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13/07/2013 (Brève 154)  l’état djiboutien manque d’argent pour assurer le paiement de certaines catégories de fonctionnaires ou pour financer la santé publique et l’éducation ? Mais il peut dépenser plus de 1 milliard de FDJ pour se venger de Boreh .. (L’océan indien)

Selon une information publiée par la lettre de l’Océan indien, Guelleh aurait déjà investi plus de 1 milliard de FDJ (4 millions de £) pour rémunérer des avocats en charge de poursuivre Boreh dans plusieurs pays européens.

Il semble que la rancune de Guelleh soit prioritaire par rapport aux besoins de première nécessité de la population djiboutienne et aux investissements pour l’avenir et pour l’emploi. Cela semble confirmer que Guelleh mélange ses intérêts personnels avec le trésor public. Mais cela on le savait déjà.

Au fait qu’est-ce qui finance ces fameux cabinets d’avocat : les aides internationales, l’argent du FMI, ou ????

11/07/02 A lire dans les Nouvelles d’Addis le quatrième interview d’Ahmed Dini.

Djibouti. Suivi
de l’Accord de réforme et de concorde civile.

Ahmed Dini : «
Il faut aider le pouvoir… Il faut l’aider à être
sincère. »

Dans le quatrième
entretien accordé aux « Nouvelles d’Addis » en
juin à Paris, Ahmed Dini Ahmed, président de l’ex Frud-armé
dénonce les choix et procédures de la coopération
; selon lui des milliards ont été dépensés
et investis en un quart de siècle et on ne voit rien sur le terrain
: « Strictement rien en dehors de la ville de Djibouti ».
Concernant l’Accord qu’il a signé avec le gouvernement, M. Dini
n’y va pas par quatre chemins : il n’est pas appliqué, l’autre
partie « ne respecte pas sa signature » et, pire, le pouvoir
cherche à « annuler, changer, altérer » son
engagement.
(..)

LIEN
:
http://www.lesnouvelles.org/P10_magazine/15_grandentretien/15036_ahmedini4.html

10/07/02 – Le grand soulagement ! OUF ! La France vient de lâcher, en priorité absolue, 1 milliard de FD à Guelleh ( env. 6,3 millions d’Euros), pour mettre fin au chantage sur la présence des forces françaises à Djibouti.

Le chantage du 28
juin a bien fonctionné ! Et la France vient de payer Guelleh, une
nouvelle fois !

Le 28 juin, Guelleh
annonçait à l’AFP qu’il allait remettre en cause les accords
concernant la présence militaire française à Djibouti.
Il laissait sous-entendre que les Américains ou les Allemands pourraient
être intéressés à la reprise du bail ….

Par miracle, 10 jours
plus tard, la France trouve et verse 1 milliard de FD à Guelleh
sur des objectifs vagues … et pour le moins que l’on puisse dire, tout
à fait incontrôlés ! C’est clairement de l’argent
de poche pour le dictateur, qui était un peu à sec en ce
moment…

Croyez-vous qu’il
en détournera une partie … pour payer les fonctionnaires ? Non
mais vous rêvez … ! Il les détournera pour son propre usage,
comme il l’a toujours fait ….

Chapeau M. le dictateur
! Vous êtes vraiment diabolique, comme nous l’écrivions.
Vous savez jouer avec le Gouvernement français. De mémoire
de citoyen, on n’a jamais vu le gouvernement français sortir une
telle somme avec autant de rapidité, 10 jours environ !

L’Assemblée
nationale n’a certainement pas été consultée. Sera-t-elle
informée ? Probablement pas.

Merci à tous
les Français, y compris ceux dont le SMIG n’a pas été
revalorisé, pour ce cadeau honteux que la France fait en leur nom
!

Il ne manque plus
que la participation d’un détachement de l’AND le 14 juillet à
Paris avec Hassan Saïd et le Général Zakaria en tête
des Troupes … et le tableau sera complet. Ils pourraient aussi être
décorés de la Légion d’Honneur, par exemple sur le
perron de l’Elysée … pour les services rendus à la cause
des Droits de l’Homme ! (Exécutions sommaires, viols, tortures,
massacres, etc..)

Extrait de l’ADI

L’Agence française de Développement octroie 6,2
millions d’Euros
à Djibouti(1 milliard de FDJ)

DJIBOUTI (ADI)-
10 juillet- Le Ministre de l’Economie et des Finances M. Yacin Ilmi
Bouh et M. Jean-Pierre Lemelle, Directeur de l’Agence française
de Développement pour la Corne de l’Afrique, ont signé
aujourd’hui en présence de M.Patrick Roussel, Ambassadeur
de France à Djibouti, deux conventions de financement sous forme
de subvention d’un montant total de 6,2 millions d’Euros, soit
près de 1 milliard de FDJ.

La première
convention, d’un montant de 3,5 millions d’Euros, va permettre
de doter le Quartier de l’Union, le PK 12, d’infrastructures
et d’équipements de base (voirie, centre de développement
communautaire, centre de santé, marché, Gare routière,
et de donner aux associations de ce quartier les moyens de poursuivre
l’important travail d’animation et de sensibilisation qu’elles
ont effectué durant la phrase d’identification et de formation
de ce projet.

La deuxième
convention, d’un montant de 2,7 millions d’Euros, vise à
améliorer la scolarisation primaire des jeunes enfants, notamment
des filles dans les districts de Tadjourah et d’Obock. Elle va permettre
de construire et de réhabiliter 15 écoles à l’intérieur
de ces deux districts, de doter ces établissements d’équipements
de base et de lancer un programme de mobilisation sociale associant enseignants,
parents, autorités régionales et responsables de l’Education
Nationale.

Elles concrétisent
également l’engagement global de la France aux côtés
du gouvernement djiboutien
pour l’aider à mettre en œuvre
concomitamment les réformes macro-économiques, sa stratégie
de lutte contre la pauvreté et les politiques de développement
adéquates pour le bien être de la population Djiboutienne.

ADI- 10H30 GMT- 10
JUILLET 2002

Mais IOG sait remercier
les Français : il distribue les hochets. Après les officiers
supérieurs, il fait décorer 25 autres officiers !

Extrait ADI
:

DJIBOUTI (ADI)- 9 juillet- Le chef d’Etat-Major Général
des Forces Armées Djiboutiennes le Général de Division
Fathi Ahmed Houssein, a décoré ce matin au quartier général
des FAD, 25 officiers appartenant aux Forces Françaises stationnées
à Djibouti.

13 officiers
ont été élevés au grade d’Officier de
l’Ordre National du 27 juin, et 12 autres au grade de Chevalier de
l’Ordre National du 27 juin.

ADI-
8H18 GMT- 9 JUILLET 2002.

 

09/07/02 Mouvement d’humeur ! Les opposants djiboutiens sont-ils contre IOG ? ou bien tout contre ? (lecteur)

En
reprenant cette réponse attribuée à
Sacha Guitry, je soulève une interrogation importante.

Il
n’est de secret pour personne que l’opposition djiboutienne
se réunit, discute beaucoup et souvent de la situation
politique et économique à Djibouti. Tous
ses représentants s’accordent pour regretter l’état
de délabrement économique, la corruption
et la privation des libertés. Ils s’accordent pour
en attribuer la responsabilité à l’équipe
d’IOG.

Sur
ce point, il y a convergence totale.

Les
divergences commencent avec l’attribution directe et personnelle
ou non de la responsabilité de la situation à
IOG
. La majorité des opposants préfère
parler de son équipe, car c’est une notion plus
vague qui évite d’avoir à s’engager officiellement
contre le Chef … Ceux-là désapprouvent
le fait de désigner un responsable, et ils préfèrent
désigner une nébuleuse ….

Au-delà
de ces divergences de forme, nous avons noté une
autre convergence au sein des opposants djiboutiens. Ils
doivent critiquer absolument tout ce qui bouge …
tous ceux qui font quelque chose. Si des hommes, un groupe
ou un parti lancent une initiative, il est de bon ton
de la critiquer aussitôt parce qu’elle est suspecte
par essence même ….

Peu
importe la valeur du projet : il n’intéressera
jamais personne ! Ce qui intéresse un opposant,
ce sont les conséquences possibles, probables ou
imaginaires pour lui, pour sa carrière et pour
son avenir à lui.

Quelques
réactions possibles à titre d’exemple :

" si ce projet réussit, je ne serai pas
impliqué puisque je n’y ai pas participé
…. Donc il est urgent de le tuer dans l’œuf
"
" ce projet n’est pas porté par des gens convenables,
donc il sera mauvais pour les Djiboutiens "

On
a l’impression que le mot d’ordre absolu est de tuer dans
l’œuf toute initiative, quels qu’en soient les auteurs.

L’ARDHD
avait écrit, il y a plusieurs mois, qu’un opposant
djiboutien préférait conserver IOG plutôt
que de voir un autre opposant au pouvoir. La situation
est plus confortable ainsi. Il peut critiquer ouvertement
IOG ce qui ne l’empêche pas de lui faire des propositions
par derrière… Il peut le vouer aux gémonies
et simultanément répondre favorablement
à ses invitations au Palais d’Haramous. Pas de
problème de conscience dans cette configuration
politique …. !

Mais
que se passerait-il si un autre opposant venait à
prendre les commandes ? Il serait plus difficile de le
critiquer sans renier une ou deux décennies dans
l’opposition (à partir du moment où il a
cessé d’être ministre). Il faudrait peut-être
même lui obéir ou se soumettre …. Impensable
!!!

Le
Djiboutien a la langue bien pendue pour critiquer : c’est
un sport national qui est reconnu et qui gagnerait à
être inscrit aux prochains J.O. …

Une
recette.

Comment s’installer confortablement dans l’opposition,
s’y maintenir et profiter en même temps des largesses
discrètes d’un pouvoir en quête de soutien
…. ?

Il
suffit de ne rien faire (pas d’écrit, pas de publication,
pas de projets), de parler beaucoup, de critiquer publiquement
mais avec mesure, les actes de l’équipe
du Président et surtout de tuer toutes les initiatives
avec la plus grande violence verbale.


Dans ce contexte, IOG aurait encore un bel avenir.

L’opposition
à son régime marche en ordre dispersé
et se tire dans les pattes ….

L’opposition
aux initiatives, qui pourraient mettre un terme à
la dictature, marche en rang serré.

Mes
frères, continuons gaiement à progresser
jusqu’au fond du gouffre. Les Djiboutiens paieront de
toutes les façons, car ils n’ont pas le choix,
dans la mesure où ceux qui devraient les défendre,
n’ont aucun intérêt personnel à le
faire.

Mes
frères, si nous prenions les choses en main pour
décider de nous unir avec toutes les bonnes volontés
et avec toutes les intitiatives, autour d’un objectif
commun : celui de mettre un terme à ce régime
? Vous ne croyez pas que nous serions plus en harmonie
avec notre conscience et avec nos principes culturels,
religieux et personnels ?

.___________________________________________________

Note
de l’ARDHD

Nous
savons que cet article, qui est moins provocateur qu’il
n’y paraît, devrait susciter un tollé général.
Nous pouvons déjà anticiper l’utilisation
du terme ‘perte de crédibilité’ pour l’Observatoire
… Car il est symptomatique de découvrir qu’un
opposant utilise toujours le mot " perte de crédibilité
" dès lors qu’un projet ou une idée
ne lui convient pas …. C’est une sorte d’anathème
définitif et assassin ….

Nous
savons que nous ne pouvons pas plaire à tout le
monde. La seule urgence, pour nous, concerne la population
djiboutienne qui souffre véritablement des dérives
de ce régime. Il est urgent de soutenir et de porter
des projets honnêtes qui ont pour objectif de contribuer
à mettre un terme à la dictature, aux abus
de droit, à la corruption et aux privations de
tous ordres.

08/07/02 Le refus par Guelleh, d’autoriser des soins médicaux urgents au Général Yacin Yabeh, est-il assimilable à un assassinat prémédité ? (LDDH)

Le Président


COMMUNIQUE DE PRESSE DU 8 JUILLET 2002

Le 2 juillet
2002 après plus de dix jours de refus d’hospitalisation
par le Centre pénitencier de Gabode sur ordre d’En Haut,
le Général Yacin Yabeh a été enfin
admis au Service de Réanimation de l’Hôpital Peltier
après moult pressions.

Depuis le
mois de février 2002, et surtout, après son retour
de France, l’état de santé de Yacin Yabeh s’empirait
à nouveau de jour en jour et, le chef de l’Etat se serait
opposé à un second départ vers un Centre
spécialisé prétextant l’approche de la date
du Procès.

Le Procès
inique a eu lieu le 16 et 17 juin 2002 (voir la Note d’Information
de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains – LDDH du 17 juin
2002 ).

C’est dans
un état très critique que le Général
Yacin Yabeh a été hospitalisé et malgré
les soins intensifs du Service de Réanimation la situation
de son état de santé ne cesse de se détériorer,
de se dégrader.

Inquiet,
le spécialiste et chef du Service de Réanimation
le Docteur Benoît COLOT a écrit à deux reprises
les 3 et 6 juillet 2002, pour informer que " sa fonction
rénale s’étant encore aggravée, il est nécessaire
que ce patient bénéficie dans les prochains jours
d’une hospitalisation dans un service spécialisé
afin qu’une hémodialyse puisse être éventuellement
débuté.

En effet,
les analyses sanguines effectuées sur le Général
Yacin sont toutes très inquiétantes, et celles de
créatinines sanguines a dépassé terriblement
le seuil de 12 pour atteindre celui de 142 soit 1000 m/ml.

Très
inquiet, du fait que " sa fonction rénale s’aggrave
de jour en jour ; la survenue d’une complication aiguë pouvant
mettre en jeu le pronostic vital ne peut pas être exclue
" et aussi très inquiet des différentes analyses,
les lettres urgentes du spécialiste des hôpitaux
pour que son patient puisse bénéficier rapidement
d’une hémodialyse, ne peuvent que refléter les risques
d’une mort subite si des soins spécialisés ne sont
rapidement effectués.

Toutes
ses lettres ont été entendues par le Parquet du
Tribunal de Djibouti, seul le chef de l’Etat n’aurait pas jusqu’à
présent donné son accord, malgré les démarches
de son avocat le Bâtonnier Wabat.

Face à
cette situation dramatique, face à ces tentatives d’homicide
volontaire pour non-assistance à personne en danger de
mort, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains lance un Appel
pressant au chef de l’Etat, même s’il se trouve à
Durban (Afrique du Sud), d’accorder immédiatement l’autorisation
pour permettre au Général Yacin Yabeh de prendre
le premier avion, afin d’être hospitalisé dans le
Centre spécialisé, qui le suit depuis des années,
qui est doté des appareils adéquats pour procéder
aux hémodialyses.

La Ligue
Djiboutienne des Droits Humains lance un Appel pressant à
tous les Défenseurs des Droits de l’Homme, notamment l’Observatoire
des Prisons, l’Organisation Mondiale contre la Torture, le Haut
Commissariat des Nations-Unis pour les Droits de l’Homme, la Fédération
Internationale des Droits de l’Homme, la Commission Africaine
des Droits de l’Homme et des Peuples, Amnistie International,
l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti
(ARDHD), la LDDH lance un Appel pressant pour dénoncer
et faire pressions :