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10/07/2013 (Brève 153)  Bon Ramadan en ce premier jour du mois béni

Lundi, nous fondant sur les annonces officielles, nous avions souhaité un bon Ramadan pour hier mardi à celles et ceux qui vivent en France.

Dans la journée,
il semble que les différentes autorités musulmanes aient finalement décidé de s’aligner sur l’ensemble des autres communautés et que le Ramadan commence effectivement ce mercredi matin.

Bon ramadan à toutes et à tous

05/07/02 RSF : Djibouti – Rapport annuel 2002. Les persécutions contre DAF.

Le directeur du
Renouveau est également président de l’un des principaux
partis de l’opposition djiboutienne. Deux raisons, aux yeux des autorités,
de le harceler. En 1999, il avait déjà passé plus
de trois mois en prison.

Un journaliste interpellé

Le 15 janvier 2001,
Daher Ahmed Farah, directeur de publication de l’hebdomadaire privé
Le Renouveau, est interpellé à son domicile par des agents
de la brigade criminelle. Une plainte a été déposée
contre lui par Daher Ismaël Kahin, préfet de Djibouti. Le
journaliste est aussitôt déféré au parquet,
puis libéré après son inculpation pour "diffusion
de fausses nouvelles et diffamation". Le juge ordonne également
la suspension provisoire de l’hebdomadaire et interdit au directeur de
publication de "sortir des limites du territoire de la République
de Djibouti". Le Renouveau avait publié, le 11 janvier, un
article intitulé "Chideh [surnom de Daher Ismaël Kahin]
charge le marché central". L’hebdomadaire dénonçait
la destruction d’un marché sur ordre du préfet et l’accusait
d’être responsable de la mort d’un boucher lors de cette descente
de police. Le 30 mars, Daher Ahmed Farah est reconnu coupable de "diffusion
de fausses nouvelles". Il est condamné à 300 000 francs
djiboutiens d’amende (environ 1 900 euros). Le Renouveau est suspendu
pour trois mois. Cet hebdomadaire est le journal du Parti du renouveau
démocratique (PRD – opposition), dont Daher Ahmed Farah est
le président.

Mi-juin, Daher Ahmed
Farah est placé sous mandat de dépôt à la prison
centrale de Gabode (Djibouti), en compagnie de deux agents du Trésor
national, Hachi Abdillahi Ahmed et Mohamed Sougueh Waiss. Le ministre
de l’Economie et des Finances a porté plainte après la publication,
le 7 juin, des copies de deux mandats du Trésor national d’un montant
total de 6 millions de francs djiboutiens (environ 40 000 euros) représentant
une "avance exceptionnelle accordée au ministre". Le
directeur du journal et les deux cadres du Trésor sont inculpés
de "recel d’information" et de "détournement d’acte
contenu dans un dépôt public". Ils sont relâchés
après vingt-quatre heures de détention, et placés
sous contrôle judiciaire dans l’attente de leur procès.

Le 3 août, le
procureur de la République interdit à Daher Ahmed Farah
de quitter le pays. Le journaliste devait se rendre à Washington
pour participer à une conférence organisée par le
gouvernement américain.

05/07/02 Rumeurs autour de la régularisation de la situation administrative d’Aïnaché.

Selon certaines rumeurs,
Aïnache pourrait voir sa situation régulariser par les autorités
djiboutiennes. Il fut le premier dirigeant de la RTD, poste dont il a
démissionné pour des raisons de conscience.

Persécuté
ou tout au moins, en but à des mesures vexatoires diverses, il
fut pratiquement contraint à l’exil. Etabli dans l’Ouest de la
France, il s’est toujours intéressé aux mouvements djiboutiens
de l’opposition auxquels il a apporté sporadiquement son aide et
ses conseils, sans compter les contributions qu’il a confiées à
notre site "La voix au chapitre".

Mais il n’a jamais
cessé de réclamer le versement des traitements qui lui étaient
dus, puisqu’il fait toujours partie de la fonction publique. Il semble
qu’une solution "à la djiboutienne" ait été
trouvée pour régulariser cette situation, sans qu’aucune
des parties ne perde la face. Elle pourrait passer par une nomination
à un poste de conseiller pour la communication d’un Ministre.

Nous attendons, sous
quelques jours, de savoir si cette solution sera finalement retenue.

04/07/02 A lire dans LA LETTRE DU CONTINENT

DEFENSE – Révision
de l’accord de défense avec Djibouti ?
C’était jusqu’à présent une "Arlésienne",
elle pourrait bien devenir "Américaine". Conforté
par son commerce avec Dubaï et l’intérêt des Américains
pour son pays, le président Ismaël Omar Guelleh vient à
nouveau de demander la révision de l’accord de défense liant
son pays à la France. (…).

04/07/02 IOG distribue maintenant ses hochets aux responsables militaires, grands ordonnateurs du défilé des armées françaises à la Gloire de la dictature.

D’après une
dépêche parue dans l’ADI, deux officiers supérieurs
français, le général de Brigade aérienne Alain
Bévillard et l’attaché de défense des FFDJ le
Colonel Reydellet ont été décorés par Dileyta.

Nous nous associons
à cet honneur et nous tenons à les féliciter pour
le soutien non équivoque qu’ils ont apporté à la
dictature. Lors d’une interview du Général dans le journal
La Nation, nous avions déjà noté ses grandes aptitudes
personnelles dans l’utilisation de la langue de bois et nous avions proposé
sa candidature dans l’Ordre des Brosses à Reluire.

Soldats : "Le
peuple français est fier de vous ! Vous avez défendu avec
talent, le bourreau et le dictateur, contre la veuve et l’orphelin. Vous
avez apporté votre caution personnelle (et vous avez engagé
lourdement celle de vos compatriotes, qui ne sont pas obligatoirement
d’accord et celle de vos Troupes) à ce régime qui asservit
et qui ruine un Peuple. Vous avez défendu la République
de Djibouti avec honneur et loyauté en empêchant les ennemis
de Guelleh de s’y infiltrer sournoisement : la justice et la démocratie.
Vous pouvez être fiers de vous !"

 

04/07/02 Radio-Trottoir en direct de l’Etat-Major de la Police à Djibouti !

Il parait que Yassin
Yabeh aurait rencontré IOG en Afrique du
sud, il y a quelques mois afin de faire leur compte et de séparer
leurs avoirs.
A cette occasion, IOG lui aurait promis qu’il reverrait la sentence du
tribunal afin de le faire acquitter. Mais que valent les promesses d’IOG
? Vous connaissez la suite … Il a été condamné
et il est désormais incarcéré à Gabode.

La récompense
de la trahison ou de la fidélité ?

Hassan Djama vient d’être nommé au poste de Chef d’Etat Major
de la Police en remplacement d’Ali Jassan qui part à la retraite.
Hassan Djama avait commencé une brillante carrière. S’il
a pu monter aussi vite en grade, il le doit d’abord au Général
Yassin qui appartient à la meme tribu. C’est ce dernier qui l’avait
fait venir d’Ethiopie et qui lui a procuré les moyens de parfaire,
disons, sa culture. On peut considérer qu’il lui doit sinon tout,
au moins beaucoup….

Mais voilà,
c’est l’homme qui a fait échouer les opérations de décembre
2000. Le jour des événnements, il devait placer ses hommes
face à la sortie du camp Cheik Osman et empêcher la sortie
des chars venant au secours d’IOG.

Qu’a-t-il fait dans
les faits. Il n’y est pas allé et il a prévenu IOG !

Trahison de Yassin
Yabeh et fidélité à IOG : tel est le dilemne qu’a
affronté cet homme ambitieux.

Eh bien le voilà
récompensé aujourd’hui par IOG ? Aura-t-il la charge de
la surveillance de la cellule de Yassin Yabeh dans ses fonctions ?

L’histoire ne le précise
pas.

03/07/02 Le 27 juin, le Juge J-B. Parlos a fait procéder à l’exhumation de la dépouille du juge Borrel.

IOG : "Si
les Français ont le culot de me présenter
le squelette du juge Borrel avec des traces de coup,
je fous leurs militaires à la porte !
Et j’exige en plus,
qu’ils me remboursent toutes mes dettes."

03/07/02 Signez la pétition de la Coalition française pour la Cour pénale internationale

http://www.PetitionOnline.com/cfcpi/petition.html

« Non à
une « CPI à la carte » dont se prévaut la France
! »

Rappel des faits
:

La Coalition française
pour la Cour pénale internationale (CPI) salue
l’entrée en vigueur le 1er juillet 2002 du Statut de Rome portant
création
de la CPI. A partir de cette date historique dans la lutte contre
l’impunité, la Cour, basée à La Haye, aura compétence
pour juger les crimes
de génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes
de guerre commis sur
le territoire ou par le national d’un Etat Partie. Au 28 juin 2002, 71
Etats
avaient ratifié le statut de la CPI. La France a achevé
son processus de
ratification le 09 juin 2000.

La France est le seul
pays parmi les 71 Etats Parties à ne pas accepter la
compétence pleine et entière de la Cour pénale internationale.

En effet, la France
s’est prévalue de l’article 124 du Statut (disposition
sur-mesure négociée par la France) pour refuser la compétence
de la CPI pour
les crimes de guerre commis par un citoyen français ou sur le territoire
de
la République française pendant une période de 7
ans à partir du 1 juillet
2002.

Ainsi, jusqu’en 2009,
les militaires français qui commettraient des crimes
de guerre ne pourront être poursuivis devant la CPI. Des poursuites
au
niveau national semblent également improbables car le droit pénal
français
ne connaît pas de définition spécifique des crimes
de guerre.

L’impunité
des crimes de guerre qui seraient commis en France ou par des
français est donc pratiquement assurée !

La Coalition appelle
le Président de la République à renoncer solennellement
et publiquement à la déclaration de l’article 124 et le
gouvernement à
déposer le plus rapidement possible un projet de loi incriminant
les crimes
de guerre dans le code pénal français.

La dénonciation
sans délai de l’article 124, prérogative de l’exécutif
français, serait également un signe fort de la France face
aux tentatives de
sabotage de la Cour par les Etats-Unis.

La Coalition française
pour la CPI profite de cette date hautement
symbolique du 1er juillet 2002, pour lancer une pétition internationale
pour
le retrait sans délai et sans équivoque de la déclaration
de l’article 124
par la France. La Pétition sera adressée au Président
de la République
française, Jacques Chirac.