ai été élu
comme porte-parole.

Transmettre
le bonjour à nos familles et à nos amis des
quartiers 2, 3 , 4 , 6, 7 Balbala et Hayableh.

Ici
tout va bien et on se bat pour vivre et pour étudier.

Le groupe des Djiboutiens de Belgique
et du sud de la France
Bouh Warsama

Pour
nous contacter : bouhwarsama@yahoo.fr

20/05/02 Zoom sur la population Afar en Ethiopie (Article de l’IRIN (ONU), en anglais, transmis par un lecteur)

Asayita,5/17/2002
(IRIN) – Inhabiting some of the harshest terrain in the
world, the people of Afar are famed for their resilience,
ferocity and
pride. Yet, in the searing heat of northeastern Ethiopia,
they are now
earning another reputation – that of being the most neglected
and
marginalised ethnic group in the country.

The nomadic
Afar have fewer hospitals, schools or social services than
almost any other region in Ethiopia. They generally die younger
and are
less likely to be able to escape their cycle of deprivation.

The Sultan
of Afar, Ali Mireh Hanfareh, recognises the severe problems
facing the state. He told IRIN that education was the key
to solving many
of them. "Education is the most important thing for my
people," he said
from his home in Asayita, the capital of Afar State. "You
cannot do
anything without education."

But the
sultan, who is the region’s traditional ruler, said the entire
state had just three secondary schools – one of which he had
built
himself. Only one percent of Afars ever finished primary school.
Moreover,
he pointed out, the miniscule educational component available
was also
serving to drive away the people who benefited from it, lured
by higher
wages and better lifestyles in other parts of the country
or abroad.

As pastoralists,
the Afar move over vast distances with their livestock,
irrespective of borders. The lowland region, which covers
270,000 sq km,
occupies one-fifth of Ethiopia, has a population of about
3.4 million,
according to the last census in 1994.

Only about
five percent of the Afar population have access to proper
health care. According to the World Health Organisation (WHO),
two
hospitals serve the entire population, which, it says, is
grossly
inadequate.

"Basic
infrastructure such as electric power supply, transport and
communications, are grossly deficient, which have posed serious
roadblocks
on the service delivery," a 2001 WHO report said. In
almost every area of
health, the Afar were well below the national average, the
report added.
No health outreach service has been offered for three years
because of
financial constraints and a lack of transport. Immunisations
against
disease were almost zero, it added.

In the
sweltering capital of the region, Asayita, where temperatures
often
reach 45 degrees centigrade, electricity is only available
– if at all –
to half the town at any time. A 45-km dirt track links Asayita,
which
overlooks the Awash river, to the tarmacked Addis to Djibouti
highway. A
new capital, Semara, is being built on the highway, although
no-one has
moved there yet.

The lack
of basic services, like roads and electricity, pose real problems
to NGOs trying to establish themselves in Afar. Few of them
operate in the
state. Only 13 NGOs are currently running programmes there.
Six years ago,
it was just two, but the World Bank and IMF are now targeting
pastoralist
projects, whose funds attract new development groups to the
region.

A five-year
World Bank-funded programme worth US $250 million known as
the
Ethiopian Social and Rural Development Fund (ESRDF) targeted
rural areas,
but often did not reach pastoralists. Now the Bank is launching
a scheme
to channel funds direct to the pastoralists. The scheme, the
Pastoral
Community Development Project, is far more "geographically
specific" in
its focus than the ESRDF from which it evolved.

Esayas
Girma, head of Community Aid Abroad (CAA) – who started work
in
Afar six years ago – said historically the group had been
outsiders.
"There is no question over whether the Afar are marginalised,"
he said.
"They lack basic rights. All the political decisions
traditionally have
been taken elsewhere. They should have basic health and education
– these
are primary rights which can’t be denied."

CAA is
also seeking to empower women through literacy programmes
and
advocacy work. Esayas said the marginalisation of the Afar
was in part
historical – the divide between the lowlands of Ethiopia and
the
highlands, where the majority of the population live.

The Pastoralist
Communications Initiative (PCI), a new organisation in
Ethiopia, agreed with Esayas’s views. Daoud Tari of the PCI
said
pastoralists across the Horn of Africa had been marginalised.
"The
production system they pursue is very different from the agrarian
agriculture production system. The state in Ethiopia was formed
around
agrarian agriculture that looked at pastoralism as a backward
mode of
production, not worth investing in."

After
Afar became a regional state in 1995 – it is supposed to control
its
own budgets and priorities – the problems were compounded.
"That
[transformation] has [engendered] a lot of problems, because
there is no
capacity. The regional state has a strong lack of capacity,"
Daoud said.

Many development
agencies complain they are concerned over security as
skirmishes can break out between rival clans. Almost every
man wears the
fearsome looking three-foot-long Jile sword. Most men carry
semiautomatic
rifles. Parts of the state are often out of bounds to the
United Nations
because of strict rules governing staff security. The sultan
argues that
the Afar are peaceful – but much of his time is spent settling
disputes
between rival clan leaders, who regularly call at his home.

But NGOs
in Afar say the security issue is influenced by the regional
state’s political boundaries, Djibouti and Eritrea being places
where many
Afar, who do not recognise borders, also live. Daoud said
that groups of
Afar spread over three countries meant that they could often
be used as
political pawns by rival governments.

CAA believes
that the clan system – often blamed for insecurity – can
actually facilitate operations. "It is an advantage for
NGOs. If you know
exactly the architectural structure of the society, it is
an opportunity
for NGOs to work, not a source of frustration," Esayas
said. "Like the
land management system is done, which is based on a clan system.
But when
people who go there see plain lands [they] think nobody’s
there. But
somebody is managing that one. So if you understand the clan
system, who o
perates [it] and who are really the power – I can’t see it
as a problem."

On average,
the region receives 300 mm of rainfall a year – an amount
that
can fall in a single month in the country’s capital, Addis
Ababa. But
according to Farm Africa, which focuses on pastoralist development,
lack
of water is not the problem – it is poor management. Dr Seme
Debela, head
of Farm Africa, said gradual encroachment by large-scale commercial
crop
cultivation using the Awash river for massive irrigation was
preventing
the Afar from reaching the river bank to graze their animals.

"It
is not really the water – the water is there," he said.
"It is the
land that is creating the problem, because these people migrate,
and these
commercial activities are in the way of the migratory route.
It also means
fertile land where crops are now grown are off-limits to the
nomads, who
are on an endless search of fine grazing lands. That has created
conflict,
and this is the issue of management – how to share resources,"
he said.

"The
pastoral community was not well understood in the past. There
were
efforts by the previous governments, beginning with the Haile
Selassie
period up till now, but the kind of development programmes
planned and
implemented were not really appropriate to the pastoral community.
As a
result they could not really benefit from this kind of development,"
Seme
noted.

There
had been a number of livestock programme activities, but the
approach had been more suited to the highland environment
– highland
agriculture rather than pastoralism, Seme said. "The
kind of development
plans initiated were not participatory, did not really appreciate
the
distinction between highland settled agriculture and pastoral
activities,
even agro-pastoral activities. So there was this dichotomy.
Now we are
learning: the government has even set up a pastoral extension
system."

Farm Africa
also trains the Afar in animal health, equipping them with
medicines to tackle livestock diseases. Seme said many areas
needed to be
targeted and improved, particularly the ability of the Afar
to run
programmes once NGOs pulled out. "The social infrastructure
is very weak,"
he said. "Unfortunately they don’t have the resources
both human,
financial and others. So there is a big need for the Afar
region, like for
most pastoral regions."

He noted
that non-Afars held the available jobs in the region. "Who
runs
the commercial farms, who are the truck drivers, who are the
accountants,
storekeepers, secretaries? They are not Afar, and this human
resource base
is very weak now."

20/05/02 Dans une lettre ouverte adressée au Sénateur belge, M. J. Cornil, le GED se félicite d’avoir favorisé l’établissement de nouveaux contacts entre la Belgique et Djibouti, qui favoriseront l’accès des jeunes étudiants dans les Universités belges.

9, rue
Camusel
1000 Bruxelles – Belgique
exildj@gouv-exil.org

Ministère
des Affaires étrangères
et de la Coopération internationale

 


Monsieur le Sénateur Jean Cornil

Maison des Parlementaires
Bureau n° 32
21 Rue de Louvain
1009 – Bruxelles

Bruxelles
le samedi 18 mai 2002.

Références
: n° 02 – 05 – 18/09 / MSA.


Monsieur le Sénateur,

En prolongement
de la visite récente à Djibouti de Monsieur
le Commissaire Général de la Communauté
Française de Belgique chargé des relations internationales,
le Gouvernement en Exil de Djibouti tient à exprimer
sa grande satisfaction quant aux suites données par
les autorités du Royaume de Belgique aux multiples
démarches qu’il a effectuées depuis 2 mois auprès
de ses diverses instances, notamment par l’intermédiaire
de son Chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération Internationale.

Le Président Mahamoud Idriss Ahmed m’a chargé
de vous remercier tout particulièrement pour votre
contribution à l’émergence de ces liens entre
la Belgique Francophone et la Nation Djiboutienne favorisant
ainsi l’établissement de premiers contacts pour une
coopération multidimensionnelle.

Sur le fond et quelque pourrait-être le domaine de coopération
envisagé, nous encourageons de tous nos vœux de
telles initiatives émanant de la Communauté
française de Belgique car correspondant parfaitement
à la nécessaire approche puis au renforcement
de ses liens avec la Nation djiboutienne, facteur de progrès
et de développement pour Djibouti.

Par ailleurs, nous attirons respectueusement votre attention
sur divers points qui nous semblent déterminants pour
la mise en œuvre, sur des bases saines et pérennes,
d’accords multidimensionnels ultérieurs.

Comme nous l’avons précisé lors de nos entretiens
avec nos divers interlocuteurs, le gouvernement de Monsieur
Ismaël Omar Guelleh a démontré son incapacité
chronique en matière gestion " saine et transparente
" des aides internationales et notamment pour ce qui
concerne la réaffectation des bourses attribuées
à notre jeunesse estudiantine.

Cette gestion est à qualifier de confuse et de sectaire
et nous ne saurions de ce fait la cautionner, à aucun
moment ou de quelque manière que ce soit.


En effet, nous observons deux phénomènes en ce
qui concerne cette répartition :

– soit
ces bourses d’étudiants s’égarent sans justification
aucune dans les méandres des hautes sphères
gouvernementales et sans que les réclamations formulées
par les étudiants demandeurs ne soient prises en
considération,

– soit elles sont affectées à partir de critères
de choix au profit exclusif d’étudiants dont les
familles fortunées gravitent en périphérie
immédiate du pouvoir en place.

Dans ces
conditions, le constat suivant est établi : avec le
temps, la majorité des étudiants bénéficiant
de ces privilèges, se conforte avant tout dans une
aisance de vie en Europe, pour ne pas dire une certaine oisiveté.
Ne bénéficiant pas toujours des capacités
intellectuelles nécessaires pour poursuivre leurs études,
ils s’installent dans une situation "d’étudiants
de longue durée", sans avenir professionnel pour
eux.

De ce fait, ils pénalisent directement ceux qui pourraient
prétendre légitimement (sur la base de leurs
résultats scolaires et de leurs capacités personnelles)
à l’attribution des bourses mais qui n’entrent pas
dans les critères de choix pour le moins nébuleux
définis par le gouvernement djiboutien.

Monsieur le Sénateur, le Gouvernement en Exil de Djibouti
est très vigilant sur ce point car il considère
qu’en matière d’Éducation et de Formation professionnelle,
chacune et chacun doit bénéficier des mêmes
chances pour réaliser son parcours d’excellence sans
référence d’appartenance à un quelconque
milieu social, culturel, ethnique, tribal ou religieux.

Ceci s’inscrit profondément dans une vision plus large
qui concerne le Respect des Droits de l’Homme et de la Justice
sociale.

Par leur méthode inavouée d’exclusion de ces
couches sociales dites défavorisées car non
réceptives aux valeurs discrétionnaires du pouvoir
en place, savamment entretenue depuis l’accession du pays
à l’indépendance en 1977, les gouvernants successifs
de la République de Djibouti ont sacrifié sciemment
des générations de jeunes dans le domaine de
l’Éducation et de la Formation professionnelle.

Cette carence se fait durement ressentir aujourd’hui à
tous les niveaux de notre administration et de l’encadrement
des entreprises du secteur privé. Par ailleurs, elle
est aussi directement responsable du chômage endémique
qui touche particulièrement les jeunes et qui atteint
un niveau que nous osons qualifier de catastrophique.

Pour conclure, nous invitons respectueusement la Communauté
Française de Belgique a conditionner ses aides et ses
interventions suivant des critères d’équité
et de respect d’un "Contrat d’objectifs précis"
et d’obligation de résultats et de refuser les artifices
fallacieux et les pressions du pouvoir en place qui est passé
maître dans ce domaine.

Nous sommes conscients de l’attention toute particulière
que vous ne manquerez pas de porter au contenu du présent
courrier et dans l’attente de vous retrouver, nous vous prions
de croire, Monsieur le Sénateur, à l’assurance
de notre haute considération.

Mohamed
Saleh Alhoumekani
Chargé des Affaires étrangères
et de la Coopération Internationale

18/05/02 Je voudrais vous apporter des précisions au sujet ABDILLAHI connu sous le nom de « Bene Bidarlé ». Il a des biens en France acquis avec l’argent détourné du HCR. (Lecteur)

D’après
mes informations, il aurait acquis en France un superbe appartement
avec l’argent qu’il avait détourné au HCR. Je
m’étonne que les banques en charge du transfert n’ait
pas lancé l’alerte auprès des services TRACFIN.
Je pense d’ailleurs qu’IOG n’est pas au courant.

Cela montre
la tolérance des banques françaises vis à
vis du régime de Guelleh et de ses proches. Combien
ont-elles transféré pour le compte de Guelleh
! Le montant serait impressionnant paraît-il. La Suisse
va-t-elle intervenir, depuis qu’elle s’est dotée d’une
nouvelle arme juridique, comme vous l’écriviez dans
votre précédent numéro.

18/05/02 Rebaptisons nos rues avec des noms djiboutiens (lecteur)

Je suis
vraiment déçu d’entendre mes chères frères
et sœurs djiboutiens
utiliser les anciens noms coloniaux des places et routes à
Djibouti.

Comme
vous savez, l’ancienne Place Rimbaud est actuellement nommée
Place
Mahamoud Harbi, l’ancienne Place Menelik est la Place du 27
juin.

Actuellement,
avec l’appui de la Population djiboutienne, nous demandons
au
Parlement de renommer le boulevard de Gaulle (plusieurs dizaines
de
djiboutiens y ont été massacrés durant
le séjour du Général de Gaulle à
Djibouti) boulevard Janaleh (héros de l’indépendance).
Une pétition signée
par plusieurs milliers de djiboutiens sera bientôt délivrée
au Parlement et
au Président. Après lorsque ce sera devenu une
réalité, nous espérons continuer à
« djiboutiser » plusieurs endroits (place Lagarde,
rue de Marseille, rue de Genève etc..) qui portent encore des noms coloniaux.

Bref,
quel est l’intérêt de changer le nom d’un endroit
si la population
utilise toujours les anciens noms coloniaux.

Association
pour la protection de la souveraineté nationale (apsn)

sincèrement
James L

ARDHD
: nous publions cette contribution d’un lecteur. La seule
chose qui nous a surpris, est simplement traduite par le fait
qu’il ait choisi d’envoyer son message avec un nom européen,
certainement un pseudonyme (plutôt anglais), comme expéditeur.
Cela diminue beaucoup l’impact et la force de son message,
pour ne pas dire plus sur la véritable conviction que
l’on pourrait en déduire.

17/05/02 Et si IOG décidait de prendre exemple sur ATT ! (Lecteur)

ATT, des
armes aux urnes

Amadou
Toumani Touré, n’a que 54 ans et déjà
fait figure de sage africain. Mais ATT, comme on l’appelle
affectueusement, malgré son jeune âge a une expérience
de vie publique et politique dense qui lui fait occuper ce
rang de choix tant au Mali que dans toute l’Afrique.

Rien ne
prédestine Amadou Toumani Touré à un
grand destin. Mais dès 1991, sa paisible carrière
de militaire prend un virage qui le propulse au devant de
la scène politique. Le 26 mars 1991, il prend la tête
d’une opération militaire qui renverse le général
Moussa Traoré. Le Mali découvre ce jour un jeune
lieutenant-colonel qui met fin à 23 années de
dictature. Ce 26 mars 1991 tourne la page de plusieurs semaines
de répressions violentes des manifestations de travailleurs
et d’étudiants qui réclament des conditions
de vie meilleure. La garde présidentielle, une unité
militaire d’élite tirent à balles réelles
dans la foule des manifestants, faisant plusieurs dizaines
de morts. Amadou Toumani Touré confiera plus tard qu’il
ne pouvait plus en tant que soldat, «regarder les populations
civiles, se faire tuer sans réagir».

En prenant
le pouvoir, il donne tout de suite une idée de ce que
sera sa mission, par le nom donné au groupe de militaires
«putschistes» qu’il dirige: Comité de réconciliation
nationale (CNR), le nouvel exécutif du pays. Dès
le 29 mars le CNR se mue en Comité de transition pour
le salut du peuple (CTSP). Des civils issus du mouvement associatif,
(les partis politiques sont interdits), pouvent alors siéger
aux côtés des officiers dans un nouveau gouvernement.
Dès lors, quatorze mois de transition vont jeter les
bases de la 3ème république malienne. Plongés
dans une douce béatitude, les Maliens découvrent
et apprécient les espaces de liberté et d’expression
qu’un Etat peut instaurer et garantir. Les qualités
de négociateur de ATT ont permis au Comité de
transition pour le salut du peuple (CTSP) de soumettre au
peuple, et à un rythme soutenu, des mesures pour l’instauration
d’un régime démocratique: tenue d’une conférence
nationale, dont il dirige les travaux, (cas unique en Afrique
où le président de la république préside
la conférence nationale), charte des partis politiques,
suppression des juridictions d’exception, projet de constitution,
code électoral, liberté de la presse, signature
d’un pacte de paix avec la rébellion touarègue
dans le nord du pays, référendum constitutionnel,
élections municipales, élections législatives
et enfin élection présidentielle en avril 1992
à laquelle, bien entendu, il ne participe pas. C’est
aussi une première en Afrique.

L’homme
impressionne par sa qualité de travail et son dévouement.
Il engage une politique d’ouverture et de dialogue à
travers des actes politiques qui s’apparentent à un
programme pédagogique. Son premier métier d’instituteur
lui a certainement fourni les armes, mieux que sa formation
militaire, pour conduire la transition politique au Mali.
Il n’a pratiquement pas exercé ce métier d’enseignant
avant de s’engager dans l’académie militaire de Kati
(Mali) en 1969. Il en sort en 1972 avec un grade de lieutenant
avant de s’embarquer pour l’Union soviétique et la
France où il reçoit une formation en état-major.
Dès son retour au Mali, il commande la garde présidentielle
mais revient en France en 1990 pour suivre une formation à
l’Ecole supérieure de guerre à Paris.

Un an
plus tard le jeune lieutenant-colonel est de retour pour servir
dans les armes, mais les événements politiques
dans son pays ne laissent plus indifférent. «J’avais
honte d’être officier de l’armée. Moussa Traoré
ne servait plus les intérêts du pays» dit-il
pour justifier l’intervention des officiers supérieurs
qu’il a conduite. Certains soldats restés fidèles
au général Moussa Traoré qualifient cette
opération de «trahison» et lui reprochent
encore aujourd’hui d’avoir abusé de la confiance du
général-président «qui a fait sa
carrière». Déçu de n’avoir pas
reçu une promotion, à son retour de l’Ecole
de guerre en France, il est amer sur la conduite des affaires
du pays. Le putsch du 26 mars y trouverait aussi un début
d’explication.

Mais il
a su faire accepter au commun des Maliens que ces réserves
et critiques ne sont que pures médisances, en faisant
de la paix et de la justice sociale les axes prioritaires
de son passage à la tête de l’Etat. Et pour marquer
les esprits, son dernier acte politique au Mali s’est conclu
par la signature du Pacte social pour l’amélioration
des conditions de travail et de vie des travailleurs, entre
l’Etat et les syndicats. Sa réputation franchit les
frontières de son pays et le prépare à
une carrière internationale.

L’ancien
président Jimmy Carter, ne lui laisse point le temps
de la réflexion. Il sollicite ses compétences
et services, cinq mois seulement après son départ
du pouvoir, pour des ouvres humanitaires. Et le revoilà
parti pour de nouveaux défis. En août 1993, il
crée sa propre Fondation pour l’enfance, avec le soutien
de son épouse, elle-même sage-femme. En regardant
leurs trois enfants grandir c’est aussi aux «petits
Maliens» qu’il pense. «Aujourd’hui, l’avenir des
enfants grandissant dans nos villes en expansion non contrôlée,
tend à devenir beaucoup plus difficile que celui des
parents ayant grandi le plus souvent à l’abri de valeurs
et de styles de vie traditionnels procurant un filet de sécurité
sociale».

Le
soldat de l’humanitaire

Sollicité par l’Organisation mondiale de la santé,
il est membre du Comité international pour la lutte
contre la poliomyélite en Afrique et parraine des actions
ponctuelles d’organisations non gouvernementales à
travers le monde et qui travaillent en direction de l’Afrique.
Les membres du Réseau interafricain en faveur des enfants
de la rue, le portent à la présidence de leur
mouvement. Bref, le général en disponibilité
de l’armée de son pays se reconvertit progressivement
à l’action humanitaire avant d’être rattrapé
par la politique. «La culture de la démocratie
et la paix doivent occuper constamment notre esprit»
disait-il, lorsqu’il était encore président
du Mali. Les instances onusiennes et l’OUA s’en sont souvenues
et se sont rappelées au bon souvenir de l’homme politique
qui savait jouer avec le temps sans brûler les étapes
tout en orchestrant un changement radical de comportement.
Ils lui confient des missions de médiation en République
centrafricaine, en prise à des mutineries, dans la
région des Grands lacs où les pays sont en guerre.
Il participe également aux commissions d’observation
des élections en peu partout en Afrique. A ce titre
l’Observatoire panafricain de la démocratie lui décerne
en 1996 une distinction de «promoteur de la culture
de la démocratie en Afrique». En juillet 2001,
il reçoit les félicitations spéciales
du Conseil de sécurité de l’ONU et de son secrétaire
général pour la «qualité»
de la conduite de toues les missions qui lui ont été
confiées.

Ces félicitations
qui sont pour lui une satisfaction personnelle ont, par ailleurs,
pris la forme de remerciement pour solde de tout compte. Dégagé
de toues ses «obligations» internationales, il
se dégage aussi, quelque temps plus tard, de ses «obligations
militaires» en donnant sa démission de l’armée
malienne. Le futur candidat à l’élection présidentielle
prend ainsi date pour un nouveau challenge. Mais les défis
ne sont plus les mêmes. L’homme intègre, volontiers
appelé «sage», immergé dans l’arène
politique pourra-t-il résister longtemps aux intrigues
politiciennes où les «combines» font partie
du jeu ? Ce militaire (para-commando) qui n’a rien d’un tueur
risque de s’y «brûler les ailes» disent
ses amis restés membres d’organisations humanitaires
et non gouvernementales. «ATT est volontaire et courageux.
Il n’a pas peur d’aller au feu» précisent-ils.
C’est peut-être cette culture militaire qui s’additionne
à ses propres qualités humaines pour faire de
lui un homme d’exception. Mais ses adversaires disent de lui
qu’il est fin calculateur. Sa carrière internationale
est «savamment orchestrée» en vu d’un retour
programmé de longue date.

Pourqoui
IOG ne prend-il pas exemple sur cet africain rare ?

17/05/02 Il est inutile de tirer sur le journaliste parce que son analyse ne sert pas vos petits intérêts. Ayez la maturité nécessaire pour vous faire votre propre opinion au travers des différentes informations qui vous sont proposées. (Mohamed Qayad)


Ce n’est pas assez qu’un journaliste ait des connaissances,
il faut encore qu’il soit équitable (…), qu’il
ne déguise rien, qu’il n’altère rien.”

Denis Diderot


On a beau faire croître l’effort, (…) il n’en
résulte jamais qu’une évidence qui est
l’impossibilité de séparer l’observateur
de la chose observée.”
Paul Valéry

Permettez-moi
de dire que j’ai beaucoup apprécié leur
stratégie de rupture qui me fait penser a cette actualité
politique (probable condamnation de Milosevic contestant l’illégitimité
de ce tribunal pénal international décidé
par une minorité de dirigeants occidentaux) qui consiste
a discréditer le journal de “M. Schaal” y
compris par tous les moyens illégaux (mensonges, calomnies,
cynisme, ruse, duplicité, etc).

Au moins
si les détracteurs du bulletin "ARDHD" s’accordaient
entre eux sur l’essentiel. J’en doute fort !! Il
est très révélateur de constater qu’ils
prennent tous point de départ le fameux “Schaal
sans scrupule (d‘après eux)“, comme un chef
de secte habile dans l’art de tromper et de manipuler
les esprits djiboutiens.

Méprise
? Réalité ? Règlement de comptes ? ce
portrait-là, en tout cas, est très mauvais,
ni sage ni citoyen ; il n’est pas raisonnable de penser
que ce portrait soit fidèle a celui qui avait suscité
tant d’admiration et de respect au consortium des tartuffes
.

La
vérité semble être ailleurs.

Je m’aperçois
que leurs critiques de l’ARDHD ne sont que beaux discours
destinés à permettre à une oligarchie
(IOG et ses sbires) de s’enrichir par le crime et la
violence.

Encore
que le passéisme génial de leurs critiques soit
a tiroir, comme leurs calomnies. Puisque ce XX siècle
dont il ne peut s’évader est, selon eux, le maigre
résidu dégénéré d’un
souvenir, la trace salie d’un plus lointain passé.
Qui a vrai dire, n’existe que dans leur imagination ou
plutôt dans ce monde suprasensible que ces tartuffes
doivent regagner.

Telle
est la perspective où il faut situer leur prétendu
conservatisme, qui signifie l’approbation de l’injustice
vérifiable à Djibouti et la connivence à
l’égard de qui emploie la contrainte sous prétexte
d’imposer ce qu’il croit juste.

Tel est
leur art par excellence, tout d’ironie et de fausse naïveté,
qui amène progressivement l’interrogé(e)
à se contredire lui-même malgré lui et
à prendre ainsi conscience de l’insuffisance et
de l’incohérence des convictions sur lesquelles
il /elle vivait jusqu’alors.

Certes,le
journaliste est un homme parmi les hommes, il ne peut-être
un témoin neutre. Il est subjectif par le choix de
ses sujets, par son analyse et par son style.

En raison
de l’objectivité, le fait est sacré, il
faut donc le montrer, le dire et l’exprimer. Le journaliste
n’a pas le droit de se taire, ni d’être réduit
au silence.

Sa mission
se résume en 3 mots: savoir, vérité,
liberté.

Le journaliste
opère par observation, analyse, vérification
et classement. Il informe avant de donner son opinion.

En raison
de la liberté., la pluralité des opinions doit
être garantie. Que les avis s’opposent est un bien,
le débat étant la condition de la liberté.
d’expression.

A ceux
qui craignent de voir la subjectivité déformer
la vérité ( dans le journal de l’ARDHD) ,je
répondrai que chaque lecteur a, lui aussi, sa subjectivité
et un sens critique, capables de contrebalancer ceux du journaliste.

Mohamed
Qayad