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20/08/2013 (Brève 156) La mise à la retraite du Général Fathi, Chef d’Etat-Major des Armées est-elle un signe précurseur de sa possible mise en cause dans différentes affaires, qui pourraient concerner la Justice (Par Mohamed Alhoumekani) Suivi, ci-dessous, d’une note de l’ARDHD

L’ex-adjudant chef de la coloniale qui est devenu (par miracle ?) Général de division aux FAD (Forces Armées Djiboutiennes) et Chef d’Etat-Major des Armées, Fathi Ahmed Houssein, d’origine Turc, a été mis à la retraite par décret présidentiel signé de la main de Bobard premier.

Que va t-il se passer pour lui désormais ? Va t-il subir le même traitement que celui qui avait été réservé aux deux autres généraux Meidal et feu Yassin, c’est à dire l’emprisonnement à Gabode?

Profitant de la belle occasion qui lui est offerte, la Reine Paulette de Pacotille (RPP) va-t-elle saisir ses biens à son profit, comme elle pris l’habitude de le faire dans différentes affaires ?

Fathi a-t-il pris la précaution de mettre en lieu sur des infos qui atteindraient directement IOG et sa clique, si elles étaient publiées ?

Comment IOG va t-il réagir ? Va-t-il donner, dans un premier temps, le feu vert aux anciens ennemis de Fathi pour commencer la campagne de destruction à son encontre..

Les affaires de harcèlement dont certains disent que Fathi serait impliqué envers ses subordonnées va t-il surgir de nouveau ?
Et les rumeurs de détournements des fonds et des biens de l’Armée ?
Sans compter d’autre affaires ?  

Soyer patients, chers lecteurs, car vous allez découvrir bientôt des choses qui vont vous surprendre et dont la gravité pourrait aller jusqu’à la destruction de ce régime; du moins avec vous, je l’espère . 

Mohamed Saleh Houssein Alhoumekani
de l’ADID www.adid-djibouti.org

_______________________ Note de l’ARDHD

En soi, la mise à la retraite d’un Général aussi âgé et malade que Fathi (dans les 70-80 berges au compteur) n’est pas un scoop. Ce qui l’est, c’est que cela intervienne aussi tardivement. Il faut donc comprendre que Guelleh avait eu besoin de conserver un homme sur, pour diriger l’Armée. Un homme qui n’a certainement pas accompli que des actions avouables dans sa vie, pour réussir une telle carrière ….. et c’est justement cela dont il faut parler

Aujourd’hui les rumeurs se multiplient sur des trafics d’armes à partir de Djibouti, comme plaque tournante. L’ARDHD a beaucoup communiqué sur le sujet par le passé. Mais aujourd’hui les indices se précisent. On dit que les Américains seraient sur le coup pour démanteler le trafic, ses auteurs et ses complices. Cela reste certainement à vérifier, mais les informations que nous recevons, sont de plus en plus précises et permettre d’accréditer au moins l’hypothèse

Cela débouchera-t-il sur des implications djiboutiennes ? A quel niveau de l’Etat et de l’Armée ?
Par exemple, le SDS pourrait-il avoir contribué aux opérations : allez savoir. Et Guelleh ? Espérons que l’avenir nous le dira …

24/07/02 : L’ADI nous informe du retour de l’enfant prodige, attendu par tous ses camarades à l’aéroport. Pourquoi fait-elle le silence sur l’étape éthiopienne ?

Note de
l’ARDHD : dans l’ADI, nous apprenons le retour triomphal de
l’enfant prodige du Pays. Il reviendrait d’Afrique du Sud. C’est
partiellement vrai, car entre temps, il a passé quelques
jours à Addis Abeba.

Pourquoi l’ADI
nous passe-t-elle sous silence, cette étape ? Probablement
parce qu’elle n’est pas très glorieuse…. Guelleh s’était
arrêté sur le chemin du retour pour négocier
l’extradition d’un opposant et il n’aurait pas obtenu gain de
cause. Alors il vaut mieux passer sous silence un nouvel échec
‘du fin négociateur (!), comme les Brosses à Reluire
se plaisent à le décrire’.

Portrait
Robot d’un agent secret des services secrets

Zakaria : partie de chasse dans les rues d’Addis Abeba
?

Attention, cet homme est armé.
Il est dangereux.

La diplomatie
du Chamelier n’ayant pas abouti au résultat qu’il
espérait, il ne lui reste plus qu’une tentative d’enlèvement
par les agents secrets …enfin pas si secrets que cela
puisque nous publions la photo du chef de la bande depuis
quelques jours …

Le renard est bien informé et il se protège
avec (ou non) l’aimable complicité des services éthiopiens
puis il s’envolera un jour pour une autre terre d’asile
où il devrait pouvoir parler librement. Il devra
continuer à se méfier des sbires de Guelleh,
à l’exemple du Maire de Djibouti qui avait été
envoyé à Bruxelles à la rencontre (pas
du tout pacifique) d’autres opposants.

Les
anciens militaires connaissent les méthodes des militaires
… et ils sont bien armés généralement
pour se défendre, y compris légalement, en
mettant Justice et Police locale de leur côté.
C’est ce qui était arrivé à Bruxelles
où le quartier de la Gare du Midi avait été
entièrement bouclé pour intercepter le dangereux
Chideh, Maire de Djibouti.


De son côté Zakaria avait été mis en
fuite par les Ethiopiens …. dans des conditions pitoyables pour
lui.

_____________________________
Extrait de l’ADI

Retour
du Chef de l’Etat à Djibouti

DJIBOUTI
(ADI)- 23 juillet- Le Président de la République
M. Ismaïl Omar Guelleh a regagné la capitale cet après-midi
après sa participation au Sommet de l’Union Africaine
à Durban en Afrique du Sud.

Le Chef
de l’Etat a été accueilli à sa descente
d’avion à l’aéroport international, par
le Premier Ministre M. Dileita Mohamed Dileita, le Président
de l’Assemblée Nationale M. Saïd Ibrahim Badoul,
les membres du Gouvernement et les corps constitués.

24/07/02 Deux généraux jugés responsables de passivité pour des actes de torture commis il y a 20 ans et condamnés (AP)

Note
de l’ARDHD : l’impunité zéro, c’est fini ! Un officier
qui a commis (ou même seulement couvert) des actes de torture
peut-être condamné vingt ans après les faits.
Cet exemple récent devrait donner un thème de réflexion
aux nombreux officiers et sous-officiers djiboutiens qui se sont
livrés à des actes de torture et de barbarie, en
ville ou en opération (dans le Nord par exemple)
.

______________________________ Extrait AP

WEST PALM BEACH, Floride (AP) – Un jury américain a
décidé mardi que les généraux Carlos
Eugenio Vides Casanova et Jose Guillermo Garcia, originaires du
Salvador, devraient répondre de leur passivité lors
des brutalités et des massacres commis par leurs troupes
sur les civils dans leur pays il y a 20 ans.

Les deux militaires,
qui vivent aujourd’hui aux Etats-Unis, devront verser 54,6 millions
de dollars/euros à trois victimes des tortures -une employée
d’une église, un médecin et un professeur qui ont
quitté le Salvador après avoir été
torturé pendant la guerre civile de 1979-91.

Deux des plaignants,
Carlos Mauricio et Neris Gonzalez, étaient au tribunal
et ont pleuré à l’énoncé du verdict.
Les victimes vivent elles aussi aux Etats-Unis.

L’avocat de
la défense, Me Kurt Klaus, a déclaré qu’il
déconseillerait à ses clients de faire appel car
ils seraient insolvables. Pendant sa plaidoirie, il a présenté
les deux généraux comme des champions de la démocratie,
à l’image des présidents américains John
Adams et Thomas Jefferson, affirmant qu’ils avaient participé
à la réforme du système bancaire corrompu
et de l’économie majoritairement rurale du pays. "C’était
une guerre horrible, une sale guerre", a-t-il dit, "mais
je ne pense pas que les gens responsables de ce qui est arrivé
à ces gens soient ici".

Le médecin
Juan Romagoza Arce, qui a été battu, violé
et a reçu des balles pendant plus de 22 jours d’interrogatoire,
ne pesait plus que 36kg à sa sortie et a eu les doigts
écrasés par des fils électriques, affirme
que le général Vides est venu le voir une fois alors
qu’il était enchaîné au sol.

Neris Gonzalez,
qui enseignait le calcul aux paysans, était enceinte de
huit mois au moment de son enlèvement. Battue et violée
à de multiples reprises, elle a été chargée
dans un camion avec les morts. Son fils est mort deux mois plus
tard de ses blessures. Quant à Carlos Mauricio, il a été
attaché par les bras, battu et privé d’alimentation
pendant huit jours de torture.

Il y a 20
mois, les généraux Vides et Garcia avaient été
relaxés, le jury ayant estimé qu’ils n’avaient pas
le contrôle des soldats responsables du viol et du meurtre
de quatre missionnaires américains au Salvador. AP

 

24/07/02 DILEYTA dans la tourmente du commerce d’armes ?

Le frère
du Premier des Ministres dirige un service médical à
l’hôpital. Il est donc normal qu’il reçoive des containers
bourrés de médicaments.

Mais voilà,
de temps à autre la douane vérifie le contenu des
containers Oh ! Surprise, le container de médicaments était
rempli de médicaments bien particuliers : des armes ! Qui
avait transformé les médicaments inscrits sur les
documents douaniers en machine de guerre. Peu importe, mais surtout
quelle en était la destination ?

Mouvement
de stupeur au Palais, puis de méfiance. Dileyta, Afar pur
souche, aurait-il choisi le camp de Kadami ? Rassurez-vous, vérification
faite, ces armes étaient bien destinées aux Issa
d’Éthiopie qui sont toujours en lutte armée avec
les Afars d’Éthiopie

Après
explication et justification, le container de médicaments
est parti tranquillement pour approvisionner les belligérantsà
la frontière éthiopienne. Le Génie de la
Corne est furieux, d’abord parce qu’il n’avait pas été
prévenu à l’avance mais aussi et surtout, il ne
le dit pas ouvertement, parce que sa commission n’était
pas prévue ….

Alors, il
semble que le Premier Ministre ne soit plus dans les petits papiers.
Il y a déjà longtemps, nous annoncions sa chute
pour septembre ou octobre. Chacun pourra vérifier si nous
avons des dons de voyance.

Mais rien
de grave, s’il est viré par Guelleh, il pourra toujours
rejoindre l’opposition. C’est un sport qui rencontre beaucoup
de succès à Djibouti. Soit l’on est au pouvoir,
soit l’on est dans l’opposition. Il n’y a pas de solution alternative…

24/07/02 Le Lieutenant Colonel Abdillahi Abdi, élu Homme de la Semaine.

Dans
cette rubrique nous signalons à l’opinion internationale,
celle ou celui qui s’est distingué(e) soit par son zèle
pour soutenir la dictature, soit en violant les Droits de l’Homme
: cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements
arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de
point d’eau, destruction d’écoles ou de centres de soins,
privations de liberté (presse, expression, déplacement),
etc..

C’est
l’homme qui a organisé et conduit la grande rafle de juillet
2002. Selon ses affirmations, 1.800 étrangers ont été
arrêtés et expulsés sous son commandement
(Dans quelles conditions de détresse et de torture morale
et physique ? Combien de femmes et d’enfants ? Il ne le précise
pas)

Cet
homme est coupable d’actes scandaleux, injustes et inhumains et
nous le nommons pour ces raisons Homme de la Semaine.

Lieutenant
Colonel Abdillahi Abdi,

HOMME DE LA SEMAINE

Nous
le citons " (..) Du 9 au 21 juillet dernier nous avons
interpellé 1800 personnes en situation irrégulière.
Cette population flottante
visible dans les rues de la capitale provient essentiellement
des pays limitrophes et notamment de l’Ethiopie et de la
Somalie …

Son nom
sera ajouté à la liste de ceux qui sont soupçonnés
de crimes contre l’humanité et dont les dossiers seront
transmis le jour venu aux instances pénales internationales.

 

24/07/02 Nouvelle rafle inhumaine et gigantesque à Djibouti : 1.800 personnes arrêtées par la Police et envoyés vers une destination non précisée ? (selon l’ADI)

La
grande rafle de NAGAD ?

Au moment
où la France commémore, avec un sentiment de culpabilité,
les grandes rafles commises avec l’assistance de la Police française
durant la deuxième guerre mondiale, la Police de Djibouti
renouvelle l’opération inhumaine et honteuse, au service
du dictateur sanguinaire.

L’information
est disponible sur l’ADI. Son directeur (celui qui oublie parfois
d’aller au bureau, mais qui dispose d’un chauffeur de fonction),
va surement se faire tirer les oreilles pour avoir laissé
passer cette information qui prouve au monde entier, le caractère
xénophobe et raciste du régime.

_________________________
Extrait ADI


1800 étrangers en situation irrégulière
refoulés

DJIBOUTI (ADI)
– 23 juillet – En marge des opérations de rapatriements
des réfugiés somaliens qui se poursuivent depuis
le 9 juillet , la Force Nationale de Police en collaboration avec
le Ministère de l’Intérieur, a
entrepris des opérations de rafles de grande envergure

visant à freiner le flux sans cesse croissant d’une
population flottante qui avoisine selon les statistiques non officielles,
les 25% de la population de Djibouti-ville.

Dans un entretien
avec l’Agence Djiboutienne d’Information (ADI) le Lieutenant
Colonel Abdillahi Abdi, responsable de ces opérations a
indiqué que « du
9 au 21 juillet dernier nous avons interpellé 1800 personnes
en situation irrégulière. »

Cette population
flottante visible dans les rues de la capitale provient essentiellement
des pays limitrophes et notamment de l’Ethiopie et de la
Somalie, Djibouti représentant pour eux un « Eldorado
» selon le responsable.

ADI –
15H35 GMT – 23 JUILLET 2002

24/07/02 Un succès économique sans précédent ? En quelques années, la SDS est devenue le premier employeur du pays.

Selon des
estimations qui nous ont été communiquées,
près de 20.000 personnes travaillent pour le compte de
la SDS. Sur une population estimée à 600.000 habitants
(y compris les enfants et les personnes âgées), cela
fait 3 %.

C’est inoui
! Cela veut dire que sur 100 personnes, dans un quartier, par
exemple, 3 passent leur temps à les espionner, à
les dénoncer et à faire des rapports verbaux à
la SDS où il leur sera versé 1.000, 5.000 ou 10.000
FD pour chaque information.

Avec le système
Guelleh, c’est le pays qui espionne le pays à l’échelle
nationale. Chacun peut dénoncer son voisin (sur des informations
vraies ou fausses), pour obtenir sa botte de Khat quotidienne.
Quel climat malsain ! On comprend mieux pourquoi les Djiboutiens
ne veulent plus s’exprimer. Ils ont peur, mais cela a pour conséquence
de faire monter la révolte …. Chacun se méfie
des autres, de son voisin, de son frère ….

Parmi ces
20.000 personnes, on dit qu’il y aurait 7 à 8.000 agents
féminins qui informent régulièrement la Sécurité
…. Normal, il faut bien se mettre à l’heure européenne
et tendre vers la parité homme / femme.

Le conjoint
peut-il devenir dans certains cas, le délateur de l’autre,
voire même dans des cas extrêmes, celui de ses enfants
ou même inversement ?

Cela dit dans
les régimes dictatoriaux, lorsque c’est l’ancien Chef de
la Sécurité qui arrache le pouvoir comme l’a fait
Guelleh en utilisant la fraude électorale, il est habituel
de constater qu’à peine élu il renforce son
pouvoir en s’appuyant sur son ancienne administration … Il sait
alors de quoi il parle !!